23 août 2017
Les gaietés de l’escadron.

Pas la peine d’en débattre, tout finit dans la rue ! On passe tous par là, certains plus souvent qu’à leur tour, d’autres, plus rarement. C’est le cas en ce moment de Di Rupo. En ce moment il a la cote. Je crois bien que s’il n’était pas protégé, jamais il arriverait au bout de la traverser, la rue ! Les autres, c’est pareil. Pour apercevoir Charles, faut se frayer un chemin entre ses gardes du corps.
Pour l’instant, Di Rupo a la cote. Il adore la rue… positif !
Ils ont pas à trop se presser, eux, comme moi, comme nous tous, passerons d’un trottoir à l’autre en caisse à roulettes : du domicile au funérarium et du funérarium au cimetière, crématorium pour Elio, normal un libre-penseur socialiste !
On est à se prendre la tête, à faire des chichis sur ce qu’a écrit, dit et pensé le grand montois (« pensé » vient en dernier hélas !) à propos de son livre, "Nouvelles conquêtes", l’atelier en papier de son "nouvel horizon à la gauche", comme si le PTB n’était pas suffisant à gauche pour le nouvel horizon !
Le docteur en chimie (on commence à le savoir) s’est fendu d'un tweet qui fait la joie de tous les claviéristes, même débutants, "Je pense très sincèrement que le monde (la société et les citoyens) se porterait nettement mieux si mes propositions étaient mises en œuvre". Il a eu quatre ans pour la mise en œuvre, on n’a rien vu, d’où une avalanche de quolibets sur tweeter, dont certains feraient rougir Annie Le Brun elle-même. Il est vrai que la dame de ma vie n’aime que la gauloiserie d’esprit.
J’aurais pu passer sous silence la boursouflure d’un homme resté svelte à 66 ans, si la forte concurrence d’un créneau politique envahi par la multitude de blogs de mécontents n’avait perturbé un règne jusque là tranquille. Force est donc, d’inscrire dans le florilège de Richard III, ce tweet de notre Trump de gauche !
On a beau en rire, le pompon du nunuche le plus ballot n’est pas l’auteur à gauche, mais le champion de la cuculle et du surplis, le pathétique Benoît Lutgen !
Pour une pagaille, l’homme en a fichu une sévère.
Si c’est couci-couça au parlement régional wallon, ailleurs, c’est la confusion totale.
À Bruxelles, la ministre Céline Fremault a fait savoir qu’elle ne souhaitait plus gouverner aux côtés du PS. On aurait pu croire qu’elle allait démissionner. Eh bien ! pas du tout, elle reste en fonction, comme si elle n’avaient absolument pas fait cette déclaration.
Elle n’est pas la seule à Bruxelles. À la COCOF, on se regarde en chiens de faïence, mais à la pâtée kiki et Médor s’entendent à merveille. La savoureuse croquette maison a raison des instincts et ouvre l’appétit.
Grâce à Benoît, la Communauté française vit à l’heure des Médicis dans la Florence des poisons. Le Ministre-Président Rudy Demotte (PS) crawle entre les récifs. Le PS est veuf du CDH, à moins que cela soit le contraire. Sauf que tous les CDH sont unanimes, l’argent n’a pas d’odeur et puis il ne désigne pas celui à qui on vide les poches.

