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      <title>My Kingdom For A Blog</title>
      <link>http://www.richard3.com/</link>
      <description>Petite chronique d’ambition, d’argent, de sexe et de religion dans une société que – faute d’autres mots – on appelle démocratie et dans laquelle 10% de salauds font la leçon à 90% d’imbéciles.</description>
      <language>fr</language>
      <copyright>Copyright 2010</copyright>
      <lastBuildDate>Fri, 03 Sep 2010 23:41:37 +0100</lastBuildDate>
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      <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs> 

      
      <item>
         <title>Le lourdaud, c’est toujours l’autre.</title>
         <description><![CDATA[<p>Dans l’ensemble de personnalités de « premier plan », c’est-à-dire la fine fleur des dirigeants de parti, existe une loi non écrite de bon voisinage, en usage dans les formations de pouvoir utilisant une majorité composée de plusieurs partis.<br />
Cette loi moralise les concertations de sorte qu’elles aboutissent à des compromis. Par exemple un grand parti peut faire durer des négociations plus longtemps qu’un petit. De même qu’en principe toute négociation acceptée doit déboucher sur un accord, un grand parti a le droit d’obtenir plus de 50 % de son programme inséré dans le programme de gouvernement. Tandis qu’un petit parti doit se dire satisfait entre 5 et 10 %.<br />
Idem pour les nominations à des postes ministériels qui se déclinent non pas en fonction des compétences, mais en apport des voix pour le vote de confiance au parlement. <br />
Comme les places sur les listes électorales, il y en a qui seront ministres et d’autres qui ne le seront pas, l’essentiel, c’est que tout le monde y croie…  <br />
Tout ceci n’est inscrit nulle part, mais fait partie d’une entente de groupe tacite et apprise par cœur de tous nos hauts niveaux. Les nouveaux partis sont tenus de respecter ces lois non écrites que les anciens suivent tout en donnant l’exemple. C’est ainsi que les Verts, petits nouveaux à côté des « vieux » partis ont tout de suite pris leur marque en droite ligne de la tradition.<br />
La tradition est tout simplement l’occupation du terrain par des partis qui ont appris à se servir de la démocratie sous prétexte qu’ils la servent. <br />
Les Flamands, très différends des Wallons en ce domaine, comme dans d’autres, ont toujours donné beaucoup de voix à des débutants, du moment qu’ils se déclarent nationalistes : Volks Unie, Vlaams Belang, N-VA. Ils se paient même le luxe de conserver quelques députés au Belang, comme à la Lijst Dedecker, tant ils en gardent dans la manche, au cas où…<br />
Les Wallons sont bien plus traditionnalistes en votant toujours pour les assis (comme dirait Rimbaud), surtout pour les socialistes qui, pourtant, ne sont plus de gauche depuis longtemps. <br />
Par le passé, le Vlaams Belang n’est jamais entré dans le club des possibles, n’ayant pas joué le jeu de la loi non écrite. Avec la N-VA, la politique du cordon sanitaire n’est plus de saison. <br />
Pourtant, ce parti ne voulait pas appliquer la règle aux trois références : l’Etat Belge, le roi et une démocratie molle à l’idéal vague…<br />
Au contraire, c’est fort de cette tradition que Di Rupo s’est jeté dans la préformation qu’il croyait ficeler par un accord final.<br />
Il y aurait eu des réticences, des péripéties desquelles les journaux en auraient déduit l’imminence d’un échec, puis ayant frôlé la catastrophe, grâce à la persévérance du préformateur, petit à petit se serait dessiné l’image classique de tout gouvernement fait de compères satisfaits de hauts niveaux et fiers de l’être, bien entendu.</p>

<center><img alt="peche_18.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/peche_18.jpg" width="644" height="446" /></center>

<p>La N-VA a remplacé le Vlaams Belang dans l’engouement des Flamands. Puisque ce parti avait été distingué par Leterme et lié au triomphe du CD&V, tout le monde dans le premier cercle pensait qu’il allait devenir un parti à l’instar de Groen : convenable et qu’il apprendrait vite les règles, surtout celles du bouche à oreille.  <br />
Di Rupo avait l’exemple dans son parti des « casseurs de baraques » du genre des frères Happart, qui installés à des postes lucratifs se sont révélés plus doux que des agneaux. Cela ne faisait aucun doute pour lui que les démonstrations « antipatriotiques » de Bart De Wever entraient dans la démagogie classique d’un leader populaire, pour finir parfaitement honorable, décoré et, qui sait, baron, après quelques génuflexions ?<br />
Selon ma Tante d’Amay, le gouvernement doit parler d’une seule voix et montrer une équipe resserrée autour de son leader. <br />
Mais voilà, le temps des rodomontades est largement dépassé.<br />
Un doute s’installe dans les esprits.<br />
Et si Bart De Wever conduisait tout le monde en bateau ?<br />
C’est bien simple, il laisse vaticiner le Moi-je de Mons. Il peut aller encore plus loin, attendre qu’il déballe sa marchandise comme sur la Batte pour une dernière offre exceptionnelle, puis comme dans la chanson d’Henri Salvador : « Et alors ? Et Alors ?... Bip Bip, Zorro est arrivé…é…é… ». <br />
Parce que si De Wever veut la fin du système belge, comme son programme le souhaite, c’est le moment.  Toujours selon ma Tante d’Amay, les ministres passent, les problèmes restent.<br />
Comme la pêche au lancer, Bart fouette, puis laisse aller l’hameçon dans le courant, mouline et refouette, ainsi de suite. Le lourdaud sur l’autre rive finira bien par s’apercevoir que la mouche est un peu grosse au bout de l’hameçon et que Bart est en démonstration pour faire patienter jusqu’aux prochaines élections.   <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/09/le_lourdaud_cest_toujours_laut.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Fri, 03 Sep 2010 23:41:37 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Dans les coulisses du fric.</title>
         <description><![CDATA[<p>Rentiers, spéculateurs, petits épargnants, chômeurs, classe moyenne, tous ont ressenti la crise de 2008 plus ou moins fortement dans leur vie quotidienne.<br />
Des économistes de renom, mais qui n’ont pas d’audience dans les médias et, par conséquent ne sont pas connus du grand public, avaient prévu le plongeon des bourses et des banques. Je n’en citerai qu’un, parce qu’il est Belge, c’est le professeur Paul Jorion. Mais, il y en eut bien d’autres qui n’eurent pas les honneurs des gazettes et qui auraient mérité de les avoir, bien mieux que les mirliflores à paillettes qui ne surent et ne virent rien et que l’on continue de considérer comme des augures et que l’on consulte à tout propos.<br />
Instauré aux Etats Unis depuis 1934, la SEC, acronyme de « Securities and Exchange Commission » est l'organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, le « gendarme de la Bourse » en Amérique, aux fonctions semblables à l'AMF français. <br />
Ce n’est pas rien, la SEC dispose de 4 divisions, 18 bureaux et emploie environ 3.100 personnes, avec 11 bureaux régionaux répartis dans les États-Unis, et elle n’a rien vu venir !<br />
C’est seulement après plus d’une année et demie de déboires financiers, d’une crise larvée qui plombe les économies, endette les Etats, réduit à rien les espoirs de croissance, multiplie les faillites et laisse sur le carreau plus de 30 millions d’Américains, que le président Obama vient de poser la question de l’utilité d’un pareil organisme !<br />
Pourtant les lois financières qui régulent le marché proviennent du principe que tout investisseur, doit avoir accès à un minimum d’informations avant d’acheter et pendant toute la durée de détention des actions. La SEC a pour mission de veiller à l’application des nouvelles lois financières, promouvoir la stabilité des marchés et protéger les investisseurs des abus de sociétés relatifs aux achats et ventes d’actions, comme de veiller à la véracité des informations rendues publiques des sociétés cotées en bourse. <br />
On a vu qu’avec la titrisation des « chiens crevés » la SEC n’a pas bronché. <br />
Alors, de là à se demander à quoi sert-elle ?</p>

<center><img alt="banque97.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/banque97.jpg" width="490" height="632" /></center>

<p>Il en va de même des organismes financiers de contrôle, comme les agences de notation ; mais, privées celles-là, la méfiance de l’ultra libéralisme doutant de « l’honnêteté » des initiatives de l’Etat, ce qui est le comble du cynisme !  <br />
Est-ce le coup de gueule de Barak Obama ? La SEC vient d’épingler Moody’s, une agence privée de notation américaine. C’est une grande première. La loi de réforme de la régulation financière promulguée en juillet donne à la SEC le pouvoir de suspendre l’activité aux Etats-Unis d’agences de notation qui commettraient des erreurs manifestes et répétées. <br />
C’est un signe, faible encore, d’une reprise en main du politique sur l’économique. C’est que les agences de notation jouent un rôle considérable sur les taux de remboursement de la dette des Etats. On l’a vu avec la Grèce qui n’en finit plus de payer des taux d’intérêt à la hausse et qui peine à rembourser. <br />
Fin de l’année un rapport sur les produits toxiques imaginés par les banques et qui ont été à la base de la crise de 2008 est très attendu par les milieux économiques.<br />
Le grand public n’imagine pas à quoi tient parfois l’emploi, le salaire et dans un ordre plus général, le niveau de vie des populations dont la nôtre. <br />
On a peine à s’intéresser à des articles sur l’économie et les finances parce qu’en général ils sont écrits en jargon de spécialiste. <br />
Parfois, un vulgarisateur lance une bombe dans les médias et qui fait mouche. Mais, la plupart du temps le grand public reste en-dehors des débats, parce qu’on souhaite qu’il y reste et qu’on ne fait rien pour chercher parmi les plumes financières, celles qui feraient comprendre les mécanismes souvent crapuleux du système financier en termes simples et directs. <br />
Michael Gordy et Sren Willemann, de la banque centrale américaine qualifient les CPDO « Constant Proportion Debt Obligations » d’exemples monstrueux des excès de l’ingénierie financière sur le marché du crédit. Ils exposaient dans un article paru en mai dernier les lacunes inhérentes au processus de notation. <br />
C’est dommage que les papiers de ces gens-là ne se lisent pas comme les Harry Poter. On n’en serait peut-être pas à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/09/dans_les_coulisses_du_fric.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 22:30:50 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Annus horribilis pour l’église…</title>
         <description><![CDATA[<p>…anus horribilis pour Van Gheluwe.</p>

