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16 novembre 2018

Les Gilets Jaunes.

C’est de façon tout à fait inusitée que cette chronique sur les « gilets jaunes » est publiée à la mi-journée à la veille de sa lecture normale, effaçant presque la précédente chronique (« La Bruyère, de gauche ? » Richard3.com).
C’est que l’événement a des précédents qui sont presque tous entrés dans l’Histoire. La Jacquerie, le coup de sang, le « ras-le-bol » est pratiquement la seule manière qu’a le Peuple de s’exprimer librement et sans les contraintes des chicanes et des barrières mises par tous les pouvoirs, parfois dans les meilleures intentions du monde, des intermédiaires entre le Peuple et ce qui fait l’État et la démocratie.
Peut-être que demain il n’y aura que des petits mouvements d’humeur, des occupations de ronds-points sans conviction et très facilement dégagés par les CRS. Mais peut-être aussi s’agira-t-il d’un raz-de-marée, un déferlement humain submergeant tout et emportant avec fracas les « élites » et l’État dans les tourments d’une révolution.
Sans chef, sans les syndicats et les grains de sel des particularismes que sont les intérêts politiques, les « gilets jaunes » sont pour les observateurs et les historiens un vaste point d’interrogation.
Cela mérite au moins que l’on s’interroge sur la manière qu’ont les responsables au pouvoir de faire prospérer le peuple et la démocratie, de s’ingénier à pratiquer une politique de dosage qui ne peut que desservir le plus grand nombre, pour satisfaire une minorité.
La taxe, l’accise ou le prélèvement, qu’on appelle cela taxe contributive ou part de l’État sur tout produit de base est tout simplement le fondement de toutes les injustices et de toutes les disparités. L’essentiel des ressources de l’État est le produit du plus grand nombre. Quand le gouvernement réduit l’impôt sur la fortune, il contribue à creuser le fossé entre ceux qui apportent le moins d’argent à l’État et ceux qui en apportent le plus.
Il n’est pas logique que la charge des lourds prélèvements sur l’essence soit la même pour celui qui a un salaire de 1500 € par mois que celui qui gagne 10.000 € sur le même temps, voilà ce que cela veut dire.
Ce raisonnement est imparable. Il est valable partout, même en Belgique, faut-il le rappeler.
Cette colère irraisonnée du peuple français (quand on gagne peu et que l’élite veut prélever plus, c’est la famille et la raison d’être d’une société qui est en jeu) trouve matière à réfléchir dans tout ce qui précède. C’est le « bon sens » du peuple qui va au plus pressé et qui voit juste.
Reste la colère qui s’exprimera demain. Elle est légitime, elle découle du bon sens populaire et remet les élites à leur place, parmi les imbéciles instruits qui font les Républiques.
La France verra-t-elle un véritable blocage samedi 17 novembre?
La mobilisation est massive sur les réseaux sociaux, là où elle est née. Les élites sont contrariées, il n’y a pas de chef, pas de dialogue possible. Une droite et une « gauche centriste » se sont défaites des syndicats et nié l’existence des vrais partis de gauche. Elles sont tellement bien arrivées à leur fin que les voilà seules et dépourvues devant une force qu’elles ne connaissent pas et qui pourrait être le plus redoutable de leurs adversaires : un peuple en colère.

