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      <title>My Kingdom For A Blog</title>
      <link>http://www.richard3.com/</link>
      <description>Petite chronique d’ambition, d’argent, de sexe et de religion dans une société que – faute d’autres mots – on appelle démocratie et dans laquelle 10% de salauds font la leçon à 90% d’imbéciles.</description>
      <language>fr</language>
      <copyright>Copyright 2010</copyright>
      <lastBuildDate>Tue, 09 Feb 2010 23:19:23 +0100</lastBuildDate>
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         <title>Escarmouche</title>
         <description><![CDATA[<center><img alt="112a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/112a%20copie.jpg" width="472" height="414" />
</center>

<p>Le PP « populaire-Personenpartij » est bel et bien parti à la conquête des voix principalement libérales et accessoirement « cédéhaches ». On a eu un petit échantillon de ce dont était capable ce parti dans la brève confrontation entre l'avocat d'affaires Mischael Modrikamen, co-président de la chose, et Christine Defraigne « la cadette des soucis » de Didier Reynders : plus question de payer les gens à ne rien faire, pension à prendre le plus tard possible, tolérance zéro, etc. bref, un manifeste d’une droite pure et dure, avec un programme propre à rassembler les imbéciles et les carnassiers de ce royaume.<br />
Le compère de l’avocat, l'ex-fondateur de LiDé, Rudy Aernoudt, avait été approché par Didjé pour intégrer le MR et que je sache, les propos du co-président du PP étaient tout à fait orthodoxes à la pensée du principicule, au moment des amours. <br />
Aernoudt fait indiscutablement pensé au retournement de veste d’Eric Besson, l’animateur de la campagne de Ségolène Royal, qui change de camp et se donne à Sarkozy entre les deux tours des élections en France, pour devenir ministre de l’intégration, évidemment pour être intégré, l’Eric se pose un peu là. Aernoudt se voit en plus rustique, en moins brillant, sur la manière de dire tout et son contraire, dans l’espace d’une journée.<br />
L’avenir du PP n’est pas assuré. Ce n’est que parce qu’elle a soif de paraître afin qu’on ne l’oublie pas, que Christine Defraigne a donné ce dimanche la réplique à l’avocat.<br />
Avocate elle-même, on se serait cru en correctionnelle, effets de gloses entre partie civile et accusé.<br />
Reste que même insignifiant, le PP peut faire perdre quelques dixièmes de point au sémillant ministre des finances qui se verrait à nouveau contrarier dans sa résistible ascension par son ami de 30 ans, Louis Michel. <br />
Est-ce que Christine Defraigne l’a fait exprès, ou bien était-il trop difficile, voire impossible, d’avoir un débat d’une bonne tenue avec Modrikamen ? En répondant du tac au tac au cher maître, elle a eu le tort de se mettre au niveau de son confrère. Aux diatribes de l’un ont répondu les diatribes de l’autre, à défaut d’argument...<br />
Bien sûr le PP ne sert qu’à brouiller les pistes, puisqu’il n’est ni novateur, ni en-dehors de la droite classique, exactement comme Maingain se présente en Wallonie. Qu’est-ce que ça apporte comme idées nouvelles ces péripéties dans la mouvance libérale ? Rien, sinon que les autres partis peuvent à l’aise se moquer du MR qui semble à la dérive.<br />
 Il s’en était fallu de peu, il y a quelques mois, que Christine Defraigne ne fasse aussi son petit parti bien dissident, bien laïc et féministe, pour que sa gouttelette fasse déborder la coupe. Le thème de l’union sacrée, tapis de soie déroulé par les Michel a été heureusement posé à la dernière minute.<br />
Le populaire-Personenpartij, à y regarder de près, est l’avatar du MR et si la situation se dégradait, s’il fallait sauver une nouvelle fois le système, nul doute que le MR passerait par les mesures préconisées par le PP, idem du parti socialiste, du reste, ce qui laisse penser que le PP tout fantoche et populiste – dans le mauvais sens du terme – qu’il apparaisse, pourrait détenir dans son programme biscornu et bâclé les germes des programmes des partis de pouvoir dès les élections terminées.<br />
Vu de cette manière, le débat qui opposait les deux mirliflores de la droite, n’était pas drôle du tout. Toutes griffes dehors, la liégeoise ne défendait le bilan du MR que parce qu’il est le seul qu’elle puisse présenter et où elle est impliquée dans le même wagon avec Monfils et les autres.. <br />
Me Modrikamen n’a rien à perdre, comme son compère Aernoudt. Par contre, en face, la perspective de se relancer dans un cabinet d’avocats quand on a goûté aux charmes des fonctions électives et des à-côtés, c’est tout différent.<br />
Ça se voyait un peu trop, dimanche, sur le visage parfois anxieux de la charmante.<br />
Didjé joue gros. Si les voix de préférence n’étaient plus à la hauteur du personnage qu’il incarne, pire si ses détracteurs venaient à pâtir du PP, ils oublieraient vite que ce sont eux qui n’on pas accepté la candidature d’Aernoudt, quand il roucoulait sur la même branche que Didjé.<br />
Pour l’anecdote, le PP se compose en tout et pour tout des deux larrons cités ici, plus ces dames et quelques obligés. Pour se faire des muscles dans l’ambiance actuelle, nul doute qu’ils devront rajouter des louches de populisme pour désigner les coupables du désastre national, qu’ils choisiront selon la stratégie classique. Intéressant sera aussi de connaître la liste de leurs sponsors.   <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/02/escarmouche.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Tue, 09 Feb 2010 23:19:23 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Pleins aux as.</title>
         <description><![CDATA[<p>Pourquoi y a-t-il toujours un bon pourcentage d’électeurs qui se décident pour la gauche ou pour la droite dans des proportions relativement stable, dans une fourchette assez proche de 50/50, alors que la droite n’a en réalité que 10 à 15 % de potentialité de voix par rapport aux intérêts réels de voter pour elle ?<br />
L’appoint décisif viendrait donc de gens en situation inadaptée à un vote conservateur telles les catégories défavorisées, les salariés de base, les personnes âgées, les chômeurs, etc.<br />
Il y a bien à cela de bonnes raisons de jouer contre son camp. <br />
Si l’on en déduit l’inattention, l’absence de raisonnement, l’influence médiatique et l’attirance du riche par la fascination pour ce qui brille, il reste un sacré gros paquet de mondes qui n’a aucun intérêt à voter pour la droite et qui cependant le fait par conviction !<br />
Nos sociétés, quoique fortement remises en question, ont adopté les critères du consumérisme et de la profusion comme valeurs depuis plus d’un demi siècle. Ces supposées valeurs se maintiennent assez curieusement malgré la crise et le nombre de plus en plus élevé de gens, qui tout en étant exclus de la société d’abondance, y croient toujours fermement.<br />
On peut vérifier cet engouement quasiment général par l’attraction que notre mode de vie exerce sur les pays émergents, la Chine, l’Inde, le Brésil, etc. Dès que ces pays virent leur niveau de vie s’élever, ils envisagèrent le « progrès » comme un accès massif à la consommation. Il ne faut voir que la conséquence de ce phénomène dans l’engouement de ces pays pour des produits comme Coca-Cola, des services comme les Quick shop et autres commerces de proximité, symbolisant le mode de vie occidental.<br />
On entretient parmi les pauvres d’Europe l’illusion que tout le monde peut s’enrichir et que ceux qui ne le font pas  sont des losers. Les tentatives de sortir de la masse, qui finissent devant les tribunaux de commerce ou les juridictions correctionnelles, l’ont été parce que leurs auteurs étaient des has been, s’il faut croire ceux qui cherchent à se dissimuler derrière l’opinion publique.<br />
S’enrichir sous-tend aussi l’adoption des idées et du mode de vie des « réussites sociales », sans vérifier si les « modèles » le sont autant qu’ils le paraissent. Cela signifie la fin tragique de ce qui était la meilleure opposition à la classe possédante : le souci du collectif, le syndicat, les assemblées revendicatives des maisons du peuple, tout cela disparaît évidemment comme faisant partie du passé. <br />
Payer de sa personne, contribuer à aider son prochain, comprendre la nécessité de veiller à la sauvegarde des malades et des sans travail par les taxes et les retenues sur revenus, toutes ces choses enfin qui justifient une organisation, deviennent autant de freins à l’enrichissement, donc inacceptables.<br />
Quand on se rêve dans l’abondance et le confort, celui qui parle de solidarité est un rabat-joie, un intrus qu’il faut éliminer au même titre qu’un membre d’Al-Qaida. <br />
Les partis de pouvoir l’ont compris. Ils se reconnaissent dans les citoyens attirés par l’égoïsme si bien vendu au peuple et complètement intégré par lui.<br />
C’est sans doute la principale raison qui conduit tant d’opposants à s’éloigner des partis de pouvoir. <br />
Une certaine droite, celle de la vie austère et de la foi chrétienne, dont la population de la guerre 40-45 se souvient, puisque cette droite n’hésita pas à rallier le nazisme pour lutter contre l’athéisme stalinien, s’est diluée dans la consommation de luxe et la frivolité. Le plus bel exemple de cette droite volage, n’est-il pas incarné par Silvio Berlusconi ?<br />
Entré dans la voie du délitement, la prospérité s’achève en farce. La société de consommation, la vie facile dans la croyance en une croissance indéfinie jettent leurs derniers feux dans les paillettes et la communication télévisuelle. Alors qu’il y a toujours du monde sur les plateaux et que tout semble vouloir rester en place, le décor change et les joyeux fêtards ne le voient pas, comme ils n’ont pas vu le quart du pays s’enfoncer dans la misère.</p>

<center><img alt="122a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/122a%20copie.jpg" width="490" height="709" /></center>

