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      <title>My Kingdom For A Blog</title>
      <link>http://www.richard3.com/</link>
      <description>Petite chronique d’ambition, d’argent, de sexe et de religion dans une société que – faute d’autres mots – on appelle démocratie et dans laquelle 10% de salauds font la leçon à 90% d’imbéciles.</description>
      <language>fr</language>
      <copyright>Copyright 2013</copyright>
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         <title>Une fille au père !</title>
         <description><![CDATA[<p>Sans sombrer dans le people, ont peut quand même se faire une opinion sur ce qu’on lit en long et en large dans les gazettes dites « sérieuses », loin des officines du cancan et du blabla.<br />
L’histoire de Delphine Boël, fille présumée du roi, est triste pour elle et gratinée pour le gotha. <br />
Dans son œuvre d’artiste, on sent la souffrance de cette femme. Même si d’autres raisons prévalaient à sa demande de reconnaissance en paternité, on peut la comprendre. <br />
Celui qui part sur la pointe des pieds sans s’occuper de l’être humain qu’il a conçu est un bien piètre personnage.   <br />
D’autant que l’histoire est limpide et racontée aujourd’hui partout. <br />
Le couple Paola et Albert part en quenouille. Elle vit sa vie de femme avec quelques amants connus et inconnus, lui s’établit quasiment en ménage avec Sybille de Selys Longchamps. Ils forment un ménage de la main gauche, comme il y en a tant. Ils ont une fille. L’enfant n’a qu’un papa durant des années, c’est Albert. <br />
Quoi de plus terre à terre et sans extravagance que cela ? <br />
La particule n’enlève pas la banalité à cette histoire. Sauf qu’il s’agira trente ans plus tard d’un épisode de la vie du chef de l’État, dont Béatrice Delvaux elle-même concéderait qu’elle doit être exemplaire. <br />
L’aîné des fils de Léopold déjà poussé à la bigoterie par sa nature, épouse une plus bigote que lui. Dès lors, Baudouin et Fabiola n’auront de cesse de requinquer le ménage branlant du petit frère.<br />
Or, ces calotins ne veulent pas entendre parler du collage d’Albert. Ils connaissent l’existence de Delphine, mais c’est plus fort qu’eux, la charité chrétienne et l’amour des enfants adultérins, passent après l’honneur perdu à reconsidérer.<br />
L’honorabilité bourgeoise et celle à particule, c’est du pipo.<br />
La faute d’Albert, c’est d’avoir cédé à cet instant précis où les efforts des deux calotins sont parvenus à réconcilier le couple. <br />
Il aurait dû vaincre la peur du goupillon, mettre les points sur les « i » et revendiquer sa paternité comme un devoir. La baronne n’était pas encore séduite par l’industriel Boël et tout pouvait se terminer dans l’honneur. Albert de Monaco, autre joyeux fêtard, a bien reconnu son gamin avant de convoler avec sa nageuse australienne. <br />
Mais non, le jésuitisme des aînés a eu raison de son homonyme.<br />
Et aujourd’hui, c’est bel et bien de l’honneur perdu d’un père dont il est question, par l’exposition devant la justice de l’obstination de sa fille à le réclamer comme tel. <br />
A défaut d’un geste qui honorerait la fin du règne d’Albert, sa fille cite à comparaître devant le tribunal de première instance de Bruxelles Albert II, le prince Philippe, et la princesse Astrid, 51 ans, pour des prélèvements de l’ADN de ces deux derniers.  <br />
Là-dessus, l’ineffable Delpérée dont on connaît les moulinets des bras dans des interviews, Christian Behrendt de l’ULB et quelques autres, constitutionnalistes en diable, pointilleux extrêmes et coprolithes distingués du palais ne donnent aucune chance à Delphine pour aboutir à un résultat.</p>

<center><img alt="1110.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/1110.jpg" width="495" height="350" /></center>

<p>C’est peut être vrai, que l’article 88 rend le tenancier du trône irresponsable durant son règne et que c’est selon l’image de ces messieurs « une porte blindée », mais l’opinion, mes maîtres, n’a pas besoin de clés spéciales pour vous envoyer le Code à la figure et vous délivrer un permis de cuistrerie.<br />
Oui, vous avez tort, Albert a tort, le monde entier aurait tort de ne pas reconnaître un enfant que l’on a fait et qu’on laisse derrière soi.<br />
Avant que nos pointilleux n’envahissent les scènes publiques de leur Droit constitutionnel, brandit comme le préservatif troué qui aurait malheureusement provoqué la grossesse d’une personne et ainsi innocenté le père, tout le monde s’en fichait d’Albert, de ses prouesses avec la baronne. On se disait même que née Habsbourg ou Boël, Delphine n’avait pas à se faire du tracas pour ses vieux jours. <br />
Voilà que la presse joue la sérénade sous les fenêtres de l’enfant triste, qu’elle est sympa et que ses œuvres sont pleines de caractères et de reproches et, qu’à tout prendre, demi-sœur d’Astrid, elle est tout le portrait craché de leur père à elles deux. <br />
Les bureaucrates du Thémis shop s’emparent du Code civil, s’empiffrent jusqu’à l’ivresse du jargon constitutionnaliste. C’est tout bénéfice pour l’opinion qui a horreur de ces gens-là. <br />
Alors, Constitution ou pas, reconnaissance ou pas, c’est gagné pour Delphine. L’Albert ferait bien de s’en souvenir, envoyer se faire mettre son confesseur et clore le bec à Fabiola, battre sa coulpe et reconnaître sa fille. <br />
Sinon, l’opinion ne le ratera pas. Et en ce moment, elle compte plus que les arguments de Delpérée.   <br />
 <br />
</p>]]></description>
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         <category></category>
         <pubDate>Wed, 19 Jun 2013 23:00:41 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Transgenre : ni gauche, ni droite.</title>
         <description><![CDATA[<p>Les sondages – on sait que leur seul intérêt est interrogatif – donnent une vision de ce que pourrait être les élections de 2014.<br />
En Flandre, une course poursuite perdue du CD&V et gagnée par la NV-A, dans les deux cas de figure probables, la première est catastrophique : la NV-A et le Vlaams Belang seraient majoritaires, la seconde, la Flandre et le Fédéral ne pourraient se passer du concours de la NV-A pour les formations régionales et fédérales d’un gouvernement.<br />
En Wallonie, un autre facteur rétablirait une vraie gauche, encore timide il est vrai, avec quelques députés PTB, MG et l’une ou l’autre formation très localisée, à condition de faire liste commune. Cette représentation inédite ferait perdre des plumes au PS, mais pas toutes puisque certains socialistes centristes voteraient pour une autre formation traditionnelle. On note aussi que le PS, transgenre, c’est-à-dire ni à gauche, ni à droite, ne perdrait pas sa majorité à la Région. <br />
Il n’est pas étonnant que l’électeur de gauche en Wallonie tente d’échapper à la fatalité de voter pour un PS qui joue à ressembler au MR. La grande crise de 2008-2009 est passée par là, et elle est loin d’être terminée.<br />
Elle est l’élément révélateur de la fin d’un mythe celui de la social-démocratie. Le progrès social s’est arrêté, maintenant le PS se charge de mettre en pratique la régression sociale. <br />
On ne peut plus cacher l’évidence : le PS n’est plus qu’un parti du centre, en concurrence directe avec le MR et le CDH. </p>

<center><img alt="1212.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/1212.jpg" width="493" height="411" /></center>

<p>Cette gauche de compromission et de collaboration est en déclin partout en Europe dans les pays où la crise est la plus violente.<br />
Le PS français au pouvoir, majoritaire seul, est encore plus comptable de l’échec de la social-démocratie que le PS de Di Rupo, puisque Ayrault pouvait prendre des mesures qui auraient été approuvées même par le parti de Mélenchon, sans compromis avec quiconque. Il ne l’a pas fait gardant une politique du centre très controversée au sein même du parti. <br />
Résultat : élimination du Parti socialiste au premier tour de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, l'ancien fief de Jérôme Cahuzac. <br />
Et on n’a pas tout vu. C’est la huitième défaite du parti depuis que la cote de popularité de Hollande est au plus bas. Et ce ne sera pas la dernière.<br />
L’interview de Hollande dimanche sur M6 n’a pas rassemblé grand monde devant les écrans. Le film « La chance de ma vie » sur TF1 a fait plus d’audience.<br />
Cependant, il serait présomptueux de voir le PS en Wallonie et en France prendre des claques au seul bénéfice d’une autre gauche. Une partie de l’électorat socialiste s’en va sans la moindre gêne voter pour le MR en Belgique et pour le Front National en France.<br />
En quittant des plateformes lui assurant traditionnellement une bonne fortune électorale, le PS s’aventure vers un centre déjà bien encombré de concurrents aux dents longues.<br />
Pour bien comprendre ce que les partis politiques ont fait de la démocratie, il faut revenir à ce bon vieux Alexis de Tocqueville. Ne pas le laisser aux mains partisanes d’un  Reynders qui se l’approprie est quasiment un devoir de salubrité publique.<br />
Alexis de Tocqueville (1) a bien cerné la société de 1830, qui va comme un gant à la société socialo-libérale d’aujourd’hui : «…le triomphe de la classe moyenne avait été définitif et si complet que tous les pouvoirs politiques, toutes les franchises, toutes les prérogatives, le gouvernement tout entier se trouvèrent renfermés et comme entassés dans les limites étroites de cette bourgeoisie, à l’exclusion, en droit de tout ce qui était en-dessous d’elle… Non seulement elle fut ainsi la directrice unique de la société, mais on peut dire qu’elle en devint la fermière. Elle se logea dans toutes les places, augmenta prodigieusement le nombre de celles-ci et s’habitua à vivre presque autant du Trésor public que de sa propre industrie. »</p>