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D’abord révolte fiscale, les gens se sont peu à peu appropriés d’autres doléances, comme l’augmentation de la CSG qui a mis les retraités hors d’eux, ce qui est rare, puisqu’ils étaient jusqu’alors les piliers d’un État stable et centriste.
C’est enfin l’histoire du peuple des campagnes et des petites villes éloignées de tout et où la bagnole est vitale pour tous les déplacements, à commencer par des trajets parfois de plusieurs dizaines de kilomètres pour se rendre à son travail, alors que les urbains des grandes villes auraient plutôt tendance à considérer la voiture comme un luxe parfois bien pesant, avec des transports en commun variés, des taxis et une pléthore de véhicules en location.
La réaction de la CGT est assez surprenante. Ce syndicat, d’habitude à la pointe des mouvements contre le système, ressent plutôt une sorte d’humiliation quand on voit avec quelle difficulté elle rassemble encore sur des thèmes salariaux et conditions de travail, alors que des gens venus de nulle part et non-structurés sont en train d’inquiéter jusqu’au sommet de l’État ! La réaction de la CGT dénonçant le mouvement « gilets jaunes » comme d’inspiration d’extrême droite, personnellement je la trouve déplacée, peu conforme à la réalité et peu compatible avec l’esprit qui devrait animer le syndicalisme. Il faut y voir l’appartenance des syndicats à la société civile organisée, déconnectés des préoccupations, un peu à l’image du parti socialiste. Et c’est regrettable pour leurs affiliés.
Le 17 novembre, c’est l’alliance de ceux qui ne veulent pas suivre la voie que leur trace une société qui menace de les rejeter s’ils ne la suivent pas. Ils ne leur restent pas d’autre choix que de dire à cette société que c’est réciproque et qu’ils n’en veulent pas non plus.
Passé le 17, le mouvement se maintiendra-t-il ? On sait comme parfois la colère du peuple est difficile à éteindre et puis, après l’émeute, comme souvent le peuple honteux retourne dans la niche de ses maîtres avec le sentiment de les avoir trahis !
C’est la raison de cette chronique inhabituelle pour l’évènement imminent, qui méritait une « Édition spéciale ».

15 novembre 2018

La Bruyère, de gauche ?

Les cuistres qui ont pour mission d’expliquer davantage le fond que la forme, font naturellement l’inverse quand il est redoutable d’aborder l’auteur par son « trognon » comme disait LF Céline. Jean de La Bruyère, né à Paris le 16 août 1645 et mort à Versailles le 11 mai 1696, est de ceux-là.
Ah ! le style de La Bruyère (1), tout en contraste et propice à la lecture à voix haute, que n’en a-t-on dit !
Je me suis longtemps demandé pourquoi les vieilles ganaches d’estrade se sont acharnées à nous faire détester La Bruyère. Longtemps à l’université, j’ai fait comme tout le monde, La Bruyère était ce vieux branleur courtisan qui troussait la phrase en moulinant de maigres jambes gainées de bas blancs, et gloussant au point virgule. On passait vite à Racine, animal plus classique qui aurait, dit-on, commis un meurtre dont on ne sait encore si c’était par amour ou par intérêt. Corneille en catastrophe et atterrissage sur La Fontaine et Molière.
Basta, fin du grand siècle et zéro de pertinence, en sautant Boileau, Pascal et sa brouette et quelques autres oiseaux mythiques du règne de Louis XIV, fin de règne magistralement accompagnés des mémoires de Saint-Simon.
On a oublié l’essentiel. La Bruyère est un moraliste et pas qu’un peu. Sous le style, son atticisme dirait-on aujourd’hui, se cache un homme à la vue perçante et qui, ma foi, ferait bien en arrière grand-père de Marx lui-même.
« Un homme du peuple – écrit-il – ne saurait faire aucun mal, un grand ne veut faire aucun bien, et est capable de grands maux. L’un ne se forme et ne s’exerce que dans les choses qui sont utiles ; l’autre y joint les pernicieuses. Là se montrent ingénument la grossièreté et la franchise ; ici se cache une sève maligne et corrompue sous l’écorce de la politesse. Le peuple n’a guère d’esprit, et les grands n’ont pont d’âme : celui-là a un bon fond, et n’a point de dehors ; ceux-ci n’ont que des dehors et qu’une simple superficie. Faut-il opter ? Je ne balance pas : je veux être peuple. »
Voyez comme deux siècles plus tard, avec l’instruction publique, ce qu’on aurait pu faire de la « grossièreté » et rendre au peuple la première place dans la société, si à la moitié du siècle suivant Adam Smith n’était venu de façon prémonitoire nous annoncer les libéraux et nos jeanfoutres du MR, esprits castrateurs et bouffons.