<p>Ce qui reste de bonne conscience s’est réfugiée dans les organisations humanitaires, ainsi on pourra regarder les images venues de Haïti sans développer une mauvaise conscience.<br />
La gauche n’est plus capable de tenir un discours sur la pauvreté. <br />
C’est sans rougir de honte que la RTBF et RTL ont tenu leurs assises du dimanche sur le sentiment d’insécurité et le marketing, cher à la droite, de la tolérance zéro.<br />
Personne n’a subodorer que cette tolérance zéro va s’étendre à tous les domaines et que bientôt les pauvres eux-mêmes ne seront plus tolérés.<br />
Il est à craindre que les illusions perdues, la gauche et la droite au pouvoir se verraient bien dans la mission de chercher les raisons du déclin dans ceux qui ne « veulent pas travailler »,  les accusant d’être à l’origine de la fin du consumérisme.</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/02/pleins_aux_as.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 22:57:46 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>La tragédie européenne ! </title>
         <description><![CDATA[<p>Tout ce qui procède du domaine de la supposition est aléatoire.<br />
Être économiste et publier ses analyses revient à faire part au public de ses états d’âme.<br />
C’est pourquoi le métier de prédire l’avenir de l’économie n’est pas facile à exercer.<br />
On sent bien dans tous ceux qui en font profession et qui en plus l’écrivent dans les journaux, que la plupart sont convaincus de la pérennité du système en cours, d’autant qu’ils sont payés pour nous le faire savoir. <br />
C’est plus facile et moins déshonorant d’être d’accord avec ceux qui vous paient de parler du beau temps, plutôt que de la pluie.<br />
Ainsi, de Pierre-Henry Thomas (Le Soir du 6 février),  je ne mets pas en doute la sincérité qui est la sienne dans le texte qui suit<br />
« Les secousses financières actuelles ne sont qu'une réplique du séisme qui a frappé le monde à l'automne 2008. Il ne faut pas s'y tromper : si les Bourses chutent, si les taux d'intérêt des obligations d'Etat s'envolent, si l'euro baisse… si les marchés sont sens dessus dessous, ce n'est pas en premier lieu à cause de la Grèce. »<br />
Ce qui ne m’empêche nullement de penser que c’est la plus grosse bêtise que j’ai lue de longtemps dans ce domaine, non pas que la Grèce y soit pour quelque chose, mais dans l’appréciation de la fin de la crise dont les remous actuels ne seraient que la réplique !...<br />
Ce que nous vivons en 2010, n’est pas évidemment une réplique de la crise de 2008, mais la continuation de celle-ci  qui ne s’est jamais arrêtée et qui poursuit ses ravages. Le répit que nous avons connu était artificiel et n’était en réalité que la reprise des bourses, c’est-à-dire de la spéculation, le seul indice qui peut valoir quelque chose aux yeux des financiers, que s’empressent de relayer des gens comme Thomas. <br />
La suite de son article contredit, du reste, le début « Que voit-on en effet ? Les mauvaises prises de risques sont toujours autant encouragées par un système de rémunération toujours pervers. Les aberrations sont toujours présentes (est-il normal que le marché considère aujourd'hui qu'il y a plus de risque dans les obligations d'Etat que dans celles des entreprises ?). La spéculation n'est pas jugulée (lorsque UBS dit que la Belgique pourrait être la Grèce de demain, est-ce dénué d'arrière-pensée sonnante et trébuchante ?). Le système bancaire de l'ombre (fonds spéculatifs et autres) que l'on s'était pourtant promis d'éradiquer, s'en donne à cœur joie. Le marché des produits dérivés, et plus spécialement des dérivés de crédit, n'est toujours pas dompté. Et les agences de notation prennent toujours des décisions perturbatrices. Bref, le système reprend ses mauvaises habitudes. Il faudrait bien un jour qu'on se décide à les lui faire perdre. »<br />
C’est déjà beaucoup mieux, sauf que le système ne reprend pas ses mauvaises habitudes puisqu’il ne les a jamais perdues !<br />
Dans l’état malheureux où nous a précipité un système au bout de sa logique et dont il faudrait se séparer sous peine d’une dévastation générale des économies dont personne n’a idée, pourquoi les Européens sont-ils plus fragilisés que l’Amérique et surtout pourquoi seront-ils les premiers à tomber du château de cartes capitaliste, bien avant les Américains ?</p>

<center><img alt="90a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/90a%20copie.jpg" width="489" height="338" /></center>

<p>C’est tout le paradoxe d’une Europe en panne, qui regorge de fonctionnaires à ne plus savoir en faire, dont quelques postes prestigieux nouveaux qui, en réalité, sont des machines inutiles.<br />
L’Europe refait en Haïti le coup du Kosovo, elle donne beaucoup, sans pour autant être réellement présente et prendre des initiatives. Elle laisse l’impression d’avancer en ordre dispersé sur les grandes causes humanitaires, comme elle donne l’impression de vacuité par son absence dans les graves décisions économiques qui devront être prises par ses Etats membres.<br />
Elle progresse depuis Lisbonne d’un échec majeur à un autre… <br />
Les chefs d’Etat comme Angela Merkel et surtout Nicolas Sarkozy devaient être les moteurs de l’Union européenne. Ils en sont en réalité les fossoyeurs. <br />
Il n’est plus question de lutte de prestige entre Etats membres, mais d’être unis pour faire face aux bouleversement qui s’opèrent devant nos yeux, hors de notre capacité d’intervention. <br />
D’échec en échec, de Tokyo à Copenhague et maintenant à Davos, l’Europe promène son désir de bien faire, mais ne propose rien après les discours à l’arraché de ses ténors.<br />
Et ce n’est pas en se disculpant en montrant la Pologne du doigt, qu’on se satisfera à l’avenir des raisons à ne rien faire.<br />
Je n’ai jamais été un partisan convaincu de l’Europe, les pays qui la composent sont bien trop vieux et trop profondément inscrits dans leurs égoïsmes et leur aptitude à rabâcher un passé qui les a jetés au cours des siècle les uns contre les autres, pour jouer aujourd’hui les fanatiques de l’Europe. Mais si je ne l’ai jamais été, c’était parce que l’Europe nourrissait et nourrit toujours des projets du plus pur capitalisme qui soit et qui se voudraient à présent mondialistes. Or, ce libéralisme aveugle est absolument dépassé et ce n’est pas moi qui le dit, mais Barak Obama et son administration démocrate. <br />
Alors, puisque « le bazar » existe, face au désordre mondial, ce n’est plus le moment de « baraguouiner », alors qu’on s’attaque à l’euro et que déjà des économistes pensent que la monnaie unique pourrait voler en éclats.   <br />
Les Américains ont envoyé 16.000 hommes en Haïti en un temps record. Nous aurions dû en envoyer autant et le faire savoir. La Chine est pour l’heure en train de prendre tous les marchés en Afrique et est présente à tous les échelons, notamment à Kinshasa puisqu’elle en est à refaire les routes, nous devrions multiplier notre présence sur ce continent et faire aussi bien qu’elle, bref, nous devrions ressortir quelques grandes règles d’une économie pour et par le peuple et nous les appliquer sans les proposer aux autres.<br />
Nous devrions renvoyer à leurs chères études tous les partis libéraux et leurs alliés socialistes qui nous ont conduits à la banqueroute et faire du neuf puisqu’il y a une volonté des citoyens de changer la politique.<br />
Bon… bon,.. au fait, pourquoi notre nouveau ministre des affaires étrangères, la Britannique Catherine Ashton ne s’est-elle pas précipitée en Haïti ? Réponse ; parce qu’elle n’avait aucun moyen, ni aucun pouvoir d’agir au nom de l’Europe.  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/02/la_tragedie_europeenne.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sun, 07 Feb 2010 00:16:44 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Davos nulle part…</title>
         <description><![CDATA[<p>…et partout en filigrane. </p>

<p>Rarement, on aura lu aussi peu de commentaires dans la presse belge sur Davos, le grand rendez-vous annuel de l’économie mondiale.<br />
C’est bien joué de la part des gens de pouvoir. Ainsi, en ne parlant pas de l’événement, on l’escamote des esprits.<br />
C’est pourtant dans cette petite ville friquée de la Suisse que les chefs d’Etat et les économistes du top se sont rencontrés et ils n’y ont pas parlé de sujets frivoles. Les discussions ont porté sur l’avenir de la société globale. Apparemment, cela intéresse moins qu’une défaite du Standard ou le retour de Justine Hennin.<br />
Marianne pouvait titrer au lendemain de Davos «Le mur d’argent n’est pas tombé ».<br />
Certes, Davos n’avait pas force de loi et il ne serait pas tombé de toute manière sur les pistes de ski de cette station chic de sports d’hiver.<br />
On comprend les raisons de ce silence, à l’exception des journaux financiers qui ne sont lus que par des spécialistes, le mot d’ordre était au black-out ! On sait pourquoi on bande les yeux des condamnés au peloton d’exécution, c’est pour ne pas voir la mort arriver, pardi ! <br />
On n’ose imaginer la suite, si les foules, amusées par des nouvelles les plus futiles, s’essayaient à comprendre le drame qui se joue !<br />
L’Europe minimise la grogne qui s’est installée chez les Américains à propos des mesures insuffisantes proposées par Obama à l’encontre des banquiers trop désinvoltes, ainsi que la hargne de certains républicains sponsorisés par les milieux d’affaire qui les trouvent excessives !<br />
L’ambiance était toute en demi teinte à Davos, selon que l’on parût de l’un ou l’autre camp, avec des chiffres effarants comme les 94 milliards d’euros de bonus qui seront versés aux traders et cadres des grands établissements bancaires cotés à Wall Street, à la tête desquels la banque d’affaire Goldmann Sachs fit un pied de nez au président.<br />
Le public français, s’y serait indigné au discours de Sarkozy, tout imprégné du désir de faire table rase d’un système à bout de souffle, par rapport à la réalité et à son tragique parti-pris de n’en rien faire !   <br />
Le lecteur enfin informé aurait senti la menace, la première dans l’histoire économique, que font peser sur l’Europe-Amérique la production des économies émergentes des pays du BRIC : Brésil, Russie, Inde et Chine, avec un modèle économique occidental discrédité et la situation de grande faiblesse d’après-crise. De ces économies émergentes, émane le souhait d’accélérer la libéralisation du commerce et la régulation financière, tant prônées par nos banquiers avant la crise et dont l’ultralibéralisme se retourne contre ses inventeurs, c’est-à-dire nous.</p>

<center><img alt="102a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/102a%20copie.jpg" width="489" height="331" /></center>