<p>Suggestion pour donner un nom aux publications de l’Eglise de Belgique : l’Anuscope (1)  <br />
Danneels, voilà encore un « haut-niveau » qui avant celle de ses pairs, avait encore une autre religion qu’il partage avec Di Rupo : celle du secret !<br />
La presse flamande publie mot à mot le dialogue du 8 avril dernier entre le cardinal et la victime de Roger Vangheluwe, l’évêque pédophile de Bruges. Accablant : Godfried Danneels tente clairement de convaincre son interlocuteur de ne pas rendre les faits publics. Il prêche la patience et évoque le pardon. <br />
Comme cela a dû être lamentable, cette entrevue entre Vangheluwe, l’évêque pédophile, la victime et entre les deux, le cardinal Danneels en personne, dans une de ses dernières missions pastorales, sans doute. <br />
Quelques semaines plus tard, le cardinal, nouveau retraité, affirmait qu’il n’avait jamais eu de contact avec la victime !<br />
A qui se fier de nos jours ?<br />
Avant, on était habitué à ce que dans les tribunaux, la collection de voyous qui y a pris ses quartiers mente effrontément. Le mensonge en l’espèce consiste à laisser planer un doute : l’erreur judiciaire ! Et si, contre toute apparence, on avait pris Duschmoll pour Deschmoll ?<br />
Le doute était vite banni de l’esprit du juge à la lecture du casier, aux études faites, à la profession exercée, enfin bref, à des repères suffisamment probants pour enlever toute espèce de doute possible. <br />
Sans le dire implicitement, les juges en étaient arrivés à saler le client justement en tenant compte de sa condition sociale et de son parcours.<br />
C’est encore ainsi que fonctionne en gros la justice.<br />
L’application des peines aussi.<br />
On le voit bien en Belgique et ailleurs. Les ministres ne vont pas en prison. Leurs crimes ne sont jamais aussi grands – d’après les hommes de loi - que ceux que commettent les voyous des trottoirs.<br />
En dernière minute, par défaut de procédure, par désistement du plaignant, bien des affaires « embarrassantes » finissent par s’arranger (2). <br />
Alors, quand une personnalité de la force morale de l’ancien primat de Belgique fait une déposition, elle est forcément vraie. Un témoin aussi important doit dire la vérité !</p>

<center><img alt="24027f.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/24027f.jpg" width="490" height="368" /></center>

<p>Eh ! bien non. Le cardinal avait menti ! On sait bien que beaucoup de cardinaux mentent, pas tous, enfin on veut le croire, pour être assis à la place qu’ils occupent ce n’est pas tant par la sainteté qu’ils ont montrée que par une bonne diplomatie auprès du Vatican. <br />
L’Haut-lieu ne reproche pas au cardinal d’avoir menti. On lui reproche de s’être laissé piégé par la famille de la victime qui avait mis un enregistreur sous la table, ce qui par rapport à la comédie de Molière, Tartuffe, est un progrès, l’auteur n’avait trouvé que le moyen d’y glisser le mari trompé par le faux dévot.<br />
Heureusement que la justice est là pour remettre les choses d’aplomb. Par un vice de procédure, les perquisitions à l’évêché, l’instrumentalisation des cassettes de l’enregistreur, ce qui concerne l’église dans son travail parallèle pour masquer la honte de certains de ses prêtres, tout est annulé, nul ; comme s’il n’était jamais rien advenu ! <br />
Le cardinal qui avait menti hier, n’a plus menti aujourd’hui !<br />
L’honneur n’était que momentanément perdu.<br />
Comme Jacques Chirac sauvé par le maire socialiste Delanoë !<br />
Quant à Vangheluwe, il peut se rendormir sur ses oreilles redevenues chastes. Il y a prescription.<br />
C e n’est pas mon genre de pousser des cris réclamant l’échafaud pour un oui ou un non, même si abuser de son autorité sur des mineurs pour satisfaire une pulsion est un crime que l’on a trop souvent tenu pour négligeable, par le passé. <br />
Ce qui est révélateur dans cette histoire, c’est l’extrême duplicité de ceux qui prêchent la morale au nom de dieu, pour mentir aussitôt la main sur le crucifix afin d’éviter un scandale, quand l’institution que l’on préside pourrait en souffrir. <br />
Aujourd’hui le débat tourne autour de savoir si le cardinal a essayé d’étouffer l’affaire. <br />
Est-ce que cela a encore de l’importance ?<br />
N’est-ce pas plutôt dans l’ébranlement d’une croyance des hautes valeurs de ce pays qui en a pris un coup, que se situe l’importance ? Et ça, finalement, c’est positif pour la classe dominée, trop encline à croire aux hauts destins dans l’honneur et l’honnêteté de gens qui ont un ascendant sur elle par la position sociale qu’ils occupent. <br />
----<br />
1.Petit spéculum tubulaire destiné à l’examen du canal anal et de la partie inférieure du rectum.<br />
2. Bertrand Delanoë, maire de Paris, vient de retirer la plainte de la ville à l’encontre de Jacques Chirac, à propos des emplois fictifs. L’ancien président de la république n’ira donc pas en correctionnelle. Je doute que le procureur de la république fasse appel.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/09/annus_horribilis_pour_lglise.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 22:00:23 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Lui ou le chaos…</title>
         <description><![CDATA[<p>On a déjà entendu ça quelque part. <br />
Tous les hommes « providentiels » ont à peu près dit la même chose : Gbagbo, Paul Kagame, Tandja Mamadou. Les laudateurs d’Elio Di Rupo viennent de placer leur grand homme en bonne compagnie parmi les dictateurs africains !<br />
C’est lui ou le chaos ! <br />
Magnette le réclame, Flahaut met une bougie à saint Antoine, Milquet rend hommage « in fine » et Jean-Mi Javeaux salue les efforts de son héros montois.<br />
En gros, le préformateur ne s’attaque aux problèmes du pays que parce qu’ils sont gigantesques !<br />
Eussent-ils été de moindre importance, ils étaient indignes de lui…<br />
Nous vivons quelque chose de surréaliste. En dehors des 7, et encore, parmi ceux-ci, je crains qu’il n’y en ait un ou l’autre qui ne dispose pas de tous les éléments des négociations, personne parmi les électeurs ne sait de quoi on parle.<br />
Didier Reynders, président du MR, le premier parti de Bruxelles, n’en sait rien non plus. Comme on ne sait plus rien du front sacré des Francophones !<br />
Cependant nous devrions être suspendus aux nouvelles, afin de savoir si ça casse ou si ça passe…<br />
-C’est sur la question du refinancement de Bruxelles !<br />
-Ah ! bon…<br />
-Bart De Wever exige des garanties sur papier.<br />
-Vous m’en direz tant !... On n’a plus de papier dans les ministères ?<br />
Comment poursuivre un dialogue de cette nature ?<br />
C’est à peu près ce qu’a tenu à nous dire Di Rupo, d’abord en flamand, un flamand d’école, sans doute traduit de son texte en français par un bon bilingue de son staff, ensuite en français, de cette même petite voix aigüe qui fait sourire. <br />
On sentait le désir du préformateur de mettre les deux partis rebelles en porte-à-faux des autres, au cas où il faudrait que quelqu’un portât le chapeau en cas de malheur.<br />
Le préformateur joue un jeu dangereux. Il nous prend à témoins et nous demande d’appuyer ce qu’il dit comme étant une grande vérité, sans nous mettre au courant de la profondeur de la vision de cette grande vérité. Il nous demande de croire, parce que nous devrions avoir la foi en lui ! Et c’est un franc-maçon qui parle comme ça ! Evidemment, si dieu, c’est lui !  </p>

<center><img alt="975_1000.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/975_1000.jpg" width="490" height="653" /></center>

