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Les Flamands nous emmerdent…

Le Gordel tombe en plein bordel communautaire.
Leterme a très mal débuté les négociations en s’attaquant à des problèmes communautaires en priorité. Il n’entre pas dans le rôle d’une démocratie de définir l’identité de ses citoyens. De ce point de vue, voilà longtemps que les Flamands nous pompent l’air.
Qu’on prenne plaisir à rouler autour de Bruxelles, pour des cyclistes, c’est normal ; mais que des flamingants fassent de la provoc… y en a marre !
C’est d’accord, ils sont chez eux. Bien, qu’ils y restent et qu’ils ne viennent plus nous emmerder avec leur nationalisme d’un autre âge. Qu’est-ce qu’on s’en fout de parler vlaams ou volapuk !
Ils ne veulent plus de la Belgique ? Pour une fois on est d’accord : moi non plus, surtout pas avec les pointus de la Tour de l’Yser, les cathos de Bruges et d’ailleurs, les nationalistes d’Anvers et d’Overijse. Qu’ils aillent se faire foutre.
On ira manger des moules à Dunkerque, il paraît qu’elles sont moins chères qu’à la côte flamande. On les entend pas fort revendiquer les deux ou trois communes françaises où certains habitants parlent encore flamand ? Ce serait l’occasion de se frotter aux CRS. Ils n’y vont pas, parce que ces gens ne croient plus qu’au rapport de force et que le rapport de force n’est en leur faveur qu’en Belgique seulement.
Le caractère flamand de Bruxelles et ses environs ? Là où l’on parle français, quelle blague.
Ton noir sur fond jaune, le cycliste n’est plus qu’un calicot pour arborer un drapeau. Si ça les amuse… reste plus qu’à leur mettre la hampe dans le trou du cul. Les pointus en merguez, enfin une utilité…
Les rois de la pédale vont s’en donner à cœur joie : 140 km de parcours ! Je voudrais savoir combien de grandes gueules ont fait le parcours complet ? A part les points obligés de la presse et de la télévision, peu ont sué jusqu’au bout du périple.
Il est vrai que les organisateurs ont mis au point des parcours cyclistes plus modestes et des randonnées pédestres ; mais, quand on se dit fervent Flamand, on se doit de faire un Gordel complet. Ou alors, on écrase et on coupe à travers…
Le sort des francophones de la périphérie qui s’en soucie ? Les Flamands, les premiers, voudraient les voir décamper de leur campagne breughélienne.
Ah ! si ces gens n’avaient pas droit au statut ordinaire, si, par exemple au lieu d’être Belges francophones ils étaient Turcs ou pire Marocains ! Les Flamands, nationalistes fervents, y réfléchissent. Et ce n’est pas qu’une boutade. Des cartes d’identité différentes, ils y pensent. La notion de nationalité wallonne dans le cadre d’une communauté flamande, voilà qui remettrait ces envahisseurs au statut d’étrangers !

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C’est que la capitale est à 80 % francophone, mais la grande banlieue fait partie de la Flandre, et c’est là que s’écoule le trop plein de Bruxellois et pas n’importe lesquels, ceux qui ont réussi, qui « font » bâtir, suivant une expression typiquement belge. Malgré la présence de nombreux francophones, la périphérie a pour seule langue officielle le néerlandais, avec quelques facilités pour les envahisseurs. Et c’est cela qui gêne, non seulement dans ce fichu pays, mais ailleurs comme à la Communauté européenne qui a soulevé le problème des minorités dans le Brabant flamand, ce qui a provoqué un tollé parmi nos pointus. Ce que ne comprennent pas les mandataires flamands, en quoi ils ont grandement tort et ce faisant agissent comme de mauvais européens.
Bizarrerie de notre temps, cette partie de la province du Brabant flamand garde toutefois un lien avec le monde francophone puisque, pendant les élections, les francophones peuvent voter pour des candidats bruxellois ! Qu’en serait-il si la scission de BHV, revendication incontournable de l’ensemble des négociateurs flamands, introduisait une nouvelle donne ?
Bart De Wever, l’ineffable, duce des radicaux du NVA, exige la fin des facilités linguistique pour ces loustics qui souillent de leur présence le sol sacré.
Et d’enfourcher son vélo pour faire le tour des biens convoités du peuple flamand, par les odieux francophones qui ne veulent pas s’adapter.
Qu’est-ce qu’on peut faire avec des énergumènes qui depuis 50 ans nous emmerdent de leurs revendications nationalistes ? On n’aurait pas dû fixer une frontière linguistique délimitée sans l’accord des gens. On n’aurait pas dû fourguer les Fourons contre Mouscron. On n’aurait pas dû leur donner la parité à Bruxelles là où vivent 80 % de francophones. Et ainsi de suite..
Aujourd’hui, les Flamands ne se sentent plus menacés. Ils sont majoritaires et ce sont eux qui nous menacent. Ils passent à l’attaque, les bougres. Ils veulent notre peau, en tous cas le maximum de ce que par lâcheté et par esprit de conciliation nous sommes près à leur concéder.
Ils ont prévu des scénarios y compris celui du séparatisme. Nous, rien. Cela nous fait tellement peur, que ces gens abandonnent la Belgique, que l’idée même d’un plan de précaution ne nous est pas venue à l’esprit.
La grande misère de la région wallonne, c'est les dirigeants.

Commentaires

Blog de PHILIPPEFILIPBBRB
http://philippefilipbbrb.skyrock.com/

Le BBRB ( Belgen blijven - Restons Belges)

OUI POUR UNE BELGIQUE UNIE
RESTONS BELGES !

JA VOOR EEN VERENIGD BELGIË
BELGEN BLIJVEN!
merci de faire suivre

Et si les Flamands avaient raison
Français mais souvent en Belgique je dois avouer que je crois comprendre les flamands
Quand il y a plusieurs mois j’ai entendu ceux-ci parler de leur indépendance, les francophones répondaient « et ce à la RTBF pour ne pas la nommer » (et oui je la regarde et je suis étonné que l’on y parle qq fois plus de la France que de la Belgique) que si les flamands veulent la France aux portes de BRUSSEL (lol)… je crois avoir compris ce jour là ce qui vous sépare en Belgique, mine de rien, de vous-même vous insinuez que si vous ne pouvez plus être à charge des Flamands alors c’est vers la France que vous vous tournez. Les Flamands, eux, ne veulent pas être rattachés aux Pays-Bas, ils ont le courage de se construire.
C’est peut être la raison de la rupture
Quant à moi je vais souvent en Flandres, j’ai appris qqs mots (ce n’est pas si difficile que ça d’être aimable et ouvert aux autres) et je n’ai jamais eu de problème bien au contraire
Alors vous les Wallons au lieu de regarder vers la France, au travail !!! Une nation est à construire construisez vous une identité propre
Les Belges étaient un peuple formidable espérons que les flamands et les wallons seront eux aussi des peuples formidables, ouverts aux autres mais pas boulet, accroché aux pattes du voisin

Je suis français de souche flamande. L'état français a interdit l'usage du dialecte flamand. Francophones, souvenez-vous du "la même chose pour les autres" et de votre grosse industie, le français progressait; maintenant il y a un remversement de situation. Je me sens toujours un peu belge que je sois en secteur flamingant ou francophone alors essayez de vous entendre. Pourquoi avoir des institutions européennes à Bruxelles alors que dans vôtre pays, deux communautés ne sont pas fichus de vivre ensemble !! Quel bel exemple pour L'europe !! Amitiés à tous.

Moi j'aime bien Maya l'abeille :-)

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