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      <title>My Kingdom For A Blog</title>
      <link>http://www.richard3.com/</link>
      <description>Petite chronique d’ambition, d’argent, de sexe et de religion dans une société que – faute d’autres mots – on appelle démocratie et dans laquelle 10% de salauds font la leçon à 90% d’imbéciles.</description>
      <language>fr</language>
      <copyright>Copyright 2012</copyright>
      <lastBuildDate>Sat, 26 May 2012 23:26:10 +0100</lastBuildDate>
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      <item>
         <title>Les pervers à l’affiche.</title>
         <description><![CDATA[<p> La démocratie n’existe pas en-dehors des individus qui la composent. Si Michel ou Di Rupo la salit, c’est toute la Nation qui est malpropre. <br />
Cela explique en grande partie pourquoi les troubles du comportement des « élites » peuvent faire un tort parfois considérable.<br />
Le trouble sexuel dont manifestement DSK a été saisi, en agressant la femme de chambre dans le Sofitel de New-York, alors qu’il occupait un poste éminent et qu’il s’apprêtait de le quitter pour en briguer un autre plus important encore, a fortement dégradé l’image du PS et par delà, celle de l’ensemble de la classe politique. Bien que cela ait été sans effet pour l’élection de François Hollande, la dégradation de l’image de Sarkozy dans l’opinion était encore plus forte. <br />
Les individus sont les marqueurs forts ou faibles de la démocratie. <br />
Les pathologies frappent les hautes personnalités comme les simples électeurs, sans distinction, à la différence qu’un délire schizoïde d’un ministre peut provoquer beaucoup plus de dégâts que celui d’un citoyen lambda.<br />
Les démocraties actuelles sont mises en observation comme tout corps malade en période de crise. Les troubles des dirigeants sont mieux étudiés aujourd’hui qu’ils ne l’étaient en période « heureuse ». <br />
Les troubles paroxysmiques les plus rencontrés tiennent en trois catégories : le délire paranoïaque, le délire schizoïde et le délire histrionique. <br />
Le paranoïaque, n’est rien d’autre qu’une hypertrophie du moi. C’est le délire le plus répandu. La Belgique d’en haut en est largement atteinte. <br />
Le sujet est autoritaire, sûr de lui, susceptible, orgueilleux. (Louis Michel, Didier Reynders, Elio Di Rupo). Il sait toujours tout et il a toujours raison (Melchior Wathelet, Laurette Onkelinx, Chastel, etc.). Il refuse toute critique (tous les ministres). La psychorigidité s’exprime par une obstination, le mépris des autres et une intolérance qui peut aller jusqu’au fanatisme (Philippe Moureaux dans sa défense des pratiquants de la religion principale de sa commune). La méfiance est constante (Marc Eyskens, Jean-Luc Dehaene). La fausseté de son jugement va de pair avec une intelligence normale (Charles Michel). La pensée logique est perturbée par la méfiance, l’orgueil et la subjectivité (Michel Daerden). Froideur, manque du sens de l’humour, hostilité, ambition, rigidité (Wouter Beke, Steven Vanackere, Benoît Cerexhe).<br />
L’inadaptation sociale est un des traits de ce caractère. Voilà pourquoi les personnels du PS paraissent plus éloignés des travailleurs que les autres. On les voit presque toujours mal à l’aise dans des réunions de conciliation. Ils ne comprennent pas ce que signifie une journée de travail à l’usine, etc. Les autres non plus, évidemment, mais eux ne se piquent pas d’être ouverts au monde social. Et même, quand ils le prétendent personne ne les croit.<br />
Rassurez-vous, les paranoïaques pour la plupart ne deviennent jamais délirants. Ils se contentent de tyranniser leur entourage. Cela les déstresse et leur évite une consultation à la clinique. </p>

<center><img alt="3dd1000a.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/3dd1000a.jpg" width="495" height="550" /></center>

<p>La série des schizoïdes associe froideur et pauvreté affective, un évitement des relations sociales et des contacts avec le milieu extérieur à son département (Dominique Simonet, Pieter  De Crem), un isolement, un entêtement, une nonchalance (Fadila Laanan).<br />
Le sujet montre un intérêt excessif pour des croyances mystiques et présente un mode de pensée bizarre (Bart De Wever). <br />
Le schizoïde qui veut correspondre à l’idéal hypermoderne n’y parvient pas. Il est l’archétype du « sujet manqué » (Alexandre De Croo, Rudy Demotte). <br />
Enfin, l’histrionisme met carrément la santé démocratique en danger, quand il ne conduit pas à la criminalité (Woerth). D’emblée comme le nom l’indique, on pense à l’histrion, au comédien, au fanfaron, à celui qui vit perpétuellement sur scène et qui répète chez lui les répliques qu’il va servir aux autres acteurs. Woerth s’est fabriqué une tête d’honnête homme. C’est Pierre Larquey dans « Le Corbeau ».<br />
L’hyperémotivité, l’intensité des réactions émotionnelles sont constantes et dramatisées (Sabine Laruelle). Le mode de pensée imaginaire est prépondérant (Marine Le Pen).<br />
La personnalité histrionique cherche à attirer l’attention et à plaire (Nathalie Kosciusko-Morizet). C’est « Sissi Impératrice », vierge effarouchée au cœur généreux. Son vis-à-vis de cheminée du XVIme Ar. serait la porteuse d’un charisme incivil (Valérie Pécresse). <br />
L’histrionisme est la maladie type de la démocratie contemporaine. Elle correspond au stade infantile du « moi ». <br />
L’intime devient l’événement médiatique majeur (Nicolas Sarkozy). <br />
Qu’on se rassure, n’est pas le marquis de Sade qui veut. Tous ces saltimbanques qui nous chapeautent ne sont pas à enfermer, ne sont pas de grands pervers ; mais, tout de même, nous ne devrions plus tarder à leur faire savoir que si nous sommes dans le 36me dessous, c’est à cause d’eux et la façon dont ils comprennent la démocratie. <br />
</p>]]></description>
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         <pubDate>Sat, 26 May 2012 23:26:10 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Le 7me continent. </title>
         <description><![CDATA[<p>Le Marxisme et le capitalisme se sont plantés tous les deux dans une frénésie commune qui s’appelle le productivisme. Si le premier voulait que ses effets reviennent essentiellement à ceux qui produisent et les autres à ceux qui financent les moyens de production, le résultat est identique. Celui qui ne s’arrache pas le derrière de chez lui de l’aube à la nuit est un mauvais citoyen. <br />
Ce ne serait encore qu’un « demi mal » que l’on pourrait tempérer par la prise en compte de tous les bras afin de répartir le travail, s’il ne s’agissait avant tout de créer de la richesse pour la richesse et c’est là que les deux idéologies se séparent. Le marxisme voulant privilégier ce qui est utile et l’autre s’enivrant de la liberté du commerce de tout ce qui trouve acheteur. <br />
Pour ne pas sombrer dans l’anarchie, quelques règles ont été établies, variables par Etat et qui sont indéterminées dans la mondialisation de l’économie que nous vivons en 2012.<br />
Mais ces règles ne sont là que pour être transgressées. A côté de cela, il reste la jungle des vagues précisions internationales que chacun s’empresse d’oublier quand son intérêt est en jeu.<br />
Ce système a élevé à un art jamais égalé par le passé de faire du fric n’importe comment et d’essayer par toutes sortes de combines, certaines légales, à ne jamais réparer quand on fait tort à des individus ou à la planète, par les déchets de sa propre industrie qu’on disperse au moindre coût. <br />
L’interprétation de la morale qui en résulte renforce l’individualisme forcené dans un « chacun pour soi » qui va jusqu’au crime.<br />
Et justement, il y en a un, particulièrement collectif, et que les enfants du système capitaliste, le meilleur du monde selon les trois quarts de l’humanité, paieront très cher et cela dans moins d’une génération.<br />
Dans le Nord-est du pacifique, entre la Californie et Hawaï, les déchets produits par les activités humaines et déversés dans les océans sont acheminés par les courants marins vers un nouveau "continent" boulimique dont la taille atteint près de 3,5 millions de km² !<br />
Vous avez bien lu. Nos merdes nous préparent un nouveau continent hostile, inhospitalier et qui distille déjà depuis plus de vingt ans, ses poisons dans la mer. </p>

<center><img alt="1017ocean.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/1017ocean.jpg" width="495" height="343" /></center>

