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17 mai 2021

L’apocalypse des intellos.

On est en droit de se poser la question du libre arbitre dans le mal. On croyait qu’après Auschwitz, des groupes organisés cesseraient d’égorgés au hasard. On se trompait. Il n’y a donc pas de mesure dans l’horreur ni de fin ! De quoi l’homme sera-t-il capable demain ? Un dernier faits-divers nous apprend qu’un gamin de quatorze ans a poignardé à mort une gamine de dix-sept à cause d’une querelle sur les réseaux sociaux ! Les parents responsables : sûrement, la société : sans nul doute ; mais encore l’enseignement qui ne développe plus l’esprit critique et la valeur de chaque vie, dans le sens qu’elle est irremplaçable. Ce qu’on oublie en maniant les toys et les joysticks.
Alors qu’on sait, depuis Kant, que l’homme jouit d’une liberté totale, même s’il croit en des prophètes présentant des Dieux intrusifs, il est entièrement responsable de ses actes.
La parole apocalyptique n’est pas seulement une parole pour le futur, c’est déjà maintenant.
« Je n’écris pas pour écrire, je me sers de la littérature comme d’une arme car la menace m’apparaît trop grande », explique Charlotte Delbo, communiste, déportée à Auschwitz en 1943.
L’utopie d’une apocalypse serait le moment où chacun et de concert prendrait la décision à l’unanimité d’en finir. L’humanité doit affronter cette possibilité extrême de l’usage de la bombe atomique.
L’enseignement : les intellectuels dans la francophonie sont descendus au niveau des intellectuels belges contemporains déjà bien en-dessous de la ligne de flottaison raisonnable d’une moyenne largement bienveillante aux incultes diplômés.
C’est surtout la classe politique qui fait plonger les autres, obligée de mentir « vrai » pour asseoir une réputation et en faire accroire aux électeurs. L’essentiel n’est-il pas de tromper sur les estrades en idéalisant des programmes, en s’appropriant une réalité subjctive, rien que pour le plaisir de posséder les gens !

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Ces universitaires ne peuvent assurément pas être comparés à leurs illustres prédécesseurs. Mais tel la vivace qui fleurit entre deux pierres, ils n’en jouissent pas moins du prestige, du pouvoir et de la faveur des médias. Le summum de la crème du genre, c’est en Belgique, vous n’en doutez pas, Georges-Louis Bouchez. Chacun de ses discours est à décrypter. Laissons-lui le jus de chaussette qui l’encense, il reste sous-jacent un portrait glaçant du personnage. Les autres distillant leur opinion, elle se décante dans les cervelles fragiles des affiliés, d’une façon qui ne peut être qualifiée que de « néoréactionnaire ».
Voilà Paul Magnette, ex-profeseur et intello reconnu, qui, au nom d’un parler vrai sur les banlieues et la “haine de l’Occident”, cautionne les dérives de l’actuel gouvernement, au risque d’aggraver les fractures de la société entre la classe du dessus et la classe du dessous. Le petit chimiste Elio Di Rupo, grand aventurier culturel, il ne restera de lui l’image d’être à la fin de carrière, que le premier clerc du notaire Borsus.
Tous les vrais intellectuels de la francophonie sont morts Roland Barthes, Jacques Lacan, Raymond Aron, Michel Foucault, Fernand Braudel, Guy Debord, Gilles Deleuze, Jean-François Lyotard, Pierre Bourdieu, Jacques Derrida. Resteraient Emmanuel Todd et peut-être Michel Onfray pour l’approche sans parti pris des questions d’actualités brûlantes sur la citoyenneté. Aucun intellectuel ne s’est acquis une réputation internationale comparable à la leur, et ce qui donne l’idée la plus exacte du niveau auquel nous sommes descendus est probablement l’importance démesurée accordée à un intellectuel comme Bernard-Henri Lévy, à nouveau engagé dans une nouvelle défense d’Israël sous prétexte de rapprocher les points de vue de façon égale, comme si l’égalité existait entre la puissance militaire juive et les lance-pierres, même sous l’effet des rockets offert à Gaza par l’Iran.
Il est difficile d’aller plu loin en matière de goût et d’intelligence que l’attention accordée par la sphère publique en France à BHL, en dépit des preuves innombrables de son incapacité à saisir correctement un fait ou une idée. Une telle caricature pourrait-elle exister dans une autre grande culture occidentale aujourd’hui ?
Notre époque n’aime rien tant que le fait accompli, en particulier celui de la célébrité acquise et de l’importance médiatiquement établie. Il est très difficile de se faire une place parmi les intellectuels surtout si vous n’êtes pas inculte. Mais si vous vous hissez à bord, tout vous sera permis, jusqu’à vouloir expliquer, comme le fait régulièrement Einthoven à la télévision, sa propre cuistrerie, à l’auditoire attentif.

16 mai 2021

La combine de Netanyahou.

Le chef du gouvernement d’Israël veut rester au pouvoir, malgré ses procès en cours et la défaite de son parti. Il a trouvé une combine : faire la guerre aux Palestiniens !
La tactique d’Israël pour agrandir son territoire saute aux yeux de tous, sauf aux yeux de nos « gros cerveaux » qui deviennent bigleux dès qu’on parle de la Palestine. Ça arrange Didi.
Elle consiste à provoquer un incident. Quoi de mieux que l’esplanade des mosquées à Jérusalem ?
Les palestiniens qui ont les nerfs à fleur de peau sous la botte des militaires de Tsahal et qui n’en peuvent plus de ce qui n’est plus même une occupation, mais une spoliation d’un pays par la force et l’expulsion systématique, répliquent instantanément.
L’affrontement est claironné partout comme une « agression » du Hamas. Les gazettes occidentales, toutes ou presque dans les mains du lobby juif, font un effet de haut-parleur et nous inondent des « justes répliques d’un pays démocratique sauvagement agressé par des terroristes ». Bilan six morts du côté d’Israël, 135 de l’autre et ce n’est pas fini.
Le tour est joué.
Les chancelleries accourent pour apaiser les choses. Israël exhibe ses six ou sept morts et on ne parle pas des civils tués dans la bande de Gaza et lors des affrontements à Jérusalem-Est.
Et voilà la tactique israélienne qui se referme sur de nouvelles conquêtes, tandis que les ultras, colons par idéal sioniste, ont déjà leurs valises prêtes, en attendant que les militaires aient délogés quelques malheureux dont on convoitait les maisons, pour s’y précipiter.
Ce qui est scandaleux dans ce scénario, c’est que les chancelleries occidentales ne tiennent jamais compte des condamnations d’Israël par les instances de l’ONU. On a l’impression que cette organisation à laquelle notre pays envoie des délégués et pour laquelle elle paie une cotisation, compte pour du beurre dès qu’on touche à un cheveu d’Israël. C’est insupportable.
Avec une Sophie Wilmès, atlantiste jusqu’au bout des ongles, notre compte est bon. Que la population franchement hostile à ses agresseurs quasiment terroriste de Tsahal exprime son mécontentement, madame Wilmès s’en fout. On se doute pourquoi. Elle aussi est du côté de Tel-Aviv, ainsi elle plaît à Washington le grand ami de Netanyahou, de Trump à Biden, même combat.

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Israël arrondit son territoire depuis la guerre des Six-Jours. Ce pays s’est régalé en bouffant le voisin. Son objectif, il ne s’en cache pas, avalé la Cisjordanie et faire le Grand Israël avec Jérusalem comme capitale. Encore quelques années, dix tout au plus, et aux nez et à la barbe de tout le monde, sous les applaudissements des Occidentaux, cet État au lieu d’être décrété un État terroriste sera fêté pour la réussite de sa démocratie.
Allez comprendre qu’un vote pour changer la Knesset tous les quatre ans soit suffisant pour recevoir le diplôme d’État le plus démocratique du monde, alors que ses militaires se conduisent comme des voyous en terrorisant des populations désarmées, il faut le faire.
Cela montre aussi comme la diaspora juive est puissante au point que ceux qui ne tombent pas sous son obédience doivent montrer des signes d’allégeances, s’ils veulent prospérer dans le monde des affaires.
Le comble, c’est qu’un tout autre scénario aurait pu se passer. Il y a des braves gens partout. Il y a beaucoup de Juifs dont le cœur saigne en voyant leur pays cumuler les acquisitions illégales de territoires. Brimer une population dont le seul tort est d’avoir vécu avant eux sur cette terre millénaire, même si le passé biblique attache le peuple juif aussi à la Palestine, est-ce suivre l’enseignement de la foi et de la morale ?
Pour être juste, la religion musulmane de l’autre côté ne facilite pas les rapports de paix non plus. Mais on peut comprendre que ceux qui ont tout perdu s’attachent eux aussi à ce qu’ils peuvent. La religion, c’est tout ce qui leur reste.
Si, parce que trop gourmand, Tel-Aviv finissait par s’attirer l’inimitié de tous ses voisins arabes et qu’un conflit généralisé éclatait en ce Proche-Orient, je crains qu’américanolâtres comme les dirigeants MR et PS le sont, nous ne soyons entraînés nous aussi dans la tourmente derrière les États-Unis, pour soutenir une mauvaise cause.

15 mai 2021

La Commune de Paris.

