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      <title>My Kingdom For A Blog</title>
      <link>http://www.richard3.com/</link>
      <description>Petite chronique d’ambition, d’argent, de sexe et de religion dans une société que – faute d’autres mots – on appelle démocratie et dans laquelle 10% de salauds font la leçon à 90% d’imbéciles.</description>
      <language>fr</language>
      <copyright>Copyright 2010</copyright>
      <lastBuildDate>Thu, 11 Mar 2010 22:42:33 +0100</lastBuildDate>
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         <title>Tragédie à ciel ouvert…</title>
         <description><![CDATA[<p>Cela fait quelques années, que régulièrement j’écris sur le problème palestinien. Le lecteur finirait par croire que c’est à bout de sujets que celui-ci, fort à propos, me sauve de la page blanche, puisqu’il est peu commun de voir un utilisateur de la Toile aussi intarissable. <br />
Le lecteur se tromperait, car l’affaire palestinienne est récurrente et possède pour tous les citoyens, ayant le sens du juste et de l’injuste, un côté lancinant et permanent qui est comme une écharde dans le cœur.<br />
A la suite d’un récit sur la misère terrible des gens à Gaza ou en Cisjordanie, une sorte de remord s’empare du citoyen de ne pouvoir faire plus qu’écrire quand on ne sait rien faire d’autre pour dénoncer une injustice. <br />
Comment dire la veulerie des médias qui n’ont même pas la décence du témoignage honnête ? <br />
Tout le monde sait qu’il n’y a pas d’autre solution que celle de deux Etats séparés et, cependant, on attend qu’Israël ait fini par grignoter le plus clair de la Palestine avant de commencer les négociations ! Cela se fait au vu de tout le monde et en parfaite illégalité. <br />
Il y a ainsi de la part des pays les plus favorables à cette politique des deux peuples séparés et égaux en droit une grande hypocrisie qui consiste à dénoncer les grignotages par implantation de colonies, puis après le grand coup d’épée dans l’eau, à poursuivre un dialogue « fructueux » avec l’Etat d’Israël sans aucune autre suite. <br />
La réalité est éclatante : Israël veut tout à commencer par Jérusalem en son entier. Il ne veut pas discuter, il veut tergiverser en attendant qu’il ait tout pris aux autres.<br />
D’abord surarmé par les USA, si complaisant qu’ils iront jusqu’à filer à Tel-Aviv des secrets atomiques, puis ensuite autosuffisant dans les questions d’armement, l’Etat hébreu a profité des guerres stupides que les pays voisins lui ont faites pour ronger les terres limitrophes, avaler le plus gros de Jérusalem et dominer la région. <br />
La contribution du monde occidental à cette hégémonie est patente et malgré les protestations aux Nations Unies, elle ne s’est jamais démentie.<br />
Au nom de la sécurité de ses ressortissants, Israël, au mépris des remarques et de la réprobation unanime, a construit un mur, reléguant les Palestiniens dans une sorte de réserve comme les Indiens aux USA, mais qui rappelle fâcheusement d’autres murs, celui de Berlin et celui du ghetto de Varsovie. De sorte qu’on a pu dire que les Israéliens ont hérité des techniques de leurs anciens bourreaux dans leur phobie de l’encerclement par des murs. Bien entendu cet ouvrage « d’art » a été presque entièrement construit sur des terres palestiniennes, quoique cela ne veuille plus rien dire de nos jours.  <br />
Assez curieusement, ce mur, voulu du temps de Sharon, est dépassé par les « colonies » qui l’ont débordé depuis longtemps et qui poursuivent le dépeçage d’un problématique Etat palestinien en occupant ses plus beaux morceaux. <br />
Les quelques rares journalistes qui rendent compte de la vie à Gaza et dans les camps des Palestiniens déplacés un peu partout autour de l’Etat hébreu, sont effrayés de ce qu’ils ont vu et ont peine à témoigner de la souffrance des gens. </p>

<center><img alt="69a.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/69a.jpg" width="490" height="368" /></center>

<p>C’est ainsi que Gaza pourrait être secouru facilement par mer. Eh bien ! non. La flotte de Tsahal monte la garde et rien ne peut entrer à Gaza par mer. Il est impossible à un habitant de la bande de Gaza de pêcher. Il s’agit en réalité de la plus grande prison à ciel ouvert au monde ! <br />
Du côté de la terre, le mur fait le reste. <br />
Qu’est-ce qui empêcherait les Nations Unies d’affréter une flotte de secours qui se mesurerait éventuellement à la flotte adverse ? Rien, sinon, l’hypocrisie des Etats et… la flotte américaine.<br />
Quant à forcer la main d’Israël pour que naisse tout de suite un Etat palestinien, c’est ce à quoi s’est attelé Salam Fayyad, premier ministre palestinien. En effet, s’il avait fallu attendre l’accord des Palestiniens pour que Ben Gourion fonde l’Etat hébreu, on en serait toujours aux négociations préliminaires, donc, il est logique de se passer de l’accord d’Israël pour unilatéralement proclamer la naissance de l’Etat donnant de la consistance aux palestiniens.<br />
Tout dépend donc des Nations Unies et de son Conseil de Sécurité. <br />
A en juger comme vont les choses, on pourra attendre encore longtemps. <br />
On a rarement vu un consensus aussi général n’avoir pratiquement aucune chance d’aboutir !<br />
La duplicité règne en maître dans les couloirs de l’ONU. Pour les peuples qu’ils représentent, les délégués des pays sont unanimes à rappeler « l’urgence » d’un Etat palestinien. En petit comité, il en va différemment. Il est devenu impossible à cause des ramifications des colonies juives en territoire palestinien de tracer une frontière – ce qui paraît indispensable – entre les deux Etats !   <br />
Alors, qu’est-ce qu’on attend ?<br />
Deux solutions, celle impensable de clouer le bec à l’arrogance de l’Etat d’Israël et de le réduire à démanteler toutes ses colonies, ou bien d’attendre que ce même Etat ait digéré l‘ensemble du territoire confinant ceux qui résistent sur des bouts de territoire, comme Gaza, sans droit, sans déboucher et sans espoir.<br />
Une sorte de génocide par la faim et le désespoir des victimes. <br />
C’est à cette dernière solution que les Etats hypocrites des Nations Unies se sont résignés. Voilà pourquoi, longtemps encore nous aurons à subir la vindicte du monde arabe dans son juste combat pour la reconnaissance du droit d’un peuple à vivre en liberté.         <br />
</p>]]></description>
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         <pubDate>Thu, 11 Mar 2010 22:42:33 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Joëlle Milquet et la planète humaniste.</title>
         <description><![CDATA[<p>Depuis que le CDH a parasité la plante quasiment morte du PSC, Gérard Deprez, le mauvais jardinier, a été remplacé par Joëlle Milquet, fleuriste, pour une révolte des œillets et des roses. <br />
La révolutionnaire des bons sentiments n’a pas changé grand chose au destin du pays, voué au capitalisme et à la social-démocratie. Aussi, a-t-elle voulu qu’au moins ses accommodements avec le monde libéral ne fussent pas comme le « practice match » d’Elio Di Rupo qui n’en finit plus. Pour le CDH, elle ambitionne du « spécial ». Bien entendu l’électeur n’en a cure, avec son gros bon sens il n’aime que le concret et le résultat. Quoique la cote personnelle de Joëlle soit élevée, le parti stagne dans la moyenne, pour une lutte des strapontins entre les seconds couteaux..<br />
Avec l’opération "planète humaniste", les centristes arborent comme à l’habitude la figure réjouie des grands jours pour peu de choses. Di Rupo s’était déjà essayé à la relance sous forme de « boîte aux idées » dans les sections, avec son  fayot Charles Magnette, en moissonneur. La récolte fut d’une grande médiocrité.<br />
 Aujourd’hui Madame la Présidente espère éviter l’écueil. Les débats seront ouverts à tous sur 7 thèmes, au cours de 2010.<br />
Pour résoudre la crise ? Pour soulager la misère des gens ? Pour réduire les inégalités sociales ? Non ! Non ! Seulement pour « transformer »  l’avenir !... comme si le plus urgent n’était pas de transformer le présent ! <br />
En ce qui concerne l’avenir, la futurologue Milquet en connaît un brin. Bien entendu rien ne va aujourd’hui, ce n’est pas important pour la présidente, puisqu’elle gouverne avec les autres, si ça ne marche pas, ce n’est pas de sa faute, mais celle des conservateurs qui de Reynders à Di Rupo freinent son formidable besoin de changement. <br />
Ce qui compte, c’est ce qui se passera demain, après la crise. Car, sans avoir rien fait pour en saisir l’origine et encore moins pour en désigner et faire payer les responsables, madame Milquet sait ce dont nous aurons besoin, après, quand nous baignerons à nouveau dans la situation de rêve qui était la nôtre, juste avant Lehmann Brothers. <br />
Penser à la société de l'après-crise, c’est son obsession ! <br />
Se donnant un devoir d’y réfléchir, ajoute-t-elle, nous aurons aussi celui de l’analyser.<br />
La prétention de Joëlle à mieux connaître les hommes que quiconque est sans égale. Elle sait ce qu’il leur faut, ce dont ils ont besoin et elle fait fi de la journée de la femme pour ne penser qu’à eux. Le XXIe siècle sera celui du retour de l'homme, « les thématiques humaines de ce XXIe siècle sont bien plus que des enjeux environnementaux".<br />
Avec une femme pareille en ses foyers, Monsieur Milquet n’a qu’à bien se tenir. <br />
Le CDH aime congresser. Il le fait avec vaillance et à tous propos. Joëlle aime les tribunes. Ses « in fine » passent bien. Elle adore autant pérorer que Sabine Laruelle, mais il faut lui reconnaître une meilleure diction et une meilleure tenue. Milquet raisonne, quand l’autre vitupère.<br />
Milquet est en permanence en train de reconquérir, à croire que malgré ses années de présidence, elle n’a rien conquis du tout, à la différence de Di Rupo, qui s’illusionne du contraire, bercé par les chants d’amour de ses voix de préférence. <br />
Donc les congressistes nés du CDH congresseront tout au long de 2010 sur sept thèmes. Pourquoi sept ? Parce que c’est un nombre premier et qu’il est celui du diable et ses 7 péchés capitaux que Milquet entend extirper du coeur des hommes. <br />
La transformation de l’économie, l’investissement dans l’éducation et la formation, le pacte démographique, la réinvention du sens collectif et du rôle de l’État, la réussite de la révolution environnementale, le nouveau cadre de solidarités et les valeurs par le métissage de la société, tout y passera, comme si brusquement les Comités locaux du CDH étaient le refuge des Pic de la Mirandole inconnus de la société belge et qui, grâce à Joëlle, s’exprimeraient dans tous les domaines avec les arguments de Jacques Attali revisités par le verbe de Bernard-Henri Lévy ! <br />
Van Rompuy, le frère de l’autre, CD&V bon teint, s’en fout bien du futur de l’année busette, et comment il fera bon vivre en 2012. Son truc c’est BHV et pour dans tout de suite, fin mai exactement. Milquet, sur son nuage, n’a pas eu le temps de pondre un huitième thème, toute à ses fantasmagories… Les Flamands sont tellement terre à terre !</p>

<center><img alt="68a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/68a%20copie.jpg" width="467" height="261" /></center>

