19 avril 2019
Triomphe de la mauvaise foi.

Les Wallons ne sont guère enthousiasmés par leur gouvernement régional. Le coup de torchon de Benoît Lutgen n’a pas rendu l’éclat du neuf à la coalition. Du PS au MR, rien n’a vraiment changé, les inamovibles CDH sont toujours là. Borsus ou Magnette, c’est kifkif bourricot !
Les électeurs sont moroses, on assure que les Flamands sont meilleurs bosseurs. Leur gouvernement hyper dynamique gère mieux leur Région.
Dites ainsi, ces informations restent un mystère. Ceux qui nous les servent savent qu’elles sont fausses. Les propagandistes de bonnes nouvelles sont d’abord les politiciens concernés de la boutique de Geert Bourgeois (N-VA). Ensuite, viennent les gazettes francophones intéressées par ces fake-news pour d’autres raisons. .
Les directions de Soir, de Sud Info, de la dernière Heure et du Vif, poursuivent une curieuse logique, celle de vanter les qualités de la Région flamande. Pour elles, l’économie libérale mondialisée est l’atropine dont la Wallonie a besoin pour accélérer sa modernité.
Selon la propagande des patrons de presse, la Wallonie aurait tort de râler. Elle ferait mieux de suivre l’exemple du travailleur flamand, courageux, se satisfaisant de peu, etc.
Avant les élections du 26 mai, comment rétablir la vérité : la situation n’est pas bonne en Wallonie avec les MR aux commandes, mais elle n’est pas meilleure en Flandre.
La NV-A, qui a renversé le gouvernement fédéral sur le thème des migrations, n’est plus si faraude depuis le scandale des visas humanitaires, vendus à de pauvres bougres moyennant des sommes exorbitantes, par le meilleur ami de Theo Francken. Le thème de la migration est devenu toxique. Passer du bilan économique douteux, au thème récurrent de l’accueil des réfugiés en Flandre n’est plus possible. La N-VA s’empêtre dans une sale affaire, à un mauvais moment.
Du coup, le discours identitaire se change en un discours financier. Les questions d’argent reviennent en force dans le débat politique avec la transition énergétique, les réductions de charges et l’augmentation des dépenses publiques, autant dire que les Flamands ne sont pas aussi florissants que les gazettes le prétendent. C’est à qui se défile pour ne pas payer les factures. Les patrons s’affichent avec la N-VA, le Socialistische Partij avec les bourgeois et les travailleurs sans opinion. Le CD&V cherche l’accostage au meilleur endroit.
Les Groen, se voient déjà les arbitres de ce micmac. Ils s’y sont pris tellement mal pour chiffrer leur plan climat, que tout le monde se croit le dindon de la farce.
Qu’importe, le thème est porteur d’où la surenchère des autres partis. Dans un contexte de ralentissement économique, quoiqu’en disent la presse francophone, c’est plutôt ballot ! Le seul mérite de cette course à l’écologie, c’est d’avoir fait oublier les milliards de déficit structurel que laisse le gouvernement Régional flamand.
En Wallonie on ne fait pas mieux, ni moins bien. Les comparaisons sont difficiles, les économies n’ont pas les mêmes orientations, surtout depuis la moindre part prise par la métallurgie de part et d’autre de la frontière linguistique.

