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    <title>My Kingdom For A Blog</title>
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    <updated>2008-05-09T21:12:09Z</updated>
    <subtitle>Petite chronique d’ambition, d’argent, de sexe et de religion dans une société que – faute d’autres mots – on appelle démocratie et dans laquelle 10% de salauds font la leçon à 90% d’imbéciles.</subtitle>
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    <title>Des puces meurtrières.</title>
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    <published>2008-05-10T21:03:33Z</published>
    <updated>2008-05-09T21:12:09Z</updated>
    
    <summary>On ne voit jamais en même temps les deux faces d’un mur, sauf quand on est au-dessus ! Il reste à faire quelques petits entrechats à saluer à la ronde et disparaître enfin dans la poussière des choses. Tout qui...</summary>
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        <name>Richard III Duc de Gloucester</name>
        
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        <![CDATA[<p>On ne voit jamais en même temps les deux faces d’un mur, sauf quand on est au-dessus !<br />
Il reste à faire quelques petits entrechats à saluer à la ronde et disparaître enfin dans la poussière des choses.<br />
Tout qui chasse la bêtise s’y inscrit. Les plus belles inclusions sont celles qu’ont laissées les chasseurs d’idiots.<br />
Célestine Baupié était toute en doxa et rien en épistémè, une chasseresse remarquable, puisque, chassant au boomerang, elle en était toujours la première victime !<br />
La faute en incombait aux puces savantes qui vivent regroupées dans les ordinateurs pour des représentations d’un cirque violent, duquel elle avait une profonde aversion.<br />
Il eût fallu réglementer tout avant même que cela fût inventé !<br />
Comme si  n’importe quel flic de village n’avait pas le pouvoir de connaître l’âge de sa voisine et les raisons qui auraient prévalu au retrait de son permis de conduire.<br />
Piégé par les espions qui filment, les portiques qui sonnent, le radar qui accuse, le piéton n’a qu’à bien se tenir en faisant l’idiot.<br />
Célestine Baupié s’était attelée à cette tâche insurmontable pour quiconque à faire l’idiot, mais si aisée pour sa personnalité. Eprouvée par beaucoup d’épreuves franchies avec un succès de l’échec sûr, Célestine maniait la brosse aussi bien que le faux raisonnement, car elle était artiste en son genre.<br />
Bien entendu la bêtise attire. Elle excite extraordinairement les bourreaux potentiels qui courent les rues.<br />
Les sadiques n’ont de joie parfaite que lorsqu’ils tourmentent les imbéciles.<br />
Mademoiselle Baupié offrait toutes les garanties d’une souffrance indicible par les heureuses dispositions dont elle avait l’éventail généreux.<br />
Archétype de la proie facile pour les cruels, Célestine excitait ces grands fauves humains, comme attirés par l’odeur du sang.<br />
Toute boîte en fer blanc, pour peu qu’elle fût aussi volumineuse qu’une boîte à chaussure la terrorisait. Elle était convaincue que dans la pénombre, sous le couvercle, succédant à une fente, même minime, des informations sur son intime s’amoncelaient dans des disques durs qui partaient ensuite vers des décryptages mystérieux.<br />
Dans la foule, elle parlait à voix basse à des relations qui n’y comprenant rien, avaient fini par acquiescer à l’avance sur tout, avant de la fuir. Elle se retournait souvent de peur qu’un agent spécial vînt accrocher à son dos un poisson d’avril invisible, mais combien efficace pour épier jusqu’à ses battements de cœur.<br />
 <br />
<center><img alt="87bis.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/87bis.jpg" width="458" height="412" /></center></p>

<p>Tourner la clé dans la serrure, monter les escaliers et ouvrir la porte palière la laissaient dans une grande agitation. Elle aurait juré que les ombres qui se déplaçaient avec elle n’étaient pas toutes de la même nature que celles de sa personne en opposition à la lumière. <br />
Elle avait rompu avec son dernier amant qui lui avait avoué un voyage d’agrément en Russie dans les années 80. Elle n’ignorait pas combien Poutine avait l’art d’attirer les occidentaux dans les rangs de sa police de renseignement.<br />
Elle avait quitté son employeur le jour où il lui avait redemandé des données que la comptable avait perdues, comme son numéro de la sécurité sociale. <br />
Depuis, elle hésitait à s’inscrire au CPAS de sa commune qui était en face d’un commissariat. Son chien qui était intégré dans le dossier des Fox à poils ras, avait à sa naissance été doté d’une puce électronique sous la peau. Elle s’en défit le jour où elle l’apprit par un vétérinaire.<br />
Peu à peu, elle se débarrassa du téléphone, de la télévision, de sa machine à laver, dévissa ses ampoules, débrancha son grille pain, déménagea plusieurs fois, afin d’éviter les antennes des téléphones mobiles.<br />
Quand vint la période des élections, la vue de ces trognes de pouvoir, étalées sur des affiches collées à la hâte, l’épouvanta. <br />
La police secrète définitivement établie s’était résolue à sortir du bois. Elle exposait ses agents au grand jour. Mieux, elle accablait de fausses informations le citoyen assujetti à cette terreur des services spéciaux. Les vedettes des Brigades de choc du Royaume exhibaient même leur faux bourgmestre !<br />
C’est alors que Célestine Baupié, poussée par un commerçant malhonnête, accumula les provisions dans une cave de son immeuble et s’y terra. Elle y serait encore, si un employé du gaz ne l’avait découverte à moitié folle de terreur, mais désirable encore. <br />
Sa casquette d’employé du gaz portait un numéro matricule. Sa pochette s’ornait d’un badge « Agent X 127 ».  Il avait à la main un appareil étrange à trois manomètres dont les aiguilles s’affolaient pour peu qu’il les remuât ! X 127 la convainquit qu’il en était, sans lui dire de quoi.  Afin de conjurer sa terreur, elle n’avait qu’à en être aussi. Il lui procura des insignes, des écouteurs et même un faux révolver.<br />
A présent, le soir, au lit, elle lui raconte sa journée de dénonciation, les coups de fils qu’elle a surpris, les regards complices que s’échangent les gens dans la rue, et les automobilistes en infraction dont elle relève l’immatriculation.<br />
Après le rapport, l’employé du gaz prend son sifflet, et ils font l’amour à ce signal, suivant un code de brèves et de longues ! <br />
L’avenir est au beau fixe. Elle compte reprendre un chien.<br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>Marie-Claire et le retour du Jedi !</title>
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    <published>2008-05-09T21:44:09Z</published>
    <updated>2008-05-09T09:31:17Z</updated>
    
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        <![CDATA[<p>Avec un baril qui monte, la junte birmane qui se fait tirer l’oreille par l’opinion internationale et la pauvre Hillary Clinton qui ne sera pas la première femme présidente des Etats-Unis, c’est tout le circuit extérieur qui est « It’s over ». <br />
Force est de rabâcher notre belgitude, puisque des économistes aux médias, il n’y a aucune critique de la responsabilité du système capitaliste dans les famines annoncées, les guerres possibles et l’environnement menacé.<br />
Si la démocratie est parfaite et le pouvoir économique exemplaire, la faute est ailleurs, mais où ? <br />
En Belgique on a trouvé : le responsable c’est BHV !<br />
Les partis politiques flamands veulent mettre leur langue dans un coffre-fort.<br />
Pour y parvenir, ils agissent comme des fontainiers de Versailles : ils courent réparer les fuites qui diminuent la pression pour faire en sorte que les grands bassins gardent leur eau naturellement pure.<br />
Ce qui empêche le cœur de Tyl l’Espiègle de battre au rythme de la nation flamande, ce sont justement les trois brèches de Bruxelles, Hal et Vilvoorde par lesquelles du sang impur se répand dans les artères du plat pays qui est le leur.<br />
Justement les fontainiers qui veillent au grain ont de l’ambition. Ils vont même au-delà de leur projet de placer des rustines sur les trois sources du mal, ils comptent après les réparations nécessaires reposer la question de Bruxelles 100 % flamande, enfin… telle qu’elle était à la création de la Belgique.<br />
Un Etat, une Langue, un Parti flamand et voilà le travail quasi terminé.<br />
Il ne restera plus qu’à mettre au pas de l’oie les fransquillons qui auront été piégés sur le sol sacré.<br />
C’est pourquoi, ceux qui vivent en bordure de cette Nation flamande qui se radicalise feraient bien de ne plus trouver comique les maigres troupes de Gendebien pour le retour ou sinon du protectorat de la France sur les vertes collines de Wallonie et la capitale de l’Europe, quand près de 4 millions de personnes seront victimes demain d’un blitzkrieg nationaliste, avec aux avants postes des camps de concentration flamingants les 350.000 habitants de la périphérie d’un Grand Bruxelles qui ne verra jamais le jour.<br />
 On aurait tort de n’accorder - comme le fait Reynders - qu’une médiocre et méprisante attention aux boutades de Jean-Claude Defossé. A moins que le sémillant bourgmestre-empêché de Liège  rebaptise Liège en  « Luik » et souscrive par avance à une frontière linguistique qui descendrait de Mouland (Moelingen pour les initiés) jusqu’à Bassenge et annexerait la Basse-Meuse ?  <br />
La mode en Europe est à la fragmentation des Etats, une sorte de régionalisation pacifique.<br />
José Happart le répète depuis longtemps à qui veut l’entendre : l’avenir de l’Europe est aux Régions. <br />
Cette affirmation ne règle en rien les frontières de ces Régions, si ce n’est que cette définition en pratique sonne la fin de la Belgique. <br />
On a beau se dire que la surenchère linguistique est artificielle et que la population flamande s’en moque autant que la wallonne, il serait bon de vérifier ces affirmations sur le terrain et plus sérieusement qu’un petit sondage de vacanciers sur la Côte du côté de La Panne ne le ferait.<br />
En un quart de siècle, l’âme foncièrement nationaliste et de droite de la Flandre s’est bien emparée de la jeunesse et pas que celle d’Anvers, foyer du Vlaams Belang.<br />
L’homogénéité de l’Etat flamand tranche sur la singulière dispersion wallonne en ce domaine.<br />
D’un côté c’est la nuit, de l’autre, le jour, sans savoir quelle des deux Nations est du côté obscur ? </p>

