26 juillet 2017
Supplique à Benoît Lutgen.

Il y a urgence que les partis de la nouvelle coalition se décident. Les Wallons pourraient s’apercevoir qu’avec ou sans plumet au képi à l’Élysette, c’est du kif-kif.
Le Wallon ça bosse et ça ferme sa gueule, certes, dirait Reynders qui assure se méfier des simples d’esprit. Ils peuvent péter un plomb.
Aux dernières nouvelles, mardi soir, à l’Élysette, Dupont et Dupond se sont unis devant les photographes, pour un bail de 24 mois. Après, il ne faudrait pas que le MR prenne la pâtée, parce qu’on voit mal le CDH recopuler avec le PS, enfin pas à la prochaine législature.
Ils ont parlé d’économie. Nous revoilà mobilisés : chômeurs, indexés, pensionnés, le même cortège depuis toujours. Ils auraient pu ajouter, ministres, députés, huissiers à chaîne, même dégraissés, ce ne serait pas mal qu’ils contribuent au barbecue. Ils se cherchent encore. C’est le diesel qui les gênait. Ils ne le voient plus vers les 2040. Sauf pour les TEC, ils prévoient sans doute une dérogation à cause des syndicats, puisqu’ils n’ont rien dit du plus gros pollueur diesel de nos rues.
La fin des cent euros pour la télé, ce n’est pas cette année… à moins que Stéphane Moreaux ne fasse un geste avec les bénéfices de VOO, maintenant qu’il n’est plus au PS !
Pour le casting, il faudra patienter. On jouera les places à la chaise musicale.
Il y a toujours des loustics qui ne savent pas que Gérard Deprez est devenu libéral. Des nostalgiques pourraient lui demander de mettre de l’ordre au CDH, comme si Gérard n’avait pas foutu la merde chez les cathos, avant de faire de son prie-Dieu un meuble à cirer les chaussures.
Les forces vives anversoises comparent la Wallonie à un Royaume-Uni effrayé par le Brexit. Les élites flamingantes voient la Wallonie, en désert de Houte si plou.
Tout ça à cause de Benoît Lutgen ! La Mouche bleue à viande, Calliphora chastela du MR copule avec l’Ardennaise sur un caca du Grognon! On voit d’ici les corps mous des futurs asticots…
En ma qualité de citoyen « Je n’ai pas mérité cela ! ».
À chacun ses mouches. Il faudra bien que je fasse avec. Ça m’apprendra de ne pas toujours ramasser les brens de mon chien en rue.
Même les Flamands ont pitié de nous, rompant avec tout le passé haineux et linguistique, un quotidien des pointus a titré en français « Quel bordel » !

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Et personne au CDH pour faire comprendre à Benoît que la masturbation est un plaisir solitaire et qu’à deux, cela s’appelle une liaison !
Benoît n’en démordra pas ! C’est un têtu qui croit avoir tout le temps raison et qui fonce sans besoin de personne. Il a trop souffert, lorsqu’il ravaudait la lingerie fine de Joëlle Milquet. Il a juré, plus jamais ça ! Et voilà que c’est lui qui maintenant à ses règles… (Là, je vais me faire attraper par les féministes, alors qu’elles savent toutes que je les aime vraiment).
Oui, cher Benoît Lutgen vous êtes un grand président, le CDH ne vous mérite pas.
Ecœuré des basses œuvres des capos du PS, vous vous battez pour un renouveau avec le MR. Méfiez-vous, pour le baiser Chastel pourrait cacher du curare dans une dent creuse !
Tout le monde sait combien vous êtes honnête. Vous souffriez de la proximité de Mayeur et de sa créature du Samusocial.
Je jure que si vous vous ressaisissez, je serai gentil avec vous pour le restant de mes jours. J’accrocherai, au-dessus de mon lit, votre image à côté des pieuses que je n’ai pas encore, mais que votre renoncement pourrait me faire punaiser. J’attends un choc salutaire pour une conversion au catholicisme ! Vous pourriez même être mon parrain ! Un vieux mécréant comme moi, qui abjure son hérésie, c’est bandant, non ?
Maintenant tout le monde le sait, on est tous bien d’accord, le PS, c’est pourri et compagnie. Benoît Lutgen, j’implore à genoux, si vous vous remettiez avec Élio Di Rupo, histoire de terminer la législature calmement ? On ferait comme si on n’avait rien vu !
Ce n’est plus possible !... Tu me déçois, Benoît, tu me déçois.

25 juillet 2017
Châtel et la reine d’Espagne.