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Borsus, né coiffé et propriétaire, n’est pas à l’abri d’un vote de défiance, d’un parlement wallon rock-en-roll.
Défi (ex-FDF) et Écolo ne sont pas pressés de rejoindre César.
Vous embarqueriez sur le Titanic en sachant comment la croisière va finir ?
Les Écolos ne sont pas chauds. Maingain a trop d’appétit. Il veut mettre les autres capots.
Sa plaidoirie pour un décumul radical fait chier tout le monde. Quand on ne fait de la politique que pour l’oseille, c’est comme si on demandait à un maquereau de faire du bénévolat. D’autant que Maingain veut la peau de Joëlle Milquet, l’ancienne patronne du clandé CDH n’est pas encore tombée en correctionnelle. Sans elle, le CDH à Bruxelles, c’est à peine la recette d’un SDF avenue Louise.
Maingain n’a pas oublié non plus comment il s’est fait lourder chez les Bleus, quand les Michel et Reynders ont préféré De Wever à la sixième réforme de l’État (2011-2014). Du beau pognon est en litige. MR et Défi n’ont pas d’accord sur le partage des biens du ménage. En 2014, le tribunal a condamné le MR à payer 670.000 euros à Défi. L’aigreur du MR l’a poussé à la Cour d’appel de Bruxelles. Une décision n’est pas attendue avant 2019.
Je laisse à l’excellent journal en ligne « Daardaar » le soin du dernier paragraphe :
« …la Belgique fait honneur au surréalisme constitutionnel. Alda Greoli est la nouvelle femme forte du cdH. Jamais élue, cette cheffe de cabinet devient ministre en 2016, succédant à Joëlle Milquet. À présent, la voilà vice-ministre-présidente du (nouveau) gouvernement wallon et du gouvernement (sur la fin) de la Communauté française. Elle se retrouve donc numéro deux de deux gouvernements avec des majorités distinctes. Allez-vous en expliquer cela à l’étranger. « C’est du belge ! ».

22 août 2017
Deux drôles d’oiseaux.

En vertu de quelques faits simples, il s’avère que parmi les célébrités que nous envoyons au Parlement, certaines sont des personnes peu honorables.
Ces faits sont inhérents à la nature humaine, lorsque celle-ci se trouve projetée en façade à la suite d’un pari qui a réussi, comme les élections par exemple. Livrée à la curiosité publique, la personnalité peut se révéler en même temps à elle-même, suivant le dicton « l’occasion fait le larron ». Le citoyen ordinaire serait écrasé par les responsabilités nouvelles, alors que d’autres y trouvent les moyens d’ajouter du bonus à leur habitude de vie.
Ces différences tiennent à peu de choses au départ. L’idée que l’on se fait du travail, de la façon dont il vous honore ou vous déshonore et à l’argent que le système vous donne en échange ou refuse absolument à vous concéder, en vertu d’une « utilité » qui fait défaut.
Les tableaux de Picasso ne valaient rien à l’époque du bateau-lavoir. C’est, par la suite, une spéculation sur une valeur supposée qui en a fait monter le prix.
Charles Michel ne valait pas grand-chose comme avocat. Sa valeur supposée en a fait monter le prix, par le jeu décisif de la notoriété qui n’est même pas celle de l’électeur, mais d’un père attentif, lui-même sous les projecteurs depuis plus longtemps. Par le même jeu d’ombre et de lumière. Louis possédait des leviers utiles à Charles. Quel est le père qui refuserait une aide à son fils ? Mais, ce faisant, il commettait une faute et rendait illusoire l’égalité entre les citoyens.
La définition des valeurs et notamment celles du patriotisme, de l’éducation et de la morale, est encore plus étrange que celle qui vous donne du pouvoir et l’argent (1).
Je ne comprendrai jamais pourquoi un premier ministre est plus honorable qu’un SDF, qui se tue à petit feu à la canette de bière.
Ce sont aux signes extérieurs de reconnaissance pour l’un et le mépris outragé pour l’autre que l’on s’aperçoit que l’Homme nu n’est pas grand chose dans le décompte social de l’estime et de la mésestime. La démocratie dont le mot vient à la bouche à tout propos de l’un, est vécue à sa juste valeur par l’autre, le premier n’ayant aucune crédibilité puisqu’il en a fait un commerce, son commerce !
Parfois, le roi est nu… mais c’est le roi. Trahi par ses filles, le roi Lear est misérable, mais il reste le roi.
La distinction, dirait Bourdieu, tient au costume. On voit tout de suite qui est le premier ministre et qui est le SDF, déguisés l’un en pauvre, l’autre en riche. La confusion commence.
Ou alors, envisageons-la vie de l’un comme une entreprise commerciale tenue par un boutiquier qui vend sa présence. Boutiquier chanceux, son fonds de commerce ne lui incombe pas, son rôle se bornant à équilibrer les recettes et les dépenses, pour un patron intransigeant : la finance. La finance est une figure emblématique qui n’est perçue nulle part de la même manière, mais pourtant elle donne gracieusement du grain à moudre à quelques riches minotiers anonymes et est la seule réalité dans la démocratie.