<p>Ça, c’était côté cour. Voyons côté jardin.<br />
Invité par la VRT et la RTBF, Bart De Wever a estimé qu’on ne pouvait pas aller plus loin dans la négociation à 7 !<br />
Voulant dire, sans doute, que le fin du fin devait être réglé entre « hommes » : le préformateur et lui, réduisant ainsi au strict minimum de personnes, les détenteurs de l’entièreté des accords ! <br />
« Une formule où on consulte tous les partis, y compris les plus petits, ne marche pas », belle formule qui dénote chez Bart une singulière manière de comprendre la démocratie.<br />
Pour faire court, Bart réclame un accord sur papier ; tandis que le préformateur parle d’un chaos menaçant la Belgique !<br />
C’est si difficile de lui faire un papier à cet homme ? <br />
« Je soussigné, Elio Di Rupo, fournisseur de la cour, certifie que Bruxelles ne sera doté que des sommes que Monsieur Bart De Wever voudra bien lui allouer. »<br />
Ce n’est pas plus difficile. Sauf si, évidemment, il est le seul à en être pourvu. <br />
Si c’est le cas, ce serait aux 6 autres à se méfier du préformateur.<br />
Dans le courant du laïus, on a appris que le nouveau mode de financement entre Etat fédéral, Régions et Communautés, sera chapeauté par une personnalité de haut niveau.<br />
Les hauts niveaux fourbissent déjà leurs armes.<br />
Comme on voit, tout redevient normal, puisqu’on va procéder à une nomination « importante » alors qu’on n’est encore que préformateur.<br />
C’est quand même une bonne nouvelle pour l’emploi !<br />
Voilà où nous en sommes.<br />
L’usine à gaz sera dotée de quelques tuyaux de plus et d’un inspecteur en chef des tuyaux.<br />
Si après ça, Bart n’est pas content…<br />
</p>]]></description>
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         <category></category>
         <pubDate>Tue, 31 Aug 2010 21:26:15 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Patatra ! tout était dans tout…</title>
         <description><![CDATA[<p>Et voilà maintenant, que rien n’est dans rien !...<br />
On ne pourra pas dire que la rentrée de nos chaînes nationales n’ait pas été sur l’événement. Ce dimanche matin, les initiés – enfin les presque mais pas tout à fait initiés – étaient réunis à la RTBF et à RTL pour le même sujet programmé selon la bonne vieille habitude, mais pour une fois, c’était tout à fait naturel.<br />
Tout le monde était sur des charbons ardents : réussira, réussira pas ?<br />
Il y avait tellement de questions à poser que finalement, d’un commun accord, tous choisirent de poser celles qui n’intéressaient que les spécialistes, histoire de rester discret.<br />
La brochette de fins stratèges s’était comme familièrement installée au « café du commerce et de l’industrie » chez Vrebos et « Au café de la gare » d’Olivier Maroy, pour nous dire ce que l’on savait déjà : qu’il faut être patient et qu’ensuite le secret qui entoure les discussions, c’est dans notre intérêt.<br />
Dans les films, les secrets les plus terribles ne doivent être révélés qu’en dernière minute, quand les enfants sont au lit. C’est pourquoi le roi reçoit le préformateur si tard…<br />
A la mi-journée on se demandait encore si Elio Di Rupo réussirait à concilier l’inconciliable et passer de pré à formateur ? <br />
Hélas ! il y aura bien une rentrée, mais ce sera celle des classes.<br />
Sur sa carte de visite, Elio ne pourra inscrire que « Préformateur du gouvernement ». On se demande si c’est porteur, pour une place de laborantin ? Parce que si c’est comme ça, au parti, il y aura bien quelqu’un qui lui posera la question ?<br />
Je l’ai écrit en long et en large, le président du PS n’avait pas à y aller ! Son orgueil était le plus fort, admettons, mais quel gâchis ces deux mois perdus en vaines palabres.<br />
Si l’on en croit les propos d’André Flahaut à Pascal Vrebos : « …il n’y a pas d’alternative à l’actuelle négociation », alors, qu’est-ce qu’on fait ?<br />
On laisse le gouvernement démissionnaire terminer la législature ? Ce serait inespéré pour Yves Leterme qui n’est jamais aussi bon que lorsqu’il expédie les affaires courantes. <br />
Le roi convoque les présidents de la NV-A et du CD&V pour les mettre devant leurs responsabilités ? Oui, mais lesquelles ? <br />
Ah ! ce débat de midi, comme il sonne bizarrement à dix heures du soir !<br />
Les initiés ne voulaient rien dire et les exclus n’en savaient rien.<br />
On sait juste que Bruges s’impose à Westerloo, mais ce n’est que du football !<br />
Didier Gossuin posait à midi une autre question « Qu’est-ce que De Wever veut ? ». Ainsi, dix millions de Belges sont suspendus aux lèvres du gros. Oui, qu’est-ce qu’il veut, répondent en écho dix millions d’interloqués ! Un peu plus tôt, avant Vrebos, un consultant de RTL voyait en Bart un profil rassemblant des éléments infarctogènes. <br />
Thrombose d’une artère, variété d’infarctus dit « rudimentaire », va savoir ?<br />
En cause, les baraques de frites !<br />
Si le roi appelle De Wever et lui adjoint Di Rupo, c’est-à-dire inverse les rôles, nous aurons eu avec Leterme une débilité mentale dite de Chaslin, dans le langage courant « sottise » et un successeur avec une obésité androïde en attendant mieux, sans compter Di Rupo en plein syndrome narcissique, dite « d’humilité », par inversion . <br />
Si l’éventualité d’une nomination survenait dans ces circonstances thérapeutiques, on n’aurait plus qu’à déplacer la rue de la Loi à l’Hôpital Saint-Pierre. <br />
On s’inquiétait beaucoup aussi, ce midi, des modifications que le chambardement apporterait au niveau des allocations familiales, des pensions, des impôts, bref de tout.<br />
Magnette, qui n’est quand même pas n’importe qui, puisqu’il va et vient autour des tables de négociation, comme un croupier au baccarat, s’est voulu rassurant, son patron est un fin négociateur, prudent, habile, bref la perle. Il n’a pas dit « rien ne va plus », mais : « les jeux sont faits », tout est sous contrôle !<br />
Comment peut-on entendre un pareil discours de sang-froid ? <br />
Plus les Régions géreront de nouvelles compétences, plus elles seront autonomes, enfin, plus il y aura de différences entre les citoyens.<br />
Quand ce sera « bouclé » et que les nouvelles compétences seront irréversibles, quel est le grand négociateur qui pourra refaire le chemin à l’envers afin de retrouver l’égalité perdue entre les citoyens de ce pays ?<br />
Réponse : personne !<br />
C’est aussi bête que ça. <br />
Et le rideau de la journée tombe sur l’acte V du roi Lear. <br />
Dans le rôle du roi, Albert II, figure patriarcale que l'opinion erronée sur ses filles conduit à sa perte et à la leur.<br />
Goneril, fille aînée du roi Lear, personnage perfide, épouse du duc d'Albany, Bart De Wever. <br />
Régane, deuxième fille du roi Lear, également perfide, épouse du duc de Cornouailles. Wouter Beke, président du CD&V.<br />
Cordélia, plus jeune fille de Lear, sincère, intransigeante, préférée de son père, Elio Di Rupo, préformateur maintenu.<br />
A l’affiche pour demain, la Walkyrie…<br />
Les gens du jeune théâtre commencent à la trouver mauvaise…</p>

<center><img alt="262_1087.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/262_1087.jpg" width="495" height="735" /></center>
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         <pubDate>Mon, 30 Aug 2010 22:54:17 +0100</pubDate>
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      <item>
         <title>Quand Pierre-Yves passe à côté…</title>
         <description><![CDATA[<p>Demotte : « La réforme ne me fait pas peur », titrait Pierre-Yves Thienpont du Soir. Moi, c’est Demotte qui me fait peur. Ce licencié en science politique a été élevé dans le sérail socialiste pour diriger les hommes. Et c’est en cela qu’il me fait peur, tant son langage est policé, ses mots et ses manières étudiés et finalement, de sa belle voix de speaker de radio, Rudy Demotte peut dire exactement le contraire de ce qu’il pense, en toute bonne foi et pour « faire avancer la cause ». <br />
Oui, mais voilà, quelle cause aujourd’hui que le PS n’a plus de culture de classe ?<br />
Je ne veux pas dire que c’est toujours en fonction de ses intérêts et de la propagande du parti qu’il met en ligne ses réflexions, mais c’est avec l’arrière pensée de faire coïncider l’intérêt public avec sa démarche en toute circonstance, même quand les deux sont inconciliables. Et c’est en cela qu’il est dangereux.<br />
A vrai dire, le ministre président parle d’une réforme qui ne lui fait pas peur ; mais dans la demande flamande « acceptable » et l’arrière pensée qui la sous-tend, à savoir la séparation en deux Etats de l’Etat belge à plus ou moins longue échéance, où se situe Rudy Demotte ? On l'ignore.. <br />
Croit-il vraiment que la tendance séparatiste s’arrêtera d’elle-même ? On aurait plutôt tendance à croire que Demotte restera fédéraliste tant que les Wallons le resteront, en attendant il fait semblant de ne pas suivre l’enterrement différé de la Belgique. <br />
Son patron a vaguement parlé un jour du plan « B ». C’était évidemment une imposture. Comme à son habitude, Di Rupo prenait les Francophones et l’opposition flamande pour plus bêtes qu’ils ne sont. <br />
C’est même un des travers des plus répandus de l’intelligentsia dirigeante socialiste, de considérer en-dehors des avocats et des licenciés de toute sorte qui composent désormais exclusivement l’appareil, que le reste de la population est incapable de comprendre intellectuellement une « fine » politique. <br />
Rudy Demotte envisage-t-il vraiment l’éventualité d’un divorce avec les Flamands ? Et dans l’éventualité d’un pareil dénouement, quels sont les mesures que Rudy Demotte pourrait rapidement mettre en œuvre avec l’accord des autres partis francophones ?<br />
Car, prévoir, c’est son rôle de chef de l’exécutif.<br />
Mais voilà, ce n’est pas en pleine négociation qu’il va tirer dans le dos du chef. Tout le monde pourrait l’admettre ; s’il n’avait échappé à personne qu’en parlant du plan « B » et Onkelinx avec lui, Di Rupo ne permettait-il pas implicitement une initiative de Demotte à un moment où elle était possible ?<br />
Celui-ci ne l’aurait-il pas compris ? Ou alors, Demotte fait-il partie du complot ourdi hors de l’espace public, dans la Loge de Di Rupo, par exemple ? </p>

<center><img alt="2859715.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/2859715.jpg" width="493" height="660" /></center>

