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Quelle Belgique Fourons-Nous ?

La Wallonie est la seule terre francophone à être représentée au sommet de la francophonie par un locuteur d’une langue étrangère !
Tous les loustics de Bruges à Gand nous sont passés dessus de Dehaene à Verhofstadt en n’oubliant par Leterme !
Et il y a beaucoup de chances si on reste dans le cadre d’une Belgique fédérale, qu’il en sera toujours de même, la loi du nombre est à notre détriment dans un périmètre donné. Avec Lille, Valencienne, Sedan et Givet, c’était le contraire. Mais, ça ne s’est pas fait comme ça en 1830…
Toujours est-il que nous voilà beaux : minoritaires à côté de 60 millions de francophones largement majoritaires en Europe par rapport à nos pointus à peine six millions !
Il ferait beau voir que l’inverse se produisît chez Lilliput et qu’un José Happart ou un Maingain représentât un jour les ouailles de Verhofstadt ou de Leterme dans un sommet de la néerlandophonie !
En poussant des cris d’orfraie pour la défense de leur parler, les Flamands usent d’une technique vieille comme l’humanité : l’intimidation.
Et pourquoi le font-ils ?
Des langues européennes, le flamand, je ne parle pas du néerlandais, puisque les usagers de cette langue ne font pas une fixation sur elle, est une langue assurément utilisée par un très petit nombre de gens, comme toutes les langues peu répandues, elle est prise en sandwich entre le français et l’allemand, ce qui est des plus préjudiciables à son expansion, voire à son maintien.
En Amazonie, une langue disparaît tous les quinze du mois. Manque de bol, Tano et Aruak à la frontière du Pérou n’ont jamais vu Kris Peeters ou Bart De Wever !... Peut-être que la cohabitation de ces deux-là dans ces confins en éclaireurs, eût été favorable à une transhumance massive de l’engeance…
Les Flamands auront beau « flamandiser » à tout va des expressions anglo-franco-germaniques, leur langue dans l’état actuel des choses restera confinée dans leur région et ne s’internationalisera pas. On ne peut pas, sans se mettre à l’anglais, le français ou l’allemand débuter des études universitaires dans quelque université que ce soit en Flandre.
Si les gens tiennent à parler leur langue, cela se conçoit bien, c’est légitime. Qu’en pouvons-nous si dans le cas flamand, on constate un effritement du beau langage flandrien aux franges de la Flandre ? Lorsque le choix est laissé aux gens, le français est à tout coup gagnant en tant que langue de référence. Voilà pourquoi, les flamands ne veulent plus du recensement linguistique.
D’où la peur qui perce sous l’arrogance de leurs coups de gueule .
Ceux qui ont bâti leur carrière politique sur les revendications flamandes : droit du sol, priorité à la langue, barrière de protection autour de celle-ci, discrédit du français, etc. savent que la seule manière d’enrayer les progrès du français sur leur territoire est de le bannir envers et contre tout.
Dans une Europe qui prêche l’ouverture aux autres, la périphérie bruxelloise peut devenir un nouveau « Sarajevo ». Jusqu’à présent, c’était du vaudeville. Mais, sait-on jamais ?
Et quand bien même cette séparation se ferait sans heurt, que comptent-ils faire pour que l’Europe accepte ce minuscule Etat coupé en deux ?

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C’est pourquoi la Flandre cherche à partager les responsabilités de sorte que la Wallonie soit impliquée aussi dans cette séparation. Or, comme il n’en est rien, la Wallonie en cas de coup de force flamand, resterait la seule dépositaire du label belge. Ce qui placerait la Flandre dans la situation d’un Etat postulant une adhésion à l’Europe !
Situation originale, peut-être, mais difficile pour elle, certainement !
La Flandre n’est triomphante que dans le système belge, situation dont elle profite largement.
Les Francophones sont conduits par leurs unitaristes qui font dans leurs frocs dès que la Flandre hausse le ton !
Dans les négociations à venir et que l’on a presque oubliées à cause de l’actualité de la crise financière mondiale, les Francophones sont le dos au mur, non pas qu’ils montrent plus de courage qu’hier, mais parce qu’ils sont sous la pression du petit million de Belges qu’indisposent les prétentions flamandes.
Ici, il n’est plus question de flatter l’ego flamand par quelques banales concessions, comme le poste de premier ministre ou leur surreprésentation à Bruxelles, mais d’imposer à un gouvernement régional le droit d’une majorité de Francophones de certaines Communes périphériques d’être administrées dans leur langue.

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