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La Bruyère avait déjà fustigé la vanité des messieurs à perruque et rubans. Il est le premier à définir ce qu’est aujourd’hui la division de la société en deux classes antagonistes que les rosés du PS nient toujours avec force, et pour cause, cela remettrait en question la société telle qu’ils l’imaginent. « Il n’y a au monde que deux manières de s’élever, ou par sa propre industrie, ou par l’imbécillité des autres ». N’est-ce pas par mon imbécillité reprise dans l’imbécillité des autres que ce système auquel je n’adhère pas me pompe l’air, depuis mon enfance ?
Hier, je commettais un petit couplet à la gloire de la poésie, tombée dans l’avaloir avec les eaux usées du diplôme « prêt à porter les fruits de la pensée unique » là où l’intérêt supérieur du pognon vous pousse. Que n’ai-je cité La Bruyère, lorsque dans « Les caractères » il s’aventure jusqu’à écrire « Il ne manque cependant à l’oisiveté du sage, qu’un meilleur nom ; et que méditer, parler, lire, et être tranquille, s’appelât travailler ».
Le manque de sens à donner à l’art d’aujourd’hui vient de ce qu’un artiste sur deux est eunuque. Celui qui n’en a plus, prend des allures de gazelle et réussit dans le showbiz, l’autre crève de faim.
Le peuple reste mal défini en 2018. Ses limites sont floues son rôle est diffus, même si nos libéraux clament partout qu’il est souverain, il n’en est rien. S’il l’était autant que le MR tente de nous le faire croire, il n’accepterait pas qu’on diminue les salaires et qu’on augmente ceux des riches.
Les quelques jacqueries du Grand Siècle furent réprimées dans le sang. Les contemporains n’en ont tiré aucune leçon, La Bruyère sent bien que la prise de conscience des masses, ce n’est pas pour demain. Au point qu’aujourd’hui encore, on ne les comprend pas mieux. « Quand le peuple est en mouvement, on ne comprend pas par où le calme peut y entrer ; et quand il est paisible, on ne comprend pas par où le calme peut en sortir. » Sans doute, sans connaître la solution, Jacques Maritain en 1945, soulignait le drame moderne « La tragédie des démocraties consiste dans le fait qu’elles n’ont pas encore réussi à réaliser la démocratie ».
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1. « Les caractères ou les mœurs de ce siècle » Paris, Laplace, Sanchez et Cie, éditeurs. Livre ancien, non daté.

14 novembre 2018

Maréchal, le voilà !