Ce serait impardonnable de laisser passer le mois de mai sans commémorer sur Richard3.com les 150 ans qui nous séparent de la Commune de Paris !
Le 18 mars 1871, une émeute éclate sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s'enfuit à Versailles avec tous les corps constitués.
La Commune de Paris qui allait être vomie par les bourgeois, leur presse, leurs corps constitués, leurs écrivains, leurs historiens, jusqu’à aujourd’hui, a donc 150 ans !
Il devient même utile d’en rappeler les grandes dates et le pourquoi de cette révolte, tant les livres d’histoires sont mensongers et tant son empreinte à marquer le socialisme et le communisme jusqu’à aujourd’hui, comme le rôle qu'a joué ce mouvement révolutionnaire parisien dans l'invention des Républiques socialistes.
Après la révolution des "Trois Glorieuses" de juillet 1830 et de février 1848, mettant fin à la Restauration et à la Monarchie de Juillet, la Commune de Paris de 1871 confirme la fin du Second empire, tandis que le peuple parisien n’a que mépris pour la République conservatrice naissante.
La Commune est un moment charnière de la fin du XIXe siècle en France. C'est justement parce qu'elle a tant marqué les esprits jusqu'à aujourd'hui, et qu'elle traduit une immense complexité historique, qu'on peine à savoir comment commémorer son 150e anniversaire (1871-2021). Cet évènement fondamental de l'histoire de France reste incompréhensible et difficilement déchiffrable si on oublie de la lier aux 6 mois qui précèdent sa mise en place, avec, en premier lieu, la proclamation de la IIIe République en septembre 1871, qui lui est fondamentalement inhérente pour comprendre ses mécanismes.

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Impossible de l'analyser exclusivement sur le temps court, de ne pas la relier aux spécificités historiques qui sont celles du XIXe s. français, marqué par la valse de régimes politiques antinomiques les uns des autres (république, monarchie constitutionnelle, empire…) se succédant sur un intervalle de temps relativement court, entrecoupés de manière constante par des mouvements révolutionnaires.
Depuis la Grande Révolution, l'idéal d'une république plus sociale, démocratique et populaire reste ancré dans les esprits de nombreux Français et Belges.
La Commune puise ses origines de 1789. Ce sont les enjeux de la guerre franco-allemande de 1870, le péril d'une France occupée par la Prusse, accompagnés par le fiasco de la mise en place d'une IIIe République récupérée par un pouvoir conservateur et monarchiste qui la génère.
Le pouvoir bourgeois sous Badinguet n'en finit pas d'essuyer les frustrations et revendications de la nouvelle classe ouvrière en gestation. Léon Gambetta les appellera "les oubliés". L'idéal des ouvriers est de mener le combat pour que le capital soit mieux réparti et favoriser une meilleure existence. Ce sont nos précurseurs, en fait, que nous comprenons bien, puisque ce combat est loin d’être terminé.
L'idée d'une République démocratique et sociale fait son chemin parmi les populations des grandes villes. L'empire s'enlise, le climat social se tend, les mouvements sociaux se multiplient, les esprits sont fortement échauffés à la veille de la IIIe République.
La nouvelle République dans l'impasse face à la Prusse (septembre 1870 - mars 1871). Aux conditions de vie sociales et économiques vient se greffer la menace de la guerre extérieure. En 1870, le chancelier allemand Bismarck est l’homme fort de l’Europe. Il estime qu’une victoire contre la France est nécessaire pour parachever ce dessein. La provocation prussienne et la déroute militaire française, on sait la suite : Napoléon III est défait à Sedan, le 1er septembre 1870. Les Parisiens réclament la IIIe République sans se résoudre à la paix face à la Prusse. Un gouvernement provisoire de défense nationale est formé le 4 septembre 1870. Mais la majorité conservatrice de l'Assemblée et Adolphe Thiers, voient d'un très mauvais œil la tournure des évènements : une éventuelle république sociale, agitatrice qu'il faut à tous prix éviter. L'urgence politique est, pour eux, de contenir la révolution et de faire la paix. Aller donc contre la volonté populaire parisienne.
Les Prussiens à Paris, la France vit l’un des hivers les plus rigoureux du siècle. Les parisiens meurent de faim. La capitale est systématiquement bombardée à partir de janvier 1871… Toutes ces conditions alimentent les braises de la future Commune de Paris, qui exige sans concession la sortie imminente de l’assiégeant.
Les négociations de paix avec la Prusse mettent le feu aux poudres. Le 28 janvier 1871, l'armistice est signé et immédiatement considéré comme une trahison par les parisiens qui accusent le gouvernement de compromission avec l'ennemi extérieur.
Ils se claquemurent dans Paris. Thiers mettra fin à l’héroïsme et au patriotisme des Parisiens par un bain de sang. Ce sera la semaine sanglante. Une boucherie qui au lieu d’être décrite comme la honte de la République passera et passe encore pour les bourgeois, comme un acte nécessaire.
De grands historiens, Marx, Engels, ont écrit sur la Commune. Le mouvement féministe actuel pour l’égalité entre les sexes est issu de ce moment populaire.
Enfin respect aux 35.000 parisiens massacrés par les troupes des bourgeois revanchards sous l’œil goguenard des Prussiens. Salaud pour salaud, Thiers et Pétain se valent dans leur infâmant parcours.

14 mai 2021

Un rapport accablant.

L’O.M.S. ne dit pas que la Belgique est seule en défaut dans la lutte contre la pandémie, mais elle est responsable avec d’autres États d’avoir tardé à prendre des mesures qui auraient pu éviter la pandémie.
La Belgique a perdu un mois en tergiversation et dispersion des mesures. C’est le fameux mois de février 2020. L’avance du coronavirus aurait pu être stoppée nette en ce mois crucial.
Or, que je sache, qui était responsable en 2020, Sophie Wilmès et Maggie De Block.
Si la seconde fut mise au rancart, la première fut félicitée, honorée et récompensée par les partis de la majorité qui la mirent au poste de vice-première et ministre des affaires étrangères, dans le gouvernement Alexander De Croo.
Le constat de mauvaise gestion de l’O.M.S. a été publié dans le rapport de ce mercredi 12 mai 2021. Je parie qu’aucun journal ne tirera de conclusions fâcheuses de la gestion qualifiée d’exemplaire de Sophie Wilmès, puisqu’ils ont déjà tellement accumulés les couronnes de laurier et les discours enflammés, que revenir en arrière mettrait en cause leur intégrité intellectuelle.
Les experts de l’O.M.S. tous de réputation mondiale y affirment que la pandémie de Covid-19 “aurait pu être évitée”, évoquant un véritable “Tchernobyl du XXIe siècle” et réclamant d’urgence de vastes réformes des systèmes d’alerte et prévention dans l’espoir que cette pandémie “soit la dernière”.
Comme justement tout le monde juge admirable les mesures prises par Sophie Wilmès et qu’on a pu charger Maggie De block de toute la chienlit, on va vite passer sur ce fichu rapport mondial et oublier tout ce cauchemar le plus rapidement possible.
Sont-ils futés et intelligents nos brillants bilingues, universitaire si doués que Pascal Delwit pleure d’émotion rien qu’à les ouïr !
Sauf, un petit détail qui a son importance.
Le rapport dit aussi en toutes lettres que la manière dont nous nous y sommes pris montre à l’évidence que les prochaines épidémies seront pour nos gueules, extasiées de reconnaissance et stupide, comme un seau qui descend dans un puits sans eau.
C’est sur le constat que « la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui aurait pu être évitée”, a déclaré l’une des coprésidentes des experts, Ellen Johnson Sirleaf, que nous prendrons en plein visage la prochaine invasion d’un autre corona.
Pourtant si mes souvenirs sont bons, les réseaux sociaux de mai, juin 2020, quand l’affaire prenait une méchante tournure, madame Wilmès hésitait d’arrêter les activités mettant les Belges en contact direct avec des gens atteints et transmetteurs du virus et que Maggie Déclarait en se curant le nez devant les caméras, qu’on avait détruit le stock de masques qui pourrissait dans un hangar dont le toit avait percé.
Ce qui avait déclenché l’indignation générale fut surtout sa déclaration qu’on n’avait pas jugé utile de le renouveler, mais que c’était ainsi qu’on travaillait dorénavant, en flux tendu, ajoutant qu’on allait en recevoir bientôt.

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C’était il y a un an.
Aujourd’hui, plus rien de la méfiance persiste, Maggie oubliée, bénéficie de sa belle pension d’ancien ministre, Sophie Wilmès joue la star au MR et Bouchez se défoule sur le Vooruit Frank Vandenbroucke, bouc émissaire idéal pour le MR.
Et vous voudriez que l’on parle avec sérieux de ces gens-là ?
“Cette situation est due à une myriade d’échecs, de lacunes et de retards dans la préparation et la réponse” disent les experts de l’O.M.S.
Sauf que la myriade d’échecs est prise par-dessus la jambe par nos intellectuels de la santé. Au lieu de les recenser et d’examiner pour l’avenir ce que l’on pourrait faire en matière de prévention, nos élites sont échauffées par la prochaine sortie des contraintes et on voit à Liège, le bourgmestre Willy Demeyer soigner sa prochaine campagne électorale en vidant des chopes de bière aux terrasses.
“Il est clair que la combinaison de mauvais choix stratégiques, d’un manque de volonté de s’attaquer aux inégalités et d’un système manquant de coordination a créé un cocktail toxique qui a permis à la pandémie de se transformer en une crise humaine catastrophique”. Voilà la conclusion que nous lirons en rigolant, émoustillés de la nouba générale que ça va être, quand nous tomberons le masque, retrousserons nos manches, pour un barbecue géant arrosé à la Jupiler, dont on se souviendra.

13 mai 2021

MR & LREM en mode danger ?

