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Quand l’UMP se met à douter !

Que se passe-t-il en Sarkozye ?
Les sondages placent Sarkozy au plus bas, et vraiment derrière tout le monde, y compris son premier ministre Fillon. Ce mauvais vent qui perdure commence à saper le moral des UMP les plus ardents. Marine Le Pen, dans tous les cas de figures, passe le président. Depuis son élection à la tête du FN, elle affiche une santé insolente dans l’opinion, ajoutant au trouble déjà observé, le sentiment que le parti du président s’érode de partout !
Pour les élections cantonales, dont le premier tour aura lieu dimanche 20 mars, la gauche arriverait en tête, selon un sondage Harris. Les UMP en campagne n’osent plus afficher leur sigle à côté de leur nom !
Un vent de panique s’est levé qui secoue toute la droite classique.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés ! La Fontaine aurait pu en dire autant du doute qui assaille le parti au pouvoir.
« Il est cuit. Il ne peut plus gagner ! » C’est un cri venant du cœur, comme celui du valet de Don Juan s’écriant « Mes gages » ! Car, ce qui préoccupe la garde rapprochée et ceux qui, de près ou de loin, participent au pouvoir et en tirent salaire, arriver à pareille conclusion, ce sont des plans de carrière qui s’effondrent, des illusions qui s’envolent, des bénéfices espérés à jamais perdus.
Ils ont beau dire, qu’être élu n’est pas un métier et qu’on y court un risque, celui de n’être plus rien, après avoir cru que l’on pouvait être tout, l’amour-propre en prend un coup ! Alors, la conviction que c’est à cause « de l’autre » qui n’a pas su gérer sa majorité, il n’y a qu’un pas.

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L’omniprésence de Sarkozy des débuts à 2011, tirant imprudemment à l’avance l’entière responsabilité des affaires sur sa seule personne, on pourrait dire « qu’il l’a bien cherché ».
Des dizaines d’exemples foisonnent de promesses non tenues, d’extravagances démagogiques, de discours malheureux, de remaniements inutiles et d’autres rendus nécessaires, par l’accumulation des bévues des ministres comme Hortefeux ou Allio-Marie.
Et même pour cette dernière et son remplacement par Alain Jupé, n’était-ce pas une faute de vouloir reprendre la main tout seul en Libye, reconnaissant avant tout le monde les insurgés, en n’ayant pas prévu que la Communauté internationale les laisserait tomber ? Même si c’était courageux de la part de Sarkozy que l’Europe aurait dû suivre, n’y avait-il pas là plus qu’une imprudence, une faute ?
A l’UMP, les pointures qui ne sont pas reprises dans le premier cercle du président et qui n’espèrent plus des places d’ici la fin de la législature, critiquent ouvertement l’entourage direct de Sarkozy « des repus comme Fillon et des ennemis torves comme François Copé ». Ils en sont venus à compter davantage sur la machine à perdre du PS pour s’accrocher au dernier espoir de voir Sarkozy face à la présidente du FN, dans une sorte de Remake de Chirac contre Jean-Marie Le Pen.Sauf, que le scénario pourrait bien être bouleversé : un candidat du PS face à Marine ! C’est une possibilité qui n’est pas négligeable.
Il est vrai que le PS n’aura pas de candidat avant octobre. Restent en mémoire les misères faites à Ségolène Royal par ses propres amis, alors qu’elle avait été désignée comme candidate unique à l’élection de 2007, Sarkozy s’accroche à cette hypothèse en se voyant toujours au second tour, devant Marine Le Pen, et ce malgré un récent sondage qui place DSK loin au-dessus du lot avec 35 % d’intentions de vote !
D’ici 2012, bien de l’eau aura coulé sous le pont Mirabeau. Peut-être cette eau décantera-t-elle les mauvais présages et réussira-t-elle à fatiguer les médias qui s’en donnent à cœur joie dans les sondages ?
C’est en tout cas ce qu’espèrent les derniers fidèles, qui ont abandonné l’illusion de voir Sarkozy tirant de sa besace un coup fumant au dernier moment.
Mais les événements vont vite, depuis le tsunami au Japon et ses suites sur le nucléaire. Ils entrent ainsi directement dans les coulisses de la politique française pour une gestion de la crise qu’elle provoque au niveau international, mais dont les retombées locales en France pourraient valoir d’ici 2012, bien des surprises, comme de voir revenir les écologistes au premier plan. Et si Nicolas Hulot, autre grand hésitant, décidait de se présenter ?

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