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Georges-Louis.

Chaque parti politique a les leaders qu’il mérite. Le MR parti « du pays qui va bien » est mal barré dans un pays qui va mal. Il lui faut donc trouver des forts en thème capables de prouver l’improuvable, des VRP chargés de vendre Bacquelaine aux pensionnés et de liquider les invendus de Richard Miller aux lecteurs de Richard3.com. Le parti doit séduire des « jeunes », aptes à paraître au bonneteau du dimanche de Deborsu, disponibles jusque dans le corridor au fond de la cour de Sudpresse.
Les « vieux jeunes » du style chenu, genre Borsus, on en a soupé. Les dames « grands bonnets » du comité de soutien de Louis Michel en ont assez de la guerre d’égo avec les rombières du clan Reynders à la cuisse héronnière, à propos de l’âge réel du petit Chastel.
Ce n’est pas facile de critiquer le MR par le MR sous prétexte qu’il a partagé le pouvoir avec ses autres compères pendant cinquante ans.
Il faut du neuf. Ce n’est pas Gérard Deprez qui dirait le contraire, lui qui est resté parmi les jeunes jusqu’à soixante ans ! Il a bien senti le Gérard à ses articulations que ployer le genou devant les Michel commence à être au-dessus de ses articulations.
Seulement voilà, les assis se méfient des debout. Dans l’arrière boutique MR à « la Toison d’Or », quand il faut dérouler des pièces de drap sur le comptoir pour la prochaine collection, les teigneux, les Michel, les Reynders, les Ducarme, les Miller, sont vite sur le cul quand un jeune annonce des couleurs audacieuses !
Jean Gol l’a échappé belle en mourant de mort naturelle, comme le président Faure ! La jeunesse d’alors allait le plomber « accident de chasse », à faire attendre leurs riches natures qui se languissaient au sein du vieux parti requinqué.
Mutatis mutandis ! ils ont trouvé la relève : un psittaciformes au bec crochu, une taille importante, des couleurs vives et qui est doué pour l'imitation des sons ou de la parole, avec une barbe qui lui donne l’allure de Tariq Ramadan avant son coming out LGBTQ : Georges-Louis Bouchez !
Georges-Louis plaît à l’haut lieu, aux dames, il plaît partout. Il plaît à la direction du MR, car on le pense beau-parleur, mais un peu sot, ce qui rassure tout le parc animalier. On croit avoir les moyens de le calmer ou de l’exciter à volonté, puis le remettre dans son étui jusqu’à la course suivante. Qu’il s’essaie les crocs à Mons plaît aussi. Mons est à Charleroi, ce que la barbe-à-papa est au lacquemant à la Foire d’Octobre, un sous-dérivé tranquille.

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On a prévu son itinéraire des dix prochaines années. Il va ferrailler à Mons tant que Di Rupo n’y aura pas eu ses obsèques nationales. Comme l’Haut-Lieu ne croit pas à un strike du MR au bowling de « Mon Mons », il y aura pour Georges-Louis une montée à Bruxelles, en remplacement de Miller aux messes du Musée Jean Gol, en réserve du parti pour quand Reynders sera grillé. Georges-Louis, sera la transition naturelle, un passage de relai entre Charles Michel et sa progéniture toujours en bas-âge, gouverneur des enfants du ministre…
Voilà pourquoi Charles Michel et ce « vieux-jeune » de Chastel, sont favorables à l’atterrissage à terme de Georges-Louis en terre bruxelloise.
Et si Georges-Louis était moins con que son cursus universitaire ne le laisse supposer ?
Le gouvernement Charles Michel a vécu. Un vultueux barbu, même « veritas est in puten » au fond du puits, pourrait jouer un rôle dans les dix prochaines années. Et pas intendant des plaisirs, mais comme un prétendant à l’occupation des ondes, un Reynders bis, lifté et agréable.
Georges-Louis Bouchez, en attendant la promo, innove. À « Mon Mons » il oppose "Mons en Mieux" et annonce la constitution d'un collège de l'opposition dont les membres contrôleront entre autres, le travail des bourgmestres et échevins, un cabinet fantôme à l’anglaise. La répartition des compétences entre ses membres sera présentée le 3 décembre, en marge de la prestation de serment de la nouvelle majorité montoise PS-Ecolo conduite par le bourgmestre Nicolas Martin.
Reste à trouver les personnalités marquantes du MR que les Montois ont eu le front de ne pas élire aux postes convoités. Là, on a du mal. Georges-Louis en leader du shadow Cabinet, va encore, mais les autres ?... tous des défroqués, des parias, des jean-foutre et des crétins !
Les échevins pour rire, c’est une trouvaille de Georges-Louis. Quant au contrôle de leurs homologues « pour de vrai », c’est Di Rupo qui garde tous les documents du Conseil dans les tiroirs de son secrétaire. Le pauvre Martin ne sait pas cinq minutes avant le Conseil de quoi est fait l’ordre du jour. Il paraît que c’est toujours ainsi que ça se passe au PS à Mons !

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