<p>Tout cela n’est pas bon.<br />
La politique des secrets est une politique qui a tendance à favoriser le mensonge et les menteurs.<br />
Autre reproche, il faut tirer au clair les affirmations répétées des Flamands qui se disent fatigués de nous reverser une partie des fruits de leur travail pour combler nos déficits sociaux.<br />
Les chiffres avancés par les Flamands sont-ils exacts ?<br />
Sommes-nous des assistés ?<br />
Dire le contraire ne suffit pas. <br />
Avancer masqué non plus. Si les Flamands ont raison, nos représentants parmi les 7 négociateurs sont défavorisés, car c’est un handicap de négocier dans les conditions d’un subsidié à son bailleur de fonds. <br />
Si Demotte était si certain de ce qu’il avance, il nous aurait fichu à la tête des chiffres plutôt que de vagues assertions. <br />
Une fois de plus Pierre-Yves Thienpont est passé à côté d’un bon papier ! <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/08/quand_pierreyves_passe_a_cote.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sun, 29 Aug 2010 22:41:04 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Du donnant, donnant ?</title>
         <description><![CDATA[<p>A y regarder de près, dans la légende du gros pognon ouvert sur des œuvres caritatives, Bill Gates et Warren Buffet, ne sont pas si « attendrissants » de générosité qu’ils veulent bien le paraître.<br />
Les dons importants sont bien plus détaxés aux Etats-Unis qu’en Europe, et particulièrement en Belgique où la Région wallonne toujours avide de liquidité sabre dans tout ce qui peut lui rapporter. <br />
En choisissant de créer une fondation, non seulement le milliardaire ne laisse plus grand-chose à l’Etat, mais encore, il peut jouer le rôle principal dans sa Fondation et doter n’importe quelle association, ainsi que toute personne qu’il juge méritante.<br />
Jadis, on laissait son nom sur une toile d’un peintre fameux à l’occasion de la réfection d’une église ou d’un couvent, ainsi la toile perpétuait le souvenir du donateur, tel a été le sort de « La Vierge du chancelier Rolin » tableau peint par le peintre Jan Van Eyck pour Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne. Aujourd’hui la Fondation Rockfeller pour « promouvoir le bien-être de l'humanité dans le monde » a ses bureaux à New-York et perpétue dans le marbre de l’entrée le souvenir du mécène.<br />
Du coup, tous les milliardaires s’en trouvent gratifiés. Les arts, les sciences et les pauvres composent des hymnes et chantent les louanges de ces généreux donateurs.  <br />
Le milliardaire aime ça : la tête du client. Il ne lui échappe pas qu’il peut poursuivre d’une certaine manière une influence qu’il aurait due abandonner à l’Etat.<br />
Il préférera de loin verser son obole à une association de droite et arroser des activités « méritantes » et même philanthropiques, en tous cas fidèles à l’orthodoxie capitaliste.<br />
Payer ses impôts en usant de sa capacité de citoyen afin de vérifier à quoi ils servent, est une autre manière, plus anonyme d’aider les autres. Mais – justement – elle est anonyme et donc ne produit pas des effets que l’on peut appeler de propagande. Le milliardaire pourrait, de son côté, contribuer à la revalorisation des salaires en payant mieux ses gens de maison, en aidant son entourage dans certaines situations difficiles, comme pendant la crise. Ce qui serait logique puisqu’ils en sont en partie responsables et que leur fortune s’est accrue au détriment des autres.</p>

<center><img alt="632_1000.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/632_1000.jpg" width="494" height="635" /></center>

<p>C’est bien connu, le plus râleur des hommes, qui menace pour un oui ou un non d’aller vivre ailleurs et qui place son argent dans des paradis fiscaux, c’est bien le milliardaire. Et quand on voit Johnny Halliday  courir en Suisse pour ne pas payer ses impôts en France et que malgré tout on est au petit soin avec lui au gouvernement Fillon, il faut être vertueux pour résister à tous les avantages offerts, sans aucun inconvénient. <br />
Evidemment, en Belgique, avec les gouvernements multipliés par 5, les affaires du genre de celles qui ébranlèrent le PS de Charleroi, l’administration mexicaine de Namur, le citoyen honnête est au minimum pris pour une cruche, et quand on est milliardaire et que l’on a les moyens de passer à côté de la tonte générale, il est vexant d’être pris pour une cruche. (1)<br />
Enfin, un hyper riche qui se dépouillerait même de 95 % de sa fortune, ne l’empêcherait pas d’avoir une villa à Malibu et de mouiller son voilier Wally au large de Cannes, le temps du festival.<br />
Le grand public s’esbaudit des actes « généreux ». Il ne voit pas toute la différence entre la charité et la solidarité. <br />
Dans un Etat démocratique qui se veut exemplaire, la solidarité est essentielle. C’est ce que l’on peut attendre de mieux des humains : l’entraide.  La charité est autre chose. C’est une notion altruiste attachée à la foi ou à un système économique, donc ségrégationniste en ce sens qu’elle permet de « choisir ses pauvres ». <br />
Alors, Gates et Buffet, des hommes admirables ? <br />
Pas tout à fait... mais quand même, des hyper riches moins bornés que certains…<br />
---<br />
1. L’exemple du circuit de Francorchamps, tonneau des Danaïdes, qui coûte chaque année quelques dizaines d’euros à chaque contribuable wallon, si je pouvais éviter d’y mettre un cent, en versant une certaine somme à autre chose de plus utile, je le ferais bien volontiers, n’en déplaisent aux frères Happart, les inconditionnels du circuit. <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/08/du_donnant_donnant.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sat, 28 Aug 2010 23:33:31 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Ils me les cassent…</title>
         <description><![CDATA[<p>En y réfléchissant seulement quelques minutes, qu’ils sont stupides tous ces hommes publics qui chipotent sur les mots, proposent des solutions, en envisagent d’autres ! Et chaque fois comme si c’était nous qui soufflerions les offres, les replis, les nouvelles stratégies… <br />
Qu’en savent-ils, si nous sommes d’accord ? Comment le serions-nous, nous ne sommes même pas au courant des trafics, braderie, échanges sur les lieux de réunion, alors qu’ils ne sont jamais à la même place, comme s’ils avaient peur que quelqu’un leur fasse la peau.  <br />
Certes, ils ont été élus. L’ont-ils été sur l’expresse décision d’accomplir toutes les voltiges qu’on les voit accomplir de très loin sur les programmes qu’ils ressortent de leur fonds de commerce auxquels ils ajoutent des variantes, au fur et à mesure de la tournure que prennent les discussions ? Où ont-ils été demandé des autorisations, à qui, et pour faire quoi ?<br />
Hier le frère Van Rompuy, champion du gordel, la manière dont il faisait la moue, parlait d’échec, comme si tout dépendait du pouce levé ou baissé. Ah ! l’entartreur où es-tu ? <br />
Et le peuple a bon dos. Ils croient interpréter la politique qu’ils font, parce que c’est celle que nous aurions faite, si nous avions été à leur place : mais, ils n’en savent rien ! <br />
Que connaissent les électeurs de ce à quoi ils veulent aboutir ? Est-il vrai que les uns veulent et que les autres ne veulent pas et ainsi de suite ? Il y aurait une majorité de Flamands qui aspirent à quelque chose et une majorité de Wallons qui sont à l’opposé de ce que les Flamands souhaitent. Où est la multitude ? Je ne vois qu’une poignée d’hommes, quelques femmes, qui vont et viennent… <br />
Comment cela se peut-il dans un seul pays des natures aussi opposées ?<br />
Permettez-moi d’en douter ! <br />
Et au lieu de servir l’intérêt des citoyens dans les petites tâches de la vie ordinaire, les voilà à spéculer sur le devenir de l’Etat en feignant de croire qu’il est de la première nécessité de le voir autrement !<br />
Certes, il ne va pas bien l’Etat, mais pour d’autres raisons que les leurs.<br />
Le comble, c’est que cet « autrement » ressemble dans sa forme générale aux intérêts desservis auparavant par le régime précédent. Il n’est pas question ici du droit du sol, du soi-disant grignotage du flamand par le français, du carcan de Bruxelles, il est question de la plus importante escroquerie du XXIme siècle, celle qui régit nos vies bien plus que les conneries dont parlent Di Rupo et De Wever. <br />
Le système capitaliste est toujours bien là, ces messieurs tremblent de plaisir quand le CAC 40 a belle allure et suent d’angoisse quand la croissance est égale à zéro ! <br />
Toute la fine fleur est au consensus, à l’accord général, à l’entente cordiale. Elio ne s’est jamais si bien entendu avec Barthélemy. Puis on revient se faire la gueule sur BHV, logique, il faut que le peuple en bave et qu’il ferme sa gueule.<br />
Le citoyen bas de gamme vivra-t-il mieux quand l’organigramme un peu trop centralisateur va s’ouvrir vers les appétits régionaux ?<br />
Serons-nous plus fiers devant nos responsables, lorsqu’ils s’inventeront de nouvelles tâches, et se décoreront pour services rendus d’une autre manière ? <br />
Le grand cordon wallon vaudra-t-il la croix du mérite de la Flandre éternelle ? Débats…<br />
Si les fols actuellement en train de nous gâcher les week-ends et aussi de se pourrir les leurs, avaient l’intention secrète de hisser le drapeau noir sur le palais de la place Royale et de décréter qu’ils en ont marre du système économique qui désavantage la multitude et que c’en est assez du diktat du monde de l’économie, alors oui, on pourrait parler d’un bouleversement considérable ; ce serait trop beau que l’on se souciât des gens de cette manière-là.<br />
Hélas ! Flamands, Wallons, tous bien ignobles, gugusses survitaminés au clairon de leurs généraux, sabres au clair pour un hectare de prairie ci, une ville et ses faubourgs là ! Qu’est-ce qu’on en a à foutre quand c’est le jour du loyer, quand le patron délocalise à Hong-Kong ou qu’on a une gueule qui ne revient pas au placeur du FOREM ? <br />
La patrie, Messieurs, c’est d’abord l’humanité, toute l’humanité. <br />
Elle ne va pas bien aujourd’hui. Les Roms valent moins que les chats que l’on nourrit au bas de son immeuble. Des gens qui souffrent en Afrique et en Asie, se jetteraient sur un pain si nous leur en offrions la possibilité. <br />
Ce sont les inondés du Pakistan qui se demandent ce qui leur arrive, alors que l’argent d’un seul jour de guerre en Afghanistan sauverait des dizaines de milliers d’enfants.<br />
Alors, parler flamand ou bachibouzouk…  On ne peut pas décréter quelle langue parlent les gens. C’est tout à fait fou que l’on puisse abandonner sa langue maternelle d’un trottoir à l’autre, selon que l’on est en Absurdie ou citoyen d’Hystérie. </p>