<p>Le pouvoir d’achat des citoyens de ces pays augmente – on serait bien mal placé pour s’en indigner. Ils sont de plus en plus nombreux à se payer des choses qu’ils ne pouvaient s’offrir, il y a seulement deux ans. Mais comme le fait remarquer Hans-Paul Bürkner le Pdg de Boston Consulting Group, ils sont des milliards de pauvres qui espèrent et qui sont prêts à travailler dur pour avoir une existence décente. Or, l’économie capitaliste n’a pas été conçue pour la consommation de masse à l’échelle mondiale. Elle n’était possible qu’à partir du moment où un milliard d’hommes pouvaient « vivre mieux » au détriment des cinq à six milliards restant. <br />
Si aider ceux qui luttent au sud pour consommer, favorise la reprise des économies occidentales, à plus long terme, cela signifie l’épuisement des ressources plus rapidement que les estimations actuelles et une aggravation des pollutions produites par l’industrie humaine. <br />
La redistribution des rôles au plan international est vraiment une des grandes inconnues de l’avenir. Pour en avoir une petite idée, l’année dernière, il y a eu15 points d‘écart de croissance entre la Chine (plus 10%) et l’Allemagne (moins 5%) !<br />
Si ces chiffres ne veulent rien dire à nos populations, par contre ils ont un rapport évident avec nos 500.000 chômeurs et on comprend mieux nos gouvernements qui renforcent en toute hâte nos polices sous prétexte d’une recrudescence du banditisme, alors qu’il s’agit véritablement pour l’Etat de parer à une future guerre civile, possible, puisque tous les éléments d’un heurt entre population et forces de l’ordre seront réunis dans un avenir pas si lointain. <br />
On voit ici tout l’intérêt de nos « élites » de poursuivre leurs efforts à désinformer la rue. <br />
Plus jeunes, meilleurs et plus rapides, sans état d’âme, ayant mis la morale à cuire dans leur pot-au-feu, les pays émergents se fichent des anciennes hiérarchies de l’argent. Pour eux, le forum de Davos a été l’occasion de montrer les puissances montantes. <br />
Ils nous pressent à réfléchir globalement à l’avenir de la planète. Mais, ce sera très difficile de leur faire comprendre que l’avenir est dans la moindre consommation. Dans ces pays là, les écolos ont peu de chance de se faire des alliés. <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/02/davos_nulle_part.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sat, 06 Feb 2010 23:32:16 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Hadopi-Mayonnaise.</title>
         <description><![CDATA[<p>Parmi les moins représentatifs de la faune parlementaire, il en est de discrets, non pas qu’ils soient pudiques, mais parce qu’ils n’ont rien à dire, ajouter à cela qu’ils sont ternes de naissance et vous aurez tracé un portrait collectif au plus juste. Leur définition est à peu près celle qu’en donne le dictionnaire à propos des champignons « …terme ambigu qui désigne divers organismes biologiques sans chlorophylle et sans plastes (donc hétérotrophes), pas ou peu mobiles, constitués de cellules pourvues de noyaux et qui font donc partie des Eucaryotes.<br />
C’est le cas du sénateur Philippe Monfils (MR), blanchi sous le harnais et inconditionnel de quiconque est chef du parti libéral. Il se trouve que ces temps-ci c’est Reynders. Tant mieux, il est Liégeois, cela facilite les contacts et les services de proximité. <br />
L’Hétérotrophie du spécimen est particulière. Monfils ne se nourrit que de ceux à qui il voue un culte momentané. C’est une sorte de fidélité temporaire puisque la chefferie au MR, comme partout ailleurs, peut changer selon les caprices du vent. Mais Monfils assure jusqu’au bout le potentat régnant de sa fidélité, quitte à changer de livrée quand son héros se meurt !<br />
On l’a bien vu lors de la parousie de Reynders, prince catholique selon JMJ, quand Christine Defraigne, laïque, imita Véronique qui n’accompagna pas Jésus parmi les saintes femmes. Où était Monfils ?... en dévotion du père, naturellement.<br />
C’est pourquoi, à la surprise générale, on a appris que le Talleyrand liégeois voulait introduire une proposition de loi contre le téléchargement illégal inspiré de la loi française HADOPI.<br />
Lui qui n’a jamais rien fait pour encombrer le Moniteur, il est vrai, par peur de se compromettre, le voilà qui se lance à quelques mois d’une retraite, même si elle n’est pas méritée et que le public n’en ait pas eu pour son argent, dans les fabrications de nouvelles restrictions ! <br />
Comme s’il n’y en avait pas assez en Belgique !<br />
Comme si, au nom du principe de précaution, on n’était pas en train d’assassiner la liberté !<br />
Sans doute, Monfils, subodorant la fin de son idole, après les élections prochaines, se positionne-t-il à l’avance, afin que l’éclairage actuel vînt balayer devant sa porte. Mais tout de même ! On avait pour cela, la spécialiste Onkelinx du superfétatoire à risque zéro de résultat, responsable de tous les assassinats de petits vieux désarmés par sa loi sur les flingues, quand la police met trois quarts d’heure pour répondre à un appel au secours et que n’importe qui peut se payer une kalachnikov pour 300 euros dans tout Bruxelles ! <br />
Cerise sur le gâteau, en attendant le panier plein, voilà l’Hadopi qui sommeillait dans le coeur frustré de Monfils qui vient ajouter aux lois imbéciles, sa petite pointe d’épice.<br />
Qu’est-ce que Hadopi, si ce n’est le flicage des réseaux du NET ?<br />
On a vu ce que ça donne en France. On ne doute pas qu’avec le « talent belge » cela soit pire chez nous. </p>

<center><img alt="91a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/91a%20copie.jpg" width="399" height="291" /></center>

<p>Si je comprends bien le Talleyrand régional, la loi confierait les dénonciations et les rapports de police, à ceux à qui nous payons bien cher (trop cher) le droit d’utiliser leurs réseaux !<br />
Onkelinx n’aurait pu faire mieux quand elle sévissait à l’Intérieur : privatiser le flicage !<br />
Argumenter une condamnation, judiciaire ou administrative, sur une donnée aussi peu fiable que l'adresse IP est insensé. Tous les commerces d’utilisation de la Toile peuvent fermer !<br />
Les artistes concernés verraient-ils enfin la SABAM tenir compte des petites formations qui triment dur et se font escroquer par tout le monde, pas du tout. Il s’agirait plutôt d’un nouveau genre de taxation dont les Etats sans le sou comme le nôtre sont friands et qui, éventuellement, remplirait les coffres déjà pleins de quatre ou cinq majors de la gueulante et du cinoche.  <br />
 Il ne taperait que dans les porte-monnaie des utilisateurs moyens d'Internet, laissant le champ libre au "piratage" à grande échelle qui sévit dans le commerce de contrefaçons. <br />
Après avoir fait le tour des médias, Monfils tirera la manche de Reynders pour une approbation du Père. <br />
Des citoyens se sont regroupés dans un collectif "Hadopi Mayonnaise" (sur la Toile) depuis fin janvier, choqués par cette nouvelle atteinte aux libertés.<br />
Je n’ignore pas que le citoyen est sans arrêt travaillé au corps par nos marchands ministériels de précautions qui vont finir par faire régner plus de terreur, qu’ils en dissuaderont. Aussi, je ne peux qu’être satisfait de savoir qu’il existe encore des gens capables de réactions. <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/02/hadopimayonnaise.html</link>
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         <pubDate>Fri, 05 Feb 2010 23:26:16 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Con caduc et con débutant…</title>
         <description><![CDATA[<p>Façon de rester dans le sujet d’hier, le lecteur de Cd moud une musique de Buxtehude. L’orgue est un instrument solennel, mais apaisant.<br />
Il y a toujours eu de sacrés phénomènes qui ont troué l’ovule parlementaire, laissant parfois un de leurs germes s’y développer. Cela enrichit souvent un parti avant de le déshonorer. <br />
Le cas Daerden mérite plus qu’une attention amusée. C’est l’histoire d’un fin politique, qui soudain se déconnecte de la réalité et pose en Jules César avec sa fille, vêtue de gazes arachnéennes, plutôt Messaline que Cléopâtre. <br />
Avant la séance photos de trop, papa, assez porté sur le litron de rouge, était conscient que ses laisser-aller aux grandes joies du foot lui avaient été assez profitables dans l’opinion, et c’était bien vu.<br />
Daddy ne  franchit les lignes et  ne dépasse la langue de bois que dans des moments de grandes satisfactions de soi. La nosographie de ce syndrome est simple. Le patient atteint de narcissisme monte à la tribune en se disant que les gens sur l’estrade ne sont que des nains et le public, une bande d’imbéciles. Cette façon de penser a le mérite de faire cesser le trac.    <br />
L’imprégnation alcoolique est un cache-misère en d’autres occasions ; par exemple, celle d’un patron d’une société florissante, socialiste de surcroît au prise avec un conflit intérieur. Il apaise alors cette incompatibilité de l’entrepreneur militant de gauche, en se donnant en spectacle. <br />
L’intérêt que l’on porte à soi-même dans le reflet d’une glace (le cas est des plus avancés) ou dans les yeux des admirateurs, est parfois le moteur d’une gravissime erreur, celle que personne ne pardonne. Daerden est sur le bon chemin de l’ego concentré. S’il lui reste assez de ressources intellectuelles pour y réfléchir, il est urgent qu’on ne le voie plus un certain temps, histoire de se faire oublier. Le malheur pour ce type d’attachement compulsif à soi-même, l’éloignement des foules conduit quelques-uns à la dépression nerveuse. </p>

<center><img alt="109a.JPG" src="http://www.richard3.com/photos/109a.JPG" width="485" height="737" /></center>

