2 décembre 2022
Soirée chic à Mons !

Aujourd’hui tous les partis investissent dans l’arsenal numérique. L’intérêt tient dans les mesures en continu de l’audience, les sondages d’opinion c’est du passé. Alors qu’en 2019, c’était encore Facebook et Twitter qui avaient la cote, depuis la Covid, Instagram et Tik’Tok ont pris une part de marché. Les gens marchent à l’émotion. L’audience est plus forte quand le candidat à la notoriété paie de sa personne et invite le public à pénétrer chez lui à l’aide du numérique. Les choses vont parfois très loin dans l’intime.
Reste que, surtout du côté francophone, l’ancienne méthode à la Guy Mathot tient encore la route. Elle consiste à inviter les rombières du parti dans des agapes filmées par des vidéastes professionnels. Le remuant Georges-Louis Bouchez a repris la formule de l’ancien bourgmestre de Seraing à son compte dans la bonne ville de Mons. Cette méthode nourrit ainsi à bon marché les réseaux avides de vécu. C’est d’autant nécessaire qu’à part les convaincus absolus de la pertinence de nos dirigeants « qui vont dans le bon sens », un doute sérieux pèse sur l’honnêteté du personnel politique. C’est ainsi qu’on a appris que si Di Rupo a dégraissé le mammouth financier de 5 %, les indemnités des représentants du peuple ont quand même augmenté de 10 % !
Les séquences vidéos circulent. Il y en a une actuellement sponsorisée par Bouchez sur Facebook. Les agapes se déroulent à Mons, on y voit une salle pleine de gens endimanchés autour de tables rondes recouvertes d’une nappe, afin qu’on ne reconnaisse pas le mobilier de jardin. Seuls les dossiers des chaises pliantes attestent des origines. Vu de loin, l’ensemble ressemble à un dîner chic d’un grand hôtel. Georges-Louis serre des mains, slalome entre les tables l’air complètement ravi. Tout à l’heure, il va monter sur l’estrade, impatient de prouver par le verbe qu’il a absolument raison sur tout. La caméra balaie la salle. Elle s’attarde sur les visages les plus extasiés.
Ces gens, par ailleurs braves commerçants ou employés modèles, c’est plus que la clientèle du MR, c’est partout la clientèle des partis de pouvoir.
Tout le drame de la Belgique en décors carton-pâte est devant nos yeux !
Que nous dit G-L B ?... que tout finit par s’arranger, qu’il ne faut rien changer de la grande ligne classique mondialiste de l’économie de marché. C’est tellement plus pratique de ne rien faire pour finir au même point que ce qu’on voulait faire. Les gens sont ravis. Il leur semblait aussi que ceux qui s’alarment et qui tentent de répandre dans le public la terreur du lendemain, sont des fauteurs de troubles, cause directe de ce pourquoi la conjoncture est mauvaise, mais que l’œil vigilant du président Bouchez a détecté. Grâce à lui, la chienlit ne passera pas. Mieux, elle sera plus surveillée que jamais et pour commencer, les largesses de l’État à leur égard relèvent du passé.
Et voilà la cause pointée du doigt : le chômeur, le parasite. Les gens sont aux anges. Le président vient de les soulager du poids de chercher des boucs émissaires. Ils n’avaient pas à le chercher loin. Certains sont persuadés qu’ils en ont dans leur propre rue.