<p>---<br />
1. Alexis de Tocqueville « Souvenir », page 30.   <br />
</p>]]></description>
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         <category></category>
         <pubDate>Tue, 18 Jun 2013 23:22:29 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Marianne : une affaire française !</title>
         <description><![CDATA[<p>Le Soir a trouvé la formule. Un article vous intéresse, vous cliquez sur le titre. Après trois phrases, histoire de vous appâter, vous lisez « la suite est réservée aux abonnés ». C’est de bonne guerre. Sauf que vous avez la faculté de remonter aux sources en cliquant sur les mots clés et ainsi de reprendre le brouet initial, sorte de plat de consistance du journaliste et de vous faire une opinion sur Internet. <br />
Le lecteur a aussi une idée du genre d’articles réservés aux abonnés et, chose intéressante, les journalistes qui font tendance et qui reflètent le mieux la pensée des patrons. <br />
Ce dimanche c’est Pascal Delwit, politologue à l’ULB, qui dit poliment aux internautes sans abonnement au Soir « circulez ou payez ». Manque de bol, cet augure de la bourgeoise attitude s’est intéressé à des statistiques qu’en deux clics vous pouvez consulter ailleurs. Qu’il en déduise que le suspense de 2014 sera dans la lutte entre De Wever et Peeters, je ne sais pas combien sa pige lui rapporte, mais n’importe tenancier d’aubette aurait pu en écrire autant et pour moins cher.<br />
Cette formule « censurée » du Soir n’est pas neuve. Mediapart l’a bien en main depuis belle lurette. La différence tient dans un constat peu favorable pour la presse belge. Mediapart ne roule pour personne et surtout pas pour un parti. Ce journal en ligne est conçu par de vrais enquêteurs, à la différence de la presse belge, qui vit sur des infos retransmises depuis les Agences, parfois recopiées sur le Huffington Post, l’édition d’Anne Sinclair.<br />
Il faut malheureusement en venir au ratage du « nouveau » magazine Marianne Belgique. J’ai été un lecteur assidu de l’édition française. J’ignore quels sont les accords qui ont été signés entre la rédaction française et la belge ; mais, à voir avec quelle constance le nom de Pascal Vrebos paraît, on peut se douter que la star de RTL est bel et bien partie prenante de ce deal.<br />
Les Français sont-ils à ce point mal informés de la presse belge ? Les lecteurs belges de Marianne France s’attendaient à autre chose qu’une variante du Soir magazine : une revue pertinente quand elle est parisienne et conformiste, quand elle est bruxelloise.<br />
A force d’admirer les compromis des partis du royaume, de compter pour rien les quelques voix indépendantes qu’on traite avec le dédain farouche de ceux qui savent, le journaliste belge est incapable de sortir de l’ornière dans laquelle les patrons de presse le nourrissent, mal d’ailleurs.</p>

<center><img alt="294j0.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/294j0.jpg" width="495" height="432" /></center>

<p>L’éditorial de cette semaine dans Marianne Belgique résume à lui seul le naufrage de ce qui aurait pu être le pied de nez à l’autosuffisance belge. Monsieur Vrebos, sous le titre « Un imam d’enfer » retrace la carrière d’un modéré l’Imam Hassen Chalghoumi de Drancy, ce qui n’en fait pas une histoire belge mais bien française. Qu’a-t-il fait ce curé musulman ? Il a cosigné un livre avec David Pujadas, sur l’art d’être Arabe et bon bourgeois. Alors on comprend tout ! Vrebos est l’exacte réplique du roitelet d’antenne 2, en Belgique miniature. <br />
Et nous voilà parti pour une tirade éditoriale de la modération et du bon sens, que personne ne pouvait mieux claviériser que Vrebos.<br />
La couverture de Marianne « Indépendance – Intelligence – Irrévérence » est trompeuse. Ce n’est qu’une parade d’histrion. Les anciens lecteurs de Marianne France ont dû le ressentir comme moi : à la lecture, les trois devises n’étaient plus qu’une arnaque. La suite un long pet de jeune fille en fleur réservé aux abonnés. <br />
Vrebos fait de l’Emmanuelle Praet sans le savoir. La presse belge a inventé le stylo interchangeable et la verve pour tous.<br />
C’est dommage ! Rendez nous Marianne France.  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2013/06/marianne_une_affaire_francaise.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Mon, 17 Jun 2013 23:32:39 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Fin du jobard ? </title>
         <description><![CDATA[<p>C’est de toute évidence plus facilement vérifiable en France qu’en Belgique, les personnels politiques n’ont d’opinion que celle qui leur fait gagner les élections suivantes.<br />
En France, il y a la majorité et l’opposition. Il suffit de lire les déclarations des politiques alors qu’ils étaient dans l’opposition pour s’apercevoir qu’ils ont changé du tout au tout quand ils sont au pouvoir et vice-versa. Jean-François Copé et François Hollande sont des espèces de champions dans ce domaine.<br />
En Belgique, comme tous les partis qui comptent sont toujours d’une façon ou d’une autre au pouvoir, les déclarations de leurs grands hommes sont moins dichotomes. Les Écolos occupent une place particulière, dans l’opposition au Fédéral et dans le gouvernement au Régional, on voit Emily Hoyos et Olivier Deleuze inaugurer un nouveau genre de critique à plans variables selon les interlocuteurs. Il n’y a donc qu’Olivier Maingain qui tombe dans le noir et blanc. Au temps du MR, Olivier Maingain faisait partie de la droite musclée, du libéralisme pur et dur. Dans l’opposition, c’est une sorte de social-démocrate libéral et humaniste. <br />
Tout cela pour constater qu’à l’époque de la communication tout azimut, la conservation de ce qui a été dit sur les antennes et écrit dans les journaux est de longue durée. Il se trouve toujours quelqu’un qui se rappelle une interview, un petit mot lâché ou quelques textes restés obscurs qui, revenus au bon moment, sont autant d’épines pour ceux qui perdent facilement la mémoire. <br />
D’où la langue de bois qui dessert autant qu’elle ne sert l’utilisateur. <br />
Vous ne saurez rien de la bouche d’un Marcourt, même s’il parle pendant un quart d’heure, à la sortie d’une réunion avec Mittal ou à la sortie des bureaux de son ministère.<br />
Moralité, quoiqu’il fasse aujourd’hui, sa réputation est bien assise : c’est un mou que n’importe qui mettra dans sa poche.<br />
Vraie ou fausse, cette information qui se répand atteint la cote de popularité du leader liégeois, déjà assez basse, et n’est pas propice à la confiance des travailleurs qu’il doit défendre, même si les chefs syndicalistes lui tressent des couronnes. Il s’en faut de peu qu’on ne pense, que l’admiration de Demelenne et de Bodson pour Marcourt ne finisse par faire du tort aux deux adorateurs.<br />
Cela signifie plusieurs choses. La première, c’est que les électeurs ont plus de mémoire qu’on suppose et qu’il devient délicat d’avoir une opinion, quand on est amené à en avoir une autre.  <br />
La deuxième a trait à la crise économique. Les vedettes des partis sont en passe d’être déboulonnées de leur piédestal, à force de ne voir qu’eux quand il n’y a que de mauvaises nouvelles, ils passent pour les seuls responsables des malheurs. </p>

<center><img alt="100k.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/100k.jpg" width="476" height="396" /></center>