<center><img alt="0511548.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/0511548.jpg" width="495" height="371" /></center>

<p><br />
Je sais bien que tout ce que j’écris, c’est de l’emplâtre sur une jambe de bois ; mais quand même, chacun fait ce qu’il peut pour croire à un acte moins con. Lacan a raison lorsqu’il dit que quelqu’un qui parle pour un autre, c’est toujours un imposteur. Alors, ne parlant que pour moi-même, je me permets de voir la situation dans laquelle nous ont mis les imposteurs qui parlent pour moi.<br />
Ce n’est pas triste !<br />
Comment leur dire d’arrêter de me citer à tout propos ? De leur dire lorsque vous parlez de citoyen, de patriote, de primauté de ci, de grandeur de ça… foutez-moi la paix et excluez-moi de votre ménagerie ?<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/08/ils_me_les_cassent.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Fri, 27 Aug 2010 23:39:40 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Si on en restait là ?</title>
         <description><![CDATA[<p>Il y a quand même un point qu’il faudrait éclaircir à propos du « combat » que se livrent actuellement les deux parties dans les négociations du préformateur : qui détermine les limites de ce qui est possible et de ce qui ne l’est pas ? <br />
Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que le public en a plein le dos des pourparlers qui s’éternisent, un public laissé à l’écart de tout, qui ne comprend plus rien et qui s’impatiente !... Un public dont on se dit à l’écoute, mais dont on se fiche éperdument.<br />
S’il est si difficile que cela de trouver un successeur à Leterme, pourquoi ne pas en tirer la conclusion que les élections du 13 juin n’ont pas permis d’y voir plus clair et que, dès lors, elles n’ont servi rien ?<br />
Et si de nouvelles élections donnaient le même résultat, ne conviendrait-il pas de tirer un trait sur un pays qui du point de vue des Institutions est en crise depuis près de cinquante ans !<br />
En effet, la procédure en divorce a débuté il y a très exactement 48 ans (1). <br />
Ce n’est pas pour autant que l’on se séparerait tout de suite. On pourrait encore traîner dans le bâtiment, chacun dans une aile, sans se faire la gueule, juste pour « ramasser » ses affaires.<br />
On serait tout simplement dans un cas de figure inédit, exiger un arbitrage extérieur, par exemple l’Europe, afin de déterminer ce qui appartient aux Communautés et à Bruxelles, puis on verrait bien après.<br />
Qui ne serait pas fatigué à la longue de ce qui se passe entre les partis, sensés se mettre d’accord pour gouverner une législature, alors qu’elle est déjà largement entamée par les professionnels précédents dont on ne veut plus ; mais, qu’on paie à tarif plein pour un service allégé !<br />
Où est la fierté que les Wallons auraient dû transmettre aux maquignons qui nous représentent, à propos des sempiternelles récriminations des Flamands à cause de l’argent qu’ils nous versent chaque année en compensation de notre parcours à la traîne par rapport au leur, plus vif, plus déterminé, en un mot plus «  mains dans le cambouis » que nous ?<br />
Qu’est-ce qu’on se fiche des protestations de Rudy Demotte qui jure qu’il n’en est rien, sans mettre l’actif et le passif de la Wallonie sur la table et sans qu’on sache si ce que les Flamands colportent est vrai ! Qu’est-ce qu’il attend pour nous dire qu’ils ont tort, celui-là ?</p>

<center><img alt="055_1000.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/055_1000.jpg" width="490" height="622" /></center>

<p>Parce que si Bart De Wever a raison, mon honneur m’interdit de vivre de la mendicité et je préfère cent fois une « misère » digne, à une « aisance » usurpée.<br />
Même si, comme on l’a entendu cent fois, c’est l’industrie wallonne qui, pendant cent ans, a aidé la Flandre à sortir de son passé agricole et marin misérable. <br />
N’est-il pas plus honorable de casser une association sur une note d’ingratitude à notre égard, qu’être chassés d’une Belgique moribonde pour faits de mendicité !<br />
Le cours des négociations me fait croire qu’en effet les Flamands ont barre sur nous côté gros sous. Autrement, il n’est pas possible d’arriver à une table de négociation comme nous l’avons fait avec aucune demande propre à notre Région, sinon des mesures compensatoires pour ce que nous concéderions unilatéralement. <br />
Un négociateur rompu aux marchandages comme l’est Elio Di Rupo doit savoir qu’on ne s’engage pas dans un tel pourparler sans munition. S’il n’en a pas. C’est son seul orgueil qui l’a poussé à se faire valoir ou pire, un royalisme imbécile qui le met en porte-à-faux avec les Wallons pour une seule raison inavouable, le sauvetage de la dynastie par une capitulation honteuse devant la Flandre.<br />
Mauvais calcul, s’il en est, ce serait seulement gagner quelques années tout au plus sur l’inexorable.<br />
Peut-être que les négociations aboutiront à la formation d’un gouvernement et que Bart De Wever se sera dégonflé ? <br />
Cela n’empêche qu’il se lèvera demain en Flandre quelqu’un de plus coriace pour revendiquer davantage. C’est ainsi depuis Théo Lefèvre… <br />
Ce qui est sidérant, c’est la somme de consultations d’experts, de constitutionnalistes, d’avocats, de prévisionnistes, de politologues qu’il faudra – dès à présent - pour réaliser les transformations qui sont déjà souscrites par Di Rupo et De Wever. Des heures les plus farfelues aux plus noires sont encore devant nous. Les imprévus, les impondérables promettent de faire les belles manchettes des journaux ; tandis que les appels aux meurtres des lésés vont pleuvoir !<br />
Alors… alors… si on en restait là ?</p>

<p>----<br />
1. Une loi du 8 novembre 1962 fixe la frontière linguistique et homogénéise le régime linguistique des provinces par quelques transferts de communes, dont celui des Fourons, désormais intégrées au Limbourg. Historiquement, c’est le socialiste liégeois Paul Gruselin qui avait cru bon troquer ces villages mosans contre Comines. Comme on le voit, la connerie au PS à Liège ne date pas d’hier !<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/08/si_on_en_restait_la.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Thu, 26 Aug 2010 22:55:30 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Inter faeces et urinas (1)</title>
         <description><![CDATA[<p>L’excellent hebdomadaire Marianne, dans son numéro 696, publie un article sur les hyper riches. Je le citerais bien in extenso, tant il sonne juste sur cette nouvelle boursouflure du capitalisme.<br />
Des passages drôles d’un film que tout le monde a vu, « La folie des grandeurs » doivent beaucoup au dialogue. Outré à l’époque, afin que De Funès fasse son numéro,  Joseph Macé-Scaron, le journaliste de l’article, nous le restitue « …quand la réalité sociale finit par épouser sa propre caricature », et nous n’avons plus envie de rire.<br />
Rappelez-vous « Les riches c’est fait pour être très riches et les pauvres très pauvres » dit Don Sallustre à son valet, interprété par Yves Montand. <br />
Que cela sonne juste aujourd’hui au point qu’Aymeric Mantoux le signale dans son enquête sur les riches ! <br />
Et le reste du dialogue est à l’avenant « Ne vous excusez pas, ce sont les pauvres qui s’excusent, quand on est riche on est désagréable »; et cet autre trait « Mais, qu’est-ce que je vais devenir ? Je suis ministre, je ne sais rien faire... ». Beau sujet d’actualité chez les élus de nos démocraties regorgeant de tout, d’argent, de facondes, de facilités, et qui, s’ils devaient retourner à leur administration ou enseigner la chimie - comme Di Rupo sans son engagement politique - à des « bourriques de seize ans », auraient la mine allongée, trouvant le métier peu intéressant et surtout mal rémunéré.<br />
Encore faut-il distinguer l’aimable aisance des milieux de la politique - cette nouvelle bourgeoisie montante reléguant la vieille un étage en-dessous - avec les hyper riches qui comme madame Bettencourt ne connaissent pas leur fortune exacte. Beaumarchais, dans « le mariage de Figaro » fait dire au barbier un des plus longs monologues du théâtre français, dont cet extrait est tiré « Parce que vous êtes un grand Seigneur, vous vous croyez un grand génie !... Noblesse, fortune, un rang, des places : tout cela rend si fier ! Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus... ».<br />
Il est vrai que la plupart des grandes fortunes actuelles ont été héritées. Le seul génie des successeurs a été dans la réception des biens familiaux, en ne reversant que très peu à l’Etat au titre de la succession. Quand on sait l’implacable voracité de celui-ci dans le cas des petites successions, on se prend à rêver…   </p>

<center><img alt="498_1000.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/498_1000.jpg" width="490" height="368" /></center>