<p>Avec le programme déjà copieux des sept, on ignorait que la Belgique possédait tant de cerveaux dormant dans un seul parti !<br />
Quand on pense qu’au MR, seul Michel père a la science infuse et qu’au parti Ecolo, Jean-Mi d’Amay a un cortex multi neurones, sans parler du génie absolu, Di Rupo lui-même, poli-suffisant,  en possession d’un potentiel cérébral dix fois supérieur à celui d’Onkelinx ! <br />
C’est à se demander pourquoi les génies du CDH ne sont pas plus tôt sortis de la fiole d’Aladin afin que nous en soyons babas !<br />
On pourrait même accuser Joëlle Milquet, dans son amour des hommes, d’avoir négligé un enthousiasme plus personnel qui lui aurait soufflé un meilleur traitement de tous les chômeurs dont elle a la charge et avec lesquels elle est bien sévère !<br />
Restons optimistes, et souhaitons que sa cité idéale ne soit pas celle du facteur Cheval, mais une Wallonie pour une société meilleure. Ce qui en période préélectorale est une sage intention même si le seul but est finalement de flatter l’électeur ! <br />
</p>]]></description>
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         <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 23:14:32 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Ils sont partout.</title>
         <description><![CDATA[<p>La raison est aussi proche de la folie, que la folie l’est de la raison, à en croire le dictionnaire à propos de « logorrhée ». La définition de ce mot peut être « Flot de paroles désordonnées, caractéristique de certains troubles mentaux ou « Manie de parler interminablement, verbiage facile, incapacité à se borner ». <br />
Autrement dit, un baratineur est-il fou, lorsqu’il parle sous le coup d’une forte émotion ?<br />
Notre temps prédispose-t-il à la folie par l’accélération du stress au travail, par la précarité de la plupart des emplois et la menace du chômage ?<br />
Y eut-il moins de fous jusque vers le milieu du siècle dernier, avant que le behaviorisme ne vienne accélérer les mouvements de l’homme-machine, selon les lois de la productivité ?  <br />
Il ne se passe pas un jour sans croiser dans la rue une personne atteinte de logorrhée, sans voir des conducteurs arrêtés au feu rouge parler – comme dans un film muet – puisque l’on n’entend pas ce qu’ils disent, alors qu’ils n’ont aucun passager.<br />
La folie serait donc la chose au monde la mieux partagée, selon Foucault. ?<br />
S’il ne suffisait qu’être sain d’esprit pour ne pas être fou, la plupart des fous prétendraient qu’ils sont lucides, sans que personne vraiment puisse en douter. Et, il est vrai : il n’y a rien de plus troublant que le raisonnement faux. Cependant qui n’a jamais soutenu l’insoutenable, de bonne foi, persuadé que son raisonnement était infaillible ?<br />
Personne n’est plus fou que celui qui prétend ne pas l’être, en excluant la possibilité que les raisonneurs, les philosophes, les savants, pourraient l’être au même titre qu’un « simple » d’esprit, tandis qu’il se situe dans l’une ou l’autre catégorie d’exonérés.<br />
La prétention de celui qui sait par rapport à celui qui ne sait pas (a priori) n’est-elle pas le symptôme d’un dérangement de l’esprit ?<br />
Les régimes totalitaires le savaient bien qui conservaient dans leur arsenal le pouvoir d’envoyer un opposant du régime dans une clinique spécialisée.<br />
Pascal partageait la folie de Descartes à savoir qu’ils partaient l’un et l’autre sur une absolue évidence : l’existence de Dieu, tellement évidente qu’ils ne se donnèrent pas la peine de le prouver. Si bien que le seul Descartes établit un catalogue de vérités prouvées… sur la seule qui ne l’était pas !<br />
Au moins Pascal, tout embrasé qu’il était de la foi retrouvée sur le Pont Neuf, avait-il la prudence de nous prévenir «  Nous sommes si nécessairement fous, que ce serait être fou par autre tour de folie, de n’être pas fou ».<br />
A bien considérer certains comportements, on se demande si ce n’est pas l’argent qui fait office de graines d’ellébore, avec la vanité de la position sociale et la haute opinion que certains ont d’eux-mêmes !<br />
La folie est aussi le propre du génie, dit-on, c’est pourquoi Salvador Dali s’est, sa vie durant, contorsionné en proférant des absurdités dès qu’un micro s’approchait. Voilà bien l’exemple d’un génie contrefaisant le génie parce qu’il ne croyait pas l’être ! <br />
Molière fait dire à Philinte dans le Misanthrope «  C’est une folie à nulle autre seconde / de vouloir se mêler de corriger le monde » <br />
Il faut reconnaître un mérite aux hommes politiques, ils se gardent bien de corriger le monde, tout au plus se contentent-ils de faire semblant.</p>

<center><img alt="67a.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/67a.jpg" width="351" height="500" /></center>

<p>Décréter que pour cela, ils sont sains d’esprit, serait s’aventurer beaucoup dans une analyse de l’homme d’Etat qu’un écrivain jadis qualifia par un beau titre « Les grands malades qui nous gouvernent ». Il est juste de dire qu’il comptait aussi les maladies du corps avec celles de l’esprit.<br />
Quelques écrivains durent être internés, parce que leur folie les empêchait de se fondre dans la société bourgeoise qui a horreur de l’extravagance.<br />
Le plus scandaleux est un philosophe célèbre qu’il fallut mettre en lieu sûr après qu’il eût entouré de ses bras, l’encolure d’un cheval qu’un charretier, saisi d’une autre folie que la sienne et sans doute plus cruelle, fouettait énergiquement.  <br />
Quant à Flaubert, sa maladie nerveuse ne l’empêcha que de suivre des cours de droit ce qui le délivra de fournir un quitus de fin d’études à son père. <br />
Camus conclurait « Il est toujours aisé d’être logique. Il est presque impossible d’être logique jusqu’au bout. »<br />
Et comme il faut bien qu’il y ait un brin de folie partout, c’est celle en dernier de la classe ouvrière selon Paul Lafargue « … Cette folie, c’est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales et de sa progéniture. » <br />
À 69 ans, ce co-fondateur du socialisme se suicide en 1911, avec sa femme, Laura Marx, la fille de Karl, en se justifiant dans une courte lettre : « Sain de corps et d'esprit, je me tue avant que l'impitoyable vieillesse qui m'enlève un à un les plaisirs et les joies de l'existence et qui me dépouille de mes forces physiques et intellectuelles ne paralyse mon énergie, ne brise ma volonté et ne fasse de moi une charge à moi et aux autres ».<br />
Fou ou sain de corps et d’esprit, qu’importe, cet homme suscite le respect. <br />
On ne pourrait pas en dire autant de certaines idoles du monde politique dont la présence éternelle confine à l’indécence.  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/03/ils_sont_partout.html</link>
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         <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 00:08:02 +0100</pubDate>
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         <title>Petit bilan du XXme siècle.</title>
         <description><![CDATA[<p>Voilà dix ans que le siècle précédent a plié bagage. A part les enfants de dix ans ou moins et qui n’ont pas accès à la maîtrise des choses, nous sommes tous le produit du siècle dernier. <br />
Le dixième anniversaire de sa disparition serait peut-être l’occasion d’un petit bilan ?<br />
Qu’est-ce qu’un siècle ? Le temps d’une vie quelconque dans le futur, puisqu’il deviendra de plus en plus courant de croiser dans la rue des centenaires. Peut-être en serez-vous? <br />
Démiurges ou marionnettes, qu’avons-nous fait de ce siècle ? <br />
Peut-être ce que nous faisons de celui-ci ?<br />
Il est bon de revenir sur le passé, c’est là que nous puisons l’enseignement du futur !<br />
Qu’est-ce que cent ans, qu’est-ce que mille ans, s’écria Bossuet, puisqu’un seul instant les efface !<br />
Devant le foisonnement des événements du siècle dernier, quels sont les événements qui en effacèrent d’autres ?<br />
Les deux guerres et leurs millions de morts ? La chute du mur de Berlin ? Le séquençage du génome ? Le largage de la première bombe atomique ? Encore que ce dernier événement se rattache à la seconde guerre.<br />
Une première constatation, du seul point de vue de l’Histoire, un siècle selon les événements qui le composent, ne durent jamais un siècle. Par exemple, en-dehors des Arts et du foisonnement de la pensée, le dix-huitième aussi brillant pût-il avoir été, est le plus court des temps modernes qu’il annonce, puisqu’il n’eut que onze ans (1789).<br />
On pourrait dire que « notre » siècle n’a eu que septante-cinq ans. Il commence à la guerre de 14-18, dans laquelle s’inclut un autre événement majeur, la révolution d’octobre 17 en Russie, et il s’achève avec l’écroulement de l’URSS, mettant un terme à la guerre froide et consacrant le système économique libéral, les Etats Unis y devenant le leader mondial.<br />
 Le siècle s’articule autour des deux conflits majeurs, ce qui le rend tout de suite antipathique pour l’historien, ces septante-cinq années ayant été le théâtre de massacres à peine imaginables depuis la Déclaration des Droits de l’Homme !<br />
Nous serions donc les enfants de l’horreur, du crime organisé, de massacres sans nom, de génocides et de camps de concentration, rarement vus dans l’histoire des peuples.<br />
Le vingtième siècle s’inscrit dans les siècles maudits, au même titre que ceux des invasions normandes, de la peste noire et des razzias des Huns sur l’Europe !<br />
Tout le bilan du XXme s. passe par le dénombrement des morts !<br />
Tant à Nagasaki par la super bombe, tant à Dresde par la bombe classique, tant dans les camps d’extermination, etc, etc. <br />
Ce dénombrement macabre est le seul bilan vrai que l’on puisse opposer à ce qui aurait dû être l’impératif moral qui allait ébranler les consciences de l’Europe – enfin qui aurait dû – depuis les onze années que dura le siècle des Lumières.<br />
Chose curieuse, ces  onze années se firent aussi dans le sang, le sang bleu des nobles, et celui plus rouge des guerres de la Première République. Et pourtant, de ces massacres allait surgir le « plus jamais ça » de la Déclaration des Droits de l’Homme, même si l’Empire qui lui succéda fut le régime le plus meurtrier du XIXme siècle. <br />
Mais le nôtre, celui dont nous sommes issus ? Quel est le message d’espérance que nous étions en droit de recevoir après les massacres des deux guerres : la Société des Nations et l’Organisation des Nations Unies, l’une étant la réplique de l’autre ? Est-ce sérieux ? ces deux organisations n’ont rien empêché. La première vit la montée du nazisme et la guerre de 40, avec en prélude la guerre d’Espagne, la seconde fleurit dans les disputes, les génocides, les guerres « locales » et les millions de morts « exotiques ».<br />
Le siècle que nous quittons est le siècle totalitaire par excellence !<br />
C’est celui dans lequel triomphe le capitalisme aussi bien dans les régimes totalitaires que dans les démocraties. <br />
Celui-là même qui vient de muter en marché globalisé et mondial.<br />
Ce siècle a vu la victoire écrasante de l’économie et du pouvoir absolu de l’argent, devenant, par un raccourci dont les hommes ont le secret, le seul critère désormais supplantant la morale, au point de se substituer à elle, devenant « elle » par un hiatus déraisonnable de la pensée.</p>

<center><img alt="155a.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/155a.jpg" width="480" height="534" /></center>