<p>Jean-Michel Javaux (JMJ) est lui, un con débutant. Belle gueule, beau diplôme, bel avenir, il n’en est plus au scoutisme de paroisse, mais il ne faudrait pas que la bondieuserie, dont une bulle vient d’éclater, explose la prochaine fois quand JMJ est en patrouille des Mouettes à un Congrès écolo.  <br />
Peut-être que son courrier en interne va le forcer à la relecture de son engagement politico-religieux, Dubié souhaite déjà une dévotion à domicile. Si les écolos se cotisaient pour lui offrir un prie-dieu, premier meuble d’une arrière-cuisine consacrée et votive ? <br />
N’importe, ce « matuvuisme » à contre-pied de celui de daddy, est assez inquiétant pour la suite. Les mystiques depuis Savonarole n’ont jamais réussi dans la conduite des autres. La foi les projette dans l’amour céleste et ils délaissent les amours terriennes qu’ils méprisent.  JMJ avait réussi jusqu’à la semaine dernière à concilier la foi en JC et le druidisme électoraliste. La faucille d’or, la prochaine élection la leur garantissait. La nature a des droits que JMJ, un rien démagogue, réclame avec assurance. Mais dieu ? n’espérait-il pas plus de JMJ ? C’est ce que le bourgmestre d’Amay, s’est sans doute dit, à l’interview de trop ? <br />
Les plus dangereux sont ceux qui se croient une mission d’évangélisation. Si c’est son cas, on le verra un jour hagard, errant dans la forêt de Domrémy-la-Pucelle. <br />
Le journaliste qui a recueilli l’étonnante confession ne devait pas être écolo, jésuite peut-être ? Comment n’a-t-il pas vu l’excès de la bondieuserie du président d’écolo ? Pourquoi ne lui a-t-il pas crié « casse-gueule » ? <br />
Ils sont souvent un rien pervers, les hommes de plume. Evidemment, pour une fois que dans la grisaille ambiante, l’un d’entre eux tient un scoop, il n’allait pas le lâcher pour raisons humanitaires.<br />
JMJ,  universitaire, sérieux, sobre, arrivé au pouvoir plutôt que parvenu, intégrant le dernier cercle, tenant sa partie, souvent sans concession, les gens dégoûtés des grotesques se disaient : enfin nous tenons un beau jeune homme, pas sot du tout, bien bourgeois, tenant un stand à la journée du géranium, l’air sérieux qui nous parle de ce nous aimons : les buissons au printemps, l’eau pure et le gazon des stades… patatras, le voilà dans la contingence, cette façon de croire que les feux follets ne sont pas des insectes ! <br />
Le pouvoir l’aurait-il trop tôt gâté ?<br />
On en demeure saisi et les vieux caïmans du système aussi, à la fois réjouis (c’est une rival qui prend la pâtée), et inquiets (avec les électeurs on ne sait jamais).<br />
Dorénavant, on ne pourra plus aborder JMJ sans la petite inquiétude devant quelqu’un qui, à un moment donné, n’a plus toute sa tête !<br />
Jean-Marc Nollet, le récent quadragénaire ministre wallon et communautaire, ne doit pas être heureux de la bourde de JMJ. En effet, on les prend si souvent l’un pour l’autre, à tel point que s’il démentait les propos de son collègue catho, beaucoup d’électeurs n’y verraient que du feu. <br />
A moins que Jean-Marc nous fasse la pareille dans le sens laïc. Certes, il faut s’attendre à tout avec les écologistes et Nollet serait bien capable de contre attaquer par un couplet d’étudiant sur les calotins !<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/02/con_caduc_et_con_debutant.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Thu, 04 Feb 2010 22:59:33 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title> Coup de pied au culte de JMJ !</title>
         <description><![CDATA[<p>Ça cogne dur entre cathos depuis que Jean-Michel Javaux a été placé en bonne place dans les vingt catholiques les plus influents de nos chapelles politiques.<br />
Une qui n’a pas digéré de ne pas être en pool position sur la liste des fervents du culte, c’est Madame Milquet, d’autant que le co-président d’Ecolo asperge d’eau bénite celles et ceux qui veulent allier à la foi chrétienne, la croyance en JMJ (Jésus-Marie-Joseph) les initiales de Jean-Mi ! C’est tout le staff de Joëlle qui vacille et repique aux souvenirs. Les anciens sont de grands nostalgiques, le pieux PSC avec les pères jésuites Deprez, Harmel et Nothomb leur flanque le bourdon. Ils trouvent l’H de trop dans le CDH. Humaniste, ça fait comme une  connotation franc-maçonnes.  <br />
Joëlle en voyant passer les anges a surtout maté derrière eux, l’ange déchu tout en rouge, de là à faire passer sa sainteté Javaux pour l’antéchrist ! L’Armaguedon n’est pas loin.    <br />
La paroissienne de la rue des Deux Eglises s’est sentie outragée par l’ancien du patro. <br />
« Moi je me suis toujours interdite de mêler religion et politique. Je trouve que la religion est une chose beaucoup trop noble pour être utilisée à des visées politiques… »<br />
A suivre ce raisonnement, la politique, selon Milquet, c’est quoi, c’est beaucoup moins  noble, presque un truc de malfrat ?<br />
Il faut dire que son éminence JMJ n’y est pas allé avec le dos de la cuillère aux saintes huiles, dans son interview  au siège d'Ecolo à Namur, à deux pas de l’évêché d’où s’est échappé Monseigneur Léonard pour une carrière nationale, il s’est laissé aller à des confidences auprès desquelles celles de Saint Augustin sont du pipi de nonnette.  <br />
Michel Onfray prétend que la religion est out et ne fait heureusement plus partie du débat politique. Quand, dit-il, l’élite mélange politique et génuflexion, cela ravive les sucs meurtriers.<br />
L’écolo pour le coût vient de raviver les sucs gastriques de Milquet. On craint l’ulcère.<br />
Pour balancer, J MJ balance. Le monde politique défile, jaugé selon sa foi chrétienne dans ce grand désert des âmes qu’est le Parlement.<br />
Si j’étais écolo et laïc, je la trouverais mauvaise comme Joëlle.<br />
Maintenant on sait pourquoi Javaux est écologiste, c’est pour remettre le paradis terrestre en l’état, le grand soir venu.<br />
La vie de JMJ est édifiante, une belle histoire de Saint d’Epinal.<br />
Un vrai martyr chrétien doit souffrir. JMJ a beaucoup souffert, quand, dans l’église autour de lui <br />
« je vois des croyants pratiquants qui, au moment de la communion, ne se lèvent pas. Dans les premiers rangs, il y avait des gens connus, des présidents… »<br />
Avant, bien avant, il avait enduré les guignons de la chair et abandonné son désir d’être prêtre, en s’offrant la mère de ses enfants ! <br />
Une audace dont il n’en est pas encore revenu. <br />
Il est vrai qu’il aurait fait un beau petit abbé. Peut-être aurait-il été le coadjuteur de Monseigneur Léonard et, qui sait, futur évêque de Namur ? </p>

<center><img alt="95a.JPG" src="http://www.richard3.com/photos/95a.JPG" width="491" height="715" /></center>

<p>D’une famille pratiquante, grand-père président de la fabrique d'église et frère du dernier bourgmestre non socialiste d'Amay, il avait failli passer du patro directement au parti chrétien. C’est le côté langoureux et équivoque de la chef du CDH qui l’a retenu de franchir le portail. La muse du portail chrétien était trop maquillée pour être honnête ! <br />
En recherche de pureté, il ne pouvait être qu’écologiste !<br />
Ah ! le patro d’Ampsin, les pèlerinages à Lourdes, c’est là qu’il forgea ses aptitudes au commandement des hommes, en mettant en pratique celui de dieu, bien lui en prit car il a retrouvé beaucoup de ses coreligionnaires… à l'Union wallonne des entreprises, à la FEB !<br />
On ne sait plus si ce type plaisante ou s’il n’est pas devenu fou, brusquement saisi par la folie des grandeurs d’un Bossuet s’adressant à Louis XIV ! Et on comprend très bien l’effarement de Joëlle Milquet, qui a des rapports avec dieu beaucoup plus privés, plus intimes, avec ou sans condom.<br />
Dans cette interview extravagante, il y en a pour tout le monde, ainsi pour Elio Di Rupo : « ... (il) relit trois, quatre fois les Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar quand il en a besoin… Je ne dis pas qu'Elio est croyant, mais je sais que ça l'ennuie quand on lance : « A bas la calotte ! » à la fin des congrès du PS. »<br />
La social-démocratie est ravie, qu’Elio ait quitté les folles idées de Jaurès pour Yourcenar !<br />
Sur le sexe, JMJ ne nous cache pas comment il conçut son premier bébé. « On était en vacances, dans les Pyrénées. On a décidé de passer une demi-journée à Lourdes, avant de repartir vers le Pays basque. C'est dans une pharmacie de Lourdes que m'a femme a acheté le test de grossesse ». On se doute qu’il dut s’en passer des raides derrière la grotte des apparitions !<br />
Petit rectificatif historique, le premier à avoir lancé ses chaussures sur une personnalité, ce n’est pas le journaliste iraquien au président Bush, mais JMJ à Jésus « A l'église, j'ai lancé des chaussures sur le crucifix ! J'ai crié : « Pourquoi ? » Ma femme a toujours du mal à s'approcher d'une église. » Après la famille, JMJ ne pouvait pas faire autrement que dégoiser ses partenaires écolos. Ainsi nous saurons tous que la foi est à 50-50 avec les mécréants, dans son parti, et que  Jacky Morael, José Daras, Bernard Westphael, Nicole Maréchal, Huytebroeck, sont du bon côté, alléluia !<br />
Quant aux libéraux « Sabine Laruelle est catholique et reconnue comme telle dans le monde agricole ; Michel Foret est probablement la personne la plus connue de l'Eglise protestante en Belgique ; Didier Reynders est catholique et ne s'en cache pas… »<br />
Rebelote au CDH, l'ex-PSC : « A part Catherine Fonck ou André Antoine, qui assument leur engagement confessionnel, je serais bien incapable de dire si Joëlle Milquet ou Benoît Lutgen sont croyants ou non. Joëlle Milquet ne connaît pas le monde chrétien. ! »<br />
Bref, après avoir passé le microcosme en revue, comme au temps de Monseigneur Dupanloup, on peut regretter que JMJ n’ait rien dit de la situation économique et de l’état de pauvreté d’un quart des Belges… en toute charité chrétienne, bien entendu ! <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/02/_coup_de_pied_au_culte_de_jmj.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Wed, 03 Feb 2010 23:46:28 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>PS Story. </title>
         <description><![CDATA[<p>Dans son dernier film « Capitalism : a love story » (au Churchill cette semaine), Michael Moore se dit surpris de voir le libéralisme si peu critiqué par ceux qui en souffrent le plus ! <br />
Il aligne les faits avec un rien de machiavélisme, puisque ce film sera (peut-être ?) regardé par les classes moyennes et populaires, désormais dans le même sac de nœuds.<br />
En 1980, aux States évidemment, pays de la connerie militante du business, le rapport des salaires était de 40 entre le plus bas et le haut, en 2005, il était de… 411 !<br />
On est en plein dans une dérive que la crise de 2008, loin de la freiner, semble l'avoir accélérée.<br />
Comment et pourquoi les centaines de milliers d’Américains surendettés, expulsés de leurs logements par les services de police (les huissiers n’y auraient pas suffi) ne se sont-ils pas révoltés ? <br />
L’Europe, à l’exemple de l’Angleterre première en ce qui concerne le suivisme dans sa passion de ressembler à son ancienne colonie, bascule dans la démesure identique avec son cortège d’horreurs, fermeture, faillite, misère, creusement des inégalités, asphyxie volontaire des services publics. Et que voit-on ? Les partis libéraux, loin de perdre des voix, en gagnent ! C’est-à-dire que ceux qui se sont trompés et qui nous ont trompés sur toute la ligne se voient renforcés dans leur démarche ! Ils triomphent de la dégringolade générale. Leur arrogance atteint des sommets ! Le dernier discours à Liège de Didier Reynders en assemblée du Mouvement Réformateur en témoigne.<br />
Et le socialisme me direz-vous ? Il aurait beau jeu de relever la tête, de dire aux gens « voyez ce qui arrive, je vous l’avais bien dit ! ».<br />
Eh bien ! non. Le socialisme ne moufte pas. Il se dit malheureux de ce qui arrive aux gens, mais ne fait rien pour en montrer les causes et donner de l’espoir. Au contraire, que dit-il ? Il faut se retrousser les manches et aider à la roue de la charrette pour sortir de l’ornière. Il offre ses services aux propriétaires de la chose économique. Il prépare des plans de relance et de redressement. Justement ce dont les épiciers du MR ont besoin ! Pour cela, il ne réclame rien en échange, si ce n’est un peu de « compassion » pour les victimes !<br />
Evidemment, les responsables socialistes ont leur part de responsabilité dans l’avarie sociale, puisqu’ils ont été les auxiliaires des libéraux depuis qu’ils ont renoncé aux principes de la lutte des classes pour se lancer dans une théorie sur le bien-être collectif, la « social-démocratie », ce qui évidemment a beaucoup contribué à leur promotion personnelle.<br />
En Belgique, ils ne le disent pas comme en France, mais si le ton n’y est pas, le cœur y est, le socialisme de collaboration au système libéral n’y adhère pas que par intérêt, il y adhère aussi par principe. <br />
Un bref rappel de la profession de foi  « Le libéralisme est d’abord une philosophie politique et j’y adhère » (Bertrand Delanoë), « Le libéralisme politique est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique » (Ségolène Royal).<br />
Nul doute qu’en fouillant dans les discours de nos parangons vertueux du PS, au fond d’une armoire du local du boulevard de l’Empereur, on trouverait pareille envolée.</p>