<p>En 1997, le capitaine Charles Moore a été le premier à découvrir cette zone improbable de l'océan Pacifique où les déchets plastiques flottants s'accumulent. Ainsi, selon des observations effectuées depuis plus de 15 ans par l'Algalita Marine Research Foundation, sous l'effet des courants marins, les déchets provenant des littoraux et des navires, flottent pendant des années avant de se concentrer dans deux larges zones connues sous les noms de "Plaque de déchets du Pacifique est" (Eastern Pacific Garbage Patches) et "Plaque de déchets du Pacifique ouest" (Western Pacific Garbage Patches). Ces deux plaques forment la "Grande plaque de déchets du Pacifique" (Great Pacific Garbage Patch), un monstre dont la taille aurait déjà triplé depuis les années 90 et qui s'étendrait maintenant sur 3,43 millions de km², soit un tiers de la superficie de l'Europe ou encore six fois la superficie de la France ! Il est estimé que ce "continent" de déchets totalise un poids de 3,5 millions de tonnes et jusqu'à 750 000 débris par km² ; Greenpeace évoquait fin 2006 près d'un million de déchets par km² dans son rapport sur les débris plastiques et la pollution des océans.<br />
 Les déchets tourbillonneraient sous l'effet du gyre subtropical du Pacifique Nord (North Pacific Gyre) et s'accumulent dans cette zone peu connue : peu de routes commerciales et peu de bateaux de pêches l'empruntent. A l'image d'un puissant siphon marin, le vortex attirerait vers lui tous les résidus de notre société de surconsommation. Toutefois, contrairement au siphon, les déchets ne sont pas "aspirés" mais accumulés et bien visibles.<br />
Ce sont les déchets plastiques qui dominent, bien entendu.<br />
La vente dans les grands centres commerciaux est directement mise en cause dans ce désastre planétaire. En effet, pour diminuer le vol et aussi pour des effets de publicité, le moindre objet est surdimensionné à la vente afin qu’on ne puisse pas le mettre en poche et partir sans payer. Cette surface de support publicitaire qui ne sert à rien, y entrent des encres, des plastiques et les produits chimiques de fixation. <br />
Evidemment, les grandes surfaces ne sont pas seules la cause de ce nouveau continent de déchets. Mais cet exemple est celui quoi nous touche de près et que nous connaissons parfaitement pour en dénoncer l’inutilité, d’autant que le coût de l’emballage, c’est nous qui le payons dans le prix global.  <br />
Les plastiques constituent 90 % des déchets flottant sur les océans. C’est une soupe plastique constituée de macro déchets éparses mais surtout de petits éléments invisibles. C'est en filtrant l'eau que l'on découvre une mixture composée de minuscules morceaux de plastique qui se sont fractionnés.<br />
En certains endroits, la quantité de plastique dans l'eau de mer est jusqu'à 10 fois supérieure à celle du plancton, maillon élémentaire de la vie dans les océans. Le temps nécessaire à la dégradation de ces plastiques est estimé entre 500 et 1000 ans. La toxicité des éléments qui les composent à largement le temps de faire du Pacifique, le bouillon des Borgia !<br />
Même si on donnait les moyens à nos libéraux de partir avec une petite pelle et un seau sauver le Pacifique, puisque c’est sous la brillante démonstration du capitalisme que nous avons droit à ces merdes, le nettoyage de cet océan de déchets semble insurmontable. Malgré l’inutilité du geste, si Louis Michel au lieu de clamer bien haut que les ministres ne gagnent pas assez, partait à l'assaut du "continent de déchets" avec l'Algalita Marine Research Foundation, le projet Kaisei ou le CNES, pour sauver la planète, je pourrais enfin lui faire une couronne de laurier et trouver que, pour une fois, il justifierait son salaire.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2012/05/le_7me_continent.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Fri, 25 May 2012 00:08:21 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Mais que devient Mélanchon ?</title>
         <description><![CDATA[<p>Certes le PS a propulsé Hollande à la capitainerie, mais la France frôle les côtes comme le Concordia, avec les autres pays de l’Europe, embarqués dans une sale affaire de sous à rembourser avec la Grèce, le Portugal et l’Espagne, les trois à la traine, même si la Grèce l’est beaucoup plus que les deux autres.<br />
Tandis qu’à Liège, la jeunesse et la Ville sombrent dans la connerie de la City-Parade, tout heureux de se shooter afin d’oublier la réalité, à Méricourt, avec des baffles moins abrutissants on écoutait Mélenchon se lancer dans un premier meeting pour les législatives contre Marine Le Pen, son adversaire dans la 11me circonscription, sur un fond de crise économique d’une gravité extrême.<br />
Le résultat serré au final de l’élection présidentielle avait vu la victoire du PS, grâce à la discipline républicaine du Front de Gauche, dont Mélenchon avait demandé de voter pour Hollande.<br />
Depuis, silence entre le PS et le Front de Gauche et, semble-t-il, pas de contact postélectoral, entre le vainqueur et celui « qui l’a fait roi ». <br />
Depuis lors, Mélenchon s’est mis en tête de battre Marine Le Pen dans son propre fief. C’est bien. C’est crâne. Mais ce n’est pas gagné d’avance. Le Ps au premier tour ne lui fera pas de cadeau. <br />
Cet homme de caractère veut  "opposer la fraternité et le partage" au "visage de la haine", jusqu’à présent, il n’a rencontré que le visage de la haine, attendu que pour la fraternité, le PS se fait attendre.<br />
Le débat sur l’utilité de la social-démocratie dans le combat contre le système en pleine crise économique va se faire de plus en plus nécessaire, si l’on observe l’accord « sur presque tout » entre Hollande et Obama. <br />
Cela se traduit en France par le contraire. C’est-à-dire un raidissement du PS par rapport au Front de Gauche. En effet, c’est Martine Aubry elle-même qui vient de déclarer qu’aucun accord n’avait été trouvé entre son parti et celui de Mélenchon pour les législatives. Le PS préfère perdre quelques sièges de député, plutôt que d’appuyer le FG !<br />
Ainsi la méfiance perdure entre les tenants du système capitaliste tel qu’il est avec ses graves lacunes, ses injustices et ses crises à répétition, et ceux qui souhaitent réfléchir à un autre système, pour une économie mieux dirigée et encadrée par de nouveaux élus, moins marqués par l’échec et les compromissions.  </p>

<center><img alt="martt12bry.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/martt12bry.jpg" width="495" height="376" /></center>

<p>Nous vivons toujours sur cette fausse idée que la liberté individuelle doit passer d’abord par la liberté du commerce. <br />
Cette obstination détone avec les propos du leader du FG "A l'heure où dans toute l'Europe, le nationalisme étroit et borné rejette son poison (...), nous allons par notre nombre, par nos prénoms mélangés faire la démonstration qu'il existe une force plus grande que le visage de la haine : celle de la fraternité et du partage". Le discours de Mélenchon à Méricourt s’adressait principalement aux électeurs du FN, mais il n’en reste pas moins que c’est toute la nomenklatura française qui est interpellée, la fraternité étant étrangement absente des propos de Martine Aubry. <br />
Puisque les meetings en plein air lui ont bien réussi, Mélenchon pense organiser une marche pour « la fraternité et contre l’austérité ».<br />
Nous verrons l’accueil que lui réservera le PS. <br />
"Je veux redonner une voix à l'Assemblée nationale à ces terres qui ont toujours su porter le message ouvrier : ensemble nous sommes, ensemble nous vivrons, ensemble nous nous serrerons les coudes".<br />
Qu’en sera-t-il des élections ? On peut déjà estimer que le combat de Mélenchon contre Marine Le Pen ne manque pas d’allure. Même s’il ne l’emporte pas, il restera crédité de l’avoir tenté !<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2012/05/mais_que_devient_melanchon.html</link>
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         <pubDate>Thu, 24 May 2012 00:00:37 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Dans quel état j’erre ?</title>
         <description><![CDATA[<p>Les cuistres de pouvoir - qui croient faire l’histoire - ne s’en rendent pas compte, mais c’est l’histoire qui les fait.  Nous sommes en plein effort d’une transition entre un monde ancien et un monde nouveau, entre une logique politique défaillante et une nouvelle logique politique, ente un système éminemment élitiste et un autre moins spoliateur des fruits du travail. <br />
Que font-ils, nos émirs de la jactance ? Des comptes de boutiquier faisant payer les ardoises en souffrance aux clients incapables de se défendre. Ils traitent les Grecs de peuple d’escrocs, alors que ce sont leurs confrères grecs qui ont failli. <br />
La logique voudrait que le nouveau pouvoir consiste à œuvrer pour une transition dans tous les domaines.  Les problèmes dont nous souffrons doivent être traités par tous les Européens. <br />
Il est hélas douteux que l’on puisse y parvenir dans le monde occidental et, en particulier, en Belgique avec le personnel politique en place. <br />
Nés dans un système, ils y mourront sans doute, envers et contre nous. <br />
La gauche doit renouer avec l'idée de progrès et abandonner l’idéologie en déclin de l’organisation social-démocrate de la société. <br />
Le progrès qui serait conçu comme une loi automatique de l'Histoire, s’est révélée fausse de Condorcet à nos jours. <br />
Le progrès est d’abord un effort moral de la volonté, dans une conscience plus aigüe des autres. Et non pas cette ivresse de gagner grâce à l’effort des autres, une manière de vivre au-dessus de tout le monde. <br />
Cette forme de croissance là n’a rien à voir avec le mythe de la croissance à l’infini, mise en scène par des économistes qui ne voient rien de mieux pour pérenniser l’avantage que le capital a pris sur le travail. Au contraire, elle veut mettre fin aux excès du consumérisme.<br />
Il faut en finir avec un monde bipolaire qui ne voit d’autre alternative à la croissance que la décroissance dépeinte comme un désastre dans tous les manuels d’économie dont nos économistes se nourrissent encore. </p>

<center><img alt="337m00.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/337m00.jpg" width="495" height="371" /></center>

