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      <title>My Kingdom For A Blog</title>
      <link>http://www.richard3.com/</link>
      <description>Petite chronique d’ambition, d’argent, de sexe et de religion dans une société que – faute d’autres mots – on appelle démocratie et dans laquelle 10% de salauds font la leçon à 90% d’imbéciles.</description>
      <language>fr</language>
      <copyright>Copyright 2008</copyright>
      <lastBuildDate>Tue, 13 May 2008 23:18:43 +0100</lastBuildDate>
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         <title>Il y a voyou et voyou !</title>
         <description><![CDATA[<p>Nous sommes dirigés par des délinquants ! <br />
Belle affirmation gratuite ?... pas si sûr… Et d’abord, qu’est-ce qu’un délinquant ?<br />
Le mot est vague. Il désigne au sens propre, celui qui commet un délit. <br />
Le délit est une infraction punie de Correctionnelle, lit-on dans le dictionnaire. Le Littré dans sa troisième définition du délit stipule que c’est un fait illicite qui cause du dommage à autrui avec intention de nuire. Ce fait constitue un simple délit civil.<br />
L’espace entre le licite et l’illicite est parfois de l’épaisseur d’une feuille d’un livre de Droit, et donc sujet à l’argumentaire. <br />
Les grands commis de l’Etat – comme on disait jadis - qui finissent en Correctionnelle ne sont pas représentatifs de nos élus. Ce sont des voyous qui se sont glissés avec habileté aux leviers de commande avec l’intention de voler le citoyen.<br />
C’est plus instructif et intéressant de s’attacher au destin de ceux que nous avons coutume d’estimer honnêtes, et qui pourtant ne le sont peut-être pas autant que nous les eussions voulus.<br />
Car se commettre à la confection des lois, c’est faire la part du juste et de l’injuste, surtout quand ces lois ont pour résultat d’appauvrir certains et enrichir d’autres. <br />
Ce ne serait pas trop grave, si certaines victimes ne mouraient pas de faim (non assistance à personne en danger) et/ou se suicidaient (complicité de meurtre sans intention de tuer).<br />
Attention, le délinquant politique n’est pas un homme d’Etat qui aurait eu la malchance d’avoir été évincé et qui serait poursuivi pour « des crimes d’idée », comme il était fréquent sous d’anciens Régimes. Sous nos climats il n’y a plus de délinquant de ce type. <br />
Il n’y a en Belgique que des délits d’opinion qui n’atteignent pas les roués qui les manipulent.<br />
Le grand public ignore la plupart des comportements délictueux de ceux qui nous gouvernent.<br />
Quand la presse relate que les revenus modestes sont gravement touchés par le système, les pauvres seraient bien venus de déposer plainte contre X. <br />
Les élus sont responsables au premier chef.</p>

<center><img alt="28abc.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/28abc.jpg" width="402" height="266" /></center>

<p>Ils s’interrogent sur les moyens juridiques d’amener les décideurs économiques à plus de retenue sur leurs salaires ; tandis qu’ils sont moins inquiets de la manière dont ils perçoivent des indemnités pour le travail qu’ils ne font pas ou qu’ils font mal ; enfin, ils se moquent des gens lorsqu’ils se font un triomphe d’augmenter les pensions et indemnités de 2 %.<br />
Grâce à la grande âme des libéraux, l’action recommandée consiste à des rappels à la modération et à la morale des citoyens de seconde zone.<br />
Je dis que cette attitude des parlementaires et des ministres est délictueuse, car elle hésite à trancher sur un vol permanent. C’est bien d’une complicité passive tendant à protéger des délinquants, par leur fuite des responsabilités.<br />
Un avocat pourrait plaider en droit devant une Cour correctionnelle.<br />
Il y a des précédents. 1789 n’était rien d’autre que ça, même si cette recherche de l’intégrité s’est terminée le Neuf Thermidor.<br />
Une condamnation pour une chose aussi grave et qui pousse à la misère des centaines de milliers de personne ferait l’effet d’une bombe.<br />
Bien sûr, l’affaire tournerait court du fait de l’immunité parlementaire, des chichis et des embarras que les procéduriers professionnels développeraient à coups d’attendus. Les délinquants regroupés sous le même dispositif et qui voteraient comme un seul homme pour la protection de leurs pairs, pourraient se voir non pas inculpés, mais condamnés par l’opinion publique pour association de malfaiteurs.<br />
Il est vraisemblable que l’accusateur deviendrait vite l’accusé par un tour de passe-passe dont les élites sont friands.<br />
Délire d’un fou ?<br />
Pas si simple.<br />
La politique a toujours laissé des gens sur le carreau. Un parti n’est pas un gang !<br />
Voire…<br />
Cette façon de voir la démocratie aurait l’avantage de rendre la parole aux citoyens, les mettrait enfin sur un pied d’égalité avec les assidus et les charlatans des tréteaux du système.<br />
On pourrait envisager une démocratie enfin sensible au plus grand nombre. <br />
Les qualités premières (mais oubliées) pour faire de la politique, intégrité et goût des autres, seraient fatales aux êtres vils,  plus ou moins acoquinés avec les multinationales, qu’obsèdent  la mondialisation et le superprofit.<br />
Enfin, le système libéral qui est le premier responsable de la misère générale se verrait désigné pour ce qu’il est, à savoir une organisation maffieuse au service d’intérêts particuliers. <br />
L’humain est-il « décrassable » ? C’est la grande question.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2008/05/il_y_a_voyou_et_voyou.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Tue, 13 May 2008 23:18:43 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Mais, qui veut la peau de Nicolas ?</title>
         <description><![CDATA[<p>En ce dimanche soir de Pentecôte, par ce beau temps, rien n’intéresse vraiment d’une actualité mourante, c’est le cas de le dire, sur les routes ensoleillées, même si c’est sous la lune, au volant d’une Porsche à trois heures du matin et seul. Les journaux sportifs se sont emparés de la chose avec la gourmandise de ceux qui n’auront plus rien dans l’assiette d’ici la rentrée footballistique. Il y a des chauffards qui se font incendier pour moins que ça. C’est partout pareil, on tape trois fois dans un ballon pour ramasser du fric à la pelle, on croit qu’on est un homme et que l’argent fait tout. Ce n’est pas le premier qui prend un platane dans le monde du ballon rond.<br />
On ne peut pas dire que les riches de naissance soient moins cons, ils ont surtout l’habitude. Ça rend prudent. <br />
Après la météo de Marie-Pierre Mouligneau – bon sang qu’elle a la poitrine basse cette saison ! – on zappe sur la castagne au Liban. Est-il possible de courir sous les balles – hors pelouse - par cette chaleur ! <br />
On jette un œil sur les programmes. La saison comme au football sent la fermeture. On a l’impression que c’est le câble qui nous couillonne, eh bien non, c’est RTL et RTBf…<br />
Ce midi, on avait eu droit aux gracieux des partis qui ont leurs chaises réservées à l’année sur nos deux chaînes. <br />
BHV, c’est comme Mai 68, ça commence à bien faire. Depuis le temps qu’on en parle de BHV, on pourrait jumeler les deux commémos. Daniel Cohn-Bendit nommé à Linkebeek, et les frères Van Rompuy à Crainhem et Wezembeek. <br />
Leterme semble n’avoir aucune solution, les autres non plus. Mais c’est lui qui va porter le chapeau.<br />
Moi, j’en ai une, je glisse sur une radio vranzaize.<br />
Europe n° 1 prévient les derniers auditeurs encore en ligne, sans doute à cause du ventilateur qui est à côté du récepteur : «  La reconquête de l'opinion décidée par Nicolas Sarkozy passe aussi par une pression accrue sur les médias. » <br />
Il n’est pas content, le bougre, il comptait sur les journalistes pour remonter sa cote de popularité, à défaut que cela soit sa politique, et que font-ils ? Ils désespèrent l’opinion ! <br />
Mais qui veut donc la peau de Nicolas Sarkozy ?<br />
Thierry Herzog, son avocat, réclame 45.000 euros de dommages et intérêts au Nouvel.Obs pour une information selon laquelle, une semaine avant son remariage avec Carla Bruni, le président de la République aurait proposé de reprendre la vie commune avec son ancienne épouse, Cécilia.<br />
45.000 euros, c’est pas terrible pour le gros modèle, mais une petite Porsche, c’est possible. On voit l’intention cachée de l’avocat, la nuit, un platane…<br />
C’est quand même une vieille info. Tout le système galope. Les gens courent après le fric, comme le travail n’intéresse plus vraiment, tout le monde fait la gueule, sauf les Flamands, les seuls d’Europe à vouloir travailler plus, certains pour acheter des Porsche, on voit où ça conduit… <br />
Demain, on pourra reparler sérieusement de BHV, du plan de Leterme, de l’alliance infernale CD&V/N-VA, des exigences flamandes, enfin de tout ce qui n’intéresse plus personne en Belgique, sauf ceux qui aiment faire perdre du temps aux autres.<br />
Et puis passons à autre chose. Quand nous serons deux pays avec les côtiers, tous les matches de foot – sauf les derby – seront des matches internationaux ! C’est chouette pour les fonds de caisse.<br />
C’est étrange, nous sommes à peine au mois de mai de 2008, et j’ai l’impression que l’année est déjà finie, enfin dans sa partie officielle, discours, calendrier, émotions, décès, etc. Les films que nous irons voir encore, les discussions infinies sur la philosophe contemporaine, jusqu’à nos feuilles d’impôt auront l’air de passer pour la seconde fois. Il ne valait pas la peine d’entamer 2008, si c’est pour faire comme en 2007…<br />
Les 300 mesures qui vont bouleverser la France n’auront jamais bouleversé que Jacques Attali. Mathilde n’aura pas son cinquième enfant cette année, à moins de l’avoir avant terme (il ne reste plus que huit mois en 2008).. </p>

