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Montée des marches et des eaux.

Le réchauffement climatique a le défaut d'être considéré comme un enjeu à long terme, n'incitant donc ni la prise de conscience citoyenne, ni l'engagement dans la lutte contre ce phénomène. Pourtant, et les scientifiques n'ont de cesse de le dire, il pourrait bien avoir des effets très concrets sur notre quotidien et dans pas tellement longtemps. Comme par exemple, pousser des millions de personnes à abandonner les villes du littoral.
Sachant qu’un électeur euphorique vote pour les sortants et que le panaché actuel a été le moteur du système économique et le garant du conservatisme, RTL s’est mis à la recette du bonheur, assurant que l’exploit d’une Belgique toujours en vie dans une économie pas trop mal fichue est au top de la félicité, c’est bon pour le moral et donc le statu quo.
Alors, vous pensez, ce qui nous pend sous le nez… comme on n’en parlera pas d’ici le 25... le secret défense qu’il y a derrière !
On se contentera de voir le film « Noé » avec Russel Crowe en patriarche prévoyant. Pourtant entre autres saloperies sous le tapis que le système économique entasse, on ne devrait pas prendre à la légère, une montée des eaux qui passe pourtant, loin derrière la montée des marches à Cannes.
À défaut d’un progrès technologique éclair, nous ne pouvons pas prévoir les phénomènes que nous provoquons par notre gloutonnerie de CO². La chaleur fait fondre la glace, toutes les ménagères le savent, les businessmen l’ignorent. Ce type de prévision n’est pas porteur. Il ne le sera pour les actionnaires du futur que lorsqu’il y aura des noyés en grande quantité et que de ce désastre naitront des profits à faire. Les chefs d’États étant en partie devenus les fonctionnaires de la liberté d’entreprendre, dans l’état actuel, ils ne peuvent qu’aider les entreprises à fabriquer des bottes en caoutchouc.
Il est exclu de résister à ce phénomène, puisque dans nos productions massives de choses inutiles, il est hors de question d’investir dans d’énormes digues. Pourtant, il ne reste qu’une option à part celle-là : se retirer des zones littorales dans le monde !
Il paraît que le gouvernement néerlandais met de côté 1 milliard d'euros par an jusqu'en 2100 pour renforcer les dunes et les barrages à travers le pays. Si j’étais De Wever, je serais moins faraud à séparer ses basses terres des hautes terres ardennaises. Peut-être qu’à longue échéance, son nationalisme n’est pas si rentable qu’il le prétend ?
Il est vrai qu’ici, nos avocats politiques avancent à vue et que cinq ans d’échéance, c’est le bout du monde, pareil pour nos industries.

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Le constat est effarant, l’humanité n’est pas prête à subir le choc de la montée des eaux. Elle est bien trop préoccupée par la montée du CAC 40.
Des entrepreneurs qui ne perdent pas le Nord sont ceux de Miami. Les assurances habitations sont en train de monter en flèche, rien que par la clause « dégâts des eaux ». Impassible le commerçant ? Pas vraiment, quand il s’agit de son business. C’est que Miami se trouve dans une zone très plate et très proche du niveau de l’océan. C’est aussi le cas de la Louisiane, déjà touchée, mais c’est un État de pauvres. Dresser une carte côtière exacte avec les contours flous des côtes y est impossible. Franchement, qui ça intéresse ?
On aurait quand même voulu entendre nos ténors sur ce qu’ils en pensent. Leur reconduction, au soir du 25 mai, n’est tributaire que de la montée de la N-VA et du Mouvement de Gauche.
S’ils estiment qu'il est vain de tenter de sauver le monde du changement climatique, qu’ils le disent, ainsi on se fichera aussi des 3 % d’une autre montée, celle de la dette.
L'idée de sauver la planète serait une extravagance bien au-delà de nos capacités. En effet, le système économique a mis dans le mille en flattant nos individualités de petits jouisseurs cupides. Nous ne sommes plus capables que d’une chose, celle de bosser en ruminant la pensée que nos minuscules destins finiront par nous hisser au-dessus des autres.
Beau programme ! Belle certitude ! Belle mentalité !
Alors la montée… tiens, aujourd’hui, c’est celle des Frères Dardenne. J’avoue avoir un faible pour Marion Cotillard.
On ne peut pas tout le temps reprendre le rôle d’Alceste.

Commentaires

Un article comme très souvent bien écrit,écrivain n'est pas qui veut, mais cette réalité est bien loin des préoccupations des citoyens de ce pays et comme les politiciens,les citoyens n'ont pas une vue au-delà des quelques années qui viennent,ce qui compte pour beaucoup, c'est de nouer les deux bouts,alors la montée des eaux et des marches,ils s'enfichent...

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