<p>C’est le siècle libéral, comme on dirait en paléontologie le temps des dinosaures ! <br />
A l’aune de l’argent, tout s’étrique, s’appauvrit !  <br />
La démocratie devient une enveloppe vide. Le parlementarisme accouche d’idées minuscules. Si bien que le XXme siècle à la mesure de la morale est le plus court de tous !   <br />
C’est aussi le plus sanglant de l’histoire des hommes. La guerre de Quarante a inauguré les dégâts collatéraux, les pertes civiles, les transhumances désastreuses. Les conquêtes d’Alexandre, en comparaison, n’avaient rien à voir en déplacement d’hommes, en morts au combat, des prises d’otages des populations, à ce que le XXme siècle a permis.<br />
Comment méditer philosophiquement cela ? <br />
L’imbrication du libéralisme, les systèmes totalitaires, et les guerres,  semble devoir perdurer au XXIme siècle qui serait le hideux prolongement de l’autre.<br />
Quant à ce qui s’y est pensé, dieu en est la clé. Les croyances se sont accrues en même temps que les massacres, on pourrait dire à cause d’eux, sans que personne – si l’on excepte certains philosophes – n’ait fait le rapprochement ontologique du mal et du bien dans le seul pouvoir de dieu  ! Si bien que dieu serait la cause principale du mal. Pour l’innocenter, il faudrait aussi innocenter le mal…<br />
Mais les croyants, acteurs et spectateurs du siècle, n’en ont cure et poursuivent en son nom, la plupart des crimes qu’ils commirent ou qu’ils subirent au XXme s., dans un contexte de plus en plus libéral, de plus en plus meurtrier, de plus en plus immoral.<br />
On pourrait s’étonner que la fin du siècle qui vit la démocratie libérée de ses ennemis être aussi le théâtre de nouveaux crimes !<br />
On devrait pouvoir établir la responsabilité immense de l’argent dans les massacres des personnes. Mais on ne le fera pas, parce que rares sont ceux qui crachent dans la main du maître, et comme le maître, c’est l’argent…<br />
Tant de gens sont morts et mourront encore croyant lutter pour une juste cause, alors que ce n’était que pour des industriels…<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/03/petit_bilan_du_xxme_siecle.html</link>
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         <pubDate>Mon, 08 Mar 2010 23:12:14 +0100</pubDate>
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         <title>Politicopithèque.  </title>
         <description><![CDATA[<p>La plus grande confusion règne aujourd’hui sur le sens de la politique et les fonctions des partis. Ce n’est pas étonnant puisque nous sortons d’un schéma économique pour entrer dans un autre et que cette nouveauté est ou mal perçue ou rejetée par avance par les conservateurs et par les progressistes alliés aux conservateurs !<br />
Si nous ignorons ce qu’il adviendra demain de la démocratie confrontée à un nouveau cycle économico politique, nous sommes sensibles aux changements visibles qui se sont déjà opérés, à l’exception des partis qui s’obstinent à penser comme hier, alors que nous nous apercevons que demain est proche.<br />
On a beau dire que le drame est dans le durcissement des relations entre le capital et le travail, il est surtout entre la démocratie et les partis qui nous y représentent.<br />
Qui ne voit que les belles théories qui ont valu l’assentiment largement majoritaire pour une collaboration capital/travail afin de répartir dans la paix sociale, les richesses produites, sont largement dépassées ? Cependant les socialistes et les libéraux poursuivent comme s’il ne se passait rien que de très commun, une politique vaguement social-démocrate, entraînant dans leur sillage la représentation du monde du travail que sont les syndicats et les mutuelles. <br />
C’est ainsi que sont toujours traités les différends que séparent des intérêts opposés, comme s’il était encore question d’entreprises conduites par des autochtones sur lesquels peuvent faire pression des sentiments d’appartenance à la Communauté nationale.<br />
L’Europe joue également ce rôle rétrograde, au point qu’on traite la politique à son niveau comme si nous en étions à réfléchir sur ce qu’il conviendrait de faire après le new deal de F.D. Roosevelt. Les dispositions en ce sens vont toujours bon train à l’Europe qui poursuit sans état d’âme le démantèlement des entreprises d’Etat, livrées pour trois sous à des entrepreneurs connus qui se font aussitôt rachetés par des inconnus, autrement plus redoutables que ne le fut jamais Bernard Tapie.<br />
Et c’est dans tous les domaines le même scénario.<br />
Il n’y a guère de différence entre ce qu’on écrivait sur la démocratie il y a cinquante ans et ce que l’on écrit en 2010. Ce sont toujours les mêmes clichés qui servent de réponse à tout. On en est encore à peser le pour et le contre du vote obligatoire, alors qu’on devrait plutôt s’intéresser à ce que voter signifie encore et se poser la question de savoir comment il conviendrait de donner plus de pouvoir au peuple.<br />
On en est presque à partager unanimement la conviction que le vote ne sert plus à grand chose, que les dés son pipés et que tout est arrangé à l’avance. <br />
Si les partis ne tirent pas les conclusions qui s’imposent, c’est autant parce qu’ils en retirent un profit à défaut d’une légitimité et qu’ils vivent pratiquement sans la connaissance réelle de ceux qui les élisent.</p>

<center><img alt="140a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/140a%20copie.jpg" width="489" height="368" /></center>

<p>Il faut avouer que c’est une situation dangereuse et qui peut déboucher sur n’importe quoi.<br />
L’économie évolue, la capitalisme s’internationalise, les actions de solidarité et le social se minorent au profit de l’individualisme. Le rapport entre les bas salaires et les hauts s’agrandit. L’irrespect de ceux qui travaillent d’une nouvelle classe de surdoués pour les superprofits, descend jusqu’à trouver raisonnable de travailler pour 800 euros par mois.<br />
Les nouveaux pensionnés rejoignent immédiatement la catégorie dite de grande pauvreté. Une seule remarque à cela : mais où va-t-on ?<br />
A-t-on oublié que l’abandon de la lutte des classes au profit de la social-démocratie a été obtenu sans peine – il n’y a même pas eu débat – par le parti socialiste à condition que les progrès qui étaient sensibles à l’époque du renoncement le fussent sans à-coup et réguliers ?  <br />
Comment est-il possible que les universitaires qui tapissent les réunions de bureau du boulevard de l’Empereur ne le voient pas et laissent un sourd et aveugle les diriger ? <br />
A quoi songent-ils les après-midi studieux, quand ils concoctent entre eux une politique « de progrès » ?<br />
Est-ce possible d’être obtus à ce point de moudre encore et toujours les petites lois pour asseoir le budget, pour pacifier les grandes villes et faire respecter les citoyens paisibles, quand les grands tumultes venus de l’extérieur ferment des usines rentables et grignotent chaque jour davantage les avantages et salaires qui ne concordent pas avec la concurrence chinoise ?<br />
Qu’est-ce qui pousse encore à l’écologie, à s’équiper en vert, à sauvegarder l’environnent quand ceux qui y vivent ne sont pas respectés et encore moins sauvegardés ? <br />
Quel est donc le motif qui donne du poids aux grandes idées du siècle sur l’avenir de la planète et le devenir des hommes, quand le devenir immédiat est des plus inquiétants ? <br />
On aura beau se récrier que les pays dévastés par les inondations se sont des pays déboisés par l’habitant pour se chauffer et cuire les aliments, quand peut-être dans moins de dix ans nous serons obligés de faire la même chose pour survivre ?<br />
Et tandis que de congrès en congrès, de G20 en G20 le temps passe, rien n’est fait sur d’autres graves problèmes qui risquent d’ébranler l’humanité dans très peu de temps, comme l’accroissement exponentiel de la population du monde, cause première des massacres d’espèces animales, des pollutions formidables et de l’impossibilité matérielle de nourrir tout le monde, malgré les fous dangereux qui pensent que la population pourrait atteindre 12 milliards sans problème. <br />
Et pendant ce temps, que fait-on ? On se demande comment on va faire pour doter les ménages émergents en Inde et en Chine pour qu’ils accèdent à l’automobile ! <br />
Franchement quand on entend les discours de ceux que nous avons la mauvaise fortune d’élire malgré nous, c’est à se poser la question de savoir si nous vivons sur la même planète. <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/03/politicopitheque.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sun, 07 Mar 2010 21:20:22 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Les chemins de fer en prévente.</title>
         <description><![CDATA[<p>Parfois, le pouvoir use de méthodes sadiques pour arriver à un résultat dont les gens ne veulent pas et qu’ils acceptent finalement parce qu’ils sont trompés par la nouvelle apparence avec laquelle on leur présente la même chose.<br />
Exemple les chemins de fer, mais on pourrait aussi parler de la poste et de toutes les entreprises jusqu’à présent dans le domaine de l’Etat et dont on veut « faire profiter » les riches en les vendant au domaine privé sous prétexte que la concurrence va faire baisser les prix, défaire les citoyens d’une charge et donc d’un impôt.<br />
L’Europe est l’occasion d’un formidable alibi dans lequel s’épanouissent les partis de gauche et de droite qui nous font croire qu’à cause d’elle, ils sont obligés de passer tous les joyaux de la couronne sur le marché du plus offrant. Ainsi, si par malheur la braderie tourne mal, ils pourront toujours nous dire qu’ils l’avaient prévu et qu’ils n’étaient pas responsables. Ce qu’ils oublient de nous dire, c’est qu’ils ont des parlementaires européens qui approuvent Pascal Lamy, commissaire au commerce, qui est le chantre de la mondialisation au sein de la Commission. <br />
Revenons aux chemins de fer.<br />
Avant de dépecer la bête, les chemins de fer étaient une entité qui fonctionnait tant bien que mal, - plutôt bien que mal - malgré les calamiteux directeurs politiques les Reynders et les Schuppe. Les trains arrivaient à l’heure, enfin à quelques minutes près. Les petites bourgades étaient desservies par des trains, certes à moitié vides ou trop pleins par période, mais il aurait suffi à un bon chef de gare de moduler les horaires et les capacités pour satisfaire la banlieue, plutôt que les plans des suffisants personnages parachutés par des partis, avocats de renom certes, mais douteux organisateurs.<br />
Mais il fallait à ces impavides, ces pieuvres du conformisme européen, il fallait des morts, des catastrophes, des responsabilités diluées entre trois au lieu d’une, afin de pouvoir dire le progrès que ce serait de fourguer au privé les embrouilles que ces pontes ont créées volontairement.<br />
D’où l’idée socialo-libérale de couper la chose en trois. Un va s’occuper des gares et du matériel, l’autre des voies et de l’électricité, le troisième du fret en même temps la coordination de l’ensemble, à moins que cela ne soit le contraire, bref le citoyen ne sait plus ! <br />
Résultat, dix-neuf morts il y a quinze jours, apothéose de l’expérience, une collision nouvelle à Glons, heureusement sans perte de vie humaine. Mais avant, les usagers ont pu vivre le glissement de la SNCB vers la société anonyme par des trains toujours en retard, des gares qui se ferment sur le temps que l’argent est dilapidé dans des gares pharaoniques, des horaires de la plus haute fantaisie, des accompagnateurs esseulés pour des rames pleines à craquer, des conducteurs avec des temps de travail de dingue, etc. etc.<br />
 Les dépeceurs se frottent les mains. Di Rupo et Reynders exultent. La grande vente au plus offrant pointe le bout de son nez. Les riches vont se disputer les trois morceaux du cadavre. Les finances de l’Etat à court terme vont recevoir quelques centaines de millions d’euros. <br />
Sous prétexte de la liberté d’entreprendre offerte à tous, ce ne sont que les margoulins qui vont s’en donner à cœur joie ! Vous sauriez exercer votre liberté d’entreprendre en achetant un bout de rail, ami lecteur ?</p>

