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Les pierres font partie du chemin.

La liberté du citoyen s’accommode mal de la liberté libérale qui touche plus les marchés que les hommes. Rien ne justifie l’écart grandissant de ces deux libertés. Par contre, la raison de cet éloignement est simple. La liberté libérale conquiert des parcelles de la liberté du citoyen parce que la démocratie politique lui est acquise.
Or, l’individu n’a aucune obligation envers une liberté libérale qui se serait rendu maître de l’État.
Le suffrage universel est bien incapable de garantir une cohésion politique de l’ensemble.
L’autorité par délégation du peuple, à des partis qui forment les gouvernements, ne fonctionne plus comme cela devrait.
Si l’Europe se réclame de la démocratie libérale, c’est parce qu’une classe élitiste conserve seule la réalité du pouvoir
Nous sommes condamnés au silence ou au chaos.
Une imposture politique assure aujourd’hui le fonctionnement de l’État.
La classe politique la prend de haut. Oserait-on prétendre, pour autant, qu’elle puisse être une justification morale de la démocratie libérale ?
Deux guerres en Europe, tout au long du XXme siècle ont joué le rôle de d’hécatombe retardatrice à cette constatation tragique.
Le postulat de guerres sporadiques retardant la réforme de la démocratie libérale est relayé par les tensions du monde musulman aux frontières de l’Europe. Malgré tout, les tensions sociales persistent. Les syndicalistes ne sont pas sensibles au patriotisme de circonstances, les industriels ont-ils été sensibles à la montée de la pauvreté ?
Refaire l’unité face au terrorisme est une manière de détourner l’attention sur l’économie mondialisée.
Les tensions actuelles entre le pouvoir et les citoyens semblent montrer que le divorce n’est pas oublié. Le pouvoir donnerait gros pour refaire un nouveau Verdun et laisser aux Chemins-des-Dames les contestataires du monde du travail d’aujourd’hui sous forme de macchabées.

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La détermination convaincue des tenants de la liberté libérale permet d’user de la force du droit avec la bonne conscience de ceux qui ne se sont jamais demandé de quoi était fait ce droit, écartant ainsi le scrupule de l’incertitude.
La classe dirigeante n’est pas intelligente, malgré ses grands airs. Sa prétention la gâte. Sa suffisance la détourne de la connaissance des populations en général et des pauvres en particuliers.
La classe ouvrière sait qu’il faut apprendre à vivre avec l’autre, en frères, sinon nous mourrons ensemble comme des idiots. C’est au moins ce que pensait Martin Luther King à propos de la discrimination raciale aux États-Unis qui a beaucoup de points communs avec la lutte des classes actuelles au sein de l’Union européenne.
Mais cette cohabitation ne peut réussir que par l’égalité des droits des parties et par la juste rémunération du travail.
Loin du compte, on voit trop bien la collusion du politique et de l’économique pour qu’il n’en soit pas ainsi.

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