« Les gares n’en mènent pas large ! | Accueil | Vision statistique. »

L’heure GMT.

Les initiatives de l’Union Européenne à la gloire du système économique prépondérant, sont aux antipodes de ce que la sagesse commande.
En voilà assez de vous accouplez en public avec nos entrepreneurs. Le capitalisme a vaincu le communisme depuis un quart de siècle. Il devient ridicule de gonfler vos muscles, de battre vos poitrines des poings : l’ogre rouge ne viendra pas vous assassiner au lit pour s’y installer à votre place.
Vous pouvez cantiner avec qui vous voulez. Vous avez des admirateurs en Belgique qui ne demandent qu’à vous réélire.
Pourtant, ténors et divas du PS au MR poussent toujours la roucoulante comme si les temps révolus allaient resurgir. Des journaux sérieux, ceux qui le sont moins et des économistes patentés nous assènent la bonne parole, comme si nous n’avions pas compris que les « partageux » étaient bien morts !
Il subsiste une inquiétude. On le devine à leurs crispations.
Et si les idiots finissaient par s’apercevoir que le capitalisme est aussi peu adapté à l’homme que le communisme, façon URSS ? Obama, Staline même combat !...
Le mantra libre-échangiste serait alors leur dernière cartouche !
Du coup, nous aurions le dernier cri de la mondialisation rongé par l’en-dedans du système ! De là, à penser que nos personnels politiques – par manque de prévoyance – sont frivoles et que MM. Michel et Di Rupo sont has-been, il n’y aurait qu’un pas.
Qu’il ait été franchi par quelques esprits éclairés et dont on se moque, il n’y a pas péril, tant que des millions de gens votent convenu. Malheur, s’ils se persuadaient du contraire. Tout le bel édifice serait, montré du doigt, ou pire, frappés d’imbécillité par l’opinion publique.
Une omission devrait quand même alerter : celle d’avoir caché les conditions d’un éventuel accord entre Washington et Bruxelles autour du Grand marché transatlantique (GMT).
C’est que ça carbure en silence depuis le 14 mai, pour mettre au point le nouveau numéro d’équilibristes !
Le dernier trucage, après Schengen, fait mauvais genre à l’Union européenne plus que jamais éloignée des populations.
Barroso, chef de gang, à la veille de son départ ? On n’en est pas loin. Van Rompuy, tout à ses sodokus, complice ? Pourquoi pas…

1mardi.jpg

Est-ce « normal » qu’un projet qui va changer les habitudes de vie et l’organisation de la société européenne, soit élaboré dans le secret, à telle enseigne qu’à la veille des élections, nos élites n’en pipent mot ?
Pourtant il y a menace sur les normes (les poulets à l’eau de javel, le maïs transgénique, le hamburger à « saloperies » contrôlées, etc.), le dispositif permettant aux entreprises de poursuivre les Etats en justice, etc.
Ou les bruits qui courent sont faux, ou ils sont fondés. Dans l’un et l’autre cas, une mise au point est nécessaire. Comme elle n’a pas lieu, on est en droit de se poser des questions.
C’est étrange, mais il me semble que l’humilité de Di Rupo est suspecte, Reynders a trop de problème avec l’aviation au-dessus d’Uccle et Lutgen des soucis à bien lancer Claude Rolin à l’Europe, pour que ces messieurs s’y intéressent.
On dirait que la Commission doit faire vite pour nous entuber par surprise, comme Hollande l’a naïvement lâché lors d’une interview le 11 février « Nous avons tout à gagner à aller vite, sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations. »
Juste après le scandale des révélations sur l’espionnage des locaux de l’Union européenne par la National Security Agency (NSA) américaine, on peut dire que l’Europe n’est pas rancunière.

Poster un commentaire