À voir comment Charles Michel, plus mielleux que jamais, a tourné autour du couple Macron, jumelé aux propos flatteurs de Didier Reynders à l’égard des deux présidents Sarkozy et Macron, on se doute du grand intérêt des MR pour le trône français.
C’est la politique de ruissellement, au lieu d’être sociale, elle est latérale !
Les carrières de nos deux chefs de file à l’Europe n’ont été possibles que par une sorte d’assimilation de la nationalité belge à sa grande consœur.
Les baromètres de popularité des marcheurs et les Réformateurs sont connectés. Il convient donc de les associer mais de manière inégale, attendu que si c’est le MR qui dévisse, cela ne passera pas la frontière, par contre si c’est LREM le mouvement se verra chez les libéraux belges.
Emmanuel Macron bénéficie encore d'une certaine audience. La liquéfaction de l'ancien système des partis, la menace d'un risque d'accession au pouvoir du Rassemblement National, la disparition des débats publics et l’avantage d’être le roi de l’échiquier, favorisent le mari de Brigitte. Est-ce pour autant gagner ?
Tous les présidents français, depuis la sottise de Jospin de faire voter les législatives après l’élection du président de la République, ont été la clé de voûte du régime. Macron condense sur son nom tout le macronisme, gouvernement et majorité, seule la haute administration n’est pas toute dans sa main. C’est dire l’avantage. Pourtant, à y bien regarder, tout cet édifice est fragile. Le prestige de Macron ne va pas jusqu’aux députés de son système qui peinent à s’implanter et former autre chose qu’un parti de circonstances.
Les spots concentrés sur Macron en permanence, ce n’est pas rien ; mais dans l’excès, il y a outrance. La République en marche (LREM) n’est rien d’autre qu’une agence sans client, une enveloppe sans contenu ! Aucune latitude à aider le chef suprême, avec un vide sidéral de personnalités marquantes.
Macron surgissant de derrière la pyramide du Louvre au sortir du soir de son élection n’a été que le dernier feu d’artifice d’une campagne réussie. Comme il avait trompé tout le monde, tant sur sa gauche que sur sa droite, le reste ne pouvait aller de pair.
Les réformes impossibles et avortées, toutes imputées à la Covid, sont les signes d’une dérive droitière recevant un accueil franchement hostile d’une majorité de Français.

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La crise sanitaire a surtout montré ce que valait l’administration Macron. Olivier Véran à la Santé s’est montré irrésolu et peu fiable, multipliant les points presse. Son discours patchwork a mêlé propos anxiogènes, cours pédants de médecine, prédictions et songes creux ! Ses intrusions dans les médias donnèrent une impression d'autosatisfaction jubilatoire d’un cuistre parfait d'amateurisme politique. Il a fait du Vandenbroucke, en un parler plus élégant certes, mais en collectionnant les erreurs et les balourdises.
Castex, c’est le sous-préfet aux champs à l’accent de Toulouse. Certes, il ne faut pas un premier ministre flamboyant pour la réélection de Macron, quant à prendre un rond-de-cuir, c’est trop caricatural pour être efficace.
La gauche voit Margaret Thatcher en Macron. C’est vite décrit. Il n’a pas l’âpreté au gain de l’épicier qu’on voyait chez la Miss, il a pire : la vue napoléonienne d’un grand destin oligarchique.
L'ère Thatcher ne se résume pas au populisme autoritaire. C’est une vraie « gramsciste de droite ». La dame de fer se préoccupe de ce qui se passe dans la tête des gens. Chez Macron, les chiffres succèdent aux chiffres, sans se soucier des évidences. C'est ce qui explique les heurts continuels avec une grande partie de la société française. Malgré le battage énorme de la presse autour de sa récupération des Gilets Jaunes, il n’a rien récupéré du tout, parce qu’au départ, il n’a jamais intégré la revendication primale de la souffrance et de l’humiliation des gens.
Macron a la mentalité du petit patron qui voit des mollassons partout « traverser la rue pour trouver un emploi » et « je ne céderai rien aux fainéants ». Son discours fleure bon le patronage des pires évangélisateurs du peuple, ces patrons des charbonnages de la fin du XIXme siècle.
Voilà pourquoi, les MR surfent sur son intelligence, sa parfait éducation et son atlantisme irréprochable. Il les sert beaucoup dans leur ambition en étant le parangon de la famille Michel.
On verra comme ils se sont trompés et comme le MR s’effondrera l’année prochaine avec son homologue français LREM.

12 mai 2021

L’Europe américaine.

Je cite mes sources. Marc Menant, journaliste que l’on voit dans l’émission de Christine Kelly sur Cnews, dit avoir lu jusqu’au bout le Traité de Maëstricht, refondateur de l’Europe actuelle et y avoir découvert un paragraphe dont personne ne parle jamais.
Il mentionne l’obligation des états membres de ne jamais sortir du système économique de libre échange, donc, en un mot, de ne jamais sortir du système capitaliste tel défini dans son orthodoxie néolibérale la plus stricte.
Autrement dit la nécessité d’interdire telle pratique commerciale, par exemple la levée des brevets sur les vaccins ou lever des taxes sur les produits d’importation pour faire revenir de Chine ou d’ailleurs les industries jadis implantées chez nous, est impossible par ce traité.
C’est donc faire de l’Europe un monstre économique figé dans des recettes commerciales qui ne marchent plus et qui nous conduisent au désastre.
On le voit bien avec la poursuite, envers et contre tout, des accords de Libre échange avec le Canada, le Brésil, les USA, la Chine et pourquoi pas, l’Arabie Saoudite à laquelle nous vendons des armes qui vont massacrer des innocents au Yémen.
C’est clair que nous n’avons plus la possibilité de socialiser le pays en cas de victoire d’une gauche PS-PTB majoritaire, s’il prenait la fantaisie, fort improbable, au PS de conclure une alliance avec le PTB. Ce qui n’est pas pour tout de suite.
En réalité, tout gouvernement doit respecter une manière de gouverner qui ne peut être que libérale dans le sens le plus étroit, comme l’entendent un Jeholet, un Bacquelaine ou son éminence Bouchez.
Voilà qui supprime tout intérêt à exprimer son avis par les urnes, puisque si celles-ci sortent « des clous », leur avis sera nul et non avenu.

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Même si Boris Johnson est un conservateur qui a une pratique douteuse de la démocratie, on ne peut que lui donner raison d’avoir respecté un vote populaire et d’être sorti de l’Europe. Le Brexit, même si ça tourne mal, permet aux Britanniques de maintenir un certain idéal démocratique que nous avons perdu.
Quand on sait que l’Europe à d’autres fils à la patte, dans son inconditionnalité vis-à-vis des États-Unis non seulement pour son système économique, mais encore sa défense, on mesure toute l’étendue des erreurs commises en notre nom.
L’Europe n’a pas d’armée, si ce n’est la France qui a conservé la sienne et l’arme atomique. Elle dépend entièrement des Américains avec l’OTAN.
Comme la Turquie est un partenaire essentiel de Washington pour conserver un œil sur Moscou, l’Europe doit faire avec un personnage de plus en plus encombrant et provocateur : Erdogan.
Enfin, géographiquement, la Russie est le plus grand pays européen. Tout politologue intelligent, donc je ne parle pas de Delwit, recommanderait de trouver des accords avec Poutine et d’intégrer la Russie dans une véritable réunification de l’Europe. Au lieu de quoi, nous nous privons d’une amicale collaboration avec ce grand pays en épousant une querelle russo-américaine dans laquelle nous n’avons rien à faire, mais tout à perdre, à cause de notre humiliante vassalité.
Voilà pourquoi l’Europe devient de plus en plus détestable, néfaste même à la population du continent. L’Union Européenne agent des États-Unis et travaillant politiquement contre les intérêts de sa population, il fallait vraiment que le système libéral soit fin tacticien pour faire avaler ça aux gens d’ici.
Que peut-on faire pieds et poings liés à ce Traité de Maëstricht ?
Pas grand-chose, si ce n’est provoquer la chute de l’Europe intransigeante, pour l’Europe des citoyens. Bouder l’Europe n’est pas suffisant. On le voit bien, les bourgeois enthousiastes des alliances entre pays libéraux, parfois des dictatures, nous chantent belle des avantages européens, alors que les inconvénients sont tellement supérieurs qu’il n’y a pas photo.
Tous les dirigeants européens sont de fervents américanolâtres. De Charles Michel à Ursula von der Leyen, c’est la guerre des égos certes, mais pas la guerre sur les réformes. Là, leur accord est parfait, pour eux tout baigne et l’Europe est un modèle libéral du genre.
C’est quand même désespérant que la population s’en vient à souhaiter une catastrophe économique, un nouveau désastre épidémiologique, pour que les dispendieux et controversés chefs d’États et hauts fonctionnaires des instances européennes débarrassent le plancher !

11 mai 2021

Jeholet, hercule de foire.