<center><img alt="049a.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/049a.jpg" width="490" height="320" /></center>

<p>Qu’est-ce que le socialisme suivant l’esprit de celui qui en premier forgea le mot, Pierre Leroux en 1834 ? C’est la soif d’une justice égale pour tous, la remise en question des moyens de production afin d’étendre le progrès à la classe laborieuse, la conscience que la société n’est concevable que dans une morale qui embrasse tous ses membres, en n’en privilégiant aucun.<br />
On n’en est plus là dans les partis socialistes. On en est même très loin. Cette mutation fut imperceptible. Elle se vécut dès la fin de la guerre de 14-18, dans l’évolution des coopératives, des syndicats, de l’aide aux malades et handicapés et du POB, par la lente possession des bureaux et des instances par une armée de fonctionnaires, remplaçant progressivement l’altruisme, les dévouements, les volontés indépendantes, passant du POB au PS d’aujourd’hui. <br />
Le premier à dévisser et se dissoudre fut le système coopératif, étouffé de l’intérieur par ses élites franc-maçonnes et étranglé de l’extérieur par les magasins de grandes distributions ; les syndicats devinrent des bureaux de droit des travailleurs, après quelques grèves retentissantes qui échouèrent avant d’entrer dans le système, reconvertis en « facilitateurs » du dialogue patron-personnel ; les mutuelles se dégagèrent des bricolages du début pour devenir une entreprise quasiment anonyme, ne dépendant plus du socialisme que par les mouvements de son personnel et quelques « coups de main » aux « camarades » socialistes ; enfin, le parti entré complètement dans l’ère universitaire où les avocats dominent, complètement coupé de sa base, est aujourd’hui ce monstre froid qui accompagne d’autres monstres froids et indifférents de la droite capitaliste.<br />
Cette lente altération du sens s’achève aujourd’hui. <br />
Le PS ne tient plus que par l’égoïsme de masse, le plus stupide qui soit, puisque cet égoïsme fait qu’aujourd’hui presque plus personne n’en tirera bénéfice, et puis aussi, par l’inquiétude de changer à la fois son train de vie et sa façon de penser.<br />
« Philosophie Magazine » dans son numéro de février analyse la situation. Cette publication cite Alexis de Tocqueville à propos de cette liquéfaction du socialisme « Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leurs âmes.  Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger de la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute espèce humaine. »<br />
Ecrit en 1840, Tocqueville savait comme la démocratie pouvait se dissoudre dans le capitalisme par la somme des égoïsmes.<br />
Aujourd’hui, même nos enfants sont en danger ! <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/02/ps_story.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Tue, 02 Feb 2010 23:38:43 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Match exhibition à la RTBF</title>
         <description><![CDATA[<p>Comment organiser un débat avec des gens qui sont à peu près du même avis ?<br />
C’était « l’exploit » de la RTBF de ce dimanche. <br />
A ma droite : Xavier Baeselen, secrétaire politique du groupe MR à la Chambre, échevin à Watermael-Boitsfort et animateur de la télévision libérale MRTV, député fédéral.<br />
A ma gauche : Yvan Mayeur, assistant social, Président du Centre Public d’Action Sociale de Bruxelles et député fédéral PS.<br />
Thème : le chômage.<br />
Question : que doit-on faire avec les chômeurs de longue durée ? <br />
Réponse : les accompagner.<br />
Fin du combat. <br />
L’arbitre a renvoyé les deux champions dans leur coin sans désigner un vainqueur. On suppose que c’était un match exhibition, savoir qui est le meilleur est sans objet.<br />
On en serait resté là si le temps de ce débat n’avait été que de 30 secondes, mais comme le suivant portant sur l’explosion d’une maison de la rue Léopold à Liège n’avait lieu que dix minutes plus tard, il fallait bien traîner les pieds sur celui-ci.<br />
On est resté sur le ring à bavarder dans le calme et la bonne humeur.<br />
Mais quand donc finiront ces pantalonnades ? Le public écarquille les yeux, ne comprend pas où se situe le différend et voudrait sans doute entendre des gens qui sortent de la pensée unique !<br />
Bon, ne chipotons pas, il y eut bien quelques échanges pas bien méchants sur la manière d’exclure les chômeurs qui « ne font aucun effort pour retrouver du travail ». « Mais comment le pourraient-ils, ces malheureux, dans un temps de liquidation des entreprises qui se délestent de leur personnel, avant de mettre la clé sous le paillasson ».<br />
Et puis, il fallait bien que l’on pût faire la différence entre un MR et un PS. <br />
Le soir, sur la Cinq, à l’émission C-politique, Daniel Cohn-Bendit répondait à Nicolas Demorand  à peu près à la même question « Sarkozy prétend faire travailler plus, pour gagner plus. Plus de 2 millions de chômeurs en 2010, avec un million de chômeurs en fin de droit, pour lesquels il faudra bien trouver autre chose. Les 35 heures de Martine Aubry répondaient à cette préoccupation majeure. Il faut même descendre en-dessous des 35 heures, mais je suis d’accord avec vous, le système ne le permet pas. Alors changeons-le ! ».<br />
Il semble en Belgique, comme en Sarkozye, que nous sommes décidés à ne jamais réfléchir qu’à l’intérieur du jeu d’ombres qu’est le système économique actuel. Il est impensable que l’on puisse avoir la moindre idée de faire autre chose. Il faudra attendre quoi ? Un cataclysme économique plus éprouvant que le krach de 2008 ? Que Big Brothers ait raflé toutes les mises du Monopoly et ne sache plus jouer avec personne ?<br />
Nos hommes politiques partagent la même conviction que Sarkozy et comme tous les autres chefs de gouvernement de l’Europe : le capitalisme est le meilleur système au monde, il ne reste qu’à le moraliser. <br />
Les deux sur le plateau pensaient d’abord moraliser les chômeurs. Le reste n’est pas leur affaire.</p>

<center><img alt="6a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/6a%20copie.jpg" width="486" height="391" /></center>

<p>Vous espérez vivre autrement ? Vous ne pouvez pas. En Absurdie, les rêves sont interdits.<br />
Alors, vous vous imaginez !... à la télévision nationale, la mission c’est de recueillir l’opinion moyenne bien décantée dans les bassins d’orage que sont les journalistes. <br />
Puisqu’il n’y a pas d’emplois pour tout le monde et que cette situation risque d’empirer, alors rassurons l’opinion publique. Les chômeurs de longue durée sont pris en chasse par Milquet et sa bande. Capturés par les contrôleurs, ils passent devant un tribunal improvisé sous l’escalier de service et se retrouvent au CPAS, où là, la chiourme peut à l’aise les tourner et les retourner sur un grill plus performant. <br />
Le CPAS offre l’immense avantage de sortir le chômeur de la statistique, de défrayer ses loisirs forcés d’un peu moins qu’une allocation pour une perte d’emploi, en outre, il offre la possibilité de récupérer l’argent versé sur les biens ou les parents directs. <br />
Au consensus profond, nos deux « puncheurs », sont entièrement d’accord sur le manque d’accompagnement qui fait défaut au FOREM. <br />
« Accompagnateur social » que voilà un métier d’avenir !...<br />
Xavier reste sceptique sur un replacement dans les métiers en pénurie avec l’aide des accompagnateurs, attendu que ce sont souvent des métiers à long apprentissage.<br />
Si ça continue, il n’y aura plus que la moitié des gens à travailler.<br />
Pas de problème, que la moitié qui travaille accompagne l’autre moitié qui ne travaille plus. Il suffira de couper les salaires en deux pour contenter tout le monde ! <br />
Pourquoi tout cela est-il mou, un peu compassionnel, un rien cynique, mais mou ? Sans doute parce que la déchirante crise économique n’a pas entamé l’amour profond qui attache les consommateurs au capitalisme et que les chômeurs avec les autres acteurs y trouvent encore un intérêt. A la RTBF – comme à RTL – on ne raisonne pas autrement.       <br />
  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/02/match_exhibition_a_la_rtbf.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Mon, 01 Feb 2010 00:14:25 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Louis Michel, le dernier des Médicis !</title>
         <description><![CDATA[<p>Pour une fois, on est d’accord avec Louis Michel  "Le FDF en Wallonie, sincèrement, c'est un non-événement". D’autant que l’ex-Commissaire européen est devenu lui-même un non-événement, ce qui minimise celui du FDF, quand il en parle, au point de le rendre tellement invisible qu’il fallait « La Dernière Heure » pour le découvrir.<br />
C’est dans le minuscule quantique que s’établit dorénavant la relation du Jodognois avec le reste du pays, puisqu’il n’a pas saisi l’occasion de la fronde postélectorale pour reprendre son sceptre du MR. Aussi la cohabitation avec son chef s’inscrit naturellement dans le non-événement. <br />
C’est quand le grand public se rend compte que Louis Michel n’est plus rien, qu’il s’avise de vouloir « être » malgré tout… lui, le non-être qu’il est devenu après avoir raté la présidence de la 65ème assemblée générale, de l’ONU qui débute en septembre prochain. Encore un coup de Reynders qui lui avait fait miroiter le prestige que ce serait et tout ça pour se débarrasser de lui !<br />
Et voilà que ses amis libéraux européens votent pour Joseph Deiss, un ancien président d’un paradis fiscal : la Suisse !... <br />
Quant à sa qualité de membre du club Renaissance, qui cela intéresse-t-il vraiment ? Ce n’est pourtant pas dans sa nature d’affirmer qu’il n’est pas président de quelque chose, même symboliquement ! Et s’il se vante presque de n’être qu’un non-événement au Club Renaissance, fallait-il avoir besoin de cohabiter en paix avec son président ! <br />
Parce que ce n’est un secret pour personne, Didjé n’aime que le quattrocento, sa Renaissance n’est qu’italienne. Christine Defraigne qui est la Pythie du club Renaissance aurait dû le savoir.    <br />
On reconnaît cependant la patte de l’artiste de Jodoigne lorsqu’il parle de « cohabitation » plutôt que « d’amitié » en évoquant à la radio ses relations avec Didjé. C’était plus fort que lui, son inimitié pour Reynders transparut sous les propos amènes. <br />
Louis en oubliant le mot « amitié », Reynders, qui s’y connaît en homme et en sémantique, aura reconnu par là son « ennemi » de trente ans. Diplomatiquement, ce n’était pas adroit de parler de cohabitation. Mensonge pour mensonge, il aurait mieux valu choisir une « estime réciproque». Ainsi, il aurait gratifié l’autre d’une vertu, sachant qu’ils en sont incapables l’un et l’autre.<br />
Reste que Louis est bel et bien « renaissant » avec ses compères, le florentin Gérard Deprez et le Dinantais, Richard Fournaux. Le quatuor qu’ils forment avec Christine Defraigne, doit rouler de sombres pensées. Le chef, dont on voudrait jeter les projets dans la Meuse, comme le malheureux Grégory dans la  Vologne, doit avoir l’oreille bourdonnante au soir des réunions renaissantes !  </p>