<center><img alt="165a.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/165a.jpg" width="450" height="338" /></center>

<p>Excédé de ce qui arrive aux pauvres martyrs, écrabouillés des voies, le public va finir par se réjouir de la liquidation de la SNCB selon les ukases de l’Europe. Les trois cons qui ont été entendus par la commission parlementaire chargée de faire la lumière sur le drame récent, bien sûr tous irresponsables, vont se transformer bientôt en dix, quinze vingt autres cons prétentieux de plus en plus avides, délégués des sociétés anonymes au salaire lui aussi dix, quinze fois, supérieur, aux cheminots moyens. Il y aura toujours autant d’accidents – sinon plus - de morts, de trains en retard, de confusion de qui fait quoi, mais ce sera au privé à s’expliquer devant des commissions ou devant les tribunaux. <br />
Nos vicieux de la chose publique s’en laveront les mains. Cela ne sera plus de leur compétence.<br />
L’Europe se discréditera un peu plus aux yeux du citoyen. Ceux-ci seront consternés, navrés et ne comprendront plus rien. Personne et surtout pas les socialistes ne leur expliquera que les sacro-saintes règles de la concurrence n’existent plus que dans la formule qui fait plaisir au monde libéral mais qu’en réalité elle n’exerce aucune influence sur les prix. Au contraire, la liberté des prix ne va jamais vers la baisse, mais vers la hausse, comme l’histoire de la baguette de pain, la diminution de la TVA à la restauration qui voit les prix poursuivre leur ascension, etc. etc. <br />
Ce qui veut dire que l’avenir est sombre pour les usagers des chemins de fer qui en plus de devoir craindre pour leur vie, verront le prix du billet grimper allègrement et il sera toujours de plus en plus difficile d’emprunter un train depuis les petites gares, le tout prestige étant le seul rentable. Il arrivera même un jour où il faudra plus de temps pour aller de Mons à Bruxelles que pour aller de Bruxelles à Paris.<br />
Le journal Le Soir, le fait-il exprès ou non (1), affiche à la une un articulet qui en lui-même nous prépare à l’étape suivante, il nous fait lire  « Le médiateur de la SNCB a ouvert pour les mois de janvier et février 1.206 dossiers après plainte de voyageurs, un record absolu. Un tiers de ces plaintes concerne des retards ou des trains annulés. »<br />
Il est vrai que la dégradation s’accélère suivant le processus établi. Personne ne se demande si ce n’est pas déjà la coupure en trois de la SNCB qui, en préparant la suite, est le principal responsable ?<br />
---<br />
1.C’est ce même journal qui affichait des statistiques tendant à montrer la reprise dans la grande distribution, et en bas de page montrait le personnel de Carrefour choqué par les mesures de licenciement.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/03/les_chemins_de_fer_en_prevente.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sat, 06 Mar 2010 23:00:48 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Demotte piqué par la Tsé-Tsé. </title>
         <description><![CDATA[<p>Quelle mouche a donc piqué notre Robespierre régional, Rudy Demotte ? <br />
Contaminé par la manœuvre de diversion française de Sarkozy sur l’identité bleu blanc rouge ou en pleine activité de cireur de pompes à la Eric Besson pour chatouiller l’ego de Di Rupo ?.. voilà-t-il pas que  le ministre-président de la Communauté française et de la Région wallonne se hisse sur ses talonnettes pour montrer sa cocarde à tout le monde ! <br />
Motif : l’identité wallonne ! Tous les Liégeois qui en ont fait l’expérience, le savent : il y a autant de différence entre eux et un Carolo, qu’entre le curé de Bergen op Zoom  et un communiste cubain.<br />
Les parlers dialectaux sont aux antipodes. Les motivations politiques, même si les deux votent socialiste, sont aussi différentes que le jeu de la pétanque en duo ou en triplette. <br />
Méfions-nous de l’inconscient collectif distinct de l’inconscient individuel. Le nationalisme constitue le plus clair de l’inconscient collectif. L’élection partielle en Hollande qui remet en selle l’extrême droite est un bel exemple. <br />
Parfois l’épidémie de psychique collective tourne au drame. <br />
L’Occidental de 2010 est mûr pour « de grandes conquêtes » qui le libéreraient de sa vie étriquée de sous-produit à la fois client et esclave de l’industrie et du commerce. <br />
On voit trop bien où Rudy veut en venir. Il veut noyer le poisson et nous faire oublier dans quel pays on vit et dans quelle condition on le supporte lui et ses ministres, tous plus ou moins de mèche avec les pouvoirs d’argent dans une économie libérale. <br />
Effrayé peut-être par sa connerie, Rudy a voulu calmer les braises que son imprudence avait allumées. Ce n’est pas ce qu’il a voulu dire « Mais de donner un sens et d'unifier les références à une Communauté Wallonie-Bruxelles, à une Fédération Wallonie-Bruxelles et aux différents sigles qui s'y rapportent, pour accroître la visibilité de nos entités fédérées ». <br />
S’il ne s’agit que de sigles ! Une affaire de logos, de phrases ronflantes et de bottin des célébrités de la Cour de Laeken, baronnets et baronnettes, entonnant « Li Tchant des Wallons » dans les vingt-sept dialectes répertoriés de la frontière française à la frontière allemande, on n’est pas contre. Ce sont jeux de grands gamins.<br />
Sauf que tout de suite après, Rudy-Maximilien Demotte de Robespierre, sort de sa besace aux bons mots, l’écrivain Amin Maalouf spécialiste en juxtaposition des identités. Ce n’est déjà plus l’identité wallonne, mais la juxtaposition en pile, comme jadis les soucoupes dans les cafés du Commerce et de l’Industrie, des oxymores et des contraires de nos populations, une des plus hétéroclites au monde !  <br />
On ne sait toujours pas pour faire quoi, si ce n’est soulever des lièvres et de nouveaux sujets d’engueulade. </p>

<center><img alt="157a.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/157a.jpg" width="448" height="704" /></center>

<p>A moins que le baratin ne serve à masquer la différence entre un parlement flamand efficace et nationaliste et un parlement wallon en pantoufles et qui ne s’est pas remis de son voyage d’étude du grand Canyon du Colorado de son ancien président, retraité heureux, sous les pommiers bourgeonnant du plateau de Herve, tandis que les délégués de la Flandre éternelle à New York rayaient l’âme wallonne, Mons et sa région, la Wallonie et sa capitale, de la carte de Belgique.<br />
Un qui trouve l’identité wallonne un rien pesante et inutile, c’est le beau Serge qui fulmine « que ce n’est pas le moment », foi de Kubla. <br />
Il remarque que la Wallonie a d'autres challenges à relever, notamment au niveau de l'emploi, du logement ou encore de la mobilité. On sait pourquoi cette soudaine ardeur rationnelle pour la mobilité, depuis que Kubla, l’homme du circuit et des joyeusetés avec Ecclestone, essaie de faire oublier les dépenses pour Francorchamps qui risquent de nous plomber les finances de l’avenir pour d’autres mobilités.      <br />
Kubla n’avait pas de meilleure tribune que la RTBF.<br />
Autre spécialiste de la connerie des Grands du royaume, relayé par «Vers l’Avenir », le journal du passé, Willy Borsus y réclamait que l’on arrêtât de s'occuper des symboles pour revenir à l'essentiel, l’essentiel étant Willy Borsus préoccupé de son image s’occupant des Wallons, de leur emploi, du logement, de la mobilité, des allocations, bref de tout. <br />
Retrouvant les accents pathétiques des grands moments de l’histoire de Belgique, Willy parle d’angoisse devant la situation catastrophique de l’état des routes à l’économie. On dirait que c’est l’identité wallonne de Rudy qui lui montre l’abîme du doigt. <br />
En plein décrochage comme la Wallonie, les libéraux ne supportent plus Rudy de Robespierre, ni Di Rupo, ni Picqué. <br />
Ils attendent la vague géante, le tsunami libérateur qui emportera Demotte et Di Rupo loin de la capitale wallonne, dans les eaux dormantes de la plaine montoise, pour imaginer une autre identité wallonne, celle du fric et les belles manières, suppliant Sabine Laruelle de ne plus l’ouvrir dans sa robe de bal, tant ses accents faubouriens font du tort à la Cause, à la Rolex et à Goldmann Sachs.    <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/03/demotte_pique_par_la_tsetse.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Fri, 05 Mar 2010 23:35:30 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Solange a l’emploi !</title>
         <description><![CDATA[<p>-Mon con t’as la cote qui baisse. Je fais ta pub comme je peux. Mais t’es comme Bayrou, tu vois tes troupes qui se barrent. Tu pourrais pas nous sortir une bonne histoire de fesses pour remonter ton sondage en berne ? Je te dis ça rapport à la photo d’hier. J’ai reconnu le derrière de Solange ! Pour dire les choses, elle a de quoi s’asseoir… L’époque est à la légèreté, à la superficialité, merde !... T’en as pas marre de tenir les grandes orgues aux Te deum des malheurs, des accidents, des inondations, des guerres, avec le cul qu’elle a  ? On attendait autre chose ! T’es bon qu’en photo, là t’es le meilleur…  Au lieu de quoi, on a eu droit au couplet philosophique, à la petite note de plus qui fait déborder la litote, qui débordait pourtant déjà ailleurs, et là, on était tout à fait pour…. Et puis, après que tu nous aies fâcheusement pris la tête, le soir, avec Solange t’es au festival du maillot de corps, t’es le Brando du Tango… tandis que nous on s’allonge dans les angoisses à se mordre le chinois… tu t’en fous bien de la trouille qui nous prend aux missiles que tu fais pleuvoir sur les lecteurs, aux folies nucléaires, au gaz moutarde ! Mais qu’est-ce qu’on t’a fait pour que tu nous files la scoumoune ? T’en veux à tout le monde, parole ? D’accord, parfois c’est drôle de se foutre de la gueule des gens, surtout ceux qui sont pas du même bord, les beaufs, les supporters, mais les autres… ceux qui t’ont rien fait ? Tu leur dilates le berlingot par les soupirs qu’ils ont du bas à tes pamphlets, tes diableries !  Tu flingues tout le monde. T’aime personne !...<br />
-T’as fini ?<br />
-Non ! Tu penses si je t’ai percé sous tes dehors moralisateurs. Le peuple, hein ! crapule… tu t’en branles ! Je pense même pire. Il te débecte. Il te fait chier et t’oses pas le dire !... <br />
-Dis-moi salaud, à quoi t’as reconnu Solange, qu’était de dos sur le passage protégé ?<br />
-C’est pas difficile. C’est justement de dos qu’on la reconnaît le mieux. Qu’est-ce qu’elle foutait en banlieue ?<br />
-T’as pas lu dans le phylactère ? …était partie chez Poildur pour un engagement.<br />
-Une esthéticienne, dans une fabrique de poêles en fonte ?<br />
-Je vois pas le rapport ?<br />
-Tu vois pas le rapport ! Tu vois plus rien depuis que tu joues à l’économiste, au bon docteur, au je-sais-tout ! T’es Alceste qui s’envoie Philinte… bon dieu de merde ! c’est pourtant pas à Solange que tu causes de maître Eckart ? <br />
-Tu manques de mots. Depuis que je te connais, tu manques de mots pour dire les choses. Et quand tu les dis, t’es vulgaire. C’est plus fort que toi. C’est pas le poids des mots qui te travaille, c’est le poids de tes couilles.<br />
-Ah ! comment tu les dirais, toi, les choses ?<br />
-C’est innommable, comme dieu qu’on peut pas écrire le nom, que c’est interdit ; le zyeuter, comme le mikado jadis… t’es mort !<br />
-Des fois qu’il se curerait le nez ?<br />
-Vas-y… tu peux pas t’empêcher.  Le sexe, c’est vrai, s’il a des centaines de noms, on ne sait comment l’appeler. Surtout quand c’est celui de Solange qui te travaille le potelet… Ah ! que tu voudrais bien savoir… comment il est le loukoum à fifille !... On peut fouiller dans les anciens manuscrits, les livres sacrés, jamais on voit celui qui mettrait tout le monde d’accord, le buisson ardent de ma savoyarde. Faut pas s’étonner que les peintres pendant longtemps ont refusé de le montrer sous leur pinceau. <br />
-A se demander comment les vierges faisaient pour pisser ?<br />
-Sacrilège ! les vierges pissaient pas, tous les papes te le diront. Les esthètes ont suggéré des euphémismes la bouche en cœur, et les arsouilles de ton espèce ont multiplié les grossièretés. Le dictionnaire de Guiraud, érotique évidemment, dénombre plus de 550 appellations du sexe féminin. T’aurais pu te fendre d’une autre métaphore à propos du fessier de Solange. C’est ainsi que tu fais partie de ceux qui parlent de fesses, de cul, sans arrêt, sans jamais pouvoir bien le dire… ta jactance n’est qu’un jet de tuyau crevé, si tu vois ce que je veux dire ? <br />
-Tout objet qui a la forme d’une pirogue ne remonte pas forcément l’Orénoque. Nourri dans le sérail, t’en connais les détours… Richard de mes deux et pas trois.com ! <br />
-Là, c’est mieux, poétique, même... On peut ouvrir le bottin à n’importe quelle page, lire le Code pénal ou s’envoyer la grotte de Platon, tout peut devenir, d’une certaine manière et en prenant le ton, des sous-entendus du cul. Ce sont les anciens qui ont commencé avec leur braquemart, l’épée qu’ils remettaient dans un fourreau qu’on appelait vagina, ça remonte aux Romains. Alors, sous quel soleil a-t-on commis les premières comparaisons ?<br />
-C’est accablant. On te demande une belle histoire et voilà que tu retombes dans tes travers, même là ! Merde ! Foutre ! Professeur de mes deux ! T’es accablant… c’est tout ce que je peux dire…</p>