<center><img alt="18eaf.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/18eaf.jpg" width="476" height="708" /></center>

<p>Enfin, la France qui chantait grâce à Pascal Sevran est en deuil de Charles Trenet, puisqu’il n’y avait plus que l’animateur qui ressuscitait régulièrement le chanteur swing de Montauban.<br />
La preuve que nous sommes fin 2008 : tout ce qui précède est prévu dans la revue de fin d’année !<br />
On signale juste que le village de Noël remettra en vente les invendus de 2007. C’était à prévoir puisque les invendus de 2007 venait du lot de 2006. Il n’y a pas de raison à changer de si bonnes habitudes.<br />
A moins que vous estimiez les trois dernières lignes superflues, c’était vraiment les seules informations d’ici la fin décembre. <br />
Tout autre événement serait un coup médiatique des journalistes et serait poursuivi par Nicolas Sarkozy. <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2008/05/mais_qui_veut_la_peau_de_nicol.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Mon, 12 May 2008 23:50:45 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>L’amour du joug par la peur d’être libre.</title>
         <description><![CDATA[<p>Dans un chapitre de l’Anthropologie, Kant évoque la situation de ceux dont la situation de faiblesse civique ne permet pas de se montrer tristes ou gais, et qui ne peuvent  plus courir le risque du moindre impair. <br />
C’est la situation dans laquelle  les négociateurs francophones de BHV se trouvent.<br />
On peut déduire de ce comportement de « finauderie » que les Wallons et les Bruxellois sont dans un état de dépendance comme le sont les minorités partout dans le monde.<br />
Il n’y a pas si longtemps, par exemple sous les gouvernements Maertens et Dehaen, beaucoup moins sous celui de Verhofstadt, il était réellement plus intelligent pour le plus faible, de ne pas être jugé tel ! <br />
Aujourd’hui, la faiblesse insigne ne peut plus se dissimuler. Reste le paravent ultime : la bêtise, derrière laquelle tentent de se rassembler les négociateurs francophones, comme le troupeau se rassemble à l’approche du loup.<br />
La bêtise endort la méfiance, en d’autres termes, elle désarme.<br />
On retrouve des bribes de cette dernière alternative dans certains rapports de dépendance ou les forces sont tellement inégales que le plus faible espère qu’on l’oubliera en se faisant passer pour plus bête qu’il n’est.<br />
L’Etat belge n’est plus gouvernable, parce que les relations entre la majorité et la minorité sont devenues simplement les rapports du maître et du serviteur.<br />
Lorsque Didier Reynders croit de bonne politique d’évoquer la faiblesse économique de la Wallonie par rapport à la prospérité de la Flandre, on sait bien qu’il vise le plan Marshall et le flop du Génie de Mons. Plus il noircit le tableau, plus les électeurs voteront libéral, croit-il. Peut-être bien aurait-il raison s’il n’y avait une Flandre attentive à nos faux pas, qui s’en approprie le trébuchement par des comparaisons qui nous enfoncent davantage. A ce niveau, Reynders entre dans un rôle d’incivique qui abaisse la Wallonie en même temps qu’il s’abaisse.<br />
Il n’y a pas de comparaison possible entre majorité et minorité, sinon que celle-ci en voulant copier celle-là perd son âme et sa liberté.<br />
Il n’y a pas un seul Wallon lucide qui voudrait « réussir » à la flamande !<br />
 Abandonner la manière « bête » pour la manière « intelligente » n’est pas bonne non plus, toujours dans le cadre d’un assujettissement à plus fort que soi.</p>

<center><img alt="27d4.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/27d4.jpg" width="471" height="788" /></center>

<p>L’intelligence présente un risque pour le faible, elle n’est appréciée du fort qu’à la condition d’être associée à un grand dévouement. Il n’est plus possible d’être à parité avec les Flamands, ceux-ci nous trouveraient insolents et immodestes. C’est ainsi qu’ils considèrent les thèses séparatistes de quelques francophones. Il n’est pas question pour eux d’imaginer une seconde un grand Bruxelles !<br />
L’intelligence du plus faible  attente directement à l’intelligence du plus fort, quand elle n’est pas servile.<br />
Dès qu’on abandonne la pose de la bêtise, les minorités deviennent vulnérables au langage sur la base duquel se fondent la menace sociale et le trouble de la déviance.<br />
Autrement dit, les Flamands ne voudront conserver l’Etat belge dans lequel nos avenirs sont communs que dans la mesure où nous mettrons de la bonne volonté à leur ressembler.<br />
C’est-à-dire tenir un langage de droite et une définition identique du rôle de l’Etat pour une société dans laquelle la stimulation des masses au travail entre dans une parfaite orthodoxie capitaliste.<br />
Qui ne voit le mirage dans lequel nous entraînent ceux qui s’apprêtent à négocier notre capitulation ?<br />
La Wallonie n’a aucun courant séparatiste fort. Elle n’est donc pas préparée à l’éventualité de son indépendance.<br />
Nos élus jouent tout sur une mauvaise carte. Quand ils ne pourront plus faire autrement, ils diront que leurs électeurs les y auront  forcés. Ils continueront à faire la bête. Ils ne sauront plus faire que ça.<br />
Ce sera la fin des élites actuelles. Elles ne l’auront pas volée !<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2008/05/lamour_du_joug_par_la_peur_dtr.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sun, 11 May 2008 22:25:28 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Des puces meurtrières.</title>
         <description><![CDATA[<p>On ne voit jamais en même temps les deux faces d’un mur, sauf quand on est au-dessus !<br />
Il reste à faire quelques petits entrechats à saluer à la ronde et disparaître enfin dans la poussière des choses.<br />
Tout qui chasse la bêtise s’y inscrit. Les plus belles inclusions sont celles qu’ont laissées les chasseurs d’idiots.<br />
Célestine Baupié était toute en doxa et rien en épistémè, une chasseresse remarquable, puisque, chassant au boomerang, elle en était toujours la première victime !<br />
La faute en incombait aux puces savantes qui vivent regroupées dans les ordinateurs pour des représentations d’un cirque violent, duquel elle avait une profonde aversion.<br />
Il eût fallu réglementer tout avant même que cela fût inventé !<br />
Comme si  n’importe quel flic de village n’avait pas le pouvoir de connaître l’âge de sa voisine et les raisons qui auraient prévalu au retrait de son permis de conduire.<br />
Piégé par les espions qui filment, les portiques qui sonnent, le radar qui accuse, le piéton n’a qu’à bien se tenir en faisant l’idiot.<br />
Célestine Baupié s’était attelée à cette tâche insurmontable pour quiconque à faire l’idiot, mais si aisée pour sa personnalité. Eprouvée par beaucoup d’épreuves franchies avec un succès de l’échec sûr, Célestine maniait la brosse aussi bien que le faux raisonnement, car elle était artiste en son genre.<br />
Bien entendu la bêtise attire. Elle excite extraordinairement les bourreaux potentiels qui courent les rues.<br />
Les sadiques n’ont de joie parfaite que lorsqu’ils tourmentent les imbéciles.<br />
Mademoiselle Baupié offrait toutes les garanties d’une souffrance indicible par les heureuses dispositions dont elle avait l’éventail généreux.<br />
Archétype de la proie facile pour les cruels, Célestine excitait ces grands fauves humains, comme attirés par l’odeur du sang.<br />
Toute boîte en fer blanc, pour peu qu’elle fût aussi volumineuse qu’une boîte à chaussure la terrorisait. Elle était convaincue que dans la pénombre, sous le couvercle, succédant à une fente, même minime, des informations sur son intime s’amoncelaient dans des disques durs qui partaient ensuite vers des décryptages mystérieux.<br />
Dans la foule, elle parlait à voix basse à des relations qui n’y comprenant rien, avaient fini par acquiescer à l’avance sur tout, avant de la fuir. Elle se retournait souvent de peur qu’un agent spécial vînt accrocher à son dos un poisson d’avril invisible, mais combien efficace pour épier jusqu’à ses battements de cœur.<br />
 <br />
<center><img alt="87bis.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/87bis.jpg" width="458" height="412" /></center></p>

