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L’Europe à court d’idées.

Voilà qui est étrange, tout le monde s’essuie les pieds sur l’Europe. Les peuples européens n’en veulent plus. Le Brexit n’est qu’un début. Poutine fait ce qu’il veut en Crimée, Erdogan a trouvé la pression idéale sur Bruxelles avec la rétention aléatoire des réfugiés à condition que… Les deux présidents des Commissions sont deux coquins, Barroso, le pensionné, est embauché par la banque d'investissement américaine Goldman Sachs comme conseiller et prend la présidence non exécutive de son conseil d’administration. L’actif, JC Juncker, a trainé derrière lui dix ans de casseroles d’un Luxembourg paradis fiscal et magouilleur de première dont il a été premier ministre.
Enfin, les chefs d’État se font la gueule et divergent sur la politique générale à venir. L’Europe n’a pas d’armée et doit s’en remettre pour tout à l’OTAN, c’est-à-dire à l’armée américaine, donc pas de politique extérieure. C’est criant avec Daech, ennemi juré contre lequel en principe nous nous battons, sauf que sur le terrain Daech ne compte que 35.000 hommes dans des réduits connus et contrôlant de vastes parties de l’Irak, de la Libye et de la Syrie, que nous ne savons que bombarder, tandis que Poutine se promène avec son armée et est en passe de sauver Bachar El Assad que nous avons décrété ennemi public et qui s’en fiche sous le parapluie russe.
Rien n’est fait du point de vue social, au contraire, la concurrence au niveau des métiers anéantit tout espoir de faire progresser les salaires.
Après ce bilan désastreux, on n’ose plus parler de la construction européenne. Il vaut mieux glisser sur le couplet européen dans les écoles. Malgré tout, l’Europe persiste et signe dans ses pirouettes, ses rodomontades et ses caprices, telle une vedette qui ne sait pas qu’elle est has been.
Les pays qui la composent, à l’exception de la Grande Bretagne à l’automne sans doute, paient toujours leurs cotisations.
C’est que ce bazar n’est pas désavoué par l’économie de marché, au contraire, dans son détricotage même l’Europe reste un des piliers de la mondialisation. Les désaccords entre les princes qui la composent n’est que de façade. Tout ce joli monde s’arrange plus que jamais pour réduire à rien la facture « travail » qui entre dans les fabrications. Les frais généraux des grands groupes sont plus que supportables et les astuces pour alléger les taxes des holdings courent les bureaux comptables.
En un mot, c’est l’enfer pour tout le monde et un petit paradis pour quelques-uns !
Deux adversaires de l’Europe profitent politiquement d’elle, sans trop souffrir de rétorsions économiques : ce sont Poutine et Erdogan.

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La Chine du haut des milliards de dollars de son économie exportatrice en raison de la quasi gratuité des salaires, vient faire son petit marché et rafle, ça et là, des fleurons de l’industrie européenne, s’initie aux vins français, achètent des sociétés de tourisme et se lance dans l’achat de terres agricoles. Tout cela, malgré l’avertissement du FMI qui enjoint à ce pays de réduire ses déficits.
En vertu des marchés ouverts, l’Europe devient le rendez-vous des maffieux de toutes les Bourses du monde.
C’est le punching-ball des sportifs en Ferrari, des joueurs de foot millionnaires et des braillards des jeux télévisés, tous grands amateurs de l’Europe, évidemment, comme notre cocker national et son suiveur Reynders, l’homme aux trente deux casquettes.
Le dernier cri en Europe politicienne, c’est une courbure d’échine définitive qui fait d’elle l’interprète idéale du Bossu Lagardère. « Sur ma bosse monseigneur » on signe des contrats pharamineux et on sable le champagne dans les bureaux de Bruxelles.
Elle croit qu’en courbant l’échine, l’Europe passera inaperçue !
Manque de pot, les peuples qui la composent sont de moins en moins dupes. Les discours tombent à plat. Il est temps de tourner la page, de faire autre chose avec d’autres importants, sous peine de liquidation totale.

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