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L’humour cubain.

Ça va très mal pour Reynders. Depuis qu’il a rencontré le « Jefe » Raúl Castro, il ne se sent pas bien.
Le caudillo du MR, le vieux Louis Michel est inquiet. Avec la manie des journaux francophones de tout recopier quand un kapo du MR commet le moindre mot, voilà-t-il pas que les gazettes patriotes ont publié, sans les lire comme d’habitude, les vaticinations de notre ambassadeur en chef séduit par la faconde de Raúl !
Didjé avait-il bu ? Les voyages d’agrément tous gratuits qu’il effectue en notre nom l’auraient-ils perturbé ? Parti sans sa femme, Reynders aurait-il goûté aux jineteras, les prostituées de la Havane ? Autant de questions restées sans réponse que jamais il ne viendrait à l’idée de Béatrice Delvaux de poser en faisant, pour une fois, du vrai journalisme.
Toujours est-il qu’à présent, il semble comprendre Hedebouw du PTB.
Chastel, le poisson pilote du Vieux, aurait imaginé Didjé infiltrer la section liégeoise du PTB, mais Christine Defraigne l’en aurait dissuadé, Reynders n’osant plus mettre les pieds place du Marché tant il a laissé de mauvais souvenir comme conseiller communal !
Le voilà donc « Impressionné et séduit!", lui le monstre froid à la capacité étonnante de l’éponge à tout prendre et ne rien laisser aux autres !
Serait-il devenu marxiste par dépit de n’être plus rien au sein du MR ?
Le frère de Fidel lui a tenu la jambe 3 h 30 lundi et, fait rare, Didier qui n’écoute jamais personne et aime s’entendre deviser, a ouvert une oreille attentive. Peut-être était-il aphone ce jour là ? Cela explique un peu une autre extinction de voix quand il est tombé sur Jean Gol, un bonimenteur hors pair, ne voyant que ce que l’autre, en bon avocat, lui proposait.
Voilà un castriste de plus dans une Belgique qui en manque terriblement. Personne n’est pour dans les journaux, évidemment. Les Michel ont la justice sociale en horreur et même De Wever est un ennemi acharné de tout régime se dévouant à l’idée égalitaire, même si la chose est en débat depuis un demi-siècle dans le pays modèle de Didjé d’Uccle.
Didier est impressionné par l’âge du capitaine. Lui aussi souhaite faire de la politique jusqu’à 84 ans comme Raúl et même davantage si l’état de ses artères le permet.
Reynders n’imagine pas une seule seconde que ce n’est pas lui qui décide de cela mais l’opinion publique, certes travaillée en profondeur par les journaux, et surtout que le système économique qu’il préconisait avant d’avoir vu « Jefe » est pour le jeunisme et le renouvellement, heureusement que ce n’est encore qu’en usine.
Sait-on jamais que les maîtres du monde décident un jour qu’au-dessus de cinquante ans, on ne vaille plus rien en politique aussi ? Alors, adieu au Vieux du MR, à Béatrice Delvaux et Didier lui-même et pas pour demain, non, tout de suite !...

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Raúl espère avoir convaincu Reynders qu’il ne veut rien d’autre que rejoindre le grand commerce international de l’Amérique à l’Europe et qu’à Cuba, tous les plus grands escrocs du capitalisme financier peuvent y faire des affaires.
Bref, que la démocratie du commerce en gros lui va comme un gant.
Pris par l’ivresse des profondeurs de l’intelligence du cadet des Castro, Didier lui a sans doute promis de lui montrer l’Atomium et la reine Mathilde, le plus beau bijou de la couronne, s’il lui prenait l’envie de fumer un havane à Bruxelles.
Sur sa lancée, il aura juré de rencontrer Hillary Clinton dès son installation à la Maison Blanche, pour lui toucher un mot de Guantanamo, le souci des vieux jours de Raúl, quitte à ce que Trump construise un casino à la place de la base américaine.
On se demande si Raúl n’a pas pris la mesure du personnage et ne se soit pas foutu de sa gueule, dans une pinte de bon sang de trois heures et demie !

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