<p>Enfin, la troisième tient à l’habitude des bureaux de nommer des chefs qui aussitôt au pouvoir font tout pour empêcher les autres d’accéder à l’estrade où ils pérorent et dominent les assemblées. Ainsi, quand ils déçoivent et qu’ils faiblissent dans l’opinion, ce sont les partis qu’ils représentent directement exposés après eux. <br />
Les partis et avec eux les électeurs souffrent depuis longtemps du caporalisme des chefs. C’est à ce point que tout le monde a découvert que Di Rupo ne supporte que des « adjoints » du Borinage, laissant ainsi se créer un grand vide autour de la fédération du PS de Liège. La montée accélérée d’un Marcourt, après le pétard mouillé de Giet à l’intérim du parti, met le doigt sur l’absence de bons debaters à Liège où la volonté d’occulter ceux qui en ont les possibilités intellectuelles est flagrante. Les exceptions à la règle au profit de Magnette et Onkelinx mériteraient qu’on y revienne. Ne pas être de Liège ne leur conférait pas les places privilégiées qu’ils occupent derrière le raïs.  Mais, l’un amorti les ruades d’une USC carolo capricieuse et l’autre est une femme et, de mémoire d’homme, jamais on ne vit une présidente à la tête du PS.  <br />
Si c’est en vantant les qualités du collectif et la limitation des mandats que Di Rupo et ses adjoints comptent pour s’en sortir, c’est plutôt raté. Et s’ils sont convaincus qu’ils le font, nous retombons dans le cas pendable de celui qui dit blanc dans l’opposition et noir dans la majorité, sauf qu’eux, ils sont toujours au pouvoir, quoi qu’il arrive.      <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2013/06/quand_herman_gronde_eric_1.html</link>
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         <pubDate>Sun, 16 Jun 2013 23:30:20 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Elio du genou.</title>
         <description><![CDATA[<p> (Dans Le Soir paru en mai dernier : Elio Di Rupo se plaignait d’un rhumatisme au genou)</p>

<p>Sursum corda ! Elevez vos cœurs avant de faire un choix. Oui, mais lequel ?<br />
Depuis que la foi ne bouscule plus les montagnes, nos prétendants à devenir ministres se désignent eux-mêmes employés, puisqu’ils considèrent que leur fonction s’appelle un métier. <br />
Il faut donc que nous les choisissions afin qu’ils puissent, en notre nom, exercer leur profession.<br />
Ce n’est pas si simple. <br />
Comment choisir un plombier dans les pages jaunes, quelqu’un qui ne vous escroque pas, qui répare sérieusement votre tuyauterie ? <br />
Eux, c’est pareil. L’ouï-dire et l’usage. On m’a dit qu’un tel faisait beaucoup de biens pour sa commune. Ma fille a toujours voté pour un libéral, ce n’est pas maintenant que je vais voter pour un socialiste, etc.<br />
Le pouvoir des gens se limite à cela. <br />
Le reste, ne nous regarde pas.<br />
Si c’est un métier, leur ministre est Sabine Laruelle, parce qu’ils sont des artisans classe-moyenne, mais « spéciaux ». En effet, nous les élisons, puis ils n’en font qu’à leur tête. Ils conduisent leurs affaires sans plus nous consulter. Ils décident de leur salaire entre eux. C’est du corporatisme !<br />
En cela ce n’est pas un métier ordinaire. Ils s’autogèrent. Tout se passe en-dehors de nous. L’Europe, qu’ils nous la construisent ou nous la détruisent, qu’est-ce que nous en savons ?<br />
Que devrait faire l’électeur – patron informel – pour reprendre les choses en main ? <br />
Choisir, puisque c’est notre seule prérogative, requiert un certain courage, mêlé à un grand embarras. Ne pas choisir, c'est montrer notre faiblesse et admettre le chaos, dont l’issue fatale est plutôt la médiocrité, que l’éclat. </p>

<center><img alt="1a0.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/1a0.jpg" width="490" height="350" /></center>

<p>Par leur comportement nos élus s’ingénient à nous démontrer que notre obsession égalitaire est un leurre dans lequel nous nous perdons. Les hommes naissent égaux, ils sont tous pareils. Voyez l’exemple qu’ils nous donnent, les premiers rangs, les premières places, les égards, les admirations avant qu’ils ouvrent la bouche, les facilités que nous croyons leur accorder, alors qu’ils se les arrogent, bien que nous la leur accorderions bien volontiers, par soumission innée et sotte : c’est de l’égalité, ça ?<br />
Ce n’est pas n’importe qui pour s’aller plaindre d’un genou rhumatisant au journal « Le Soir » à une Béatrice Delvaux énamourée. Tout le monde n’est pas Di Rupo, vous me direz. Justement si, il doit exister quelque part, un homme souffrant du genou, plus brillant que le saltimbanque montois, plus riche en idées et mille fois plus intéressant pour la Nation. <br />
Ce phénix est impossible à trouver, railleriez-vous. Certes ! Et savez-vous pourquoi ? Parce qu’on ne le cherche pas. C’est simple, depuis la principale intéressée, jusqu’au plus infime citoyen, personne ne le cherche, ni ne le cherchera. Le système ne s’y prête pas. C’est tout. Et du coup, lui-même n’a pas envie de se montrer. Pourquoi le ferait-il ? Pour que vous lui riiez au nez ? <br />
Elio reste le seul à se plaindre du genou capable de susciter l’admiration d’une journaliste ! <br />
Au secours de cet élitisme affiché par notre démocratie, nos esthètes du droit s’indigne que tout le monde soit logé à la même enseigne. Ils y voient avec la mort de l'art, celle de la différence qui fait l’exhausse du citoyen, et le justificatif de Béatrice Delvaux de s’occuper du genou de Di Rupo en priorité. <br />
Seulement voilà, est-on sûr que l’élite soit l’élite ? Et si des individus peu recommandables usurpaient ce titre et s’en paraient, un peu comme Tapie s’est enorgueilli de ses 400 millions ? <br />
</p>]]></description>
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         <pubDate>Sat, 15 Jun 2013 22:27:38 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Aveu et désaveu. </title>
         <description><![CDATA[<p> Les citoyens ont toujours eu un rapport ambigu de crainte et de méfiance à l’égard de la justice. Le mot ayant plusieurs sens, tout le monde est plus ou moins prévenu, une prévention faite de prudence et d’une crainte confuse qu’en s’exposant aux regards des juges et dans une moindre mesure de la police, on court certains risques, ne serait-ce que celui de répondre à une convocation pour un fait anodin, en somme, d’être trop près du bâton pour en être dispensé. <br />
On dirait que ce sont les malfrats les plus aguerris, les moins atteints par cette crainte qui, d’une certaine manière, touche au sacré.<br />
C’était voulu par l’Ancien Régime et à l’aube de celui-ci, lorsqu’on se mit à construire des palais de justice comme des cathédrales ou, comme à Liège, on annexa purement et simplement le palais des Princes-évêques pour l’usage des tribunaux, excluant le droit des citoyens d’être à « tu et à toi » avec ce qui aurait pu être un musée.<br />
Quand, coupables et innocents sont happés par l’appareil judiciaire, il est évident que l’on se retrouve devant des gens qui ont un langage codé, et qu’ils font peu de distinction entre une crapule et un honnête homme, attendu qu’ils considèrent avec un certain mépris ceux qui n’entendent rien à leur jargon parce qu’ils n’ont pas engagé l’avocat-interprète, qui semble être le seul interlocuteur accepté par le système.<br />
Essayez de vous défendre vous-même dans une banale affaire de roulage et vous m’en direz des nouvelles.<br />
La justice à un coût et la défense un autre, le cumul des deux est de toute manière hors de portée d’un travailleur moyen qui n’a pas d’économie.<br />
L’extrême lenteur de la justice est un facteur déterminant pour ceux qui ont les moyens d’attendre et qui paient leurs avocats pour faire traîner les choses. Ainsi, régler une affaire à chaud et devant une opinion publique remontée est de tout autre nature, qu’instrumenter la même, quelques années plus tard, quand l’opinion s’inquiète pour autre chose.</p>

<center><img alt="92kk000.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/92kk000.jpg" width="495" height="730" /></center>

<p>L’invention des tribunaux d’urgence devant lesquels un prévenu passe au bout de quelques jours, voire de quelques heures, est exclusivement réservée aux populations pauvres à qui il s’agit de montrer que les dominants sont les maîtres du jeu et que tout désordre de la rue est sanctionné.<br />
Lorsqu’un accusé est condamné à un premier procès et innocenté au second, si aucun élément n’est venu modifier les faits, on peut dire que le juge du premier procès s’est trompé. Or, personne n’a jamais entendu un juge présenter des excuses à un condamné relaxé et innocenté par la suite.<br />
On nous dit que la justice est indépendante et chaque fois qu’un politicien le peut, il nous parle du régime de droit et de la séparation des pouvoirs. Depuis, qu’on voit fonctionner la justice grâce aux incursions de la presse dans les prétoires et aux commentaires des témoins, des éléments parfois contradictoires font que la justice n’est pas si indépendante que cela. Il y a d’abord le poids des intrigues, des pressions, des amitiés, des affinités, viennent ensuite les sollicitations et l'influence des familles. Il suffit de se rappeler la mémorable affaire Cools et les affaires adjacentes pour se rendre à l’évidence que c’est parfois à une lutte d’influence contradictoire, que se livrent magistrats et personnages politiques. Et puis, il y a le poids de l’opinion publique, depuis que certains magistrats sont devenus médiatiques et fréquentent les plateaux de télé, on les voit sensibles à leur image par comparaison avec les courants qui traversent l’opinion. Qu’on ne vienne pas dire qu’une fois dans leur cabinet, ils font abstraction de cela !<br />
Bien entendu, il existe de bons et de mauvais juges par rapport à l’éthique de la profession et de la société de classes dans laquelle nous sommes plongés, même si l’opinion pense le contraire. <br />
On peut reprendre l’idée ancienne de justice de classe, tout en la tempérant par le constat d’un certain progrès dans les rapports sociaux... jusqu’à la crise. Depuis, on fait le chemin inverse.<br />
Qu’est-ce que vous voulez… les riches ne changeront jamais. Dès qu’ils peuvent voler davantage, rien ne les retient, même pas la justice.   <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2013/06/aveu_et_desaveu.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Fri, 14 Jun 2013 22:58:52 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Et c’est en Grèce…</title>
         <description><![CDATA[<p>…berceau de la civilisation occidentale que ça se passe !</p>

