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En pleine Donfution

Décidément les socialistes sont inamendables.
Il fallait bien encore que Didier Donfut vienne compléter la série des pieds-nickelés du PS au mauvais moment ! Quelle poisse poursuit donc Di Rupo ? Ce type a la scoumoune. Onkelinx, qui a le nez pour ça, devrait sentir son moment venu ! Mais, c’est pas gagné. Les Rosés sont machos.
Les amitiés franc-maçonnes, les complicités d’intérêts et le cœur citoyen battant au clic du tiroir-caisse, voilà en résumé ce qu’est devenu le socialisme au plus haut échelon.
C’est lamentable.
L’idée aussi de croire parce que le grand’père fut forgeron ou mineur toscan en exil à Mons, ex-ravaudeur de savate du Caire ou Rabbin rue Haute, que le fils a les antécédents adéquats – après de solides études – pour briller dans la catégorie rare des redresseurs de torts et des piliers désintéressés des Maison du Peuple !
Et maintenant que ces « faiseurs de pluie » ont vrillé les fonds de canapé des arrières boutiques du socialisme, on s’aperçoit que c’est trop tard, que plus aucun brave ne pourra désormais s’asseoir sur le mobilier sans se retrouver par terre !
Ah ! ces rongeurs, ces vers à bois de la social-démocratie, que d’horreurs ils ont perpétrés en notre nom !
Les tentatives du mauvais nageur pour rejoindre la berge, Di Rupo connaît. Il se débat au milieu des flots avec l’espoir que les gens venus d’ailleurs, Africains, Maghrébins et Polonais redonneront le coup de neuf dont le parti a besoin, en ayant perdu de vue que le faisceau d’intentions nouvelles - dans son ravissement du cosmopolite - est sorti des mêmes écoles et a le même objectif que la gent casanière : faire du pognon sur la condition ouvrière, si l’on excepte un boxeur musulman, une maghrébine en colère et un poivrot sympathique d’Ans !
Inventaire à la Prévert pour un parti dont on aurait souhaité qu’il nous étonnât autrement, à trois semaines des élections, c’est grave.
Les indéfrisables d’Anne-Marie Lizin sont de la plaisanterie capillaire à côté de Didier Donfut dont s’était coiffé son président et néanmoins ami. La réalité a dépassé la friction et pour le savonnage des têtes, c’est trop tard, même si le loustic a fait un gommage de son nom de la liste des prébendiers pustuleux.
Les éclats de voix d’admiration d’une si complète conscience de Donfut ne sont que des contre échos qui signifient, au contraire, que tant que personne ne s’étonnait de la boulimie du ministre, Didier bis s’en est mis plein les poches. Sa conscience ne s’est éveillée qu’à partir du scandale. C’est dire la profondeur d’âme, la conscience inquiète !...

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Ces travailleurs de luxe me déchirent le cœur.
Découverts, ils ne peuvent prétendre à rien, sinon vivre de ce qu’ils ont amassé, et espérer qu’avec le temps ils redeviendront les phénix de l’éphèbe souriant du Borinage, pour nous prêcher l’ascèse socialiste au sortir de leurs banquets.
Rudy Demotte, dont le physique n’égale pas la voix, reprendra la partition inachevée du maître wallon d’action sociale.
Donhut est à la tête d’une société ne se composant que d’une personne, mais quelle personne, la sienne !
Didier bis se dévouait corps et âme à la Wallonie… à ses moments perdus
Ayant expérimenté l’action sociale sur lui-même dans sa ferme château, il avait le regard bienveillant du prince qui surveille la juste louche de la soupe populaire.
Les pauvres du Borinage auront perdu un grand homme…
Dans les rangs universitaires de « l’ouvriéariat » militant, c’est la consternation. Il doit bien y avoir quelques autres lascars qui serrent les fesses et résilient, discrets, les contrats juteux.
Ah ! ces anciennes liaisons qui vous collent au corps, ces coups de bite malencontreux, ces Conventions de Loge inopportunes, ces anciens des cuisines socialistes, qui savent quelque chose et qui vous font rendre au centuple la monnaie de leur silence, que de croix athées ils vous font porter !...
Pas que Di Rupo et consort au bord de la dépression nerveuse, les socialistes sincères, les anciens de la lutte des classes, tous les braves types qui attendaient une critique du système capitaliste et qui espéraient que la gauche universitaire s’inscrivît dans la contestation, sont aussi sur le cul !
Moi-même, je vois avec terreur qu’à la suite de Didier bis, Didier 1er ne nous troue la peau à coups de mondialisation avec son garnisseur de salle Louis Michel gueulant « plus de libéralisme ».
Heureusement que ce pays est petit et que sa nuisance est infime dans la vague de contestation qui monte en Europe. Sinon, on était bon pour une tournée à la Barroso, avec une choucroute à la Merkel et un vin d’Alsace de Sarko. Nous, on aurait fait rince-doigt. C’est tout ce qu’on sait faire et ça pour une nouvelle Europe qui eût ressemblé, comme une siamoise, à la première.

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