Que voilà un triste personnage, l’air bon enfant, mais impérieux quand il impose ses contrevérités comme des vérités absolues. Un esprit obtus dangereux anime ses convictions bourgeoises, bref quelqu’un qui ne dépare pas la galerie des phénomènes du MR
On peut dire comme Mélenchon à propos d’Ecologie-Les Verts “C’est irresponsable, ridicule. Nous sommes dans la main d’une poignée de gens qui s’arrangent entre eux, se répartissent les places et les postes et ne veulent rien changer à leurs mauvaises habitudes”, à propos de la situation politique en Belgique, comme en France.
Ici, cela se passe entre « les familles », en France par « clan ». Un clan peut très bien être interconnecté d’un parti politique à un autre. L’extrême porosité du parti LR et des Marcheurs de Macron en fait foi.
Il y a une correspondance entre la REM et le MR : une volonté de contourner les obstacles, afin de pousser le pouvoir vers une oligarchie remplaçant insidieusement la démocratie par étapes discrètes.
Pour une fois, ce n’est pas le Ravachol du MR, le pétulant GL Bouchez, qui navigue toutes voiles dehors vers l’absolutisme, mais Pierre-Yves Jeholet, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles et membre du Conseil national de sécurité. Ce haut personnage – et on sait comme en Belgique on a l’art de les multiplier – fait de la propagande pour les bourgeois de son parti de manière plus agressive encore que l’autre excité. Il passe ses journées à critiquer Frank Vandenbroucke dans tout ce qu’il entreprend en matière de lutte contre la Covid-19. Ce n’est pas que le ministre fédéral soit tellement mauvais, c’est surtout qu’il est du Vooruit (le PS flamand). Jeholet se prend pour Trump ou pour un de ses partis républicains, même la pâle couleur à peine rosée de ce parti centriste, sans plus aucune comparaison avec le parti ouvrier de jadis, lui donne de l’urticaire.
Jeholet à Bruxelles se nourrit du travail des autres. Ils ne fichent rien. Il trône. Ce qui lui donne le loisir d’empocher les largesses de l’État. On dirait qu’il est économe des dépenses accordées aux chômeurs, pour qu’on en déverse plus sur son compte en banque !

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Mais où sa parole rejoint la criaillerie hystérique, c’est quand il parle du PTB. Jeholet se voit fusillé si Hedebouw monte au pouvoir. La mouillette le saisit rien que d’y penser. Ce gros pleutre souhaite, comme il l’a dit du fond du cœur à un journaliste, « Il faut éliminer les partis extrémisss… », il n’arrivait même plus à sortir « extrémiste » correctement, ses cordes vocales ne supportaient pas le mot !
Des hystériques pareils sont dangereux. Jeholet voit des barbares prtout, six montres des victimes égorgées à leurs poignets, le couteau entre les dents et la bave dessus la lame.
Ce langage n’est pas anodin. Il s’adresse d’abord aux simples d’esprit qui votent pour ce gros tas, comme on va à l’église écouter des conneries et se dire en rentrant, si je ne vote pas MR, j’irai en enfer.
Vous voulez prendre la réelle température de la boutique Belgique ?
Fiez-vous aux tendances des sondages. Une fois n'est pas coutume, ils sont à peu près conforme à la réalité;
Les partis de la majorité fédérale sont en baisse de popularité de façon même inquiétante pour le PS, tandis que le MR perd des plumes et son sang-froid.
Tout fiche le camp, tandis qu’officiellement les surdimensionnés du cerveau de la presse et les politologues croupions poursuivent leur programme qui est de faire illusion jusqu’au bout.
Sinon en Belgique, vouée à Saint-Placide, en France, on est au bord de l’implosion sociale, une sorte de remake Gilet-Jaune en Gilet-écarlate. Que Macron ou Marine Le Pen l’emporte, ça va faire vilain l’année prochaine.
Combien de fois faudra-t-il le dire, nous sommes à un tournant de civilisation. Les marionnettes du type Jeholet s’agitent et ne charment plus que les rombiers et les rombières qui pensent sauver leurs actions de la Deutsche Bank, dans le souvenir de la Belgique sous Léopold II.
Bien atlantistes bien européens, bien soumis, ils ne savent qu’injurier ceux qui ne sont pas dans la même patache.

10 mai 2021

En mal de bistrots…

Surpris par le non-débat du confiné Deborsu sur RTL-Tvi du dimanche, je me suis endormi… à onze heures du matin !
Ce malencontreux journaliste (on a peine à croire qu’il le soit vraiment) nous éloigne du drame Belge avec une Europe entraînée dans un changement de civilisation. Entre deux assoupissements, j’ai vu Deborsu en Dragasès, mourant en 1453 sur les murailles de Byzance d’un trait lancé par Mehmed II, sultan ottoman, ressemblant à Erdogan.
Pour couronner ce désastre, « Didjé » Reynders baissa le rideau sous la molle férule de moumoute Vrebos. Comment torcher un texte consistant depuis ces flaques vivantes ?

Je me suis donc vu au bistrot à noter des brèves de comptoir.

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– Qu’est-ce que t’as fichu ? On te voit plus nulle part !
– Depuis madame Covid on n’a plus de nulle part ! Tiens, l’autre soir à la télé, je m’posais la question où qu’ils vont chercher le linge sale dans la pub ? Si ça se trouve, avec la tache que t’as sur le pantalon, ils te la laveraient pour rien !
– T’es pas mal entamé à onze heures !... la gueule de Deborsu avance l’heure de l’apéro, quoi… ils sont fermés les cafés, Vieux ! T’as l’air d’en douter.
– Avec Cynthia, on a monté un bar dans le jardin. Quand il pleut pas, on sort prendre un verre. Et aujourd’hui, il a pas plu !
– Merci, avec toi on refera pas 40-45. Pour l’heure, j’ai pas le coude au guéridon, moi… Vandenbroucke, avec sa gueule d’assistant fossoyeur, est pas prêt à rouvrir les bistrots. Le troquet lui manque pas. C’est même à se d’mander, ce qu’il va foutre après le virus.
– En inventer un autre ?
– Les gens sont tellement cons, qu’ils se rendent pas compte ! Ils se borsufient.
– T’as quand même ton travail !
– T’as pas le droit d’aller prendre un verre, mais t’as le droit de te faire souffler dans la gueule par une équipe de vingt-cinq gars, au p’tit matin. J’lai dit à Verzelin, l’chef d’équipe. J’ai jamais eu envie de bosser, c’est sûr, mais maintenant qu’on attrape la crève à l’usine, j’ai encore moins envie…
– On est arrivé, tu viens prendre un verre. Cynthia fait ses dents. Elle dit que je bois trop depuis que les bistrots sont fermés.
– J’sais pas. Cynthia ne peux pas me sentir. Je m’demande ce que je ne lui ai pas fait pour ça !
– Faut pas chercher à comprendre. Depuis qu’elle se fait appeler Cynthia, comme M’ame Fleury, la philosophe, elle est plus pareille… Tu vois plus à l’intérieur de son cerveau, un réveil-matin non plus, tu me diras, mais au moins là, t’as l’heure.
– Santé !
– Santé ! C’est du raide, çui-là ! Ça te remonte d’un coup jusqu’à Robermont.
– J’me demande pourquoi Cynthia n’a jamais piffé ta Marion ?
– Ta belle-mère habite toujours les hauteurs ?
– Ouais. C’est pour ça qu’elle a l’air prétentieux. Note quand je vois les inondations à Méry-bas, je me dis que c’est pas bon d’habiter bas.
– Tu m’files une chaise qui tient encore par les vers à bois !
– Ils habitent dedans. C’est con quand même d’habiter dans une chaise !
– Passe ton verre, je t’en remets…On d’mande pas à une bille si elle roule.
– Thanks !... ce putain d’virus, on n’est plus comme avant. On boit parce qu’on s’emmerde. Le soir on n’attend même plus la fin de la soupe pour s’engueuler.
– Avant on buvait autant, mais on avait des raisons. On racontait ses misères, mais on savait qu’il s’en foutait, le bistrotier. Ça rendait plus légers les chagrins… Même qu’on finissait par rigoler avec les autres de ses propres merdes…
– C’est la faute au gouvernement… faudra pas renouveler leur permis de séjours à ces lopettes.
– On peut plus les reconduire à la frontière, Merkel les a supprimées.
– Tu vois, comme on détourne ce qu’est interdit, on boit en terrasse !
– Le jardin, c’est pas la même chose.
– Non, parce que tu paies pas la TVA !
– Mais tu l’as payée au magasin, banane !...
– Mais z’alors quand tu vas z’au bistrot, tu la paies deux fois ?
– Faut qu’t’arrête Alfred… t’es pas patron de bar. Tu vas quand même pas acheter au magasin ce que tu bois au bistrot.
– T’as remarqué, quand Deborsu respire, t’as comme une odeur qui te monte.
– Ça serait pas plutôt tes pieds ?

9 mai 2021

Émeutes à Jérusalem.