<p>Tourner la clé dans la serrure, monter les escaliers et ouvrir la porte palière la laissaient dans une grande agitation. Elle aurait juré que les ombres qui se déplaçaient avec elle n’étaient pas toutes de la même nature que celles de sa personne en opposition à la lumière. <br />
Elle avait rompu avec son dernier amant qui lui avait avoué un voyage d’agrément en Russie dans les années 80. Elle n’ignorait pas combien Poutine avait l’art d’attirer les occidentaux dans les rangs de sa police de renseignement.<br />
Elle avait quitté son employeur le jour où il lui avait redemandé des données que la comptable avait perdues, comme son numéro de la sécurité sociale. <br />
Depuis, elle hésitait à s’inscrire au CPAS de sa commune qui était en face d’un commissariat. Son chien qui était intégré dans le dossier des Fox à poils ras, avait à sa naissance été doté d’une puce électronique sous la peau. Elle s’en défit le jour où elle l’apprit par un vétérinaire.<br />
Peu à peu, elle se débarrassa du téléphone, de la télévision, de sa machine à laver, dévissa ses ampoules, débrancha son grille pain, déménagea plusieurs fois, afin d’éviter les antennes des téléphones mobiles.<br />
Quand vint la période des élections, la vue de ces trognes de pouvoir, étalées sur des affiches collées à la hâte, l’épouvanta. <br />
La police secrète définitivement établie s’était résolue à sortir du bois. Elle exposait ses agents au grand jour. Mieux, elle accablait de fausses informations le citoyen assujetti à cette terreur des services spéciaux. Les vedettes des Brigades de choc du Royaume exhibaient même leur faux bourgmestre !<br />
C’est alors que Célestine Baupié, poussée par un commerçant malhonnête, accumula les provisions dans une cave de son immeuble et s’y terra. Elle y serait encore, si un employé du gaz ne l’avait découverte à moitié folle de terreur, mais désirable encore. <br />
Sa casquette d’employé du gaz portait un numéro matricule. Sa pochette s’ornait d’un badge « Agent X 127 ».  Il avait à la main un appareil étrange à trois manomètres dont les aiguilles s’affolaient pour peu qu’il les remuât ! X 127 la convainquit qu’il en était, sans lui dire de quoi.  Afin de conjurer sa terreur, elle n’avait qu’à en être aussi. Il lui procura des insignes, des écouteurs et même un faux révolver.<br />
A présent, le soir, au lit, elle lui raconte sa journée de dénonciation, les coups de fils qu’elle a surpris, les regards complices que s’échangent les gens dans la rue, et les automobilistes en infraction dont elle relève l’immatriculation.<br />
Après le rapport, l’employé du gaz prend son sifflet, et ils font l’amour à ce signal, suivant un code de brèves et de longues ! <br />
L’avenir est au beau fixe. Elle compte reprendre un chien.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2008/05/des_puces_meurtrieres.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sat, 10 May 2008 22:03:33 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Marie-Claire et le retour du Jedi !</title>
         <description><![CDATA[<p>Avec un baril qui monte, la junte birmane qui se fait tirer l’oreille par l’opinion internationale et la pauvre Hillary Clinton qui ne sera pas la première femme présidente des Etats-Unis, c’est tout le circuit extérieur qui est « It’s over ». <br />
Force est de rabâcher notre belgitude, puisque des économistes aux médias, il n’y a aucune critique de la responsabilité du système capitaliste dans les famines annoncées, les guerres possibles et l’environnement menacé.<br />
Si la démocratie est parfaite et le pouvoir économique exemplaire, la faute est ailleurs, mais où ? <br />
En Belgique on a trouvé : le responsable c’est BHV !<br />
Les partis politiques flamands veulent mettre leur langue dans un coffre-fort.<br />
Pour y parvenir, ils agissent comme des fontainiers de Versailles : ils courent réparer les fuites qui diminuent la pression pour faire en sorte que les grands bassins gardent leur eau naturellement pure.<br />
Ce qui empêche le cœur de Tyl l’Espiègle de battre au rythme de la nation flamande, ce sont justement les trois brèches de Bruxelles, Hal et Vilvoorde par lesquelles du sang impur se répand dans les artères du plat pays qui est le leur.<br />
Justement les fontainiers qui veillent au grain ont de l’ambition. Ils vont même au-delà de leur projet de placer des rustines sur les trois sources du mal, ils comptent après les réparations nécessaires reposer la question de Bruxelles 100 % flamande, enfin… telle qu’elle était à la création de la Belgique.<br />
Un Etat, une Langue, un Parti flamand et voilà le travail quasi terminé.<br />
Il ne restera plus qu’à mettre au pas de l’oie les fransquillons qui auront été piégés sur le sol sacré.<br />
C’est pourquoi, ceux qui vivent en bordure de cette Nation flamande qui se radicalise feraient bien de ne plus trouver comique les maigres troupes de Gendebien pour le retour ou sinon du protectorat de la France sur les vertes collines de Wallonie et la capitale de l’Europe, quand près de 4 millions de personnes seront victimes demain d’un blitzkrieg nationaliste, avec aux avants postes des camps de concentration flamingants les 350.000 habitants de la périphérie d’un Grand Bruxelles qui ne verra jamais le jour.<br />
 On aurait tort de n’accorder - comme le fait Reynders - qu’une médiocre et méprisante attention aux boutades de Jean-Claude Defossé. A moins que le sémillant bourgmestre-empêché de Liège  rebaptise Liège en  « Luik » et souscrive par avance à une frontière linguistique qui descendrait de Mouland (Moelingen pour les initiés) jusqu’à Bassenge et annexerait la Basse-Meuse ?  <br />
La mode en Europe est à la fragmentation des Etats, une sorte de régionalisation pacifique.<br />
José Happart le répète depuis longtemps à qui veut l’entendre : l’avenir de l’Europe est aux Régions. <br />
Cette affirmation ne règle en rien les frontières de ces Régions, si ce n’est que cette définition en pratique sonne la fin de la Belgique. <br />
On a beau se dire que la surenchère linguistique est artificielle et que la population flamande s’en moque autant que la wallonne, il serait bon de vérifier ces affirmations sur le terrain et plus sérieusement qu’un petit sondage de vacanciers sur la Côte du côté de La Panne ne le ferait.<br />
En un quart de siècle, l’âme foncièrement nationaliste et de droite de la Flandre s’est bien emparée de la jeunesse et pas que celle d’Anvers, foyer du Vlaams Belang.<br />
L’homogénéité de l’Etat flamand tranche sur la singulière dispersion wallonne en ce domaine.<br />
D’un côté c’est la nuit, de l’autre, le jour, sans savoir quelle des deux Nations est du côté obscur ? </p>

<center><img alt="3y.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/3y.jpg" width="399" height="529" /></center>

<p>Le CD&V-NV-A n’est peut-être pas si éloigné que cela de la jeunesse flamande et les revendications sur BHV y trouveraient plutôt plus de compréhension que d’indifférence.<br />
Alors, des deux groupes linguistiques, le plus mal représenté serait le groupe francophone avec des bélîtres et des pleutres qui pensent qu’afficher une lâcheté insigne leur concilierait les électeurs pour les prochaines élections… si elles ont lieu dans l’état actuel de la Belgique. <br />
Les Reynders, Di Rupo, Javaux et consort, à l’exception de Joëlle Milquet dont on voit bien l’inquiétude, ne sont plus que les ravaudeurs des drapeaux de Marie-Claire Houart. Et c’est bien dramatique pour les Wallons et les Bruxellois, en première ligne.<br />
Exit Leterme, voici le retour du Jedi !<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2008/05/marieclaire_et_le_retour_du_je.html</link>
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         <pubDate>Fri, 09 May 2008 22:44:09 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Parallélisme France Belgique.</title>
         <description><![CDATA[<p>Le Monde publie  le 14 février 1968 un article de Pierre Viansson-Ponté. On est à deux mois et demi de Mai 68 ! Le journaliste écrit un papier devenu célèbre sur l'état de la société française.<br />
Après l’explosion du joli mois de mai, 40 ans plus tard, il semble que la société française et son appendice belge n’aient pas vraiment changé.<br />
Pierre Viansson-Ponté caractérisait la situation d’un mot : l'ennui ! <br />
Les Français s'ennuient. Aujourd’hui c’est pire : Français et Belges s’emmerdent !<br />
La guerre du Vietnam les émouvait, mais elle ne les touchait pas vraiment, comme aujourd’hui la guerre en Irak et la « pacification » problématique de l’Afghanistan. <br />
Il y avait un décalage entre les discours et l’opinion. Comme il y a un décalage entre les déclarations d’un Sarkozy et d’un Reynders sur l’état de prospérité des populations, si tant est qu’en Belgique, les libéraux s’en soucient encore ?<br />
Le public a vu avec des yeux ronds, les militaires chapeautés par les deux derniers ministres de la Défense se ranger dans des gros porteurs afin de délivrer le message des démocraties à des populations qui nous perçoivent comme des martiens. <br />
L’impopularité de Bush a gagné nos frontières, si bien que toutes les initiatives internationales prônées par le camp américain paraissent suspectes.<br />
Il n’y a plus que les Libéraux et le bureau du PS confrontés à l’orthodoxie capitaliste, pour avoir une confiance absolue dans l’avenir des relations du pays à l’économie mondiale, selon les définitions de la Bourse et du Financial Times.<br />
P.V.-P. voyait dans ce refus des populations d’adhérer, le sentiment que les affaires dont se saisissent les élus n’étaient pas les nôtres. Comment en vouloir à l’opinion d’être indifférente aux malheurs des autres, quand la priorité serait que l’on s’intéressât aux leurs !<br />
En Belgique le scandale de BHV masque une paupérisation qui gagne des points sur l’ensemble de la population, et qui se fait sentir même en Flandre ! Les drames à des 5000 kilomètres et plus deviennent abstraits !  <br />
En France, les promesses de la campagne présidentielle de Sarkozy sur le pouvoir d’achat pèsent lourdement sur la confiance. Ce qui pouvait arriver de pire est survenu : le Président n’est plus crédible !</p>

<center><img alt="42z.JPG" src="http://www.richard3.com/photos/42z.JPG" width="400" height="277" /></center>