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Bouchez finit par lâcher un scoop. Nos chômeurs sont tellement nuisibles qu’ils ont transmis leur poison jusque dans les rues de Washington où des Américains, jadis citoyens exemplaires, protestent aussi en n’essayant même plus de chercher du travail.
« Jusqu’en Amérique » disent les gens tétanisés par l’info.
La soirée se termine. Certains veulent que les chômeurs aient un chef et que ce chef, soit Di Rupo !
La charge de Bouchez sur le Montois dans un de ses propos « confidentiels » pour une table va trop loin. Elle est entendue par une moitié de la salle. Il n’a jamais dit cela, même s’il l’a pensé. Tout le monde s’esclaffe.
Les esprits s’échauffent au pétillant espagnol à 5 euros la bouteille.
Les écolos en prennent pour leur grade, comme si la planète avait besoin d’eux pour fournir aux entreprises tous les métaux et tous les fluides dont elles ont besoin. Les ressources sont infinies et ce n’est pas possible que nous soyons dans l’alternative de changer ou de disparaître.
La salle comblée s’écoule dans la rue par petit groupe. La caméra la suit. Elle disparaît dans la nuit profonde ;
Il fait froid, il fait moche. La réalité saute aux yeux.
Sans le mousseux espagnol et le plaisir d’être entouré de gens qui pensent comme vous, on refait la soirée en maugréant un peu, en cherchant sa voiture.
Des ombres sortent des ruelles. Mons est sale et mal éclairé. Les travaux de la gare ne sont pas terminés, loin s’en faut. Tout va de travers. En rentrant dans la boutique familiale, la chape de plomb des emmerdements retombe sur le dos du commerçant étranglé. On n’en est pas encore à l’image du président Bouchez, bien nourri aux frais des Belges. Mais il faudrait un rien pour y arriver, comme une facture impayée bien en vue sur le coin du bureau et dont on n’a pas les premiers sous.
C’est souvent à ce moment que les couples s’engueulent, jusqu’à dire que c’est l’autre qui vous a entraîné à ce dîner et qu’il vous a caché qu’il était payant ! Même si c’est minime, ce qu’on a bouffé l’était aussi.
Il faudra attendre le lendemain pour qu’on se remette à penser MR et à voter pour LUI !

1 décembre 2022
… un instant, monsieur le bourreau !

Une réflexion dans Orwell « 1984 » dit tout de notre époque « Les films, le football, les bières et, surtout, le jeu, formaient tout leur horizon et comblaient leurs esprits. Les garder sous contrôle n’était pas difficile ».
Ce qu’Orwell n’eût pas osé écrire en conclusion à l’époque où ces lignes furent publiées, c’est qu’entre-temps, Big Brother n’avait même plus besoin de les garder sous contrôle, les gens se gardaient tout seuls !
C’est une observation que chacun aurait pu faire après les émeutes de Bruxelles et de Liège à la suite de la défaite de nos footballeurs qui vit l’équipe marocaine les battre 2-0.
Tout de suite au signal du Bourgmestre de Bruxelles, la foule désigna à la vindicte générale « des voyous », mêlant sans plus le ketje glandeur des Marolles, le chômeur sans nationalité embourbé dans la délinquance par conviction intime, quelques ivrognes et les fameux blacks Blogs à l’affût d’une castagne, sans oublier le fond du fond, la lie entre deux prises de crack, de ces épaves hallucinées comme on en croise régulièrement en rue.
Voilà la ligne de la « bienpensance » tracée, adoptée d’office et officialisée par les journaux, sur le clin d’œil du bourgmestre de Bruxelles. C’est donc bien à cette version officielle que s’est ralliée la population, dans son ensemble, bien heureuse de se débarrasser des quelques mauvaises pensées qui, un bref instant, l’assaillait.
Pas de soucis, la population s’était gardée toute seule !
Ne l’eût-elle pas fait, qu’eût-elle inventé comme détour pour éviter de buter sur des suppositions tout à fait contradictoires à la pensée unique ? Probablement des raisonnements « populistes », dont on ne sait jamais dans quelle direction, ils partent. C’eût été une alerte rouge pour Big Brother. Faut-il rappeler ce que les Autorités ne veulent pas qu’on sache : le populisme n’existe que par la grâce de l’élitisme, quand la démocratie représentative est en voie de liquidation par ceux d’en-haut !
Vous savez aussi pourquoi la population est sagement restée dans les limites du parcage autorisé ? C’est la glorification du travail. Voilà qui taraude les esprits et ramasse les mises. Le suprême argument de Big Brother : tout le monde aujourd’hui aspire au travail, n’importe quelle sorte de travail, si pénible ou si répugnant soit-il, pour chasser l’âpreté de la vie et bannir de l’esprit les pensées qui tuent. Y a-t-il aspiration plus forte que celle-là ? On n’est pas né de la dernière pluie dans la petite caste fermée des intellectuels gestionnaires de l’État. Cent mille fonctionnaires travaillent pour eux à cette idée, il en va de leurs emplois.

