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On avait Pie XII, voici Pille-Tout !

C’est fou ce que ces deux là se ressemblent ! Même profil, même nez aquilin, même front, on les croirait de la même mère ! Le portrait ne s’arrête pas là. Même vanité sous une apparence d’humilité, même volonté de cacher un caractère rancunier et ombrageux, en même temps haute idée qu’ils ont de leur mission et d’eux-mêmes ! Heureusement qu’ils ne sont pas de la même époque, l’un des deux aurait été de trop !

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Ce serait chouette de finir l’année par quelques mots chaleureux. Ils apporteraient un peu de chaleur humaine dans les rapports exécrables entre les citoyens et le gouvernement. Eloi Di Roublardo reste de glace, le début de ses réformes montre un profond mépris des petites gens. Bien sûr, on pouvait économiser autrement sur les pensions, tout en augmentant les plus basses d’entre elles, par un effet de vraie solidarité.
C’est toujours l’incompréhension totale entre les dirigeants et les gens qui travaillent. Le pape du socialisme wallon parle d’obligation morale, il prétend n’y avoir nulle autre alternative !
Quel fichu menteur !

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L’argument le plus détestable est celui qui consiste à dire aux pensionnés actuels, « Vous savez, les réformes, ce n’est pas pour vous. Elles ne s’adressent qu’aux futurs pensionnés ». Jouer la division entre ceux qui ne perdront rien et ceux qui perdront des plumes, est un procédé assez bas, qui consiste à dresser les plus pauvres contre les moins pauvres.
Pille-Tout est admirablement relayé par Onkelinx, quand elle nous assure qu’il y a trois mois de discussion avec les syndicats sur les modalités d’application de la loi. Comment peut-on impliquer les syndicats dans cette mascarade, sans les mouiller dans les combines du monsignor ? S’il reste un peu de dignité à Demelenne, c’est de déchirer sa carte du PS et de ne pas entrer dans cette négociation.
Chaque perte d’acquis sociaux, est un recul général pour ceux qui produisent seuls, la richesse de ce pays !
Depuis les accords fatals de ce gouvernement Di Rupo, je ne parviens pas encore à me rendre à l’évidence que l’initiative vient du parti socialiste !
Comment ont-ils pu trahir à ce point ceux qui leur font confiance, cette majorité de Wallons, plus ou moins en difficulté, avec des bas salaires et des problèmes de fin de vie ?
Si c’est aux noms des grands principes, je voudrais savoir lesquels ?
L’unité de la Belgique ? Mais, c’est une supercherie. Vu la crise, les partis extrémistes flamands qui ne sont pas dans le gouvernement ne mettront pas dix ans à être majoritaire en Flandre et le sacrifice du PS pour son roi et l’unité de la Belgique aura été vain. Pour rétablir l’équilibre des finances ? Mais de la façon dont Pille-Tout s’y prend, c’est courir vers la récession et de nouvelles pertes d’emplois !
Ou le montois est un cinglé et n’a pas pensé aux conséquences de ses plans de gouvernement, ou il est d’un tel orgueil démesuré, qu’il n’a pas résisté à son envie d’être premier ministre.
Dans la seconde hypothèse, quelle lâcheté du bureau, quelle veulerie des associés comme Onkelinx et le petit dernier en cour, Paul Magnette, quelle responsabilité pour les cadres !
Si on suit le mouvement des partis socialistes d’Europe, on s’aperçoit que l’électorat ouvrier n’est plus ce qu’il était dans le rassemblement des voix de la gauche libérale.
En France, par exemple, le PS l’a perdu. Il est chez Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Hollande s’en est aperçu, qui multiplie les visites d’usines avec Montebourg.
Seul le PS wallon n’a pas perdu sa clientèle ouvrière. Au contraire ! Mais pour combien de temps ?
Sous l’effet de ce pacte calamiteux, le voile se déchire !
Que sera-ce en 2012, quand le gouvernement Di Rupo-Onkelinx aura exécuté son programme chômage, puis s’attaquera aux francophones de la périphérie bruxelloise !
D’autant que vous avez pu lire dans vos journaux que tout repart à la hausse : le gaz, l’électricité, les carburants, les honoraires des médecins, dans une conjoncture peu favorable.
Suicidaire le PS ?
Son chef me fait irrésistiblement penser à Gaston Eyskens et Jean-Luc Dehaene qui ont contribué à l’appauvrissement du monde du travail à différents moments de la vie politique belge et qui n’auront rien apporté au pays pour autant.
Décidément, non ! Di Rupo ne restera pas dans l’histoire comme le sauveur de la Belgique.

Commentaires

Bon réveillon, Richard III ! C'est la trêve! Allez, un bon geste, fais la bise à Eloi Di Roublardo, rien que ce soir!

Oui, bon Noël à toi, cher Michel.
Comme je viens de lancer mon ours pour le 25 assez tôt, tu t'apercevras que j'ai fait un effort dans le sens que tu souhaites.

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