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L’Europe des maquereaux.

C’est entendu, dans un naufrage politique comme on n’en a connu qu’un comparable en mai 1940, chacun cherche sa bouée de sauvetage, fait ce qu’il peut pour secourir les siens et s’il lui reste un peu d’empathie, il la consacre aux autres, aux anonymes, à ceux qu’il pense être plus malheureux que lui.
Et il espère, comme nous l’espérons tous, qu’on évitera le pire, malgré le sans-gêne des politiques, qu’il n’y aura pas tant de morts qu’on ne le dit et qu’à défaut des partis, les hôpitaux répondront présent à l’appel.
Tout bien pesé, le scandale absolu, celui qui confine à l’abandon de millions de personnes commence aux portes de l’Europe, en Grèce précisément, pour descendre jusqu’à la Turquie sur le territoire de laquelle une multitude de réfugiés livrée à elle-même, n’aura même pas le droit de se laver les mains une fois par jour pour cause de rationnement d’eau et dont COVID-19, comme on le connaît, pourrait n’en faire qu’une bouchée !
Pendant ce temps, l’UE fait mine de ne rien voir.
Enfin, si on considère que l’Allemagne a absorbé un million de personnes au bénéfice de son économie et ce malgré le constat alarmant de son extrême droite, de ses Eric Zemmour, de ses nostalgiques d’Adolf, qu’est-ce que deux millions de réfugiés supplémentaires après que le troisième se soit résolu à relever les ruines en rentrant chez lui ?
Plus de cinq cent millions d’Européens pourraient sans se serrer en rien, accepter cette goutte supplémentaire dans la marée humaine de son territoire. Mais l’Europe est nulle, sans volonté, sans puissant raisonnement. Si chaque État de l’Union prenait sa part de responsabilité selon sa superficie, le nombre d’habitants et sa situation financière, il y belle lurette que cet abcès, dont Erdogan s’amuse avec son pus, serait débridé et cicatrisé. Á condition de prendre à bras le corps le problème de la transhumance de toute l’Afrique et de mettre les choses au point avec les belligérants que la sotte politique américaine, avec sa guerre d’Iraq, a déclenchée.
Hélas, cette Europe n’existe pas ! Trop américanolâtre, trop atlantiste, trop néocapitaliste, mondialiste et finalement imbécile par ses composants politiques.
Le constat est sans appel. Cinq ans après la crise des migrants, l’Union européenne n’a pas de politique migratoire. C’est indigne, mais c’est comme ça. Nous connaissons trop bien les deux loustics qui se sont eux-mêmes propulsés à l’Europe, Reynders dans la Commission et Michel sur l’estrade de la salle des fêtes, pour savoir que si tous les autres hauts responsables sont de cet acabit, l’Europe va finir dans la honte et le déshonneur. Le contrat avec la Turquie, lequel a pour mission de refiler la patate chaude au dictateur, qui empoche et garde tout pour lui, est un pur scandale.

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En Libye, l’Italie – l’ex puissance coloniale – a conclu un marché aussi ignominieux avec des partenaires aux mains sales. Ce troisième partenaire de l’UE a payé les barbelés et les miradors, afin que les réfugiés soient enfermés dans des camps de détention aux conditions inhumaines. Mme von der Leyen, présidente de la Commission européenne, zézaie ailleurs.
Contenir les migrants, les repousser le plus loin possible des frontières, n’est pas une politique. C’est une lâcheté, c’est tout. Avec la décision de fermer les frontières Schengen, que va-t-on faire ? Déjà des douaniers grecs ont ouvert le feu sur des pneumatiques. Va-t-on faire comme Trump : construire des remparts pour jeter de l’huile bouillante sur les misérables qui lèvent les bras vers nous ?
Si au moins on avait essayé de mettre en place des accords d’accueil entre pays de l’UE, quelques palabres plus loin, on aurait pu s’avancer dans une politique de solidarité ! Il est vrai que la solidarité, c’est une découverte récente, puisque jusqu’à présent la politique économique consistait à se tirer d’affaire en jetant des peaux de banane sous les pieds des concurrents. Triste chose que cette mondialisation qui finit par un plouf, suite à la poussée de COVID-19.
Reste à trouver des hommes qui en ont. Pour nos deux lascars, un homme « qui en a » signifie un type qui gagne un pognon bête pour ce qu’il fait. De ce point de vue, Charles Michel est un champion puisqu’il paraît que ce type prend 32.000 euros par mois pour promener sa calvitie un peu partout dans les cours d’Europe.
32.000 euros à 5 € (prix moyen) le masque, cela fait 6.400 masques antivirus FFP2 pas mois qui nous passent sous le nez, si je puis dire…

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