21 août 2018
La vérité n’est pas la vérité !

Avec Trump, animal d’affaires tout en intelligence pratique sans le moindre scrupule, la dialectique est aporétique sur le grand thème de la vérité. En gros, pour lui la vérité est celle qui l’arrange. Il ira jusqu’avoir des bouffées délirantes sur ses tweets, afin de maintenir son deal avec ses électeurs. Le visage vultueux, il assène des énormités avec l’assurance exaspérante de quelqu’un qui sait, devant les médias ignorants.
Évidemment l’aplomb, est une figure qui entre dans un débat philosophique sur l’opinion, la croyance et la connaissance. Réjouissons-nous, si l’aplomb de Trump y a sa place, lui n’y entre pas, parce que ce genre de débat le dépasse.
Les opinions sont loin d’avoir été conçues sur le même moule. Elles sont faites de motifs divers, parfois de cancans et de bruits émis de manière irréfléchie par des tiers ou entendus à la radio. L'opinion produit un jugement subjectif s'accommodant de l'ignorance et des préjugés.
Trump égalerait Henry Monnier sans le savoir, quand celui-ci écrivait ses mémoires « C’est mon opinion et je la partage. »
La croyance est une opinion transcendante sublimée par la foi. Elle a l’avantage de ne souffrir aucun raisonnement. Je crois. C’est ainsi et puis c’est tout. On peut hésiter sur la pertinence de son opinion, la croyance, non ! Parce qu’elle inclurait qu’on a perdu la foi. La croyance semblerait être un état de certitude objectif. Sauf que croire en Dieu s’avère être une croyance d’attestation indémontrable, dans ce cas, on parle plutôt d’un acte de foi.
Enfin, la connaissance, celle dont paraît parfois si cruellement manquer Donald Trump, sont des croyances qui évoluent en fonction du progrès des sciences. Il a fallu du temps pour que nos connaissances intègres l'équation E = mc2, la célèbre formule d'équivalence entre la masse et l'énergie, et la théorie des trous noirs de Hawkins, encore partiellement croyance plutôt que connaissance.
L'idée de connaissance fausse étant une contradiction, nous pouvons considérer que la connaissance est toujours vraie. Une pensée est une connaissance bien qu’elle puisse être aussi une croyance, voire une opinion.

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Au vu de ce qui précède, l’affirmation de Rudy Giuliani, avocat de Donald Trump, "la vérité n'est pas la vérité" procède du pyrrhonisme tout simplement.
Interrogé sur NBC News à propos des soupçons d'ingérence russe qui pèsent sur la campagne de Trump lors des présidentielles de 2016 et sur lesquels la justice américaine enquête, Giuliani a eu cette formule « La vérité n’est pas la vérité » qui restera sans doute au même titre que celle de Richard Virenque à un Tour de France « à l’insu de mon plein gré » à propos du dopage.
Après les "faits alternatifs", le camp de Donald Trump ne manque pas d’imagination pour s'affranchir du réel et de ses conséquences.
Comme on pressait l’avocat de répondre sur la nature de la réunion de juin 2016 entre Donald Trump Jr et une avocate russe à la Trump Tower. Une réunion qui, selon les mots du président américain, avait pour objet l'obtention d'informations sur sa rivale Hillary Clinton. La réponse de l'avocat de Donald Trump est délectable "Écoutez, je ne vais pas le pousser à témoigner pour qu'il soit piégé par le parjure. Et si vous me dites 'il devrait témoigner pour donner sa version de la vérité' et qu'il n'a pas à s'inquiéter, et bien c'est idiot parce qu'il s'agira d'une version personnelle de la vérité. Et non pas de la vérité même".
Le journaliste relance l’avocat – Mais la vérité, c'est la vérité! C’est alors que l’autre lui lance – Non, la vérité n'est pas la vérité.
On se souvient que le camp de Trump avait initialement déclaré que la rencontre entre Donald Trump Jr et l'avocate russe avait pour objet l'adoption d'enfants russes par des Américains.
J’ignore dans l’histoire des présidents des États-Unis, si un prédécesseur de Trump avait, dans la deuxième année seulement de son mandat, accumulé autant de mensonges avérés. Clinton a évité de justesse l’Impeachment pour une affaire de mœurs à la maison Blanche. Comment se fait-il, pour dix fois pire, qu’un espion de Vladimir Poutine soit toujours président des États-Unis ?