D’après les oracles, il n’y aura pas de gouvernement wallon avant mercredi.
Non pas que les Wallons s’impatientassent d’applaudir un lever de rideau à Namur avec de nouveaux comédiens ; mais le MR et le CDH n’étaient pas tout à fait prêts pour les rôles.
Or Châtel et Lutgen, metteurs en scène et comédiens, veulent une générale parfaite devant un public de connaisseurs. On sait que des critiques viendront de tout le pays et que le moindre accroc sera commenté.
Heureusement que les Wallons sont en vacances. Le mois de juillet est propice pour solliciter de l’indulgence à propos de la distribution. Le guichet des abonnements n’ouvrira qu’en septembre. La location des places au mois de juillet est donc ouverte. Beaucoup de fauteuils sont encore disponibles et aucun des strapontins n’est loué.
On ne sait pas encore qui reprendra le rôle principal, puisque le titulaire va être remercié par les nouveaux propriétaires et qu’il a déclaré reprendre ses habitudes aux Bouffes de Charleroi, un aimable petit théâtre au passé souvent mouvementé.
On sait les difficultés qui ont abouti au marchandage actuel sur le prix des places. Olivier Chastel et Benoît Lutgen, sont tout près d’un accord pour diriger l’illustre théâtre de Wallonie.
Mais si pour ce théâtre la pièce pourra être jouée, par contre pour les autres salles de la Communauté, à Bruxelles surtout, les nouveaux administrateurs n’ont pas encore réussi à se mettre d’accord sur le casting. On craint un baissé de rideau prolongé.
Les nouveaux maîtres de l’illustre théâtre de Wallonie ont décidé de monter Ruy Blas, du regretté Victor Hugo. Don Salustre sera joué par un des deux entrepreneurs Châtel ou Lutgen, idem pour Ruy Blas, ce sera celui qui n’aura pas été choisi pour Don Salustre.
C’est évidemment le rôle de Ruy Blas que le deux comédiens convoitent. L’affiche n’est pas encore prête pour l’imprimerie.
Lutgen voit le rôle de sa vie dans l'interprétation de Ruy Blas. Châtel n’en dort plus. Ils nous expliquent pourquoi : « L’élévation rapide de Ruy Blas excite l'étonnement et la jalousie des conseillers du roi ; Ruy Blas les surprend en séance dans la salle du gouvernement, se partageant les revenus du royaume. Tout à coup, il s'avance et flétrit leur cupidité ; puis, songeant à la grandeur passée et à la décadence actuelle de l'Espagne, il interpelle dans un monologue célèbre Charles Quint dans sa tombe.
RUY BLAS, survenant : Bon appétit ! messieurs !
Tous se retournent. Silence de surprise et d’inquiétude. Ruy Blas se couvre, croise les bras, et poursuit en les regardant en face.
Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
de servir, serviteurs qui pillez la maison ! »
Ce drame de circonstance exige aussi le rôle de la reine d’Espagne amoureuse de Ruy Blas.

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Châtel pensait à Jacqueline Galant. Malheureusement, cette comédienne, enceinte jusqu’aux dents, est retenue à Jurbise. Cette ancienne coloratura de la Monnaie est aussi une comédienne à la voix puissante et à la stature de sumo. Elle tranchait absolument avec le physique de Mademoiselle Onkelinx, indisponible et qui joue au Parc « la Dame aux camélias » depuis plusieurs saisons. Cette belle comédienne a le corsage moins agrémenté que la puissante Galant. Elle convenait mieux pour le rôle de poitrinaire.
Tout semblerait s’arranger pour mercredi. Le casting sera, dit-on, terminé.
Reste le rappel de la claque. Quand une générale se joue en été, on n’est pas certain de pouvoir remplir la salle. Le rappel des députés bat son plein pour assurer le triomphe.
D’ores et déjà, on sait que la majorité sera courte. MR et CDH disposent à deux d’une courte majorité (38 fauteuils, soit un de plus que nécessaire). Châtel fait les yeux doux à un comédien sans emploi qui traînait dans la salle, André-Pierre Puget, qui ne vous rappelle rien, même si je vous dis son nom de scène : Jexiste.
On tremble que pour la générale la Mouscronnoise Mathilde Van Dorpe (CDH) et la diva Jacqueline Galant (MR) n’accouchent pendant le spectacle.
On ne le dira jamais assez, le théâtre subventionné est en plein déclin. Le pompier de service restera à proximité de la sonnette d’alarme pour garantir la sécurité. Il se pourrait que des énergumènes incultes du PS viennent saboter le texte grandiose de Victor Hugo !

24 juillet 2017
André Flahaut révélé.