<center><img alt="3y.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/3y.jpg" width="399" height="529" /></center>

<p>Le CD&V-NV-A n’est peut-être pas si éloigné que cela de la jeunesse flamande et les revendications sur BHV y trouveraient plutôt plus de compréhension que d’indifférence.<br />
Alors, des deux groupes linguistiques, le plus mal représenté serait le groupe francophone avec des bélîtres et des pleutres qui pensent qu’afficher une lâcheté insigne leur concilierait les électeurs pour les prochaines élections… si elles ont lieu dans l’état actuel de la Belgique. <br />
Les Reynders, Di Rupo, Javaux et consort, à l’exception de Joëlle Milquet dont on voit bien l’inquiétude, ne sont plus que les ravaudeurs des drapeaux de Marie-Claire Houart. Et c’est bien dramatique pour les Wallons et les Bruxellois, en première ligne.<br />
Exit Leterme, voici le retour du Jedi !<br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>Parallélisme France Belgique.</title>
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    <published>2008-05-08T22:43:20Z</published>
    <updated>2008-05-07T22:50:30Z</updated>
    
    <summary>Le Monde publie le 14 février 1968 un article de Pierre Viansson-Ponté. On est à deux mois et demi de Mai 68 ! Le journaliste écrit un papier devenu célèbre sur l&apos;état de la société française. Après l’explosion du joli...</summary>
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        <![CDATA[<p>Le Monde publie  le 14 février 1968 un article de Pierre Viansson-Ponté. On est à deux mois et demi de Mai 68 ! Le journaliste écrit un papier devenu célèbre sur l'état de la société française.<br />
Après l’explosion du joli mois de mai, 40 ans plus tard, il semble que la société française et son appendice belge n’aient pas vraiment changé.<br />
Pierre Viansson-Ponté caractérisait la situation d’un mot : l'ennui ! <br />
Les Français s'ennuient. Aujourd’hui c’est pire : Français et Belges s’emmerdent !<br />
La guerre du Vietnam les émouvait, mais elle ne les touchait pas vraiment, comme aujourd’hui la guerre en Irak et la « pacification » problématique de l’Afghanistan. <br />
Il y avait un décalage entre les discours et l’opinion. Comme il y a un décalage entre les déclarations d’un Sarkozy et d’un Reynders sur l’état de prospérité des populations, si tant est qu’en Belgique, les libéraux s’en soucient encore ?<br />
Le public a vu avec des yeux ronds, les militaires chapeautés par les deux derniers ministres de la Défense se ranger dans des gros porteurs afin de délivrer le message des démocraties à des populations qui nous perçoivent comme des martiens. <br />
L’impopularité de Bush a gagné nos frontières, si bien que toutes les initiatives internationales prônées par le camp américain paraissent suspectes.<br />
Il n’y a plus que les Libéraux et le bureau du PS confrontés à l’orthodoxie capitaliste, pour avoir une confiance absolue dans l’avenir des relations du pays à l’économie mondiale, selon les définitions de la Bourse et du Financial Times.<br />
P.V.-P. voyait dans ce refus des populations d’adhérer, le sentiment que les affaires dont se saisissent les élus n’étaient pas les nôtres. Comment en vouloir à l’opinion d’être indifférente aux malheurs des autres, quand la priorité serait que l’on s’intéressât aux leurs !<br />
En Belgique le scandale de BHV masque une paupérisation qui gagne des points sur l’ensemble de la population, et qui se fait sentir même en Flandre ! Les drames à des 5000 kilomètres et plus deviennent abstraits !  <br />
En France, les promesses de la campagne présidentielle de Sarkozy sur le pouvoir d’achat pèsent lourdement sur la confiance. Ce qui pouvait arriver de pire est survenu : le Président n’est plus crédible !</p>

<center><img alt="42z.JPG" src="http://www.richard3.com/photos/42z.JPG" width="400" height="277" /></center>

<p>La jeunesse s'ennuie, poursuivait l’éditorialiste en février 68. « Les étudiants manifestent, bougent, se battent en Espagne, en Italie, en Belgique, en Algérie, au Japon, en Amérique, en Egypte, en Allemagne, en Pologne même. Ils ont l'impression qu'ils ont des conquêtes à entreprendre, une protestation à faire entendre. »<br />
Être adolescent en 2008, dans l’alternative d‘une vie active aléatoire, pose non seulement tous les problèmes de 68, mais s’y ajoute le doute en un avenir maîtrisé par et pour les gens. Le concept du travail dans une société dont le but premier n’est plus de travailler dans des conditions honorables, mais de faire travailler l’argent par des spéculations qui s’en éloignent, est fortement ressenti par la jeunesse. La culture du travail inculquée aux masses depuis les débuts de l’ère industrielle est sur le point de prendre fin.<br />
Commune aux dernières générations, est née une expectative perplexe faite de l’incompréhension du discours des hommes politiques autour du problème jeune Rien ne change vraiment : il n’y a toujours pas de travail et les universités restent attachées à la perpétuation de l’élitisme bourgeois.<br />
La télévision est là pour détourner l'attention des vrais problèmes.<br />
L’ersatz du bonheur s’y développe de plus belle avec la multiplication des chaînes depuis 68.  <br />
P. V.-P. se posait déjà  la question : un pouvoir de gauche rendrait-il de la couleur au peuple ?<br />
« La tentation sera sans doute de plus en plus grande, au fil des années, d'essayer, simplement pour voir, comme au poker. L'agitation passée, on risque de retrouver la même atmosphère pesante, stérilisante aussi. On ne construit rien sans enthousiasme. »<br />
Et de conclure :<br />
« Dans une petite France presque réduite à l'hexagone… l'ardeur et l'imagination sont aussi nécessaires que le bien-être et l'expansion. Ce n'est certes pas facile. L'impératif vaut d'ailleurs pour l'opposition autant que pour le pouvoir. S'il n'est pas satisfait, l'anesthésie risque de provoquer la consomption. Et à la limite, cela s'est vu, un pays peut aussi périr d'ennui. »<br />
Et la Belgique donc !!!<br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>La politique du bilboquet.</title>
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    <published>2008-05-07T22:26:12Z</published>
    <updated>2008-05-06T22:27:46Z</updated>
    
    <summary>Non, ce n’est pas Di Rupo seul qui se délasse au jeu de Henri II, mais la classe politique tout entière. On a l’impression que l’Europe n’est plus en position de dominer le reste du monde – derrière les Etats-Unis,...</summary>
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        <name>Richard III Duc de Gloucester</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.richard3.com/">
        <![CDATA[<p>Non, ce n’est pas Di Rupo seul qui se délasse au jeu de Henri II, mais la classe politique tout entière.<br />
On a l’impression que l’Europe n’est plus en position de dominer le reste du monde – derrière les Etats-Unis, bien sûr – depuis les crises des subprime et du pétrole. <br />
Dans les faits, elle ne l’était déjà plus depuis longtemps, mais sa population avait pris du retard dans l’appréciation de sa puissance réelle.<br />
Intégrée dans la compétition mondiale, l’Europe se défend mal et ne se vend pas bien avec un euro à 1,52 dollar. L’Amérique nous entraîne – comme toujours elle nous a entraîné – mais cette fois vers le fond.<br />
La récente conversion des ex-pays de l'Est aux règles du marché, accroît encore la faiblesse de l’Europe dans son besoin d’énergie fossile par rapport à l’ancienne URSS.<br />
Dans le chacun pour soi de l’économie mondiale, les intérêts intercontinentaux sont loin d’être convergents. <br />
D’après Artus, chef économiste de Natixis, et de Marie-Paule Virard, journaliste, le capitalisme est en train de s'autodétruire.<br />
S’il en est ainsi, la crise actuelle serait bien plus qu’une crise classique, une rupture entre l’offre et la demande, mais un clash de rupture entre un ordre qui s’effondre et un ordre nouveau dont on ne connaît pas très bien encore les règles. Nous les apprendrons très vite, à nos dépens, bien entendu. Le capitalisme n'est plus en voie de développement, mais en voie d'achèvement, comme l’ignorent encore les pompeux imbéciles qui dirigent ce pays.<br />
Une première et évidente constatation que tout le monde peut faire : cette crise ne s’apparente en rien à la crise de 29, parce que cette dernière malgré les conséquences terribles qui en résultèrent, aurait été pire encore si les pays concernés n’avaient pu faire payer à d'autres pays son coût, et ici, on pense aux colonies naturellement. L’Europe n’a plus de colonie, donc plus les moyens d’amortir le choc sur un bouc émissaire.<br />
L’autodestruction du système dans son fonctionnement a commencé. La crise actuelle n’en est qu’à ses débuts. <br />
Le premier défaut de la cuirasse est politique.<br />
Nos éminents ne se préoccupent du pays qu’à court terme. Leur vision ne dépasse pas une législature et l’amorce de la suivante, soit 5 ans environ. Ce qui revient à dire qu’ils ne sont pas en mesure d’être efficace sur le long terme.<br />
Le second défaut, est l’information.<br />
Les crises dénoncées ne le sont par la grande presse qu’en fonction de leur sensationnalisme. On vit la crise du pétrole, comme on a vécu la crise des hypothèques folles des logements aux USA et encore la stagnation du PIB comme une crise du ralentissement des affaires. Il n’y a que quelques journaux financiers qui les relient entre elles et qui osent parler d’une crise majeure.<br />
Comme on multiplie les vigiles et les lois répressives de la délinquance pour rassurer les populations, alors qu’en Belgique, par exemple, la délinquance des rues est en baisse, on crie aux loups sur les guerres d’Irak, d’Afghanistan, on rassure Israël et on gesticule contre Al-Qaida, de sorte que le public a l’attention détournée du vrai et grand problème : son modèle économique dans lequel il croit être ancré à jamais, alors que ce modèle bat de l’aile et va disparaître ! <br />
Les discours des libéraux et des socialistes leurs alliés sont tout à fait surréalistes. Les syndicats eux-mêmes débattent dans le vide quand ils négocient des accords de deux ou trois ans avec le Gouvernement et les patrons.  <br />
En mai 2008, la principale occupation des mandataires et du public, c’est l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde ! On croit rêver… C’est le transfert des compétences !… Les nouveaux découpages linguistiques ! Et même quand Di Rupo dénonce cette urgence afin de proposer la sienne, les salaires, les pensions, les indemnités sociales, etc. il se fait complice de Reynders et du libéralisme actuel, dont personne ne voit le côté obsolète… dans un climat qui sent la poudre et l’abîme !... Il détourne l’attention à sa manière de ce qui va se passer bientôt. Ce qui ne signifie pas d’oublier de soulager la misère des plus démunis; mais, ce qui veut dire que pour une politique de justice, il faudrait déjà anticiper sur le peu d’avenir du système économique actuel et en proposer une nouvelle version, adaptée aux nouvelles donnes.</p>