<p>Cela aurait pu être un gag. Malheureusement, c’est la démocratie et la culture qui se ramassent après s’être laissé jetées par terre par le gouvernement grec.<br />
Les marioles à l’Europe qui contrôlent la crise grecque incontrôlable, la Troïka, en un mot, décident que pour satisfaire aux critères d’épuration des fonctionnaires, il conviendrait de supprimer 2000 postes.<br />
Aussitôt dit, aussitôt fait.<br />
Sans même avoir préparé le terrain ; c’est-à-dire inonder le marché d’informations selon lesquelles les fonctionnaires de la télé sont des fainéants qui gaspillent des budgets énormes, que la désorganisation et le laxisme sont tels que des employés qui ne se sont jamais présentés à leur travail perçoivent des salaires depuis des années… sans même donc prendre ces précautions élémentaires pour avoir l’opinion du côté du manche, en vertu d’un plan de rigueur inimaginable, le gouvernement grec a annoncé mardi soir la fermeture immédiate des télévisions et radios publiques (ERT), en raison de sa mauvaise gestion. "La diffusion de ERT s'arrêtera après la fin des programmes ce soir", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Simos Kedikoglou, à la presse, en soulignant que ERT, qui est composée de trois chaînes, constitue "un cas exceptionnel d'absence de transparence et de dépenses incroyables. Et tout ceci prend fin maintenant" a-t-il dit !<br />
Les télés privées qui pullulent chez les Hellènes se frottent les mains. Elles vont rester seules à tresser des couronnes de laurier au pouvoir en place, à l’ordre public et à l’économie mondiale, comme toutes les chaînes privées le font dans le monde, nationalistes et mondialistes à la fois, saluant les bienfaiteurs de l’humanité que sont les holdings qui les abreuvent de dollars pour leurs publicités.<br />
Petit couac, les personnels des dites chaînes privées, les journaux papiers et en général les gens pratiquant des arts relevant de la culture se sont mis en grève par solidarité.<br />
Décidément, on a beau répéter que la culture n’est pas une marchandise, en Belgique en ce moment les frères Dardenne font circuler une pétition pour le cinéma, rien n’y fait la marchandisation du monde de la culture est l’objectif libéral par excellence.</p>

<center><img alt="35w00.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/35w00.jpg" width="493" height="655" /></center>

<p>Les libéraux, assez curieusement, essaient de nous démontrer qu’un fonctionnaire ne vaut rien, mais dès qu’il est happé par le privé voilà qu’il devient un être exceptionnel de vigueur créative et d’intelligence, sauf s’il devient chômeur, alors il reste ce qu’il était.<br />
Puisqu’on en est à la télé, comparons nos deux panouilles nationales. Les programmes de RTL sont-ils plus « culturels », imaginatifs et créatifs que les programmes de la RTBF ?<br />
Les dégoûtés diront que ces deux merdes se valent. Objectivement, on sent davantage le commerce qui pointe son museau à RTL pour le grand plaisir des abrutis qui « se cultivent » aux émissions de jeux, entre deux séries américaines ; même si l’autre qui essaie de l’imiter pour faire de l’audience, n’a pas compris qu’elle doit faire ce que le privé ne sait pas faire.<br />
La télévision publique grecque a les mêmes problèmes de concurrence que la RTBF. Était-ce une raison pour la fermer ? Aussi imparfaite soit-elle, une télévision divertit, mais aussi informe, c’est ce que la télévision d’État faisait dans des conditions difficiles. La télévision grecque n’est jamais descendue aussi bas que la télévision turque qui ne rend pas compte de l’affrontement permanent depuis une semaine des gens place Taksim, contre les flics de  Tayyip Erdoğan, dans ses journaux télévisés.<br />
Soulignons le sang-froid des journalistes de la chaîne ERT qui ont continué le travail après que le canal ait été coupé vers 23h15, laissant un écran noir, sachant qu’ils étaient relayés par Euronews qui retransmettait en streaming sur le site de la chaîne défunte. <br />
Merveilleuse civilisation que nous allons transmettre à nos enfants : la librairie fiche le camp, sauf quelques « gloires » assurées par plus de renommée que de talent, les écrivains nouveaux peuvent toujours se brosser pour trouver un éditeur honnête et désintéressé ; dévoiement de l’art par les galeries de peinture qui vendent des signatures, et plus de la peinture proprement dite ; idem pour le théâtre ; enfin, la télé commerciale qui est devenue le refuge des assassins de l’esprit et de la culture, les résistants étant dans le collimateur des "Sylvestre" de la Word-Compagnie qui tirent à vue sur ce qui ne rapporte pas de pognons.<br />
On peut dire que le système adulé par Charles Michel et Elio Di Rupo est en train de se redéfinir en une société duale : d’un côté les élus et de l’autre les esclaves. Merci pour la culture. Même en vedette du X, Fadila Laanan aura beau se tordre le cul en mondovision, il n’y aura bientôt plus que les sombres abrutis pour contempler ses vergetures.  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2013/06/et_cest_en_grece.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Thu, 13 Jun 2013 23:33:50 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Dotation, cash et escroquerie.</title>
         <description><![CDATA[<p>Depuis 2008, on ne peut pas dire que l’Europe ait produit beaucoup d’efforts pour venir à bout des énergumènes qui par tous les moyens cherchent à produire du cash et en dispenser le moins possible aux fiscs des États membres.<br />
L’Europe fait tendance, parce que les vieux pays fondateurs se révèlent produire des lois favorables aux escrocs tapis sous l’honnêteté apparente d’une société bourgeoise, composée finalement de plus de fripouilles que d’honnêtes gens. Et quand bien même ces lois attraperaient-elles des gros gibiers, c’est l’Administration trop mal équipée et la justice trop lente qui laisseraient filer la prise.     <br />
C’est même devenu un sport dans lequel la Belgique s’est illustrée en offrant des taxations douces au capital rapatrié, par rapport à ses voisins, dans le but d’attirer la clientèle, son modèle étant le Grand Duché de Luxembourg,.<br />
En plus, l’évasion fiscale de ceux qui estiment encore trop payer sous le régime belge est tout aussi florissante qu’avant la prise de « mesures », malgré quelques succès. Une liste des gros fraudeurs circule sans pour autant en gêner beaucoup.<br />
Le public a l’impression qu’on lui jette en pâture quelques comparses qui ont « triché » l’État, pour qu’il se dise satisfait de la volonté du ministre des finances de faire payer tout le monde selon ses revenus.<br />
Ainsi, il n’aurait aucune raison de renâcler quand l’État lui demande de passer à la caisse, puisque tout le monde y passe dans la mesure de ses moyens.<br />
Mais trop de cas troublants finissent par le rendre méfiant.<br />
Au demeurant, il n’a pas tort.<br />
La Belgique est une des plaques tournantes de l’argent sale et les lessiveuses vont bon train.<br />
On se doute bien que les professions libérales ont l’art d’en mettre autant de côté qu’il est possible dans les banques en Suisse et ailleurs, et qu’il doit régner dans les milieux d’affaires une ambiance délétère où il n’est question que de bons tuyaux pour échapper à l’impôt.<br />
L’impression d’une fraude quasiment généralisée, y compris dans les milieux politiques, même si elle est de fait beaucoup moins importante qu’on ne croit, est le résultat de trois ans perdus depuis que la crise a révélé l’âpreté au gain des banques, l’absence de scrupules des gros clients et l’incroyable filouterie des experts toujours un peu en avance sur les lois pour les détourner à la limite de la légalité, en faveur de leurs clients.<br />
Les relations, parfois d’amitié et de complaisance du monde politique à l’égard de celui des affaires est, évidemment, en rapport avec la lenteur des procédures et le manque d’initiative pour muscler les lois réprimant la fraude et l’évasion fiscale.<br />
Cela donne un climat de méfiance exécrable qui n’est pas propice, en ces temps de crise, à réconcilier le personnel politique et les citoyens.</p>