<p>Comment font les hyper riches pour ne presque rien payer ? <br />
N’importe quel expert fiscal vous le dira très bien, le Ministère des Finances encore mieux qui n’a garde d’interrompre le flux à ce haut niveau et qui se rattrape sur le reste de la population.<br />
Les inégalités ne cessent de se multiplier dans le monde capitaliste. Après la peur de la grande crise de 2008, ce sont les Etats qui d’un même élan, ont rendu du souffle aux banques et permis aux hyper riches de repartir de plus belle, sous le prétexte de sauver l’emploi du guichetier qui finira par le perdre quand même au nom de la rationalisation par la « self bank ».<br />
J’entends bien le raisonnement que pour faire prospérer l’artisanat de luxe, il faille des acheteurs fortunés, encore que l’on puisse employer les bons ouvriers de cette industrie à des tâches plus utiles, mais les hyper riches sont au-dessus du lot des acheteurs fortunés. Ils deviennent par l’accumulation de patrimoine des sujets d’étonnement parfaitement inutiles et même potentiellement dangereux par leur pouvoir et leur parcours, la possibilité qu’ils ont d’accomplir leurs lubies et d’exécuter leurs fantasmes, au même titre qu’un dictateur d’une république sous contrôle de la CIA.<br />
Ne prenons pas Léon Bloy comme exemple qui se réclamait de la sainte mendicité pour s’arroger le droit de critiquer les riches. Posons-nous la question « quelle est l’utilité des hyper riches ? ». Si vous avez une réponse ?<br />
Comme a écrit Jean Anouilh dans le film « Monsieur Vincent " la réplique d’une dame de qualité à monsieur de Paul : « Le pauvre…c'est comme avec mon petit chien. S'il veut du sucre, il donne la patte ! ». C’est toute la différence avec l’hyper riche, s’il veut du sucre, il le prend. Il le prend même de la bouche d’un pauvre – ce qu’il fait à longueur d’année au figuré – sans que le monde officiel qui nous représente y trouve à redire.<br />
Et c’est ça qui est véritablement scandaleux.<br />
---<br />
1. « entre l’excrément et l’urine ».<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/08/inter_faeces_et_urinas_1.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Wed, 25 Aug 2010 23:51:58 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Un clash dès la rentrée ?</title>
         <description><![CDATA[<p>Les misères de la Belgique éclatée viennent d’Anvers, berceau de l’extrême droite flamande avec le Belang, hier, et NV-A, aujourd’hui. Le « cordon sanitaire » avait bien fonctionné avec le premier, c’est Leterme qui a mis le pied à l’étrier du second.   <br />
C’est d’autant curieux cette volonté d’indépendance, qu’Anvers doit son essor à son port international. L’avenir du port dépend de l’arrière pays, dont Liège et le canal Albert. Tout au moins, c’est ce qu’on nous a appris à l’école. <br />
La situation est idéale pour les séparatistes flamands. Elle ne l’est pas pour les séparatistes wallons qui n’imaginent pas - 65 ans après la guerre - voir renaître une forme de fascisme, car De Wever ne veut pas une Flandre sociale et fraternelle, mais une Flandre sectaire, avec l’exaltation du sol et hystérique de haine contre la langue française. <br />
Malgré ce constat, deux hommes croient en leur destin, Elio Di Rupo et Bart De Wever. Ils veulent tous les deux faire de l’autre sa dupe. L’un en poursuivant une Belgique traditionnelle avec quelques aménagements, l’autre, une Belgique qui n’en a plus pour longtemps et dont le seul intérêt est de faire l’inventaire avant liquidation.  <br />
La faute majeure est là. Elle est collective. C’est qu’au Nord et au Sud, on a cru aussi, qu’on pouvait duper l’autre Région.<br />
D’abord le péché d’orgueil de se croire un destin national de la part du président du parti socialiste. Au départ, le préformateur disposait pourtant du programme de la NV-A et d’avoir cru que ce parti pouvait négocier son programme séparatiste contre une participation gouvernementale fédéraliste relevait d’une erreur politique. <br />
Leterme en a fait l’expérience, même s’il a pu jouer un dernier tour à la présidente du CD&V, Marianne Thyssen, qui dut démissionner.  <br />
La foi en sa supériorité manœuvrière aura perdu Di Rupo. Quel est le parti francophone qui pourrait être d’accord d’entrer dans un gouvernement sur le programme de la NV-A ?...</p>

<center><img alt="024_1000.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/024_1000.jpg" width="490" height="735" /></center>

<p>A moins de la trouille monstrueuse d’être largué par les Flamands, personne ne peut admettre la régionalisation de la mer du Nord, les prélèvements d’impôts différents d’une région à l’autre, une cogestion de Bruxelles des deux communautés seules.<br />
Et Di Rupo l’a imaginé ! Il a tout au long du mois de négociation lâché du lest tant qu’il a pu, si bien qu’on peut se demander si l’homme de Mons était bien négociateur, ou plutôt le Colbert de sa majesté exigeante : Bart De Wever.<br />
Pourquoi cette trouille monstrueuse ? Rudy Demotte à la présidence de la Région wallonne nous aurait-il menti sur « le redressement » de la Wallonie, et en fait serions-nous à la remorque de l’économie flamande plus qu’il conviendrait ?... dans la dèche à ce point que sans l’apport financier de la Flandre nous serions presque en état de faillite ?<br />
Si ce n’est pas le cas – et là on demande à voir -  cette trouille serait irréfléchie, hystérique même, comparable à la manière crispée dont madame Houard « aime » la Belgique.<br />
Des signes de la mauvaise santé de notre économie apparaissent dans le traitement des impositions camouflées, comme la perception de la taxe sur la télévision et les augmentations hors secteurs du prix de l’énergie, à seule fin de renflouer les caisses.<br />
Tout le monde craint les élections qui feraient le lit de parade de la NV-A. <br />
Qu’en sait-on ? Et quand bien même si la majorité de Flamands voulait cette séparation, au nom de quoi la leur refuserions-nous ?<br />
Les Bruxellois pourraient très bien par un autre coup de force s’établir en Ville libre et se débarrasser de la minorité flamande qui y fait la pluie et le beau temps. <br />
Cela ne se ferait pas en douceur, sauf que l’Europe ne tolérerait pas que des hurluberlus envahissent ses institutions. Je ne mets pas deux jours d’émeutes par des groupes flamingants pour qu’au troisième des parachutistes français et allemands viennent y mettre le holà.<br />
Bart De Wever s’est lui aussi laissé emporter par la croyance en son destin s’inscrivant dans la Flandre éternelle.<br />
Ce serait même très intéressant et très éclairant que l’on procédât à de nouvelles élections. On verrait si Bart de Wever n’est qu’un petit roi du jour, ou si son destin est autre.<br />
Par rapport à Di Rupo, il a fallu du cran à cet agrégé d’histoire pour s’être servi du CD&V afin d’arriver à se faire connaître, et encore plus pour dire rondement son programme et de promener tout le monde au cours des négociations.<br />
Reste que le rêve de Di Rupo est à deux doigts d’être par terre. A moins d’un miracle, il ne sera pas premier ministre, encore qu’à l’heure où j’écris ces lignes, les entretiens se poursuivent et les négociateurs doivent encore se revoir au long de cette semaine.<br />
S’il y a échec, l’habileté sera de le faire peser sur l’autre. <br />
On voit bien un Di Rupo disqualifié et un De Wever triomphant en Flandre et apparaître celui qui se bat pour une Flandre libre, quitte à ce que la population le regrette plus tard, tant les majorités sont versatiles. <br />
La rentrée se découvre plus passionnante que prévue.  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/08/un_clash_des_la_rentree.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Tue, 24 Aug 2010 23:49:49 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>2O10, comme après 29 ?</title>
         <description><![CDATA[<p>Rien ne va plus en Amérique avec Obama, la perle qui allait mettre en harmonie capitalisme  et morale ! Comme si cela était possible…<br />
Evidemment, les Républicains tirent à vue sur l’artiste et exagèrent ses lacunes et ses erreurs, mais tout de même, le bilan aurait dû être à la mesure de tout ce qui a été promis, à comparer avec un autre président champion des promesses non tenues, Nicolas Sarkozy.<br />
Victimes tous les deux des circonstances ?<br />
Facile à dire.<br />
Commencée déjà sous le premier des Bush, l’invasion pacifique des « Latinos » se poursuit du bon côté du Rio Grande, ce dont tente de profiter le républicain John McCain pour sa réélection de sénateur en Arizona. C’est à un point que si vous ne connaissez pas l’espagnol du Rio Grande à Los Angeles, vous n’irez nulle part. Ça rappelle un peu BHV. On ne peut pas lutter contre une langue que des populations transmettent à leurs descendants.<br />
Les guerres s’éternisent auxquelles Obama promettait de mettre fin rapidement. Celle d’Afghanistan tourne au désastre. Celle d’Irak, on tremble au Pentagone à la pensée de laisser le pays livré à lui-même fin 2011, puisque les G.I. doivent plier bagage dans ces délais.<br />
Les Républicains ont oublié que leur président a mis le feu aux poudres. Ils exultent de voir Obama se débrouiller aussi mal. <br />
L’économie américaine avec 2,4 % de croissance – ce qui réjouirait la plupart des Etats européens – est considérée comme anémiée par les taxes dont le pouvoir l’accable depuis la crise de 2008.<br />
Malgré l’injection de plusieurs milliards de dollars pour faire repartir le moteur, cette économie jadis si dynamique a perdu dans la récession plus de huit millions d’emplois.  <br />
Nos patrons de la FEB croient toujours que nous manquons d’informations critiques de sorte qu’ils poursuivent leur propagande des « bienfaits » de travailler « là-bas, aux USA », en nous racontant des sornettes sur l’état d’esprit du travailleur américain «  plus enthousiaste que jamais de la liberté d’entreprendre », à seule fin que nous abandonnions notre système social  pour adopter le leur ; la réalité aux States les contredit complètement. La légende de la mobilité des salariés américains s’est dégonflée. Criblé de dettes, les ménages moyens qui sont heureux d’avoir deux salaires pour assurer les fins de mois, ne peuvent plus courir aux quatre coins des Etats pour se placer, ce qui était facile quand il n’y avait qu’un salaire qui suffisait largement. Beaucoup de ces familles ont renoncé à trouver un job. Il y a une philosophie nouvelle du chômeur. Il ne trouve plus « déshonorant » de vivre de la charité des autres. </p>