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La Région wallonne à aussi son content d’embrouilles. La liste dissidente créée par Alain Destexhe (ex-MR) canalise à son profit l’insatisfaction ambiante chez les bourgeois. C’est leur Marine Le Pen à ces gens là ! Sa droite alternative rend Michel et Borsus aphones. Bloquer le parlement wallon grâce à une unique prise, Destexhe démontre la fragilité de l’alliance MR-CD&V.
Certains dossiers en Flandre ont abouti à des réformes concrètes, notamment les allocations familiales, l’apprentissage en entreprise, le droit de succession et la justice des mineurs. Des investissements ont également été réalisés dans les infrastructures cyclistes, les logements sociaux et les bâtiments scolaires, la liaison Oosterweel, qui doit boucler le ring anversois, et l’extension du port d’Anvers.
Malgré tout, le gouvernement Bourgeois est tristounet. Les gazettes le taisent exprès aux Wallons, dans le but de les remotiver. En Flandre, « ni perspectives enthousiasmantes ni projets porteurs dans le chef de l’équipe gouvernementale, et la force du changement si chère au plus grand parti de Flandre ne s’est que peu exprimée. » (Daardaar magazine)
La réforme de l’enseignement est ratée, avec la baisse des résultats et confirmée par la ministre Hilde Crevits (CD&V). Les files d’auto aux abords des villes sont plus longues que jamais et la pollution de l’air croit partout. Geert Bourgeois a loupé le dossier climatique, en échec absolu. Les objectifs ne seront pas atteints. De Wever affirme que ce n’est pas grave.
Bref, la belle image de la Flandre triomphante, laborieuse et efficace qu’on essaie de nous faire passer pour voter MR, en perspective d’une reconduction de l’alliance avec la N-VA est de circonstance. Juste le temps aux débiles légers d’aller voter en croyant à ces salades !

18 avril 2019
Macron, tout feu tout flamme !

Le malheureux incendie de Notre-Dame de Paris prend une tournure mondiale. Éteint à Paris, il reste les images, si bien qu’ont peut le rallumer ailleurs. Même à Liège, ça sent le brûlé. Le journal La Meuse rassure les fidèles de la cathédrale Saint-Paul, en réfection elle aussi. Tous nos ouvriers du bâtiment sont non fumeurs !
Le constat est sévère les trois quarts des incendies des bâtiments classés ont lieu lors de restaurations. Les mesures de sécurité en prévention des départs de feu sont insuffisantes. L’État est négligent et mal placé pour féliciter les pompiers sur leur courage.
Pour un autre excès, Christine Defraigne (première échevine à la Ville de Liège) s’émeut à juste titre. Son collègue Boucher du MR, a cru malin d’exalter l’Europe chrétienne !
Elle a raison la bougresse. Fasciné par le feu, que Boucher soit touché par la foi, le regarde. De là à nous bassiner avec son Europe chrétienne, c’est insupportable au nom de la laïcité !
On devrait plutôt conserver de la modestie à Liège, quand on sait que la collégiale Sainte-Croix, fondée entre 976 et 986 par l'évêque Notger, monument classé et indissociable à l’histoire du Pays de Liège, est en passe de s’effondrer ! Ce ne sont pas les échafaudages soutenant ses murs qui pourront résister longtemps à la dégradation. Et que fait-on à Liège pour consolider des murs de deux siècles antérieurs à Notre-Dame de Paris ? Rien, voyons. Le drame anonyme ne compte pas.
Ce que je respecte dans les églises de jadis, ce sont les milliers de compagnons du devoir qui ont taillé et assemblé les pierres, les charpentiers, les verriers, les orfèvres avec des outils infiniment moins perfectionnés que les nôtres, qui ont laissé des merveilles architecturales que nous contemplons encore.
Ces compagnons « de la belle ouvrage » ont toujours privilégié les techniques, les styles et les matériaux de leur époque, pour réparer ou finir les édifices qui nous sont restés. En cela,Viollet-le-Duc, l’architecte de Badinguet, s’est montré respectueux construisant la flèche de Notre-Dame en matériaux « nouveaux » laissant croire à l’apparence ancienne avec la pierre extérieure, au milieu du XIX me siècle.