<center><img alt="152a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/152a%20copie.jpg" width="399" height="299" /></center>

<p>-Voilà une heure que tu m’emmerdes, José. Je trouve même que c’est déplacé ta suggestion de diversion des sujets sérieux, parce que t’as vu Solange traverser la rue. Mais, tu ne penses qu’à ça ?<br />
-Et alors, t’es quand même gonflé ! On dirait que c’est pas toi qui te la tapes ! C’est trop facile à la fin. C’est moi le salopard, le vicieux, le pauvre type, alors que moi je ne fais que mater… souffrir… puis mater encore…<br />
-Dis tout de suite que ça te fait chier de courser derrière Richard ?<br />
-Alors, au moins qu’elle s’habille autrement. Qu’elle fasse pas mousser le pauvre monde dans son froc.<br />
-Parole, tu parles comme ma mère ! Mais, elle s’habille comme elle veut. On peut pas disposer des gens comme ça. Bouffe du camphre…. <br />
-Elle a retrouvé du boulot ?<br />
-Oui, Poildur l’a engagée tout de suite. Pourtant, elles étaient vingt-cinq à répondre à l’annonce, rapport à Milquet qui les tient à l’oeil. Sans même demander ce qu’elle avait fait comme études… « C’est toi que j’veux, a dit Poildur !»<br />
-…m’étonne pas !... M’sieu Antoine va être content.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/03/solange_a_lemploi.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Thu, 04 Mar 2010 23:11:58 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Politique et monde réel.</title>
         <description><![CDATA[<p>Certes, la crise n’est cruelle que pour les petits salaires et pour ceux qui sont au chômage, alors, autant en profiter pour faire retomber sur eux le poids de la culpabilité du drame qu’ils vivent se sont dit les supporters du système économique mondialisé. <br />
Comme c’est très difficile aussi d’expliquer aux gens simples que la société capitaliste dont on attendait monts et merveilles n’est pas aussi formidable qu’ils croyaient, sur la lancée de la culpabilité des premiers, pourquoi pas leur faire porter aussi la culpabilité de la débâcle du système ?<br />
D’où l’idée d’instaurer des contrôles et des suspicions administratives pour les chômeurs à la recherche d’un emploi qui n’existe pas, et de faire croire à la nécessité de licencier les travailleurs à tour de bras « dans la mesure où cela s’avère nécessaire » pour la survie de l’entreprise, quitte à contester les fermetures pures et simples, dans une sorte de come-back du social.    <br />
Ainsi, la preuve que « c’est tout fainéant et compagnie » sera donnée par la quantité d’exclus qu’on exhibera chaque année sous forme de statistiques que les journaux complaisants reprendront sans autre commentaire.<br />
Personne ne se demande pourquoi lorsque le chômage était en-dessous de la barre des 5 %, les mesures de coercition pour les chômeurs qui s’étaient « installés » dans le chômage n’existaient pas, alors qu’il y avait réellement des possibilités d’emplois, et aujourd’hui, qu’il frise les 12 voire les 15 % dans certaines régions, qu’il est quasiment impossible de retrouver du travail, les mesures de coercitions pleuvent et durcissent le climat ?<br />
La raison est qu’on ne peut pas défendre en Haut-lieu une économie qui prend eau de toute part, en reportant sur la seule droite libérale l’échec d’une société co-fondée par la droite et la gauche. Il faut donc que les victimes allègent le poids des coupables par une co-responsabilité. Sinon, c’est tout le corps électoral de gauche qui pourrait rechigner à suivre une politique fondée sur la collaboration des classes, que résume la social-démocratie initiée en Belgique par le PS. <br />
A partir du moment où l’on convainc à gauche que les chômeurs sont souvent victimes d’eux-mêmes plutôt que de la conjoncture, c’est tout bénéfice pour la pérennité du système.<br />
Le plan actuel d’accompagnement des chômeurs a été institué dans ce seul but. En effet, aucun économiste sérieux – hélas ! ceux qui sont consultés par voix officielle et journalistique ne le sont pas – ne peut raisonnablement espérer grand chose de la remise au travail par un plan, fût-il le plus génial du monde, quand l’offre est quasiment nulle.<br />
Ce plan est même extrêmement dangereux quand on considère le pouvoir qu’on y donne à certains des personnels du FOREM et de l’ONEM de juger de la capacité d’un tiers à se faire embaucher, surtout s’il est demandé de faire du rendement par des placements ou des sanctions. <br />
En réalité, ce plan n’a qu’un seul mérite c’est d’offrir des emplois dans les services du FOREM et de l’ONEM.  <br />
C’est tout de même paradoxal que le PS et le CDH se soient montrés ouverts à la discussion avec les syndicats, quand ce sont eux avec la participation active de Joëlle Milquet, ministre du travail, et Antoine à la Région, qui ont mis en place les mesures controversées. <br />
Ils auront beau se défausser sur le MR en sous-entendant que ce parti ne souhaitait pas entendre parler de mesures d’assouplissement, alors qu’il n’a pas encore donné son avis sur la question, personne ne croira que Di Rupo et Milquet seraient victimes de l’intransigeance de Didier Reynders.<br />
La vérité est que la crise en secouant le monde du travail a remis en cause l’efficacité du monde politique à régler des problèmes touchant à l’économie et par voie de conséquence, du social. <br />
Aussi, afin de présenter des bilans d’emplois justifiant une reprise effective appuyant les songes creux de Guy Quadden qui confond résultat bancaire et reprise sociale, ils sont arrivés à considérer qu’il fallait faire apparaître par tous les moyens des chiffres du chômage moins accablants. Je ne veux pas croire qu’ils étaient assez naïfs pour espérer que des plans d’emplois sans poste à pourvoir allaient avoir un effet positif. Ou alors, troisième et dernière hypothèse, Di Rupo et Milquet en sont arrivés à considérer le chômeur de longue durée comme un fin carottier à qui une douche froide est nécessaire.</p>

<center><img alt="127a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/127a%20copie.jpg" width="450" height="336" /></center>

<p>Inutile d’imaginer l’effet désastreux sur l’embauche que représente pour le salariat la démarche d’aller se présenter dans des entreprises qui n’embauchent pas et ce à jets continus. C’est une pression indirecte adressée aux personnels disposant d’un travail au sein de l’entreprise. Il y a gros à parier que des entrepreneurs doivent tenir un langage proche du chantage en interne aux travailleurs mécontents, en leur disant « Voyez comme tous les jours des chômeurs battent la semelle devant les bureaux de l’usine à la recherche d’un emploi. Et si vous n’êtes pas contents de votre sort, vous pouvez partir. Je ne vous retiens pas, quand des centaines de vos semblables pleurent pour un engagement ».<br />
Finalement, c’est le seul résultat pitoyable auquel on sera arrivé : une arrogance supplémentaire des uns et une humiliation accrue des autres.<br />
A bien considérer les mesures d’accompagnement et les manières de « jauger » les demandeurs d’emploi, on se demande si tout cela n’est pas une pelletée de terre de plus sortie du fossé qui sépare dorénavant le politique du monde réel.  <br />
 <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/03/politique_et_monde_reel.html</link>
         <guid>http://www.richard3.com/2010/03/politique_et_monde_reel.html</guid>
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         <pubDate>Wed, 03 Mar 2010 23:06:06 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Religion et philosophie.</title>
         <description><![CDATA[<p>J’ai perdu un temps précieux à l’étude des philosophies du 16me s. à la moitié du 20me s. parce qu’il y manque un des éléments essentiels du discours philosophique et qui n’est pas prêt de sitôt d’intégrer les cours de philo à la place qu’il mérite.  <br />
Il s’agit de l’explication politique du phénomène religieux d’une littérature philosophique clandestine occultée, pendant près de quatre siècles et demi, par les autorités religieuses et les Etats.  <br />
Gustave Lanson découvrit en 1912 un certain nombre de copies manuscrites de textes "philosophiques" ou anti-chrétiens dans les bibliothèques municipales de France. Il venait de mettre le doigt sur un gisement caché de la vie des idées à l'Age classique.<br />
Depuis, les découvertes se succédèrent, toutes aussi curieuses et intéressantes. On en découvre et on en répertorie toujours aujourd’hui. <br />
En 1980, un nouvel inventaire a été publié grâce au concours d’Olivier Bloch à la Sorbonne. Enfin la littérature clandestine sort d’un long sommeil avec 130 titres.  <br />
C’est comme si on nous avait caché d’autres Spinoza, d’autres Montaigne…<br />
Ces découvertes interpellent les spécialistes de la philosophie et de l'histoire des idées et des religions, de l'apologétique et de la littérature, comme aussi de l'imprimerie, de la censure et de la diffusion des textes. <br />
L'image traditionnelle de la philosophie à l'Age classique, réduite à quelques textes prestigieux, a été amputée par la censure d’une littérature « dérangeante et anticonformiste ». Les auteurs se sont cachés, se sont expatriés en Allemagne et en Hollande pour fuir la répression. Cela oblige à lire entre les lignes et à interpréter autrement les grands philosophes.<br />
Bref, il y a eu un complot ourdi par les puissants pour abuser les peuples.<br />
Le Theophrastus redivivus  daté de1659 est un des ouvrages clés de l’imposture des religions. Il nous donne à méditer sur une étude très précoce et très complète de l’athéisme à l’âge classique. Pendant des siècles toutes les traces de l’existence du fameux livre avaient disparu. Pourtant des contemporains l’avaient lu sous le boisseau, comme la génération suivante. Il est quasi certain que Spinoza en avait pris connaissance. Montaigne, près d’un siècle auparavant, s’était aussi frotté à cette littérature interdite, dans d’autres circonstances et d’autres auteurs. Des copies manuscrites circulaient. Les érudits se passaient les bonnes feuilles sans prévenir leurs lecteurs de leurs sources, et pour cause… les philosophes, il est vrai, sauf à titre exceptionnel, n’ont jamais brillé par leur courage !Tout le monde n’est pas Socrate. </p>