20 août 2018
Les maquereaux de la démocratie.

Il paraît que si les salaires des grands patrons du privé comme du public grimpent en flèche, c’est parce qu’on les a obligatoirement divulgués depuis la parution d’une loi sur la transparence ! Dès lors, comme de grands enfants qui jouent « au plus fort, au plus costaud », ils ne veulent pas paraître les moins bien payés. Dans cette société, le seul critère de capacité, celui qui vous établit au sommet de l’intelligence et du savoir-faire, c’est l’argent que les actionnaires sont prêts à lâcher pour conserver le phénix sur la moquette du plus beau bureau de l’entreprise. Vous avez compris la hauteur du débat !
Si le salaire publié apparaît plus faible, la croyance collective va estimer la productivité de son bénéficiaire plus faible. Autrement dit, avec une rémunération inférieure à la moyenne ou à la baisse, tout le monde va le savoir et tout le monde va juger que ce patron n’est pas parmi l’élite du management. Au foot, c’est pareil. On est une grosse vedette, parce que le club fait des sacrifices financiers pour le garder.
Ce petit concours de mentons est remonté à la surface à l’occasion de la polémique autour du salaire du nouveau patron d’Air France. Il toucherait 3 fois le salaire de son prédécesseur Jean-Marc Janaillac et 22% de plus que le salaire moyen des patrons du CAC40, de 2,7 millions d’euros en 2017.
C’est un exemple français. De récentes polémiques en Belgique à propos des salaires publics et privés n’ont pas abordé la chose sous un autre aspect qu’une guerre de préau d’école gardienne, mais il va de soi que c’est le même raisonnement de caractériels.
Le grand public a évidemment difficile de digérer la chose. Comment expliquer un tel décalage, une telle inflation des salaires de haut niveau, alors même que les entreprises concernées connaissent des années difficiles, avec une croissance en berne, parfois des pertes, comme par exemple la grande distribution ?
Le coupable serait donc la transparence qui a provoqué les enchères scandaleuses.
L’idée était bonne au départ en dévoilant ces paies insensées, on espérait les contenir et éviter les scandales médiatiques. C’est l’inverse qui s’est produit.

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On a les chiffres pour la France, ce ne serait pas impossible qu’ils fussent identiques à la Belgique. Au début des années 2000 à 2015, l’écart de rémunération entre le patron et le salarié le moins bien payé est passé de «1 à 300 en 2000 à 1 à 373 en 2015». Il n’était que de 1 à 30 en 1978 et 1 à 60 en 1990 !
Ce n’est pas tant du pognon jeté par les fenêtres qu’on observe ici, c’est le mépris de ces harpagons qui mégotent 25 cents au personnel en salopette, tandis qu’ils en remplissent des valises au mirliflore qui s’essuie le fion à la feuille d’or, dans les lavabos privés de la haute direction.
Outre la signification de prestige, il y aurait une perte dans la capacité syndicale à faire respecter le travailleur en exigeant le maintien d’une différence « acceptable » entre les deux extrémités de rémunérations. Notez que ce devrait être aussi la préoccupation du monde politique, mais si c’est pour compter dessus que vous vous apprêtez à voter MR, autant vous dire que vous participez par ce geste à la branlette collective des grands chefs.
L’entreprise mondialisée échappe à l’action syndicale. Le syndicat n’est pas relayé par le personnel politique, car la démocratie échappe à la volonté du peuple, puisque les partis au pouvoir sont généralement pour la mondialisation et l’absence de contrôle des entreprises.
La hiérarchie patronale ne s’établit plus au regard des compétences mais en fonction du salaire. Les actionnaires supposent que si un patron est très bien payé, c’est qu’il est très bon et, à l’inverse, il est dans la seconde partie de tableau. «La rémunération des dirigeants est instrumentalisée. Elle devient à la fois un outil de mesure et un mécanisme d’influence».
Dans les échelons inférieurs, il y a un autre genre de conflit latent, c’est celui de la comparaison entre salaires du privé et salaires publics.
Ici, d’autres arguments sont pris en considération, mais quels qu’ils soient, entre le privé et le secteur public, il y a convergence d’intérêt dans les directions. Les différences ne sont jamais abolies par le salaire le plus faible tiré vers le haut, mais par le salaire le plus haut tiré vers le bas. Opposer les deux régimes est un vieux truc que tous les libéraux connaissent.
Avec ces phénomènes de l’argent qui font faire bon ménage à la démocratie maquée à l’économie mondialisée, on se demande si le seul moyen de se défendre ne serait pas de travailler au prorata de la différence de salaire. Plus le salaire du chef suprême est élevé, moindre devrait être la productivité du bas de l’échelle.