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Pourquoi ne reconstruirait-on pas les combles de Notre-Dame qui supportent le toit, en matériaux composite mille fois plus résistants et ininflammables que le bois, avec un coût bien moindre, plutôt que dévaster une forêt de chênes ? Ce projet devrait plaire aux écologistes ! Les compagnons bâtisseurs du moyen-âge l’auraient fait comme allant de soi.
Mais non ! chichi, embarras, on n’a pas fini de célébrer la reconstruction à l’identique comme la seule possible, sachant pourtant que du découpage de la poutre en chêne, à l’assemblage par goupilles, tenons et mortaises, tout sera fait à l’aide d’un outillage ultramoderne.
À l’heure où ces lignes sont écrites, on frôle le milliard d’euros de dons des grandes entreprises et des fortunes personnelles, récolter une pareille somme en deux jours relève du prodige. Comment se fait-il que l’on puisse se mobiliser si aisément pour reconstruire un monument et qu’il faille attendre des mois, voire des années et une inflation adéquate pour augmenter les salaires de 2 % ?
Depuis le mouvement des Gilets Jaunes, tout le monde sait que des travailleurs à temps plein n’arrivent plus à vivre décemment de leur salaire ! Sans compter les services publics, les transports et les hôpitaux qui grattent le fond des tiroirs pour satisfaire les plus élémentaires besoins des collectivités ! On s’émotionne de l’incendie d’un bâtiment et on ne voit pas une ville qui brûle, un pays qui s’effondre, étrange non ?
Macron sauvé par le gong, doit quand même une fière chandelle à l’incendie de Notre-Dame de Paris arrivé pile poil, pour que son discours, suite au grand débat, ait perdu de son intérêt explosif.
Une ancienne gloire des ronds-points, madame Levavasseur réapparaît après sont couac aux européennes. Elle encourage désormais les Gilets Jaunes à refaire leur charpente sociale, détruite par les casseurs et les flash-Ball, en vertu de la solidarité retrouvée des Français, depuis « le drame affreux qui nous frappe tous ».
Elle peut compter sur les indécrottables glandeurs des salles d’attente. Que ce soit chez le dentiste ou chez Macron, la passion d’attendre est universelle. Entre deux lectures de revues et brochurettes vieilles de six mois, il se chuchote, parmi les glandeurs, qu’un gouvernement, qui consacre un conseil des ministres complet à la reconstruction de Notre-Dame, ne peut pas être mauvais !
Vladimir et Estragon envisageaient de se pendre pour passer le temps, dans la pièce "En attendant Godot".
Macron, tout feu tout flamme, peut-il encore retourner l’opinion ?

17 avril 2019
La politique de l’émotion.

Pas besoin de l’incendie d’un monument prestigieux en Belgique, pour être en sidération.
Cet état général vient d’empirer à l’approche des élections du 26 mai.
L’orateur qui a toujours raison est en passe d’être remplacé par celui qui a toujours tort. D’où une certaine prudence des élites passées au crible de la suspicion.
Flaccidité du repos, les temps ne sont plus à la superbe, mais au repli chez soi. Les celliers payés par les électeurs, le bourgeois-député n’y descend plus que sûr d’y remonter quelque grand cru sans être vu. Il est de bon ton de paraître sans cravate, le geste sobre à regarder l’heure d’une Seiko, la Rolex dans le tiroir du bureau. Être logé aux frais de la princesse fait mauvais genre. En plein intérim, Charles Michel se fait tout petit rue de la Loi. Si ça se trouve, il finira par payer sa tasse de café au personnel de cuisine.
Le puissant organe de Denis Ducarme, c’est fini. Il vocalise dans le mezza voce. L’agression transphobe de Julia, en short place de la République a rendu Di Rupo prudent. Dans ses discours, il se garde de monter dans l’aigu. Le métallo qu’il faut séduire avant le PTB n’est pas particulièrement LGBTQ. Un haute-contre lui est suspect !
Le prêt à voter de mai prochain reste dans le classique et le déjà vu. Les vieux vestons sortent de la naphtaline. Il faut avoir l’air pauvre. Seul Reynders résiste à la mode sdf. Il a une réputation de dandy à soutenir. C’est au-dessus de ses forces, il est trop vaniteux.
L’avenir est aux pleurs discrets. L’art de retenir ses larmes, avec juste une humidité visible d’entre paupières, Macron dans le registre pourtant assez juste, lundi soir à Notre Dame, était de loin surpassé par le « surjoué » de la maire de Paris, Anne Hidalgo, derrière lui pour la photo d’hommage à la France calcinée. Prête aux sanglots, seulement retenue par la décence, elle était parfaite, madame Macron, spécialiste en effets de planche était très impressionnée.