André Flahaut ne se prend pas pour n’importe qui. Ses conversations avec les médias ressemblent à des entretiens de Maître Eckhart. Ils prennent souvent l’allure d’une leçon de philosophie.
Il oublie souvent qu’un socialiste est là pour faire du socialisme. C’est là son moindre défaut, en plus d’être sourcilleux, pointilleux, vétilleux, dans une haute idée de lui-même. N’importe quoi, dans la vanité, c’est mieux que rien du tout !
Sa dernière sentence est sans appel "Si Elio Di Rupo part, il n'y a plus de parti!".
Comme on ne peut jamais qu’opiner devant André Flahaut, les malheureux bourreurs de lignes n’ont plus qu’à broder autour de la formule, sans pouvoir la déshabiller et démontrer que cette ineptie est aussi une énormité.
Car, voilà bien l’idée d’une pauvreté insigne en militants de l’ex grand parti de gauche. S’il n’y a vraiment qu’un seul homme à pouvoir tenir la tête du PS hors du marigot politique sous peine de noyade, c’est donc bel et bien l’atelier des idées, lancé par Di Rupo qui est un fiasco mémorable.
La boîte à suggestions serait donc restée vierge depuis le retentissant Congrès du Palais du même nom à Liège ! Pas un seul trait de génie, aucune bonne analyse, pas de plan B…
Mais alors que fichait réellement le président Elio, casque de chantier sur la tête, à placer la première pierre du renouveau, sous les flashes des photographes de presse ?
En fait de renouveau, c’est le CDH Benoît Lutgen qui quitte la fine équipe, un peu sottement il est vrai, mais laissant derrière lui un PS non seulement déconstruit, mais totalement à court d’idées, bref en pleine déconfiture, sans idéologie et en perte de militants.
Qu’aurait fait un grand parti grouillant d’intrépides socialistes devant cette peau de banane jetée sous leurs semelles ? Il se serait mis instantanément à l’œuvre en essayant de prendre le parti félon de vitesse et voir comment on peut extraire le ver du fruit, sans trop l’endommager.
C’est la stupeur, l’indécision et la réaction trop personnelle de Paul Magnette, qui furent de mise. Les super héros du PS étaient au bord des larmes, dans la plus stérile des lamentations de la trahison du parti frère, brisant une amitié vieille de plus de trente ans.
Et devinez qui était à la tête des pleureuses ? André Flahaut en personne, consultant hâtivement son Lalande (1), en vue de l’interview à Sudinfo.Be.

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Coiffant la casquette du capitaine Igloo, Flahaut fut lyrique "Quand la mer est démontée, que le navire tangue, le capitaine reste à bord et se bat. On a eu la chance au PS d'avoir de grands présidents et Elio Di Rupo est l'un de ceux-là".
En fait d’homme de mer, Elio fait plutôt penser au capitaine Francesco Schettino, commandant du paquebot Concordia, qui naufragea son bateau sur l’île de Giglio, en Toscane.
En fin de carrière, des solidarités entre vieux existent vraiment. Cela réconforte réciproquement les égos de ceux qui vont bientôt partir ensemble à la retraite et qui savent combien la mémoire qui sera conservée de l’un, sera au compte des pertes et profits de l’autre.
André Flahaut est un philosophe de bistrot. La postérité retient rarement un ancien ministre de la Défense Nationale. On en arrive même à penser que son orgueil n’est pas socialiste.
Sudinfo.Be est trop lèche-cul pour relever le mot suivant du faux grand homme "Paul Magnette n'a pas dit qu'il souhaitait le remplacer (Elio Di Rupo) dans l'immédiat".
Un bon journaliste eût dit immédiatement « Paul Magnette est donc programmé au PS pour succéder à Elio Di Rupo ! Les élections internes, les Congrès statutaires ne seraient donc que des chambres d’entérinement des décisions qui se prennent ailleurs ?
Mais non, on ne peut pas demander à un journaliste de Sudinfo.Be l’impossible. Et cette question ne sera pas posée.
La meilleure part de l’interview, c’est sa finale.
André Flahaut, l’homme des sentences dites avec cet air particulier qu’il prend et qui peut se traduire par « prendre un air fin » a toujours travaillé ses réflexions de sortie d’interview.
"Je pense que l'on a peut-être commis une erreur, quant à la formation de coalitions en Wallonie et en Communauté française après les élections de 2014. Avec une tripartite, on n'en serait sans doute pas là aujourd'hui. Au fédéral non plus. La N-VA ne serait peut-être pas aussi puissante et ne serait peut-être même pas du tout au gouvernement fédéral".
Et voilà l’homme du PS révélé et montrant sa vraie nature, en même temps que celle de son parti. André regrette cette fâcherie avec le MR. Ce libéral caché aurait eu du plaisir à s’afficher avec un libéral montré.
Si c’est ça le socialisme du PS, on a compris pourquoi le PTB a un boulevard devant lui aux prochaines élections.
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1. André Lalande ; Vocabulaire technique et critique de la philosophie ; in PUF Quadrige, nouvelle réédition 2015, Première édition 1926.