19 août 2018
Responsable, pas coupable !

On trouvera plus aisément d’arguments à dénoncer « le marchand d’idées » qui fait de la politique son business, que créditant de lettres de noblesse, un personnage politique qui se dévoue à la démocratie et qui rentre à peine dans ses frais.
Le « Tous pourris » est dans l’air du temps. Ce totalitarisme est contraire à la réalité.
Le dévouement au bien public veut encore dire quelque chose. Si ceux qui sont porteurs d’un idéal ne sont pas entendus comme ils le devraient, ce n’est pas qu’ils seraient peu nombreux, mais parce que les autres ne défendent pas des idées, mais leur beefsteak, dans un système économique idéalement conçu pour eux. Ils aménagent la démocratie à leur façon. Ils s’octroient augmentations et primes sans consulter leurs bailleurs de fonds, c’est-à-dire nous !
Non, l’honnêteté n’a pas disparu des milieux de la politique. Il se trouve même dans les partis participants perpétuels du pouvoir, des idéalistes en butte à l’hostilité des arrivistes et des carriéristes.
C’est évidemment dans des partis d’opposition que se retrouvent le plus d’idéalistes et de gens honnêtes. Ils veulent que changent les choses pour une autre économie dans une autre démocratie. N’étant pas aux affaires, les places, les profits, les mandats-rentes n’y tentent pas.
Un premier tri entre le bon grain et l’ivraie est simple à faire. On retient les noms de celles et ceux qui militent pour le non-cumul des mandats et entendent limiter à deux législatives le mandat rétribué.
Encore faudrait-il trouver une solution d’égalité entre les candidats pour la suite des carrières, en sachant qu’elle fait défaut, entre public et privé.
Cette démocratie est malade de ses carriéristes sans principe qui ne doivent leur réélection qu’à la notoriété qu’ils ont acquise au fil des tribunes et des complaisances journalistiques.
Les premières pages des gazettes sont pleines de leurs « exploits » et de leurs moindres faits et gestes. Avec la disparition du journalisme d’opinion qui était garant de la démocratie par la pluralité des organes de presse de toutes tendances, on a perdu l’exposition d’idées contradictoires, principe même de la démocratie.
Sous prétexte de neutralité objective, nous avons aujourd’hui en Belgique des journaux qui défendent tous la même opinion sous des couleurs diverses : celle des grands intérêts particuliers de l’économie libérale. Sous prétexte de neutralité, ils perpétuent une classe pluri-partis, celle des habitués du pouvoir qui ont leurs pantoufles dans les ministères.