<center><img alt="00220.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/00220.jpg" width="490" height="587" /></center>

<p>Ce qui est en jeu tient aux valeurs démocratiques que nous avons l’impression d’avoir été abandonnée par les mandataires. <br />
Faut-il leur rappeler qu’ils vivent des indemnités que la loi leur alloue et comme ce sont eux qui font la loi en notre nom, il est clair qu’ils vivent au-dessus de nos moyens et, qu’au même titre de l’évasion fiscale, cela devient insupportable.<br />
Le temps n’est pas loin où il y aura assimilation entre un fraudeur du fisc et un ministre.<br />
Di Rupo a peut-être commis une erreur en proposant de taxer les dotations de la famille royale. Ainsi, puisqu’il le fait pour les uns, il faudra bien qu’un jour il le fasse pour lui et ses pareils, puisque certaines exonérations du fisc sur les frais et autres bénéfices divers de ces messieurs se poursuivraient, après qu’on ait remis au pas, les heureux destinataires des dotations. <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2013/06/dotation_cash_et_escroquerie.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Wed, 12 Jun 2013 00:00:36 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Le rapport de l’OCDE. </title>
         <description><![CDATA[<p>Dans les perspectives économiques du rapport de l’OCDE, les analyses et projections pour la Belgique voient une amélioration de la conjoncture. La reprise s’accélèrerait grâce à l’intensification des échanges mondiaux et à des conditions monétaires favorables. Mais, ne vous emballez pas, ce n’est pas pour tout de suite. Peut-être pour la fin de l’année… prochaine ! <br />
La demande intérieure stagnera du fait de la faible croissance des revenus réels, de la sous utilisation des capacités, des nécessaires mesures d’assainissement budgétaire et du manque de dynamisme du marché immobilier. <br />
On a compris. Pour la Belgique, le fric qui se ramène, restera au niveau du bel étage. Les autres devront poursuivre « les efforts nécessaires ». Et ce ne sera pas une mince affaire. D’ici le second semestre de 2014 pour que la croissance renoue avec son potentiel et que le chômage cesse d’augmenter, on aura trimé dur, perdu pas mal de garanties d’emploi, subi des diminutions de salaires, les chômeurs et les pensionnés auront perdu toutes leurs illusions. Au prochain discours de Di Rupo on sera fixé. Les futurs retraités replongeront vers les 65 ans bien tassés, avant qu’on ne leur foute la paix.<br />
Par contre ô bonheur, ô joie inestimable, les flèches du pouvoir démocratique poursuivront leur confortable existence en nous cornaquant depuis leurs ministères.<br />
Lot de consolation, pour ceux qui voyaient des augmentations partout, l’inflation, continuera de s’atténuer tout au long de la période.<br />
L’avenir immédiat est donc peu exaltant pour aimer le système économique. La Belgique comptera bientôt dix millions cinq cent mille déçus pour cinq cent mille passionnés de la mondialisation et du libéralisme triomphant.<br />
C’est peu. En bonne démocratie, cela devrait se traduire par un sacré coup de balai et un renouvellement total des personnels politiques. Hélas ! les partis promoteurs de ce désastre, sont comme les bois de lit envahis par les punaises, il faut brûler le matelas si l’on veut s’en débarrasser.<br />
Les électeurs sont adorables, ils se sentent doucement sucés la nuit (sur tout le corps, sauf où vous pensez, gros vicieux), ils ont de petites rougeurs le matin et paraissent moins sanguin le soir, quand ils visionnent les matchs, le verre de bière à la main. <br />
Les Cimex lectularius electoralis sont passés par là. Les victimes ne disent rien. Elles seront heureuses de mourir exsangues.  <br />
Ou alors, la Belgique est peuplée de dix millions cinq cent mille crétins, ce n’est pas moi qui le dis, mais l’OCDE qui le laisse entendre entre les lignes ! Ces veaux se grattent sans savoir pourquoi. C’est possible après tout. </p>

<center><img alt="23er.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/23er.jpg" width="495" height="277" /></center>

<p>Ces gens de l’OCDE ne raisonnent pas comme nous. Ils ne voient dans le peuple que les prolongements de la machine, des capteurs à l’ordinateur en surnombre, dont il est impératif de réduire les coûts. Et nos Cimex lectularius electoralis aussi, dès qu’ils nous ont pompé le sang. Ils se cachent à Uccle, Mons, Lasnes, Jodoigne et même au Diable-Vauvert pendant trois ou quatre jours, question de digérer. Ils ont les mêmes idées que l’OCDE, puisqu’ils s’efforcent de respecter ce qu’on leur dit. <br />
Ils prennent donc pour argent comptant les satisfécits ou les remontrances de l’organisation internationale qui s’escrime depuis pas mal d’années à concilier capitalisme et démocratie, sans y parvenir.. Et c’est presque un compliment pour nos chefs quand l’OCDE les encourage sur les récentes réformes des régimes d’indemnisation du chômage et de retraite anticipée. Ils estiment que cela va stimuler l’offre de travail, mais que celle-ci devrait être complétée par un renforcement des incitations à l’embauche de travailleurs peu qualifiés et par un processus de formation des salaires qui reflète mieux l’évolution de la productivité. <br />
Ah ! les braves gens, comme cela est dit. Et comme un amoureux des mots comme Didier Reynders doit goûter la prose qui traite de la chose économique, tel Ronsard troussant l’hémistiche.  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2013/06/le_rapport_de_locde.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Tue, 11 Jun 2013 22:50:50 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Rien à partager ?</title>
         <description><![CDATA[<p>Comme après toutes les crises du système capitaliste (1) des économistes – pas seulement puisque des sociologues et des philosophes s’y sont joints – ont critiqué sévèrement les dérives et ont réfléchi à des perspectives nouvelles.<br />
Malheureusement ces voix trop alarmistes n’ont pas trouvé de relais auprès des médias et des pouvoirs politiques. On n’attente pas impunément aux idées reçues du libéralisme.<br />
Malgré le boycott, une nouvelle forme d’opposition s’affermit en-dehors du monde socialo-libéral, avec toute une littérature et des prises de paroles que les médias aux ordres du pouvoir ne pourront plus ignorer si facilement à l’avenir. <br />
Ces travaux témoignent de la nécessité de trouver une solution réparatrice du système. Et si la crise du capitalisme perdurait au-delà de toute raison, de le supprimer. <br />
C’était déjà ce à quoi Keynes réfléchissait, à la suite de la crise de 1929.  <br />
Apprendre à se libérer de la pensée dominante, afin de protéger l’ensemble des citoyens d’une régression sociale, suite à des choix discutables, est une tâche appropriée aux défis d’aujourd’hui.<br />
Un seul exemple, anodin, passé sous silence et qui pourtant a toute son importance dans sa généralisation : la disparition d’un progrès social, celui de la gratuité des transports pour les personnes de plus de 65 ans.<br />
De la gratuité générale, les personnes âgées passent à 3 cartes permanentes payantes pour une libre circulation dans le royaume. L’ensemble constitue une dépense de près de 200 euros renouvelable chaque année, sans compter les démarches à entreprendre, etc. C’est donc un avantage social qui disparaît. <br />
Or, personne n’en parle et, ce qui est plus grave, cette mesure rétrograde socialement, semble ne pas être contestée par les intéressés eux-mêmes. On dirait que cette partie du corps électoral, de plus en plus importante, s’est ralliée aux solutions libérales selon lesquelles l’Etat doit réduire ses dépenses, en se montrant de la plus grande rigueur dans le domaine social.    <br />
Ce petit exemple est symptomatique de l’état des lieux d’une société qui a perdu ses repères et ses objectifs. <br />
La nouvelle forme d’opposition s’inscrit en faux contre cette vision désastreuse de la société. On aurait dû procéder à la révision méticuleuse des moyens et des buts des transports en commun. Voir si la perte d’un droit des citoyens âgés ne pouvait pas être annulée par une autre contribution. Une pression de l’opinion aurait dû appuyer cette révision. Hélas ! ni les syndicats (les vieux ne paient plus de cotisation), les médias et les partis n’ont élevé aucune protestation et cherché des solutions capables de maintenir ce droit. <br />
C’est un petit exemple. Il a le mérite d’être simple. Il dénonce un laxisme fataliste des citoyens. Une erreur qu’ils ne tarderont pas de payer chèrement, par un manque généralisé de solidarité.<br />
Pourquoi, penserait la personne âgée dépouillée de ce droit de gratuité des transports, irais-je soutenir des corporations comme celle des métallurgistes ? des enseignants ? des chômeurs ? et ainsi de suite, étant entendu que les autres types de métiers ou d’organisation pensent exactement de la même manière. 	 <br />
Le collectif informel et non structuré s’inscrit à contrepied des idées reçues du libéralisme. Il a compris les transformations qui s’opèrent chez l’être humain, depuis la vision globale du système capitaliste. </p>

