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L’âge d’or des serpillères.

Mais c’est qu’on devrait les alignés, les enfoirés qui nous racontent des craques depuis 2008 ! Qu’on les empêche par tous les moyens de poursuivre leur carrière dans les prévisions économiques. A commencer par ceux qui défilent à longueur d’année parmi les autres vedettes de nos télévisions chéries et aussi les augures qui se sont infiltrés dans les rangs de nos responsables politiques et qui continuent à nous prédire le beau temps par temps de pluie !
Qu’est-ce ces clowns nous ont promenés sur leur air de mandoline !
Non, la crise de 2008 ne s’est pas arrêtée après que nous eussions permis à nos mauvais génies d’abreuver les banques de nos milliards ! Cette sottise nous la payons cher, puisque ceux qui devraient nous baiser les mains nous les mordent ! Alors, qu’à l’aune de leur logique nous eussions pu les racheter tous pour une bouchée de pain.
Non, ce n’est pas fini, bien du contraire. Aussitôt ragaillardis nos Rastignac, nos Rubempré, Harpagon et autre Shylock, qui s’attendaient à des volées de bois vert et n’en ayant pas reçues, se sont remis à dépecer la bête avec l’aide d’autres spéculateurs attirés par le sang.
Et ce n’est pas difficile de mettre à bas un pays qui perd son énergie de partout, par le seul mystère des cotations et des dettes publiques dans lesquelles les humbles ne sont pour rien !

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Que pourraient-ils raconter à l’ouvrier qui travaille dur et qui croit que puisqu’il fait honnêtement son travail, il va gagner honnêtement sa vie, demain et les autres jours ! Comment lui expliquer que son travail ne vaut plus que la moitié de celui qu’il faisait pareillement l’année précédente ? Comment lui expliquer qu’une botte de poireaux vaut le double du prix de celui de l’année dernière ?
La Grèce marchait déjà sur une jambe avant de s’inscrire dans l’Euro, maintenant elle est cul-de-jatte et on lui jette des pierres. Il ne lui reste plus que la ressource de prostituer ses femmes et de vendre le Parthénon.
A qui le tour demain ?
Le choix est vaste, les carnassiers qui vivent en meute vont-ils se rabattre sur le Portugal, l’Espagne, l’Angleterre ? Les Agences de notation n’ont que l’embarras du choix. Sur l’Euro tout entier sans doute, demain, quand quelques cadavres exsangues seront étendus dans ce Pré aux clercs dans lequel nous avons rendez-vous avec les épéistes de Wall Street, les Mister Hyde aux bazookas qui vérifient ce que nous savions tous déjà sans l’oser pouvoir dire : le fric ne fait pas de sentiment, se fout de la grandeur des siècles, de la pauvreté des gens, le fric, c’est nous qui l’avons créé, il est en nous, il nous pourrit la vie, mais c’est trop tard, nous allons en crever tous, riches et pauvres, ce sera la seule consolation des pauvres, du reste.
Maintenant que l’on sait que la crise de 2008 est toujours là, qu’est-ce qu’on va faire des Guy Quadden, des Alain Minc, des adorateurs de la croissance, des porteurs de gerbes au monument des vieilleries du socialisme ?
Mais ils vont poursuivre leur démonstration, pardi, celle où ils disent qu’on les a mal compris et qu’il faut redoubler d’effort et surtout croire en eux, que l’euro va s’en sortir et que la Grèce va remonter le courant.
Et demain, quand 1 yuan chinois qui valait 0,115055756 euro s’échangera à parité, quand le dollar, alors que les USA sont les plus endettés au monde, sera lui aussi requinqué à notre détriment, qu’est-ce que cet enfoiré de Trichet compte faire ?
Voilà des années que la section « économie » du gouvernement de José Manuel Barroso se cramponne au capitalisme mondialisé, un œil sur l’Amérique et l’autre sur la Chine, l’Europe n’a jamais montré la moindre initiative, suggéré la moindre modification. Seulement ont-ils conscience que nous coulons ? Peuvent-ils imaginer, avec leurs gros salaires, autre chose que des conversations de salon, des conférences sur un état des lieux qui n’a rien à voir avec ce qu’endure les gens de petites conditions ?
Un député britannique a traité Van Rompuy de serpillère humide, il savait sans doute de quoi il parlait.

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