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Le SDF lui ne vend rien. Il quémande. L’agressivité de l’autre lui vaut des éloges, celle du SDF, la prison. Le nuisible des deux est honoré. Il a un beau complet gris. Il n’a pas faim. Il parle bien, même si ce qu’il dit n’est pas vrai ou est une vérité « arrangée ».
Le SDF sombre dans le renoncement d’être. La métaphysique, qui expliquerait son cas, le dépasse. Pourtant, il honore, sans le savoir, le premier principe qui veut qu’il y ait derrière tout sentiment et toute conviction, une aliénation : celle de la liberté.
Autrement dit en langage excessif, le salaud des deux est assurément celui qui le paraît moins. Il a à charge l’hypocrisie en plus et une absence de conscience d’avoir mal agi.
La notoriété justifie l’immoralité de qui n’éprouve aucun repentir. Le SDF dans ses états d’âme peut ressentir du repentir.
Du point de vue strict de la délicatesse, la nature psychologique du SDF est plus riche que celle de l’homme en vue. Elle nous est perceptible. L’autre est fermée et dissimulée en raison de la crainte du jugement collectif. Un ministre se dissimule par nécessité.
Évidemment, il n’y a pas de constat accablant en philosophie. Rodion Romanovitch Raskolnikov y trouverait mille manières d’expliquer son crime par le tranchant de la hache, son morfil, son poids, son équilibre par le manche. Le remord, dit Jankélévitch, n’est pas un principe moral, puisqu’il ne nous dit pas ce qu’il faut faire, mais ce qu’il aurait mieux valu ne pas faire.
L’enfer du ministre, n’est-ce pas le triste effort qu’il s’oblige à faire pour imiter l’image fausse que l’électeur se fait de lui ? Celui du SDF n’est-il pas de boire sans soif, jusqu’à ne plus percevoir la réalité du monde ?
J’en connais dès lors qui se venge sur le remord.
Selon Nietzsche, le remord est comme la morsure d’un chien sur une pierre : une bêtise !
Que dire pour faire comprendre comment l’accès au pouvoir rend salaud ? Sinon que la conscience reste muette au moment de l’acte et qu’elle n’agit qu’après coup !
A fortiori, la belle brochette de nos cinq gouvernements n’a qu’une seule conscience : la bonne !
Celle du SDF s’est noyée dans le trouble de l’esprit. C’est le roi Lear en guenilles.
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1. Personne n’a jamais vu, dans nos démocraties, un pouvoir qui appauvrissait son détenteur.

21 août 2017
La campagne des Dix-huit mois !

Il faut le dire tout net, MM. Olivier Chastel et Benoît Lutgen sont des apprentis sorciers qui pourraient regretter d’avoir chassé le PS du pouvoir en Wallonie, dans l’espoir de se repaître de la partie « droitière » du parti.
Des raisons internes et politiques ont guidé leur choix. Aucune ne colle avec la fin possible du scénario : la mainmise à demeure du centre-droit sur l’État belge.
1. Ils se trompent sur l’opinion publique. L’antiparlementarisme bat son plein. C’est une erreur de croire qu’en accusant le PS d’un magouillage généralisé, ils vont tirer leur épingle du jeu et paraître plus blancs que blanc ;
2. Ils anticipent une situation possible d’un centre-droit sans rival pour l’alternance démocratique. Au pire, ils seraient contraints de mettre de côté les quelques libertés démocratiques qui restent (1) ou faire appel au PTB – qui refuserait – toute alliance du type qui valut au PS ses plus graves déconvenues ;
3. Eux qui se veulent les farouches défenseurs des libertés commerciales, plus que des libertés collectives, ils mènent une politique qui va opérer un renforcement du PTB par ses effets et donc installer une force vraiment de gauche à l’orée du pouvoir, ce qu’ils ne veulent absolument pas et que leur machiavélisme petit-bourgeois met en place.