Le lent mûrissement d’un génocide caché se produit à Jérusalem.
On déplore plus de 180 blessés au cours des derniers heurts entre Palestiniens et police israélienne. Les journaux feront le minimum et les autorités belges regarderont ailleurs. Ce n’est pas nouveau, le massacre organisé, Israël connaît. Un nouveau prélude d’une ixième « reconquista » siffle un début de match qui va devenir sanglant.
L’origine de ce regain de violence se situe dans le quartier voisin de Cheikh Jarrah, où des manifestations nocturnes quotidiennes ont lieu afin de protester contre l’éviction programmée de familles palestiniennes, au profit de colons israéliens.
Le grand Jérusalem sans Palestinien, voilà le rêve que poursuivent les Juifs, soutenus jusqu’en décembre par l’administration Trump qui a déménagé de Tel-Aviv son ambassade à Jérusalem, espérant que ses vassaux d’Europe en feraient autant. Ce qu’on n’a pas encore osé faire en Belgique. Mais on y prépare l’opinion d’étrange manière.
On essaie de nous en mettre plein la vue sur le génocide des Ouïghours par la Chine faisant ainsi d’une pierre deux coups, puisque la Chine est la grande rivale commerciale des Etats-Unis. Enfin, deuxième leurre, plein feu sur l’opposant de Poutine « qui va mourir dans les geôles russes », si nous ne montrons pas les dents.
Pour les Palestiniens, niet ! Ce peuple est en bonne voie de n’en être plus un, alors…

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Chassés de leurs maisons, pour faire place aux nouveaux colons, ce n’est rien pour nous qui, depuis longtemps, ne considérons pas Gaza comme un camp de concentration à ciel ouvert pour deux millions de personnes, mais seulement un dépotoir pratique pour les Juifs de se débarrasser des habitants des territoires conquis par l’armée juive.
C’est-y pas beau les discours de nos grands hommes d’État soucieux de la planète, de leurs habitants, de l’Europe et de l’amitié indestructible entre eux et les USA et qui détournent les yeux des crimes commis par Israël, un peu comme les Turcs l’ont fait dans l’ancienne Byzance. Ce que je conquiers par les armes, après avoir razziés les populations, tuer les hommes en masse, est à moi, c’est mon bien, ma conquête.
Assez curieusement nous ne tolérons pas cet envahissement des Turcs d’Erdogan. Le Pacha d’Istanbul est considéré comme un voyou ; par contre Netanyahou fait pareil et il est pris pour un juste, un saint homme parti à la reconquête du pays de ses très lointains ancêtres !
Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée par Israël depuis 1967 puis annexée, ne sera pas un camp de concentration comme à Gaza, mais une terre de conquête où il n’est question que de chasser les gens par tous les moyens, y compris les assassinats de masse au cas où la révolte serait d’une ampleur proche de la guérilla. On se demande même si ce plan machiavélique n’entre pas dans les projets secrets du gouvernement de Tel-Aviv, pousser les habitants arabes de Jérusalem à bout, pour entrer dans les quartiers avec des chars et en tuer le plus possible ?
On est consterné de voir en Belgique les PS, les MR et les CDH, majorité et opposition fermer leurs grandes gueules sur les horreurs infligées au peuple palestinien, d’habitude prompts à l’ouvrir pour chasser la Covid et pleurer sur les Ouïghours.
Comment peut-on encore prêter la moindre attention aux faux trémolos de l’aréopage ? Comment peut-on encore accorder le moindre crédit au fantomatique Charles Michel dans une Europe épuisée par ses génuflexions devant Jo Biden et au premier ministre Open-Vld Alexander De Croo, qui répond toujours aux questions de Hedebouw, mais en se trompant de sujet ?
Quand vont-ils se décider à prendre leur rôle au sérieux et cesser de faire les valets complaisants du maître de Washington ?
C’est quand même une sacrée grosse ficelle qui s’use avec l’âge de nous faire croire que nous sommes dans le camp des bons, entre gens honnêtes et sérieux et avec nous « nos amis » d’Israël, peuple martyr qui n’a que trop souffert, au point qu’ils peuvent tout se permettre, y compris les abominations dont ils furent jadis victimes ?

8 mai 2021

Immortel, le système ?

Il y a des jours qui ne servent à rien. Ils ne vont pas dans le sens pour lequel on s’est construit.
On réagit comme le philosophe Žižek, sans anxiété et sans désir. On a plutôt envie de somnoler, l’esprit dans le vague et la pensée accrochée à des futilités. Le Slovène m’a proprement tué ce matin. « Il est plus facile d'imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme », écrit-il, sentencieux et sûr de lui.
Il y a du vrai dans cette réflexion. Les civilisations bâties sur la rigueur et la ferveur en Dieu finissent mal. Certaines, dépassant toutes les espérances, ont mal commencé, pour finir encore plus mal. Même la religion catholique qui est pourtant fondatrice de notre société se détricote au fil du temps, nous laissant sur le dos ses merveilleuses cathédrales désormais vides et sans ouailles, sorte de musées d’architecture en plein air qu’il faut reconstruire à coup de milliards, comme aujourd’hui Notre Dame de Paris.
Par contre les civilisations bâties sur l’égoïsme, la surdimension de l’ego et l’enrichissement ont plus de chance de durer. L’actuel capitalisme, surgeon vénéneux de la chrétienté, semble avoir fait le plein d’esprits tordus pour soutenir le poids des ans.
Pourtant s’il y a quelque chose d’indéfendable à terme, c’est bien elle. Elle commence par nier Jean-Jacques Rousseau « l’homme est né bon », puisqu’il faut armer le mouflet s’il veut vivre au-dessus de la condition de ses parents par ambition de ces derniers. La terre est nourricière et prodigue, ce qui est faux par l’excès et la manière dont on l’exploite. On casse et l’on gâche, alors qu’il faudrait être parcimonieux et grand épargnant. Surtout, la croissance, l’expansion continue, crédo de ces abrutis à bac + 5, est impossible dans un monde fini.
Tout le monde peut comprendre cela. Sauf que l’humanité entière fonce dans ce système et va à la destruction.

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On a établi des règles desquelles on ne peut sortir, un peu comme en politique. Le gouvernement belge est atlantiste, pro américain et inconditionnel de l’Union européenne. Quels que soient les cas de figure, les pilotes d’un tel bâtiment n’offrent pas d’autre choix. Ce faisant, ils nient la démocratie et rendent ridicule le vote sélectif.
Et après, rien. La pâte pressée dans le fer prend la forme d’une gaufre, d’un gabarit et d’un poids équivalent depuis les pâtons, en prenant la forme que l’on connaît. Changer de cuisinier ne fera pas un autre produit qu’une gaufre.
Voilà la raison qui fait que certains jours ne servent à rien.
Le défaitiste est propice à s’en convaincre. Il a doublement tort. C’est l’abandon de ce qu’il croit et un laisser-aller à préférer la prison dans laquelle nous sommes retenus.
On l’entend assez, cette société va mal. Ses motivations officielles ne tiennent pas debout. Ses arguments sont usés jusqu’à la corde vocale de Georges-Louis Bouchez. Ce marchand de cravates défend l’indéfendable sous prétexte qu’il n’y a pas d’autres civilisations possibles. Il tient debout parce que tout l’appareil fait des vœux pour que tout ce qui est faux reste vrai !
Enlevez l’estrade, les supports médiatiques, une bourgeoisie derrière pour veiller au grain, et vous avez un pantin ridicule devant onze millions de gens.
La situation éminemment explosive d’une population à la merci d’une poignée d’aventuriers devrait m’enlever de la tête que certaines journées ne servent à rien et que j’avais bien tort.
En réalité toutes les journées servent à quelque chose, même celles qui on l’apparences d’être inutiles.
Les journées « sans » font partie des aléas du combat ; mais le défi reste le même et le combat ne change pas de nature.
Les ennemis du peuple sont tellement hors de toute morale qu’on se rallie à Jules Renard sur la durée de leur système « Comment voulez-vous qu’une âme basse puisse être immortelle ? ».

7 mai 2021

Le pouvoir du peuple confisqué !

C’est flippant. Nous avons tous les ingrédients pour mettre en piste une vraie démocratie. Et nous n’y arrivons pas ! Sont en cause ceux que nous élisons qui ne nous représentent pas, après nous avoir juré qu’ils nous représenteraient.
Nous le savons depuis le référendum pour l’application du traité de Maëstricht, rejeté par les Français et escamoté en Belgique par Di Rupo, afin de faciliter son approbation par le Parlement, sans nous, sans notre accord ; Comment digérer une absence de démocratie pareille ?
Toutes les grandes questions d’orientation du pays en politique extérieure et intérieure devraient passer par un référendum. Il faut cesser d’ignorer l’opinion, sous prétexte que le peuple est ignorant et arrêter de croire s’il n’y a pas de progrès, que c’est en raison des retardataires, c’est-à-dire toujours « nous » dans tous les cas.
Ce que ce gouvernement exprime et, avant lui, celui de Charles Michel, c’est la haine de la démocratie. Pour eux, il n’y a qu’une seule bonne démocratie, celle qu’ils expriment, l’autre, celle du peuple, n’est qu’un populisme.
Nous sommes en plein paradoxe, puisque ceux que nous élisons, c’est quand même pour faire la politique que nous souhaitons. Or, dès qu’ils son élus, c’est pour faire la leur, c’est-à-dire celle que leur souffle l’Union Européenne, elle-même à l’écoute des battements de cœur de l’Amérique à Washington. Et plus la mondialisation progresse, plus de traités seront signés, plus la démocratie deviendra une abstraction, un monstre de contraintes aux seuls avantages d’une classe sociale supérieure.  
Retrouver le scandale porté par le mot de démocratie, c’est d’abord retourner à l’étymologie du terme qui fut à l’origine une insulte lancée contre un « gouvernement » anarchique par les aristocrates grecs. Depuis l’aristocratie remplacée par la bourgeoisie, les bourgeois se sont approprié le mot, pour le vider de sa substance dans la pratique.
Ils ont réduit la démocratie à une contingence « notre part à prendre » des responsabilités de la conduite du monde.
Pour cela, il fallait garder les simulacres d’une vraie démocratie, en ayant soin de multiplier les obstacles entre la voix du peuple et celles des élus, tous unis dans un vaste complot de sédition à l’égard des gens. Ils l’ont fait, certains de bonne foi, afin d’éviter l’autodestruction de la Nation. Ils n’ont pas perçu que de ce fait, ils niaient eux-mêmes ce qu’en principe ils devaient défendre : la démocratie !
L’étonnant est que ce qu’ils en concluent reste des discours en faveur d’une démocratie mythologique, ponctués d’actions dictatoriales qu’ils voudraient être d’un despotisme éclairé « pour notre bien », comme s’ils nous jugeaient irresponsables intellectuellement de les comprendre.