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Tous féroces attachés à ce qu’ils défendent sans même avoir reçu un ordre, par zèle et conviction personnelle, la plus épatante des valeurs après celle du travail : l’amour d’autrui, frère cosmopolite, à cause des hontes anciennes que les arrivants nous rappellent, sinon aux noms de leurs ancêtres, tout au moins selon ce que leur font dire leurs avocats. Ce fardeau supposé justifie ce que nous leur devons, aux yeux des âmes sensibles.
C’est ainsi que le jour de l’émeute nous sommes passés volontairement à côté d’un événement majeur. Le genre de choses qui reste longtemps dans l’inconscient, qui y mijote pour refaire surface dix ou vingt ans plus tard, métalepse du pugilat joyeux en fureur et saccage.
Le gros des casseurs était essentiellement de nationalité marocaine ou assimilé, même si certains, nés en Belgique n’avaient jamais foulé le sol de la patrie sublimée.
Ce fait non reconnu nulle part et avoué mezza voce est le seul et terrible moment de vérité que personne n’a voulu voir et qui cependant est comme un nez au milieu de la figure.
Je voudrais être cannibale non pas pour le plaisir de manger les lanceurs de la pensée unique, mais pour avoir le plaisir de les vomir !
La chose étant déjà vieille d’une semaine et quasiment effacée, on l’oubliera très vite dans le concept officiel et plus secrètement, comme une mauvaise pensée à ne pas révéler. Le match suivant aura droit à une autre fureur, moins cocardière. Si émeutes il y a, ce sera du pain béni pour les autorités qui pourront diluer dans la même marmite deux fureurs complètement différentes et sans aucune ressemblance de l’une à l’autre.
La politique d’accueil à tout qui l’entend des populations de toutes provenances est une monstruosité en elle-même dont la responsabilité entière s’échelonne sur cinquante ans d’erreurs.
Cette société disparaîtra parce qu’elle n’a rien compris de la nature humaine et qu’elle persistera jusqu’au bout dans une obstination criminelle, comme la foi du charbonnier, transfigurée ici en morale, douceur des mœurs et cultures panachées. Le monde occidental sera la risée générale de six milliards d’humains.
On verra comme le triomphe de la vertu peut finir à l’échafaud ! Des peuples qui s’emploient à se défaire de ce qu’ils sont dans une sorte de sublime imbécillité vertueuse, finissent par disparaître avec leurs symboles, leurs cultures et leur mœurs. À se vêtir de la manière des autres, de respecter des religions féroces et conquérantes, des gens de toute part, sachant cela, à l’affût des aubaines, accourent à la curée, sans vergogne, ni obligation, prenant ce qui est bon à prendre, aidés par nos lois, chouchoutés par nos bonnes œuvres. Vous verrez ce qu’il en adviendra. Tandis que nous, nous irons bravement à la mort, sans avoir rien compris, sans avoir rien appris.

30 novembre 2022
Charles Michel jusqu’à la nausée.

Charles Michel, président du Conseil européen, doit en principe rendre visite au président chinois Xi Jinping. Il a besoin de ça pour marquer des points sur Ursula von der Leyen. Au hit-parade des égos, il est en retard sur l’Allemande, le clan s’inquiète. Papa Louis n’en dort plus.
Xi Jinping a bien d’autres choses à faire que serrer la main d’un notable européen dont il sait le pouvoir dérisoire. Pour renforcer les liens entre la Chine et l’UE, la présidente de la Commission est plus utile.
A Pékin, la politique du confinement de masse contre la recrudescence du Covid-19, engendre des mécontentements profonds, le Chinois a la tête ailleurs que discuter de la pluie et du beau temps avec un émissaire européen, sans réel poids à l’Europe.
C’est ce peu de consistance d’une mission floue de l’UE qui agace Charles Michel, carriériste tous azimuts, en chasse perpétuelle d’honneur et d’argent.
Déjà trop souvent dans sa carrière, Charles Michel a été exposé au ridicule d’un président chargé d’inaugurer les chrysanthèmes. Non pas que cette sinécure soit détestable, puisqu’elle s’accompagne d’un salaire énorme, mais que cela se sache et se commente en public, le mortifie.
Son idée d’unir par son entremise deux ennemis que tout oppose : les États-Unis et la Chine, a pris l’eau. Ce n’est pas demain qu’on le verra joindre les mains de Xi Jinping et de Joe Biden devant les caméras du monde entier pour une réconciliation mémorable, à l’imitation de Bill Clinton joignant celles de Rabin et d’Arafat.