La Belgique a commémoré avec Macron la fin de la guerre de 14-18, à Paris. Charles Michel s’y est délégué lui-même (voir la chronique du 17 nov. 18, Richard3.com).
Il ne fut question dans les discours que du « génie » des généraux, outre le « plus jamais ça » et quelques mots pour rappeler les millions de morts.
Il s’en fallut de peu que le président français n’y associât l’ex maréchal Pétain, déchu de ses titres pour crime de guerre et collaboration avec l’ennemi entre 1940 et 1944, cela ne se serait pas bien passé. Restait l’ineffable Zemmour venu vendre son livre « Destin français » sur les chaînes télé et s’empressant de vanter les mérites collaborationnistes de Pétain. De ce collaborateur des nazis, il est aujourd'hui démontré qu’en 1916, ce « grand économe du sang des soldats » a conduit à autant de pertes en vies humaines dans le secteur du chemin des Dames que le général Nivelles, qui seul conservera te titre de massacreur.
Emmanuel Macron a voulu dans son itinérance, rendre hommage au maréchal Pétain, sous prétexte que le dirigeant de Vichy avait été "pendant la Première guerre mondiale un grand soldat", même s'il a "conduit des choix funestes" à partir de 1940. L’opinion l’en a empêché.
Qu’on arrête un peu les conneries avec les généraux et surtout Pétain frappé d’indignité nationale. Si on l’avait fusillé en 45, Macron n’aurait pas osé en parler en 2018.
Le centenaire aurait dû être un hommage exclusif en clap de fin, aux millions de morts, dont certains sont encore dépourvus de sépulture et qu’on découvre tous les jours en morceaux confondus à la glaise des champs !
On a volé l’histoire du peuple français associé au nôtre, en vertu d’une version falsifiée et mensongère de la société bourgeoise libérale.
La guerre de 14-18 est la suite meurtrière de la lutte entre ceux d’en haut et ceux d’en bas qui remonte à la Révolution de 1789.
Jaurès l’avait prédit. 1914 a été le début d’une liquidation de la population ouvrière qui ne s’en laissait plus conter et qui allait sans coup férir remettre le couvert de 89.
Cette liquidation des futurs grévistes pour un État social coïncidait avec les intentions des puissances mondiales qui voulaient aussi cette guerre pour les richesses des futures colonies.
L’élite d’avant 14, héritière des fabriques et des charbonnages, craignait les masses populaires et le spectre d’une révolution. L’Europe devait sortir de la guerre purgée de ses syndicalistes, et agrandie de ses nouveaux territoires. L’appât, l’Alsace et la Lorraine perdues à la guerre de 70, hantait les élites, l’armée française et jusqu’aux chansonniers.

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Le public considère la guerre comme un conflit entre des entités « verticales » : un pays contre un autre, « nos » soldats contre les « leurs », un choc de civilisation d’idées, les bonnes contre les mauvaises ! C’est plus complexe. À force d’observations, des intérêts financiers émergent, illustrés par des enrichissements d’opportunistes. C’était d’autant le cas que 14-18 fut une guerre mondiale.
Cette guerre fut une explication tragique entre les classes sociales, la classe supérieure contre la classe inférieure des travailleurs.
Au 19e siècle, la classe supérieure traditionnelle était encore composée de la noblesse et des grands propriétaires terriens, de banquiers, d’industriels, de négociants et des professions libérales… En dessous, il y avait les « petites gens », paysans, ouvriers, employés, artisans, et la petite bourgeoisie.
Dans le conflit initial (1789), la bourgeoisie et le peuple ont été révolutionnaires et la noblesse a été contre-révolutionnaire. En 1848, il s’est produit un renversement, la bourgeoisie n’eut plus le contrôle de la révolution. En 1848, le peuple a réclamé pour lui-même ce pouvoir et avec lui l’égalité sociale. C’était trop pour la bourgeoisie qui changea de camp.
Elle s’est mise à craindre les bouleversements révolutionnaires, que la Commune de Paris, en 1871, concrétisa quand le peuple de Paris prit brièvement le pouvoir.
Entre 1871 et 1914, les paysans désertèrent en masse les campagnes pour se louer à l’industrie en ville. Ils devinrent des ouvriers d’usine, tandis que les paysans qui étaient restés, s’accrochèrent sur les terres, en se ralliant au conservatisme chrétien.
En 1913, le mouvement ouvrier allait embrasser le socialisme révolutionnaire. L’opportunité d’une guerre fut étudiée par les élites. Les ambitions de Guillaume II en Allemagne servirent cette élite. La Première Guerre mondiale éliminerait les révolutionnaires. On commença par assassiner Jaurès.
Le capitalisme connaissait un important développement. Il s’agissait de s’assurer toute sorte d’avantages, les monopoles de certains marchés et le vol légal des matières premières à bas prix dans les colonies. La guerre, quelle merveilleuse opportunité c’était !
Certes, la guerre fut aussi celle du nationalisme. Le nationalisme avait engagé les gens dans une impasse, envoyant le peuple à un épouvantable massacre. Aussi les classes laborieuses en tirèrent des conclusions. L’internationalisme revint en force à la Révolution de 17, qui ne fut pas qu’un phénomène russe, mais international. En Allemagne eurent lieu des soulèvements d’inspiration socialiste. La Grande-Bretagne vit des grèves massives et même une mutinerie de la Royal Navy. On ne peut donc pas dire qu’en 1914, le nationalisme triomphait de l’internationalisme et que l’affaire était réglée.
La lutte des classes se poursuit actuellement.