<p>Il faut faire régresser la production des produits futiles, aux effets illusoires, gadgets vantés par la publicité, arrêter la production de produits jetables, volontairement programmés pour une durée déterminée par le rythme de production, supprimer les intermédiaires qui imposent les prix. Bref, casser l’économie du gaspillage source d’une « prospérité » malsaine et pur produit d’une commercialisation imbécile de la vie sociale. <br />
Vu sous cet angle, le progrès n'est plus une utopie, mais une nécessité.<br />
Si l'action politique aujourd’hui ne tend pas à cette réflexion globale, elle devient un élément qui empêche d’aller de l’avant. Tous les partis qui conservent ce mode de pensée sont obsolètes, comme étant des éléments contraires à la morale et au bien-être futur des gens. <br />
Il n'y a pas d'équivalence entre progrès technique et progrès moral, entre progrès économique et progrès humain. Et le progrès humain doit primer sur tous les autres. <br />
Nous devons en premier lieu ne plus nous voiler la face quant aux modes de production d’aujourd’hui, conséquence des « progrès » sur l’ergonomie, le raccourcissement des temps de production et en général tous les actes honteux qui se passent sur des chaînes de montage, dans des grands magasins et dans certaines entreprises qui confinent à la notion de l’esclavage, du temps où en Virginie et ailleurs, on exploitait des gens qui n’avaient pas la même couleur de peau que le propriétaire. <br />
Nous devons nous battre pour un progrès humain, solidaire et mondial.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2012/05/dans_quel_etat_jerre.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Wed, 23 May 2012 00:44:44 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Du bel esprit au mauvais…</title>
         <description><![CDATA[<p>A contempler les pépères aux « grandes » carrières pousser leurs rejetons sur leurs traces, on peut croire à la transmission du civisme familial aux jeunes générations avec l’amour de la patrie ; mais aussi, de mauvais esprits peuvent penser que certaines famille ont dans le sang l’art de se faire du blé sur l’immense jobardise publique.<br />
Ces suspects de l’esbroufe ne sont pourtant pas dénués d’un certain esprit de famille. Plutôt que de faire galérer leur progéniture chez Arcelor-Mittal, ils se donnent comme exemples à suivre. Leurs gniards, pas plus délurés que ça, se précipitent sur les traces de « l’honnête homme ». On voit bien d’où ces enfants qui ont grandi viennent et pourquoi ils sont en contradiction avec l’esprit de révolte de la jeune génération par rapport à l’ancienne. Comme disait Jean Racine « Nourri dans le sérail, j’en connais les détours ». <br />
Ainsi, les pépères les conduisent plutôt vers des carrières d’avocat, pas question de faire ingénieur, profession dans laquelle ils seraient mille fois plus utiles, les voilà bien, les fils à papa du patronat et des partis politiques, tous destinés à des successions « intéressantes ».<br />
Il n’y a pas indétermination chez les jeunes de ces milieux, comme pour la plupart, mais détermination.<br />
L’altruisme de façade cède le pas aux avantages de la vie qu’ils partagent « en famille ». <br />
Cette société est ainsi faite d’une véritable mascarade de sentiments avérés opposés aux sentiments exposés. <br />
Le moule ainsi préparé, il n’y a plus qu’à y laisser couler les successeurs pour qu’ils y durcissent. <br />
Evidemment puisqu’ils sont l’Etat, il ne reste plus à cette auguste institution qu’à se réduire à la perception qu’ils en ont.<br />
L’Instruction publique est pénétrée de ces principes au point d’en refléter fidèlement la pertinence perfide. <br />
Comment se fait-il que les études techniques et secondaires à l’issue desquelles on est sans statut devant la vie, soient si peu tournées vers la facilité d’élocution, la connaissance de la langue, de la philosophie, de la littérature, bref, vers l’explication orale de la pensée ?<br />
C’est de façon délibérée que Marie-Dominique Simonet considère dans le programme d’éducation de nos enfants, que ceux qui ne sont pas destinés à faire des études supérieures n’ont pas besoin d’un langage duquel découle une analyse des situations, dans des termes appropriés. De fait, elle les estropie du sens critique, de la faculté de raisonner par leur propre moyen.<br />
La sélection est toute trouvée. Les enfants issus des milieux aisés seront tout naturellement les futurs universitaires, puisqu’ils auront été éduqués d’abord « à domicile », avant le contact de l’enseignant. Les autres serviront aux besoins ordinaires. Ce sera la main-d’œuvre diverse et variée qui fait des passifs ou des révoltés.</p>

<center><img alt="29dd0.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/29dd0.jpg" width="495" height="497" /></center>

<p>C’est ainsi depuis toujours. On monte en tête d’épingle les exceptions qui confirment la règle, dans le seul but de faire croire que toutes chances égales, chacun est maître de son destin. C’est aussi faux que le sourire de la ministre. <br />
Il n’y a qu’à voir de quelle manière on infériorise l’étude du français par rapport aux sciences dites exactes pour comprendre immédiatement les motivations criminelles de l’enseignement en 2012.<br />
Une formation technique que les circonstances et les besoins transformeront au gré des fluctuations des productions et des marchés sera amplement suffisante pour afficher, sans condition, sur le tableau du FOREM les qualités des gens « mis en location » sur le marché aux esclaves.<br />
Nous n’aurons plus dans ce troupeau façonné par les capos du système, que des passifs incultes dont n’émergeront que quelques autodidactes.<br />
Sous un gouvernement disparate, mais dans lequel on compte quand même quelques socialistes, on prépare sciemment des sous-citoyens. <br />
Qui sont les premiers pour cette basse besogne ? Les chérubins de nos pépères, pardi !<br />
Vous voulez un aperçu de la jactance transmise de génération à génération, un couplet de Melchior Wathelet et le refrain à Charles Michel sont bien suffisants, après cela s’appelle de la saturation. <br />
La boucle est bouclée. </p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2012/05/du_bel_esprit_au_mauvais.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Tue, 22 May 2012 00:00:10 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Gentrification à la RT(L)BF.</title>
         <description><![CDATA[<p> Ah ! nom de dieu !... Qu’est-ce qui m’a pris de me brancher sur les babillards de nos deux chaînes ce dimanche midi ?<br />
« Chasse aux chômeurs ou chasse au chômage » chez les ineffables Maroy et Gadisseux et « L’Europe va se faire voir chez les Grecs » ou quelque chose d’approchant, chez Dominique Demoulin.<br />
J’aurais dû me méfier. <br />
D’entrée en présentation du bidule, Maroy susurre « …pour les chômeurs, l’étau se resserre ». <br />
On ne sait pas s’il le fait exprès, mais cette idée des mâchoires d’un étau qui se resserre sur un être humain, quand bien même serait-il chômeur, c’est-à-dire sous-homme pour la belle Defraigne plus Espagnole que jamais et de plus en plus sottement libérale, fait songer au supplice par écrasement des membres, brodequins, tenailles et vis sans fin du Moyen-âge.  <br />
Belles brochettes de salauds sur la RTBF avec en porte-drapeau le bourreau Benoît Cerexhe qui sait tout et à tout compris pour le compte du CDH, en face, un socialiste, Philippe Courard (Courarèdji pour les intimes), dans le rôle du happe-chair qui est contre la souffrance, mais qui exécute les ordres, en malheureux qui ne sait plus où cacher la poire d’angoisse dont il est l’inventeur, et un représentant du patronat, sérieux comme un pape, sec comme une trique et gras du portefeuille, en lord Justice, avec en poche les exécutions capitales des coupables.<br />
Du côté des victimes, un chômeur grassouillet qui se dit intellectuel, donc peu enthousiaste à colporter des caisses, avec 25 ans de chômage à son « inactif », un Ecolo qui en veut à la majorité de ne pas en être et la paire de gendarmes des syndicats rouges et mauves, débordant d’arguments.<br />
Côté du « Va te faire voir chez les Grecs » les mêmes mais avec d’autres têtes et travestis en Européens, dans un concert unanime, dont on retiendra l’agonothète M’ame Delvaux en pleine ataraxie pro-européenne. <br />
Ces gens semblaient vouloir dire « Je suis malhonnête, mais je ne suis pas le(la) seul(e) ».  <br />
Voyons, on a compris la brève de comptoir : « Changer les règles en Belgique serait suicidaire, quand les autres pays ne le font pas ». Jean-Luc Dehaene interviewé par Gadisseux en intermède comique, a dit la même chose en baisser de rideau, mais, de façon plus rugueuse, crachant les « r » à la flamande sur le veston, bon pour le pressing, de Gadisseux.  <br />
Donc, on ne changera rien, puisque c’est impossible. Les Grecs et les chômeurs vont s’enfoncer un peu plus dans la misère. Ça touchera moins de 500.000 personnes en Belgique et quelques millions chez les joueurs d’aulos.  </p>

<center><img alt="642q000.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/642q000.jpg" width="495" height="394" /></center>