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Ainsi nous voient-ils immatures à vie. Cependant qu’ils ne sont pas gênés de solliciter le suffrage des idiots qu’ils croient que nous sommes.
Ils étalent à l’aise la thèse classique des possédants supposant que nous ne la comprendrions que dans le sens qu’ils veulent que nous la comprenions. À savoir : les pauvres en veulent toujours plus ; il y a trop d’individus, trop de gens qui prétendent au privilège de l’individualité. Le discours intellectuel dominant rejoint ainsi la pensée des élites censitaires et savantes du XIXème siècle : l’individualité est une bonne chose pour les élites, elle devient un désastre de la civilisation si tous y peuvent prétendre.
Autrement dit, ils marchent à fond dans le néolibéralisme qui consacre la part importante de son devenir à l’individu, fût-il seul contre tous, à condition que nous soyons éliminés de la course, laissant tout loisir à la crème du pot, c’est-à-dire eux, le profit de la réussite en solo.
L’épidémie, le salafisme, la banlieue nouveau territoire de la drogue, l’irréductible islam dans son refus d’intégration, tout concourt à la limitation du pouvoir des gens, au point que nous sommes dans une phase d’accélération des formes d’autorité qui régissent le corps social.
C’est également pourquoi la démocratie est l’objet d’une haine des dirigeants : elle remet en cause les partages établis qui les avantagent. On l’a bien observé chez Georges-Louis Bouchez piqué au vif par l’étalage de ses 18.900 € perçus chaque mois.
Il n’y a guère, Louis Michel, avec son sens de la provocation, estimait qu’il n’avait pas été suffisamment payé pour son travail dans ses différents mandats.
La société inégalitaire ne peut fonctionner que grâce à une multitude de relations égalitaires.
Telle par exemple la remise d’une voix à chaque citoyen allant aux urnes.
Cela ne fonctionne plus, puisque ceux que nous élisons sont déterminés par principe et par obligation de faire une politique tout à fait indépendante de la démocratie.
Ce devait être déjà le problème en Grèce 350 ans avant J-C, Platon ne pouvait exclure le tirage au sort comme ultime fondement du pouvoir.

6 mai 2021

Philippique au MR.

Ah ! mais, c’est qu’il en rajoute le sagouin aux 18.900 patates, avec son appartement de 60 m² à Mons, dans un quartier qui n’est pas des plus chics ! C’est pas gentil pour Di Rupo qui occupe un immeuble de deux étages à lui tout seul.
Et les 10.000 € qu’il a encore de dettes de sa campagne publicitaire pour faire président du MR ! On touche à ce que disait Hedebouw dimanche, ce type n’a plus conscience de rien. Il marche à côté de ses pompes. Comment ose-t-on faire état de 10.000 € de dettes quand on gagne 18.900 € brut ?
Alors que les dettes moyennes des ménages sont supérieures avec des paies de 1500, 1700 € ! C’est là que l’on voit que ce pouvoir ne traite pas correctement des affaires publiques.
La preuve, voilà encore un « irréprochable » du MR dans l’embarras. Il s’agit de Philippe Goffin, ex ministre de la défense dans le gouvernement Sophie Wilmès, perquisitionné pour une affaire d’achat de masques Avrox par l’État.
C’est une affaire d’embrouille à la Kubla, avec des jongleries de millions à la De Decker. C’est dire le morceau que les enquêteurs doivent débroussailler.
Pendant que les Belges entraient dans l’épidémie avec des morts en série, Philippe Goffin concluait un accord avec Avrox, une société luxembourgeoise pour l’achat de millions de masques buccaux en tissu. On se souvient que Maggie avait détruit les réserves. Un juge d’instruction instruit l’affaire pour faux et usage de faux, escroquerie, blanchiment et entrave à la liberté des enchères, rien que ça. On en a pour 32 millions d’euros d’une commande de 15 millions de masques. Des nanoparticules d'argent et de dioxyde de titane, potentiellement nocives, ayant été détectées sur les masques, leur usage a depuis été déconseillé, après un avis du Conseil supérieur de la Santé.
La société luxembourgeoise compte un héritier jordanien, un ex-patron de restaurant cannois et un ancien agent de foot. Une des conditions d'octroi était d'avoir déjà fourni au moins 250.000 masques en étoffe à un autre client. Avrox faisait état d'une commande d'un million de masques à un autre pays en 2020, mais restait discret sur l'identité de l'acquéreur approvisionné. En réalité Avrox-Luxembourg a son facturier à la société offshore Bright Periods Consulting, basée à l'île Maurice, créée en septembre 2015. Son directeur, un Brésilien dénommé Flavio D., est proche depuis au moins six ans, selon les deux quotidiens qui ont épluché son compte Instagram, d'un des actionnaires d'Avrox.
Goffin peut jouer les innocents. Il a un bel exemple avec Boris Johnson empêtré dans une affaire de rideaux que sa dispendieuse épouse a fait changer au 10 Dowding Street, la résidence des premiers ministres britanniques. Mais, jouer les imbéciles n’est pas toujours la bonne tactique.

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Assiste-t-on à la « kublatisation » du MR ? On n’en est pas loin.
Le président Bouchez, toujours à l’assaut des télés, prêche la vertu comme un évangéliste américain. Mais jusqu’à aujourd’hui, alors que l’affaire est de la semaine passée, il ne s’est pas intéressé à cette malencontreuse histoire, pour s’acharner sur un conseiller communal MR coupable de s’être affranchi des consignes anti-Covid.
Non, ce qui intéresse Bouchez en ce moment, s’est de laver son honneur à propos des 18.900 € de traitement pour ses fonctions de président du MR. Le bougre se lamente en prétendant qu’on n’en a que pour lui, alors que son homologue du PS en ramasse autant. Alors que lui, Bouchez, « ne compte pas ses heures ».
Ne serait-ce pas pourtant son rôle de faire la clarté dans ce qu’il est convenu d’appeler désormais « l’affaire Goffin » ?
Après Liège les affaires Moreau, Mathot, le PS place Sainte-Véronique concerné et confondu dans ses basses œuvres, voilà Liège à nouveau en délicatesse avec la justice, puisque Goffin est bourgmestre de Crisnée.
Devinez qui est président provincial du MR à Liège: Daniel Bacquelaine !
Comme c’est bizarre quand même la vie politique et comme ce milieu est petit-petit !

5 mai 2021

La caisse est vide au MR !

Une taupe au MR n’est plus utile pour être au fait des dernières engueulades entre grands chefs, à propos de leur extravagant président.
Le salaire à la façon « vice-premier » passait comme un entremet qu’on avale sans y prêter attention. Aujourd’hui que tout le monde en parle, les aigreurs remontent. Curieux comme les choses qu’on faisait semblant d’approuver, quand cela ne se savait pas, dérangent tout le monde maintenant que ça se sait.
Ils n’attendent plus que la disparition à la comptabilité de Richard Miller, pour passer du salaire de 18.900 € de vice-premier à celui du premier, un chouia supérieur.
Les Michel, pas intéressés pour un sou, y avaient déjà pensé. Ils n’avaient pas osé à cause de Chastel. Un salaire de premier ministre à ce faible d’esprit aurait provoqué une crise interne. Richard Miller aurait pu ressortir les comptes de la boutique Jean Gol, au bord de la faillite frauduleuse à la Tonton Tapis, les dactylos, payées une misère, faire la grève des privautés ancillaires !
Le problème tient dans le mauvais effet des largesses à un moment où Bouchez adopte un langage cher au MR, l’austérité des foules et le retour à la rigueur.
L’embêté, c’est Ducarme à qui colle une étiquette « sociale ». Un libéralisme social, il l’avait dit dans sa campagne pour devenir « vice-premier » à la présidence du MR. Il faisait l’autre jour la gueule d’un merlan surgelé qui aurait raté la chaîne du froid.
Voilà des lustres que ne je n’achète plus un journal libéral. Comme les nouvelles changent tous les jours, j’évite les dépenses inutiles. De toute manière, aucune gazette n’écrira un mot sur les finances des partis de la majorité, toutes dans le rouge et surtout les finances bleues. On a beau recevoir du fric en loucedé des friqués, brader les privilèges au prix coûtant, le mécénat se perd au parti libéral.
Heureusement que les députés à l’insu des électeurs, votent chaque année des tombereaux d’argent aux partis traditionnels, le reste, se sont les contributions « volontaires » des élus au prorata de ce qu’ils ramassent en indemnités, faut plus trop compter sur les cotisations du plouc adhérent.
Le MR donne évidemment des chiffres gonflés de ces convaincus. C’est que la Covid a décimé ses rangs. L’hôtellerie fait faux bond. L’épicier du coin a viré fasciste et l’artisan vote PTB.

