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Les oreilles d’Obama.

Quelle est la différence entre l’ancien président Bush et l’actuel ?
Avec l’affaire « Prism » on a la réponse : aucune !
L’ancien a passé le relais au nouveau. C’est tout.
Ainsi, on sait maintenant que l'Union européenne fait partie des "cibles" de l'agence de surveillance électronique américaine NSA, accusée d'espionner les communications électroniques mondiales dans le cadre du programme Prism (Huffington Post).
Evidemment nos américanolâtres que sont nos éditeurs de journaux vont oublier l’information ou tout au moins la rendre acceptable à l’opinion, engourdie par la crise et ce qu’il lui arrive, fort heureusement pour nos relations outre-Atlantique.
Le baron Delpérée pourra réserver ses moulinets gestuels à l’exclusive défense d’Albert, d’autres prendront l’initiative de noyer le poisson dans un bocal offert par Washington.
C’est un fait, nos »meilleurs amis » nous espionnent sur tous les plans et dans tous les domaines.
Qu’est-ce que ça change diront les naïfs (toujours les bleus blancs belges qui n’ont rien à cacher) : rien !
Non, diront d’autres citoyens moins sots, cela change tout au point d’avoir une incidence sur nos moyens de défense, sur l’emploi et sur notre politique commerciale.
Il n’est pas indifférent dans la « guéguerre » que se livre Boeing et Air Bus de savoir que le premier possède tous les plans et tous les projets d’avenir de l’industrie européenne aéronautique. Il n’est pas non plus anodin de savoir comment les Commissions européennes fonctionnent et notamment celle qui actionne les règles du commerce et propose des accords de collaboration. Ainsi, Barroso est presque sûr de s’être fait piéger par les propositions d’accords de Libre Échange puisque le partenaire américain sait, à une virgule près, jusqu’où la diplomatie européenne peut aller dans les concessions. Encore que, sans le cas de Barroso, on se demande s’il n’est pas de mèche avec la boutique américaine.
Et on pourrait ainsi faire défiler tout ce que l’Amérique sait sur nous par l’espionnage électronique, y compris sur les citoyens européens, pour comprendre que « Prism » n’est pas une invention amicale à l’égard des Nations « amies » des USA.
Dans un des documents « volés », la NSA décrit comment elle espionnait la représentation diplomatique de l'Union européenne à Washington.
« Il s'agissait non seulement de micros installés dans le bâtiment, mais aussi d'une infiltration du réseau informatique qui lui permettait de lire les courriers électroniques et les documents internes La représentation de l'UE à l'ONU était surveillée de la même manière, toujours selon ces documents, où les Européens sont explicitement désignés comme des "cibles à attaquer". (Huffington Post).

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Cet espionnage digne du temps de la guerre froide avec l’URSS s’étendait jusqu’à Bruxelles, c’est-à-dire à l’extérieur des USA « …les experts en sécurité de l'UE avaient découvert un système d'écoutes sur le réseau téléphonique et internet du bâtiment Justus-Lipsius, principal siège du Conseil de l'Union européenne, et qui remontait jusqu'au quartier général de l'Otan en banlieue de Bruxelles. »
Le quartier général de l’OTAN servait de plaque tournante à la collecte des renseignements sur l’Europe !
Nous voilà loin de la protection des frontières qui est le crédo d’Obama qui juste avant d’être démasqué, affirmait que la protection intérieure des Etats-Unis exigeait une surveillance accrue à l’intérieur les frontières du pays et qu’il n’était pas question d’espionner les pays amis. Non seulement, il savait le contraire, mais en outre, il avalisait un espionnage industriel à l’échelon de l’État, alors que jusque là, cet espionnage ne s’effectuait que dans le cadre des entreprises, même si certaines mettaient le paquet sur les secrets de fabrication, au point de monter des Agences de renseignements aussi performantes que la CIA.
Enfin réveillée, l'Union européenne vient de demander aux États-Unis de lui fournir "aussi vite que possible" des réponses à ses questions sur le programme de surveillance américain Prism.
On attend la suite avec intérêt.
En même temps les journaux belges proposent des articles qui ne blessent pas trop les Américains. Seraient-ils infiltrés par « Prism » ? Didier Reynders, notre ministre des affaires étrangères, parle de faits non avérés. Les américanolâtres allument déjà un contre-feu.

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