<p>La jeunesse s'ennuie, poursuivait l’éditorialiste en février 68. « Les étudiants manifestent, bougent, se battent en Espagne, en Italie, en Belgique, en Algérie, au Japon, en Amérique, en Egypte, en Allemagne, en Pologne même. Ils ont l'impression qu'ils ont des conquêtes à entreprendre, une protestation à faire entendre. »<br />
Être adolescent en 2008, dans l’alternative d‘une vie active aléatoire, pose non seulement tous les problèmes de 68, mais s’y ajoute le doute en un avenir maîtrisé par et pour les gens. Le concept du travail dans une société dont le but premier n’est plus de travailler dans des conditions honorables, mais de faire travailler l’argent par des spéculations qui s’en éloignent, est fortement ressenti par la jeunesse. La culture du travail inculquée aux masses depuis les débuts de l’ère industrielle est sur le point de prendre fin.<br />
Commune aux dernières générations, est née une expectative perplexe faite de l’incompréhension du discours des hommes politiques autour du problème jeune Rien ne change vraiment : il n’y a toujours pas de travail et les universités restent attachées à la perpétuation de l’élitisme bourgeois.<br />
La télévision est là pour détourner l'attention des vrais problèmes.<br />
L’ersatz du bonheur s’y développe de plus belle avec la multiplication des chaînes depuis 68.  <br />
P. V.-P. se posait déjà  la question : un pouvoir de gauche rendrait-il de la couleur au peuple ?<br />
« La tentation sera sans doute de plus en plus grande, au fil des années, d'essayer, simplement pour voir, comme au poker. L'agitation passée, on risque de retrouver la même atmosphère pesante, stérilisante aussi. On ne construit rien sans enthousiasme. »<br />
Et de conclure :<br />
« Dans une petite France presque réduite à l'hexagone… l'ardeur et l'imagination sont aussi nécessaires que le bien-être et l'expansion. Ce n'est certes pas facile. L'impératif vaut d'ailleurs pour l'opposition autant que pour le pouvoir. S'il n'est pas satisfait, l'anesthésie risque de provoquer la consomption. Et à la limite, cela s'est vu, un pays peut aussi périr d'ennui. »<br />
Et la Belgique donc !!!<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2008/05/parallelisme_france_belgique.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Thu, 08 May 2008 23:43:20 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>La politique du bilboquet.</title>
         <description><![CDATA[<p>Non, ce n’est pas Di Rupo seul qui se délasse au jeu de Henri II, mais la classe politique tout entière.<br />
On a l’impression que l’Europe n’est plus en position de dominer le reste du monde – derrière les Etats-Unis, bien sûr – depuis les crises des subprime et du pétrole. <br />
Dans les faits, elle ne l’était déjà plus depuis longtemps, mais sa population avait pris du retard dans l’appréciation de sa puissance réelle.<br />
Intégrée dans la compétition mondiale, l’Europe se défend mal et ne se vend pas bien avec un euro à 1,52 dollar. L’Amérique nous entraîne – comme toujours elle nous a entraîné – mais cette fois vers le fond.<br />
La récente conversion des ex-pays de l'Est aux règles du marché, accroît encore la faiblesse de l’Europe dans son besoin d’énergie fossile par rapport à l’ancienne URSS.<br />
Dans le chacun pour soi de l’économie mondiale, les intérêts intercontinentaux sont loin d’être convergents. <br />
D’après Artus, chef économiste de Natixis, et de Marie-Paule Virard, journaliste, le capitalisme est en train de s'autodétruire.<br />
S’il en est ainsi, la crise actuelle serait bien plus qu’une crise classique, une rupture entre l’offre et la demande, mais un clash de rupture entre un ordre qui s’effondre et un ordre nouveau dont on ne connaît pas très bien encore les règles. Nous les apprendrons très vite, à nos dépens, bien entendu. Le capitalisme n'est plus en voie de développement, mais en voie d'achèvement, comme l’ignorent encore les pompeux imbéciles qui dirigent ce pays.<br />
Une première et évidente constatation que tout le monde peut faire : cette crise ne s’apparente en rien à la crise de 29, parce que cette dernière malgré les conséquences terribles qui en résultèrent, aurait été pire encore si les pays concernés n’avaient pu faire payer à d'autres pays son coût, et ici, on pense aux colonies naturellement. L’Europe n’a plus de colonie, donc plus les moyens d’amortir le choc sur un bouc émissaire.<br />
L’autodestruction du système dans son fonctionnement a commencé. La crise actuelle n’en est qu’à ses débuts. <br />
Le premier défaut de la cuirasse est politique.<br />
Nos éminents ne se préoccupent du pays qu’à court terme. Leur vision ne dépasse pas une législature et l’amorce de la suivante, soit 5 ans environ. Ce qui revient à dire qu’ils ne sont pas en mesure d’être efficace sur le long terme.<br />
Le second défaut, est l’information.<br />
Les crises dénoncées ne le sont par la grande presse qu’en fonction de leur sensationnalisme. On vit la crise du pétrole, comme on a vécu la crise des hypothèques folles des logements aux USA et encore la stagnation du PIB comme une crise du ralentissement des affaires. Il n’y a que quelques journaux financiers qui les relient entre elles et qui osent parler d’une crise majeure.<br />
Comme on multiplie les vigiles et les lois répressives de la délinquance pour rassurer les populations, alors qu’en Belgique, par exemple, la délinquance des rues est en baisse, on crie aux loups sur les guerres d’Irak, d’Afghanistan, on rassure Israël et on gesticule contre Al-Qaida, de sorte que le public a l’attention détournée du vrai et grand problème : son modèle économique dans lequel il croit être ancré à jamais, alors que ce modèle bat de l’aile et va disparaître ! <br />
Les discours des libéraux et des socialistes leurs alliés sont tout à fait surréalistes. Les syndicats eux-mêmes débattent dans le vide quand ils négocient des accords de deux ou trois ans avec le Gouvernement et les patrons.  <br />
En mai 2008, la principale occupation des mandataires et du public, c’est l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde ! On croit rêver… C’est le transfert des compétences !… Les nouveaux découpages linguistiques ! Et même quand Di Rupo dénonce cette urgence afin de proposer la sienne, les salaires, les pensions, les indemnités sociales, etc. il se fait complice de Reynders et du libéralisme actuel, dont personne ne voit le côté obsolète… dans un climat qui sent la poudre et l’abîme !... Il détourne l’attention à sa manière de ce qui va se passer bientôt. Ce qui ne signifie pas d’oublier de soulager la misère des plus démunis; mais, ce qui veut dire que pour une politique de justice, il faudrait déjà anticiper sur le peu d’avenir du système économique actuel et en proposer une nouvelle version, adaptée aux nouvelles donnes.</p>

<center><img alt="papa2.JPG" src="http://www.richard3.com/photos/papa2.JPG" width="487" height="276" /></center>

<p>Pire encore, le gouvernement Leterme va peut-être achever sa triste et courte carrière et les mois à venir verront la population livrée au tout venant avec un gouvernement chargé de régler les affaires courantes.<br />
Bien entendu, les causes du mal belge seront à l’ordre du jour et la situation de l’économie mondiale complètement oubliée.<br />
Parfait. Continuons ainsi et faisons des vœux pour que nos partenaires à l’Europe soient plus lucides que nous.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2008/05/la_politique_du_bilboquet.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Wed, 07 May 2008 23:26:12 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>L’ami Fritzl.</title>
         <description><![CDATA[<p>Un avocat autrichien a résolu le problème de BHV. Par la même occasion, la Belgique sortira bientôt du pétrin communautaire.<br />
Sa solution est quasiment universelle, une sorte de redécouverte de la réalité de l’Homme. Tellement c’était simple, personne n’y avait pensé ! Elle s’applique à tout, colle à tout…<br />
A voir les antagonistes, Leterme, Reynders, Di Rupo, Van Rompuy, et consort, c’était l’évidence même. Elle sautait aux yeux !<br />
Les autres drames s’expliquent de la même manière. <br />
L’as du barreau place les pièces du puzzle sans hésiter. Un paysage tyrolien sous un ciel bleu de 450 morceaux est reformé en 45 secondes !<br />
Les affaires politiques ou judiciaires, après BHV, ne sont plus que de la simple routine.<br />
Vous voulez des exemples et de bien saignants ?<br />
L’affaire Dutroux… Que le phénix Autrichien n’a-t-il vécu Arlon et son tribunal rénové, à l’époque ! L’Affaire fût retombée comme un soufflé !<br />
Les gens ont besoin de comprendre. Sans logique, on ne va pas loin.<br />
Comment imaginer que l’on puisse passer de la gamine de patinoire, à l’horreur complète, sans un hoquet de repentir ? <br />
Même la Martin, viande palpitante au service du mæstro, joue à découvert, ses parties les plus intimes sèchent fibre par fibre au soleil cartésien et à la rigueur conjugués… expliquée son aporie, démontrée son hystérie....<br />
Et Fourniret ? <br />
Faire le tour d’une pareille canaille et de sa conjointe serait de prime abord impossible, tant l’accumulation des signes d’inhumanité rend perplexe. Et pourtant, la méthode autrichienne bien appliquée, le casse-tête devient un jeu, qu’on n’oserait qualifier d’enfant.<br />
Le mutisme démontré et l’impassibilité expliquée, Fourniret n’est plus qu’un pantin diaphane, un trompe-l’œil de l’histoire du crime. On y aurait perçu ses gonades impuissantes au filigrane de ses vices, si leur vue n’en avait été repoussante !<br />
Alors, vous pensez le reste !... billevesées d’accès facile.<br />
La manie qu’ont certaines mères hystériques à congeler leurs nouveaux nés dans les cinq étoiles de la réfrigération divulguée par l’épistémé autrichien, voilà qui renvoie Platon et la justice à la doxa des plus vulgaires.<br />
Quittant le crime organisé et le fait-divers, l’anecdote ne résiste pas à la pierre de touche viennoise. <br />
On ne peut pas expliquer les saturnales d’un Kubla et quelques amateurs d’art brut aux partouzes de Michel Nihoul, décrites dans le livre de l’escroc repenti, sans la clé délivrée par l’avocat autrichien. <br />
L’eau croupie engendre des moisissures blanches ressemblant à des têtes d’anthrax, notre Autrichien en deux mots convainc : c’est la faute à personne !... Chimie naturelle...<br />
Alors, me direz-vous haletants, quelle est donc la panacée qui remet toutes les pendules à l’heure ? <br />
Qui donc a la martingale contre nos soucis, nos misères, nos pauvres lois linguistiques, nos stupres, nos crimes ?</p>