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Leur sottise place la Wallonie – donc le pays – ingouvernable à terme. Bruxelles jouera le rôle d’accélérateur du mouvement.
Lutgen a trouvé dans la dérive du CDH, en perte de vitesse dans les sondages, un autre prétentieux de choix dans le président du MR, Olivier Chastel, qui semble avoir le feu vert du duo Michel en coulisse. Chastel ne veut pas gouverner avec le PS, ni entrer dans un exécutif minoritaire. Je lui souhaite bien du plaisir pour la suite.
Pour les initiateurs de l’austérité depuis 2008-9, c’est plutôt gonflé d’espérer que l’électeur aux prochaines consultations va leur donner une bonne assiette pour revendiquer le leadership d’une coalition avec un CDH qui n’a pas fini de souffrir.
Le PS par opposition ne pourra que gauchiser ses positions, pour contrer son rival, le PTB. Les marioles comptent bien là-dessus pour rafler les voix des socialistes bien-pensants qui sont de gauche par opportunisme, mais avec un cœur depuis toujours à droite.
Tout cela est lamentable. C’est une politique de café du commerce. Le président de DéFI, Olivier Maingain, doit se régaler. Le voilà quasiment maître du jeu à Bruxelles !
Comment voulez-vous que tous ceux qui opèrent dans les Régions puissent exhiber une réussite de leur parti dans l’art de la bonne gouvernance, alors qu’au Fédéral le gouvernement Michel grille leurs illusions ?
On est revenu au moyen-âge, quand le village du baron Borsus « attaquait » le voisin qu’il jugeait « plus faible », afin de s’assurer de ses biens.
Ces amateurs n’ont plus que 18 mois pour paraître crédibles et présenter aux électeurs une réussite sur le plan des modifications de gouvernements. Le pari est plutôt « casse-gueule » !
Châtel est tellement stupide qu’il dit lui-même dans quelle impasse Lutgen l’a mis. Il aurait donc accepté le plan Lutgen sans illusion "Si un gouvernement sans le PS n'est pas possible, on en tirera les conséquences, au risque qu'un exécutif sans véritable majorité voie le jour."
Et c’est avec un gouvernement sans majorité qu’il espère apporter un bilan favorable aux électeurs dans 18 mois ! Dans sa déclaration au journal « Le Soir », Châtel ne se dit "fermé à rien", mais admet que l'idée d'un gouvernement minoritaire n'a pas ses faveurs.
Quand bien même, il est trop tard pour faire du marche-arrière.
Léopold III en quarante a fait « La campagne des Dix-huit jours » avec le résultat que l’on sait. Ils se sont mis à deux Châtel et Lutgen pour faire « la campagne des dix-huit mois », ça va faire du joli !
Et si les futures élections rebattaient les cartes avec un seul ticket possible : PS/MR ?
Dans une caque de Harengs, malin qui sait distinguer un hareng d’un autre !
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1. Ça tombe bien. Nos soldats sont déjà dans les rues !

20 août 2017
À taux zéro !