<center><img alt="67t6.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/67t6.jpg" width="495" height="323" /></center>

<p>On a cru longtemps que les caractères de respect et de bonté inhérents à l’espèce, étaient plus forts que tout ; qu’ils imprimeraient leur marque dans l’économie. On sait aujourd’hui qu’il n’en est rien et qu’une tendance à l’égoïsme est en train d’étouffer l’altruisme et le don de soi, sous l’influence du système dominant.<br />
Une des résultantes est la criminalité et la violence.<br />
D’autres, aussi redoutables, est l’absence d’intérêt pour ce qui n’affecte pas – ou semble ne pas affecter – les avantages que l’individu est supposé retirer de la société de consommation. <br />
Cette grave erreur d’appréciation pourrait aller jusqu’à la perte même de l’espèce.  <br />
---<br />
1. Celle de 1930 a développé une vague de critiques qui faisait encore effet de référence à la crise de 2008   <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2013/06/rien_a_partager.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Mon, 10 Jun 2013 23:20:43 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Figure de proue ou tête de gondole ?</title>
         <description><![CDATA[<p>Ah ! que c’est dur d’exister quand on n’est plus président d’un parti et qu’on a déménagé dans la « grande ville » pour y chercher « de l’avancement », alors que d’autres sont là pour un petit bout de temps.<br />
C’est ce que Reynders doit se dire à Uccle.<br />
Heureusement que les médias ne l’oublient pas trop. Il peut compter sur Maroy et Gadisseux et sur Dominique Demoulin pour s’aller montrer dans les chaumières les dimanches vers midi, vieillissant certes, mais portant beau encore, avec sa voix posée, l’air de prendre pour de la merde, tout qui ose la moindre contradiction, et même ceux qui ne l’osent pas, comme ce pauvre Gadisseux, à la dernière interview, qui semblait se tasser, si bien qu’il en paraissait plus petit encore.<br />
Ce n’est pas un scoop, Didier Reynders a toujours été disponible pour tout, sous deux conditions : 1. Que le poste soit en vue et que l’on parle de lui ; 2. Que cet emploi assure largement ses fins de mois.<br />
Donc « l’Incomparable » est disponible pour devenir ministre-président bruxellois. <br />
Comme on ne peut pas s’intituler maître plongeur sans savoir nager, Reynders a donc soigneusement préparé un cahier des charges fondé sur sa grande pratique des podiums et des hommes du premier rang. En trois mois, il sait son Bruxelles à fond.  <br />
C’est fou comme certains grands leaders s’invitent ailleurs que chez eux et prennent tout de suite la chaise principale. En venant s’installer à Bruxelles, l’ex amoureux du quartier Saint-Léonard à Liège a voulu passer par une simple formalité, comme un bleu : l’élection communale. Le nouveau ketje d’Uccle ne pouvait qu’y triompher, derrière le bel Armand De Decker, 65 ans aux prunes et donc dégageant un mandat prochain en faveur de qui vous savez.  Contrat conclu en main,  cela s’est passé comme prévu. Depuis, notre ex-Liégeois est conseiller communal. Les Ucclois ne le verront pas souvent, mais c’est un excellent marchepied pour un homme poussé par le monument local.   <br />
Deuxième bivouac : la régionale. Tous les mois, il organise des rencontres publiques. Il faut croire qu’être ministre des Affaires Étrangères est une belle sinécure et que cela lui donne du temps libre. Un mois, un thème. Une sorte de café philo où il est à la fois le philosophe de service et le sujet de la rencontre. <br />
« Mes chers amis, à la demande générale, nous allons parler de la philosophie de Didier Reynders, que je connais très bien » (rires dans la salle).</p>

<center><img alt="2cc1.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/2cc1.jpg" width="495" height="330" /></center>

<p>Le voilà en train de plancher sur un projet pour Bruxelles. Si c’est le même que celui qu’il avait pour Liège, les Bruxellois ont raison de partir en vacances et de revenir le plus tard possible. Ce ne sera pas pour cette année, ni pour la suivante, etc…<br />
Le grand homme le dit lui-même « Il n’y a pas que des socialistes wallons archaïques et des nationalistes flamands dangereux. Il peut y avoir d’autres formations politiques. ». La sienne c’est autre chose. Quoi ? On ne sait pas. Peut-être que le MR est archaïque et dangereux à la fois ?<br />
On n’est jamais si bien qu’en se les servant soi-même. Dans son interview du Vif-l’Express, voilà ce que Didier pense de son arrivée à Uccle « Certains Bruxellois se sont dit qu’il serait bien qu’une grande personnalité les rejoigne… j’ai un profil qui permet d’aller chercher dans ces communes (périphérie bruxelloise) un soutien aux idées libérales. <br />
Mais il y a un autre candidat ministre-président bruxellois : Vincent De Wolf ! Didier Reynders semble écarter cet homme de son parti d’un revers de main, comme s’il n’était pas aussi, sinon plus légitime que lui. <br />
De Wolf est un MR de longue date, bourgmestre de la Commune d’Etterbeek, Député au Parlement régional bruxellois depuis 1999, avocat (encore un) au Barreau de Bruxelles et assistant à l’ULB. Ce n’est tout de même pas rien ! <br />
Reynders a beau se prendre pour l’étoile du MR, De Wolf a pour lui la préséance de l’ancienneté. <br />
Mais quand on est figure de proue, on ne doit pas être importuné par la contingence. <br />
Et peut-être cela marchera-t-il ? Entre avocats, on s’arrange toujours. Il y a des compensations. <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2013/06/figure_de_proue_ou_tete_de_gon.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sun, 09 Jun 2013 21:18:10 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Crise, foot et Hakima.</title>
         <description><![CDATA[<p>Ce vendredi, dix minutes de football chez  Hakima Darhmouch sur RTL, en début du journal, comme si Belgique - Serbie était l’événement le plus considérable. Dans la situation actuelle, on se demande ce qui passe par la cervelle des patrons d’Hakima (on le devine).  <br />
Non pas que se jeter la tête au mur devant le désastre de la Belgique au cœur de l’Europe, avec son chômage, l’avenir bouché et les criantes inégalités, soit un grand moment de télé, mais c’est infantiliser le citoyen, même le sportif qui sera dans les tribunes trépignant et ravi, que de jouer la carte du pain et des jeux, surtout que du pain, il n’y en a pas pour tout le monde.<br />
On prévoit que la famille royale sera quasiment au grand complet à la tribune. Que ne faut-il pas faire pour remonter la cote du prince Philippe ! <br />
Tous les politiques interviewés jouent les fins connaisseurs enthousiastes. Ils emboîtent le pas aux princes. La politique sous cet angle a quelque chose d’écœurant.  <br />
Il a fallu attendre le quart d’heure pour une première information sur les statuts ouvrier/employé afin de les rapprocher, voire de les fusionner. <br />
Certes, ce n’est pas exaltant, pour beaucoup, même pour ceux qui n’ont pas l’esprit sportif. Pourtant cette information est importante, parce qu’elle nous concerne presque tous ; tandis que vingt-deux lascars qui courent après un ballon, concédons au bon sens que plus d’une bonne moitié des Belges s’en fiche complètement.<br />
Les comptes de Di Rupo, justement montré du doigt par l’Europe, sont inquiétants à plus d’un titre pour l’avenir. Il n’y a pas trente six solutions. Nous suivons les recommandations des Commissions européennes ou nous ne les suivons pas. Que je sache, le gouvernement Di Rupo les suit. Son gouvernement a opté pour l’option socio-libérale. Selon les recommandations, il doit assainir davantage les budgets et couper dans les dotations des ministères, comme sur la sécurité sociale et reculer l’âge d’admission à la retraite. <br />
Il le sait. Mais à un an d’élections importantes, il redoute de se rendre impopulaire. <br />
Evidemment, il y a une autre voie, intermédiaire entre une capitulation devant Barroso ou hisser le drapeau de la révolte et se mettre à dos le reste de l’Europe.<br />
C’est effectivement de faire des coupes sombres dans certains budgets, au point de trouver les milliards qui manquent, sans toucher aux revenus des plus faibles, et même en supprimant certaines taxes qui font du citoyen belge un des plus taxés d’Europe.<br />
1. Réduire de 50 % les indemnités parlementaires, ainsi que les traitements des hauts salaires dans les cabinets et administration, la justice et l’armée. Réduire les revenus des cumuls des mandats en taxant à 90 % tout mandat autre que le principal. Remplacer la cylindrée des voitures de fonction, par des voitures de 1000 cc maximum. Remettre en état les bâtiments publics vides pour en faire des logements pour les familles qui n’en ont pas, moyennant un loyer raisonnable. <br />
2. En terminer avec la médecine libérale en plafonnant les honoraires par rapport au tarif des mutuelles. Remboursement des médicaments génériques de remplacement. Sinon, négocier avec les sociétés pharmaceutiques un prix maximum de ceux qui ne sont pas des génériques et dont on ne peut se passer. Revoir le statut des professions libérales, spécialistes du black. <br />
3. Chercher un juste équilibre des taux de pension, avec le relèvement à au moins mille euros, les pensions les plus basses et plafonner les plus hautes, entre 3.000 et 3.500 € nets. <br />
4. Régler les parachutes dorés et les distorsions des salaires par une taxe de 100 % au-dessus d’un nombre de fois le salaire de base, par exemple entre dix ou quinze fois le salaire minimum, ce qui laisse encore une belle marge au patronat. Idem pour le sport. Combien gagnait un joueur d’Anderlecht dans les années 60 ? Les matchs étaient-ils pour autant mauvais ? Les sommes libérées serviront à relancer l’économie par des travaux publics.</p>