<center<img alt="089a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/089a%20copie.jpg" width="400" height="267" /></center>

<p>Richard Fournaux,  renvoyé devant le tribunal correctionnel pour suspicion de trafic d'influence, faux et usage de faux, condamné à l’avance par le principicule, prépare sa défense côté palais de justice et rase les murailles côté avenue de la Toison d’Or. Gérard Deprez n’a pas digéré la décision, heureusement stoppée par les renaissants, de Reynders qui avait choisi de le remplacer à l’Europe par Rudy Aernoudt. Quant à Christine Defraigne, elle boude son compatriote liégeois pour ne lui avoir jamais proposé un emploi ministériel. Qu’est-ce que Reynders trouve à Sabine Laruelle ? La voit-on faire la quatrième à un club de bridge libéral ? Au Fédéral, ma’me Christine aurait été la Blanche-Neige de Laurette qui aurait cassé son miroir de dépit.  <br />
Au MR la rancune est souvent plus tenace que les projets. On croit que ce sont les combats d’idées à la base des grandes brouilles, le plus souvent c’est l’ego et le portefeuille.   <br />
Il paraît que les renaissants participent « à la remise en marche du parti ». On se doutait bien que le MR était en panne, mais qu’il se soit remis en « marche » ? Ce serait plutôt en « marge » !<br />
Quoique, il a fallu l’être pour passer de la rue de Naples à la Toison d’Or…<br />
Reynders a vu grand. Qui va payer le nouveau local ? Le cohabitant n’en parle pas, ce n’est pas lui qui va mettre la main à la poche. <br />
Quand on demande à Louis Michel à quel projet son groupe Renaissance travaille, il précise que c’est à la modification des statuts du parti. <br />
Ce n’est pas en tout cas pour permettre à Reynders de rempiler un troisième mandat !<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/01/louis_michel_le_dernier_des_me.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sun, 31 Jan 2010 23:30:04 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Fou ou menteur ?</title>
         <description><![CDATA[<p>A la suite de l’effondrement de l’Ancien Régime, les premiers démocrates étaient tous novateurs.<br />
Bonnes ou mauvaises, les idées ne manquaient pas. Elles attestaient de la vigueur d’une nouvelle manière d’atteindre à la justice sociale.<br />
Hélas, celle-ci ne parvint à s’imposer que par à-coups et pendant de courtes périodes au cours desquelles on s’aperçut qu’entre l’individu et le collectif, des réticences égoïstes subsistaient dues aux soupçons de duplicité du riche envers le pauvre, et du pauvre envers le riche. Les soupçons se justifièrent souvent de part et d’autre, à la différence que le riche peut attendre des jours meilleurs et vivre sur ce qu’il a accumulé, le pauvre ne le peut pas, d’où sa nécessité de se louer aux riches. Il fallait faire croire que cette situation n’était pas déshonorante. On attribua à la notion de travail des qualités qu’elle n’avait pas.  <br />
Au fil du temps, on s’aperçut que l’égoïsme était un moteur efficace. Chaque Etat fixa les règles  de redistribution par un système social, en établissant des normes afin d’équilibrer accumulation et prélèvement, en harmonie concurrentielle avec ses voisins. <br />
C’est la social-démocratie qui est allée le plus loin dans l’application de cette formule simple.<br />
On en serait resté à l’échange si les Etats avaient poursuivi le rapport de force équilibré entre le politique et l’économique, afin de garantir une stabilité de vie pour ceux qui n’ont que la force de travail pour tout capital.<br />
A la faveur de la crise de 2008 (le phénomène est plus ancien), on s’aperçut qu’une récession stoppant la croissance empêchait de garder le précieux équilibre. L’avance technique libérait des milliers d’emplois désormais obsolètes, alors que la main-d’œuvre abondante allait être concurrencée par la poussée démographique de l’hémisphère Sud, tirant les salaires vers le bas.<br />
Si bien que le principe de la social-démocratie devint caduc, puisqu’il était impossible désormais de réguler travail et capitalisme, dans la poursuite d’un progrès social..<br />
Mais ce déclin n’allait pas créer de nouvelles conditions du rapport entre capital et travail, ni modifier le principe de la social-démocratie, si bien que celle-ci ne correspond plus à une forme de progrès continu, mais procède désormais d’un processus de contention des forces de travail dans son dialogue avec le capital. <br />
C’est à peu près jusqu’ici le discours de Sarkozy à Davos. Après, les conclusions ne sont pas les mêmes, surtout dans sa déclaration de foi absolue dans un capitalisme que le président français se fait fort de « moraliser » !<br />
Le politique en 2010 n’a que des objectifs limités à une paix sociale établie sur l’hypothèse d’un consensus de crise entre le capital et le travail, étant entendu que l’objectif est de substituer la notion de progrès à celle de sacrifice « nécessaire » des populations laborieuses, sous le prétexte que demain, cette politique insufflera de la « vertu » au système. Or, tout concourt à penser que c’est le contraire qui va se produire.<br />
Mais, grâce à une psychologie étudiée pour la masse, l’important ce n’est pas l’analyse qui compte, mais l’impression que les populations ont de la crise et de la façon de la surmonter.</p>

<center><img alt="45321.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/45321.jpg" width="490" height="368" /></center>

<p>La maîtrise de la psychologie des populations est aujourd’hui l’élément capital qui fait qu’il n’y a pas de révolte parmi ceux qui vivent dépouillés et humiliés. Ce qui semblait individuel, chômage, état de besoin et nouvelle pauvreté était en réalité collectif. L’assujettissement du comportement n’est que la coercition à la psyché collective.<br />
Voilà pourquoi les détenteurs du pouvoir économique dépensent sans compter pour des études statistiques de milieu, pourquoi il est quasiment impossible d’atteindre à la grande diffusion des idées contradictoires dans de nouveaux supports de publication et comme Internet sera demain un enjeu pour le maintien du statu quo des pouvoirs de l’économique et du politique.<br />
Il faut savoir – contrairement à ce que l’on croit du capitalisme et des couplets sur la liberté d’entreprendre -  la personne ne représente rien par elle-même, elle ne jouit d’aucune réalité propre, elle n’est qu’une fiction de compromis de l’ensemble social à seule fin de savoir de combien d’unités son poids infime doit être multiplié afin de peser réellement. <br />
Abandonnons les sottises entendues si souvent de la bouche des libéraux que le système prend en compte l’individu dans son ipséité. C’est tout le contraire. Seule la fortune personnelle et non pas l’individu, le réalise. <br />
La personne n’est qu’une réalité secondaire, une construction chimérique, une apparence si l’on veut l’interpréter par rapport à l’ensemble. <br />
Le seule différence qui sépare le capitalisme de son surgeon le communisme, tient dans la supériorité de la dialectique capitaliste pour faire passer dans les populations un a priori trompeur du souci de l’individu de l’un par rapport à l’autre.<br />
Le moteur du profit semble moins impressionner les masses que l’aventure d’un parti populaire unique. La propagande libérale n’a pas investi dans la manipulation de la psychologie des foules à fonds perdus. C’est payant à l’heure de la crise.   <br />
Celui qui espère moraliser le système, devenu entre-temps mondial, est un fou ou un menteur.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/01/fou_ou_menteur.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sat, 30 Jan 2010 00:18:40 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Envie de guillotine ?</title>
         <description><![CDATA[<p>Y en a marre des manières des Daerden père et fils, de la daerdenmania, des fans qui ont la permission du home le samedi soir pour le centre culturel où les attend une « jatte de cafè (café en français) » offerte par papa, des vidéos qui font le tour du monde parce que le mandataire socialiste a un rire idiot, des combines qu’elles soient légales ou illégales des cabinets de réviseur d’entreprise, des coïncidences des carnets de commande avec des administrations gérées par des socialistes comme s’il en pleuvait, de ces coïncidences tellement grosses qu’on croirait qu’ils nous prennent pour des imbéciles, on a soupé  des enfants du père et ceux du fils, de la fille DJ même si elle a de belles jambes, des loges du Standard, du gros rouge, marre à l’avance, alors que j’entends ce nom pour la première fois de PricewaterhouseCoopers (PwC), même s’il s’agit d’un des plus grands cabinets de réviseurs d’entreprises, et plus que marre de Christelle Gilles, demi-sœur, amie élective,maîtresse ou simplement femme d’affaire (quelle importance ?) – enfin on ne sait pas, et à la limite, on s’en fout - d’un des membres de la saga d’Herstal ou d’Ans, qui a vendu ses parts de la SPRL, ou ne les a pas vendues à Christelle Gilles qui les a cédées à Pricewatermachin de la basse-Meuse ou du Plateau… tout en ne les cédant pas…<br />
Ce que je garde de ce micmac, c’est que ces gens se disent socialistes, sont membres d’un parti portant le sigle officiellement reconnu, - au point que le zigoto de Mons a gambergé six mois pour mettre l’ « S » du sigle en gras, alors qu’il aurait mieux valu mettre le « P » - bel et bien dans des positions qui supposent qu’ils ont l’aval des comités, des instances du pââârti et qui sont dans les affaires, dans les sections, en même temps que dans les achats, ventes et dépôts, négoces divers, cabinets d’avocat, experts devant tous les tribunaux, que sais-je ?... que tout cela m’emmerde… de ces bonimenteurs de peuple, de ces icônes d’estrade, de la rose au poing et de l’Internationale, porteurs de la bonne parole et foutriquets de loge à la connivence intéressée… et que c’est malheureux que nous pataugions avec eux dans leurs combines comme si nous en étions les promoteurs, alors que l’étalage de leur réussite, loin de nous impressionner, nous fait chier !<br />
Alors, une question se pose, mais qu’est-ce donc que ce parti socialiste aujourd’hui ?<br />
Qu’est-ce que ces dirigeants qui feraient des affaires jusque sur leur lit de mort !... qui font des contrats de tout, et qui finiraient par en faire au moins un chaque matin comme on va à celles !... qui se font élire, acclamer même, marchands d’idées, professeurs de souks, endoctrineurs de café, promoteurs de la cirrhose du foie ?<br />
Ah ! on les sent frétillants au négoce, conservateurs en diable, amoureux des chiffres de leur compte en banque, à un euro près, partant avec leur dû (épisode Happart 2009), en pleine crise économique, champions ou pas de la comprenette, mais des chiffres, pardon !... des maîtres. Comment ils se les farcissent au suffrage universel, les rombiers de la social-démocratie en action !   <br />
C’est pas ça le socialisme, madame !... bourgeois jusqu’aux tripes…<br />
Et la promo de la justice sociale, le rendez-vous avec le peuple, les yeux dans les yeux !...<br />
enfin je le suppose. Parce qu’aujourd’hui, on ne sait plus. On se demande. </p>