<center><img alt="papa2.JPG" src="http://www.richard3.com/photos/papa2.JPG" width="487" height="276" /></center>

<p>Pire encore, le gouvernement Leterme va peut-être achever sa triste et courte carrière et les mois à venir verront la population livrée au tout venant avec un gouvernement chargé de régler les affaires courantes.<br />
Bien entendu, les causes du mal belge seront à l’ordre du jour et la situation de l’économie mondiale complètement oubliée.<br />
Parfait. Continuons ainsi et faisons des vœux pour que nos partenaires à l’Europe soient plus lucides que nous.<br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>L’ami Fritzl.</title>
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    <published>2008-05-06T21:42:11Z</published>
    <updated>2008-05-05T21:46:15Z</updated>
    
    <summary>Un avocat autrichien a résolu le problème de BHV. Par la même occasion, la Belgique sortira bientôt du pétrin communautaire. Sa solution est quasiment universelle, une sorte de redécouverte de la réalité de l’Homme. Tellement c’était simple, personne n’y avait...</summary>
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        <![CDATA[<p>Un avocat autrichien a résolu le problème de BHV. Par la même occasion, la Belgique sortira bientôt du pétrin communautaire.<br />
Sa solution est quasiment universelle, une sorte de redécouverte de la réalité de l’Homme. Tellement c’était simple, personne n’y avait pensé ! Elle s’applique à tout, colle à tout…<br />
A voir les antagonistes, Leterme, Reynders, Di Rupo, Van Rompuy, et consort, c’était l’évidence même. Elle sautait aux yeux !<br />
Les autres drames s’expliquent de la même manière. <br />
L’as du barreau place les pièces du puzzle sans hésiter. Un paysage tyrolien sous un ciel bleu de 450 morceaux est reformé en 45 secondes !<br />
Les affaires politiques ou judiciaires, après BHV, ne sont plus que de la simple routine.<br />
Vous voulez des exemples et de bien saignants ?<br />
L’affaire Dutroux… Que le phénix Autrichien n’a-t-il vécu Arlon et son tribunal rénové, à l’époque ! L’Affaire fût retombée comme un soufflé !<br />
Les gens ont besoin de comprendre. Sans logique, on ne va pas loin.<br />
Comment imaginer que l’on puisse passer de la gamine de patinoire, à l’horreur complète, sans un hoquet de repentir ? <br />
Même la Martin, viande palpitante au service du mæstro, joue à découvert, ses parties les plus intimes sèchent fibre par fibre au soleil cartésien et à la rigueur conjugués… expliquée son aporie, démontrée son hystérie....<br />
Et Fourniret ? <br />
Faire le tour d’une pareille canaille et de sa conjointe serait de prime abord impossible, tant l’accumulation des signes d’inhumanité rend perplexe. Et pourtant, la méthode autrichienne bien appliquée, le casse-tête devient un jeu, qu’on n’oserait qualifier d’enfant.<br />
Le mutisme démontré et l’impassibilité expliquée, Fourniret n’est plus qu’un pantin diaphane, un trompe-l’œil de l’histoire du crime. On y aurait perçu ses gonades impuissantes au filigrane de ses vices, si leur vue n’en avait été repoussante !<br />
Alors, vous pensez le reste !... billevesées d’accès facile.<br />
La manie qu’ont certaines mères hystériques à congeler leurs nouveaux nés dans les cinq étoiles de la réfrigération divulguée par l’épistémé autrichien, voilà qui renvoie Platon et la justice à la doxa des plus vulgaires.<br />
Quittant le crime organisé et le fait-divers, l’anecdote ne résiste pas à la pierre de touche viennoise. <br />
On ne peut pas expliquer les saturnales d’un Kubla et quelques amateurs d’art brut aux partouzes de Michel Nihoul, décrites dans le livre de l’escroc repenti, sans la clé délivrée par l’avocat autrichien. <br />
L’eau croupie engendre des moisissures blanches ressemblant à des têtes d’anthrax, notre Autrichien en deux mots convainc : c’est la faute à personne !... Chimie naturelle...<br />
Alors, me direz-vous haletants, quelle est donc la panacée qui remet toutes les pendules à l’heure ? <br />
Qui donc a la martingale contre nos soucis, nos misères, nos pauvres lois linguistiques, nos stupres, nos crimes ?</p>

<center><img alt="67abc.JPG" src="http://www.richard3.com/photos/67abc.JPG" width="448" height="600" /></center>

<p>Il s’appelle Rudolf Mayer.<br />
Ce Rudolf Mayer est avocat, profession tant décriée dans ces blogs, pour une fois jugée admirable, que le rouge de la honte me monte au front de l’avoir tant honnie.<br />
Venons en aux faits : l’avocat Rudolf Mayer défend Josef Fritzl.<br />
Fritzl est cet Autrichien qui a reconnu avoir séquestré et violé sa fille pendant 24 ans en ayant sept enfants avec elle, et qui, pour ses aises et avoir la famille à portée, avait construit un blockhaus sous sa maison, une sorte d’hommage au mur de l’Atlantique...<br />
Rudolf Mayer a annoncé qu’il allait plaider la démence.<br />
Voilà le trait de génie  et l’explication de tout !<br />
Fous les politiciens du chantier de BHV, fous les play-boys sur le retour du MR, cinglés les Fourniret et Dutroux, malades mentales les juments piaffantes couplées aux énergumènes du crime.<br />
Folles nos élites qui siègent indûment au Parlement et au Sénat, lors même que leur état exigerait des chambres capitonnées. Gagas les chefs de parti. Schizophrènes les auteurs élucubrant les Lois linguistiques. Ainsi les prisons seraient inutiles et seraient remplacées par des hôpitaux psychiatriques. <br />
Environné de fous, l’honnête homme pour survivre, doit fuir !<br />
Il eût fui le pays depuis longtemps, s’il avait été certain d’atterrir sous des cieux plus cléments. Las ! aux dernières nouvelles, les atlas s’empilent et les cartes s’affolent !<br />
La nef des fous s’est fait escadre !  <br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>La Flandre hystérique.</title>
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    <published>2008-05-04T23:45:56Z</published>
    <updated>2008-05-05T09:02:19Z</updated>
    
    <summary>Curieux pays, la Belgique ! En Flandre, il n’est pas légal dans les Administrations, à la Poste, à la gare et dans d’autres endroits encore, de parler pour se faire comprendre de 10, 20 % voire une majorité d’usagés !...</summary>
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        <name>Richard III Duc de Gloucester</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.richard3.com/">
        <![CDATA[<p>Curieux pays, la Belgique ! <br />
En Flandre, il n’est pas légal dans les Administrations, à la Poste, à la gare et dans d’autres endroits encore, de parler pour se faire comprendre de 10, 20 % voire une majorité d’usagés !<br />
Derrière des guichets, les gens qui entendent et parlent plusieurs langues sont sommés par leur hiérarchie de n’en entendre qu’une seule.<br />
Des panneaux de circulation qui sont là – en principe - pour aider les étrangers, paraissent incompréhensibles aux non-initiés. <br />
On critique certains responsables de ne parler qu’une langue, alors qu’être bilingue ne sert à rien puisqu’on ne vous donnera au Nord aucune occasion de parler la vôtre, par réciprocité polie. <br />
Un multilinguisme de circonstance déforce l’expression parlée. La confusion n’est pas bonne pour le sens. D’aucuns qui se flattent de s’exprimer parfaitement et de passer sans difficulté d’une langue à l’autre, étonnent l’étranger. Les Belges passent pour des demeurés, dans quelque langue qu’ils parlent.<br />
Nous voilà bien embêtés par des lois imaginées par des fous et que les gens sensés ont l’obligation de respecter.<br />
Les fous ont passé les consignes à d’autres fous. La tâche d’huile est devenue majoritaire.<br />
L’étranger a saisi le côté burlesque de la Belgique. Nous sommes des clowns échappés d’un cirque courant sur la piste, sans faire rire les enfants… Les gags manquent d’esprit. Gare aux peuples qui en sont dépourvus. <br />
Plus au Nord qu’au Sud, il y a des furieux qui s’estiment violés à entendre parler comme du côté « dont on n’est pas ». <br />
Il était une fois un cinglé du nom de Peeters, ainsi pourrait commencer un conte à propos des fameuses circulaires libellées sous sa responsabilité.<br />
Le pays va sombrer, certes, c’est inévitable, un jour ou l’autre. Les conneries tuent.</p>

<center><img alt="33abcd.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/33abcd.jpg" width="485" height="551" /></center>