<center><img alt="12e000a.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/12e000a.jpg" width="495" height="491" /></center>

<p>Ainsi, sans toucher en rien au niveau de vie de dix millions et quelques de citoyens sur onze, sans gêner vraiment les autres, on pourrait tout de suite dégager une pincée de milliards. <br />
D’autres que moi possédant les chiffres pourraient établir des estimations. <br />
Nous resterions dans la zone euro et nous serions un modèle de gestion pour affronter l’avenir qui, dit-on, verra de profonds bouleversements dans le système économique.<br />
C’est le moment d’y aller.<br />
Bien entendu, le sommet de la démocratie étant de demander l’avis du peuple sur des questions aussi importantes, on pourrait agir par voie de référendum. <br />
A propos, Belgique / Bulgarie, 2 – 1, en faveur de la Belgique. On en aura encore pour dix minutes de sport en attaque des JT sur nos chaînes nationales, demain. Pas de veine !   <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2013/06/crise_foot_et_hakima.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sat, 08 Jun 2013 23:10:56 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Napoléon Reynders, frappadingue. </title>
         <description><![CDATA[<p>On ne peut pas dire que les économistes soient rassurants sur l’avenir des peuples, c’est inutile de faire un dessin, on est tout à fait d’accord. Ce 7 juin, il s’agit plutôt de leurs neurones, on n’est pas rassuré non plus ! <br />
L’affaire est simple, deux camps en présence. Lequel des deux n’est composé que de malades mentaux à qui il faudrait interdire de pratiquer l’économie ? A moins que les deux camps soient en réalité deux asiles d’aliénés rivaux et en concurrence ?<br />
Première clinique : Le FMI estime notamment que la restructuration de la dette grecque, menée au printemps 2012, aurait dû l'être dès 2010. Le FMI reconnaît que le premier plan de sauvetage de la Grèce en 2010 s'est soldé par des "échecs notables". En cause une projection de croissance trop optimiste et déjà un cafouillage entre la Commission et les créanciers. <br />
Deuxième clinique : directement accusée d’incompétence, la Commission européenne s'est dite ce jeudi en "désaccord fondamental avec le FMI" sur plusieurs aspects de son rapport sur le plan d’aide à la Grèce en 2010. Simon O'Connor, porte-parole de la Commission, en quelque sorte l’économe de service et directeur de clinique, prétend que cela aurait risqué de déstabiliser l'ensemble de la zone euro, etc, etc. <br />
L’économiste-psychiatre du FMI affirme que les 110 milliards d’euros d’aide à Athènes, suivi d’un deuxième plan d’aide en 2012 n’ont servi qu’à maintenir la Grèce dans une sixième année de récession, une misère qui grimpe à l’assaut de l’Acropole et une austérité tueuse d’avenir. La troïka des créanciers, la Commission européenne et la Banque centrale européenne ont créé une source d'"incertitude", alimentée par les hésitations européennes, ajoute le FMI.<br />
Le docteur Maboul O’Connor, sous le choc, refait l’histoire et tente de démontrer que si l’Europe s’est trompée, c’est avec l’aval du FMI et de… la France, puisque le plan de sauvetage avait été proposé par Nicolas Sarkozy, qui passa il y a trois ans pour un grand stratège, pour ce qui est aujourd’hui une catastrophe.  <br />
Jean-François Copé se fit l’interprète de la reconnaissance unanime de l’Europe en se fendant  d’un communiqué, qui restera dans les annales de l’histoire de la connerie libérale "grâce à l’impulsion décisive de Nicolas Sarkozy, un accord salvateur a été trouvé. Le président a, une nouvelle fois, fait preuve de sa capacité d’entraînement et de détermination pour sauver la Grèce et l’ensemble de la zone euro!".<br />
C’est Sarko le maladroit que Didier Reynders vient de décorer récemment de l’ordre de Léopold pour ses hautes capacités de direction lorsqu’il présida l’Europe pendant les six mois dus à la France et qui furent décisifs. <br />
Un beau con aussi ce Reynders en tant qu’ancien ministre des finances. </p>

<center><img alt="12aa.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/12aa.jpg" width="495" height="270" /></center>

<p>On n’a pas vu ce qui allait se passer et ce qui advint : pour affronter une crise de la dette, on s’endetta ; pour garantir des emprunts, on emprunta. <br />
On a presque envie de mettre les ministres des finances de l’Europe dans la salle réservée à ceux qui se prennent pour Napoléon, notre ex des finances en tête des agités et Sarko à la camisole !<br />
Le Fonds de la stabilité de 450 milliards servait de toile de fond, à un décor de théâtre. <br />
On puise dans le Fonds et le trou est comblé par un autre, et ainsi de suite, une sorte de Madoff-system, sauf que Madoff purge une peine de prison et que les financiers sont encore là, même si nous avons le nôtre, ministre dérangé des affaires étrangères.  <br />
Le plus admirable dans l’aberration mentale, c’est que le Fond était virtuel. C’était juste pour rendre la confiance aux créanciers (c’est raté). Voilà le tandem Sarko-Reynders possible artificiers d’une bulle constituée par une accumulation d’obligations et de bons du Trésor, qu’on serait bien incapable de rembourser, s’il prenait la fantaisie aux créanciers de réclamer leurs pépettes. <br />
Toute cette emmanchure pour soulager les banques belgo-françaises les caves pleines d’obligation de leurs consœurs grecques en déficit depuis la mort d’Onassis et encore plus mal en point depuis 2008.  <br />
En passant, ce montage de schizophrènes a été salué avec la larme à l’œil par le parti socialiste belge. (On peut relire le Soir et La Libre du temps).<br />
Simon O’Connor est dans les cordes, en plein désarroi métaphysique et sous tranquillisants. Et les autres, nos remarquables et superdoués ministres de la chose financière ? <br />
Vont-ils prendre parti et défendre O’Connor ? <br />
Ils ont de la veine, le problème est complexe et le FMI, alors dirigé par DSK n’est pas bleu/blanc non plus. <br />
Moralité : c’est le peuple qu’on accuse de tout et qui va trinquer sur tout. <br />
Je l’ai toujours dit, il y a actuellement une majorité de fous. Il est donc normal que nous soyons dirigés par les meilleurs d’entre eux. C’est ça la démocratie, nom de Dieu !  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2013/06/napoleon_reynders_frappadingue.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Fri, 07 Jun 2013 23:52:41 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Révolte ou émeute en Turquie ?</title>
         <description><![CDATA[<p>A la lumière des événements, le débat sur l’éventuelle entrée de la Turquie à l’Europe ne se pose plus aux vingt-sept.<br />
On a eu chaud. <br />
Je ne comprends toujours pas l’attitude de la gauche européenne qui y était globalement favorable. Depuis les faits actuels, il devrait y avoir une remise en question sérieuse sur une Europe passoire et acceptant tout ce qui est à sa portée. Géographiquement, il n’y a qu’une faible partie de la Turquie en Europe. Et encore, historiquement, c’est un territoire conquis sur la Grèce, comme d’autres parties du territoire, sans remonter à Byzance, pris sur l’Arménie et le Kurdistan.<br />
La Turquie est d’un autre gabarit pour que des Etats à économie libérale s’immiscent dans ses affaires, au nom de leur pseudo démocratie. Pour d’autres pays, on aurait mieux fait d’y regarder à deux fois avant d’intervenir. C’était une idée parfaitement ridicule de Bush junior d’attaquer l’Irak pour en faire une démocratie. Néanmoins, les USA et leurs alliés y sont allés. Saddam Hussein a été pendu et sa dictature a été anéantie, mais l’Irak est implicitement dans une guerre civile entre ses trois composantes, chiite, sunnite et kurde. La démocratie à l’américaine y est regardée comme une bête curieuse.<br />
 La Libye s’est débarrassée de Kadhafi en grande partie grâce à l’exclusion aérienne de l’OTAN avec, notamment, la participation de l’aviation belge. Un Conseil de la Révolution a été reconnu, mais il est noyauté par des islamistes, les guerres tribales ont repris, au point qu’on ne sait plus qui représente quoi. Là-dessus Al-Qaïda se sert du pays pour infiltrer l’Algérie, cet autre pays du Maghreb à dictature militaire. Les armes stockées par le tyran se sont envolées dans la nature, mais elles ne sont pas perdues pour tout le monde. Un trafic intense sous le manteau permet d’équiper des milices extrémistes musulmanes, troupes à la fois de gangsters et de fanatiques religieux.  <br />
L’Afghanistan, tout le monde s’en retire. Sans l’oser dire, c’est un fiasco, un échec général. Le pouvoir de Hamid Karzai tient parce qu’il est corrompu et que même les Talibans y trouvent leur compte avec l’exploitation du pavot, tolérée sur de grandes étendues. <br />
Dans les autres Etats où ça chauffe, Tunisie, Egypte, Syrie, l’Europe met son grain de sel, soutient certains clans, mais n’intervient pas de fait. <br />
Même la ligne rouge franchie par l’utilisation du gaz sarin du régime de Bachar al-Assad, on s’en tient à l’ouverture d’une ligne de crédit pour armer les rebelles. Oui, mais lesquels ? Si c’est pour armer Al-Qaïda et des partis salafistes, on ne peut pas parler d’une réussite ! <br />
On risque de retrouver cet armement dans des attentats contre des Européens.</p>