23 juillet 2017
Une misère répertoriée.

Après avoir fait part de mon inquiétude hier, sur les intentions libérales de porter un coup bas aux petites pensions et, mieux encore, de raboter les taux des pensions de l’Etat qui touchent aux échelons inférieurs (les autres, celles des grands commis et des régimes parlementaires et mandataires divers ne seront pas touchés), il serait mal venu de ma part d’oublier ceux qui du chômage ou du régime maladie, chassés par d’autres mesures libérales, finissent dans les couloirs et bureaux du CPAS, à quémander une assistance.
Je ne voudrais pas jeter l’opprobre sur le personnel qu’on y côtoie, en général celui-ci fait ce qu’il peut, tout en respectant les consignes et les règlements, mais pour la plupart, vu le système de recrutement et le manque de formation, n’importe quel enquêteur digne de ce nom ne pourrait faire qu’un seul constat : l’accueil et le suivi des demandeurs sont une catastrophe dans la plupart des CPAS, surtout des grandes villes.
Vous remarquerez que les grands journaux prompts à enquêter un peu partout dans le croustillant qui fait vendre ne s’aventurent pour ainsi dire jamais dans ce secteur.
Comment on y recrute le personnel ?
Une de mes relations – je peux en parler attendu qu’elle a quitté ce bas monde – titulaire d’un master de l’ULg – s’était retrouvée sans emploi et dans l’attente d’un poste correspondant à sa qualification, elle avait accepté une mission de contact avec les demandeurs d’aide. Son rapport, après avoir servi de soucoupe de verre à champagne quelque part dans une administration, doit avoir été détruit depuis longtemps dans une déchiqueteuse à papier de la Ville de Liège.
Son jugement est sans appel. On y recrute n’importe qui, pour faire du n’importe quoi, à condition d’être très rigoureux sur les sommes accordées.
Les CPAS projettent deux images contradictoires. La première est celle de la bouée de sauvetage qu’on jette à quelqu’un qui se noie et à l’aide de laquelle il peut rejoindre la rive et se fondre dans la foule qui travaille. La seconde est le charnier que la société entretient pour y jeter ses déchets humains et qui est commode pour que les actifs n’entendent pas les cris des gens qui y crèvent !

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L’employé a deux fonctions dont il s’acquitte à l’aide de schémas circonstanciés et des formules répétitives qui, à la longue, ne le touchent absolument plus pour la conservation minimale d’une empathie professionnelle.
Il doit être d’abord l’inquisiteur qui pose des questions indiscrètes pour monter un dossier complet. Il est redevable à sa hiérarchie de justifier les sommes qu’il concède. D’emblée, il est considéré par le demandeur, comme un employé hostile et sans pitié.
Ma défunte amie m’avait laissé entendre qu’il était impossible à un employé du CPAS de passer pour autre chose qu’un parfait salaud, après l’entretien et les formulaires à remplir. À la longue, cette fonction inquisitoriale décourage l’employé à montrer toute espèce de bienveillance pour le demandeur.
Comment avec un pareil préambule aborder la seconde phase du métier, c’est-à-dire donner de l’espoir à qui touche le fond et suggérer des pistes pour une reconstruction et une remontée sociale ?
Le moyen de ne pas se sentir rabaissé, humilié, découragé en sortant de ces officines des Villes ? C’est tout le problème dont tout le monde se fout, sauf ceux qui ont conservé la fibre sociale dans une société endurcie et corrompue par l’appât du gain.
Il existe même des types du genre Bacquelaine qui vous ferait croire que la société est victime de ces parasites et que s’il y en avait moins, vous pourriez plus facilement changer votre matériel Hifi ! Comme s’il n’était pas, lui, un super parasite, bien plus nuisible que tout ce qui existe en matière de parasitisme social.
Les victimes de cette démocratie n’ont guère de gens secourables autour d’elles, y compris parmi celles et ceux qui ont pour métier et pour devoir de leur venir en aide.
Il y a bien les organisations syndicales dont les délégués font office de thérapeutes. Mais là aussi, il y a des bureaux, des files d’attente et des réponses lénifiantes aux urgences de situation. En fin de compte, la plupart des chômeurs exclus et sans ressources quémandant une aide au CPAS de leur commune, ont le sentiment qu’ils ne sont que des numéros de dossiers, des êtres encombrants dont cette société n’a que faire.