<center><img alt="67abc.JPG" src="http://www.richard3.com/photos/67abc.JPG" width="448" height="600" /></center>

<p>Il s’appelle Rudolf Mayer.<br />
Ce Rudolf Mayer est avocat, profession tant décriée dans ces blogs, pour une fois jugée admirable, que le rouge de la honte me monte au front de l’avoir tant honnie.<br />
Venons en aux faits : l’avocat Rudolf Mayer défend Josef Fritzl.<br />
Fritzl est cet Autrichien qui a reconnu avoir séquestré et violé sa fille pendant 24 ans en ayant sept enfants avec elle, et qui, pour ses aises et avoir la famille à portée, avait construit un blockhaus sous sa maison, une sorte d’hommage au mur de l’Atlantique...<br />
Rudolf Mayer a annoncé qu’il allait plaider la démence.<br />
Voilà le trait de génie  et l’explication de tout !<br />
Fous les politiciens du chantier de BHV, fous les play-boys sur le retour du MR, cinglés les Fourniret et Dutroux, malades mentales les juments piaffantes couplées aux énergumènes du crime.<br />
Folles nos élites qui siègent indûment au Parlement et au Sénat, lors même que leur état exigerait des chambres capitonnées. Gagas les chefs de parti. Schizophrènes les auteurs élucubrant les Lois linguistiques. Ainsi les prisons seraient inutiles et seraient remplacées par des hôpitaux psychiatriques. <br />
Environné de fous, l’honnête homme pour survivre, doit fuir !<br />
Il eût fui le pays depuis longtemps, s’il avait été certain d’atterrir sous des cieux plus cléments. Las ! aux dernières nouvelles, les atlas s’empilent et les cartes s’affolent !<br />
La nef des fous s’est fait escadre !  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2008/05/lami_fritzl.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Tue, 06 May 2008 22:42:11 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>La Flandre hystérique.</title>
         <description><![CDATA[<p>Curieux pays, la Belgique ! <br />
En Flandre, il n’est pas légal dans les Administrations, à la Poste, à la gare et dans d’autres endroits encore, de parler pour se faire comprendre de 10, 20 % voire une majorité d’usagés !<br />
Derrière des guichets, les gens qui entendent et parlent plusieurs langues sont sommés par leur hiérarchie de n’en entendre qu’une seule.<br />
Des panneaux de circulation qui sont là – en principe - pour aider les étrangers, paraissent incompréhensibles aux non-initiés. <br />
On critique certains responsables de ne parler qu’une langue, alors qu’être bilingue ne sert à rien puisqu’on ne vous donnera au Nord aucune occasion de parler la vôtre, par réciprocité polie. <br />
Un multilinguisme de circonstance déforce l’expression parlée. La confusion n’est pas bonne pour le sens. D’aucuns qui se flattent de s’exprimer parfaitement et de passer sans difficulté d’une langue à l’autre, étonnent l’étranger. Les Belges passent pour des demeurés, dans quelque langue qu’ils parlent.<br />
Nous voilà bien embêtés par des lois imaginées par des fous et que les gens sensés ont l’obligation de respecter.<br />
Les fous ont passé les consignes à d’autres fous. La tâche d’huile est devenue majoritaire.<br />
L’étranger a saisi le côté burlesque de la Belgique. Nous sommes des clowns échappés d’un cirque courant sur la piste, sans faire rire les enfants… Les gags manquent d’esprit. Gare aux peuples qui en sont dépourvus. <br />
Plus au Nord qu’au Sud, il y a des furieux qui s’estiment violés à entendre parler comme du côté « dont on n’est pas ». <br />
Il était une fois un cinglé du nom de Peeters, ainsi pourrait commencer un conte à propos des fameuses circulaires libellées sous sa responsabilité.<br />
Le pays va sombrer, certes, c’est inévitable, un jour ou l’autre. Les conneries tuent.</p>

<center><img alt="33abcd.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/33abcd.jpg" width="485" height="551" /></center>

<p>Que la chute advienne de la différence d’interprétation du social et de l’attitude du Nord face à un capitalisme dominateur, cela aurait eu plus d’allure. <br />
Mais non. C’est une fatalité. Le nationalisme et la bêtise des uns, auront vaincu la trouille et l’envie de poursuivre « le brol » des autres.<br />
On a vu des Nations plus intelligentes s’en sortir de belles façons. Par exemple à Los Angeles, en passe de devenir une ville mexicaine, il y a de la place pour deux cultures. Et cette dualité n’est possible que par brassage des langues. On ne parle plus l’américain à LA comme on le parle à NY. Est-ce que cela a de l’importance ? <br />
En Belgique, le français qui s’y parle est de moins en moins riche. Les gens manquent de mots. Ce n’est pas dû à la culture voisine envahissante, mais au manque d’intérêt pour la logique et la culture. Au Nord, il faudrait qu’ils se mettent d’accord sur une langue propre à tous.<br />
La Belgique terminera, comme elle a commencé, submergée par des fous. <br />
La folie gagne les foules. <br />
De plus en plus de Belges sont contaminés. Les personnels politiques suivent la vague et essaient de surfer dessus.<br />
Le Nord replié sur lui-même sera tôt ou tard détrompé, lorsqu’à la frontière linguistique imaginaire, il faudra déployer des chevaux de frise et des miradors. <br />
Tandis que le Sud sera plaint par tout le monde, le Nord prendra le chemin de la Serbie, de l’Autriche, ou de l’Italie du Nord, à l’ombre des dictatures en devenir, avec la perspective d’un Vlaams Belang parti unique. <br />
Et nous dirons au Sud, que le Nord suit une pente fatale qui heureusement n’est plus la nôtre ; tandis que nous accueillerons leurs réfugiés politiques.  <br />
 <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2008/05/la_flandre_hysterique.html</link>
         <guid>http://www.richard3.com/2008/05/la_flandre_hysterique.html</guid>
         <category></category>
         <pubDate>Mon, 05 May 2008 00:45:56 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Remboursez !</title>
         <description><![CDATA[<p>On n’y coupe pas.<br />
Chaque publication des revenus des élus de la Nation fait chavirer les cœurs d’impuissance rageuse et jalouse.<br />
Ce n’est quand même pas au suffrage universel qu’on a voté leur standing ! <br />
On n’aurait pas permis ! <br />
Il y aurait eu des élus vigilants de gauche qui auraient alerté l’opinion publique !... quelques travailleurs déprimés, acculés au désespoir. <br />
Ils les ont votées eux-mêmes leurs indemnités !...<br />
Eh bien ! c’est du propre.<br />
Pourtant, s’il y a bien un consensus des citoyens, c’est bien de faire des économies, de ne pas gaspiller notre argent. C’est Reynders lui même qui l’a dit !  <br />
Il doit y avoir un moment où nous avons relâché notre surveillance, comme à l’arrêt d’un bus quand le compère attire l’attention, pendant que le pickpocket fait la tournée des poches.<br />
Et faire ça à la Chambre, au Sénat devant des dizaines de journalistes, le public, les huissiers… ah ! ils sont forts, au moment où nos salaires sont sur le toboggan pour l’infernale descente !<br />
Pendant qu’ils détournaient notre attention sur un fait divers du genre « les voyous descendent sur la ville » eux, dévalisaient en toute légalité.<br />
La rémunération de nos politiques n’obéit pas aux lois du marché, à la concurrence des partis, au volet d’embauches, aux chômeurs de longue durée, par exemple les Ecolos dans l’opposition, ce FOREm de nos Institutions. <br />
Nos élites, hein ! si chauds pour la justice, la légalité, le libéralisme, le code d’honneur… seraient-ils aussi vénaux ?<br />
Pourquoi ces militants exaltés du système ne suivent-ils pas les consignes qu’ils donnent aux autres, pourquoi ne roulent-ils pas en Logan ? Ils stationneraient leurs BMW et leurs Rover de l’autre côté du Parc, pour le traverser à pied, ou le contourner dans une voiturette électrique sans permis, on apprécierait… les gens sont si vite contents !<br />
Sur le long terme, les conneries passent, le député demeure. Dans le privé, l’obligation de résultat est primordiale. Vous connaissez un ministre viré pour incompétence ?... pour manque de productivité ? pour absence non justifiée ? <br />
Des citoyens, crédités – on le devine – de populisme, pétitionnent périodiquement contre la rémunération excessive des hommes politiques. <br />
Quand il n’y a plus de boulot chez Boudefer & Fils, on chôme, on se fait foutre à la porte. Quand ça tourne mal dans les hautes sphères, ils multiplient les réunions, Val Duchesse, traiteur et champagne pour tout le monde… <br />
 A l’issue d’une fine partie de gueule au restaurant, qui on va nommer à la place de celui qui fait ses valises pour la Toscane ?  C’est la seule question ! <br />
Cela devient si criant, si désobligeant pour l’ensemble des citoyens, que même les classes moyennes, pourtant si libérales, quand Reynders les traite de « camarades » à Jodoigne ne fait plus rire que Louis Michel. <br />
On voudrait plus de modération dans le discours officiel qui pousse les prolos dans la honte d’eux-mêmes quand ils chôment. <br />
Si nos élites étaient payées entre 2500 et 3000 euros (c’est beaucoup plus que les ¾ des travailleurs), on n’en serait pas fâchés. Honnêtement, ils ne valent pas plus. <br />
Depuis qu’ils patinent dans BHV, stagnent dans les progrès sociaux, mégotent dans l’enseignement, clabaudent dans la justice, franchement, pour foutre en l’air la Belgique, le plus inculte supporter du Standard ferait beaucoup mieux. <br />
«  Un ministre gagne quelque 178.921 euros bruts annuels. Comme tout salarié, le ministre perçoit une prime de fin d'année à 4.800 euros, un pécule de vacances de 2.519 euros. Il a droit à des indemnisations de logement de 12.802 euros et de représentation 3.312 euros). Au total, un simple ministre gagnerait donc plus de 202.000 euros par an, plus des extras, dont notamment une voiture avec chauffeur...</p>