<p>Voilà ce que j’en ai conclu, ce midi « Soyons malhonnête, puisque tout le monde l’est !». <br />
D’accord, j’entends bien chers atlodymes (1), puisque nos deux télés sont deux têtes sur un même corps qui s’appelle le système, soyons RTLBF et levons notre verre à la santé du monde qui va disparaître. <br />
Mais alors, pourquoi tant vanter, partout et toujours, le système, sinon pour la raison essentielle qu’il vous nourrit, et que vous ne voulez pas qu’il disparaisse !<br />
Ah ! si vous étiez de l’autre côté de la barrière, avec vos bagages, vos capacités, votre dynamisme et… vos frustrations, comme on vous entendrait ! <br />
Eh bien ! là encore, vous vous trompez. Si vous en étiez à partager le sort quasiment devenu général, on ne vous entendrait plus du tout au bas du tableau d’avancement. Maroy et Gadisseux ne vous inviteraient pas. <br />
Cerexhe Benoît, chômeur à 900 € le mois, vous pensez ! En clodo, c’est le seau de pisse de Milquet qu’elle lui enverrait sur la gueule de la fenêtre du premier, s’il s’avisait de venir l’emmerder à l’aube, pour un conseil. <br />
Christine Defraigne, caissière à mi-temps chez Aldi, vous imaginez le tableau ? A part qu’elle se ferait virer pour mauvaise volonté et incompétence et qu’elle irait au guichet du syndicat libéral (oui, madame ça existe !) à réclamer un C4 qu’un méchant gérant lui aurait refusé. Pour elle, en plein burn-out aux castagnettes, c’était l’hôpital psychiatrique ou la prostitution.<br />
De même du côté des Grecs, M’ame Delvaux, députée européenne, réduite au FOREM, on la verrait bien gymnète chez les Argiens modernes, ces employeurs.<br />
Et puis merde, ces gens me font chier…<br />
---<br />
1. Atlodyme : monstre caractérisé par deux têtes contiguës reposant sur un corps unique (Saint-Hilaire) Garnier Delamare édit. <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2012/05/gentrification_a_la_rtlbf.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Mon, 21 May 2012 21:22:18 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title> 0,9 % % reste svelte à 60 ans ! </title>
         <description><![CDATA[<p>Qu’est-ce encore ces problèmes de dos, « obligeant » Di Rupo à voyager en classe « affaire » sur un avion commercial ? Alors que tout le bataclan des ministres et des experts empruntent l’avion gouvernemental, pour atteindre Chicago, au sommet de l’OTAN ! <br />
Si son éminence est trop fragile pour s’asseoir comme tout le monde, il existe des compléments de dossier que l’on peut facilement adapter sur n’importe quel siège. Comme c’est l’avion gouvernemental, il était facile de l’équiper.<br />
Diriger, c’est prévoir, non ?<br />
Mais non, il fallait que le plus humble de Belgique se distinguât d’une manière ou d’une autre ! <br />
Au départ, c’était grâce à une facture supplémentaire de l’Etat belge que son éminence faisait bande à part. On raconte que ce sont les ragots de Didier Reynders, son ennemi de trente ans, qui ont fait que son éminence se soit fendu d’un communiqué stipulant que le billet d’avion serait payé de sa cassette personnelle. Voilà qui a dû lui tomber dur, lui, le radin absolu !... On peut lui faire confiance, Eloi le Roublard trouvera bien une astuce pour se faire rembourser. <br />
Ça n’inquiète pas les gazettes, l’état de santé de celui qui doit « sauver » la Belgique des méchantes griffes du très aminci Bart De Wever ? Et s’il ne tenait pas la forme, le bougre, qu’il nous ferait le coup de Pompidou ? Onze millions de personnes ne se conduisent pas comme un troupeau de bestiaux !<br />
L’année dernière, c’étaient les acouphènes et la surdité de son éminence. Le voilà à Chicago avec des problèmes de dos ! Il n’y a pas six mois, Elio plongeait dans la piscine de Mons, devant un public admiratif de son corps d’éphèbe !<br />
A quand la prostate ?<br />
Question : un ministre a-t-il droit aux indemnités de la mutuelle ? </p>

<center><img alt="21l00.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/21l00.jpg" width="493" height="738" /></center>

<p>Depuis qu’il a amputé son traitement de 0,9 %, on dirait que ça ne va plus ! Cette perte aurait-elle occasionné un traumatisme qui l’aurait transformé en un écorché vif ?<br />
En réalité, un autre bruit persistant ferait état de l’inimitié entre Elio et Didjé. Il est vrai que Reynders ne s’entend avec personne. C’est un rancunier à l’ambition contrariée – il n’est plus président du MR, ni ministre des finances. Quand deux egos de cette importance se rencontrent, c’est couru d’avance, ils vont à l’affrontement.<br />
L’image répandue dans le public et à l’usage des gogos, d’un Elio Di Rupo, avenant, prévenant, allant au devant des gens, est à moitié fausse. Le premier ministre peut être charmant dans des inaugurations, à la Gay-Pride, à la City-Parade, dans des soirées « jeunes » où il serre des mains, rit volontiers ; mais dans des réunions politiques, il n’est pas à prendre avec des pincettes, jaloux de son autorité, tatillon sur sa prééminence, l’emplacement de son siège, furieux contre ceux qui le coupent quand il parle, bref un sacré personnage. Ses proches doivent en savoir quelque chose !<br />
Le sommet de Chicago étale au grand jour la difficulté de ce gouvernement de parler d’une seule voix. On a cru à tort que libéraux de gauche et libéraux de droite étaient faits pour s’entendre !<br />
Reynders, aux finances, c’était Stieglitz en personne. Aux affaires étrangères, c’est Talleyrand et Metternich. Quand un type au melon peu commun tombe sur un autre, ce n’est pas un champ de melons, c’est un champ de ruines !  <br />
Cela devrait réveiller le monde journalistique ! Evidemment, si comme au Soir tout le monde se lève à 11 h 02… personne ne voit pas que ce pays est dirigé par un rhumatisant et un atrabilaire !  <br />
Ainsi donc à Chicago, son éminence poursuit un cavalier seul. Il préfère séjourner dans un hôtel situé à 3 km de celui de la délégation belge. Là encore, Monsieur de Mons dépense. Un prix de groupe, quand on sait y faire, est bien meilleur, qu’une pension seule. Tous les tour-operators vous le diront. <br />
Il est vrai que la Belgique n’en a plus pour longtemps. Ce ne sera pas la crise qui va mettre le pays par terre, ça viendra après, au dessert. Les élections prochaines feront la NV-A et le Vlaams Belang majoritaires… alors, la belgitude de ces beaux messieurs de Bois-Doré... <br />
Elio Di Rupo à Chicago, pourrait assurer ses arrières dans la coulisse, pour un éventuel asile politique aux USA. <br />
En tous cas, que nos militaires en Afghanistan ne comptent pas trop sur une visite du premier ministre. Les véhicules blindés ne sont pas équipés de chaise longue ! <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2012/05/post_25.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sun, 20 May 2012 23:25:13 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Loulou exagère !</title>
         <description><![CDATA[<p>Quand il est question de la diminution du salaire de ministre, même à l’étranger, Louis Michel voit rouge, solidarité professionnelle oblige. L’admirateur d’Alexis de Tocqueville ne rigole plus lorsqu’il s’agit de pognon. On se respecte entre canailles : cet homme là volerait même au secours d’Elio Di Rupo !<br />
Et puis il songe à ses enfants tous amenés à goûter les délices de la gamelle nourricière des ministères, la plus prestigieuse de Belgique, après celle du roi.<br />
Cela me fait penser à la chanson interprétée par Serge Reggiani « Les loups sont entrés dans Paris », ceux-ci viennent de moins loin, de Jodoigne !<br />
C’est ainsi que ce ponte du libéralisme ne croit pas aux propos d’Ayrault, premier ministre français,  concernant la baisse de 30 % du salaire des ministres français. <br />
Autrement dit, Michel ne croit pas aux mathématiques ! Il doute que 30 % de 1000 € ramènent le pactole à 700 €, donc une diminution de 300 €. Avant de cirer les pompes de Jean Gol, il était pourtant bel et bien enseignant, du secondaire, il est vrai, mais tout de même, c’est ce qu’on enseigne à un enfant de 10 ans !<br />
Voyons plutôt la manœuvre, cette contestation n’a évidemment qu’un seul but, celui de jeter le trouble dans l’esprit des lecteurs des journaux belges les plus lus.  <br />
C’est sur les ondes de Bel RTL ce matin que l’éminent a lâché qu’il s’agissait d’un coup politique. C’est bien dans le genre d’esbroufe qu’il préfère : noyer une nouvelle désagréable pour son ubuesque personne, dans une contre-vérité, afin de brouiller les pistes. <br />
La suite est édifiante et dit tout du personnage. Pour lui les salaires des ministres ne sont pas trop élevés et de surenchérir   « Quand je vois ce que représentent le travail et la responsabilité d'un ministre, cela ne me choque pas du tout ». Merci papa. </p>

<center><img alt="23f00.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/23f00.jpg" width="495" height="371" /></center>