<p>Que la chute advienne de la différence d’interprétation du social et de l’attitude du Nord face à un capitalisme dominateur, cela aurait eu plus d’allure. <br />
Mais non. C’est une fatalité. Le nationalisme et la bêtise des uns, auront vaincu la trouille et l’envie de poursuivre « le brol » des autres.<br />
On a vu des Nations plus intelligentes s’en sortir de belles façons. Par exemple à Los Angeles, en passe de devenir une ville mexicaine, il y a de la place pour deux cultures. Et cette dualité n’est possible que par brassage des langues. On ne parle plus l’américain à LA comme on le parle à NY. Est-ce que cela a de l’importance ? <br />
En Belgique, le français qui s’y parle est de moins en moins riche. Les gens manquent de mots. Ce n’est pas dû à la culture voisine envahissante, mais au manque d’intérêt pour la logique et la culture. Au Nord, il faudrait qu’ils se mettent d’accord sur une langue propre à tous.<br />
La Belgique terminera, comme elle a commencé, submergée par des fous. <br />
La folie gagne les foules. <br />
De plus en plus de Belges sont contaminés. Les personnels politiques suivent la vague et essaient de surfer dessus.<br />
Le Nord replié sur lui-même sera tôt ou tard détrompé, lorsqu’à la frontière linguistique imaginaire, il faudra déployer des chevaux de frise et des miradors. <br />
Tandis que le Sud sera plaint par tout le monde, le Nord prendra le chemin de la Serbie, de l’Autriche, ou de l’Italie du Nord, à l’ombre des dictatures en devenir, avec la perspective d’un Vlaams Belang parti unique. <br />
Et nous dirons au Sud, que le Nord suit une pente fatale qui heureusement n’est plus la nôtre ; tandis que nous accueillerons leurs réfugiés politiques.  <br />
 <br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>Remboursez !</title>
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    <published>2008-05-03T23:11:30Z</published>
    <updated>2008-05-03T23:12:02Z</updated>
    
    <summary>On n’y coupe pas. Chaque publication des revenus des élus de la Nation fait chavirer les cœurs d’impuissance rageuse et jalouse. Ce n’est quand même pas au suffrage universel qu’on a voté leur standing ! On n’aurait pas permis !...</summary>
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        <name>Richard III Duc de Gloucester</name>
        
    </author>
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.richard3.com/">
        <![CDATA[<p>On n’y coupe pas.<br />
Chaque publication des revenus des élus de la Nation fait chavirer les cœurs d’impuissance rageuse et jalouse.<br />
Ce n’est quand même pas au suffrage universel qu’on a voté leur standing ! <br />
On n’aurait pas permis ! <br />
Il y aurait eu des élus vigilants de gauche qui auraient alerté l’opinion publique !... quelques travailleurs déprimés, acculés au désespoir. <br />
Ils les ont votées eux-mêmes leurs indemnités !...<br />
Eh bien ! c’est du propre.<br />
Pourtant, s’il y a bien un consensus des citoyens, c’est bien de faire des économies, de ne pas gaspiller notre argent. C’est Reynders lui même qui l’a dit !  <br />
Il doit y avoir un moment où nous avons relâché notre surveillance, comme à l’arrêt d’un bus quand le compère attire l’attention, pendant que le pickpocket fait la tournée des poches.<br />
Et faire ça à la Chambre, au Sénat devant des dizaines de journalistes, le public, les huissiers… ah ! ils sont forts, au moment où nos salaires sont sur le toboggan pour l’infernale descente !<br />
Pendant qu’ils détournaient notre attention sur un fait divers du genre « les voyous descendent sur la ville » eux, dévalisaient en toute légalité.<br />
La rémunération de nos politiques n’obéit pas aux lois du marché, à la concurrence des partis, au volet d’embauches, aux chômeurs de longue durée, par exemple les Ecolos dans l’opposition, ce FOREm de nos Institutions. <br />
Nos élites, hein ! si chauds pour la justice, la légalité, le libéralisme, le code d’honneur… seraient-ils aussi vénaux ?<br />
Pourquoi ces militants exaltés du système ne suivent-ils pas les consignes qu’ils donnent aux autres, pourquoi ne roulent-ils pas en Logan ? Ils stationneraient leurs BMW et leurs Rover de l’autre côté du Parc, pour le traverser à pied, ou le contourner dans une voiturette électrique sans permis, on apprécierait… les gens sont si vite contents !<br />
Sur le long terme, les conneries passent, le député demeure. Dans le privé, l’obligation de résultat est primordiale. Vous connaissez un ministre viré pour incompétence ?... pour manque de productivité ? pour absence non justifiée ? <br />
Des citoyens, crédités – on le devine – de populisme, pétitionnent périodiquement contre la rémunération excessive des hommes politiques. <br />
Quand il n’y a plus de boulot chez Boudefer & Fils, on chôme, on se fait foutre à la porte. Quand ça tourne mal dans les hautes sphères, ils multiplient les réunions, Val Duchesse, traiteur et champagne pour tout le monde… <br />
 A l’issue d’une fine partie de gueule au restaurant, qui on va nommer à la place de celui qui fait ses valises pour la Toscane ?  C’est la seule question ! <br />
Cela devient si criant, si désobligeant pour l’ensemble des citoyens, que même les classes moyennes, pourtant si libérales, quand Reynders les traite de « camarades » à Jodoigne ne fait plus rire que Louis Michel. <br />
On voudrait plus de modération dans le discours officiel qui pousse les prolos dans la honte d’eux-mêmes quand ils chôment. <br />
Si nos élites étaient payées entre 2500 et 3000 euros (c’est beaucoup plus que les ¾ des travailleurs), on n’en serait pas fâchés. Honnêtement, ils ne valent pas plus. <br />
Depuis qu’ils patinent dans BHV, stagnent dans les progrès sociaux, mégotent dans l’enseignement, clabaudent dans la justice, franchement, pour foutre en l’air la Belgique, le plus inculte supporter du Standard ferait beaucoup mieux. <br />
«  Un ministre gagne quelque 178.921 euros bruts annuels. Comme tout salarié, le ministre perçoit une prime de fin d'année à 4.800 euros, un pécule de vacances de 2.519 euros. Il a droit à des indemnisations de logement de 12.802 euros et de représentation 3.312 euros). Au total, un simple ministre gagnerait donc plus de 202.000 euros par an, plus des extras, dont notamment une voiture avec chauffeur...</p>

<center><img alt="0382b.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/0382b.jpg" width="490" height="335" /></center>

<p>Le Premier ministre gagne plus ou moins le même salaire, majoré de quelque 5.000 euros annuels bruts. Les Vice-Premiers ministres, ont un petit supplément annuel qui vient s'ajouter aux 178.921 euros annuels. Les secrétaires d'État ont un salaire comparable à leurs supérieurs.<br />
Le salaire annuel brut perçu par les députés fédéraux et les sénateurs est identique. Il s'élève à, 69.271 euros, plus 5.400 euros pour les faux frais, une prime de fin d'année de 2.020 euros et un pécule de vacances de 5.400 euros.<br />
Députés et sénateurs peuvent disposer de 19.381 euros pour frais de restaurants, déplacements, courriers. »<br />
C’est qu’ils vont finir par nous foutre tous sur la paille… comme beaucoup de Belges le sont déjà !.<br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>Qui ne dit mot qu’on sente…</title>
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    <published>2008-05-03T22:34:21Z</published>
    <updated>2008-05-02T22:36:52Z</updated>
    
    <summary>-Ah ! si vous m’aviez connu il y a seulement 5 ans… 5 mois… 5 jours ! J’écrivais en vers - comment est-ce possible ? - des alexandrins à quelques poétesses (Evelyne, Maria, Madeleine, etc) évidemment, de ces auteures sublimées...</summary>
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.richard3.com/">
        <![CDATA[<p>-Ah ! si vous m’aviez connu il y a seulement 5 ans… 5 mois… 5 jours ! J’écrivais en vers - comment est-ce possible ? - des alexandrins à quelques poétesses (Evelyne, Maria, Madeleine, etc) évidemment, de ces auteures sublimées aujourd’hui par la mémoire ! Je me suis relu : de la merde ! Je crois bien que j’écris toujours ainsi. J’ai un don : celui de faire de la merde. Comme s’il n’y en avait pas assez ! Dès que j’ouvre la bouche !... Je chie par le haut… Dès que je prends la plume, j’ouvre la porte des latrines afin de me servir en papier…<br />
-Je rencontrai par hasard une de ces T-évanescentes, comme chantait Brel (Il est resté jusqu’au bout un homme de liaison). Nom de dieu, qu’elle avait changé ! Et puis, la première impression passée, presque pas… peut-être pas du tout !<br />
« -Tu me reconnais ? - Non !...-Richard !...-Qui ? –Trois !…-Fichez-moi la paix où j’appelle la police ! »<br />
-Elle faisait des efforts de mémoire…  « où ai-je vu ce type ? Ce n’est pas possible, fichu comme il est fichu, il n’a pas pu être mon… ».  Elle plissa le front. Je reconnus un geste favori : la main sous le menton. Je remarquai quelques lentigines… « Quel âge a-t-elle ? Et moi, quel âge me donne-t-elle ? ». Avais-je tellement changé ?<br />
La mémoire lui revint. Elle est confuse : «  -Ah ! maintenant, de profil. Pardonnez-moi, mais la vue, vous savez … »<br />
-Traduction : Après vous, j’en ai connu d’autres ! C’est une chose que j’ai pu vérifier. La comptabilité des aventures des hommes, s’établit – à quelques exceptions près – en in octavo coquille. La diablesse atteignait le double colombier… <br />
-Tu me vouvoies ? J’ai failli dire « voussoient » c’est la même chose, sauf que ça fait prétentieux. « -Je vous.. te vouvoie… C’est que je ne me rappelle plus. »<br />
On s’était longtemps vouvoyés. C’était même enrageant, dans les vernissages ou des réunions du genre « lundi de la poésie » tout le monde la tutoyait et moi, dès que je dérapais dans le « tu » elle me lançait un regard courroucé ! Comme si les sœurs d’Anne ne voyaient rien venir !<br />
(Je ne suis pas le seul pour le flair infaillible sur la question de savoir qui est avec qui…)<br />
On se réhabitue vite aux personnes qui vous ont été chères… enfin, ceux qui, comme moi, n’ont pas de rancune. En amour, la faculté d’oubli est la plus belle des qualités. Mais sur quel prétexte nous étions-nous séparés ?</p>