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Pour ce rêve hélas d’une apothéose qui ne viendra pas, il aurait mis une sourdine à la traditionnelle question des droits de l’homme, qui ne sert qu’à publier dans les gazettes occidentales que nous sommes vertueux et que les autres sont des voyous.
Reinhard Bütikofer, président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec la Chine, est un astucieux. Il pousse Michel dans le dos en rajoutant du piment à la sauce « Il devrait profiter de l’occasion pour faire part de nos préoccupations concernant plusieurs questions. S’il y a une répression du récent mouvement de protestation, l’UE est prête à soulever cette question dans les institutions internationales et à envisager de nouvelles sanctions. »
Charles Michel est pris de court. Il devrait forcément dire quelque chose. Lui, l’expert en salamalecs et accolades, obligé de froncer les sourcils et d’apparaître comme le père fouettard d’une Europe dont la Chine se fout, Ursula von der Leyen doit bien rire !
Les 27 marchent sur des œufs vis-à-vis de la Chine. Entre ceux qui aimeraient qu’on diminue notre dépendance à son égard, pour ne pas tomber dans le même piège que le piège russe, et ceux, comme l’Allemagne, pour qui la Chine est d’une importance vitale, Charles Michel est comme un pou coincé entre le pouce et l’index d’un singe habile.
Se hisser de son couillard de bureau pour aller prendre Xi Jinping au collet, n’est pas le style maison. On se rappelle par quels virages souples, bruits et chuchotement de coulisses, Louis et Charles Michel s’étaient défaits du pot de colle Didier Reynders, alors président du MR, pour y placer le fiston. Cette politique feutrée, si elle fonctionne sur les épais tapis des directions politiques en Belgique, ne fonctionne pas sur le parquet du clan allemand d’Ursula.
L’envergure des personnages qui ont en main nos destinées se voit dans l’ascendant qu’ils exercent sur leur Administration et les partis, en même temps qu’ils imposent le respect en politique internationale parmi leurs interlocuteurs étrangers pas toujours bienveillants.
Pas une figure de la politique belge ne figure au palmarès, tous des minables.
Et pourtant, quand Charles descendra de son piédestal européen, il réintégrera la politique belge sous les applaudissements de ses pairs et bénéficiera d’une confiance renouvelée. Il n’aura rien construit à l’Europe et ne se sera illustré, pour l’histoire, que le fait de s’asseoir sur le fauteuil glissé sous ses fesses malicieusement par Erdogan, alors que la présidente de la Commission dix fois plus importante que lui, restait debout avant de disparaître sur les coussins d’un vaste divan, loin des deux vedettes phares.
Mine de rien, on a vu là ce dont un homme, sans véritable caractère en-dehors de la défense de sa carrière, est capable.
Nul doute, nous hériterons de cette lavette quand le moment sera venu pour lui de quitter l’Europe. Nous l’accueillerons sans doute comme le héros d’une prodigieuse carrière et peut être que Georges-Louis Bouchez, se confondant en excuses d’être toujours là, rendra la présidence du MR à son propriétaire, tandis qu’il soumettra son plan de carrière au Vieux (Louis Michel) qui donnera son aval pour une fin heureuse à l’Europe en compagnie de Chastel, son prédécesseur à l’intérim.
Tout cela est l’indigence crasse d’une politique dont beaucoup de gens ont plus qu’assez. Cela dépeint le caractère insupportable, la vanité sans borne des têtes de gondole, dans le marché politique du fric, de la frime et du bagout.
C’est comme l’arrière-cour d’une démocratie sur le mur du fond duquel tout le monde va pisser, sans vergogne et sans état d’âme.

29 novembre 2022
L’aubergiste est fatigué !