<p>Bien sûr, pour Michel et les autres, la chanson d’Alain Baschung « ma petite entreprise connaît pas la crise », ils se la chantent en se rasant le matin dans leur salle de bain. <br />
Comment se fait-il que des radios périphériques, des journaux et des intervieweurs à la télévision accueillent encore des mirliflores de cette espèce, même si ce sont d’anciens gros gabarits ! Mais ils nous cassent les burnes depuis plus d’un quart de siècle, ce type avec son gros bon sens dicté par la Société Générale ! Alors que ces journalistes qui font de la pub de ces personnages ont, en aparté, une toute autre idée de ce qu’on voit et entend aujourd’hui dans les médias !  <br />
Les patrons de presse, les directeurs de chaîne, les planqués de l’audio-visuel, les grands administrateurs sont cul et chemise dans le libéralisme outrecuidant, mais ça n’explique pas tout des basses complaisances qu’on lit tous les jours dans Le Soir, La Dernière Heure et la Libre Belgique.<br />
Pourtant, on aurait dû couper le flux de paroles de Louis de Jodoigne, au moins pour rétablir la vérité : « Cette baisse de 30 % fera l'objet d'un projet de loi, a annoncé la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. Cette loi, qui ne pourra être adoptée qu'après l'élection de l'Assemblée nationale en juin, « sera rétroactive, c'est-à-dire qu'elle prendra effet dès le 15 mai », date de la prise de fonctions de François Hollande à l'Elysée. »<br />
On ne peut pas être plus clair. <br />
Où est la démagogie pour faire plaisir au peuple là-dedans ? Il s’agit d’une estimation des responsables français d’une situation telle qu’il faut bien définir comme catastrophique.<br />
Le gouvernement français n’est pas le seul à avoir décidé de réduire le train de vie de ses membres. Des décisions de ce genre ont été prises un peu partout en Europe. Dès 2009, les ministres irlandais réduisent leur salaire de 15 %. Leurs homologues espagnols les imitent un an plus tard. Plus radical encore, Mario Monti qui, une fois désigné Président du Conseil italien, a décidé de renoncer à tout salaire. L’argument avancé est chaque fois le même : les hommes politiques doivent montrer l’exemple à des citoyens souvent durement frappés par les mesures d’austérité. <br />
La fameuse diminution des ministres belges les place bons derniers des efforts consentis par les pays européens. Le salaire du Premier ministre et de ses vice-Premiers belges sera en fait inférieur d’à peine 0,9 % par rapport au traitement en vigueur sous l’ère Leterme.<br />
Gros Loulou me fait penser à Dehaene. Physiquement, ils se ressemblent et moralement beaucoup plus encore. <br />
Il a peut-être les adjas pour avoir placé ses thunes dans des banques grecques ? <br />
Ils ont de la chance de baigner dans un système qui les conforte dans leur graisse, au point qu’ils ignorent le poids d’un travail à mille euros le mois, bien plus contraignant que tout ce que ces parasites n’ont jamais imaginé. <br />
Il y a vraiment des pieds au cul qui se perdent !<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2012/05/loulou_exagere.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sat, 19 May 2012 23:00:36 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>François II, monarque socio-démocrate. </title>
         <description><![CDATA[<p>Après une semaine presque entièrement consacrée au sacre de François II, il y a de quoi se demander si l’élection présidentielle va vraiment changer la vie des Français, parce que c’est un socialiste qui l’emporte, et les Européens, parce que la nouvelle direction entend renégocier avec l’Allemagne une politique qui donnerait un peu de croissance.<br />
On sait comme l’électeur est friand de mots et de promesses.<br />
François II a fait ce qu’il a pu pour se démarquer de la politique de Sarkozy, mais sans pour autant déraper dans le sens d’une République qui se serait émancipée des devoirs et obligations de la précédente législature.<br />
Les socialistes ont bien du mal à rompre avec les principes de la social-démocratie, pour la raison bien simple, qu’ils ne le veulent pas vraiment. Cela donne un exercice d’équilibriste avec deux poids aux extrémités du balancier, Mélenchon et Bayrou. <br />
Les mesures spectaculaires de changement, comme la réduction des salaires des ministres et du président de 30 %, le rétablissement de la pension à 60 ans, le recrutement de 60.000 enseignants sur le quinquennat vont vers plus de justice sociale et une reconnaissance du travail fourni par les personnels de l’éducation ; les syndicats sont dubitatifs quant au relèvement du Smig. <br />
Voilà un gouvernement qui paraît être « meilleur » que le précédent. Cependant, il est trop tôt pour juger d'une action qui se situe entièrement au cœur du dispositif capitaliste. En obtenant davantage que sous Sarkozy, Hollande bénéficie d’un préjugé favorable des gens, mais des patrons ?<br />
Quels vont être les rapports du nouveau pouvoir avec les parties sociales lors d’un conflit entre patrons et syndicats, quand il faudra trancher ? François Hollande a laissé la part belle des appuis aux travailleurs en lutte à Jean-Luc Mélanchon, pendant toute la campagne. <br />
La France est impliquée dans différents programmes et conflits extérieurs. Le président a déjà dit qu’il sortirait plus tôt que prévu de la guerre en Afghanistan, avec d’autres contentieux aux USA, c’est bien de s’émanciper des pactes et des traités signés par Chirac et Sarkozy, lorsqu’ils ne conviennent pas aux convictions politiques du moment ; Hollande va-t-il les honorer au nom de la continuité du pouvoir ? les renégocier ? en faire des chiffons de papier ? <br />
Ces interrogations sont aussi valables pour l’Europe. Laurent Fabius avait voté « non » au traité européen et le voilà ministre des affaires étrangères. </p>

<center><img alt="42g000.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/42g000.jpg" width="495" height="320" /></center>

<p>Personne ne conteste à gauche la bonne volonté de J-M Ayrault. On sent bien que beaucoup de tout ce qui a été promis lors de la campagne électorale, devront être négociés avec le patronat, les banques, les puissances étrangères européennes et d’autres continents. <br />
On a dit qu’il n’y aurait pas d’état de grâce et que François II et son gouvernement seront tout de suite en première ligne, à découvert et sujets à la critique.<br />
Si bien qu’il peut paraître prématuré d’affirmer que très vite le possible et l’impossible amèneront le public à déchanter très rapidement, lorsqu’il verra les limites du premier réduit à patienter sous le mur du second. L’essentiel pour le PS serait de conserver l’électeur,  chaud et satisfait, jusqu’aux législatives du mois de juin prochain.<br />
Les événements peuvent s’accélérer et rien n’est moins sûr qu’il y parvienne.<br />
Et puis, derrière tout cela, il y a le PS, tel qu’en lui-même. On ne change pas si vite les pratiques, les ambitions, les guerres internes. On peut faire confiance à Martine Aubry qui voulait le poste de premier ministre ou rien. Elle n’aura rien. Où il y a un flou, il y a un loup. Le dicton de sa grand’mère risque de se retourner contre elle.<br />
Pour les Belges qui ont suivi les élections présidentielles françaises avec le vif intérêt que suscite pour beaucoup tout ce qui est français, les 30 % décidés par François II en moins sur la paie de ses ministres et sur la sienne est une nouvelle qui devrait faire l’effet d’un soufflet à la face d’Elio Di Rupo, qui nous a tenu la dragée haute pour les 5 % réduits à 2,5 % de salaire en moins de ses ministres. <br />
Un petit rectificatif, compte-tenu des circonstances, serait le bienvenu. Radin et cupide comme il est, on fait le pari que Roublardo ignorera le geste de Hollande. <br />
Au moins, on est sûr que le pognon le motive encore. <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2012/05/francois_ii_monarque_sociodemo.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Fri, 18 May 2012 00:35:49 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Tous morts de rire !</title>
         <description><![CDATA[<p>La corporation des humoristes s’apprête à en baver avec la disparition de leur épouvantail favori. Ils attendent avec impatience les premières bourdes de François Hollande. En espérant le grand jour, ils sont presque au chômage ! <br />
Pour quelqu’un qui ne voyait pas l’Europe après les Dardanelles, Nicolas Sarkozy était une tête de turc qui faisait tourner l’épicerie du rire. Le mouvement était ascendant, puisque la détestation du président n’a cessé jusqu’au bout de grandir. Un Giscard et un Chirac, à l’apogée de l’impopularité, n’ont jamais été les fournisseurs attitrés de la cour des miracles du rire ! Seul Giscard a fait illusion à deux reprises, avec les diamants de Bokassa et son fameux « Au revoir », lorsqu’il laissa la place à Mitterrand. Mais à jets continus pendant le quinquennat, et même avant, quand il était le ministre du karcher, jamais personne n’avait réussi l’exploit de Sarko ! C’est un tour de force inégalé. Dès le Fouquet’s, ça ne s’est jamais arrêté.   <br />
La source profonde du rire avec Sarko vient de loin. Elle vient du soutien de Nicolas à Edouard Balladur. Pour revenir en grâce auprès d’un Chirac furieux, il fit la joie des humoristes. Ce fut le premier triomphe de l’artiste aux Marionnettes de l’info ! <br />
Nicolas faisait vendre les gazettes spécialisées de la grosse rigolade, à croire qu’il touchait des commissions sur les retirages. <br />
Voilà tantôt dix ans que Guillon, Lecoq, Gera et compagnie font rôtir leurs frichtis, rien que sur la petite taille du président ! Et faire du pognon sur le dos de Sarko, sans que celui-ci  perçoive des royalties… faut le faire ! <br />
Comme le remplaçant n’est guère plus grand, ils attendent sans doute que François H. ait racheté le stock de talonnettes de Sarko. Comme ils sont prudents, ils espèrent que le vent de l’opinion tourne un peu, pour ressortir les plaisanteries qui ont déjà servi. <br />
Nicolas Sarkozy leur a laissé le stock du fonds de commerce. C’est comme les actions à terme, il faudra attendre septembre ou octobre pour toucher les dividendes, quand les juges d’instruction de Bordeaux et de Paris mettront en examen l’ancien président sur les affaires du quinquennat : les sous-marins, le financement de la campagne 2007, Kadhafi, etc. L’immunité prendra fin début juillet…</p>

<center><img alt="11po72.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/11po72.jpg" width="495" height="346" /></center>