<center><img alt="0382b.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/0382b.jpg" width="490" height="335" /></center>

<p>Le Premier ministre gagne plus ou moins le même salaire, majoré de quelque 5.000 euros annuels bruts. Les Vice-Premiers ministres, ont un petit supplément annuel qui vient s'ajouter aux 178.921 euros annuels. Les secrétaires d'État ont un salaire comparable à leurs supérieurs.<br />
Le salaire annuel brut perçu par les députés fédéraux et les sénateurs est identique. Il s'élève à, 69.271 euros, plus 5.400 euros pour les faux frais, une prime de fin d'année de 2.020 euros et un pécule de vacances de 5.400 euros.<br />
Députés et sénateurs peuvent disposer de 19.381 euros pour frais de restaurants, déplacements, courriers. »<br />
C’est qu’ils vont finir par nous foutre tous sur la paille… comme beaucoup de Belges le sont déjà !.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2008/05/remboursez.html</link>
         <guid>http://www.richard3.com/2008/05/remboursez.html</guid>
         <category></category>
         <pubDate>Sun, 04 May 2008 00:11:30 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Qui ne dit mot qu’on sente…</title>
         <description><![CDATA[<p>-Ah ! si vous m’aviez connu il y a seulement 5 ans… 5 mois… 5 jours ! J’écrivais en vers - comment est-ce possible ? - des alexandrins à quelques poétesses (Evelyne, Maria, Madeleine, etc) évidemment, de ces auteures sublimées aujourd’hui par la mémoire ! Je me suis relu : de la merde ! Je crois bien que j’écris toujours ainsi. J’ai un don : celui de faire de la merde. Comme s’il n’y en avait pas assez ! Dès que j’ouvre la bouche !... Je chie par le haut… Dès que je prends la plume, j’ouvre la porte des latrines afin de me servir en papier…<br />
-Je rencontrai par hasard une de ces T-évanescentes, comme chantait Brel (Il est resté jusqu’au bout un homme de liaison). Nom de dieu, qu’elle avait changé ! Et puis, la première impression passée, presque pas… peut-être pas du tout !<br />
« -Tu me reconnais ? - Non !...-Richard !...-Qui ? –Trois !…-Fichez-moi la paix où j’appelle la police ! »<br />
-Elle faisait des efforts de mémoire…  « où ai-je vu ce type ? Ce n’est pas possible, fichu comme il est fichu, il n’a pas pu être mon… ».  Elle plissa le front. Je reconnus un geste favori : la main sous le menton. Je remarquai quelques lentigines… « Quel âge a-t-elle ? Et moi, quel âge me donne-t-elle ? ». Avais-je tellement changé ?<br />
La mémoire lui revint. Elle est confuse : «  -Ah ! maintenant, de profil. Pardonnez-moi, mais la vue, vous savez … »<br />
-Traduction : Après vous, j’en ai connu d’autres ! C’est une chose que j’ai pu vérifier. La comptabilité des aventures des hommes, s’établit – à quelques exceptions près – en in octavo coquille. La diablesse atteignait le double colombier… <br />
-Tu me vouvoies ? J’ai failli dire « voussoient » c’est la même chose, sauf que ça fait prétentieux. « -Je vous.. te vouvoie… C’est que je ne me rappelle plus. »<br />
On s’était longtemps vouvoyés. C’était même enrageant, dans les vernissages ou des réunions du genre « lundi de la poésie » tout le monde la tutoyait et moi, dès que je dérapais dans le « tu » elle me lançait un regard courroucé ! Comme si les sœurs d’Anne ne voyaient rien venir !<br />
(Je ne suis pas le seul pour le flair infaillible sur la question de savoir qui est avec qui…)<br />
On se réhabitue vite aux personnes qui vous ont été chères… enfin, ceux qui, comme moi, n’ont pas de rancune. En amour, la faculté d’oubli est la plus belle des qualités. Mais sur quel prétexte nous étions-nous séparés ?</p>

<center><img alt="19de.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/19de.jpg" width="482" height="564" /></center>

<p>-Se réhabituer à Beatrix !... les après-midi de piscine, les frôlements et les jeux de son petit bassin. Sans les hauts talons – dans l’eau évidemment – elle était fort petite, mais si bien faite dans un maillot noir de compétition, que l’on aurait dit moulé sur elle. Et puis, elle nageait si bien… En crawl, on devinait juste la bouche et les deux rondeurs des fesses…<br />
-Au sortir des Galeries, avec un grand sac de vêtements griffés, c’était dangereux de l’aborder. Son avarice contrariait l’envie des vêtements doublés de soie. Elle avait toujours été d’une certaine élégance. C’était même ce qui m’avait séduit, quand je la vis pour la première fois sur l’estrade où elle glosait sur la jambe artificielle de l’amiral Nelson à des crétins qui n’en branlaient pas une. On aurait dit une hôtesse de l’air de l’ancienne Sabena. Oui, elle donnait dans le démodé chic, un art délicat… Enfin, c’est la réflexion que je fis. <br />
Béatrix n’avait pas trop changé : les yeux d’un bleu mauve surprenant, une peau lisse, des ongles faits et ce petit air sérieux et supérieur de maîtresse d’école dont elle ne se départait jamais, même dans les moments d’exaltations intimes. Je notai aussi le bruit de ses bracelets, car elle parlait avec les mains.<br />
Débouchant derrière nous, me tapant sur l’épaule, quelqu’un dont le mauvais état dentaire me fut longtemps familier sollicita ma mémoire olfactive. « Simon ! », le mari.<br />
Sans me retourner, je dis « - Simon ! », « -Richard ! » me répondit Simon. <br />
- C’était l’amitié gênante de Simon qui m’avait éloigné de Beatrix.  Il parlait sous le nez des gens, afin de ne rien perdre de ses suavités buccales, puisque l’autre les renvoyait par réflexe à l’interlocuteur pestilentiel… Je l’avais supporté pour l’amour de sa femme ! Comment était-ce possible qu’une femme aussi charmante, une poétesse de talent, pût dédicacer tous ses ouvrages à cette fourme humaine ?... de ces déferlantes amoureuses – texte incipit - à faire frémir de sexualité des corps de garde, que l’on sentait écrits, poitrine haletante, Mont-blanc à portée d’inspiration sur la tablette de nuit !...  moite, déjà, à se livrer… « Simon, mon amour !». Certes, lui n’avait pas changé. Mieux, il avait étoffé ses fragrances, d’une certaine manière, par des prolongements de chou empyreume, et un rien de gingembre… <br />
« Puisqu’on s’est retrouvé, on va fêter ça » dit-il, à deux doigts de ma bouche. Ce fut comme si j’en étais déjà au camembert !<br />
Et je fermai les yeux de peur qu’il ne postillonnât et que j’en supportasse la trajectoire !<br />
Beatrix se mit de la partie. Elle prenait un plaisir visible aux effluves. D’incertaine quant à l’avenir entre nous, elle passait - par sympathie pour son mari - à une réhabilitation de nos instincts, prolégomènes aux effusions préphalliques asymptotes, à l’hôtel des « Affaires cessantes », entourés des bouquets de roses de la tapisserie ! <br />
Nous nous quittâmes après des embrassades de Simon qui me mirent au supplice. Nous jurâmes de nous revoir. Dans l’émotion des adieux, j’omis de passer à Beatrix mon nouveau numéro de téléphone, griffonné sur la serviette quand je lâchai sa cuisse sous la table du restaurant. C’est parfois délicat d’être l’intime d’un ménage.<br />
</p>]]></description>
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         <category></category>
         <pubDate>Sat, 03 May 2008 23:34:21 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Un premier mai bidon !</title>
         <description><![CDATA[<p>Si le communisme est l’avatar du capitalisme, c’est dans cette forme « dégénérée » qu’il conviendrait aujourd’hui de chercher le salut de l’humanité. <br />
Le capitalisme quoique universel ne peut plus conduire à une politique humaniste dans la perspective d’un monde futur où il faudra nourrir 7, voire 10 milliards d’hommes.<br />
Le moteur de ce système est l’individualisme poussé jusqu’à l’égoïsme. Qui ne voit les guerres terribles qui sont en perspective prochaine dans un monde où seuls les prédateurs survivront ?<br />
Le communisme peut atténuer les conflits et partager ce qui est partageable entre les hommes.<br />
Ce n’est pas si simple, évidemment, parmi les problèmes qui nous assailleraient, il resterait à régler la question essentielle du profit afin de motiver l’humanité au travail, puisque celle-ci a pris ce chemin. <br />
Les tentatives de « communisation » n’ont pas résisté à l’absence de motivation matérielle et leur remplacement par des appels au civisme et à la morale de groupe ont toujours échoué.<br />
Pourtant, le travail comme il est pratiqué est loin de faire l’unanimité.<br />
C’est que le travail comme on le conçoit de nos jours a des motivations d'intérêt technique et de profit suffisant, pour un nombre peu élevé d’individus, alors qu'il est une pénible corvée pour tous les autres. Les impératifs de production et de morcellement des tâches entrent pour beaucoup dans cette dépréciation.<br />
Il y a dans l’entraînement des populations à « aimer le travail » une hypocrisie fatale qui pousse les gens à croire tous les bobards que disent les autorités.<br />
Réhabiliter le travail manuel par rapport au travail intellectuel est une première et essentielle tâche. Elle ne peut se faire que dans un autre système que celui de Didier Reynders.<br />
Le communisme dans son principe égalitaire est la seule organisation possible dans le futur.<br />
Son installation trop rapide en 17 n’a pas permis une réflexion générale d’ordre pratique.</p>