<center><img alt="19de.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/19de.jpg" width="482" height="564" /></center>

<p>-Se réhabituer à Beatrix !... les après-midi de piscine, les frôlements et les jeux de son petit bassin. Sans les hauts talons – dans l’eau évidemment – elle était fort petite, mais si bien faite dans un maillot noir de compétition, que l’on aurait dit moulé sur elle. Et puis, elle nageait si bien… En crawl, on devinait juste la bouche et les deux rondeurs des fesses…<br />
-Au sortir des Galeries, avec un grand sac de vêtements griffés, c’était dangereux de l’aborder. Son avarice contrariait l’envie des vêtements doublés de soie. Elle avait toujours été d’une certaine élégance. C’était même ce qui m’avait séduit, quand je la vis pour la première fois sur l’estrade où elle glosait sur la jambe artificielle de l’amiral Nelson à des crétins qui n’en branlaient pas une. On aurait dit une hôtesse de l’air de l’ancienne Sabena. Oui, elle donnait dans le démodé chic, un art délicat… Enfin, c’est la réflexion que je fis. <br />
Béatrix n’avait pas trop changé : les yeux d’un bleu mauve surprenant, une peau lisse, des ongles faits et ce petit air sérieux et supérieur de maîtresse d’école dont elle ne se départait jamais, même dans les moments d’exaltations intimes. Je notai aussi le bruit de ses bracelets, car elle parlait avec les mains.<br />
Débouchant derrière nous, me tapant sur l’épaule, quelqu’un dont le mauvais état dentaire me fut longtemps familier sollicita ma mémoire olfactive. « Simon ! », le mari.<br />
Sans me retourner, je dis « - Simon ! », « -Richard ! » me répondit Simon. <br />
- C’était l’amitié gênante de Simon qui m’avait éloigné de Beatrix.  Il parlait sous le nez des gens, afin de ne rien perdre de ses suavités buccales, puisque l’autre les renvoyait par réflexe à l’interlocuteur pestilentiel… Je l’avais supporté pour l’amour de sa femme ! Comment était-ce possible qu’une femme aussi charmante, une poétesse de talent, pût dédicacer tous ses ouvrages à cette fourme humaine ?... de ces déferlantes amoureuses – texte incipit - à faire frémir de sexualité des corps de garde, que l’on sentait écrits, poitrine haletante, Mont-blanc à portée d’inspiration sur la tablette de nuit !...  moite, déjà, à se livrer… « Simon, mon amour !». Certes, lui n’avait pas changé. Mieux, il avait étoffé ses fragrances, d’une certaine manière, par des prolongements de chou empyreume, et un rien de gingembre… <br />
« Puisqu’on s’est retrouvé, on va fêter ça » dit-il, à deux doigts de ma bouche. Ce fut comme si j’en étais déjà au camembert !<br />
Et je fermai les yeux de peur qu’il ne postillonnât et que j’en supportasse la trajectoire !<br />
Beatrix se mit de la partie. Elle prenait un plaisir visible aux effluves. D’incertaine quant à l’avenir entre nous, elle passait - par sympathie pour son mari - à une réhabilitation de nos instincts, prolégomènes aux effusions préphalliques asymptotes, à l’hôtel des « Affaires cessantes », entourés des bouquets de roses de la tapisserie ! <br />
Nous nous quittâmes après des embrassades de Simon qui me mirent au supplice. Nous jurâmes de nous revoir. Dans l’émotion des adieux, j’omis de passer à Beatrix mon nouveau numéro de téléphone, griffonné sur la serviette quand je lâchai sa cuisse sous la table du restaurant. C’est parfois délicat d’être l’intime d’un ménage.<br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>Un premier mai bidon !</title>
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    <published>2008-05-01T23:10:30Z</published>
    <updated>2008-05-02T22:46:56Z</updated>
    
    <summary>Si le communisme est l’avatar du capitalisme, c’est dans cette forme « dégénérée » qu’il conviendrait aujourd’hui de chercher le salut de l’humanité. Le capitalisme quoique universel ne peut plus conduire à une politique humaniste dans la perspective d’un monde...</summary>
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        <name>Richard III Duc de Gloucester</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.richard3.com/">
        <![CDATA[<p>Si le communisme est l’avatar du capitalisme, c’est dans cette forme « dégénérée » qu’il conviendrait aujourd’hui de chercher le salut de l’humanité. <br />
Le capitalisme quoique universel ne peut plus conduire à une politique humaniste dans la perspective d’un monde futur où il faudra nourrir 7, voire 10 milliards d’hommes.<br />
Le moteur de ce système est l’individualisme poussé jusqu’à l’égoïsme. Qui ne voit les guerres terribles qui sont en perspective prochaine dans un monde où seuls les prédateurs survivront ?<br />
Le communisme peut atténuer les conflits et partager ce qui est partageable entre les hommes.<br />
Ce n’est pas si simple, évidemment, parmi les problèmes qui nous assailleraient, il resterait à régler la question essentielle du profit afin de motiver l’humanité au travail, puisque celle-ci a pris ce chemin. <br />
Les tentatives de « communisation » n’ont pas résisté à l’absence de motivation matérielle et leur remplacement par des appels au civisme et à la morale de groupe ont toujours échoué.<br />
Pourtant, le travail comme il est pratiqué est loin de faire l’unanimité.<br />
C’est que le travail comme on le conçoit de nos jours a des motivations d'intérêt technique et de profit suffisant, pour un nombre peu élevé d’individus, alors qu'il est une pénible corvée pour tous les autres. Les impératifs de production et de morcellement des tâches entrent pour beaucoup dans cette dépréciation.<br />
Il y a dans l’entraînement des populations à « aimer le travail » une hypocrisie fatale qui pousse les gens à croire tous les bobards que disent les autorités.<br />
Réhabiliter le travail manuel par rapport au travail intellectuel est une première et essentielle tâche. Elle ne peut se faire que dans un autre système que celui de Didier Reynders.<br />
Le communisme dans son principe égalitaire est la seule organisation possible dans le futur.<br />
Son installation trop rapide en 17 n’a pas permis une réflexion générale d’ordre pratique.</p>

<center><img alt="3355b.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/3355b.jpg" width="488" height="538" /></center>

<p>Dans les années vingt et par la suite, la comparaison avec le capitalisme ne pouvait pas tomber au plus mauvais moment, tant les potentialités et l’exploitation des peuples par le colonialisme avaient encore de belles années. Les peuples occidentaux avaient vu immédiatement le côté lucratif dans les relations qu’ils pouvaient avoir avec les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud, des relations de maître à esclave…<br />
Le communisme, soutenu lors de cette période d’apprentissage par les seuls exploités conscients de l’être et une poignée d’intellectuels, violemment attaqué par ceux qui avaient intérêt à sa disparition rapide, n’était viable que par une prise de conscience générale. Ce qui ne fut pas le cas.<br />
Ainsi, le capitalisme forma deux générations au moins d’adversaires résolus d’un système qui ne pouvait que sombrer dans le despotisme d’une nomenklatura dévoyée.<br />
De nos jours, après l’effondrement de l’URSS, la gauche socialiste s’est installée sans concurrence dans un accompagnement servile du capitalisme. Il faudra du temps aux vraies formations de gauche pour revenir à une meilleure place afin d’agir pleinement à la sauvegarde des peuples. <br />
Le temps joue pour le communisme. Certaines modifications politiques peuvent se produire assez vite. On assiste de par le monde aux premières grandes famines dues aux phénomènes naturels et à la spéculation propre au désordre capitaliste. La rareté progressive des produits essentiels va conduire au reste.<br />
Il faudra donc choisir entre faire des guerres pour l’eau, le blé et le pétrole ou une organisation mondiale capable de régler les conflits en devenir, avant qu’ils n’éclatent. Ce qui sous-tendrait aussi d’aborder le problème démographique.<br />
Nous serons dans la nécessité de stopper l’accroissement exponentiel des populations pour des raisons évidentes. L’humanité court à sa perte entraînant avec elle, le vivant.<br />
Nous devrons recréer des zones vierges, si nous ne voulons pas disparaître avec les grands mammifères à qui nous disputons l’espace vital. <br />
Il serait opportun de réinstaller l’hypothèse communiste dans l’esprit des gens, c’est-à-dire montrer que les principes conformes à l’hypothèse communiste sont loin d’être impraticables ; qu’ils sont même les seuls qui permettraient d’arrêter les bains de sang qui se préparent.<br />
Après l’ironie des gens désignant les « cocos » dans un schéma de dérision issu de la guerre froide et de la propagande, il conviendrait de remettre tout à plat et de réfléchir à ce que l’on pourrait entreprendre de didactique, sans retomber dans les anciennes erreurs.<br />
Il y a urgence.<br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>Complexe et décomplexe…</title>
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    <id>tag:www.richard3.com,2008://1.1753</id>
    
    <published>2008-05-01T21:45:05Z</published>
    <updated>2008-05-01T09:01:39Z</updated>
    
    <summary>Emile Ajar (Romain Gary) le dit « Les pythons tombent dans la catégorie des mal aimés ». C’est incontestable. Les gens qui sont aimés par tout le monde, peuvent aussi ne se sentir aimés par personne. Marilyn est morte en...</summary>
    <author>
        <name>Richard III Duc de Gloucester</name>
        