<center><img alt="139a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/139a%20copie.jpg" width="350" height="487" /></center>

<p>Une réflexion sur l’état de nature et sur la loi de nature dans le Theophrastus permet de relativiser et de dater la notion d’imposture ; qui amène à envisager une rupture majeure dans l’histoire de l’humanité du processus des naissances et des destructions des civilisations. <br />
« Cette thèse détermine la position du Theophrastus à l’égard des principes du droit naturel largement partagés au XVIIe siècle. Il est intéressant de remarquer que, par ce biais, l’auteur clandestin déplace la maxime de Plaute reprise par Hobbes (homo homini lupus) du contexte de l’état de nature, pour la replacer dans le cadre de la civilisation : c’est dans l’état social ou politique que l’homme devient systématiquement agressif envers ses semblables, car pour instituer la justice légale et humaine il fallut faire une horrible violence à la justice naturelle (Religion, autorité et imposture chez Gabriel Naudé et Pierre Bayle du 5 juin 2009 — Richard Hodgson)<br />
La littérature philosophique clandestine de la fin du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle naît ainsi du contexte intellectuel défini par la rivalité des grands systèmes de Descartes, de Gassendi, de Hobbes, de Malebranche, de Spinoza, de Locke, bientôt de Leibniz.<br />
Les clandestins de la pensée soulignent l'évidence de la raison et si cette évidence de la raison est un critère de certitude, qu'avons-nous besoin de Révélation ? Si la raison humaine est un guide sûr, la Raison divine doit s'y conformer. Dès lors, l'histoire biblique, histoire d'un Dieu jaloux et tyrannique, dont les actes sont incompatibles avec notre conception de la justice, de la bonté, de la sagesse d'un Etre infiniment parfait, n'est que l'histoire d'un peuple primitif et misérable. L'histoire des religions est celle d'une imposture politique. Ainsi, un texte comme l'Examen de la religion (1.) témoigne de la transformation du rationalisme chrétien de Malebranche en rationalisme philosophique anti-chrétien. <br />
Dans les clandestina, on trouve des critiques systématiques du texte biblique, des dogmes et du clergé. Puisant à toutes les sources, nos philosophes secrets dénoncent l'erreur des religions : fausse conception de Dieu, ignorance du mécanisme de la nature, preuves embarrassées et ridicules, ruses et manoeuvres des prêtres et concluent que l'Eglise n'est autre chose qu'une société d'hommes. L'épistémologie rationaliste des philosophes, leur analyse des causes psychologiques de l'erreur, entraînent des conclusions radicales. Parmi le petit nombre d'esprits éclairés, la philosophie est conçue comme la dénonciation de l'erreur au nom de l'évidence de la raison. On peut donc penser que ce qui nous a servi de thèmes à penser n’a jamais été que l’expression d’une propagande au service des Grands. <br />
Qui un jour osera faire le ménage et établir à leur juste place les philosophes clandestins en bouleversant les publications et en remaniant de fond en comble, les dictionnaires de la philosophie ? <br />
Michel Onfray a, semble-t-il, abordé la question dans son « traité d’athéologie ». Il reste à rendre la place qu’ils méritent aux anonymes qui l’ont précédé.  <br />
----<br />
1. Examen de la religion dont on cherche l'éclaircissement de bonne foi ; in éd. G. Mori, Paris, Universitas ; Oxford, The Voltaire Foundation.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/03/religion_et_philosophie.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Tue, 02 Mar 2010 23:11:06 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Nazi !</title>
         <description><![CDATA[<p>Nous sommes de la bonne année, de ces gens qui sortent aux mois de décembre le sapin en plastique du grenier, qui le décorent avec les anciennes sulfures et achètent de nouvelles afin que celles qui se sont brisées ou qui ont disparu ne laissent pas des vides sur les branches.<br />
Voilà 55 ans qu’Adolphe est mort dans son bunker sous la chancellerie. Le nazisme a survécu. Des nostalgiques, des anciens SS, puis leurs admirateurs et des illuminés ont cru poursuivre la croisade jusqu’en 89 contre le communisme et sont repartis pour une autre croisade après la chute du mur, avec les mêmes arguments d’exclusion de ceux qui sont différents. <br />
Nous nous sommes arrêtés sur une époque et sur un visage. Nous avons cru en fixant le nazisme sous une seule dénomination l’avoir tué.  <br />
C’est en observant et en écoutant les ligues, les comités du souvenir et les législateurs confortant les citoyens contre le racisme et l’antisémitisme, en scrutant en face, les fausses raisons ou les vraies raisons contradictoires et de part et d’autre, ces cris ou ces jurons que le peuple entend, que je me demande si le nazisme n’est pas partout et y compris là où l’on ne l’y attendait pas, bref, qu’il n’a jamais vraiment disparu ?<br />
Force est de croire que le nazisme n’est pas mort, qu’il prend la forme que certains souhaitent qu’il ait et que d’autres ne souhaitent pas. <br />
Qu’est-ce dans le fond que le nazisme ?<br />
C’est de croire détenir la seule vérité en-dehors de laquelle, tout n’est qu’erreurs et balbutiements imbéciles et de contraindre les gens par la force si besoin est, d’admettre cette vérité comme essentielle partout (un peu le cas des religions).<br />
Vu sous cet angle, le nazisme pourrait se décliner en une multitude de petits nazismes qui n’iraient pas jusqu’aux sévices sur les personnes, mais qui n’en demeurent pas moins des germes capable de déboucher sur l’anthrax agressif du national socialisme.<br />
Je ne sais pas si c’est bien malin de lutter contre les petits nazis en le devenant soi-même, un peu à la manière dont nous faisons les Lois qui les interdisent.<br />
Le répertoire des nouvelles vocations est vaste Cependant notre Société affecte d’en décompter quelques-unes en comparaison avec les propos imbéciles du nationalisme primaire, comme on l’entend parfois dans des réunions flamingantes ou les « paisibles » réunions de pensionnés à la belle saison sur les bancs, quand un passant évoque par sa peau cuivrée un lointain ou proche Orient. Cette bénignité pour un mal plus grand nous atteint tous, si bien qu’au nazisme en grand, nous répondons par un nazisme en petit.<br />
Le nazisme en regard du monde contemporain est significatif de sa transparence, puisque nous ne l’apercevons pas dans la plupart des cas. <br />
La modernisation dans l’immédiateté du résultat, la façon d’ignorer le passé dans ses métiers et ses techniques, les tutoiements de tout qui est dans l’apparence une réussite, envers le monde de la confusion et de l’échec établi sur les critères de la réussite, ce monde fusionnel et sans rival qui nous pousse dans le dos vers la société intégrale, n’est-ce pas l’aboutissement d’une vue nazie de l’avenir de l’homme ?  <br />
N’est-ce pas Théodore Adorno (1) qui soutint que les conditions sociales qui ont rendu possible la Shoah n’avaient pas disparu à la disparition des camps ?</p>

<center><img alt="026a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/026a%20copie.jpg" width="449" height="338" /></center>

<p>Orwell nous a suffisamment prévenu  (La Ferme des animaux, préface) « Le remplacement d’une orthodoxie par une autre, n’est pas nécessairement un progrès. Le véritable ennemi, c’est l’esprit réduit à l’état de gramophone… ». En démographie, comme dans le nazisme, il existe tant d’automatismes identiques pour nous faire répéter « La voix de son maître » !<br />
La politique du gouvernement belge, comme par ailleurs la politique des gouvernements d’Europe, c’est de tendre vers une société sans crime, une société d’harmonie et de consensus. Cette vision utopique se voit dotée d’une kyrielle de lois et de règlements administratifs des plus contraignants. Ce qui se voit sur la route avec la résurgence du permis à points en France et l’objectif « plus un mort sur les routes » pourraient paraître utile et préservant des vies humaines, en réalité, cela fait partie de la politique globale d’une société « clean » qui est une forme de nazisme déguisée. Mais sa fonction secrète, celle que personne ne montre, c’est la paravent qu’elle fait à des pratiques autrement meurtrières qui s’exercent quotidiennement en toute impunité dans les usines, dans les files de chômage, dans les inégalités sociales, racistes et cependant légales, dans les pays exotiques, dans notre commerce, nos échanges, nos transferts de biens et de services.<br />
Ce nazisme-là est en augmentation constante. Il évolue vers un discours totalitaire auprès duquel celui de Nuremberg n’était qu’un aperçu douteux et passager.<br />
Pourquoi le nazisme allemand n’a pas réussi ? Parce qu’il n’était pas mondial. Son petit frère l’est. On a toutes les chances de le voir grandir et réussir.<br />
Décidément, cette année, je laisserai l’arbre de Noël au grenier. <br />
---<br />
1.   Theodor W. Adorno (1903-1969) philosophe et sociologue, allemand, l'École de Francfort établissant la Théorie critique. Introduit avec Max Horkheimer la notion interdisciplinaire d'industrie culturelle, « La Dialectique de la raison ».<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/03/nazi.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Mon, 01 Mar 2010 23:21:58 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Graines de bagne…</title>
         <description><![CDATA[<p>Avons-nous changé l’état de nos prisons et de notre justice ?<br />
Ou est-ce pire en 2010 qu’avant ?<br />
Déjà le nombre de prisonniers à singulièrement augmenté, mais pas en proportion des USA (1).<br />
Est-ce notre système qui fabrique de la délinquance ou notre police qui est plus efficace ?<br />
La réponse varie selon la sensibilité de gauche ou de droite de celui qui s’exprime.<br />
Peut-être, sont-ce aussi les lois qu’adorent déposer les gouvernements inefficaces et qui s’imaginent diriger le pays par lois et ordonnances. Depuis que Laurette Onkelinx est passée par la Justice, l’accélération des propositions de loi, certaines si imbéciles qu’elles ne s’appliqueront jamais, a eu une influence fâcheuse sur les citoyens et la justice rendue en leurs noms…<br />
Jadis, les rois montraient leur puissance par des exécutions publiques. Il y avait peu de prisonniers, attendu que les prisons servaient d’antichambre des exécutions et ceux qui échappaient à la potence étaient bannis. <br />
Les longues peines n’existaient pas, sauf lorsqu’elles étaient l’instrument de la haine d’un puissant à l’encontre d’un malheureux. C’est l’histoire du marquis de Sade, poursuivi sa vie durant par la haine de sa belle-mère, puis par la méfiance de Napoléon à l’égard du subversif. La plupart des prisonniers que l’on n’exécutait pas et qui n’avaient pas les moyens de l’exil, étaient conduits à la nef des fous avec les vagabonds, les prostituées, et les orphelins. <br />
Les originaux, souvent des personnages gênants pour le pouvoir, y séjournaient plus ou moins suivant le caprice du prince. <br />
C’était un lieu clos, sorte de cour des miracles où l’on vaquait et divaguait d’un couloir à l’autre, les agités étaient entravés. Ils ne survivaient pas longtemps à ce régime.<br />
Dès l’Antiquité, pour rendre plus rapides les vaisseaux de guerre, on en fit des galères. On y envoyait ramer pour le simple vol d’une dentelle. Tous les rameurs n’étaient pas des galériens, de pauvres diables y étaient volontaires.<br />
Avec la démocratie et l’élévation du niveau de vie, les vols et les déprédations emplissent nos prisons de sujets ardemment capitalistes et qui ont cru à un enrichissement rapide comme les banquiers de 2008. <br />
L’éducation reçue selon laquelle il convient d’être quelqu’un « qui se bat » dans un système où tout est à prendre sans se faire prendre, pousse la délinquance à s’adapter et, en multipliant les formes d’action, augmente d’autant les occasions de faillite, au propre, comme au figuré.<br />
Le Robin des Bois qui vole « pour le peuple » fait partie de la mythologie au même titre que le politicien qui fait de la politique « par amour du bien public » (on ferait mieux de mettre ce dernier terme au pluriel). <br />
Dans beaucoup de pays, l’autorité habilitée à mettre des gens en prison est la justice. Bien entendu, il y a d’innombrables situation où la justice n’est en fait que l’exécutif du pouvoir. Dans la plupart des cas, elle est sous influence, au moins de l’air du temps de la société dans laquelle elle fait son métier. Criminelle au début du siècle dernier, l’avorteuse peut aujourd’hui faire fortune dans la contraception. Par contre, le raciste qui vivait de sa prose dans « Gil Blas » en 1900 peut finir en prison pour propos antisémites dans n’importe quel journal !  <br />
La fameuse indépendance de la justice est évidemment un leurre souvent employé dans les démocraties afin de dédouaner après-coup certains écarts qui suscitent la colère ou l’incompréhension des foules.</p>