En voilà une bien bonne qu’on n’aurait jamais imaginée au siècle dernier : les épargnants vont devoir payer des intérêts aux banquiers pour qu’ils gardent leur argent !!!!
Je n’ai pas encore été atteint par cette nouvelle de ma banque, mais je sens que ça va venir.
Hé oui ! on peut être de gauche et avoir une poire pour la soif.
Nous sommes dans une société capitaliste. Il est impossible aux plus farouches de ses adversaires de se passer d’un compte en banque.
La poire et moi, ça fera bientôt deux poires.
Déjà l’année dernière, j’avais la puce électronique à l’oreille. Mon banquier m’avait envoyé un courrier de l’intérêt supplémentaire, pour un compte dans lequel je n’avais pas pioché depuis six mois. Ce courrier, j’ai envie de l’encadrer.
Cet intérêt de fidélité était de 50 centimes, oui, un demi-euro !
Ce compte n’était pas comparable à celui de Bill Gates, loin s’en faut, mais tout de même 0,50 €, le timbre de l’enveloppe valait plus du double de cette heureuse nouvelle.
Charles Michel, qui poursuit ses mesures d’austérité pour restaurer les finances de l’État, nous en veut autant que mon banquier. Alors qu’il emprunte depuis fin août 2014 à des taux négatifs, il nous pompe environ entre 35 et 60 % de nos revenus chaque année !
Les investisseurs perdent de l’argent en prêtant à la Belgique, pour qui emprunter devient rémunérateur !
La France, l’Allemagne, la Suisse, jusqu’au Japon endetté jusqu’au cou, sont dans la même situation. Au niveau mondial, selon un calcul de Bloomberg, c’est plus d’un quart du montant total des emprunts d’Etat qui affiche désormais un rendement négatif, soit l’équivalent d’environ 6.000 milliards d’euros !
Nos suborneurs tirent tellement de plus-values de notre travail, qu’ils ne savent que faire de leur argent ! Ils le bradent à qui en veut.
Il ne faut pas s’étonner de la panique de celui qui découvre qu’il lui est impossible de garder son magot sous le matelas, au point qu’il ne peut pas se passer de le confier par milliards aux institutions bancaires.

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Certaines banques centrales paient pour prêter de l’argent aux banques. Ces derniers mois, la Banque nationale de Suisse et la Banque de Suède (Riksbank) ont adopté un taux de refinancement négatif : en Suède, une banque qui emprunte 100 à la Riksbank ne remboursera, à terme, que 99,90.
Ces institutions monétaires ont aussi adopté un taux de dépôt négatif, à l’image de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque du Japon : cela signifie que les banques doivent payer pour placer des liquidités à court terme dans les coffres des banques centrales.
Le particulier, pour tirer un bénéfice de l’argent qu’il place, devrait l’emprunter ensuite à la banque pour toucher un intérêt !!!!!
C’est du délire.
Il faudra que je compare mes traités d’économie aux imbécillités proférées en 2008/9 par notre grand argentier de l’époque, Didier Reynders.
Adam Smith et Alexis de Tocqueville n’avaient pas prévu le coup, Rawls non plus.
Avant que ça ne pète à nouveau, économistes et banquiers multiplient les tribunes. Chercheurs et vampires du sang des pauvres y consacrent des études. L’agence Bloomberg publie une explication en bande dessinée. Trump joue au golf. Les experts du MR n’ont aucune explication, sinon celle de mettre Borsus en capacité de procéder aux rafles des sous des Wallons, sans état d’âme.
Pourquoi, oui pourquoi, en est-on arrivé là ?
La BCE inscrit les marchés dans un contexte de taux très bas, voire négatifs. La banque centrale n’a plus de marge pour relancer l’économie. Les taux inexistants exercent une pression sur le change, ce qui – en principe – incite les acteurs économiques à remettre l’argent dans l’économie réelle, plutôt que de le laisser dans les coffres, où il ne rapporte rien.
Hélas ! la relance est trop faible. Les gens achèteraient dans le commerce de détail pour commencer, si la rémunération du travail était meilleure. Vu la faiblesse des syndicats, l’inexistence de la gauche de collaboration et la stupeur des gens, les milliardaires ricanent.
Hier, j’ai traversé le Passage Lemonnier à Liège. La moitié des rez-de-chaussée est à louer. On n’y vend plus que des cravates, des costards, des chaussures et des montres.
Ça sent la faillite partout. Les loyers, tous prohibitifs, étranglent le commerçant, enrichissent quelques spéculateurs. Plutôt crever, pensent-ceux-ci que de baisser les baux locatifs. Hé bien ! c’est ce qui arrive, tout le monde crève. Si ça peut les consoler.
Tout cela est dû à une autre faillite, celle de la mondialisation. Mais c’est inutile d’en dire davantage. Les gens sont trop occupés ailleurs. Le petit Châtel n’a plus le temps de refermer sa braguette, tant ses admirateurs font la file pour lui prodiguer une petite douceur.
Pourtant tous ces branquignols nous conduisent au fiasco. Ce sont des irresponsables !