<center><img alt="10g00.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/10g00.jpg" width="495" height="297" /></center>

<p>On est échaudé un peu partout par les révolutions dans les pays du Maghreb et en Afrique saharienne. Dans un premier temps les villes se révoltent contre le tyran, un mouvement insurrectionnel laïc et progressif engage le fer avec le régime, quand le tyran est en fuite, voilà l’armée des croyants qui prend le haut du trottoir et avec l’appui du vote des campagnes arriérées monte un système politique qui n’a rien à voir avec la démocratie, même s’il en a les apparences, et est élu légitimement, pour glisser peu à peu dans les formes d’un régime islamique.<br />
Après ce petit tour d’horizon, la Turquie n’a aucune des conditions des pays cités. C’est une grande nation moderne qui a bâti son territoire en rognant sur celui des autres, donc très nationaliste et pointilleuse en diable sur sa souveraineté.  <br />
Peut-être ne s’agit-il que d’une sorte de mai 68 de la jeunesse ? <br />
Avec beaucoup de réformes à son actif et élu démocratiquement, Erdogan paie aujourd’hui pour son attitude jugée arrogante. Il cumule les erreurs et manque de respect à ses compatriotes. Il a l’étoffe d’un tyran, mais cela ne suffit pas – enfin pas encore – pour que la Turquie bascule dans le clan des dictatures.<br />
Ce qui est gênant, c’est le manque d’honnêteté de la presse turque qui ne relate pas les manifestations de rue, les violences policières. Une presse à la botte du pouvoir, c’est un mauvais signe. Il y a déjà là une attitude de soumission de la presse qui est un aveu…<br />
Les militaires sont restés dans leurs casernes. C’est un bon point, même si la police s’en est donnée à cœur joie dans la répression musclée.<br />
Le devoir d’ingérence, comme si nous étions des parangons de vertu, quelle bêtise et quelle honte ! L’ONU entend bien régler le sort des petits pays, mais les grands ? Si Kadhafi avait eu la puissance de feu de l’armée Syrienne, jamais l’OTAN ne s’y serait hasardée. <br />
Alors, forcément, la Turquie !  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2013/06/revolte_ou_emeute_en_turquie.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Thu, 06 Jun 2013 23:07:41 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Flaubert. </title>
         <description><![CDATA[<p><br />
Déjà en 1850, cela ne date pas d’hier, Flaubert tout bourgeois qu’il était, avait compris le système qui rendra, cent ans plus tard, les populations occidentales complètement abruties.<br />
Bien sûr, l’époque de Flaubert (1821-1880) n’était pas avare en prophètes et autres philosophes. Proudhon entretenait des rapports difficiles avec Bakounine. Flaubert a certainement lu un premier brûlot en 1840, avec quelques formules de l’auteur du « Système » édité en 1846,  « La propriété, c’est le vol. Qu'est-ce que la propriété ? » etc.... Marx n’avait pas écrit ses œuvres majeures, mais la boulimie de lecture de Flaubert avait certainement conduit « l’ermite de Croisset » à rapporter de Paris par le coche d’eau de Rouen, quelques œuvres inspirées du mouvement anarchiste et de l’aventure socialiste naissante. L’avenir du peuple s’était découvert meilleur, depuis les combats de rue de 1848.<br />
Pourtant, Flaubert n’est pas intéressant pour les historiens. C’est un écrivain qui met l’art au-dessus de tout. Il se moque bien des bourgeois comme des gens du peuple. Il aura droit au mépris des adversaires du Second empire, puisqu’il se frotte au salon de la princesse Mathilde, cousine de Badinguet. Il ne comprend rien à l’insurrection de la Commune de Paris en 1871. Il écrit à son amie Georges Sand, femme de gauche, qu’il n’est pas homme à prendre parti et, en vieil écrivain égoïste, il n’aide pas son ancienne maîtresse Louise Colet, compromise et en grande difficulté financière après la Commune.<br />
Plus tard dans un livre qu’il ne terminera pas, « Bouvard et Pécuchet », il déploie une immense érudition qui prouve qu’il appréhendait la société dans toutes ses composantes. Auparavant, il avait dépeint dans sa Bovary, la petite bourgeoisie louis-philipparde aussi finement que Balzac dans « La Comédie humaine ». .</p>

<center><img alt="5d000.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/5d000.jpg" width="495" height="390" /></center>

<p>Ce qui me fait écrire cette chronique à propos d’un homme qui ne restera pas dans l’histoire par ses prises de position politique, ni par son intérêt pour le peuple et le social, c’est comme je l’ai écrit à la première ligne, il avait compris que l’exaltation du travail et sa glorification par la gauche revendicatrice, comme celle de la droite conservatrice, pour d’autres raisons, à savoir l’intérêt d’avoir des domestiques, étaient l’une et l’autre imbéciles. On se demande même si l’exaltation du travail par la gauche ne l’est pas davantage, puisqu’elle justifie l’esclavage au nom de l’humanité.<br />
Flaubert, bourgeois oisif, certes, mais pas fier pour autant,  comptait ceux qui gagnent leur vie à la sueur de leur front, comme une forme d’expression de la bêtise humaine. <br />
Il en avait suffisamment vu dans les premiers ateliers de l’ère industrielle, pour comprendre que le charbon ne s’extrait pas de trente six manières et qu’une machine ne se met pas à fonctionner, que lorsque l’ouvrier en a envie, mais bien parce que le patron l’exige. <br />
Sa formule « La fonction mécanise et idiotifie les êtres qui s’y réduisent » est toujours d’actualité. Il sentait bien que le travail continuerait d’anéantir l’homme au nom du progrès. <br />
C’est au nom du progrès qu’un siècle et demi plus tard, on érigera le travail en récompense et le chômage en déshonneur. Certes, on ne travaille plus douze heures par jour, les enfants ne descendent plus dans les mines, il n’y a même plus de mines. Pourtant, on ne peut pas dire qu’aliéner sa vie à des tâches répétitives soit un progrès, qu’on nous reprend, du reste, au nom de la vérité économique. On ne peut pas se vanter que les « carrières » universitaires soient des réussites, dans la monotonie des jours et en absence de la liberté chère au cœur de tous les hommes.         <br />
C’est encore Flaubert qui a raison d’écrire « Tous les drapeaux ont été tellement souillés de sang et de merde qu’il est temps de ne plus en avoir du tout ». <br />
Et enfin dans une lettre à Louise Colet « Les oiseaux en cage me font tout autant de pitié que les peuples en esclavage ! De toute la politique, il n’y a qu’une chose que je comprenne, c’est l’émeute. Fataliste comme un Turc, je crois que tout ce que nous pouvons faire pour le progrès de l’humanité ou rien, c’est la même chose. »<br />
Enfin, cet écrivain hors format, ne se faisait des illusions sur rien, même pas sur son art, puisqu’il écrit à Sainte-Beuve « J’aime la littérature plus que tout. Mais, c’est comme la merde, je veux qu’on me la serve à part ».<br />
Enfin, pour bien recadrer le milieu bourgeois dans lequel il vit : « J’appelle bourgeois, quiconque pense bassement ». <br />
J’aurais bien voulu terminer cette chronique en défendant Léon Bloy. Cet écrivain catholique et fanatique, avait une conception pas trop éloignée de celle de Flaubert, mais c’est impossible faute de place et de temps. <br />
Peut-être n’avons-nous plus de motifs d’aller puiser dans le passé, les raisons que nous avons de haïr le présent. C’est dommage. Nous en aurions bien besoin, ne serait-ce que pour mépriser l’argent qui tient lieu de tout en 2013. <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2013/06/flaubert.html</link>
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         <pubDate>Wed, 05 Jun 2013 00:48:52 +0100</pubDate>
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