<center><img alt="236_1000.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/236_1000.jpg" width="490" height="368" /></center>

<p>Grâce à la Toile, on peut lire en Europe les quotidiens de la presse américaine comme le New-York Times, comme s’il était vendu au bas d’un immeuble du Bronx. Le chômage de longue durée s’est installé durablement et les discussions âpres actuelles entre les tenants du capitalisme dur et pur et les autres tournent autour de la montée de la pauvreté et sur la durée de la période d’indemnisation.<br />
Obama est accusé de vouloir « étouffer » la volonté d’entreprendre des entreprises en les taxant dangereusement pour donner aux populations sans travail un peu de bois de rallonge.<br />
Les lois sur la santé et leur coût ne passent pas toujours la barrière d’une certaine opinion. C’est toute l’Amérique du pognon qui grogne, l’Amérique bêtement égoïste qui tempête, ce qui, du coup, rend à nouveau Obama sympathique, redore son blason et tempère ses échecs.<br />
Le couplet des « preneurs de risques » sur l’indispensable punition des « losers » passe mal – c’est un fait nouveau – dans l’opinion de la rue, jadis encore plus conservatrice que Wall Street.<br />
Ce sont évidemment les cumulards, les gavés de la crise qui ont converti au bon moment leurs produits toxiques avec les montages à la limite du vol organisé, qui crient le plus au feu.<br />
Mieux, les responsables du krach qui s’en sont tirés à merveille sont aujourd’hui en première ligne du parti républicain pour « la revanche ». <br />
Et c’est là le pire dans les enseignements que la crise de 2008 nous laisse. La droite américaine est aussi dénuée de scrupule qu’avant. Le tout sera de savoir si la population est prête à la suivre. <br />
A en juger par ce qui se passe en Europe, à peu près dans les mêmes conditions, cela est fort possible. D’autant que pour étendre la comparaison aux partis politiques, la gauche socialiste en Europe n’existe plus dans ce qu’elle représentait et elle est devenue comme le parti démocrate aux USA, une autre variante d’une politique au service de l’immoralité capitaliste.  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/08/2o10_comme_apres_29.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Mon, 23 Aug 2010 21:51:05 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Une rentrée éditoriale chaude.</title>
         <description><![CDATA[<p>Dans le cadre de la rentrée littéraire, nous avons interrogé quelques éditeurs sur les écrivains qu’ils proposent au Goncourt belge, le prix « De Chose » de la « Dernière Heure ».<br />
- Gustave Dérangez, vous avez choisi le poète et romancier montois Pierre Sottebise, PS pour les intimes,  aux éditions « Prière de ne pas déranger », avec son dernier opus « Une nuit chez Ma Tante, en toute humilité », pourquoi ?<br />
-Voilà longtemps que PS attend son heure chez nous, en accumulant les invendus. Inutile de dire que c’est le moment de nous rembourser des efforts que nous avons consentis en le gardant dans notre écurie. Son œuvre est bien charpentée, argumentée. Son héros part à la conquête du pouvoir, poussé par les forces vives, devant le danger que représente Barthélemy Legros, venu d’une autre planète. <br />
-C’est de la science fiction ?<br />
-Non. Il fait de l’humour sur des recettes de cuisine. Par exemple, son chapitre « Blanche Neige et les sept sauces », c’est ce qu’il a fait de mieux depuis vingt-cinq ans.<br />
-Et Pol Mariette le personnage clé de « Une nuit chez Ma tante, en toute humilité » correspond-il à un héros d’aujourd’hui ?<br />
-C’est un jeune Sénégalais, très actuel, très beau, blanc évidemment, avec une barbe de trois jours, devenu ministre par le fait du prince. Le passage lorsqu’il va acheter une paire de lunette alors qu’il a une très bonne vue, pour que dans son squat on comprenne qu’il a fait des études, c’est drôle. Vraiment PS s’est surpassé. <br />
-Rappelez-nous le titre de Pierre Sottebise ?<br />
-« Une nuit chez Ma Tante, en toute humilité »…</p>

<center><img alt="461_1000.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/461_1000.jpg" width="495" height="661" /></center>

<p>- Chez Didier Emmère, sa maison d’édition « l’espoir bleu » est à vendre. Mais nous avons pu joindre son directeur artistique Loulou-Jo  Dogne qui a bien voulu nous parler de son poulain, Gégé Duprez, pour son livre « Milquette et sa mère ».<br />
-C’est plein de sensualité et de tendresse. L’écrivain l’a dit lors de sa séance de signature à la librairie « MCC », c’est entièrement autobiographique, sauf pour les scènes de hard où l’écrivain a été conseillé par une secrétaire de « l’espoir bleu » qui souhaite se reconvertir dans le porno, quand on trouvera un repreneur. L’histoire est simple. C’est une capricieuse, qui veut, puis qui ne veut plus, d’où les souffrances de Gégé. <br />
-Et la mère ?<br />
-C’est une perverse qui a pour Gégé une tocade qui va la conduire aux pires excès. Cela finira dans une partouze sous les fenêtres même d’un évêché imaginaire, commanditée par un prêtre pédophile.<br />
-Vous espérez le Goncourt ?<br />
-Peut-être pas, mais le prix « Brigitte Lahaie » de RTL, nous avons des chances.<br />
-Entre nous, ce sont des personnages à clé. A-t-on identifié qui Gégé Duprez cache sous le pseudonyme de Milquette ?<br />
-Les suppositions, les médisances vont bon train. Gégé ne nous en dira pas plus. Notre responsable de l’édition périphérique, monsieur Oliver Mingeint, croit savoir qu’il s’agit de Jocelyn Innfinez, une chanteuse de fado portugaise que Deprez a connue avant Irène de Sartre, vous voyez que nous n’en sommes pas plus avancés.<br />
….<br />
-Chez « Vert Pâturage » nous avons rencontré Jean-Mi Ramponneaux, le sympathique gardien du temple qui nous a parlé du livre de notre consœur Isa-Marguerite Duras-Durand, « Zonard d’ozone ». <br />
-Une œuvre toute en finesse, politique et champêtre. Isa montre que l’on peut faire de la politique et laver son linge bio, recycler des préservatifs, et gagner les élections. « Zonard d’ozone » est l’histoire d’une petite provinciale qui s’élève à la force du poignet dans la masturbation pour devenir ministre par relations. C’est une œuvre de fiction pure, mais qui dépeint très bien l’atmosphère des grands soirs quand le pouvoir se partage les compétences et les portefeuilles, tandis que la petite Isa du livre cache un couteau dans son porte-jarretelles, tant elle craint pour sa vie. C’est très beau, très Houellebecq, très actuel. Nous espérons le saladier d’or du « Soir mag » !  Il y a notamment une scène entre elle et une intrigante qu’elle appelle une lorette… une belle garce… qu’elle promène de la collégiale d’Amay à la place Colignon à Schaerbeek…<br />
-Je vois la scène on dirait du Shakespeare…<br />
-Oui, avec crêpage de chignons, injure, tout ça pour la propriété d’un bureau…<br />
-On connaît les lieux, n’est-ce pas ?<br />
-Sans aucun doute. C’est très léché, très tendance, un livre de vacances pour cadre moyen…<br />
….<br />
-C’était Ernest Dufour et O. Moulin pour l’émission littéraire « Braguette ouverte » de la RTBF. Bientôt, l’île de la tentation, téléfilm tourné dans les environs d’Anvers, avec un habitué de la BRT en première semaine …                                                                                                                                                                                                                                                              <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/08/une_rentree_editoriale_chaude.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sat, 21 Aug 2010 21:51:14 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Un égoïste inquiet. </title>
         <description><![CDATA[<p>On peut se réveiller avec de drôles d’idées. Ainsi, cette question : suis-je de gauche ? <br />
La réponse n’est pas évidente.<br />
A commencer par le nombre de blogs dans lesquels je débine le PS. <br />
On pourrait rétorquer : est-ce que le parti socialiste est de gauche ?<br />
Mais, ce serait trop facile. Il ne s’agit pas du PS, mais de moi.<br />
L’autre jour, un lecteur d’extrême-droite m’a demandé d’écrire pour son mouvement !<br />
Si ce lecteur a trouvé que mes textes lui convenaient, c’est qu’il doit y avoir quelque chose qui m’échappe ?<br />
Ou, alors, il n’a rien compris ?<br />
Qu’est-ce qu’être de gauche ? <br />
Y a-t-il un parti en Belgique qui correspond à des valeurs que je défends ? <br />
J’ai beau chercher, à part le PS, quel parti représente la gauche au parlement ? Un parti qui n’est fort que de deux ou trois idéologues et qui fait 0,2 % aux élections, pourrait-on dire que c’est un parti qui pèse sur le pouvoir ? A-t-il une utilité ?<br />
Le seul qui aurait pu tenir un rôle face au PS, c’est le parti communiste, s’il n’était pas empêtré, encore aujourd’hui, dans les fâcheuses comparaisons avec le parti qui a conduit l’URSS à la ruine et dont l’Occident a eu soin de souligner les dictateurs sanguinaires qui l’ont ensanglanté, pour faire croire au monde que le communisme était à leur image et donc qu’il ne valait rien, de sorte que les masses populaires se sont détournées de Marx qui passe encore pour leur théoricien.<br />
Les écolos ? Est-ce bien un parti de gauche ? Depuis les génuflexions de Jean-Mi Javaux, j’en doute. Ce parti prend trop de plaisir à se frotter au PS et au CDH sans autre arrière pensée que la pelouse à entretenir et l’éolienne à construire, pour faire passer le social au premier plan de leurs soucis. C’est, en son genre, un parti élitiste de cadres moyens.<br />
Du point de vue de la critique capitaliste, il n’y a plus de parti de gauche en Belgique.<br />
L’occasion était belle après la crise de 2008 d’en faire une analyse sérieuse. De partir, par exemple de l’imposant ouvrage de Baudrel « Civilisation matérielle, économie et capitalisme » qui démontre que le capitalisme n’est pas une idéologie mais un système économique empirique, fait de bric et de broc par les « élites » dont l’enjeu est le pouvoir. <br />
Au contraire, la crise passée on ne voit plus que les vassaux de la mondialisation, le PS en tête, qui prient pour que la croissance reprenne et que le raout continue, inventant, une morale appropriée, comme les conteurs animaliers font de l’anthropomorphisme. <br />
Comment après ce constat se dire de gauche ?</p>