    </author>
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.richard3.com/">
        <![CDATA[<p>Emile Ajar (Romain Gary) le dit « Les pythons tombent dans la catégorie des mal aimés ». C’est incontestable. Les gens qui sont aimés par tout le monde, peuvent aussi ne se sentir aimés par personne. Marilyn est morte en solitaire, alors que beaucoup de types seraient morts de joie en lui tenant cinq secondes le bas de la robe.<br />
On a déjà vu des géants qui respirent la force se sentir tout petits devant un nain. La force ce n’est pas tant d’avoir des muscles, que d’avoir du caractère. Or, avoir du caractère, ce n’est pas donné à tout le monde. Même les banquiers manquent parfois de caractère. Ils craquent pour une légère blessure en se rasant, ou s’effondrent devant une bonne intransigeante.<br />
Les prêtres doivent se sentir bien mal aimés, en tout cas moins aimés que Celui pour lesquels on vient les voir. Ils sont là, bien en chair, certains fort présentables, pourtant tout de suite l’ouaille tourne les yeux vers le christ pendu sur le trumeau de la cheminée ! <br />
On tient pour rien qu’ils se soient sacrifiés pour l’Autre. A peine les a-t-on distingués en tant qu’hommes. Etonnons-nous après cela qu’ils se ruent sur la servante d’un certain âge.<br />
C’est une concurrence déloyale, puisque l’Autre, on ne le voit pratiquement jamais ! Il se laisse deviner et c’est suffisant ! C’est un comble pour un curé encore jeune et sensible aux regards enveloppants des pécheresses, qui fait tout ce qu’il peut pour se faire remarquer. Ah ! on ne le prierait pas deux fois…<br />
Ces braves curés voudraient dire à ces distraites, que Dieu ne comble pas en ce bas monde. Et en attendant de l’être dans l’autre, il n’y a rien de plus naturel qu’un besoin satisfait. <br />
Quoi de plus obstiné qu’une croyante pour sa croyance !...<br />
La bêtise n’est-elle pas de la sentimentalité faite de superstition et de fanatisme ? Auquel cas, elle serait du côté de la foi et de la ferveur religieuse. Voyez comme le sacerdoce tourne court en politique. Pourquoi pas en religion aussi ?</p>

<center><img alt="108a.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/108a.jpg" width="450" height="338" /></center>

<p>Plus le sujet de croire est mince, plus il est fort. <br />
Ailleurs, plus le sujet est gros, moins il est pris au sérieux, suscitant parfois des drames épouvantables d’incompréhension.<br />
Les hommes qui s’égaillent sans amour, ne peuvent que s’aimer. <br />
Ce sont ceux qui reçoivent le plus d’amour des autres qui s’aiment le plus, affolant d’autant celles et ceux qui les aiment, puisqu’ils et elles passeront toujours en second.<br />
Le ridicule serait de s’étreindre soi-même, en attendant que quelqu’un d’autre veuille bien se pencher sur la question.<br />
Mais non. Les plus sollicités qui ne savent où donner de la tête et du reste, ne peuvent satisfaire à  la demande d’étreintes ! <br />
Quand on observe bien le va et vient des sentiments et des personnes, s’acquiert la conviction qu’un détail cloche sur chaque mal aimé : là, une moustache trop tombante, ici un malaise lié au regard… alors que le sollicité, c’est le contraire, il a toujours quelque chose en trop : une silhouette longiligne, une profusion de gestes, un amour immodéré de soi.<br />
L’observatrice des manques et des pléthores ne voit qu’une chose : la rareté. Celui qui plaît est trop rapidement circonvenu par des rivales. C’est comme un appartement à loué dans un lieu convoité par beaucoup. Il faut dire oui tout de suite.<br />
Côté pile, celui des manques, pour convoiter il faudrait qu’il soit achalandé de belles passantes. Or, il n’y a personne. C’est souvent par la déception de n’avoir pas su saisir la chance à temps là où il y a pléthore, qu’une ou l’autre attardée se résigne à prendre côté pile un type dont elle voit instantanément les défauts. Ensuite, c’est une question d’habitude. Elle ne les voit plus… sauf si ce n’est pas une résignée qui attend l’opportunité de reprendre sa place dans le trafic.<br />
L’écrivain est mal placé pour se ranger dans l’une ou l’autre catégorie. Dans la brillante, il ne ferait pas preuve d’humilité. Dans l’autre, on le prendrait volontiers pour un dépendant affectif définitif.<br />
Vaste débat intérieur, qui, chez l’écrivain, lui permet d’écrire quelques belles pages - ceci évidemment ne pouvant être pris en aucune façon comme une manière de consolation. <br />
Les plus complexés restent donc les prêtres qui conservent la foi. Les prêtres qui n’ont plus la foi restent plus aisément bien dans leur peau !<br />
Mais quelle est donc cette morale ? <br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>Daerden et Sarko, têtes de gondoles.</title>
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    <published>2008-04-30T22:16:37Z</published>
    <updated>2008-04-29T22:23:41Z</updated>
    
    <summary>Les récentes festivités du Standard ont montré que le Belge n’a pas eu la même réaction que le Français devant la pipolarisation des personnages de l’Etat. Sarkozy plonge dans les sondages. Michel Daerden voit au contraire sa cote de popularité...</summary>
    <author>
        <name>Richard III Duc de Gloucester</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.richard3.com/">
        <![CDATA[<p>Les récentes festivités du Standard ont montré que le Belge n’a pas eu la même réaction que le Français devant la pipolarisation des personnages de l’Etat.<br />
Sarkozy plonge dans les sondages. Michel Daerden voit au contraire sa cote de popularité progresser.<br />
L’idée que l’on se fait de la fonction publique n’est pas la même en Belgique qu’à Paris.<br />
Aurions-nous plus d’indulgence pour les politiciens exhibitionnistes que l’électeur français ?<br />
A vrai dire, Sarko a mis en scène sa vie amoureuse, Daerden son imprégnation alcoolique. Serions-nous pudibonds et gaiement intempérants ? Un peu comme les Chtis dans le film de Dany Boon ?<br />
Si Daerden nous eût parlé de ses relations féminines, aurait-il plu autant ?<br />
Sensible au drame humain,  la dramaturgie obsessionnelle du bien public ne souffre pas d’exception. La pipolarisation des hommes d’Etat attente au sérieux et à la grandeur de la politique. L’électeur attend que l’élu mette entre parenthèse sa vie intime pendant l’exercice de son mandat. <br />
Les hommes publics avaient résisté jusque là à la tentation de se donner en spectacle, comme des vedettes de la télévision. Il en cuisait à celui qui, parfois à son corps défendant, voyait les projecteurs braqués sur sa vie privée. Ce ne sont pas les erreurs politiques qui ont terni le parcours de Wilfried Martens, mais le fait-divers de son divorce. L’ego transcendantal se camouflait tant bien que mal sous le zèle du bien général.<br />
Aujourd’hui, alors que Sarkozy se répand dans un parc d’attraction avec une chanteuse, afin d’officialiser sa liaison, c’est dans les tribunes du Standard qu’un ministre régional bégaie sa joie et embrasse tout qui est à sa portée, hagard, titubant et complètement beurré, pour quelques jours plus tard, expliquer devant les caméras de Canal + que les gens l’aiment, parce qu’il est comme ça, nature. Comme si être ivre était un ajout à des qualités !<br />
Sa popularité aurait été plus grande encore, s’il avait eu la bonne idée – ou l’irrépressible besoin - de vomir sous l’œil des caméras !<br />
Un citoyen lambda d’esprit critique trouverait étrange qu’un ministre régional choisisse les tribunes du Standard pour s’exprimer. Car toute manifestation verbale d’un ministre est politique.<br />
Ce n’est plus si étrange depuis l’ouverture des pouvoirs publics aux affaires privées. La confusion est telle, que les élus les conglomèrent. Rudy Demotte ne fait-il pas de la représentation commerciale auprès des entrepreneurs, comme on a pu le voir récemment devant des industriels flamands ?  </p>

<center><img alt="105ab.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/105ab.jpg" width="396" height="436" /></center>

<p>Cette nouvelle exhibition du moi n’est peut-être pas si innocente qu’on le croit. Si la France ne pardonne pas, la Wallonie n’en est pas  là, parce qu’elle n’a pas encore compris que l’usage des tribunes du Standard pouvait être une adroite manière de se faire voir de l’opinion. <br />
A la suite de l’abaissement général de nos pays décadents, les hommes d’Etat s’adaptent, sinon ils disparaissent.<br />
Daerden fait mieux que s’adapter, il anticipe sur ce que la politique sera demain : un show, dont il vaut mieux être le pitre que l’accessoiriste.<br />
Nous aimons plus les vantardises, les démonstrations intempestives, bref l’état d’ébriété que l’état intelligent.<br />
C’est que l’état intelligent voisine avec la cuistrerie. Quand on voit un certain sérieux, il y a des appels d’air qui s’imposent. On en arrive à souhaiter que Francis Delpérée fasse un pet au milieu de ses démonstrations.<br />
Est-ce pour autant souhaiter les clowns aux professeurs ? Les jongleurs aux comptables ?<br />
Quant aux tribulations sentimentales plus en actualité en France qu’en Belgique, Sarkozy et Royal n’ont pas coupé à la pipolarisation, plutôt voulue par l’un et acceptée par l’autre avec un certain fatalisme.<br />
Je crois qu’en Belgique, les réactions du public pour un ministre d’un sentimentalisme exubérant  eussent été les mêmes, en vertu d’un fond de romantisme qui nous est resté. Nous distinguons toujours le sentiment amoureux comme plus intime que l’exposition de certains défauts qui passent pour « aimables » et consensuels. L’amour en politique des hommes et des femmes ne s’exportent pas encore du côté des paillettes et des strass. <br />
Mais il n’est pas trop tard pour voir un jour des hommes ou des femmes montrer leur cul au public ravi, en vertu du principe que parfois le dépouillement précède le vote.<br />
Que les voyeurs patientent. On n’en est pas loin.<br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>Les bouchons de radiateur du Régime.</title>
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    <published>2008-04-29T22:31:03Z</published>
    <updated>2008-04-29T08:18:20Z</updated>
    