13 novembre 2018

Charles Michel ou l’étourdi !

Après avoir écouté El Pognone se lamenter sur l’ingratitude des foules (Richard3.com 11 novembre), le rapport de l’ONU sur les perspectives d’avenir de la planète est autrement plus argumenté.
Rien de plus précis que le traitement de deux questions majeures : ceux de la démographie et du réchauffement climatique. Une planète déjà en surchauffe, non pas selon les estimations de la COP21, mais selon les rapports de terrain des climatologues.
Le scénario à +1,5 degré", il ne faut plus compter dessus. Les prévisions établies par des gens autrement plus sérieux qu’El Pognone, sont on ne peut plus crédibles. Elles s’établissent comme suit : 1,5°C entre 2030 et 2040, 2°C entre 2050 et 2060 et +3° à +5° en 2100 !
C’est-à-dire que tous les enfants qui naissent à partir d’aujourd’hui connaîtront les conséquences du système-monde célébré par El Pognone et par tous les gugusses que nous entretenons à grands frais, pour nous conduire bien sagement à la catastrophe sans piper mot !
Un bouleversement de notre système de production agricole au niveau mondial est on ne peut plus certain. On ne pourra pas nourrir les 8 à 10 milliards d'êtres humains d’ici la fin du siècle. Et encore, c’est une prévision « optimiste » qui prévoit deux enfants par femme en Afrique, alors qu’aujourd’hui il est de cinq !
Bonsoir les radotages de Charles Michel sur la croissance, les chiffres du chômage et le rapport entre le capital et le travail qui fait qu’un PDG en arrive à valoir trois à quatre cents de ses salariés !
Foutaise que la « paix pour toujours » par serrement de la main gauche d’Angela par la droite de Macron, dans le wagon-bis de Rethondes où la paix de 18 fut signée. Il est inévitable que des troubles pour l'accès à la nourriture se développeront en Europe et à l'échelle mondiale. La démocratie du chichi et des privilèges par porte-paroles parlementaires, des maquereaux qui vivent sur le peuple, comme El Pognone, ne résisteront pas à l’émeute.

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Ce sera bien la première fois, qu’il sera inutile de raconter des craques à la foule. Elle n’entendra plus rien, tout passera par le ventre. Les riches auront beau s’établir entourés de barbelés et l’armée défendre les boulangeries, l’enseignement du passé nous prouve qu’en cinq minutes, trois siècles de discours et dix tonnes de règlements peuvent passer à la trappe.
Le riche tirant son épingle du jeu ? J’en doute !
C’est l’abracadabrant système de propriété des sols, des banques, des biens, la terre en parcelles et propriétés privées qui rentreront au musée. La demande et l'offre alimentaire ne pourront plus être dans des mains privées.
La prévision de la FAO selon laquelle il faudra augmenter la production de 60% entre 2005-2007 et 2050, pour nourrir dans une projection de 10,1 à 11,2 milliards d’humains fin du siècle, les comptes sont vite faits. À moins d’une autorité mondiale pour rationner tout le monde, même les riches ne sont pas sûrs d’avoir leur baguette de pain pour la journée, en se levant le matin.
Dans des cas extrêmes, les gens se foutent des hiérarchies, de la morale et de l’ancienneté d’être riche sur deux ou trois générations. Certains auraient même intérêt à ne pas trop se vanter qu’ils tiennent leur pognon d’un aïeul qui fit descendre le mien au fond de la mine.
C’est fou comme le nez sur le guidon, Charles Michel ne pense pas du tout à ça ! Il vit à l’ancienne, se goinfre d’indemnités diverses, torche le cul des puissants et fait profiter ses amis. C’est un libéral, que voulez-vous qu’il fasse d’autre ?
Le rapport de l’ONU ? Nos cadors font semblant de l’avoir lu. El Pognone accuse les journalistes de ne pas aimer la politique libérale. C’est une erreur. Les journalistes ne commentent pas les rapports alarmistes de l’ONU, sur injonction des patrons. Faut-il qu’ils aiment El Pognone et sa progéniture pour ça !
Et encore le scénario n’est pas certain, il est « moyen ». Il faut à cette catastrophe des circonstances « favorables ». L’ONU à un autre scénario, plus pessimiste, qu’on ose à peine commenter, une hypothèse selon laquelle la terre devrait nourrir une population mondiale de 19,3 milliards, avec une population africaine de 10,9 milliards !
On n‘imagine pas ce que cela signifie, alors que le changement climatique aura un effet négatif sur les rendements agricoles ! La Commission européenne estime, par exemple, que "la perte de rendement des cultures due à la dégradation des terres et aux changements climatiques devrait atteindre environ 10% au niveau mondial d'ici 2050".
On sait à présent, mais ce n’est pas dans les priorités du MR de vous le dire, que déjà le changement climatique et l'insécurité alimentaire ont contribué au fameux "Printemps arabe".
La causette sur la consommation des produits bio plutôt que les autres saturés de glyphosate qui nous amuse actuellement, dit bien de quelle hauteur nous tomberons d’ici les premières alertes sérieuses.