<center><img alt="3355b.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/3355b.jpg" width="488" height="538" /></center>

<p>Dans les années vingt et par la suite, la comparaison avec le capitalisme ne pouvait pas tomber au plus mauvais moment, tant les potentialités et l’exploitation des peuples par le colonialisme avaient encore de belles années. Les peuples occidentaux avaient vu immédiatement le côté lucratif dans les relations qu’ils pouvaient avoir avec les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud, des relations de maître à esclave…<br />
Le communisme, soutenu lors de cette période d’apprentissage par les seuls exploités conscients de l’être et une poignée d’intellectuels, violemment attaqué par ceux qui avaient intérêt à sa disparition rapide, n’était viable que par une prise de conscience générale. Ce qui ne fut pas le cas.<br />
Ainsi, le capitalisme forma deux générations au moins d’adversaires résolus d’un système qui ne pouvait que sombrer dans le despotisme d’une nomenklatura dévoyée.<br />
De nos jours, après l’effondrement de l’URSS, la gauche socialiste s’est installée sans concurrence dans un accompagnement servile du capitalisme. Il faudra du temps aux vraies formations de gauche pour revenir à une meilleure place afin d’agir pleinement à la sauvegarde des peuples. <br />
Le temps joue pour le communisme. Certaines modifications politiques peuvent se produire assez vite. On assiste de par le monde aux premières grandes famines dues aux phénomènes naturels et à la spéculation propre au désordre capitaliste. La rareté progressive des produits essentiels va conduire au reste.<br />
Il faudra donc choisir entre faire des guerres pour l’eau, le blé et le pétrole ou une organisation mondiale capable de régler les conflits en devenir, avant qu’ils n’éclatent. Ce qui sous-tendrait aussi d’aborder le problème démographique.<br />
Nous serons dans la nécessité de stopper l’accroissement exponentiel des populations pour des raisons évidentes. L’humanité court à sa perte entraînant avec elle, le vivant.<br />
Nous devrons recréer des zones vierges, si nous ne voulons pas disparaître avec les grands mammifères à qui nous disputons l’espace vital. <br />
Il serait opportun de réinstaller l’hypothèse communiste dans l’esprit des gens, c’est-à-dire montrer que les principes conformes à l’hypothèse communiste sont loin d’être impraticables ; qu’ils sont même les seuls qui permettraient d’arrêter les bains de sang qui se préparent.<br />
Après l’ironie des gens désignant les « cocos » dans un schéma de dérision issu de la guerre froide et de la propagande, il conviendrait de remettre tout à plat et de réfléchir à ce que l’on pourrait entreprendre de didactique, sans retomber dans les anciennes erreurs.<br />
Il y a urgence.<br />
</p>]]></description>
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         <category></category>
         <pubDate>Fri, 02 May 2008 00:10:30 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Complexe et décomplexe…</title>
         <description><![CDATA[<p>Emile Ajar (Romain Gary) le dit « Les pythons tombent dans la catégorie des mal aimés ». C’est incontestable. Les gens qui sont aimés par tout le monde, peuvent aussi ne se sentir aimés par personne. Marilyn est morte en solitaire, alors que beaucoup de types seraient morts de joie en lui tenant cinq secondes le bas de la robe.<br />
On a déjà vu des géants qui respirent la force se sentir tout petits devant un nain. La force ce n’est pas tant d’avoir des muscles, que d’avoir du caractère. Or, avoir du caractère, ce n’est pas donné à tout le monde. Même les banquiers manquent parfois de caractère. Ils craquent pour une légère blessure en se rasant, ou s’effondrent devant une bonne intransigeante.<br />
Les prêtres doivent se sentir bien mal aimés, en tout cas moins aimés que Celui pour lesquels on vient les voir. Ils sont là, bien en chair, certains fort présentables, pourtant tout de suite l’ouaille tourne les yeux vers le christ pendu sur le trumeau de la cheminée ! <br />
On tient pour rien qu’ils se soient sacrifiés pour l’Autre. A peine les a-t-on distingués en tant qu’hommes. Etonnons-nous après cela qu’ils se ruent sur la servante d’un certain âge.<br />
C’est une concurrence déloyale, puisque l’Autre, on ne le voit pratiquement jamais ! Il se laisse deviner et c’est suffisant ! C’est un comble pour un curé encore jeune et sensible aux regards enveloppants des pécheresses, qui fait tout ce qu’il peut pour se faire remarquer. Ah ! on ne le prierait pas deux fois…<br />
Ces braves curés voudraient dire à ces distraites, que Dieu ne comble pas en ce bas monde. Et en attendant de l’être dans l’autre, il n’y a rien de plus naturel qu’un besoin satisfait. <br />
Quoi de plus obstiné qu’une croyante pour sa croyance !...<br />
La bêtise n’est-elle pas de la sentimentalité faite de superstition et de fanatisme ? Auquel cas, elle serait du côté de la foi et de la ferveur religieuse. Voyez comme le sacerdoce tourne court en politique. Pourquoi pas en religion aussi ?</p>

<center><img alt="108a.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/108a.jpg" width="450" height="338" /></center>

<p>Plus le sujet de croire est mince, plus il est fort. <br />
Ailleurs, plus le sujet est gros, moins il est pris au sérieux, suscitant parfois des drames épouvantables d’incompréhension.<br />
Les hommes qui s’égaillent sans amour, ne peuvent que s’aimer. <br />
Ce sont ceux qui reçoivent le plus d’amour des autres qui s’aiment le plus, affolant d’autant celles et ceux qui les aiment, puisqu’ils et elles passeront toujours en second.<br />
Le ridicule serait de s’étreindre soi-même, en attendant que quelqu’un d’autre veuille bien se pencher sur la question.<br />
Mais non. Les plus sollicités qui ne savent où donner de la tête et du reste, ne peuvent satisfaire à  la demande d’étreintes ! <br />
Quand on observe bien le va et vient des sentiments et des personnes, s’acquiert la conviction qu’un détail cloche sur chaque mal aimé : là, une moustache trop tombante, ici un malaise lié au regard… alors que le sollicité, c’est le contraire, il a toujours quelque chose en trop : une silhouette longiligne, une profusion de gestes, un amour immodéré de soi.<br />
L’observatrice des manques et des pléthores ne voit qu’une chose : la rareté. Celui qui plaît est trop rapidement circonvenu par des rivales. C’est comme un appartement à loué dans un lieu convoité par beaucoup. Il faut dire oui tout de suite.<br />
Côté pile, celui des manques, pour convoiter il faudrait qu’il soit achalandé de belles passantes. Or, il n’y a personne. C’est souvent par la déception de n’avoir pas su saisir la chance à temps là où il y a pléthore, qu’une ou l’autre attardée se résigne à prendre côté pile un type dont elle voit instantanément les défauts. Ensuite, c’est une question d’habitude. Elle ne les voit plus… sauf si ce n’est pas une résignée qui attend l’opportunité de reprendre sa place dans le trafic.<br />
L’écrivain est mal placé pour se ranger dans l’une ou l’autre catégorie. Dans la brillante, il ne ferait pas preuve d’humilité. Dans l’autre, on le prendrait volontiers pour un dépendant affectif définitif.<br />
Vaste débat intérieur, qui, chez l’écrivain, lui permet d’écrire quelques belles pages - ceci évidemment ne pouvant être pris en aucune façon comme une manière de consolation. <br />
Les plus complexés restent donc les prêtres qui conservent la foi. Les prêtres qui n’ont plus la foi restent plus aisément bien dans leur peau !<br />
Mais quelle est donc cette morale ? <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2008/05/complexe_et_decomplexe.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Thu, 01 May 2008 22:45:05 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Daerden et Sarko, têtes de gondoles.</title>
         <description><![CDATA[<p>Les récentes festivités du Standard ont montré que le Belge n’a pas eu la même réaction que le Français devant la pipolarisation des personnages de l’Etat.<br />
Sarkozy plonge dans les sondages. Michel Daerden voit au contraire sa cote de popularité progresser.<br />
L’idée que l’on se fait de la fonction publique n’est pas la même en Belgique qu’à Paris.<br />
Aurions-nous plus d’indulgence pour les politiciens exhibitionnistes que l’électeur français ?<br />
A vrai dire, Sarko a mis en scène sa vie amoureuse, Daerden son imprégnation alcoolique. Serions-nous pudibonds et gaiement intempérants ? Un peu comme les Chtis dans le film de Dany Boon ?<br />
Si Daerden nous eût parlé de ses relations féminines, aurait-il plu autant ?<br />
Sensible au drame humain,  la dramaturgie obsessionnelle du bien public ne souffre pas d’exception. La pipolarisation des hommes d’Etat attente au sérieux et à la grandeur de la politique. L’électeur attend que l’élu mette entre parenthèse sa vie intime pendant l’exercice de son mandat. <br />
Les hommes publics avaient résisté jusque là à la tentation de se donner en spectacle, comme des vedettes de la télévision. Il en cuisait à celui qui, parfois à son corps défendant, voyait les projecteurs braqués sur sa vie privée. Ce ne sont pas les erreurs politiques qui ont terni le parcours de Wilfried Martens, mais le fait-divers de son divorce. L’ego transcendantal se camouflait tant bien que mal sous le zèle du bien général.<br />
Aujourd’hui, alors que Sarkozy se répand dans un parc d’attraction avec une chanteuse, afin d’officialiser sa liaison, c’est dans les tribunes du Standard qu’un ministre régional bégaie sa joie et embrasse tout qui est à sa portée, hagard, titubant et complètement beurré, pour quelques jours plus tard, expliquer devant les caméras de Canal + que les gens l’aiment, parce qu’il est comme ça, nature. Comme si être ivre était un ajout à des qualités !<br />
Sa popularité aurait été plus grande encore, s’il avait eu la bonne idée – ou l’irrépressible besoin - de vomir sous l’œil des caméras !<br />
Un citoyen lambda d’esprit critique trouverait étrange qu’un ministre régional choisisse les tribunes du Standard pour s’exprimer. Car toute manifestation verbale d’un ministre est politique.<br />
Ce n’est plus si étrange depuis l’ouverture des pouvoirs publics aux affaires privées. La confusion est telle, que les élus les conglomèrent. Rudy Demotte ne fait-il pas de la représentation commerciale auprès des entrepreneurs, comme on a pu le voir récemment devant des industriels flamands ?  </p>