    <summary>Sarko prend des mesures, Leterme en a prises le 23 mars. Il espère rester jusqu’en juin. L’Europe ploie sous les chefs qui prennent des mesures !... La première d’entre elles, consiste à nous mettre en condition de culpabilité ! Voilà...</summary>
    <author>
        <name>Richard III Duc de Gloucester</name>
        
    </author>
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.richard3.com/">
        <![CDATA[<p>Sarko prend des mesures, Leterme en a prises le 23 mars. Il espère rester jusqu’en juin. <br />
L’Europe ploie sous les chefs qui prennent des mesures !...<br />
La première d’entre elles, consiste à nous mettre en condition de culpabilité !<br />
Voilà des siècles que ça dure, plein berzingue, tout azimut, l’inflation des élites oblige. <br />
Les chefs n’aiment pas que nous nous sentions innocents ! Ils veulent nous impliquer, non par souci de démocratie, c’est leur moindre préoccupation, mais pour que nous assumions leurs erreurs. Comme si nous les avions commises  Une raison à cela, outre leur ego, ils seraient incapables de réparer les dommages qui se montent parfois à plusieurs centaines de millions d’euros ! Alors, ils nous culpabilisent.  <br />
A la fin, nous nous rangeons à leur avis. Les gens qui nous dirigent doivent être, plus brillants, plus intelligents, plus capables que nous. Ils détiennent le savoir, donc ils ont raison et nous aurions tort de nous croire innocents.<br />
Nous sommes coupables d’être des imbéciles !<br />
Voyez où vont les compétences aujourd’hui. Etre vraiment intelligent ne sert pratiquement plus à rien. Il faut être polyglotte. C’est tout. Vous dites une chose en français, on réplique en yddish. Vous devinez que le type vient d’Anvers et vous lui répondez en flamand. Que demande le  pouvoir aujourd’hui ?... des professeurs de langue !  <br />
Voyez comme Chastel est pris pour un con, parce qu’il baragouine l’anglais et qu’il massacre le flamand ! Quoique, il le soit pour autre chose…<br />
C’est ainsi que Gros Loulou passe pour une encyclopédie !...<br />
Donc, la culpabilité nous place en état d’infériorité : recevoir des ordres et y obéir, quand bien même nous parlerions dix langues. Les Flamands ce n’est pas pareil. Ils ont beau nous écorcher les oreilles dans un français douteux, personne n’oserait leur dire, comme à Chastel, qu’ils sont grotesques. Ils passent pour des phénix linguistiques, parce qu’ils détiennent la majorité et qu’ils ont toujours raison. <br />
Pour lors, nous aurions tort de nous rebeller, tant ils savent qu’il faudrait que tout le monde se fâche en même temps, pour que cela ait l’air de quelque chose. <br />
Et malheur à qui se rebelle quand tous sont coupables ! L’Autorité l’aura tôt désigné comme criminel. L’Autorité aime être injuste. Elle étale ainsi son pouvoir aux yeux de tous.</p>

<center><img alt="000001.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/000001.jpg" width="485" height="868" /></center>

<p>S’il s’agissait pour le citoyen de montrer qu’il existe, pensez-vous qu’il accepterait d’être un chômeur qu’on raye du chômage, d’être victime des TVA et autres petites saloperies que l’on inventent entre amis pour que le citoyen porte sans faiblir le chef sur le dos, afin de traverser le gué, de sorte que son fardeau ait les pieds au sec ?  <br />
Il se débattrait, se rebellerait, enverrait son député et son patron se faire voir… croyez-vous qu’il accepterait qu’on délocalise une usine qui ne rapporte pas assez ? Qu’il paierait sans rechigner ses ministres nombreux et variés de ses quatre ou cinq gouvernements, des députés et des sénateurs, des hauts fonctionnaires et tout le reste ? Qu’il travaillerait plus pour gagner moins ? Que les moins chanceux, tout en produisant plus qu’hier, se trouvassent dans la misère aujourd’hui ?<br />
Au nom de quel principe ? De la démocratie ? Sans blague… au nom de sa soumission et de sa peur de l’Autorité, et rien d’autre.<br />
Et surtout pas de la real politique, qui - traduite du volapuk de nos économistes - signifie que depuis la mondialisation, plus rien ne sert à rien devant la toute puissance ultime de la finance internationale. <br />
L’accusation étoffe la culpabilité de l'homme démuni. Elle imprègne les consciences. Elle a repris à son compte l’histoire du péché originel de la catholicité moribonde. <br />
Nous sommes tous coupables d’être nés, de vieillir, d’être Arabes, Juifs ou Belges, d’être venus trop tôt, trop tard, de manger, de boire, bientôt de baiser, vu la démographie galopante..<br />
Les purs, la race élue, ce n’est pas le citoyen. <br />
Ce qui fait la Rolls-Royce, ce n’est pas la voiture, c’est son bouchon de radiateur.  <br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>Enlevons la statue de Destenay !</title>
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    <published>2008-04-28T22:19:10Z</published>
    <updated>2008-04-27T22:20:22Z</updated>
    
    <summary>Le président du MR, Didier Reynders, s’est souvenu qu’à l’occasion il est de Liège. Ça lui arrive quand il change de casquette devant la glace du matin afin de savoir celle qu’il va assortir avec le costume, et puis, il...</summary>
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        <name>Richard III Duc de Gloucester</name>
        
    </author>
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.richard3.com/">
        <![CDATA[<p>Le président du MR, Didier Reynders, s’est souvenu qu’à l’occasion il est de Liège. Ça lui arrive quand il change de casquette devant la glace du matin afin de savoir celle qu’il va assortir avec le costume, et puis, il y aussi les revenus et traitements que ses missions sur Liège lui ont rapporté et qu’il doit surveiller du coin de l’œil, comme tout le reste. Question de standing…<br />
On se souvient qu’aux dernières communales, il avait anticipé les résultats et qu’il se voyait bourgmestre à coup sûr. C’était sans compter sur l’électeur. Son maïorat rentré lui est resté sur le cœur. <br />
Il remet les fers au feu entre deux élections, afin d’avoir suffisamment d’avance pour une meilleure chance de ceindre l’écharpe le moment venu. C’est ainsi qu’il a lancé des cartons d’invitation à tous les ministres liégeois afin de parler des dossiers essentiels de la principauté, en oubliant d’inviter le bourgmestre Demeyer, comme par hasard.<br />
Selon une tradition libérale, l’important n’est pas d’ouvrir les dossiers chauds, mais de faire autour de sa personne le plus de battage possible. <br />
Les voix ne s’acquièrent pas au dernier moment. Et entre le choix des électeurs et le moment de passer à la caisse pour la rétribution du mandat obtenu, il y a parfois des périodes de vaches maigres.<br />
Bien entendu, hormis Demeyer, les Daerden (PS), Marcourt (PS) et Simonet (cdH), et peut-être Javaux pour Ecolo, sont les bienvenus, à condition qu’ils posent pour la photo de famille, le futur bourgmestre Reynders au centre, bien entendu.<br />
L’idéal serait l’escalier de la Violette avec le perron en toile de fond.<br />
Sait-on jamais, cela pourrait lui faire une bonne affiche pour les prochaines élections.<br />
Reynders a pris très à cœur l’œcuménisme sarkozyen. Il veut bien flirter avec tout le monde, sauf avec ses concurrents directs qui pourraient lui faire de l’ombre, et à condition qu’ils épousent ses thèses libérales. Il a commencé avec les Ecolos. C’est un succès. Javaux a enfin trouvé quelqu’un qui le prend au sérieux.<br />
Concernant cette allergie affichée du bourgmestre en titre, Didier de Liège a la réponse toute faite.<br />
 “ Certes Willy Demeyer peut décider pour la Ville de Liège, mais celle-ci n'a pas d'argent. Je préfère donc avancer avec des ministres qui ont les moyens de le faire. ”<br />
C’est déjà foutu pour la suite, car même désargenté, c’est quand même le bourgmestre qui décide des priorités et des choix de la Ville.</p>

<center><img alt="72abcde.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/72abcde.jpg" width="450" height="300" /></center>

<p>Et l’homme qui a la réputation d’ouvrir les boîtes de Pilchard rien qu’avec ses dents, de poursuivre : “ Il ne se passe plus rien à Liège (...) Les conseils communaux sont devenus mornes, il n'y a plus aucun débat de fond. La dette, les Guillemins, la mobilité... Tous ces sujets sont traités ailleurs. ”<br />
Enfin, vice rédhibitoire, Demeyer n'assiste jamais à un match du Standard, sauf le jour du sacre l’autre dimanche, dans la confrontation avec Anderlecht.<br />
C’est tout l’homme, cette réflexion de Reynders. Du coup, pour moi, Demeyer devient sympathique. Et je ne me vois pas bien driver par ce libéral de Reynders, foireux et agressif, qui au lieu de bosser, se déguise en supporter pour faire croire qu’il est sportif.<br />
Eh bon sang ! si les socialistes ne font guère des efforts pour Liège et Charleroi, la faute en est principalement à l’homme de Mons qui depuis son accession au trône n’a de cesse de diminuer l’importance de la représentation des deux plus grandes villes de Wallonie dans les noyaux directeurs du PS et dans les gouvernements régionaux et fédéraux au profit de la Région du Centre et de la ville de Mons qu’il affectionne tant. <br />
Quant à l’exemple libéral, si la ville a été dévastée en son centre pendant trente ans, la faute en incombe à l’initiateur des grands travaux cauchemardesques : Maurice Destenay ! A ce propos, pendant le règne du bétonneur, on a pu voir une maquette qui a trôné longtemps dans la grande salle du rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville et qui représentait le devenir façon Manhattan de la place Saint-lambert et des environs. Cette folie ne s’est jamais réalisée, heureusement ! <br />
Qu’est devenu ce document accablant, ce délire libéral ?<br />
Si j’étais Demeyer, j’essayerais de mettre la main dessus afin de montrer aux citadins à quoi ils ont échappé.<br />
Alors, quand Reynders fait le paon sur les réalisations libérales à Liège, qu’il soit un peu modeste. <br />
Ne conviendrait-il pas de déboulonner la statue de Destenay ? Ce serait un préalable à toute discussion sur le devenir de Liège. <br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>Thomson et Le Pen.</title>
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    <published>2008-04-27T22:03:28Z</published>
    <updated>2008-04-27T09:27:13Z</updated>
    