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Comme à la fenêtre d’un convoi au charbon, les autres essayaient l’escarbille dans l’œil.
Quelques jours auparavant de ce drame absolu dont tout le monde va se remettre très vite, Daardaar, l’excellent magazine qui traduit en français des articles parus en flamand, observait des moments d’anthologie dans le staff politique de la Flandre éternelle : Joke Schauvliege, CD&V, en pleurs pour annoncer sa démission de son poste de ministre de la Région flamande à la suite de la polémique, qu’elle a elle-même déclenchée en indiquant que les marches pour le climat était le fruit d’un complot. Joke s’étant persuadée de sa connerie n’a pas pu se retenir de verser des larmes sur elle-même. Philippe De Backer (Open Vld) incapable de retenir ses larmes à ses adieux à la politique, quitter l’armoire aux confitures à 41 ans, il y a de quoi mouiller un mouchoir. Avant lui, Patrick Janssens (ex-sp.a), Philippe Muyters (N-VA), Meryame Kitir (sp.a) et Bart De Wever (N-VA), entre autres, avaient déjà allongé la liste des politiciens larmoyants.
Pourquoi cette montée des sensibilités dans la sphère politicienne ?
Stefan Rummens, philosophe en politique à la KU Leuven, nous met au courant : « Il y a belle lurette qu’ils ne sont plus des personnes inaccessibles dans une tour d’ivoire, mais des êtres faits de chair et de sang. Avec l’arrivée des réseaux sociaux, nous, les électeurs, en savons plus sur leur vie privée. Et nous voulons la connaître. Les politiciens jouent sur cette évolution en dévoilant davantage leur personnalité. Par exemple, en débarquant dans toutes sortes de jeux télévisés, en participant à des séances photo dans des magazines ou en communiquant avec les électeurs via Twitter et Facebook. Ils sentent qu’ils peuvent très bien verser une petite larme et révéler ainsi un côté humain. Ce tabou est tombé. »
Ainsi, c’est en regardant l’amour est dans le pré ou toute autre connerie superbement relayée par nos machines à décérébrer, que nos sangsues du sang citoyen apprennent la sensibilité et non pas à la misère des plus pauvres ! Des Bekende Vlamingen qui se lancent en quête de leurs racines, aucun ne résiste, la patrie Flandre arrache des sanglots aux plus endurcis.
Comme le sujet est encore plus futile que je ne pensais, un autre professeur, un certain Ad Vingerhoets (Université de Tilburg), qui étudie nos larmes depuis des années, nous assure qu’un des effets de la télévision est qu’il est devenu de plus en plus normal de voir pleurer des personnalités.
Le revers de la médaille, c’est quand l’émotion mal simulée devient suspecte. Avant de se rougir les yeux, le chasseur d’électeurs doit bien scruter l’assemblée pour y sentir le courant favorable.
La larme discrète et de bon ton devant un public conquis, oui. Les sanglots longs comme des violons, ce n’est pas encore pour tout de suite.

16 avril 2019
Téléologie triste.

