Fudge and clitorize
A peine a-t-on un peu de notoriété qu’Internet vous inonde de lettres d’admiratrices !
A part des amis que je paie grassement pour réagir sur le blog Richard III, je croyais que tout ceci n’était qu’une farce sans importance et que l’écriture était un art de solitaire.
Des femmes subliminales ont percé mon identité. Mon courriel privé devient un tout à l’égout d’où surnagent les godes chargés de tréponèmes, les préservatifs poreux et les monceaux de mots d’amour en rouleaux voués aux étrons.
Je succombe sous le poids des désirs internationaux inavouables dans les confessionnaux.
De Chine, des USA, d’Afrique, ce n’est qu’un soupir unanime : Richard, on t’aime… Tu as trop de talent ! A ta lecture bandante, on clique de l’index sur ta rubrique, tandis que l’auriculaire in the baba fouette cocher ... (Le clavier à ras du slip ?)
Des Moluques, des Comores, d’Australie, des îles Féroé, monte un cri d’amour : Richard on te veut… cela en devient gênant pour ma tranquillité.
Il est vrai que les admiratrices de Belgique et de France sont rarissimes. Elles doivent me trouver vulgaire, surtout les artistes en poterie et toile peinte. Sans cet élan poétique du Pierrot lunaire recopiant les Fêtes galantes de Verlaine sur du papier à vergetures, mon blog à l’opacité de l’eau de tinette qu’on vide en fin de journée après les passes... Je soupçonne la plus déterminée d’entre ces mutines d’être à l’affût de mes fautes d’orthographes, jubilant à l’amphigourisme de phrases trop longues. Je la sens ricanant sur l’oreiller dans les bras d’un rastaquouère illettré « Quel con ce Richard ! Franchement, je me demande comment j’ai pu coucher avec ça !... ». Ah oui ! Marie-Thérèse, c’est de toi si fine, si profondément artiste que j’ai pris cette manie à chaque fois que j’entends ton nom, d’ajouter à la stupeur générale « qui rit quand on la baise… ».
Je ne saurais répondre à toutes les hallucinées des Glory Hole du monde entier. Encore moins les rencontrer sur le tarmac entre deux avions à Singapour ou à Lima et satisfaire leurs besoins sexuels énormes sur le bitume même de l’aéroport, ou plus tard, après une course folle en taxi poursuivi par des fans dépoitraillées jusque dans une favela où une Lolita en feu me supplie de ne pas quitter le San Salvador sans avoir baisé toute la famille, en commençant par la grand’mère.
Oui, je le promets à ces dames en furie, j’enverrai personnellement un mot adapté aux trémoussements de chacune.
Que se rassurent les Lola, Joujou, N’Bolo bolo, Christiane qui signe petite Française de Singapour, Antonia de Madère, Judith de Tel-Aviv, Surina d’Iran, comme CM qui se dit suceuse de Black dans le Bronx, Cajou d’Estrémadure, etc... Elles auront leur tour. J’imprime des tickets pour les files d’attente.
Ce soir, cinq gagnantes sur dix mille que j’ai tirées au hasard d’un carton de Durex rempli de leurs désirs.
1. Te reconnais-tu ma petite Durda Buri, si je te dis « China China » ? Qu’est-ce que tu me vends deux ou trois fois par semaine, en-dehors de ton corps que je devine charmant ? Tu es si éloignée de moi que mon désir famili Jewels ne pourrait atteindre ton quimmy qu’après 24 heures de vol ! Tu veux qu’on fasse un deal. Je t’avance mille dollars pour dégager ta fortune et outre ton corps de rêve, tu m’offriras 500.000 dollars et une vie de pacha dans la Cité interdite… Je rassemble mes affaires, mon cœur. J’arrive avec l’enveloppe…
2. Chère Lindsey Swanson. Tu me parles anglais et sans désemparer ton désir éclate en français et tu me dis « Aimes-tu Rocco ? ». Pourquoi l’aimerais-je ? C’est ton mac ? Ton frère ? Tu n’es pas claire, ma chérie. Tu viens d’Outre-atlantique. Là où tu habites, les femmes ont un boo-boo superbe qu’elles balancent en marchant. Un beau cul ? Tu ne peux être que Noire, ma louloute. Le temps de prendre mon déjeuner et je cours à Zaventem, enfin quand tu me donneras ton adresse précise.
3. Valeria Hedrick, au moins avec toi ça ne traîne pas : le business avant l’amour soit. Que me vends-tu ? Have you ever wished for a cosly watch ? J’en ai plusieurs dear. Je veux juste savoir l’heure à la tienne, puis nous découvrirons ton nid d’amour. We have the ansver for you ! Tu retardes. Nous n’en étions plus là , ma colombe. Mets le réveil sur 5 plombes et ne me réveille plus jamais avant midi, tu entends ?…
4. Preston Burgers ? C’est un prénom masculin Preston. Tu en es mon fils ? C’est comme tu la sens. Tu veux être hijacked en Belgique ? Tu en trouveras tout plein, bijou. Tu as le farting-clapper rouge de désir pour moi ? Non ? Sory, j’ai mal lu. Tu vends du Viagra. Je recopie ton adresse, ma couille. Pour les finkydiddles en toute sécurité, envoie des échantillons. On ne se perd pas de vue (surtout moi).
5. Danielle Mardirossian, tu cherches un sponsor. On en est tous là , ma choute. Ce n’est pas pour toi, mais pour les œuvres ? On en est tous là aussi. Tu es en pleine D.A. (domestic afflictions). Tu as peint ton daddy en rouge dans ton dernier rapport incestueux, avant de partir remplacer les Coréennes en Afghanistan ? Bref tu m’aimes et tu ne veux pas quitter ce bas monde sans me brouter le Jéhovah. Combien ? Non. Toi. Tu me les rachètes combien ? Ce n’est pas cela que tu voulais dire ? Ce n’est rien. Tu fais un crochet par Liège. J’ai un ami qui prend feu quand elles s’habillent en religieuse. Tu n’est pas religieuse non plus. Enfin, tu m’aimes, c’est l’essentiel. Je t’envoie ma carte Visa. Tu n’as pas confiance ? Tu as raison, tous des voleurs. Alors, je t’envoie du liquide, d’accord. Mais comment ? J’écris à Mère Térésa de Tel-aviv… Si tu veux. Shalom…
Comment remercier ces jeunes femmes de l’amour qu’elles me portent ? Je vais en parler à des sommités médicales, qu’ils m’expliquent la manière d’envoyer du sperme par Internet ? Bill Gates expérimente une machine. On assiège déjà le mail de David Beckham. Le mien est encore assez calme…
Commentaires
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Postée le: AngelsxBoy | avril 6, 2008 08:31 PM
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Postée le: jarodman | avril 9, 2008 11:45 AM