<center><img alt="06a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/06a%20copie.jpg" width="490" height="365" /></center>

<p>Georg Simmel aura beau l’écrire « Voici les éléments de tout être et de tout fait social, inséparable dans la réalité : d’une part, un intérêt, un but, ou un motif, d’autre part une forme, un mode de l’action réciproque entre les individus, par lequel, ou sous la forme duquel ce contenu accède à la réalité sociale ». <br />
Elle est belle la réalité sociale vue des rosiers ! Ils sont beaux les individus qui la composent ! <br />
C’est le loustic qui se la prend au vin rouge et c’est moi qui ai envie de dégueuler !<br />
Si on parlait entre citoyens de la sorte d’abêtissement, de vulgarisation d’en-dessous de la ceinture qu’il y a aujourd’hui dans les choses de la politique ?<br />
J’en arrive au même résultat que le père Léautaud qui en 1935 pensait que nous allons certainement vers des choses épouvantables. <br />
Ces gens, c’est assez clair, ne sont pas socialistes comme l’entendait Jaurès ou Destrée. Ce sont des affairistes qui se sont fait la gueule de circonstance pour embobiner de pauvres gens qui se croient perdus avec les lascars de la droite et qui le sont en effet, mais en plus ils le sont encore avec les têtes de gondole de la gauche...<br />
Comme l’a dit Simone Weil – la pauvre qui a tant payé de sa personne pour le savoir – « Notre époque a détruit la hiérarchie intérieure… », celle du cœur, des gens qui savent ce que veut dire une journée de travail… du type honnête, qui n’en revient pas et qui, malgré tout, n’en peut croire ses yeux. <br />
Quand on voit ce que l’abandon de la lutte des classes a fourni comme renégats aux affaires du peuple, on se dit qu’il n’y a plus rien à pouvoir tirer de noble et d’utile de ces gens-là.<br />
L’esprit de propriété, de possession et de domination a développé chez eux un amour propre égoïste tellement évident qu’ils le portent sur leur figure.<br />
Il est bougrement en colère aujourd’hui le père Duchesne ! foutre oui…  on se prend des envies de guillotine…<br />
Et en même temps, on a l’impression de se faire avoir par la droite aussi qui aboie comme moi à la caravane qui passe. Et si tous étaient acquis à la combine suprême ?... qu’une fois Médor enragé, ils se mettraient en bande à qui veut l’abattre ? <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/01/envie_de_guillotine.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Fri, 29 Jan 2010 00:18:23 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Métamorphose du fric à Davos ?.</title>
         <description><![CDATA[<p>Après la crise sévère de 2008, prolongée en 2009 et 2010, les pays « riches » sont dans l’impossibilité de changer le système calamiteux, qu’ils ont mondialisé par délocalisations et transports rapides. <br />
Les Etats ont cédé aux circonstances et accordé des prêts. L’argent du domaine public a alimenté les caisses des banques, autrement dit sauvé des particuliers, ce qui ne s’était jamais fait auparavant à cette échelle, dans les démocraties ! <br />
Les Etats ne se sont pas portés acquéreurs de ce qu’ils sauvaient, ce qu’ils auraient pu faire aisément. <br />
Cet altruisme inédit en faveur de faillis, a été préjudiciable pour les bailleurs (nous). <br />
Cela permit à BNP Paribas d’avaler FORTIS, et à d’autres survivants de s’enrichir. C’est une bien mauvaise gestion du ministre des finances. Aucun banquier en mesure de prêter de l’argent ne l’aurait fait.<br />
Les réunions des chefs d’Etat et des économistes se sont succédées depuis sur la moralisation du capital. Obama vient de faire une mise au point sur son intention de séparer les banques de proximité, des banques d’affaire, quelques jours avant la 40e réunion annuelle du Forum économique mondial (FEM) à Davos. Le monde va se pencher à nouveau sur la situation économique toujours préoccupante.<br />
La préoccupation principale sera d’intéresser les gens sur l’organisation des travaux : plus de 200 sessions en cinq jours, 2.500 délégués venus de plus de 90 pays, représentant les milieux d'affaires, les gouvernements, la société civile, le monde universitaire et les médias. <br />
Tout sera emballé dans du papier cadeau, sans qu’une nouvelle impulsion soit donnée à l’économie. Après les beaux discours (celui de Sarkozy ce soir), on repliera le moment venu les caméras, les décors et chacun retournera dans son pays comme si de rien n’était.<br />
Ceux qui souffrent le plus de cette crise ne seront pas invités à Davos. Ils n’iront pas cinq jours en Suisse et leur condition de vie se poursuivra telle qu’auparavant, comme si de rien n’était aussi, mais s’écoulera bien plus tragiquement que celle des congressistes.<br />
L’organisation de la société ne se fait pas par ceux qui souffrent le plus, mais par ceux qui en bénéficient et qui en souffrent le moins, c’est un des grands malheurs du temps. <br />
On a beau dire, ceux qui ont tout  ne sauront jamais plaider la cause de ceux qui n’ont rien. Mais c’est notre démocratie par procuration qui le veut ainsi.<br />
Bien sûr, on parlera des leçons que le monde doit tirer de la crise financière et économique. Il y en aura pour tout le monde, c’est-à-dire pour personne.<br />
Par contre plus accessibles et plus sérieuses seront les réponses sur la sécurité du monde « libre » en opposition au monde « hostile », en Afghanistan et au Moyen-Orient. Des chefs d’Etat justifieront leur agression par la conviction qu’elle était nécessaire. Ce sera le cas d’Israël et des Etats-Unis, peut-être même de la Chine, si on la titille sur le Tibet. <br />
On oubliera la taxe Tobin au profit de la taxe carbone et tout sera dit... oubliés les économistes qu’on ne cite jamais dans les médias où ils pourraient subvertir une population de crédules qui ne pense que par l’intermédiaire des gens de pouvoir.<br />
Par exemple, un prix Nobel de l’économie (Maurice Allais, France, 1988) et l’économiste Frédéric Lordon pour lutter contre ce qu'ils considèrent être les « ravages de la finance ». Ce dernier a mis au point une règle d’application facile : le SLAM (Shareholder Limited Authorized Margin, ou marge actionnariale limite autorisée). C’est un impôt qui consiste à fixer un niveau de rentabilité actionnariale maximale au-delà duquel est appliqué un taux d'imposition confiscatoire. Pour déterminer les profits générés, on inclut à la fois les dividendes versés mais aussi les plus-values réalisées lors de la cession.<br />
Le niveau couperet se nomme TSR (Total Shareholder Return) et sera fixé depuis le taux d'intérêt pour des actifs sans risque. On n'autoriserait qu'une prime maximale liée au risque (dont le montant doit être discuté). Frédéric Lordon propose pour l'heure actuelle un TSR de 6-7%.</p>

<center><img alt="49a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/49a%20copie.jpg" width="450" height="600" /></center>