<center><img alt="085_1000.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/085_1000.jpg" width="491" height="701" /></center>

<p>En réalité, je suis de gauche sans possibilité de faire un choix entre les programmes des partis.<br />
Parmi les centaines de milliers d’absentéistes, il doit y en avoir des dizaines de milliers qui pensent comme moi. Si l’on tient compte des électeurs qui votent PS tout en ne s’illusionnant plus sur ce parti, on peut dire que cela fait un beau paquet de gens qui sont à côté de leurs pompes et qui se demandent s’ils doivent voter ?<br />
Cela ne répond pas toujours à la question principale qui m’intéresse.<br />
Est-ce que je suis de gauche ?<br />
Je ne sais plus honnêtement. <br />
Ce que je sais c’est que hais l’égoïsme et la bêtise de la droite, la veulerie, la manière indécente avec laquelle elle considère l’ensemble de l’humanité. <br />
Parmi les électeurs du MR, il y a ceux qui voteraient pour un Le Pen, s’il était Belge et qui n’ayant que des imbéciles à lui substituer, adhèrent au MR en désespoir de cause ;  mais qui sont profondément racistes, détestent l’Etat « qui leur prélève plus de taxe et d’impôt, qu’aux autres ». Ils regroupent les Roms, les Noirs, les Arabes, les chômeurs et les étrangers pauvres dans un parasitisme qu’il faudrait Flytoxer. Même adhérents du MR, ils soutiennent les efforts de Di Rupo, parce qu’ils sentent qu’il est un des leurs et que dans la partie qui se joue avec la Flandre, ce qu’il faut sauver c’est leurs magots, leurs combines, le système… Et de fait, l’Etat que Di Rupo sert n’a qu’une seule politique, celle-là même qu’ils veulent.<br />
Alors, qui suis-je ?<br />
Au terme de ce billet, je ne suis pas plus avancé.<br />
J’ai peut-être tort de me poser ces questions et d’y tenter d’y répondre ?<br />
Peut-être suis-je un individualiste, un égoïste dans le fond, un anarchise sûrement, mais de droite ou de gauche ?... ou des deux !... quelqu’un qui reste dans un particularisme qui l’exclut d’adhérer à ce qu’il estime être une démarche infantile, une participation à un monde qu’il ne veut pas ! Un idéaliste, en quelque sorte, en quête d’un idéal ? Un utopiste, qu’on désigne sous le nom de populiste, pour en être débarrassé facilement d’une formule…<br />
Quelqu’un ni de très honnête, ni de généreux, inclassable ? <br />
L’écrivain Houellebecq s’est servi de son égoïsme de consommateur pour faire fortune dans la littérature. Il a saisi l’intérêt de mettre le lecteur dans son caca. Peut-être suis-je dans le mien en égoïste qui se regarde le nombril à longueur de blog ? <br />
Va savoir ?  <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/08/un_egoieste_inquiet.html</link>
         <guid>http://www.richard3.com/2010/08/un_egoieste_inquiet.html</guid>
         <category></category>
         <pubDate>Fri, 20 Aug 2010 23:12:11 +0100</pubDate>
      </item>
      
      <item>
         <title>Elio : la partie est en danger !</title>
         <description><![CDATA[<p>Un bon politique ce n’est pas quelqu’un qui cherche la meilleure solution, un bon politique, c’est quelqu’un qui dit n’importe quoi, quand le plus grand nombre le pense.<br />
Hélas, la Belgique offre aux regards étonnés de ses voisins, deux populations qui pensent n’importe quoi, mais dans des sens opposés.   <br />
On ne savait pas à Di Rupo un sixième sens : celui de l’Etat ; mais il a perdu la partie puisqu’il est devenu un mauvais politique à cause de ce qui précède ! Avoir l’oreille des Wallons n’est pas suffisant. Comment dire n’importe quoi qui irait dans deux directions différentes ?  <br />
C’est donc dans une excellente ambiance entre les sept que s’achèvent sur un échec les pourparlers du préformateur. On parle même d’une compréhension réciproque entre les parties, telle, que l’on y a vu un désir d’altérité rare.<br />
C’est sur un accord parfait d’un petit nombre de personnes que Di Rupo va rendre au roi un rapport négatif sur le désaccord du plus grand nombre !<br />
En Belgique, cela s’appelle une affinité de groupe conduisant à l’échec collectif.<br />
Comme le public ne sait toujours rien des accords et des désaccords en palabres secrètes, c’est difficile d’y entendre quelque chose.<br />
C’est con, car ainsi Di Rupo ne peut pas compter gagner l’opinion, en faisant du n’importe quoi dans deux directions qui n’en feraient plus qu’une, après des assauts de dialectiques ! <br />
On promène les gens de ce pays depuis un mois. Il n’y a pas un Belge qui y entende quelque chose en dehors des apartés du pouvoir.<br />
Nous sommes dans un état que les Grecs appelaient acatalepsie, situation sans critères certains de vérité, donc dans l’impossibilité d’identifier le probable, du vrai. <br />
Un gouvernement des affaires courantes dirigé par Leterme, qui conduit la délégation belge à l’Europe et s’apprête à entrer dans son troisième mois de sursis ; un préformateur qui revient de chez le roi avec un rabiot et qui se réjouit de travailler fin de semaine avec les sept en parfaite harmonie : puisqu’on est chez les Grecs, restons y et préconisons un futur gouvernement « ennéadécaétéride ». <br />
Sous ce joli nom se cache un cycle de dix-neuf ans, pour faire coïncider les mouvements du soleil et de la lune qui servirait de base à des installations de préformations, suivies de désinstallations, ce qui permettrait à Yves Leterme d’atteindre une vingtième année passée à la tête d’un gouvernement démissionnaire.<br />
On n’en est pas là. On n’est même nulle part, puisque chaque fois que Bart De Wever dit « ja », ses amis de la N-VA font comprendre que tout ce que le chef peut dire, ça compte pour du beurre. <br />
On entend bien le ténor de Mons nous chanter le grand air sur la dotation des Régions, mais franchement, sans connaître de ce que l’Etat va se défausser, comment apprécier « l’effort » que Di Rupo fait pour rester en empathie avec Bart !<br />
Tout cela devient d’un rare grotesque.<br />
Quand, après des nouveaux tours de table, des aller et retour chez le roi, l’aigle de Mons viendra nous dire la bouche en cœur qu’il est nommé formateur par l’Auguste ou, au contraire, qu’il est dépité et qu’il ne préformateurise plus, on aura vécu la plus belle opération antidémocratique que nos bourgeois au pouvoir auront jamais produite.<br />
Ils auront réussi le tour de force de nous interdire l’accès à toute connaissance de notre devenir ! <br />
C’est déjà fort de café.<br />
Mais, il y a mieux.<br />
Le préformateur, qui se dit lui-même – fort modestement – posséder au plus haut point le sens de l’Etat, a par la même occasion perdu de vue qu’il est avant tout responsable d’un parti qui se veut à l’écoute des petites gens. Qui ne voit que l’intérêt de ceux-ci n’est pas qu’il œuvre au maintien de la Belgique à tout prix, et qu’ils ont fait un marché de dupes en accordant leur confiance à un homme qui manifestement raisonne en bourgeois, défenseur du trône ?<br />
Et même si Bart De Wever et les siens ont mille fois tort de pousser au séparatisme dans leur haine de l’Etat belge, Di Rupo est encore plus coupable d’avoir oublié quels étaient les devoirs et les buts d’un socialiste.</p>

<center><img alt="304_1000.jpg" src="http://www.richard3.com/photos/304_1000.jpg" width="495" height="371"></center>

<p>C’est ainsi qu’avec son parti, Rudy Demotte, président de la Région wallonne, est sur le chemin de régler les problèmes d’argent de son administration sur le dos des petites gens. Ce gouvernement régional fait penser à la gestion de la ville de Charleroi au bon temps d’un socialisme majoritaire où quasiment presque tous ceux qui avaient un pouvoir municipal s’en donnaient à cœur joie dans les caisses de l’argent public.<br />
Quand on voit la manière dont le gouvernement flamand gère sa région, il n’y a pas besoin de nouveaux transferts de compétence pour savoir que nous sommes déjà défavorisés par rapport aux contribuables flamands.<br />
Et à l’avenir ce sera tellement flagrant, qu’on se demande si Di Rupo n’a pas intérêt à ce que la NV-A le contraigne à dire qu’en raison de son échec le roi ne le fera ni premier ministre, ni baron, ni comte ! Avec les nouveaux découpages, il n’y a pas un Francophone qui ignorera la mauvaise gestion à Namur. Hier, la redevance télé, aujourd’hui le gaz plus cher, mais c’est le petit peuple qui paie déjà ! Que sera-ce quand Robespierre-le Petit aura plus de compétences ! <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.richard3.com/2010/08/elio_la_partie_est_en_danger.html</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Thu, 19 Aug 2010 00:06:23 +0100</pubDate>
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   </channel>
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