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Ils se sont revus !

Le compte-rendu du Soir de ce mercredi 15, n’est pas un extrait des minutes de la société psychanalytique de Vienne lu par Otto Rank, secrétaire de ladite, mais la rencontre rue de la Loi de Di Rupo et De Wever, entourés de Jules et Jim, les urgentistes du royaume. Pourtant, tout cela y ressemble, au point que l’on y croirait lire les symptômes de ce dont nous souffrons par la contagion de leur propre infection : une dyslogie confinant au mutisme.
Quant à leur relation, il y a de l’inceste amoureux entre frère et sœur, dans ce couple qui se déteste et cependant s’attire….
Adler démontrait déjà dès 1900, que les idées sociales de l’homme politique étaient à l’origine de tendances incestueuses. Quant à l’homme de droite, on sait qu’Adolphe Hitler était un homosexuel rentré.
Au docteur Freud, succède le professeur Serge Moscovici qui, dans les années 60, ouvrait la voie du fait social à la psychanalyse. Le souci actuel de concilier la classe moyenne dite de « la gauche caviar », et l’extrême droite nationaliste de la N-VA, entre tout à fait dans le concept.
Qu’en sortira-t-il ? Le mutisme du groupe ainsi formé des deux incestueux et de leur équipe médicale sera probablement à mettre au crédit de la déontologie lié au serment d’Hippocrate ; mais, frustrant pour l’ensemble des gens qui ont leur sort entre ces quatre paires de mains là.
Comme il faut bien vivre et qu’on ne peut rester indéfiniment suspendus aux lèvres de nos pré et sub-formateurs (sub = degré inférieur) entrés en psychanalyse intime, portons le regard ailleurs là où ils négligent de le porter, par exemple sur la société comme elle va… ce dont ils ne se soucient guère.

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On s’en doutait un peu, leur habileté de nous faire peur de tout, tend à nous cacher une seule chose : on se trouve devant un gouffre ouvert en 2008 dont personne n’a la carte d’Etat-major montrant les moyens de le contourner en 2010. Alors, à tout hasard, on présente des excuses sur tout sauf sur la théorie dominante qui ne propose rien sur la crise.
L’imagination du monde politique ne performe que dans la parade, les voyous ne squattent que les trottoirs, ceux des palaces passent inaperçus, l’Eglise se met la tête sous la cendre et des emplois sont offerts à des nouvelles cellules d’accueil pour diminuer les peurs parallèles à la grande peur de perdre son emploi. Toutes les mesures reposent justement sur des théories qui ont montré l’incapacité de nos ténors à comprendre le monde actuel.
Les seuls, qui auraient pu balayer d’un revers de main les stupidités des ministères, les auditoriums des universités et les machines à décerveler des ondes, sont « les p’tits gars du PS », nos soldats Chvéïk de Wallonie. Hélas ! s’enthousiasmant surtout de leur propre réussite, en oubliant qu’ils la doivent à la multitude, « les p’tits gars du PS » vont lâcher tout à l’extrême droite flamande.
Nous sommes sans ressort, après avoir épuisé tous les moyens pour retrouver la croissance. Les perspectives sont bouchées à la Japonaise, l’économie qui stagne depuis deux décennies.
Heureusement les pédophiles de l’église font diversion. Toute peur est bonne à prendre. Les discours sur la sécurité occupent les gens. La vie dans les villes, pas plus dangereuse qu’en 1900, paraît cent fois plus périlleuse. Les journaux attendent l’assassin au coin de la rue, tandis que les feuilletons sanglants à la TV entretiennent l’impression de violence. Il n’est pas jusqu’aux sirènes des ambulances qui concourent à produire des effets paniquant recherchés.
Tous les facteurs qui ont permis la crise sont encore en place. Aucune réforme, aucune réflexion profonde, rien n’a été envisagé, nous attendons donc avec placidité et au milieu de nos caméras de surveillance, non pas un hold-up d’indigents que l’envie transforme en meurtriers, mais le casse du siècle d’une inédite série de start-up dirigée par de nouveaux Attila de la finance, dans le mauvais scénario d’une nouvelle crise majeure.
En réalité, à l'heure actuelle, on ne sait pas quelle politique mener et pourtant on nous tient un discours qui présente la rigueur et des mesures régressives, comme la voie naturelle « d’un redressement » qui se traduira par un appauvrissement de la population.
On sait déjà la politique que vont mener les nouveaux maîtres de la Belgique. C’est à se demander si nous avons intérêt de les presser à se mettre d’accord. On va nous sortir un de ces programmes plombés sous prétexte de préserver l’avenir qui va augmenter la précarité de la population, et faire baisser le niveau de vie.
Déjà la revendication de la pension minimale à 1.050 euros, les syndicats pourront toujours courir. Et ça ne fait que commencer.
C’est dire comme l’aigle de Mons va avoir du boulot pour nous faire avaler tout ça !

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