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Armand tire ses 4 épingles du jeu.

Martine Dubuisson, journaliste, à l’école du MR ce 10 septembre, a retrouvé, sur les bancs de l’université d’été de ce parti, tous les éléments d’une guerre des boutons, qu’elle décrit épique dans « Le Soir » de ce week-end.
Si le PS manque d’utopie sociale, le MR, par contre, abonde dans l’utopie d’une Belgique réconciliée pour la bonne cause de la rente bourgeoise, menacée par l’éclatement d’un pneu du carrosse royal.
Le clash aura été la phrase d’Armand De Decker prononcée à la tribune de cette étrange Faculté des Sciences libérale « Entre le pays et le FDF, je choisis le pays ».
Je veux bien que le bel Armand l’ait dite après l’interview de Maingain à la Libre, mais quand même, c’est révélateur d’un état d’esprit « Belgique à tout prix ». Si après ça, les Flamands n’ont pas compris qu’ils pouvaient en demander plus…
De Decker a-t-il réfléchi à la portée de sa foi patriotique ?
Que cache cet homme élégant de 63 ans, qui ne les fait pas, bourgmestre d’Uccle et qui s’apprête à recevoir un nouvel administré, Didier Reynders, investissant dans la pierre uccloise, en espérant de ce déménagement, ce que Laurette Onkelinx n’a pas eu en migrant à Schaerbeek. Décidément, Liège commence à sentir le gaz !

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Ah ! ces batteurs d’estrade qui déménagent non par souci de convenance, mais pour un plan de carrière ambitieux.
Le Beau Brummell belge, lui, est installé depuis longtemps dans cette commune bien cossue, bien libérale. Il n’est pas près d’en déguerpir pour le quartier Saint Léonard de Liège. Ce n’est pas un homme de couloir, c’est un homme à coulisse, comme le piston.
En mandats divers, il en aura mis de côté pour payer ses cravates, le bel Armand !
Dans le panel des Armand relevant de l’histoire, à qui ressemble cet avocat (oui, encore un) dont la spécialité est de ne pas avoir trop traîné dans les prétoires ?
A Armand Charnay, ce délicieux petit maître de l'école française du XIXe : un rapin qui peignait jadis les demoiselles à poil sous leur ombrelle et les marquises en jarretelles ?
Non !
Armand apparaît guindé à la télévision, dont il reste pourtant un des plus beaux accessoires. On le sent meurtri par la gouaille des autres et irrité par la dialectique impeccable d’un Maingain, à laquelle il ne sait répondre que par la foi qu’il voue à la Belgique. On le sent prêt à s’écrier, tel Arnaud Amaury, légat pontifical et abbé de Cîteaux « tuez les tous, dieu reconnaîtra les siens » pour les malheureux francophones de la périphérie.
Il a, en effet, un côté vieux style, une intransigeance qui fait penser à celle de Créon pour le malheur d’Antigone, faisant de lui une sorte de chantre de l’establishment, les quartiers de noblesse et le fric placé à 18 %.
De Decker est le plus proche d’Armand Jean du Plessis, cardinal-duc de Richelieu. Il doit exceller dans les rencontres et conciliabules avec Albert II. Ce n’est pas lui qui réajusterait sa cravate en dernière minute. Il doit sortir tout habillé de son lit sur les hauteurs d’Uccle, mangeant l’œuf mollet qu’un majordome à gants blancs lui tend sur un plateau vermeil, s’engouffrant dans une grosse voiture pour le palais.
Et pourtant, cet esthète pourrait avoir aussi un peu de cet Armand Duval « inventé » par Dumas pour les plaisirs, hélas éphémères, de sa dame aux Camélias, non pas que notre Armand fût le consanguin de notre double A national (André Antoine), et que sa maîtresse fût de chair et d’os, mais on devine à son regard amoureux quand il parle de la Belgique et de son roi, une dévotion qui touche à la passion, passion ridicule diront les uns, funeste répondront les autres, horrifiés à la pensée que l’on pût s’amouracher d’une morte.
Evidemment si Martine Dubuisson en a vu plus que je n’en vois sur la personne d’Armand, elle ne pouvait pas en faire un article à ma manière qui eût déplu à Béatrice Delvaux, toujours influente à la rédaction.
Bornons-nous au « gros clash » d’Armand De Decker « Entre le pays et le FDF, je choisis le pays. » et la chienlit qui s’est emparée des événements avec un Charles Michel complètement dépassé pour avoir oublié parmi toutes les qualités que lui a léguées son père, celle de méchanceté opiniâtre qui lui aurait permis encore de tirer des ficelles en coulisse, afin que les propos de tribune fussent aussi lisses que la peau des fesses de lady Gaga.
Heureusement, la troupe libérale retour à Bruxelles, aucun cadavre MR ne flottait sur l’Eau d’Heure. Le FDF Oliver Maingain ressortait libre et en bonne santé de la confrontation.
Le FDF n’a pas la partie belle et montre toute l’ambivalence entre son corps électoral, les caciques du bel Armand et les porteurs d’eau des Michel, dont Gérard Deprez est le plus zélé.
Ah ! si Uccle était immédiatement menacée par l’avant-garde de Bart De Wever, il y aurait des ententes plus faciles à faire !
Ce dimanche, le président Olivier Maingain, pour la rentrée politique du FDF, sera à Ottignies (sur les terres brabançonnes de Charles Michel). Il devrait répliquer au bel Armand.

Commentaires

Cette chronique est une PERLE, je vous ai suivi de loin, en Ardèche, mais en rentrant j'ai découvert cette chronique que j'ai relu au moins deux fois...bonne journée cher Duc.
Amicalement,
G.Reiter

En complément du commentaire précédent, je déteste cet Armand de mes fesses, sans doute pour les mêmes raisons que vous....

Armand a toujours fait vieux, même quand il était petit. Il est propre sur lui mais il est laid depuis qu'il était petit. Maintenant il est grand et passe à la télé. Ce type est une horreur.

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