<p>En attendant, c’est la débrouille. Ils ont essoré à fond le caleçon de Dominique Strauss-Kahn, sa mousmé n’a pas rejoint les ligues féministes. La mâtine a compris, comme Hilary Clinton, que faire chambre à part et ignorer la braguette maritale qui sent le soufre, sont les coupe-faim les plus radicaux de la spéculation journalistique.<br />
Mais que les rois du rire se rassurent. Ils ne sont pas les seuls à s’angoisser sur l’avenir. La presse « sérieuse » de gauche se pose les mêmes questions. Edwy Plenel de Mediapart et les chroniqueurs de Marianne vont être dans l’obligation de revoir leur politique éditoriale.<br />
Même les premières dames de l’Elysée changent. Valérie Trierweiler sera sans doute moins glamour que sa consœur, mais aussi plus professionnelle, puisque journaliste à Match, elle connaît la musique. <br />
Il reste encore un espoir pour Canteloup, Guillon, Nicolas Bedos et les autres : que Carlita se barre du nouveau domicile de son ex-président de mari ! Elle pourrait reprendre sa vie d’artiste, rejoindre Cécilia à New-York, fumer des joints, chanter faux, bref, la copie serait assurée pour quelques numéros. Les guignons de la chair aidant, des scoops seraient envisageables. <br />
Les histoires de cul qui finissent mal sont porteuses… Les ventes ont augmenté avec le Sofitel.<br />
Je parie que ces messieurs dames de la plaisanterie française ne résisteront pas longtemps au calme plat et au vide d’une actualité en savates.  <br />
Le stress du pouvoir fabrique des monstres. Vivement que Hollande se prenne les pieds dans le tapis, que sa fausse humilité fasse penser à celle de Di Rupo. Il n’en prend pas le chemin. Il fait diminuer les salaires des ministres de 30 %, c’est autre chose que les 2 % 5 de notre premier ministre !  <br />
Les journaux de gauche ont eu leur Sarko, le Figaro attend son heure pour se venger en ciblant Hollande. Les rôles sont inversés, c’est le journal de Dassault qui aura la belle vie. <br />
Les marchés broient du noir. Le comique militant doit retrouver les chemins de la légèreté, pour tromper l’angoisse qui monte.<br />
On n’attend qu’une occasion : le premier clash entre la gauche gestionnaire du capital en piste, et celle de la gauche des syndicats et de Mélenchon qui ronge son frein, pour couvrir de vannes les journaux tristounets.  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2012/05/tous_morts_de_rire.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Thu, 17 May 2012 23:27:16 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Le temps des escrocs. </title>
         <description><![CDATA[<p>Contrairement aux idées reçues, posséder une intelligence exceptionnelle n'est pas une garantie de bonheur et de réussite personnelle, ni d’excellence dans l’exercice du pouvoir, surtout quand on fait partie du gouvernement belge !<br />
Vu la situation de ce pays, c’est inutile de prouver ce qui précède quant à l’exercice du pouvoir. Un bref état des lieux est amplement suffisant. La réussite personnelle, c’est autre chose. On peut très mal faire son travail et s’en foutre complètement. Vu sous cet angle, la réussite personnelle de nos ministres, est d’abord le résultat d’un état d’esprit. <br />
On sait comme les « plus vives intelligences du pays » sont concentrées dans ce quarteron de décideurs qui font la pluie et le beau temps… si l’on met les décisions des banques à part. <br />
Est-ce une mode ? Mais la quasi-totalité des recrutés du savoir gouverner, le sont dans une catégorie particulière. Celles et ceux qui ont fait le droit ont plus de chances que d’autres, à égalité de diplôme, de faire une carrière de ministre ou de député.<br />
Enfin, entendons-nous, les « plus vives intelligences » - mais qui conduisent néanmoins le pays à la ruine - viennent d’un vivier certes. Ils en sortent avec un sésame : le statut ! <br />
Voilà belle lurette qu’aucun corps de métier non-universitaire n’est représenté au parlement. Plus des neuf dixièmes des citoyens de ce pays sont donc absents de tout pouvoir de décision. En gros, les professions libérales se sont ruées sur un gagne-pain intéressant avec plus de sens des affaires que de civisme, usant et abusant d’un privilège qui n’est pas – et loin s’en faut – un brevet d’intelligence, vu les résultats.   <br />
On peut situer à la fin de la carrière d’André Cools (qui n’était pas universitaire) le relatif mélange des professions libérales et non libérales dans la direction du parti socialiste, sans regarder du côté des autres partis où l’affaire était entendue depuis un siècle. Bien entendu, il s’agit ici de partis d’organisations du pouvoir, les minorités exclues offrent une toute autre échelle des valeurs des hommes qui les composent.<br />
Serait-ce qu’en-dessous d’un certain cursus, le reste de la population soit frappée d’imbécillité ? Je crois plutôt que des barrières ont été volontairement dressées des milieux à statuts qui cloisonnent la démocratie par voie de recrutement, du coup, celle-ci n’en est plus une !  <br />
 Gare à l’effet grec : une population furieuse de n’être pas comprise. <br />
Chez nous ce serait plutôt l’effet NV-A ! Chose curieuse, la NV-A ne déroge pas aux privilèges accordés aux professions libérales, à la gens avocatière et aux cursus universitaires des habitués. Ce qui fait le succès de ce parti, c’est qu’il est parvenu à contester les autres tout en gardant le statut des personnels de pouvoir ayant le même profil.<br />
En un mot, ce parti est dans les mains de faux apostats du système. Ils nient ce qu’ils sont et ils parviennent à tromper leurs électeurs en promettant un grand chambardement. <br />
Comment nos surdoués, surmontent-ils le « handicap » du décalage avec les gens? </p>

<center><img alt="25c0.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/25c0.jpg" width="495" height="371" /></center>

<p>On les voit affirmer leur différence par tout ce qu’ils ne sont pas : le sacrifice de leur vie privée au service de la nation, les affres de la responsabilité, l’amour de la patrie et celle du genre humain ; tandis qu’ils taisent leur intérêt particulier, la saveur du pouvoir, les allées et venues en Belgique et à l’étranger, dans une sorte de tourisme qu’ils appellent travailler, sans rougir au seul énoncé de ce mot, quand on compare ce qu’ils font et l’esclavage d’un travail à la chaîne, enfin l’accroissement de leur patrimoine sur le dos des plus pauvres, facteur des plus honteux et qu’ils nient farouchement. Nos « élites » sont formidablement culottées. <br />
Leur "surdouance", désignant une intelligence hors norme, une curiosité insatiable, un mode de raisonnement arborescent, une hyperactivité, une hypersensibilité, voire une extra lucidité, tout ce dont ils se flattent implicitement, n’ont pas conduit le pays à des réussites extraordinaires ; au contraire, elle s’est soldée par à un marasme comme on n’en avait jamais vu. Excepté leur réussite exceptionnelle, c’est le grand fiasco général. C’est comme si un PDG ayant conduit son entreprise à la faillite, s’en félicitait sur la voie publique, puis s’en retournait vivre de ses rentes, résultats de nos bienfaits, le reste de ses jours, dans un environnement de choix.<br />
Si c’est l’usage dans le privé, ce ne l’est pas toujours dans le public. Il arrive un moment où il faut rendre des comptes. <br />
Ce moment serait-il prochain ?<br />
La Grèce nous donne envie de dire que voilà l’exemple qui pend aux nez des « esprits supérieurs ». Le peuple grec en a assez de leur jactance, de leur grossière inutilité. Alors, le scrutin universel machine bien huilée pour leurs contrats indéterminés, grippe et se bloque. Les voilà autour du président de la République en train de se crêper le chignon, comme les gens « de peu » qu’ils méprisent tant, et de rabâcher à l’infini sur des sacrifices « indispensables » dont ils se dispensent et avec eux les gros poissons de l’économie.  <br />
La Grèce est en bout de course. Ces grandes intelligences décidément plus bornées qu’un gardien de chèvres illettré sont en instance d’être remplacés par un Robespierre ou un Hitler !<br />
C’est que ces grandes âmes, ces intelligences supérieures, ces surdoués des plus grandes Alma Mater se foutent des Grecs dans les grandes largeurs.  <br />
Qu’ils en paient les conséquences en Grèce, c’est d’actualité. Qu’ils en paieront demain le prix pour les mêmes conséquences en Belgique, c’est une évidence. <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2012/05/le_temps_des_escrocs.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Wed, 16 May 2012 22:47:42 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title> Baisser de rideau sans rappel !</title>
         <description><![CDATA[<p>C’est égal, du départ à l’arrivée de Sarkozy, les Français en ont dégusté des vertes tout au long d’un quinquennat plein de promesses pour n’avoir à l’arrivée que les rebondissements des événements qui ont fait que les gens n’ont rien vu de ce qu’ils attendaient, par contre, ils ont été servi par ce qu’ils n’attendaient pas.<br />
Pour le pouvoir d’achat, tout le monde n’a pas su, comme le président, se faire des amis riches. Fillon, il est vrai, avait prévenu dès le départ : les caisses sont vides.  Elles le sont toujours. Mieux, les Français (comme les Belges) ont ouvert de nouvelles caisses dans lesquelles puiser, mais c’étaient des caisses de crédit ! <br />
Il avait promis Venise en amoureux, il n’y a que lui qui y est parti en tête de gondole, sur le yacht de Bolloré. Il est vrai que c’était pour se réconcilier avec Cécilia. La première dame de France n’était en réalité pas la dernière. La suivante aura mieux tenu le coup. Son règne aura duré quatre ans. Ce n’est pas d’elle qu’il divorce, enfin pas encore, mais des Français dont il se sépare à leurs torts, puisqu’ils sont condamnés à verser une pension à qui devient retraité de la présidence. <br />
 La seule victoire de Sarkozy tient dans le nombre de fumeurs qui a diminué… à cause de la vie chère et du prix des cigarettes, comme quoi tout n’est pas sombre dans le bilan. <br />
C’est rare de voir un président battu pour ce qu’il est, plus que pour ce qu’il a fait !<br />
Il a eu beau dire partout qu’il avait changé, on ne l’a pas cru. Pourtant, en 2012, il a cinq ans de plus qu’en 2007. <br />
Déjà en 2004, Sarko, alors ministre des finances dans le gouvernement Raffarin, arrive à Bercy avec en priorité la réduction des déficits. On voit, la chose ne date pas d’hier. Et qu’y fait-il ? Il donne des instructions pour que toutes les demandes de Cécilia qui s’y installe avec lui soient honorées. Depuis, les frais continuent dont le dernier gros porteur Airbus équipé de toutes les commodités d’un appartement à Neuilly. <br />
En feuilletant la presse depuis De Gaulle, on s’aperçoit que les affaires se suivent et se ressemblent. Un affairiste sous Chirac se confond avec un affairiste sous Sarko.  Pourtant leurs intérêts ne sont pas liés, de Foccart, le secrétaire d’Etat pour les affaires africaines du grand Charles, jusqu’à Woerth, ministre du travail de Sarkozy, le seul point commun est le fric qu’on se met de côté pour mille et une raisons, même les plus « nobles », au détriment du peuple français. <br />
Nous n’avons pas à donner de leçons sur la question, en Belgique l’affaire Dexia, si elle n’exhale pas ses pestilences par la tuyauterie du même égout, n’en dégage pas moins la même odeur.</p>

