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Survie à la Chambre, décès à Huy.

Ceux qui crachaient le feu rien qu’à entendre prononcer le nom d’Anne-Marie Lizin n’en finissent plus de lui tresser des couronnes qui, même mortuaires, magnifient le parcours de l’ex-bourgmestre de Huy.
Je me souviens d’avoir commis quelques chroniques acides à son sujet, aussi me garderais-je bien d’en rajouter ou de faire bassement une apologie post-mortem de la dame. De toute façon mon avis ne compte pas et quand bien même, un hypocrite hommage n’aurait aucune signification.
Mon témoignage n’a que l’ambition de montrer le ciment qui unit les personnes politiques au-delà des clivages de leurs partis. Le voilà bien l’esprit de classe que l’hommage unanime expose aux yeux de tous. Si des liens très forts unissent nos élus, c’est d’abord le fait de se faire à peu près le même pognon tous les mois, sauf les spécialistes de l’arnaque qui à force d’en vouloir trop, risque de n’avoir rien. De même standing, forcément on se rencontre dans les endroits conçus hôtels, bars et magasins de luxe pour classe moyenne supérieure. Avec des diplômes identiques et un langage étudié type langue de bois, ça crée des liens !
Quand le père de junior Michel se met au golf, les pépères de banlieues se tapent le kicker « Au rendez-vous des Rouges », ce n’est pas la même cantine.
Dans le genre, avec ses trois péquenauds attrapés sur dénonciation à coller des affiches en période électorale, c’était presque une sainte Anne-Marie, en tous cas à comparer à des Kubla et De Decker.
« Il n’a même pas le respect des morts » diront-ils si mon insignifiance n’était pas telle qu’elle me rend invisible à leurs yeux. Mais, loin d’en remettre une couche ou de courir se placer dans le cortège des pleureuses n’est-il pas plus décent qu’ils la ferment à votre avis ?
La majorité fait chapeau bas devant madame Lizin. C’est tout juste si Didier Reynders en mal de popularité ne se présente pas pour disputer à d’autres l’honneur de se faire voir tenant les cordons du poêle ! Car on se doute que l’enterrement sera grandiose. Anne-Marie ayant déchiré sa carte du PS, Di Rupo pas fâché de l’avoir entendue claquer la porte du parti, les ténors du boulevard de l’Empereur iront-ils jusqu’à se montrer à cet événement médiatique ?

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La nouvelle a soulagé Charles Michel au parlement. Le premier ministre est tellement peu crédible aux dernières brèves à l’annonce des ponctions fiscales, qu’on se demande si la suédoise ne serait pas plutôt l’anversoise, ce fief que De Wever a conquis à un socialiste flamand d’où il tire les fils de sa marionnette bruxelloise.
Mais qui croit encore le discours libéral prototype du club Lorraine cher aux patrons ? Et l’autre qui s’époumone à nous convaincre que nous sommes sur le bon chemin ! Il n’y a que le petit Chastel pour applaudir derrière avec les rentiers à placements exotiques.
Et la "croissance qualitative", ce bobard pour mondialistes militants demeurés !... plus personne n’y croit à part les préposés chargés d’expliquer l’économie dans les gazettes.
La population s’appauvrit parce qu’elle n’a plus assez de travail. Michel ne nous rendra ni le Congo, ni des emplois. C’est le système qui est le responsable du désastre qui s’annonce et lui son outil de propagande.
En faisant « un geste » : diminuer les charges sur le travail, Michel et ses potes flamands renvoient la facture aux Régions (915 millions d'euros en 2020).
Ce ne sera pas Michel qui sera poursuivi comme la défunte pour avoir abusé de la carte de banque des hôpitaux de Huy en séances hebdomadaires chez le coiffeur : il est chauve !
J’avais écrit que je ne parlerais de rien. C’est raté.
C’était plus fort que moi.

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