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Stefan Zweig est un exemple d’idéaliste réduit au désespoir, puisqu’il se faisait une haute idée de la démocratie et des libertés, voyant Hitler au pouvoir partout en Europe, à 58 ans, au Brésil, le 11 février 1942, il mit fin à ses jours.
C’est à la fois pathétique et émouvant la sensibilité d’un citoyen si fortement attaché à la démocratie au point d’en arriver à vouloir disparaître avec elle.
D’ici à ce que l’on voie Charles Michel l’imiter par le constat de son échec, ou son comparse Bacquelaine disparaître dans l’eau pétillante de sa commune, au vu des innombrables pensionnés qui crèvent de faim, il y a de la marge. Que les fans de ces élites se rassurent. Responsable et jamais coupable, c’est la devise de la maison Belgique.
Rien ne faisait plus rendre espoir à Stephan Zweig. Tout chez nos nombrilistes est matière à satisfaction.
Ils osent tirer gloire du mauvais accueil qu’ils font aux étrangers, se vantent de mesures humanitaires et de sauvegarde. Puis, ils jettent derrière les barreaux de leurs centres fermés, des familles entières jusqu’aux enfants. Diminuent-ils le droit aux allocations de chômage, ils s’en félicitent. Didier Reynders fait du pied à la N-VA pour sauver son siège à Bruxelles, puis s’en va prendre la parole dans un club francophone pour vanter la francophonie ! Les grévistes d’une entreprise rentrent-ils dans leur usine la mort dans l’âme et sans avoir rien obtenu, qu’aussitôt Kriss Peeters, ministre fédéral du travail, triomphe et parle de bon sens !
Quelques jours après l’entretien avec Bernanos, lui aussi en exil, Zweig décidait d'avaler des barbituriques en compagnie de sa femme. Les clés de son suicide se trouvent dans son livre-testament « Le Monde d'hier ». Il y exprime la fin des libertés comme la fin du monde.
Il y écrivait : "il ne m'a été d'aucune aide d'avoir entraîné mon cœur durant presque un demi-siècle à battre au rythme universel d'un citoyen du monde. Non, le jour où l'on m'a retiré mon passeport, j'ai découvert qu'à 58 ans, qu'en perdant ma patrie, on perd bien davantage qu'un petit coin de terre délimité par des frontières".
Dans une lettre posthume, il ne reconnaît plus le monde qu’il voit, un monde où l'humanisme n'est qu'un mot vague sans contenu.
Encore un petit effort, les saltimbanques rue de la Loi nous poussent à ce désespoir. Seulement, attention, ne confondons pas, eux prennent des barbituriques seulement en doses homéopathiques, mais, par contre, si les chômeurs pouvaient se suicider…

18 août 2018
Ça vole bas chez Richard.

Cette époque est formidable, les libéraux ont bien raison de nous détester, si je n’étais pas obstinément de gauche, définitivement fauché, trop vieux, ayant trop étudié les philosophes de la raison pour me résoudre à dire qu’ils avaient tort, incurablement méfiant de ce duo adulé des mémères et des banquiers dont l’un porte un prénom (Michel) et l’autre une grande insignifiance sous l’apparence trompeuse des hyperboles d’Alain Gerlache et quarante ans de bonheur conjugal (Didjé), si enfin ma tante en avait, elle serait état-civilement mon oncle, je crois bien, oui, que j’irais me rafraîchir l’esprit en découvrant mille nouvelles manières de renouveler mon stock de sarcasmes, dans les miteuses réunions des partisans MR, fameusement enthousiastes de la société telle qu’elle est, c’est-à-dire une merde innommable !
N’en étant pas là, comme je m’enthousiasme pour un rien, qu’en plus j’en apprends un peu plus sur l’art de s’essuyer les pieds sur les pauvres pour accéder aux plus hautes fonctions de l’État et qu’en outre, tout en étant conscient que notre beau système économique est en train de faire en sorte que notre belle planète n’en a plus pour longtemps de nous héberger à titre gracieux, je constate avec la satisfaction égoïste du condamné à mort qui sait qu’il ne mourra pas seul, que les PIB de tous les pays « évolués » sont repartis à la hausse, hâtant la fermeture de l’établissement !
Acquise dans mon nouveau rang d’être bien éduqué et civilisé, une saine revue de l’actualité ne peut que passer par l’aviation. Je vous invite à vous émerveiller avec moi, de la science époustouflante de nos grands ingénieurs.
Plus vite, plus loin, plus cher: chaque patron veut son joujou volant, dont certains frôlent les 70 millions de dollars. Que les CPAS se réjouissent, ils trouveront de quoi se documenter dans les invendus de presse déversés par tombereaux entiers chez OXFAM, sous le titre « La révolution supersonique – Le projet de jet supersonique AS2, au-dessus de New York ». Cet appareil, dont le premier vol d’essai doit avoir lieu en 2023, pourrait voler à Mach 1,4 (1.700 km/h).
Vous vous rendez compte ? Non, vous ne vous en rendez pas compte, bande d’incrédules !
« Toujours plus grands, toujours plus chers. Dans le petit monde de l'aviation d'affaires, la guerre de l'ultra-haut de gamme fait rage. Bombardier a dévoilé le 28 mai au Salon EBACE de Genève deux nouveaux appareils, les Global 5500 et 6500, des avions à 46 et 56 millions de dollars pièce. Tout en haut du spectre, les prix vont jusqu'à tutoyer les 70 millions de dollars pour les Global 7500 de Bombardier et le G650 de Gulfstream, des joujoux de 14.000 kilomètres de rayon d'action. Ce segment ultra-premium est de loin le plus dynamique d'un secteur qui peine à se relever de la crise de 2009-2010. Le spécialiste des ventes d'avions Jetcraft estime le besoin à 1.775 avions, soit un marché de 115 milliards de dollars à se partager entre les trois leaders du segment, Gulfstream, Bombardier et Dassault Aviation. »
C’est fou ! En recopiant à la lettre près, cette nouvelle aéronautique du magazine Challenge de l’adorable Ghislaine Ottenheimer, je me suis persuadé que j’avais trouvé le plus merveilleux outil de propagande qu’une gauche cherche parfois désespérément. Celui qui consiste à recopier tel quel au sommet de l’ultra luxe, le gâchis que cela suppose et l’incroyable distance entre ceux qui voient la terre au plus mal, parce qu’ils ont les pieds dessus et ceux qui s’en foutent éperdument, parce qu’ils la voient depuis leur fauteuil plein cuir à plus de quarante mille pieds !