Le football peut, en dehors du sport, apporter quelques éclaircissements là où personne ne l’attendait.
La violence dans le centre de Bruxelles, d'Anvers et de Liège, dit beaucoup sur le ressenti d’une partie de la communauté marocaine en Belgique que ces membres soient ou non devenus Belges par naturalisation. On pourrait même associer tout le Maghreb émigré dans une adéquation des comportements observés, tout en précisant qu’il ne s’agit pas d’inclure l’ensemble des ressortissants maghrébins, ce qui serait faux et poserait là une vraie démarche raciste.
À défaut de connaître les particularités de tout déplacement d’émigrés d’une même provenance qu’elle soit nationale ou étendue à plusieurs pays, la Belgique a ouvert ses frontières pour accueillir le tout venant sans discernement du nombre et des mœurs des arrivants. Le laxisme de l’Europe y a été pour beaucoup avec l’espace Schengen qui désigne un espace de libre circulation des personnes. Ce principe implique le libre franchissement des frontières par tout individu entré sur le territoire d’un des États membres. Un État membre de l’espace Schengen ne peut rétablir les contrôles que dans des cas très précis.
Cela aurait pu être un ajout de liberté supplémentaire des citoyens résidant en Europe, si ses frontières externes avaient été gardées efficacement par une police des douanes. On sait par l’expérience que cette police n’a jamais réussi à empêcher l’afflux des personnes de l’en-dehors de l’UE. Elle ne l’aurait pu, vu les moyens et les effectifs mis à sa disposition. Ce fut le commencement du désastre par l’infiltration de tout qui le voulait au passage aisé des frontières.
Voilà plus de vingt ans que cela dure et ce n’est pas près de finir.
Avec le flux des émigrés en situation régulière, nous avons un autre problème, celui de l’assimilation et de l’intégration de dizaines de communautés étrangères de mœurs et de coutumes diverses.

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La Belgique vit dans une sorte d’angélisme qu’elle entretient avec l’émigration. L’image du proscrit sorti clandestinement d’une dictature et arrivant à bout de force dans un havre de liberté, secouru par un peuple belge le cœur au bord des lèvres, est à la base du raisonnement énode et lisse.
L’hospitalité n’étant pas un vain mot, le pauvre rescapé de l’enfer ne peut que bien se trouver auprès de sa nouvelle famille. Il est reconnaissant de l’hospitalité qui lui est généreusement accordée.
L’image d’Épinal représentant des couples avec enfants amenés par le bateau d’une Association humanitaire vers des rivages enchanteurs, alors que la veille ils voguaient sur un gros caoutchouc en perdition, couronne le droit de la mer qui donne l’obligation de sauver toute embarcation en perdition.
C’est beau, c’est grand, c’est généreux et en même temps cela exorcise d’une accusation de racisme qui pèse aujourd’hui sur tous les citoyens à qui par cette menace, on enlève le droit de réfléchir.
En réalité, toute cette politique converge vers une unique interrogation, pourquoi les Autorités responsables ont-elles toujours confondu droit d’asile de quelques-uns avec un afflux d’une transhumance africaine dont on n’a vu que les débuts ?
Les lois de la mer comme les lois de l’hospitalité sont à réécrire quand on passe de dix à quinze personnes en droit d’être secourues à un million !
Qui a intérêt en Belgique à laisser pourrir la situation, au point que nous soyons emportés un jour dans des conflits internes, entre une population émigrée revendiquant la souveraineté sur des quartiers entièrement sous son contrôle et une population autochtone qui voit s’échapper son mode de vie et sa culture, pour se sentir menacée de disparition physique de la terre de ses aïeux ?
L’État d’abord, mettant en priorité les intérêts de l’économie libérale qui a besoin de main-d’œuvre pas cher et parfois même en black, même si ses responsables commencent à réfléchir sur « le trop c’est trop » !
Certains partis politiques croient pouvoir récupérer et éduquer le tout-venant venu d’ailleurs par la confusion du pays d’origine sous-développé et misérable par rapport au pays d’adoption, tous deux régis par le même système économique. L’astuce confond adroitement régime corrompu et autoritaire avec la marinade capitaliste infestée de requins dans laquelle nous pataugeons en essayant d’en sortir, en faisant l’impasse sur les quelques nuances qui séparent un citoyen du bas de Seraing, avec un locataire d’un gourbi des confins marocains.
Enfin les bonnes âmes craintives et sottes qui feraient tourner la mayonnaise de toutes les démocraties, vexillaires de toutes les conneries, nous valent la situation dans laquelle nous sommes.
Tout cela fait du monde, de sorte que les émigrés peuvent dire qu’ils ne sont pas sortis de l’auberge, alors que nous, nous n’en sommes pas loin !