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La politique libérale a pris un sacré coup de vieux, malgré la jeunesse du tonitruant Bouchez. En interne, l’industrie joue les filles de l’air en décentralisation, l’usine à gaz est ingouvernable et les députés se défaussent sur le peuple, dans des lois fofolles et inutiles. En externe, l’adoration du MR à papa Biden fait qu’on n’a plus vraiment de politique extérieure, d’autant que la ministre des affaires étrangères est une américanophile à moitié australienne. On va dénoncer le génocide Ouïghours et faire coller la politique de Poutine à celle de feu Staline, sur ordre de Washington. Ce n’est pas bandant une domestication pareille, avec un néolibéralisme déjà plombé par ses piètres résultats. On se voit mal repousser l’ennemi sur le Donbass ou remonter le Mékong pour aller fesser Xi Jinping. Malgré tout, le MR délire en justicier sans armée à l’UE.
Quand on met en parallèle le salaire de Bouchez, avec les finances du parti, ça la fout déjà mal. Mais quand on le met en relation avec les 10 euros par mois d’augmentation des salaires que la FGTB revendique, on est pratiquement sur le cul.
Puisqu’ils en sont au grand couplet de la transparence, qu’ils n’ont rien à cacher et que l’État est aux taquets question finance, que c’est impossible de sortir un euro de plus des caisses publiques, que les partis qui prêchent l’austérité comme la seule mesure de sauver la démocratie viennent nous balancer comment eux vivent l’austérité.
Faut pas rigoler avec ces choses là.
On a comme l’impression que certains chefs « admirables » pourraient faire un tour en correctionnelle. Ce n’est pas demain qu’un journaliste indépendant (c’est simple, il n’y en a plus) fourra son nez dans ce merdier.
Il reste encore une solution au MR, pour que son « Tonton Tapis » garde son statut de vice-premier : aller au charbon du côté de Bill Gates. Il paraît que le couple divorce. Avec sa belle gueule, peut-être que Bouchez y aurait de l’avenir ?

4 mai 2021

Un emploi en or.

Toutes les gazettes, bien libérales, américanisées à mort, se ruent ce matin à la défense de leur chéri, le dénommé Bouchez, injustement traîné dans la boue dimanche par la divulgation de son salaire de président du Mouvement Réformateur.
Elles auraient mieux fait de regarder ailleurs, parce qu’indépendamment de la coquette somme de 18.000 € qu’on savait déjà, personne n’avait fait le rapprochement de ce salaire avec celui d’un vice-premier ministre fédéral !
Comparé la fonction à celle d’un vice-premier, ce n’est pas rien. On comprend Ducarme et les autres postulants qui ont voulu pêché le maquereau et qui reviennent avec des ablettes.
Ce n’est probablement pas le seul parti où son président y arrondi ses fins de mois. Je me hasarde peut-être, mais les successeurs de Vandervelde, ne doivent pas être loin du compte. On pourrait poser la question à Elio di Ruppo ou à Paul Magnette ?
Bouchez a bien clamé haut et fort que c’était du brut ! Pour la gouverne de l’ange du néolibéralisme, on le savait. Mais c’est brut aussi pour les vice-premiers !...
Lorsque le comptable maison te file tes 18.000 patates, l’État t’en reprend au moins huit mille, plus la dîme aux ploucs de ton parti, ça ne te fait plus que 8.000 in the pocket. Tous les beaufs qui t’admirent et voient en toi la réincarnation du fils trop tôt disparu de Jo Biden, ne savent pas que tu as un complément en frais de représentation pouvant atteindre ton net. Et les ploucs qui te pensent altruiste ! Voitures, costumes, eau de Vichy, réceptions et tournées générales du Métropole au bistrot « Chez Eugène », ça va chercher dans les combien ?

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Cela te fait mon gros futé, un revenu net d’à peu près ton salaire brut. Je te fais confiance pour la gratte, ton côté domestique, qui chez les gens de maison – le MR n’en est-il pas une ? – permet de survivre. Tu la connais la chanson, quand je pense que tu as le culot de parler de môman qui faisait son marché à coup de pièces de vingt francs !
Tu m’as touché pour le coup, j’attendais qu’à la suite tu entames le couplet « fils d’ouvrier, petit fils d’ouvrier, ouvrier moi-même », avant d’y aller d’une larme !...
Tu n’es pas allé jusque là, un manque d’effronterie, peur d’en remettre une couche ?
Pourquoi les gens sont-ils comme enragés quand ils évoquent ton salaire ?
Faut les comprendre. Ta vision de l’économie pour eux est incompréhensible. Ils s’attendaient que tu ailles de la pièce de vingt francs aux dix euros que les faméliques de ce pays réclament, pour que tu les respectes aussi…
Nous savons bien, ce fric de vice-premier ce n’est pas toi qui l’as exigé, que c’est une histoire ancienne de l’effronté Gros-Loulou fondateur de la dynastie des Michel.
C’est une histoire que Richard3 connaît et qui plaît toujours quand il la raconte. Comment Louis et Didier ont flairé dès le début, l’argent qu’ils se feraient en se plaçant domestique à journées chez Jean Gol, quand il distribuait les places.
Monté de toute pièce par François Perrin et Gol, le premier s’éblouissant de sa verve, se perdait dans ses tribulations universitaires, le second fut seul sur la bonne affaire.
Bien plus tard, c’est entre Louis et Junior qu’il fut décidé que les arrhes, le beau pognon quoi, du président MR serait indexé sur la fonction de vice-premier ministre.
On peut demander des précisions à Richard Miller, gérant de la boutique Jean Gol et survivant de la course à l’échalote.
Reynders qui passe pour un autre acrobate de la « planque à dix-huit mille » s’est fait baiser par le Bureau MR, contrôlé par la famille Michel. On ne lui en versait pas tant !
Ce fut une terrible humiliation pour lui, d’apprendre que le plombier des Michel, le petit Chastel, avait touché les 18.000 comme Charles ! Un type qui ne parle pas anglais !
Depuis, tout est arrangé. Les deux fils du vieux sont casés. Charles désormais maréchal à l’Europe peut faire l’autre colonel et Chastel, chef de rang. La hache de guerre est enterrée. Plus personne n’aurait reparlé des 18.000. Il a fallu que la bande tombe sur Raoul !...
Non, mais, de quoi se mêle ce bouseux, disent en chœur les gazettes, en prenant fait et cause pour le parti du pognon.

3 mai 2021

Cœur et rancœur.

Ce pays a la particularité d’être à la fois le plus mal dirigé de l’Union Européenne et le plus vanté de ses élites. C’est une curiosité, un exemple à ne pas suivre. On ne sait plus qui fait quoi !
Si ça ce n’est pas un signe de mauvaise gouvernance, que l’on me dise ce que c’est.
C’est dans un cadre archi conventionnel, RTLTVi, que le fleuron de cette Belgique mal gérée, Georges-Louis Bouchez, rencontrait le seul opposant qui ait quelque chose à dire sur les valeurs de cette société, Raoul Hedebouw.
Pour une fois, l’animateur Deborsu s’est révélé relativement neutre en ne favorisant pas trop le MR, dans sa manière habituelle de couper l’adversaire du libéral, le disert GL Bouchez.
Le sujet principal étant l’augmentation de 0,4 % des salaires, soit 6 à 10 euros par mois (en décomptant les retenues légales), on a donc parlé pognon !
Comme toujours, ce sont les dirigeants de ce malheureux pays qui ont tout faux. Pour Bouchez, 10 € de + par mois, c’est impensable. Il en étrangle, éructe, vocifère, surtout quand l’autre dit devant les caméras que Bouchez gagne 18.000 € par mois ! De ce que le président du MR déduit immédiatement la cotisation au parti, ce qui est une tromperie sur le salaire net, puisque cette dépense ne fait pas partie des retenues légales. En ce sens, la position du PTB est plus correcte, puisque c’est le parti qui établit les ressources de ses parlementaires. En l’occurrence, Raoul Hedebouw reçoit 2000 € net par mois, ce qui est un salaire tout à fait moyen dans l’industrie.
Tout le débat a finalement tourné autour de la question des salaires et de l’argent perçu.
Bouchez a une dialectique étonnante. Suite aux augmentations parfois somptueuses que l’actionnariat des entreprises s’est octroyée, surtout celles qui se sont enrichies sur l’année du Covid, et notamment le CIO de Delhaize qui s’est royalement sucré la gaufre, Bouchez est revenu avec sa théorie du ruissellement chère à Macron et vieille comme mes bottes.
Apparemment, GLB ne suit pas l’actualité, cette théorie du ruissellement non seulement n’a jamais fonctionné, mais il a été démontré par des économistes de renom que les capitaux perçus par les actionnaires et les CIO n’étaient presque jamais réinvestis dans l’entreprise, mais partaient à l’étranger pour des spéculations extérieures, si ce n’est des paradis fiscaux.
C’est une gageure sur quelques minutes d’antenne d’entreprendre d’expliquer combien est fausse l’argumentation du libéralisme, sur ce sujet en particulier.
Indépendamment de cela, des sommes astronomiques sont chaque année dispensées sans compter pour faire fonctionner l’usine à gaz aux multiples fonctions inutiles et il a été déversé pour compenser les fermetures et le manque à gagner causés par la Covid, une pluie de milliards supplémentaires sur de petits entrepreneurs moins chanceux.
Et on voudrait faire croire aux gens que 6 à 10 € par mois sur les salaires, c’est trop !