<center><img alt="105ab.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/105ab.jpg" width="396" height="436" /></center>

<p>Cette nouvelle exhibition du moi n’est peut-être pas si innocente qu’on le croit. Si la France ne pardonne pas, la Wallonie n’en est pas  là, parce qu’elle n’a pas encore compris que l’usage des tribunes du Standard pouvait être une adroite manière de se faire voir de l’opinion. <br />
A la suite de l’abaissement général de nos pays décadents, les hommes d’Etat s’adaptent, sinon ils disparaissent.<br />
Daerden fait mieux que s’adapter, il anticipe sur ce que la politique sera demain : un show, dont il vaut mieux être le pitre que l’accessoiriste.<br />
Nous aimons plus les vantardises, les démonstrations intempestives, bref l’état d’ébriété que l’état intelligent.<br />
C’est que l’état intelligent voisine avec la cuistrerie. Quand on voit un certain sérieux, il y a des appels d’air qui s’imposent. On en arrive à souhaiter que Francis Delpérée fasse un pet au milieu de ses démonstrations.<br />
Est-ce pour autant souhaiter les clowns aux professeurs ? Les jongleurs aux comptables ?<br />
Quant aux tribulations sentimentales plus en actualité en France qu’en Belgique, Sarkozy et Royal n’ont pas coupé à la pipolarisation, plutôt voulue par l’un et acceptée par l’autre avec un certain fatalisme.<br />
Je crois qu’en Belgique, les réactions du public pour un ministre d’un sentimentalisme exubérant  eussent été les mêmes, en vertu d’un fond de romantisme qui nous est resté. Nous distinguons toujours le sentiment amoureux comme plus intime que l’exposition de certains défauts qui passent pour « aimables » et consensuels. L’amour en politique des hommes et des femmes ne s’exportent pas encore du côté des paillettes et des strass. <br />
Mais il n’est pas trop tard pour voir un jour des hommes ou des femmes montrer leur cul au public ravi, en vertu du principe que parfois le dépouillement précède le vote.<br />
Que les voyeurs patientent. On n’en est pas loin.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2008/04/daerden_et_sarko_tetes_de_gond.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Wed, 30 Apr 2008 23:16:37 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Les bouchons de radiateur du Régime.</title>
         <description><![CDATA[<p>Sarko prend des mesures, Leterme en a prises le 23 mars. Il espère rester jusqu’en juin. <br />
L’Europe ploie sous les chefs qui prennent des mesures !...<br />
La première d’entre elles, consiste à nous mettre en condition de culpabilité !<br />
Voilà des siècles que ça dure, plein berzingue, tout azimut, l’inflation des élites oblige. <br />
Les chefs n’aiment pas que nous nous sentions innocents ! Ils veulent nous impliquer, non par souci de démocratie, c’est leur moindre préoccupation, mais pour que nous assumions leurs erreurs. Comme si nous les avions commises  Une raison à cela, outre leur ego, ils seraient incapables de réparer les dommages qui se montent parfois à plusieurs centaines de millions d’euros ! Alors, ils nous culpabilisent.  <br />
A la fin, nous nous rangeons à leur avis. Les gens qui nous dirigent doivent être, plus brillants, plus intelligents, plus capables que nous. Ils détiennent le savoir, donc ils ont raison et nous aurions tort de nous croire innocents.<br />
Nous sommes coupables d’être des imbéciles !<br />
Voyez où vont les compétences aujourd’hui. Etre vraiment intelligent ne sert pratiquement plus à rien. Il faut être polyglotte. C’est tout. Vous dites une chose en français, on réplique en yddish. Vous devinez que le type vient d’Anvers et vous lui répondez en flamand. Que demande le  pouvoir aujourd’hui ?... des professeurs de langue !  <br />
Voyez comme Chastel est pris pour un con, parce qu’il baragouine l’anglais et qu’il massacre le flamand ! Quoique, il le soit pour autre chose…<br />
C’est ainsi que Gros Loulou passe pour une encyclopédie !...<br />
Donc, la culpabilité nous place en état d’infériorité : recevoir des ordres et y obéir, quand bien même nous parlerions dix langues. Les Flamands ce n’est pas pareil. Ils ont beau nous écorcher les oreilles dans un français douteux, personne n’oserait leur dire, comme à Chastel, qu’ils sont grotesques. Ils passent pour des phénix linguistiques, parce qu’ils détiennent la majorité et qu’ils ont toujours raison. <br />
Pour lors, nous aurions tort de nous rebeller, tant ils savent qu’il faudrait que tout le monde se fâche en même temps, pour que cela ait l’air de quelque chose. <br />
Et malheur à qui se rebelle quand tous sont coupables ! L’Autorité l’aura tôt désigné comme criminel. L’Autorité aime être injuste. Elle étale ainsi son pouvoir aux yeux de tous.</p>

<center><img alt="000001.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/000001.jpg" width="485" height="868" /></center>

<p>S’il s’agissait pour le citoyen de montrer qu’il existe, pensez-vous qu’il accepterait d’être un chômeur qu’on raye du chômage, d’être victime des TVA et autres petites saloperies que l’on inventent entre amis pour que le citoyen porte sans faiblir le chef sur le dos, afin de traverser le gué, de sorte que son fardeau ait les pieds au sec ?  <br />
Il se débattrait, se rebellerait, enverrait son député et son patron se faire voir… croyez-vous qu’il accepterait qu’on délocalise une usine qui ne rapporte pas assez ? Qu’il paierait sans rechigner ses ministres nombreux et variés de ses quatre ou cinq gouvernements, des députés et des sénateurs, des hauts fonctionnaires et tout le reste ? Qu’il travaillerait plus pour gagner moins ? Que les moins chanceux, tout en produisant plus qu’hier, se trouvassent dans la misère aujourd’hui ?<br />
Au nom de quel principe ? De la démocratie ? Sans blague… au nom de sa soumission et de sa peur de l’Autorité, et rien d’autre.<br />
Et surtout pas de la real politique, qui - traduite du volapuk de nos économistes - signifie que depuis la mondialisation, plus rien ne sert à rien devant la toute puissance ultime de la finance internationale. <br />
L’accusation étoffe la culpabilité de l'homme démuni. Elle imprègne les consciences. Elle a repris à son compte l’histoire du péché originel de la catholicité moribonde. <br />
Nous sommes tous coupables d’être nés, de vieillir, d’être Arabes, Juifs ou Belges, d’être venus trop tôt, trop tard, de manger, de boire, bientôt de baiser, vu la démographie galopante..<br />
Les purs, la race élue, ce n’est pas le citoyen. <br />
Ce qui fait la Rolls-Royce, ce n’est pas la voiture, c’est son bouchon de radiateur.  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2008/04/les_bouchons_de_radiateur_du_r.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Tue, 29 Apr 2008 23:31:03 +0100</pubDate>
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