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Le Kid New Age de l’année 2018 !

S’il fallait retenir l’homme de l’année 2018, ce ne serait pas Benalla. Richard3.com a trouvé mieux, malgré le rebondissement du passeport diplomatique et les liens avec Macron.
Ce serait plutôt Charles Michel, la fin peu glorieuse de son gouvernement et à moins de six mois des élections législatives.
New Age est un courant spirituel occidental des XX et XXIme siècle, caractérisé par une approche individuelle et éclectique de la spiritualité. Qui de plus spiritualiste que Charles Michel, sacrifiant son honneur au dieu Pognon !
D’abord, l’affaire Benalla est française. On entrebâille les portes de l’Élysée, avec l’affirmation du président de la république « qu’ils viennent me chercher », suivie de « Non, Benalla n’est pas mon amant ! », paroles étonnantes ! Vu le développement de ce dossier, si ces deux bougres se cassaient la rondelle ? Richard3.com n’est pas un myste.
Le Kid New Age, c’est Charles Michel ! Le mardi soir où il sort du parlement pour présenter sa démission au roi Philippe. Les heures précédentes sont étonnantes et dépassent en fruition journalistique tous les scoops de l’année. Le champion hors catégorie, c’est lui !
Abandonné par ses partenaires N-VA d’un gouvernement cacochyme dès le début, Michel se tourne vers l’opposition et propose une coalition « à gauche », avec l’abandon du programme libéral le plus à droite que l’on ait vu depuis Gaston Eyskens. Six mois non-stop de rattrapage des lois qui ont tant fait détester la coalition suédoise !
Du jamais vu !
Cette proposition était mort-née, puisque l’Open Vld s’en était distancé, en même temps que Michel faisait l’ouverture au PS et aux écolos. Gwendolyn Rutten, présidente des libéraux flamands, avait twitté qu’elle entendait poursuivre la politique actuelle. La cause était entendue. Elle, au moins, conservait une certaine dignité.
Pendant une heure, Charles Michel crut à cette folie qui en dit long sur son ego. L’enfoiré chercha désespérément à vendre sa camelote à Di Rupo !
On l’imagine relié par l’oreillette à papa Louis, panique chez les Michel !
Un périlleux numéro de voltige sur le fil fragile de la crédibilité, dit-on dans les gazettes. Plutôt un foutage de gueule d’hypocrite, ce personnage nous aura tout fait. Serrage de vis des chômeurs, saut d’index, électricité à 21 %, misère des pensions, tout le contraire de cinq minutes d’égarement !
Le public a compris que ce type se fiche des gens depuis le début !

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Et c’est encore à lui que les journaux offrent des bouquets de fleurs ! Richard3.com a épinglé un journaliste flamand osant écrire « que son discours était presque convainquant » !
On imagine cet homme sans caractère à la tête d’une coalition avec la N-VA, le sniper De Wever sur le toit du « seize », attendant le rapport des voltigeurs Jean Jambon et Theo Francken ! Marrakech a juste sauvé la dernière saloperie prévue contre les chômeurs, ce n’est pas grand-chose, c’est toujours ça !
Quand l’hémicycle a compris que Michel n’avait aucun plan, aucune stratégie, beaucoup se sont demandé comment on avait pu mettre ce type à la tête du pays.
Ce départ qui en dit long sur l’homme est en lui-même une des choses les plus étonnantes qui soit et mérite déjà d’être, pour la Belgique, au top des curiosités politiques qui resteront. Je garde pour la bonne bouche, l’analyse journalistique de cet événement. Nul doute que Chastel et consort y puiseront une justification de leur champion défait.
« L’homme de Wavre mérite mieux que cette triste sortie de scène. Pendant quatre ans, Charles Michel a rempli de façon irréprochable son rôle d’intendant du gouvernement. À diverses reprises, alors que d’aucuns prédisaient que son équipe ne parviendrait jamais à rien, il a trouvé un compromis pour satisfaire les éternels insatisfaits, la N-VA et le CD&V en tête. Le fameux « tax shift », réduction fiscale historique pour les particuliers et les entreprises, aura certes été le seul vrai coup d’éclat de ce gouvernement, mais bien d’autres nœuds gordiens auront été tranchés. Laissant à ses partenaires de Flandre les déclarations émotionnelles et les critiques acerbes, Charles Michel aura joué à merveille son rôle de conciliateur technocrate. » (C’est dire le décalage de ce qu’on lit dans les gazettes et nous !)
Et le compère flamand de conclure : « Les sondages indiquent que les électeurs francophones ne remercieront pas le Premier ministre pour les efforts consentis au cours de ces quatre dernières années. Dommage. « Hij verdient beter ».
Je connais plusieurs canailles stipendiées par le pouvoir capables, en Wallonie, d’élucubrer de telles inepties.

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