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La suite est tout aussi délicieuse, merci Ghislaine !
« Pourquoi cette frénésie d’achats d’avions ultra-luxe? «Un jet d’affaires ne vole en moyenne qu’une heure par jour, mais les clients achètent un avion en fonction des plus longues missions qu’ils ont à effectuer», explique Ernest Arvai, fondateur du cabinet Arvai Group. L’effet du «biggest toy on the tarmac» (le plus gros jouet sur le tarmac) joue également. «Beaucoup de clients veulent le dernier appareil sorti, la plus grande cabine, le plus grand rayon d’action, quel que soit leur besoin réel», résume Richard Aboulafia, vice-président du cabinet Teal Group. Ainsi, à peine le patron d’Amazon Jeff Bezos avait-il pris livraison de son G650ER, fleuron de la gamme Gulfstream, en 2015, qu’Elon Musk achetait le sien quelques mois plus tard. »
La suite serait tout aussi délectable, mais vous savez comme ces chroniques sont volontairement limitées à deux pages dactylographiées.
Voici quelques indices qui pourraient mettre un baume sur la disparition de votre Berlingo, victime de l’usure à ses deux cent mille kilomètres près…
Suignard/Dassault Aviation - Macdiarmid/Getty/AFP - Urman/Sipa. Rayon d’action : 11.000 km. PRIX : 53,8 millions de dollars. Ce best-seller a été adopté par le milliardaire russe Roman Abramovitch et le prince Albert de Monaco.
Farrell/BFA/SIPA - People Picture/Willi Sc/SIPAG650. Rayon d’action : 13.890 km. PRIX : 68,2 millions de dollars. C’est la référence des grands patrons américains, Elon Musk et Jeff Bezos en tête. Il a effectué en 2017 un vol New York-Paris en cinq heures et quarante-huit minutes.
Bombardier/SP - Meigneux/Sipa. Rayon d’action : 11.100 km. PRIX : 62,3 millions de dollars. De la gamme de l’avionneur canadien, le Global 6000, dont Bernard Arnault et Vincent Bolloré sont clients.
On en tellement heureux pour eux, vraiment, que toute chute, fût-elle grandiose, est superflue.