<center><img alt="149a.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/149a.jpg" width="472" height="349" /></center>

<p>Après tout, les juges sont des gens comme les autres, avec leurs défauts, leurs qualités et leurs vices. Juger en faisant abstraction de ce que l’on est, est contraire à la psychologie des individus, néanmoins cela peut arriver. En jouant du droit et de l’usage, on peut rester intègre ou devenir une sacrée fripouille avec tous les honneurs de l’honnête homme.<br />
C’est pourquoi, on a raison de dire que la justice n’est pas qualifiée pour dire le juste et l’injuste, mais pour trancher dans la droite ligne des mœurs et du cadre d’une société déterminée, selon un Droit établi par l’usage et les hommes d’influence. La justice n’est là que pour maintenir l’ordre public, étant par là conservatrice par essence. <br />
Parfois, prenant son courage à deux mains, quelqu’un milite pour une cause qu’il croit bonne, comme l’abolition de la peine de mort proposée par Badinter et promulguée sans avoir demandé l’avis des gens majoritairement pour le maintien.  <br />
Depuis les années 80, des décisions administratives  privent tous les jours des personnes de liberté, comme peuvent le faire la police des frontières et le Service des Etrangers.   <br />
Y a-t-il eu vraiment des changements radicaux entre les prisons de l’Ancien Régime et les prisons de nos démocraties ?<br />
L’insalubrité et la promiscuité y sont quasiment identiques, les humiliations et les fouilles à corps font partie des règles strictes d’application, le travail, s’il n’est pas obligatoire, ni celui d’un galérien, y est fortement conseillé. La rééducation et la scolarisation que l’Administration pénitentiaire nous propose à titre d’exemple touchent infiniment peu d’individus. Beaucoup de prisonniers relèveraient plutôt de l’hôpital psychiatrique. Comme là, il y a encore moins de places, on comprend la confusion des genres.  <br />
L’Etat de droit aussi bancal soit-il ne doit pas s’arrêter aux portes des prisons. « Une société se juge à l’état de ses prisons » a dit Albert Camus. Sacré Albert, une société se jugerait plutôt à la diminution de celles-ci en corrélation avec la diminution du nombre de ses prisonniers. Or, avec la criminalisation de la misère, c’est au contraire un accroissement de détenus que l’on observe.  <br />
La nouveauté consiste en Belgique à exporter nos détenus vers les prisons hollandaises, les nôtres se révélant trop peu nombreuses. En France, c’est la garde à vue qui fait problème.<br />
Parfois c’est la justice qui ne suit pas, submergée par les affaires, puis c’est au tour des prisons d’être des endroits infâmes et surpeuplés. <br />
Juge-t-on le degré de civilisation au nombre de détenus ? Alors, nous sommes certainement plus « civilisés » ou au peu de prisonniers, dans ce cas c’est l’Ancien Régime.<br />
Dans la confusion où nous sommes des valeurs, tant que les valeurs morales seront moins importantes que les valeurs en bourse, le nombre de prisonniers ne pourra qu’augmenter. Tant que la justice sera faussée par ces mêmes valeurs en Bourse, elle sera injuste.<br />
On ne sortira pas du dilemme.  <br />
----<br />
1. En juin 2008, environ 2,3 millions de personnes étaient enfermées dans une prison des États-Unis, soit environ 0,7% de la population. Dans les années 2000, le pays a le taux d'incarcération le plus élevé du monde et compte plus de prisonniers que la République populaire de Chine (environ 1,5 millions de détenus) ou que la Russie (environ 760 000) Wikipédia source.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/02/graines_de_bagne.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sun, 28 Feb 2010 23:06:30 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Le drame social.</title>
         <description><![CDATA[<p>Nous ne supportons pas l’injustice. Nous sommes irrités tous les jours par ce que nous rapportent les journaux. Est-ce vrai, est-ce faux ? Le débat n’est pas là. Il y a bien dans tout ce qu’on nous rapporte quelques injustices patentes. Cela nourrit notre ressentiment et nous pousse à reconsidérer tout ce qu’on nous dit à propos du néocapitalisme, de l’abolition de la lutte des classes, et de la justesse d’un devenir social-démocrate. Nous sentons bien que l’apologie de tout cela ne sonne pas juste, compte tenu de la situation dans laquelle nous barbotons.   <br />
Nos amis politiques, enfin ceux pour qui nous avons voté, eux aussi – enfin dans leur discours – ne supportent pas l’injustice ; mais s’il s’agit bien de parler de la même voix avec nous et surtout de la même chose, il y a un « je ne sais quoi » qui sonne faux dans ce qu’ils nous disent. Ils abordent l’injustice par la conscience qu’elle pourrait exister en-dehors d’eux, tandis que nous, nous la vivons !<br />
Et c’est tout à fait différent.<br />
Lorsqu’ils se disent au courant des injustices, ne se sentent-ils pas gênés d’en parler alors que cela ne meurtrit pas leur chair, qu’ils ne la vivent pas tous les jours ?<br />
Comment ne sont-ils pas gênés d’oser parler de patience à ceux qui subissent tout depuis si longtemps ?<br />
Il y a un abîme entre la théorie et la pratique.<br />
Ainsi nous savons par notre expérience ce qu’eux supposent par l’expérience de laboratoire. A considérer la belle brochette d’avocats et d’économistes à éplucher les lois, fort peu sont disposés de passer de la théorie à la pratique. Le cas de figure, c’est sur autrui.  <br />
C’est ainsi que nous savons qu’aujourd’hui, en Belgique, un homme ne vaut pas un autre, qu’un savoir n’est pas récompensé de la même manière qu’un autre, qu’une naissance dans un certain milieu ne vaudra jamais une naissance dans un autre, etc. <br />
La justice passant par la parole de Sartre : « Un homme parmi les hommes et que vaut n’importe qui. » n’est pas dans nos mœurs.<br />
Nos amis politiques ne le savent pas. Ils n’en ont pas vécu la souffrance tous les jours et même s’ils l’ont vécue, ils ne peuvent plus en débattre parce qu’ils l’ont dépassée. Ils vivent dans un autre monde.<br />
Ce qui est curieux, c’est que le monde dans lequel ils vivent n’est pas essentiellement issu du système.<br />
Les mondes totalitaires eux aussi n’en sont pas épargnés.<br />
Avant le communisme en Chine, les castes n’avaient jamais existé. Le mandarinat n’était à proprement parlé qu’une société de lettrés qu’il fallait dissocier du seigneur local, ou même le très lointain empereur et sa cour retranchée dans la cité interdite.<br />
Avec Mao et la venue d’une société « juste et égalitaire », chaque citoyen eut droit à un casier social. Le maoïsme, sous prétexte de justice, venait de créer les castes. La couleur rouge était évidemment la bonne et la noire, la plus mauvaise. Ces couleurs-là fixaient les destins. <br />
Du petit bourgeois au gros industriels, des petits fonctionnaires aux gros, en l’espace d’un jour, tous se virent dotés de la case noire. Ils n’avaient plus aucun droit.<br />
Seule la case rouge autorisait les porteurs d’entrer au parti, de fréquenter les écoles et de bénéficier des bontés du régime.<br />
Ce serait évidemment une contradiction difficile à comprendre surtout de la part de ceux qui souhaitent établir un système plus égalitaire que le système capitaliste, si la réponse ne se trouvait pas dans la théorie du marxisme-léninisme.<br />
A long terme, l’Etat doit se dissoudre. En attendant, la période dite transitoire passe par ce que Staline estimait être l’accentuation de la lutte des classes.<br />
L’URSS n’a jamais dépassé cette transition. La Chine de Mao s’y était inscrite. La Corée du Nord en 2010 y est encore. <br />
Ce qui n’avait pas été prévu alors et qui survint de façon paradoxale, ce sont les cadres du parti – un peu comme dans le système capitaliste, nos élus – qui se sont organisés en classes privilégiées. C’est-à-dire qu’ils ont reconstitué à leur seul usage une classe supérieure. </p>

<center><img alt="honte2.JPG" src="http://www.richard3.com/photos/honte2.JPG" width="490" height="327" /></center>