Ah ! Charles Michel en a fait de belles. Le royaliste-bourgeois Di Rupo peut lui en vouloir : le président du MR a banalisé la N-VA !
Dans sa soif de pouvoir, Charles n’a pas hésité. Entre l’intérêt du royaume et lui, il n’y a pas photo. Louis peut être fier. Son petit monstre de fils a avalé sa chique et fait des mamours à Bart De Wever, il y a cinq ans. Nous en recueillons les fruits vénéneux aujourd’hui.
Arithmétiquement, il était possible à cette législature de faire un gouvernement sans la N-VA. Il fallait ramer dans l’autre sens et faire appel aux socialistes des deux Régions. Cela n’aurait été ni pire, ni meilleur, mais le pays aurait évité le gonflement des muscles nationalistes flamingants que vient de résumer Jean Jambon.
« Si la N-VA est à nouveau le plus grand parti du pays en mai prochain, elle entend bien pourvoir le poste de Premier ministre, a expliqué lundi l'ancien ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, sur les ondes de Radio 1. "Que la plus grande formation politique prenne la tête du gouvernement est dans la logique des choses. Je pense qu'on peut gérer les affaires de manière encore plus efficace depuis cette place", a-t-il ajouté. » (7/7 magazine)
L’appétit du pouvoir chez les Michel va coûter cher à tout le monde. Non pas que le trône et l’autonomie de la Flandre intéressent, ce sont des péripéties qui se règlent entre bourgeois. C’est sur le plan social que la N-VA inquiète. Selon les dernières déclarations de l’illustre anversois, les salariés et les chômeurs n’ont pas fini de gémir.
Rien que cela, l’électeur centriste, avec un peu de jugeote, devrait sanctionner le MR.
La flemme de Reynders pour aller au charbon, la bêtise officialisée du petit Chastel et la tonitruante inconséquence de Denis Ducarme, n’avaient pas besoin de cela pour que le 26 mai ne soit pas une journée de rigolade pour le MR.
Grâce à Michel, en 2019 la N-VA joue gagnant. Jean Jambon et son ami Théophile Francken peuvent déclarer sans rire "Il y a cinq ans, il était impossible de trouver un soutien en Wallonie pour un gouvernement dirigé par la N-VA. Depuis lors, nous avons toutefois montré que nous sommes responsables et de bons gestionnaires".
Ce qu’a confirmé leur leader de Wever, ravi de l’aubaine d’un MR passe-plats aux ordres, capable de faire l’appoint pour un gouvernement plus déséquilibré que le précédent. La N-VA pourrait rassembler les partis flamands avec le MR qui cautionnerait cette coalition presque pure flamande, au fédéral, même si Charles perd encore des voix.
Très incertain quant à son avenir chez les libéraux, Didier Reynders l’a confirmé lui-même, en faisant sa cour au clan Michel « Un gouvernement avec la N-VA est toujours possible ».

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Reynders a besoin de l’accord de Charles pour candidater le secrétariat général du Conseil de l’Europe. L’institution paneuropéenne pâlit. La lumière médiatique accaparée par l’Union européenne, manque. Le phare, c’est lui ! Il en rêve au point qu’il est distrait et déjà ailleurs dans cette campagne électorale avec le MR bruxellois. Reynders est un poids mort pour tout le monde. Le clan Michel est tenté de l’évacuer à Strasbourg dans l’endormissement d’un secrétariat musée, pour ne plus le voir. D’autres pointures dans le bric-à-brac libéral font comprendre aux Michel que ce serait donner une prime à la paresse d’un inutile.
On en est là ! Et de fait, ce militant de la première heure est méconnaissable ! Il n’a plus la pêche. Il s’empâte sur ses dernières photos. Il attrape des bajoues. Ce n’est plus le beau Didjé de Liège !
Bart De Wever n’a cure des mésaventures d’un éminent du MR, ni même du MR. Il offre des places à l’incurie dans son cabinet idéal, pour rester dans la légalité. C’est tout.
Jean Jambon a remis les choses au point entre lui et l’ancien premier ministre. "Je pense que Michel a montré de quoi le centre-droit est capable, mais nous aurions pu en faire plus. Je reste positif quant à Charles Michel, mais il était toutefois le chef d'un plus petit parti. Les formations plus importantes peuvent être plus fortes".
On ne peut être plus clair.
Jean Jambon poursuivra la politique de Michel I, mais de manière "plus forte, plus efficace et plus rapide". La poursuite du jobsdeal, la dégressivité des allocations de chômage et tout un tas d’autres joyeusetés qu’il se fera un plaisir de nous faire déguster, comme le communautaire confédéral.
Il ne reste plus qu’à la gauche wallonne « progressiste » de compter sur Kriss Peeters du CD&V pour freiner un chouia la démolition du social.
Triste MR, triste fin, triste social-démocratie pour une téléologie d’une Belgique en liquidation.