<center><img alt="152ml00.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/152ml00.jpg" width="495" height="371" /></center>

<p>Bref, au moment des adieux, si tout le monde s’embrasse en haut lieu et feint de s’aimer, tout en bas, au ras des trottoirs, on est bien content que l’équipe de Sarko disparaisse. Hélas ! ce sera de courte durée, juste le temps de rebondir pour les législatives qui sont pour bientôt. D’ici là les électeurs auront peut-être tout oublié de l’UMP sarkozyste. Il est vrai que près de la moitié des votants  ont voté Sarko. L’admiration inconditionnelle, ça tient en vie, du retraité de Nice aux « gentils » patrons de Laurence Parisot.  <br />
Quant à prédire que la rose pompon dégagera une fragrance plus élégante que le lys des adieux du narcissique, bien malin qui saurait le dire. <br />
De Belgique, l’expérience que l’on a du socialisme ambiant devrait inciter les Français à se méfier de l’équipe qui va prendre les places que les autres abandonnent. <br />
Si c’était Elio Di Rupo à la place de Hollande, je dirais à nos voisins « au feu ! » voilà le même immodeste que Nicolas, surtout dans ses exercices d’humilité et de dévouement pour l’humanité souffrante.  Ne le croyez surtout pas ! C’est la dernière cartouche que le système belge met dans son fusil de chasse breveté Holland & Holland !   <br />
Quant à Sarko, il paraît qu’il va ouvrir un cabinet d’avocat, un de plus ! Mais avec ses relations, il n’y a pas de doute qu’il va se faire « beaucoup de pognons » comme il l’a confié un jour à des journalistes, le jour où il arrêtera la politique.<br />
On le croit sur parole. Ce sera bien la première et la dernière fois ! <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2012/05/_baisser_de_rideau_sans_rappel.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Tue, 15 May 2012 21:53:41 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title> Physique et éthologie.</title>
         <description><![CDATA[<p> Louis Michel à l’art du choc élastique. Tout Jodoigne en est témoin. Aux élections prochaines, il laisse le soin à l’équipe en place de poursuivre la grande mission libérale qui avait été la sienne et qu’il tient cependant garder à l’œil.<br />
Jodoigne, capitale des Michel, fief de famille et terre d’adoption d’Alexis de Tocqueville (1), même si ce dernier n’y a jamais mis les pieds, est le théâtre d’une nouvelle ascension, celle du cadet Mathieu, avocat, évidemment, comme son aîné Charles, président du Chose. <br />
En politique, un choc élastique est un choc entre deux corps qui produit un rebond entièrement régi par l'élasticité des zones d'impact. Cela signifie que les corps reprennent leur forme initiale, sans déformation permanente comme dans un écrasement, afin de permettre à l’un de passer au mobile supérieur et à l’autre de repartir en arrière afin de prendre de la vitesse pour percuter une deuxième fois le corps, le poussant à nouveau dans une sorte de balancier.<br />
Cette mécanique déjà appliquée chez les Wathelet, les Tobback et les De Croo, s’est perfectionnée chez les Michel, par Louis, puisqu’il ne s’agit plus d’un effet de balançoire comme les trapézistes de cirque, mais d’une collision élastique à trois solides, c'est-à-dire sans dissipation de force. Le système composé des corps qui se heurtent conserve l’énergie cinétique, du fait de l'absence de dissipation.<br />
Charles, l’arriviste arrivé, est au centre. A sa gauche et prenant de la vitesse pour le percuter, Louis, celui qui a le plus de poids dans la famille. A sa droite, Mathieu qui prend de la hauteur lorsque la bille 1, percute la bille 2, pour que la bille 3 s’élève. <br />
Je ne vous dis pas le coefficient de restitution quand la bille 3 tombe dans le trou décisif. En physique cela s’appelle le choc dur, par opposition à un choc mou. Qu’est-ce qu’un choc mou ? C’est, par exemple, le choc de Didier Reynders pour Christine Defraigne, quand le premier est parti s’établir à Uccle et que la belle liégeoise, au charme espagnol, s’est demandé si elle monterait par la vitesse de libération ou descendrait par celle de la gravité de la situation. <br />
On le voit bien que si la politique échappe aux lois civiles, elle n’échappe pas aux lois de la physique.</p>

<center><img alt="56f00.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/56f00.jpg" width="495" height="660" /></center>

<p>A moins d’un retrait du plus célèbre des Michel de toute ambition personnelle, ce qui étonnerait tout qui a vu son parcours, nous allons être dotés pour quelques temps encore d’une triplette qui n’a pas fini de nous parasiter, comme ces vers à bois que l’on ne voit pas et qui sont si redoutables aux mobiliers anciens, qu’ils détruisent pour s’en nourrir, un peu comme l’Etat de nos jours, ronge les chômeurs de l’intérieur. <br />
C’est même une question que je pose aux lecteurs éthologues « Comment le ver à bois se reproduit-il, puisqu’il est seul dans sa galerie ? ». Cette question est d’autant plus lancinante que la galerie du ver à bois est juste assez grande pour qu’il puisse s’y faufiler. <br />
Cette question à son importance sur le plan politique. Puisque le premier Michel s’est reproduit et si les reproduits se reproduisent à leur tour, dans quelques générations, il n’y aura plus que des Michel au MR ! <br />
Que feront alors les descendants du Tineola bisselliella, connu sous le nom de la mite des vêtements, ce petit papillon migrateur liégeois parti pour Uccle, afin d’essaimer et ronger les burnous de la population de Molenbeek ? <br />
On devrait penser à faire un cours politique dans nos écoles qui engloberait la physique et la zoologie. Peut-être qu’un citoyen avisé sorti d’un pareil enseignement mettrait au point un insecticide capable de remettre la démocratie sur de bons rails ? <br />
-----<br />
1. N’en déplaisent aux ignares du MR, Tocqueville avait mis le doigt sur les dangers de l’assimilation que l’on serait tenté de faire en démocratie, entre liberté et libéralisme. Et il pensait qu’à terme, cette erreur entraînerait la dissolution progressive de la notion d’intérêt général. Il avait vu que le citoyen, pour mieux s’individualiser, pratiquerait la surenchère de la valorisation identitaire et sécessionniste. Ce qu’Edgar Morin a traduit pas l’individuation n’est pas l’individualisme. Au vu des petits monstres d’égoïsme qui forment le dernier maillon de la société de consommation, ce n’était pas mal raisonné. <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2012/05/_physique_et_ethologie.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Mon, 14 May 2012 23:17:51 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Les traders ont un nouveau champion !</title>
         <description><![CDATA[<p>L’étonnant dans la dérive financière, c’est de voir l’Europe politique se comporter en fonction des soubresauts de la Bourse, comme si celle-ci était un double de Barroso, et les Agences de notation, un premier ministre bis de chaque Etat membre !<br />
L’histoire récente de la Grèce et des pays à sa suite dans sa descente aux enfers, nous montre l’Europe quasiment à l’agonie, déléguer Van Rompuy pour supplier les Grecs d’accepter le nouveau plan de rigueur.<br />
Comme les Etats-Unis sont dans l’attente de ce que décideront les financiers pour les mêmes raisons que nous, ils sont tout heureux que l’actualité braque ses projecteurs sur la seule Europe, ainsi ils pensent échapper au jugement des Agences et à la méfiance des Bourses.<br />
Pourtant ça déménage pas mal aux Etats-Unis et la tuile qui nous est tombée sur la tête en 2008 « made in USA » pourrait avoir une sœur à l'identique. La semaine qui s’ouvre devrait nous faire savoir si 2012 sera de la même cuvée. En attendant, tout le monde est d’accord que les banques deviennent de plus en plus insupportables, sans oser le leur dire.  <br />
La banque JP Morgan Chase, la première banque américaine en termes d'actifs, annonçait après la clôture de Wall Street, une perte de courtage de deux milliards de dollars (peut-être trois). Cette perte serait due à un trader français (encore un !), Bruno Iksil, surnommé « la baleine de la City » ou encore  "Voldemort", nom du magicien ennemi de Harry Potter. De quoi rendre jaloux Jérôme Kerviel, le trader qui mit presque en faillite la Société Générale, par des achats massifs et inconsidérés de produits toxiques.<br />
A l’ouverture de la bourse de NY, JP Morgan perdait 9,03 % à 37,06 dollars. A 16 h 30, l'action ne s'était toujours pas reprise, cédant encore plus de 8%. Conclusion intermédiaire – ce n’est pas fini - JP Morgan vaut aujourd'hui 14 milliards de dollars de moins qu'hier !<br />
C’est la plus lourde perte de courtage aux Etats-Unis depuis la crise des subprimes de 2008.<br />
Qu’avons-nous à voir dans le micmac me direz-vous ? Mais tout, puisqu’il existe l’effet domino qui a très nettement accéléré les culbutes en 2008.<br />
Sauf que, si à grand peine on éponge toujours les effets casino de la perte de 2008-2009 à grands renforts d’aides des Etats, une deuxième crise de cette ampleur en 2012 n’est plus possible. Les Etats sont exsangues. La récession a fait des ravages. La croissance forte qui pourrait sauver les industries est exclue. On assisterait donc à une cascade de faillites des banques et des millions d’actionnaires, comme des millions de pensionnés rentiers, seraient sur la paille, entraînant des fermetures d’entreprises en masse. <br />
Mieux que Kerviel, Voldemort serait l’Armageddon des temps modernes. C’est lui qui serait sur le point de creuser le tombeau du capitalisme mondialisé, dans lequel disparaîtraient quasi totalement le système économique et l’idée libérale que l’on s’en fait.<br />
Le patron de JP Morgan, Jamie Dimon, a commenté la catastrophe en énonçant des erreurs et un manque de rigueur, concluant par une autocritique rarement entendue  "Nous avons été stupides".</p>