    <summary>Jean-Marie Le Pen ne manque pas de suite dans les idées. 17 ans après sa condamnation pour sa déclaration que les chambres à gaz, « sont un point de détail de l’histoire », voilà qu’il remet ça dans une interview...</summary>
    <author>
        <name>Richard III Duc de Gloucester</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.richard3.com/">
        <![CDATA[<p>Jean-Marie Le Pen ne manque pas de suite dans les idées. 17 ans après sa condamnation pour sa déclaration que les chambres à gaz, « sont un point de détail de l’histoire », voilà qu’il remet ça dans une interview à un journal breton.</p>

<center><img alt="56abc.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/56abc.jpg" width="350" height="452" /></center>

<p>Aujourd’hui, les choses ont bien changé et cet homme de 80 ans à l’air plus pitoyable que dangereux. Il espère encore attiré l’attention par une poursuite en justice qui le remettrait en selle. Car on en est là. Cette loi, dont le but est d’empêcher à dire tout haut ce que les cons et les malhonnêtes pensent tout bas, se réduit ainsi à l’aune commune de la connerie militante. <br />
La Justice se donne parfois des airs aussi fascistes que ceux qu’elle poursuit. <br />
A moins que, faisant preuve d’intelligence, les magistrats chargés de l’appliquer laissent dans la confidentialité d’un journal breton, les élucubrations de ce vieux récidiviste !<br />
Car, le Front national est politiquement mort et ce serait bien de n’en point trop parler.<br />
Flaubert lors de son voyage en Egypte se rendit à la colonne de Pompée près d’Alexandrie. Quelle ne fut pas sa stupéfaction de voir gravée en lettres énormes au bas du monument la signature d’un touriste du nom de « Thomson » !<br />
Dans sa correspondance à Louise Colet, il évoque la présence têtue de ce graffiti. « Que pouvait-il y avoir de plus énorme que la bêtise sublime consistant à graver son nom en lettres immenses sur la colonne de Pompée », écrit Avita Ronel (1) ?<br />
Flaubert saisi par cette horreur, confond le monument et l’acte imbécile, au point d’envisager d’écourter son voyage. Il pense trop à ce Thomson qui le hante de sa bêtise, comme on serait hanté de la sotte présence d’un tagger aujourd’hui. Le plaisir de la découverte des ruines antiques est rompu. Et c’est ainsi par le truchement de ce grand écrivain que Thomson, triste maniaque du surmoi, entra dans nos esprits par la petite porte d’un autre monument : celui de la Correspondance de l’écrivain.<br />
Ne faisons pas de Jean-marie Le Pen un nouveau Thomson.<br />
Dans l’interview au journal breton, revenant sur sa condamnation de mars 1991, Le Pen persiste avec le seul argument qui l’écarte du fond «  Est-ce un pays de liberté où une phrase, si contestable soit-elle, et prononcée par un homme public, mérite 150 millions d’amende, et la mise à l’index de l’individu, et de son parti ?. » Force est de reconnaître qu’il a raison et que cette Loi aussi stupide que les propos négationnistes sur la question des camps du 3me Reich, ne grandit pas la démocratie et jette le trouble dans les consciences et brouille le sens de la liberté d’expression, sinon qu’apparaît le doute qu’elle n’est pas la même pour tous.<br />
Il est dangereux pour les tenants de la liberté d’en énoncer les principes en même temps d’en limiter les effets, même si cette limitation clôt le bec à des malfaisants et à des esprits peu éclairés.<br />
Qui peut se déclarer propriétaire de la vérité et d’en établir les règles, dont la principale serait de rogner les ailes des canards suspects ?<br />
Les graffitis qui souillent les façades dans la cité peuvent disparaître par des moyens mécaniques. Seule la conscience collective efface ceux de la mémoire.</p>

<p>----<br />
1. Avita Ronel, Stupidity, in Edit.Stock, Collection Essais Points, traduit de l’anglais par Céline Surprenant, avril 2008. <br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>Un traité va-t-en-guerre.</title>
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    <published>2008-04-26T22:37:49Z</published>
    <updated>2008-04-26T08:24:00Z</updated>
    
    <summary> Au-dessus de l’électeur, complètement autonome de la population sauf durant les trois semaines précédent une élection, il y a le staff des représentants de la Nation imbriqué dans trente six pouvoirs locaux, provinciaux, régionaux et fédéraux, plus celui de...</summary>
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        <name>Richard III Duc de Gloucester</name>
        
    </author>
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.richard3.com/">
        <![CDATA[<p> Au-dessus de l’électeur, complètement autonome de la population sauf durant les trois semaines précédent une élection, il y a le staff des représentants de la Nation imbriqué dans trente six pouvoirs locaux, provinciaux, régionaux et fédéraux, plus celui de l’Europe où cette représentation se dilue dans les Etats de l’Union. <br />
Enfin, chapeautant cet édifice que Monsieur Delpérée trouve d’une grande limpidité, il y a l’OTAN dominé par la puissance américaine.<br />
C’est donc toujours bien le président des Etats-Unis, le patron de tout en dernier recours.  <br />
L’OTAN, on n’en parle presque plus puisque sa vocation initiale était de tenir en respect une vague rouge qui s’est effondrée avec la chute de l’URSS, seulement, comme il n’y a rien de plus difficile à dissoudre qu’une organisation militaire, 20 ans après tous les dangers, l’OTAN existe toujours. <br />
Alors, il a bien fallu lui trouver une raison d’être.<br />
Ce n’est pas difficile dans un monde aussi baroque, alors que les pays musulmans bouillonnent dans des situations religieuses que nous connûmes au Moyen-Âge, et une Chine inquiétante…<br />
Si les périls ne manquent pas, l’OTAN en s’adaptant a perdu sa fonction initiale qui était l’anticommunisme pour toutes sortes de tâches, dont une qui n’est pas la moindre est de veiller aux intérêts économiques du monde Occidental. <br />
On oublie en Europe, que l’OTAN est une force intercontinentale qui empêche la naissance d'une armée à commandement européen unique des Etats membres. Ce ne sont pas les quelques bataillons mixtes franco-allemands qui en constitueraient l’embryon.<br />
Ce n’est pas pour rien que les USA sont hostiles à une force européenne dissociée de l’OTAN.<br />
La situation aujourd’hui n’est pas claire quant au pouvoir de décision qui reste à la Belgique de faire ou de ne pas faire la guerre à un éventuel pays hostile. <br />
L’article 27 du Traité est explicite : "l'Union européenne pourra avoir recours à une capacité opérationnelle s'appuyant sur des moyens civils et militaires dans les missions en dehors de l'Union afin d'assurer le maintien de la paix, la prévention des conflits et le renforcement de la sécurité internationale". </p>

<center><img alt="17ae.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/17ae.jpg" width="450" height="360" /></center>

<p>C’est ainsi que dorénavant nous pouvons être embarqués dans des guerres qui ne nous plairaient pas, par la seule volonté d’un Etat-major dont le commandement est indépendant de nous. <br />
La Belgique s'est enfoncée dans la guerre en Afghanistan, dont personne ne voit l’issue. Yves Leterme a confirmé, à Bucarest, l'engagement "à long terme" de la Belgique, dans ce conflit. Nicolas Sarkozy vient de justifier devant des journalistes le renforcement du contingent français.<br />
Cette force de l’OTAN n’est pas à confondre avec celle que les Nations Unies utilisent dans certains cas. L’OTAN mieux structurée est bien supérieure à tout ce que l’ONU pourrait mobiliser. <br />
La Belgique abrite le quartier général de l’OTAN et sert de base de stationnement à l’arme nucléaire américaine. En violation du Traité de non prolifération,  sur la base aérienne de Kleine Brogel, sont ainsi stationnées 20 bombes atomiques B61 pouvant être transportées jusqu'à leur cible par des F16 belges en cas de conflit. (Journal Le SOIR)<br />
Le Droit international est violé, le Droit belge aussi.<br />
Qui s’en préoccupe parmi les ploucs qui nous représentent dans les hautes instances de l’Europe ?<br />
Personne ! <br />
C’est d’autant plus grave que la candidate à la Maison blanche Hillary Clinton a déclaré dans un de ses meetings qu’elle n’hésiterait pas d’user de l’arme atomique sur l’Iran, si ce pays attaquait Israël.<br />
Le Traité de Lisbonne que les parlementaires ont signé « entre eux » nous engage militairement dans ce qui pourrait être une escalade et une guerre atomique.<br />
Et si nos F 16 larguait la bombe atomique sur l’Iran, on voit de quelle principale manière nous serions impliqués dans ce genre de conflit.<br />
Les Parlements régionaux et communautaires doivent encore ratifier le Traité de Lisbonne sans passer par le vote citoyen par référendum en Belgique. Il ne reste plus que l’Irlande qui consulte par voie populaire qui pourrait renvoyer la copie. <br />
Ce serait bien que ce petit pays montre l’exemple et le refuse, alors que la gauche et les socialistes en tête se sont couchés chez nous devant les exigences de la droite en matière de défense, la gauche s’était déjà couchée en matière sociale auparavant, décidément, ça devient une habitude…<br />
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