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On se demande encore où GLB a été trouvé que les salaires belges étaient de 8 % supérieurs aux autres pays ? Les Ardennais qui travaillent au Luxembourg sont évidemment persuadés du contraire.
Bien sûr, on n’a pas le temps de développer ses arguments dans une émission coup de vent dont Deborsu en dilapide sa part en parlotes inutiles, dans des interviews trottoirs bidons.
Mais quand Bouchez défend les riches actionnaires sous prétexte que l’imposition des fortunes de leur actionnariat rapporte trois milliards et demi par an, il oublie de dire que cet argent frais va directement dans les salaires, pensions et notes de frais diverses que l’État paie à son personnel représentatif, du premier ministre à l’échevin d’une petite commune. Si bien que dans ces conditions Bouchez et ses pareils n’ont pas intérêt à ce que l’accroissement des indemnités s’arrête.
En résumé, par la brièveté d’un débat sur une question aussi complexe, chacun est resté sur son idée. Si bien que les libéraux s’enfoncent dans leurs contradictions, alors que le néolibéralisme est en train d’exploser, tandis que l’électeur de gauche s’en retournera chez lui de plus en plus convaincu que ce pouvoir le prend pour un imbécile.

2 mai 2021

Un Premier Mai Le Chapelier.

Pour les suborneurs des Travailleurs, la Covid a avantageusement fait renaître la loi Le Chapelier interdisant tout groupement professionnel, que ce soit les gens de métier, les ouvriers ou les apprentis. Cette loi s'inscrivait dans une volonté de s'affranchir des groupes de pression qu'étaient devenues les corporations et les guildes sous l'Ancien Régime ; mais elle se concentra sur les associations d'ouvriers, interdisant de fait les syndicats ou autres revendications collectives.
C’est ainsi qu’à Liège, les relieurs et les typographes s’unissent aux alentours de 1845 dans une association mutuelliste qui était en réalité un syndicat (le premier de Belgique), puisqu’il avait surtout la faculté de secourir les ouvriers en grève.
La loi Le Chapelier a été abrogée en deux temps, le 25 mai 1864 par la loi Ollivier, qui abolit le délit de coalition, et le 21 mars 1884 par la loi Waldeck-Rousseau, qui légalise les syndicats. La Wallonie pour des raisons de proximité avec la France dans ces premiers pas d’une Belgique artificielle appliquait la loi française, seul le drapeau changeait.
Tout cela pour écrire qu’en 2021, la loi Covid-Le Chapelier va permettre aux libéraux de dormir sur leurs deux oreilles.
Et quand bien même, on serait hors épidémie, la société capitaliste a bien joué son coup dépossédant les travailleurs de base de leur savoir-faire en confisquant les techniques, les mettant dans les mains de leurs ingénieurs. Il suffisait ensuite de morceler les tâches pour les rendre simple et à la portée de tous (behaviorisme). Décerveler les gens au travail et leur enlever le pain de la bouche en diminuant les salaires, fut chose aisée, puisque toutes les productions aujourd’hui, en apprentissage rapide, sont à la portée de n’importe qui.
La population ouvrière étant devenue « n’importe qui », on a fait du n’importe quoi avec elle. Et ça va de pire en pire. C’est à l’échelon de la planète qu’on met aujourd’hui l’ouvrier en compétitivité.

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Comme le savoir-faire n’existe plus, reste le savoir-rester dans l’emploi. Ce n’est pas une mince affaire, tout le monde pouvant remplacer tout le monde.
La société se divise dorénavant en deux catégories. La première, la plus nombreuse regroupe l’essentiel de l’humanité. C’est un gaspillage fou des intelligences qui sont niées, abandonnées, voire détruites sciemment au profit d’une catégorie tellement minuscule qu’on la distingue à peine dans la multitude. C’est elle qui conserve les savoirs dans des laboratoires ou des ateliers pilotes, concentrant les recherches et multipliant les brevets. C’est elle aussi, qui promeut quelques individus ayant valeur d’État et dormant sur des monceaux d’or.
L’exemple d’actualité, c’est l’immense fortune nouvelle des sociétés se partageant les brevets des vaccins contre la Convid-19. Voilà mise à la vue de tous une des horreurs du système capitaliste, car les vaccins devraient être produits par tout qui peut les produire sans autorisation des propriétaires des formules, dans le respect des normes de sécurité, évidemment.
Cette diffusion sans entrave des vaccins saute aux yeux de tous, sauf d’une petite minorité, celle qui a tout et ne veut rien lâcher.
Ce premier mai de la double crise celle de l’épidémie, mais encore celle du capitalisme, latente depuis deux siècles, ne sera pratiquement pas célébré par des cortèges et des discours.
Je pense même que sans la loi Covid-Le chapelier, les cortèges et les discours auraient encore perdu des processionnaires et des discoureurs, à cause de l’étouffement du peuple par les élites.
Quand on n’a plus de savoir-faire, on n’a plus de revendications, en même temps qu’on n’a plus de tribune pour s’exprimer et sur quoi le ferait-on ?
Mais, ce n’est pas parce que la plaie est dorénavant cachée que le remède n’en est pas moins évident.
Karl Marx, Proud’hon, Babeuf, Jaurès, Bakounine, Lénine, Trotsky, Guevara, jusqu’aux héros de la Commune de Paris, ces ouvriers communards parisiens massacrés par la bourgeoisie capitulant devant l’ennemi en 1871, non, ils ne sont pas morts pour rien. Jusqu’au souvenir de la grande grève de 1961 à Liège, au cours de laquelle on compta trois morts parmi les grévistes, rien ne sera oublié et tout, un jour, peut-être plus proche, devra se payer. Le peuple se comptera, tandis que les traîtres se rangeront dans l’autre camp.

1 mai 2021

Un citoyen sans pouvoir.

Sur le papier, en principe, les citoyens d’une démocratie sont souverains. On lit ça partout. Le pouvoir est détenu par le peuple et chaque décision prise l’est par délégation des pouvoirs que le peuple, dans sa magnanimité, accorde en donnant sa confiance, aux élus.
Cela ne marche pas du tout de la sorte. Le citoyen sera empaqueté dans le papier trois couleurs, l’emballage cadeau sera de la maison mère à Laeken, avec une belle étiquette : Fournisseur de la cour. Nous sommes en démocratie, paraît-il, le régime le plus démocratique et le plus près du peuple qui soit.
La réalité est tellement différente, qu’on a tous eu dans la vie, à réfléchir à ce qui précède en de multiples occasions : impôts, amendes, succession, lois contraignantes, décisions unilatérales autoritaires, etc.
Au sortir de ces réflexions, on s’aperçoit que le citoyen qui peut tout et qui est souverain, est en réalité un souverain de carton, un gentil bouffon, qui fait tinter les grelots de sa marotte pour dire qu’il est là, se faisant et il ne le sait pas, ce sera son unique moment où, en démocratie, les Autorités s’aperçoivent qu’il existe.
Cependant les discoureurs d’état-major des partis tressent des couronnes de lauriers à son intention, pour les ceindre sur leur propre chef, puisque nous sommes trop nombreux pour pouvoir décemment le faire. Il faudra donc rester dans le symbole, que des ministres parlent en notre nom, sauf qu’ils n’en font rien, tant ils ont d’autres sujets et d’autres contraintes.
C’est alors que les particuliers jettent un œil sur les réalisations qui ont été faites en leurs noms. Et ils sont effarés d’apprendre comme en haut-lieu on a mal interprété ce qu’ils voulaient.
Le pouvoir belge relie l’Europe à sa politique, les grands partons, Jo Biden, les intérêts de la bourgeoisie, les desiderata des indemnités des grosses légumes, jamais le citoyen !
En interne, l’usine à gaz a cru bon se diluer en une infinité de petits pouvoirs dont la caractéristique est qu’ils ne relèvent plus du peuple, mais de délégués supérieurs, tandis que les « grandes voix » ont eu soin de se couvrir en matière de réclamation par toutes sortes de lois et procédures, les débarrassant de la hantise de la responsabilité, si par hasard, les actions commises en notre nom, n’atteignaient pas les objectifs qu’ils se sont fixés, qui n’ont rien à voir avec les nôtres.

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Voilà qui tombe à merveille, aucune disposition n’est vraiment celles que nous voulions. Elles ont même des effets pervers inattendus, plus personne n’est responsable.
La sanction des urnes, c’est la magie suprême. Un chef désapprouvé se refait le moral dans une direction parallèle aussi bien, sinon mieux payée qu’un ministre, en attendant de rebondir la session suivante.
Le parcours d’un citoyen-souverain n’est pas simple en démocratie. Il abandonne ses particularismes et adhère à un courant d’idées à l’aveugle, qui reprend une partie de ce que la démocratie lui concède : son opinion.
Elle vaut ce qu’elle vaut, mais c’est une opinion. Admettons qu’elle aille de paire avec toutes celles du courant qui se sont rassemblées, encore faut-il qu’elle s’intègre dans un parti qui, en gros, brasse des idées contradictoires. Les partis se confrontent et finissent toujours par s’accorder sur une politique qui n’a plus rien à voir avec ce qu’ils défendaient avec âpreté individuellement avant de s’acoquiner avec les autres pour faire nombre.
C’est là que la quintessence forge l’élite de l’élite qui forme un gouvernement. À ce niveau, votre idée initiale, votre volonté particulière, la philosophie que vous véhiculez sont déjà complètement larguées et quasiment inexistantes.
Le citoyen, ayant quelque chose à dire, pouvait s’attendre à pouvoir s’exprimer. Il restera sur le désir d’exercer sa souveraineté, pour qu’enfin s’apercevoir qu’il n’en avait aucune.
Cette démocratie entend bien nous satisfaire en tout, mais finit toujours par ne nous satisfaire en rien.
La seule défense que le citoyen puisse avoir dans ce piège-à-cons, c’est de voter pour un parti dont les idées sont tellement aux antipodes des intérêts et des desseins de la poignée de décideurs inamovibles du sommet, qu’il n’accédera jamais au pouvoir à moins d’une révolution.