<p>Lorsque nous aspirons à une société plus juste, nous ne pouvons admettre que ce serait pour en recréer une autre, dans une autre forme sans doute, mais tout aussi injuste.<br />
Pour parvenir à une société moins injuste, il faudrait qu’une volonté d’égalité naisse dans le cœur des hommes. Cela n’est pas le cas dans une conjoncture hautement consumériste.<br />
Cependant, il existe un moyen simple de remettre le train fou dans ses rails. <br />
Ce serait de casser les castes sociales en détruisant les statuts qui confèrent des droits illégitimes. Cela consisterait à envisager une fourchette entre les salaires, selon une échelle à fixer entre le plus bas et le plus haut et inclure les revenus extérieurs au travail dans ce calcul.<br />
Tout ce qui dépasserait le plafond reviendrait à alimenter les salaires inférieurs en les augmentant d’une sorte de bonus à l’envers de ce qui est pratiqué aujourd’hui.<br />
La première difficulté viendrait des réticences de ceux qui ont un certain pouvoir dans la vie publique et sociale, principalement du personnel politique, en bref de tous ceux qui à tort ou à raison se croient bénéficiaires du système et qui ne veulent en changer à aucun prix.<br />
Resterait à leur faire comprendre que c’est ça… ou Mao !<br />
Tout est possible par la volonté du plus grand nombre.<br />
Force est de constater qu’elle n’existe pas.<br />
C’est là notre drame.    <br />
 <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/02/le_drame_social.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sat, 27 Feb 2010 22:42:04 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Assassins mode d’emploi !  </title>
         <description><![CDATA[<p>L’histoire bégaie. Surtout depuis que la plus puissante démocratie du monde – la plus peuplée est dit-on l’Inde – les USA, joue à l’élastique avec le sens du mot « démocratie ». On l’a vu avec Allende au Chili, poussé à la « muerte » avec l’aide du FBI par Pinochet, pourtant l’assassiné avait été élu dans les règles.<br />
Aujourd’hui, c’est madame Clinton qui reconnaît la révolution au Honduras, défaisant un autre président démocratiquement élu, par une junte instrumentalisée par le FBI. <br />
Alors, c’est quoi la démocratie vue depuis les USA ? <br />
De Nixon, à Bush, de Clinton à Obama, démocrates et républicains, comme ici pour l’opérette belge : socialiste et libéraux, même combat ? <br />
Un Président renversé et exilé par l’armée, syndicalistes et représentants de la gauche, arrêtés, congrès approuvant la suspension "provisoire" de plusieurs libertés constitutionnelles, ambassadeurs étrangers molestés : ils ont tout fait les militaires au Honduras. <br />
Et qui en a parlé, puisque madame Clinton a reconnu, etc… etc… ?<br />
Par rapport à l’Iran dont nous sommes au courant des moindres faits et gestes des étudiants dans la rue soutenant Moussavi/Rafsandjani pour marquer leur opposition au régime des mollahs, pas de mobilisation internationale pour le Honduras, comparable à celle qui a saisi le monde pour "appuyer la révolution de masse" contre Mahmoud Ahmadinejad<br />
Complice les journaux ?<br />
Il se pourrait. Quand on voit Le Soir qui privilégie des statistiques sur l’embauche possible dans le secteur de la grande distribution par rapport à la lutte des travailleurs de chez Carrefour et que cet article d’actu passe en bas de page, la priorité étant donnée aux suppositions de l’autre, on se demande ? <br />
On se demande si le Honduras n’est pas aussi victime du syndrome identique « ne pas faire peur aux gens et rendre l’espoir dans la démocratie « qui sauvera le monde ».  <br />
A l’heure de Tegucigalpa, "mui calente", mais pas de quoi faire cuire un œuf ! <br />
«  where is my vote ? » pourrait être traduit par les Honduriens : « ¿dónde está mi voto? », sans guère retourner les sangs de nos bons apôtres, experts en démocratie. <br />
On finirait pas être tenté de faire l’analogie d’une démocratie américaine avec la social-démocratie d’Adolphe. Pas d’Auschwitz, ni de Dachau de notre Oncle Sam vénéré, pas encore, quoique une timide tentative à Guantanamo, des incarcérés sans preuves, sans jugement, tout dans l’informel, camp militaire, barbelés, vêtement orange pour le repérage, chaîne aux pieds… c’est troublant tout de même. <br />
C’est pour la démocratie ? Pour venger les Twin Towers ? Ah ! bon… si c’est comme ça… ils ne l’ont pas volé, ces barbares.<br />
Le Honduras non plus, sans doute, qui laissait après le vote démocratique les holdings et les grandes familles dans l’inquiétude. <br />
Comme avec la Palestine.... A Gaza ils sont morts de faim et de froid par milliers cet hiver, devant une armée israélienne, d’abord suréquipée par les USA, puis fabriquant ses engins de mort sous licence américaine. <br />
Comme partout où la démocratie à l’américaine met son nez.</p>

<center><img alt="140ab copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/140ab%20copie.jpg" width="478" height="330" /></center>

<p>On voit bien qu’on enferme les gens derrière des mots. On les embobine sur des slogans. On endommage leus neurones avec « les choses sacrées qui méritent le respect ». <br />
Le parti pris l’est et de façon indiscutable, depuis que la démocratie est l’arbre sacré dont nous gardons les fruits. .<br />
En réalité, le démocrate est un guerrier comme les autres à qui on dit de défendre ce qu’il n’a pas. Alors, parce qu’il est chômeur ou qu’il ne sait faire que cela, il s’enrôle dans la plus grande armée du monde casser du Taliban en Afghanistan. <br />
Comme dans toute aventure où l’on risque sa peau, on se persuade très vite que la balle d’en face qui vous est destinée a été tirée par un suppôt du démon venu des enfers pour vous pourrir la vie.<br />
C’est une version que les chefs du parti démocrate aiment entendre ; car, contrairement à l’évangélisme que profèrent les gazettes d’expression française de Belgique supporters de la démocratie, on ne fait rien sans haine !<br />
Les Etats sont comme des clubs de foot, ils forment des joueurs pour casser des tibias en face, s’il le faut. <br />
Pourtant, c’est par vague que le citoyen s’écrase contre les môles du mépris. Le citoyen veut croire que la démocratie, c’est bon, c’est chaud, c’est humain. Nous sommes tous frères clament-ils et ils pleureraient de bonheur en voyant des nouveaux insecticides qui épargneraient les pucerons sur les feuilles de l’écologie.<br />
Hélas ! peuple facile à berner… la démocratie est la tête de l’hydre qui se croit immortelle, mais les autres… celles qui se régénèrent quand on les coupe, anarchie, despotisme, tyrannie, dictature, oligarchie, sont attachées au même corps de chien, elles sont nos « twin » n’oubliez pas ! <br />
</p>]]></description>
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         <pubDate>Fri, 26 Feb 2010 22:46:24 +0100</pubDate>
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         <title>Carrefour : le panier était percé…</title>
         <description><![CDATA[<p>…et la ménagère n’en savait rien !</p>

<p>Les grands magasins se portent bien, sauf Carrefour.<br />
Cela ne veut pas dire que les autres sont un peu plus salauds vis-à-vis des personnels et qu’il ferait « plus doux » d’installer sa cantine dans les réfectoires du libre-service français ; c’est simplement que Carrefour s’est voulu une nouvelle sorte de produits financiers, en plus de vendre de la conserve. <br />
Pour le reste, c’est l’égalité complète avec les autres tôliers des bas salaires, des travailleuses à mi-temps, de la politique d’embauche des jeunes à contrats déterminés. C’est tout le secteur qui parle d’une même voix, avec à chaque réforme un mot d’ordre général : Haro sur le personnel !<br />
Une fois de plus, c’est le système libéral qui se tire une balle dans le pied.<br />
Le secteur de la grande distribution est en effet un des principaux responsables de la destruction du premier échelon de la classe moyenne : les petits commerçants, chers à la harengère du MR Sabine Laruelle. Jadis on pouvait passer de la condition salariale, à la condition d’entrepreneur. Les supers ont ringardisé le petit commerce. On se demande comment les aigris de la charcuterie familiale, les héritiers de la boulangerie du coin, les fils du droguiste inscrits au chômage votent encore MR ! <br />
Créer « sa petite entreprise » persiste chez les doux dingues, la pasionaria MR de la middle class sillonne les marchés sur le coup de midi pour encourager les derniers marchands d’oignons à se lever à trois heures du mat.      <br />
Jadis, on pouvait sans trop débourser, s’installer à son compte dans l’épicerie, la confection ou l’article saisonnier. Cela comportait beaucoup d’aléas, mais une fermeture volontaire, plus rarement une faillite, n’entraînaient pas les grandes conséquences qu’a la clé sous le paillasson d’un supermarché.<br />
Ceci n’est pas une façon de prétendre préférer la lampe à l’huile plutôt que l’éclairage électrique, mais se demander si – ce que l’on appelle le progrès – l’est toujours ?<br />
Ces monstres de la vente construits dans les périphéries, combien de temps tiendront-ils encore dans leur organisation actuelle, en sachant qu’il faut être propriétaire d’une automobile pour y faire ses courses et qu’au regard de leur gigantisme, les personnes âgées ne peuvent raisonnablement y faire de la marche à pied pour une boîte de petits pois.<br />
Le tissu de base de la classe moyenne démantelé, l’impossibilité de trouver un paquet de clous ou une boîte d’allumette, un kilo de sel, un poisson frais, etc. à moins de dix kilomètres, le consommateur n’a pas d’autre choix que de s’aller formater avec les autres à la marque « de son super favori » ne sachant plus, au regard de l’emballage, ce qu’il y a dessous et ce qu’il mangera le soir.<br />
Quant aux prix, avec la réputation de certains bougnats de vendre moins cher, n’est-ce pas un argument un tantinet usurpé ou pris sur la sueur des magasiniers et des caissières ?<br />
Cela ne veut pas dire « rendez-nous nos petits épiciers d’antan », mais cela veut dire quand tous les partis de pouvoir, de la gauche à la droite, encensent le système, qu’ils ne viennent pas joindre leurs larmes de crocodile aux personnels des supermarchés malmenés par leur direction. <br />
Car, n’est-ce pas dans la logique capitaliste d’être aujourd’hui jeté comme un kleenex, quand on n’est plus rentable ou quand il y a plus de fric à ramasser ailleurs ? N’est-ce pas, cette réalité-là pour laquelle ils militent si fermement ? <br />
Mais, comme dans toute chose, à chaque malheur le profit est bon, si le petit commerce est mort et avec lui la perspective d’une classe moyenne basée sur l’effort personnel qui disparaît, un autre, plus exotique, avec des prestations inconnues ici, voit le jour. Certes, il contrevient à toutes les règles, s’ouvre la nuit ou à l’aube, emploie les cousins et les nièces ; mais il résiste, parce que c’est une nécessité. </p>

<center><img alt="139a.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/139a.jpg" width="488" height="607" /></center>

<p>Les gens des quartiers désertés grâce, à un contournement du droit, en-dehors de toute convention, peuvent à nouveau ne pas faire dix kilomètres pour une boîte de Pilchard. <br />
Personne ne dit rien. Sabine la harengère non plus. <br />
Faut-il en rire ou en pleurer ?<br />
Quand on voit les dégâts que la grande distribution a créés dans l’environnement, le peu de perspectives d’avenir pour ceux qui y travaillent, la piètre qualité qui s’y développe comme un argument principal de profit, on se demande si, une fois de plus, le progrès capitaliste n’est pas une soupe à la grimace dont nous n’avons pas fini d’en redemander, dotés comme nous le sommes, d’un masochisme infini.      <br />
</p>]]></description>
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         <pubDate>Thu, 25 Feb 2010 23:56:41 +0100</pubDate>
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