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Premier joueur : F 8 et G 9 - l’autre joueur : Coulé !

Poutine veut être le nouveau Pierre le Grand, laisser quelque chose de lui à la vénération des foules. Il a tout réussi, enfin en Russie. Il s’est mis sur le côté quelques millions en dollars, pour ne pas être en reste des oligarques. Comme ce n’était pas assez, il est passé à la tranche supérieure. Il compte à présent ses devises toutes étrangères au rouble par milliards.
Mais pour un homme comme lui, avoir réussi en assurant sa gamelle et être à peu près certain d’avoir sa statue en bronze Perspective Newski à Saint Pétersbourg n’étaient pas suffisants.
Cet homme, on pourrait croire que son modèle c’est Pierre Le Grand ; lui, il l’admire et le vénère surtout en public, quoiqu’il en soit quand même un peu jaloux ; non son modèle insurpassable, c’est Adolf Hitler, tant haï par tout le monde et y compris par lui, que, Poutine est arrivé à la conclusion que la haine surpasse l’idolâtrie souvent imbécile des peuples. La haine est un sentiment d’homme plus fort que l’amour !
Son modèle c’est Adolf Hitler, parce que justement le chancelier a vaincu tout le monde, mais son génie s’est arrêté à Stalingrad et qu’il a déconné à cause du grand Peuple russe.
Alors Poutine se penche sur des cartes, étudie des scénarios en se posant sans arrêt la question « Qu’est-ce que Hitler ferait à ma place ? ». Le Hitler du repère du Loup, celui qui sur une grande carte déplace des divisions fait mourir des millions de personnes sur un coup de baguette, en poussant Das Reich, plutôt qu’une dizaine de divisions de la Volksturm.
Et non pas, l’Adolf abattu par le sort, poussant d’une main rongée par l’Alzheimer une division qui n’existe plus, tandis que ses généraux font « gut, gut » de peur de finir comme le lieutenant-colonel Claus von Stauffenberg, découpé, enfin ce qu’il en reste, à la hache, comme du temps de Barberousse.
Alors, du haut bout d’une table au bas bout ou siègent quelques hautes casquettes, Poutine suggère que le voisin duquel on a déjà piqué la Crimée et qui n’arrive pas à conclure au Donbass n’est pas digne de porter le berceau de la civilisation russe à Kiev et qu’il est temps de jeter à terre ces fascistes décadents. « Da Da » disent les hautes casquettes.

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Alors que suggérez-vous demande goguenard, le président ?
– A mort, mort au fascisme. Nous avons gagné la guerre en 45, il n’y a pas de raison que cela s’arrête.
Poutine sourit, glacial. – Non, cela ne s’arrêtera pas, au contraire, je sors des musées et des cimetières pour véhicules militaires les armes certes glorieuses de notre formidable passé, mais tellement obsolètes que si nous en perdions quelques-unes, cela soulagerait nos arsenaux. Et nous entrons triomphalement en Ukraine, débarrassons l’engeance fasciste qui végète le long de la frontière polonaise et récupérons un des plus beaux fleurons de notre patrimoine religieux, tsariste et contemporain à la fois.
Les officiers à haute casquette n’en peuvent plus d’avoir approché un si pur génie. Ils savourent à l’avance l’immense orgueil des futures générations.
Les préparatifs se font au grand jour. Il faut au moins trois mois pour amener aux frontières le vieux matériel. Quand tout est fin prêt, Poutine a une hésitation, elle ne dure qu’une fraction de seconde, une sorte de prescience de faire une connerie.
Mais son ego sonne du clairon et sa vanité bat la charge.
C’est l’étranglement des fascistes pour la grande gloire de Pierre Le Grand sur les anciens plans d’Adolf de « blitzkrieg » dans les plaines à blé.
Personne n’y croit, sauf les Américains. Ils ont une haute casquette qui marche pour eux. A l’heure J, Jaruzelski dort encore, l’OTAN saisie par Washington voit d’un bon œil le moyen de sortir de la mort cérébrale, l’Europe trépigne de reprendre le néolibéralisme d’avant le Covid et envisage de liquider les derniers vestiges de l’État Providence.
Stupeur générale ! Biden voit tout de suite dans quoi l’autre s’est engagé et donne presque son feu vert à la réincarnation de l’Adolf du Kremlin. A la minute où le premier tankiste russe mit sa machine dans le fossé, Poutine reprend du bon sens, voit dans quoi il s’est fourré, mais trop tard. Son peuple vend déjà des Pinz avec de grands « Z » chaulés sur les tanks. Il est coincé. Il sort des inventions à 100.000 dollars le tir. Il n’a que trois missiles de ce type. Il en tire deux. Une série de six chars derniers cris sont photographiés par la télévision de Moscou, le lendemain ils sont enlisés au coin d’un bois. Il faudra attendre la saison sèche pour les en sortir.
Les généraux français qui tous prédisaient une promenade de santé de Vladimir, en bon voisin de l’Ukraine, accourent à la télévision pour dire le contraire.
Poutine est singulièrement dans l’impasse.
Il en est à menacer les Ukrainiens d’une arme atomique de poche, un mini Tchernobyl pour faire peur aux Mamy.
Et puis voilà, la nouvelle est tombée. Le chef vient de perdre son navire amiral qui paradait canons luisant au soleil au large de Marioupol.
Les démocraties occidentales sont mortes de rire, alors que la nouvelle est glaçante à Saint-Pétersbourg.
Pour rappel disent les journaux sur l’air de la plaisanterie « La perte du Moskva va-t-elle changer le visage de la guerre en Ukraine ? Le croiseur Moskva, navire amiral de la flotte russe en mer Noire, endommagé durant l’offensive contre Ukraine, a coulé hier soir. Il s’agit d’un « coup dur » pour la flotte russe dans la région, selon le porte-parole du Pentagone, John Kirby.
Pour une promenade de santé, voilà maintenant qu’on en est au combat naval ! Il ne reste plus à la population russe que jouer « Aux pendus » en choisissant bien sa cible.
Et dire que Vladimir voulait vaincre son voisin de manière convaincante !

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