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Ramdam à l’Europe.

On s’aperçoit avec Covid-19 que l’humanité est une chose fragile qu’un rien pourrait emporter. Jusque là l’homme avait taillé à sa guise dans la nature et le vivant. Tout semblait profiter à son insouciante mentalité. Son système économique s’était peu à peu implanté partout, parce qu’il correspondait à l’idée qu’une récompense ça se mérite et qu’on peut arriver à tout quand on bosse ferme, même si à l’usage sept milliards d’individus trouvent le temps long pour y arriver.
Et voilà qu’un petit machin, tellement minuscule qu’on ne le voit qu’à l’aide d’un microscope performant, se plaît à voyager de gorge en gorge, de bronche en bronche et qu’on ne peut rien contre lui, sinon le fuir et demander à ceux qui en sont atteints d’entrer dans de modernes léproseries et d’y rester quarante jours.
En plus Covid-19 est aussi idiot que nous qui épuisons la nature au point de faire mourir les espèces, lui aussi au lieu de ne pas trop affaiblir son garde-manger, il le met en terre aussi vite qu’il le peut et donc meurt avec lui !
Et voilà l’humanité plus partagée que jamais entre les joyeux fatalistes et les sombres réalistes.
Certains disent qu’on vit bien avec la grippe saisonnière et qu’on n’en fait pas des salades. On est sept milliards, on a du stock. D’autres, ne comparent pas ce fléau à la grippe puisqu’il n’est pas saisonnier et qu’il peut muter et devenir irrésistible, comme Ebola.
Ces gesticulations, ces palabres cachent l’actualité journalière qui était sociale et politique. Parce que Covid fait passer une crise générale qui couvait entièrement sous sa responsabilité, alors qu’on sait bien que la démocratie ne fonctionnait déjà plus avant lui, que l’économie libérale est une massacreuse de l’environnement, une esclavagiste hors pair et qu’enfin notre pays, la Belgique, est victime d’un montage monstrueux des partis politiques qui en ont fait cette usine à gaz où leurs élites pullulent et se gavent en vacations et prévarications.
Et revoilà les joyeux fatalistes et les sombres réalistes qui assistent ce week-end à un sommet des 27, à propos d’une relance européenne version libérale, dont on la dit liée à la crise du coronavirus.
Les propos qui nous parviennent de Bruxelles touchent à l’argent. Comment voulez-vous qu’il en soit autrement puisque cette réunion réunit la fine fleur des filous et des arnaqueurs venus des quatre coins de l’Europe, pour confronter leurs tours de magie et leurs manipulations des masses. Seulement, quand, au de-là de l’épate de faire sortir des lapins blancs d’une chapeau-claque, il est question de rétrocéder du pognon à l’Italie et à l’Espagne, les Pays-Bas ferme la porte de leur paradis fiscal, les autres frugaux les suivent et vont compter leurs sous à part.
Fatalement, la crème du pot des 27 parle pognon, n’a jamais parlé d’autre chose, tant le social tout le monde s’en tamponne. Ne croyez pas qu’il y a deux camps en présence, les altruistes et les radins. L’altruisme, c’est quelque chose que les émules de don Corleone ne connaissent pas, ensuite « Belle et Sébastien », la France et l’Allemagne, misent sur Charles et Ursula pour leurs futures arnaques.
C’est le pépère local, Charles Michel, l’obligé de Macron qui s’entremet avec Ursula von der Leyen, la gretchen d’Angela, pour arranger les parts à prendre et les primes au danger de ce dernier coup fumant de l’Europe.

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Sur la table, le pacson à 750 milliards (Slang terms for this money no exist). C’est l’ajout au long terme de la paie que nous devons à l’UE (2021-2027) de 1 074 milliards d’euros. Le hic, l’unanimité des 27 États membres étant requise, pour arriver à un compromis, ce sera gratiné.
Entre gens du milieu, les flingues restent au vestiaire, mais une tuerie générale n’est pas à exclure.
Ils ne savent pas où ils vont, mais qu’importe, nous nous y ruons, nous autres de la rue, parce que nous ne savons pas faire autrement. Et ils se savent bien, ces Tantes, que leurs coups fourrés, seront nos règles intangibles de demain et que nous y serons contraints par leurs forces de l’ordre. La baston, leur seule et dernière légitimité.
À l’heure où cette chronique est publiée sur RichardIII.com et Facebook (en entier dorénavant), Bruxelles en est toujours aux invectives contre Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais, qui voue une véritable admiration à l’ancienne dirigeante britannique Margaret Thatcher et qui fait opposition au plan Macron-Merkel.

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