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Crimes de milliardaires.

Que n’entend-on sur le terrorisme !
Quand les gens parlent des tueries aveugles, ils expriment leur crainte d’une accélération du mal. Sur quels référents se basent-ils ? Comme si nous ne venions pas d’un monde primitif qui n’était que cela. Le tout est de savoir si nous n’y retournons pas.
La seule hypothèse vérifiable, c’est que le terrorisme par la crainte qu’il inspire permet au pouvoir de mieux contrôler les citoyens.
Des historiens arrangent l’histoire contemporaine à leur sauce en faisant remonter la violence actuelle aux exactions de la Commune de Paris. La démonstration se déroule alors selon une apparente logique : les anarchistes, la Bande à Bonnot les Brigades Rouges, jusqu’à Carlos et les récents mensonges d’Aznar qui voit l’ETA partout. Cette tradition sanglante d’une gauche hors-la-loi, parfois nationaliste, reste vivace dans l’imaginaire bourgeois.
Qui s’est frotté à l’histoire de l’anarchie, des courants violents de l’extrême gauche, des nationalistes bretons au Pays basque, voit cette nouvelle forme sanglante de lutte sous un jour tout à fait différent.
Oui, me direz-vous, il y a le caractère religieux des terroristes d’Al-Qaida, l’origine égypto saoudienne de la culture taliban, le tout saupoudré des liasses de billets de banque des barils de brut.
S’il est vrai que le terreau d’origine des crimes terroristes actuels est bien là et qu’il faut rechercher dans les milieux proches de l’Islam conquérant les fauteurs d’une guerre aux populations occidentales innocentes, il y a une dimension qui échappe souvent aux commentateurs et qui est celle de la classe sociale des dirigeants de ces mouvements violents.
Jadis, sans remonter au déluge, la motivation principale des acteurs de la rébellion était l’injustice profonde dans laquelle on maintenait les populations. Les théoriciens des placeurs de bombes en 1900 étaient tous ou presque - en tenant compte des exceptions nationalistes – des gens issus de milieux modestes ou y retournant par volontariat.
Ils étaient opposés à la société rêvée par Guizot et Tocqueville sur l’enrichissement de la bourgeoisie, chargée de la redistribution des richesses selon l’adage « Quand il pleut sur le curé, il goutte sur le sacristain. », parce qu’ils avaient l’expérience sur le tas de l’égoïsme des classes supérieures.
Aujourd’hui, tout cela disparaît au profit d’une utopie folle qui serait le règne absolu de l’Islam, non seulement sur les consciences, mais aussi sur les mœurs et l’économie.
Il n’y a aucune chance que cette construction moyenâgeuse se réalise dans le monde. Et on voit bien le marasme économique, pire qu’ailleurs, la souffrance des populations dans les rares pays qui ont adopté cette folie et mis les Imams au pouvoir.
Alors ?

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Les agitateurs de ces idées ne sont pas stupides. Ils savent que l’avenir qu’ils prêchent aux populations crédules est impossible. Quelles sont donc au fond d’eux-mêmes les origines de cette volonté de nuire qui ne résiste à aucun examen sérieux ?
Examinons les chefs de cette sédition mondiale. Ce sont des gens de bonnes conditions sociales. Seuls les recrutés subalternes constituent un patchwork de spécialités et de compétences variées venant de tous les horizons.
Ben Laden est un milliardaire saoudien, le mollah Omar est un notable richissime, le chef du commando contre les Twin Towers est un diplômé d’université. Les cadres et dirigeants entourant le leader charismatique ont tous des origines qui les placent au-dessus des petites gens. Les Musulmans de Gaza et d’ailleurs n’ont rien de commun avec eux.
Alors, au-delà du religieux qui n’est qu’un levier pour soulever les masses arabes, ce terrorisme-là n’est-il pas l’expression monstrueuse et dégénérée du capitalisme mondial ?
Ne sont-ce pas les enfants les plus chanceux de l’inégalité permanente qui se révoltent contre le père ?
Comme la Révolution française de 1789 et jusqu’en 1792 était le fruit des marquis et des avocats (Roland, Robespierre, Mirabeau), le terrorisme n’est-il pas le fruit des blasés et des oisifs du libéralisme ? Ceux qui nous vilipendent et veulent notre perte ne sont-ils pas ceux qui ont intégré le mieux le système capitaliste ? Ils veulent tuer le veau d’or, pas pour créer un monde plus juste, pas pour rendre à Dieu ce qui appartient au diable, mais bien par jeux et par désoeuvrement, un peu comme un Dutroux qui joue avec ses victimes et fait à l’occasion des discours moralisateurs.
Evidemment cette hypothèse n’est pas retenue ni par la CIA, ni par nos polices, car en l’avalisant, il faudrait tenir compte de l’incidence du libéralisme mondial dans l’action terroriste. Peut-être déboucherait-on sur des pistes où le système serait véritablement co-responsable des massacres et de la terreur ? Et cela, aucune démocratie n’est prête à l’accepter. Et c’est aussi une partie de la réponse aux échecs de la police, notamment aux Etats-Unis, incapables de résultats et pieds et poings liés aux fausses valeurs que nous défendons.

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