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Trois semaines de bonus !

Bart De Wever a raison de se demander pourquoi nos hommes politiques abandonnaient pendant trois semaines des négociations qui, pour la première fois depuis plus d’un an, pouvaient débuter sérieusement.
Lâcher prise au moment où cela pouvait prendre une bonne direction, c’est une décision bien légère, pour des gens qui se vantent d’accorder au sort de la Belgique une attention extrême.
Elio Di Rupo, en bon directeur d’école, n’a eu qu’à agiter la grosse cloche de la cour de récréation, pour que la joyeuse troupe s’égaie en abandonnant cahiers et cartables.
Jusqu’au 15 août l’école est finie !
Personne n’a réclamé. Pour quelqu’un qui parle d’éthique à tout bout de champ, voilà qui est fâcheux. A sa dernière interview, il se disait exténué, comme ses consœurs et confrères. Pour des gens qui n’ont encore rien fichu que des parlottes, renvoyant les chiffres à leurs experts, on se demande comment ils seront, quand ils auront mis en branle la machine de l’Etat !
Quelqu’un s’est posé la question des vacances : Bart De Wever, mais ils ont fait semblant de ne pas l’entendre. Est-ce un bon ou un mauvais signe ?
Les journaux, pour remplir leur mission, n’ont plus qu’à décrire les lieux de vacances de ces « bourreaux » de travail, comment ils auront mérité de roucouler sous les cocotiers avec leurs complices en amour, de la manière dont ils/elles nous apparaîtront en paréo ou à moitié nu/e sur la plage, ce qu’ils auront emporté dans leurs bagages comme lecture, les menus qu’ils préfèrent et s’ils font l’amour sur une musique de Brahms !
Son éminence ira en Italie, cela va de soi. Le futur Premier ne pourra jamais être autant adulé que dans sa famille. Le sauveur du roi y est accueilli en héros chaque année, en toute simplicité, bien entendu. Pourtant sa vie n'a pas toujours été un long fleuve tranquille. La famille Di Rupo, est originaire des Abruzzes. Le Ps pourrait monter une souscription pour une statue en bronze sur la place du village de San-Valentino, d’où le « conte de fée » est parti.
La dame de fer blanc, celle dont on a dit qu’elle avait une main de fer dans un gant de crin (1), Onkelinx Laurette, s’essaie à charmer les méduses en Méditerranée en usant de sa « féminité » légendaire et de son sourire « ravageur ». Une autre ira en Corse, Chose part en Espagne et Truc au Diable Vauvert.
Ah ! les toilettes à emporter, le voilà le vrai casse-tête, le défi à relever…
Bref, on se demande ce qui les libère du poids de l’échec de juin 2010 ? Si ce n’est « que vais-je me mettre ce soir, pour dîner au restaurant du Club ? »
D’autant que du côté du social, sachant ce qui pend aux nez des plus pauvres à la rentrée, les représentants des misérables devraient se faire discret, s’éclater de préférence quand personne ne regarde…
Quand on a réussi par m’as-tu-vuisme, c’est difficile de passer volontairement inaperçu. C’est plus fort que tout, on entre dans la légende plus par ses travers que par ses qualités.
Que va devenir le pauvre chroniqueur de cour qu’est le blogueur attaché à la chose politique ?
Certes, ailleurs on travaille. L’actualité ne chôme pas. Par exemple en Norvège. L’hommage national solennel aux 93 victimes de la tuerie sur l'île d'Utoya, à la suite de l'attentat à la bombe d'Oslo, pourrait faire un article indigné sur l’intégriste chrétien qui a qualifié de "cruel" mais "nécessaire" sa criminalité hors norme. Ce serait plutôt une remarque sur un article de la Libre Belgique, paru le vendredi 22 juillet sur le même sujet, qui m’aurait tenté. Le journaliste tout feu tout flamme et n’ayant nul besoin de recouper ses infos, tellement il en était certain, donnait « de source sûre » que l’attentat avait été commis par des musulmans intégristes ! J’espère qu’il aura l’honnêteté de rectifier ce lundi !

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Mais bon, on en était aux vacances de nos célébrités et à la critique du vertueux Bart. Alors, de ce qui précède, encore une fois constatons que pas plus aujourd’hui qu’hier la démocratie n’est le gouvernement du peuple par lui-même. En Belgique, comme partout en Europe, les représentantes du peuple se situent souvent parmi les franges les plus aisées et les plus cultivées de la population. Le maintien de l’écart entre représentants et représentés ne change pas. Mieux, quand le gouvernement n’est pas nommé et agit à titre transitoire comme Leterme le fait depuis plus d’un an, les électeurs ne s’attendent pas à des coups-fourrés, des arnaques et des taxes par surprise. Et ils ne s’en portent pas plus mal. Ils sont presque heureux !
On espère toujours sans l’oser pouvoir dire, un non-gouvernement, sur une non-gestion de BHV et de notre économie.
Il y a une solution, que nos vacanciers prennent racines sur leurs plages dorées, que les hommes et les femmes, qui peupleront nos cauchemars à la rentrée, se refassent une belle vie sur la grande bleue, équipiers/équipières des catamarans de rêve. Et aillent se perdre dans le triangle des Bermudes ceux qui persisteraient à rentrer aux cris de vive le roi et vivent les nouvelles taxes…
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1. La main, ainsi gantée dans la culotte du zouave, n’a pas dû faire que des heureux ! La preuve, les électeurs lui ont refusé le maïorat à Schaerbeek !

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