<p>On voit ce qu’une telle mesure pourrait apporter en empêchant, entre autres, les bulles spéculatives, en réduisant la pression des actionnaires sur les entreprises cotées et par contre coup sur les entreprises non cotées sous-traitantes des premières. Cela permet, tout en rémunérant correctement le capital, d’envisager une meilleure répartition des richesses et d'améliorer les conditions sociales des salariés. En effet, pour Frédéric Lordon, la crise des années 2008-2009 est la crise d'un capitalisme de basse pression salariale. Les Fonds de pension et les décideurs seraient contraints à des gains raisonnables. Les grands actionnaires institutionnels, qui frappent d'abord le salariat sur qui retombe tous les risques, ne profiteraient plus de la confusion et du laxisme pour faire croire à l'utopie d'une « démocratie des actionnaires », et imposer leurs vues dans les fausses promesses d'une réconciliation du capital et du travail, autour de l'épargne salariale.<br />
Au lieu de quoi, au sortir de Davos, dans la Communauté belge, comme dans toute autre, les petits faits-divers masqueront vite les absences de décision.<br />
La Belgique est prodigue de sujets qui font croire que le pouvoir est actif et la population informée.  Dehaene avec ses petits paniers, la question du voile, les pantalonnades de Papa, les explosions, les suicides, Dutroux qui se plaint, bref voilà du travail pour nos équipes de soutien, nos psychologues, nos brigades d’intervention et nos économistes qui s’inséreront bien dans les programmes qui donnent l’illusion que le train dans lequel on est assis bouge, alors que c’est la rame à côté qui démarre !  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/01/metamorphose_du_fric_a_davos.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Thu, 28 Jan 2010 23:42:22 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Il en a plein ses paniers ! </title>
         <description><![CDATA[<p>Jean-Luc tel qu’en lui même réapparaît avec une solution pour BHV qui n’en est pas une, si l’on interprète bien le papier de la Libre.<br />
Dehaene a plein de petits paniers de la ménagère bourrés de solutions sur BHV et une batterie de réformes, denrées non comestibles, mais heureusement périssables. <br />
Après deux mois de cogitation, notre merveille (après Herman Van Rompuy) a eu l’idée que beaucoup de monde ont eue avant lui : reporter la discussion sur la scission de BHV après les élections législatives de 2011 !<br />
Cette idée est tout ce qu’on veut sauf originale. Après papa, Chou en avait fait un festival à Mons en 2009 ! Trolls et Légendes | Elio en Troll était irrésistible.<br />
Cette idée de remise permettrait de passer le cap des élections qui risquent l’annulation pour vis de forme. En se fichant de la Constitution et des Lois fédérales, le Parlement flamand ferait tomber la Belgique dans un pataquès dont elle ne se relèverait pas. <br />
Si c’est pour nous pondre cela qu’on a fait un pont d’or à notre artiste en négociation, on aurait mieux fait de mettre la clé sous le paillasson de la maison Belgique et d’attendre la fin du monde qui – paraît-il selon les Incas de chez nous – est prévue pour 2012. <br />
Jean-Luc a eu raison de ne pas lâcher la banque pour le Graal de BHV. Ainsi, il pourra jeter l’éponge au round suivant, pour rejoindre son guichet en or. <br />
La Libre l’écrit «  Tout le monde est d’accord sur une chose : si Dehaene ne réussit pas à trouver un accord, personne n’y arrivera. ». On voit le niveau général après cette mise au point du journal. Ainsi nous serions moins bien que lui ? Notre bon sens serait moins gros que le sien ! Si Jean-Luc remet le dossier à Leterme avec rien que des feuilles blanches à l’intérieur, on peut se considérer comme fichu… à moins que de faire appel à la main-d’œuvre étrangère ? Si on demandait à Kadhafi, par exemple, de nous éclairer sur la manière dont il procède pour avoir la paix dans son ménage et la paix en Libye ? Si on jumelait avec la République d’Ukraine ? Mme Youlia Tymochenko, premier ministre, est une femme absolument ravissante, en plus elle ne parle pas le flamand, c’est dire l’intérêt des francophones !<br />
Des prémices des pensées profondes de Jean-Luc dévoilés par La Libre, tout un paquet de réformes pour l’après 2011 s’exposent à l’admiration des foules qui s’exclament « Mon dieu, comme il est intelligent ! ».<br />
Comme Daerden, clown fédéral, Jean-Luc travaille sur plusieurs pistes, un chapiteau exceptionnel de réformes institutionnelles importantes sur lesquelles s’engageraient les francophones (c’est lui qui le dit). <br />
Lesquelles ? Trois denrées de première nécessité remplissent les paniers.<br />
Le premier panier a un contenu bien connu des amateurs. Le comité des Sages l’avait rempli en 2008, du temps ou Guy Verhofstadt, viticulteur en Toscane, assurait l’intérim en tant que Premier ministre. On se souvient de son contenu :  transfert divers de compétences aux entités fédérées, politique économique et industrielle, logement, mobilité et agriculture, la législation sur les loyers et les implantations commerciales, l’accueil de la petite enfance, une partie du code de la route, l’économie sociale, le fonds des calamités agricoles et le fonds de participation.<br />
Pour remplir le deuxième panier, Dehaene définirait des articles de pêche à puiser dans la constitution qui permettraient, lors de la prochaine législation de transférer ce qui resterait du bazar Belgique après le premier panier, en politique de l’emploi, politique de la santé, politique familiale, fonction publique et justice et pourquoi pas : politique fédérale ?<br />
Ainsi, chacun aurait son petit parlement fédéral à domicile dans lequel il serait plus simple de se fédérer entre amis. Le grand parlement, une fois vidé des souvenirs, bustes, médailles et tapisseries, serait loué à l’Europe qui en ferait le bureau de Van Rompuy.  <br />
Enfin dans le dernier petit panier, une loi s’autodétruirait après les élections pour faire comme si on avait tout oublié de BHV, afin de faire du neuf. </p>

<center><img alt="01 copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/01%20copie.jpg" width="490" height="335" /></center>

<p>Ainsi, on voterait en 2011 comme au temps de la Belgique Joyeuse, quand tout le monde se fichait que l’on parlât papou ou indou, du moment qu’on signe des contrats juteux et qu’on fasse bosser les fainéants pour le maigre salaire qu’ils méritent tout juste.<br />
Vanden Boeynants aurait adoré s’occuper de ça derrière le comptoir, tandis que nous serions à rigoler aux tables de travail bilingues à bouffer son boudin !<br />
On voit que Jean-Luc n’est pas à un panier près. Pourvu qu’ils ne soient pas percés quand il les chargera dans sa camionnette pour livrer au 16, rue de la Loi avant mai. <br />
Le tout c’est de faire confiance à cet épicier-là !<br />
A la demande de Rudy Demotte, Justine Hennin est chargée de faire diversion du côté francophone. Ce n’est pas du goût de Geert Bourgeois qui à la suite d’une longue communication de sa championne Kim Clijsters, a décidé de porter plainte au fédéral. <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/01/il_en_a_plein_ses_paniers.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 23:20:39 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Obama ou Léonard ?</title>
         <description><![CDATA[<p>Le président Obama vient de faire des déclarations fracassantes sur l’irresponsabilité des banquiers. Les Etats-Unis sont dans une mauvaise passe : d’un côté les banques viennent de réaliser des profits considérables, et de l’autre, le chômage est au plus haut depuis des décennies !<br />
Pour en donner une petite idée Goldman Sachs a annoncé, un bénéfice net de 4,787 milliards de dollars au quatrième trimestre 2009 contre une perte de 2,12 milliards un an plus tôt, dépassant les attentes des analystes de Wall Street sur ce trimestre et sur l'année 2009. Par action, le bénéfice de Goldman Sachs se porte à 8,20 dollars. Pour l'ensemble de l'année écoulée, Goldman Sachs va octroyer 16,193 milliards de dollars de rémunération à ses employés. <br />
Le contraste est violent entre Main street et Wall street.<br />
Jusqu’à preuve du contraire, ces résultats ne prouvent pas la bonne santé retrouvée de l’industrie américaine. Ils signifient au contraire, que les leçons du passé n’ont servi à rien.<br />
Obama a été élu sur une promesse : la réforme de la sécurité sociale. Et cette promesse, il n’est pas sûr qu’il pourra la tenir. Et si on ajoute à cela l’effondrement de la middle class, on comprend sa sortie contre l’activisme des banquiers.<br />
Le président craint pour son avenir politique et il le fait au vu du résultat du Massachusetts, lors de l’élection d’un nouveau sénateur après la disparition de Ted Kennedy, remportée par Scott Brown du parti républicain. Le porte parole de ce parti n’a pas manqué de saluer la victoire de Brown comme un référendum sur le projet de la sécu « S’il est rejeté dans le Massachusetts, il le sera partout. »<br />
En réalité les démocrates perdent la 60me voix qui leur donnait la majorité absolue. <br />
Lors de son élection, Obama avait recueilli 62 % des voix dans cet Etat, appuyé par le clan Kennedy. <br />
Il y a quelque chose de cassé dans la dynamique du premier président Noir des States.<br />
D’où l’exposition d’une situation anormale des banques à seule fin de donner à l’électorat démocrate le moyen de se concentrer sur un sujet de dissuasion et… oublier l’autre en cas d’échec. Cela signifie qu’Obama ne m’a pas convaincu qu’il allait forger une éthique des milieux financiers. Là aussi, il risquerait de prendre un bide.<br />
L’assainissement du secteur bancaire avait bien été promis en Europe aussi, au moment du soutien des Etats aux banques en faillite virtuelle. Ce n’était qu’une promesse en l’air destinée à rassurer l’opinion publique !<br />
Cet effet de manchette n’a jamais été suivi d’aucune action concrète<br />
Les casinos financiers n’ont pas disparu. </p>

<center><img alt="077a copie.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/077a%20copie.jpg" width="490" height="367" /></center>

<p>Contrairement aux stratèges belges de l’économie qui nous racontent des craques sur le redressement aux Etats Unis et en Europe, même si le redémarrage de la croissance connaît un léger frémissement de part et d’autre de l’Atlantique, je pense que les bulles à risques, si elles se sont portées ailleurs que sur les hypothèques, n’en sont pas pour autant neutralisées. Elles constituent pour l’avenir un danger qui n’est pas négligeable.<br />
C’est pour reprendre pied parmi ses électeurs qu’Obama souhaite revenir aux fondamentaux de l’économie, et non pas pour éviter une nouvelle concentration des lobbyiste sur le grand capital. <br />
Pour réaliser son projet, il souhaite limiter l’importance des banques et les séparer en deux grands genres : 1. recréer des banques de détails ;<br />
2. séparer des banques d’affaires et de gestion des actifs, des premières.<br />
A noter que rien n’a été fait en ce sens en Europe également, malgré les analyses partagées par beaucoup, alors que le discours de Sarkozy au Conseil de l’Europe y prétendait.<br />
Réduire les banques en taille est évidemment une bonne chose. Le tout c‘est d’y parvenir. Dès les premières heures d’ouverture de la Bourse de Wall Street, les valeurs américaines ont perdu des plumes à la suite du discours d’Obama.<br />
En Belgique, le problème ne se pose pas en termes identiques de Washington, comme dans les pays  fondateurs de l’Europe d’ailleurs, mais il est indécent devant la menace persistante de monter en tête de colonne les propos blessants de Monseigneur Léonard sur les gays et d’oublier, dans les commentaires sur le discours d’Obama, les conséquences possibles pour nous d’un nouvel effondrement des banques américaines, tant nos pays sont imbriqués dans l’économie mondiale.<br />
On a vu nos journaux préférer l’effet à la réflexion de fond.<br />
Avec le développement hasardeux d’une économie par manque de moyens et le développement scandaleux des banques grâce à la nouvelle spéculation, il y avait quand même moyen d’intéresser autrement le lecteur. <br />
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         <pubDate>Tue, 26 Jan 2010 00:05:30 +0100</pubDate>
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