<center><img alt="68f100.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/68f100.jpg" width="390" height="567" /></center>

<p>Depuis quelques temps les électeurs pensent que les banquiers ne sont pas stupides tout seuls, quand on sait comment les Etats leur donnent quitus de tout ce qu’ils entreprennent, que le public les suit et, même s’il traîne les pieds, il s’en va quand même déposer des fonds chez des gens déclarés stupides ! <br />
« C'est le troisième "frenchie", après Fabrice Tourre et Jérôme Kerviel, à se faire connaître de la finance mondiale pour avoir fait perdre des milliards à son employeur (Huffington Post). »<br />
L’affaire de JP Morgan tombe au plus mal pour les USA. Obama comptait sur un redressement du dernier trimestre pour être réélu facilement, et faire croire que l’incendie de la dette n’est pas éteint, mais est circonscrit et contenu.  <br />
L’effet domino se fait déjà sentir et pourtant la perte est toute fraîche. De grosses banques américaines enregistraient de fortes chutes : Bank of America (-2,21% à 7,53 dollars), Goldman Sachs (-3,89% à 102,19 dollars), Morgan Stanley (-4,55% à 14,89 dollars) ou Citigroup (-3,62% à 29,54 dollars).<br />
Une bonne chose pourtant : les stocks de brut sont à leur plus haut niveau depuis 22 ans aux Etats-Unis. Le baril à la baisse devrait faire diminuer le prix des carburants à la pompe, à moins qu’un intermédiaire ne rafle la mise, comme cela s’est déjà vu. <br />
L’inquiétude pour l’Europe reste évidemment la Grèce. C’est clair que le marché américain compte sur les péripéties de l’euro et la quasi faillite de la Grèce et peut-être de l’Espagne, pour faire oublier que le dollar est la monnaie la plus endettée au monde. <br />
Peut-être va-t-on revoter en Grèce, suivant une technique d’une démocratie qui fait voter autant de fois qu’il faut pour obtenir une majorité qui correspond à ce que veulent les Autorités.<br />
Je souhaite à François Hollande bien du plaisir pour son entrée au club de l’Europe ultra capitaliste.    <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2012/05/les_traders_ont_un_nouveau_cha.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sun, 13 May 2012 23:17:54 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Poppée et… Desiderius !</title>
         <description><![CDATA[<p>Je me suis toujours défendu d’attaquer les personnes sur leur physique, dont la politique ne me plaît pas ! S’il m’est arrivé de déraper, c’était par inadvertance. Dans la perspective de faire « un bon mot », je confondais sans doute « bon mot » avec « mot facile ». Souvent qui s’en prend au physique d’un adversaire reçoit tôt ou tard la monnaie de sa pièce, par une sorte de boomerang qui met en évidence un manque d’arguments sérieux. <br />
Avec François Hollande qui sera bientôt le président effectif, on voit bien comment ceux qui ont daubé sur la petite taille de Nicolas Sarkozy vont devoir faire des pirouettes et jouer les aveugles, pour ne pas faire le constat que Hollande est à deux centimètres près, de la même taille que son adversaire malheureux !<br />
Toute cette intro pour en arriver au « mot d’esprit » de Didier Reynders, interpellé par le socialiste Philippe Moureaux, sur son voyage en Afghanistan  « J’aurais mieux fait d’aller à Molenbeek, c’est plus près mais c’est aussi l’étranger ».<br />
Je n’aime pas la politique de Reynders. C’est un libéral pur sucre qui a fait la belle aisance des siens sur les rentes d’une vie politique nourrie par ceux qu’ils méprisent le plus : les gens du peuple. Mais quand il profère à demi-mots et en montant à la tribune ce que j’ai mis entre guillemets ci-dessus, il est toujours sous le coup des propos à l’emporte-pièce et guère aimables de Moureaux. <br />
Et puis, c’est très drôle, cet esprit de l’escalier. <br />
Et si c’est un mot de « vengeance » par rapport à Philippe Moureaux, il y a lieu d’en atténuer la portée. Mais, il ne faut pas en mésestimer la pertinence sous l’impertinence. Tout qui a mis les pieds un jour à Molenbeek, sans racisme ni parti pris, peut faire la même observation.<br />
Certes, le mot « étranger » dans la réplique de Reynders me choque, comme il a choqué les journalistes. A Molenbeek, il n’est pas de mise. La plupart des gens que l’on croise sur les marchés, sur les trottoirs, dans les « Maisons de Commune » de cette partie du Grand Bruxelles, sont évidemment des Belges à part entière. <br />
Philippe Moureaux a fait beaucoup pour qu’il en soit ainsi. Que la population d’origine maghrébine lui en soit reconnaissante, il va de soi que c’est tout à fait naturel. Qu’il s’y sente bien intégré à son tour pour des raisons familiales, ne lui donne cependant pas le jugement impartial, dès que cette population est mise en cause. <br />
Ce qui interpelle Reynders et qui nous interpelle tous, c’est que les Belges que l’on y rencontre ne sont pas, pour la plupart, intégrés à la Belgique, à l’Europe, à l’Occident. Qu’ils veuillent garder la spécificité de leur racine, c’est on ne peut plus légitime, mais que la plupart d’entre eux persistent à refuser la manière de vivre et les principes de laïcité du pays d’accueil, est inqualifiable et proprement inacceptable. <br />
Ne pas voir cela ou dire que ce sont des propos racistes, est aussi grave que celui qui, au nom de la tolérance, est en passe de vider de son contenu la nature de la laïcité qui fait la cohésion du peuple, au profit des mœurs et d’une religion qui empiètent sur la liberté des croyants, avant d’empiéter sur les libertés de tout le monde.<br />
Je remarque d’autre part, que ceux qui se sont gendarmés le plus sur le trait d’esprit de Reynders sont ceux qui sont en partie ou tout à fait liés à ses Belges non-intégrables ou difficilement intégrables.  </p>

<center><img alt="59gb00.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/59gb00.jpg" width="495" height="403" /></center>

<p>En tête de gondole ou plutôt derrière son moucharabieh, Laurette Onkelinx, évidemment. <br />
Si la pom-pom girl d’Elio est écœurée, par les propos repris ci-dessus, je le suis aussi par les siens. Il y a différentes manières de rabaisser le débat politique, la sienne a trait justement à ses convictions proclamées poing levé et qui, sitôt le meeting achevé, sans même attendre que la rose écarlate ait fini sa vie de fleur coupée dans la décharge publique, gère ses dossiers en femme d’affaire essentiellement libérale et contredise par sa conduite officielle toute sa carrière de passionaria socialiste.<br />
Qu’est-ce Laurette Onkelinx sinon une gestionnaire socialiste qui au lieu de mettre de l’eau dans son vin, met du vin dans son eau, ce qui n’est pas la même chose. <br />
S’est-elle au moins demandé une seule fois, pourquoi dans un gouvernement de coalition, c’est toujours la gauche qui finit par faire la politique de la droite et non l’inverse ?<br />
Que ne dit-elle autant de mal de sa collègue flamande du SP qui met en marche les mesures contre les chômeurs, qu’elle n’en dit de Reynders !<br />
Voilà pourquoi elle m’écœure et c’est, tout de même, pour des raisons plus fortes que son écœurement pour quelqu’un dont je le répète, je n’ai nulle estime.  <br />
Néron fit exécuter un de ses invités parce que ce dernier n’avait pu s’empêcher de faire un bon mot à propos du « talent » de l’empereur, dans une de ses nombreuses œuvrettes.<br />
Reynders a de la chance de ne pas être né il y a deux mille ans et que Laurette Onkelinx ne soit pas Poppée.  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2012/05/poppee_et_desiderius.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sat, 12 May 2012 23:08:06 +0100</pubDate>
      </item>
      
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