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Liesbeth dans le casting !

L’actu galope dans le monde en ce moment. On ne saurait où donner de la tête si nos gardiens de l’info avaient une quelconque envie d’être honnêtes à notre égard. Comme ce n’est pas le cas, nous nous satisfaisons des scoops qu’ils nous donnent, un coup d’Ukraine par-ci, une louche de Kurdes revisités et bientôt armés jusqu’aux dents par nos soins, par là, une émeute contre un policier soupçonné d’avoir assassiné un Noir aux States, sans oublier les ravages d’Ebola, etc. le tout sans suite et absent de commentaires pertinents, pour revenir vite à nos feux d’artifice, nos équipes de foot revisitées par de nouveaux joueurs accueillis à coup de millions, les images de désolation des campings inondés et l’enterrement de Mathi l’ohê.
Et nos petites affaires dans ce brol ?
Sans nouveau gouvernement, Monsieur de Mons a la courante. Actif, sérieux et royaliste, il est toujours au cabinet.
Le Suédois et son compère Peeters se revoient ce lundi 18 août en plénière pour bricoler les emplois du gouvernement. Ce n’est pas simple, il y a beaucoup de bouches à nourrir, entre la N-VA, le CD&V et l’Open VLD. Les garçons d’écurie ont fort à faire.
Qu’ils nomment n’importe qui, je m’en fous, à partir du moment où ils me donnent l’occasion de voir Liesbeth Homans (N-VA), présidente du CPAS d'Anvers, ministre dans le kamikaze !
L’explication de cet engouement est simple. Nous sommes dans un pays où rien n’est sérieux. Nos ministres croient commander aux dieux et aux hommes, alors qu’ils sont des figurants d’opérettes. Leurs décisions n’ont aucune importance devant Wall Street. Ils ne sont là que pour être payés des plans et contreplans, qu’ils finiront par abandonner.
Dans ces conditions, pourquoi moi, simple électeur, ne pourrais-je pas imaginer qu’ils jouent la Belle de Cadix et que je suis Luis Mariano en duo avec Liesbeth ?
Ce n’est pas réaliste. C’est ridicule. Certes, je sais tout cela. Comment voulez-vous dans un tel environnement rester sérieux ? C’est même un gage de santé morale et un antidote de la dépression, d’en rire. De la façon dont ils dépeignent notre avenir, l’acharnement qu’ils mettent à nous rendre responsables, alors autant s’en aller pendre tout de suite dans la grange.
Mais, Liesbeth en Belle de Cadix-ministre, donnant aux miséreux du CPAS d’Anvers le droit de quitter la Ville ou de mourir sur place, voilà qui donne du sel à la vie, au point que j’en ai déjà comme un début de tumescence !

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La distribution des rôles, outre celui de la charmante, est plus ardue. Tout doit être bouclé avant fin septembre au sacre de notre premier ministre à la générale des Nations Unies. L’imprimeur s’impatiente. Doit-il mettre sous le nom de la diva, Kris Peeters ou le Suédois ?
Nos compères se trompent de livret. Ils nous jouent « L’auberge du cheval blanc » !
Bart De Wever, maître d'hôtel à l'auberge du Cheval blanc, est éperdument amoureux de sa patronne, Liesbeth. Mais celle-ci le rabroue constamment, n'ayant d'yeux que pour un de ses fidèles clients, l'avocat Charles Michel, dit le Suédois. Quand arrive à l'auberge le Marseillais De Croo, accompagné de sa fille Maggie De Block, Bart De Wever le prend immédiatement en sympathie, car De Croo est en procès pour une sombre affaire de brevet plagié, et l'avocat de son adversaire est justement maître Michel. Etc.
Ce n’est qu’à la sortie de ce chef-d’œuvre tout en pâtisserie tyrolienne, que la frivole Belgique s’intéressera à autre chose.
Il va falloir trouver au bas mot 17 milliards d’économies d’ici à 2019. Les abonnés du Théâtre pensent qu’ils vont relever le prix des abonnements.
On a dit depuis tellement longtemps que le plus important était la création d’emploi, que ce n’est plus la peine de le rereredire. On n’y changera rien. Le théâtre lyrique de l’Ancienne Belgique n’a jamais créé que des emplois d’intermittents du spectacle.
Bart De Wever l’a juré : il n’y aura que de l’économique dans la législature, donc pas de communautaire. Dans ces conditions, il faudra s’attendre à une fièvre communautaire, nos grands responsables s’étant tous parjurés dans leur carrière.
Les seuls francophones présents étant MR, on peut s’attendre à voir la collection de débiles mentaux de ce parti à des postes qui ridiculiseront à la fois les ministres et les administrés.
Quant à fixer à l’avance le casting du Suédois, avec un Didier postulant à tout, sauf à jouer dans l’opérette, ça doit chauffer ferme dans les cerveaux à Jodoigne et à Ixelles.
Quand je vous disais qu’il ne fallait pas s’en faire !
Prochain spectacle glamour, la Carmen Defraigne en rivale de Liesbeth Homans.
Qui prétend que ça manque de sexe dans le casting du Suédois !

Commentaires

Cher RICHARD III,
Pourquoi continuer à écrire des chroniques politiques creuses et sans intérêt pour vos lecteurs, alors que vous savez que la politique est un des rares métiers du spectacle où l'on voit toujours les mêmes acteurs, les mêmes scénarios, les mêmes décors et les mêmes costumes.
Consacrez-vous à la culture, aux sciences, aux rapports entre les hommes, à la découverte d'anecdotes de l'histoire.

Mon cher Henry,
Vous pourriez, par exemple, acheter "La Bataille du Hartmannwillerkopf" toujours en librairie ou sur commande.
Il n'y a pas dans ce bouquin un mot de politique, ni sur les événements de 14-18.

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