12 novembre 2018

El Pognone a encore frappé !

On le savait à enterrer sa cassette quelque part au fond de son jardin, erreur El Pognone a encore frappé ! L'ex-des emplois publics, Louis Michel, est très remonté, plus on approche des élections de mai 2019, il le sera de plus en plus. D’abord et avant tout, contre tous ceux qui n’admirent pas assez Charles et pour faire bonne mesure, contre le populisme, le communautarisme, le communisme, le gauchisme et la presse belge bien de droite, mais qui ne l’assume pas pleinement comme le fait Emmanuelle Praet sur tous les toits et à tout le monde.
On sentait que le vieux avait des discours rentrés et que tôt ou tard il allait ouvrir les vannes. C’est fait au journal L’Écho, depuis samedi.
Frappé de la pub que Trump s’est faite, en incendiant dans le coin presse de la maison Blanche un journaliste de CNN, sa bête noire, Louis Michel est revenu du Var où il dépensait largement les intérêts des mandats que nous lui avons versés depuis des dizaines d’années. El Pognone avait en effet quelques fake news à reprocher aux journalistes, pourtant tous de droite, mais pas assez fervents.
Il a commencé par le Brésil, en commentant l’élection du fasciste antiféministe Jair Bolsonaro. C’est son héros ! La presse belge est injuste à son égard. La droite au Brésil n’est pas corrompue. Lula, le gauchiste, s’il était resté au pouvoir, le risque était d’élargir la corruption aux classes moyennes et aux grands propriétaires. El Pognone est outré que le journaliste belge soit si méfiant. Bolsonaro est élu démocratiquement par la partie la plus saine de la population.
Bref, ce premier délire augurait bien de la suite. Loulou est tellement déconnecté dans son cocon doré de la Belgique à fric, que le journaliste qui publierait tel quel ce qu’il pense de la dernière élection au Brésil, même si c’était Emmanuelle Praet qui pourtant en a fort envie, les patrons de l’industrie de l’imprimé ne lui auraient pas permis de finir la semaine.
Mais sa véritable colère n’est pas contre Lula, son ennemi de classe est en prison. El Pognone est content. Sa véritable colère est réservée aux journalistes. Richard3.com les croyait tous bien libéraux, pour El Pognone c’est une erreur. Quand il voit la manière « dont certains dans la presse classique relayent des mensonges, je ne suis pas certain qu’ils aient les moyens d’exercer ce rôle d’équilibre. Ils n’ont plus les moyens d’exercer correctement et en toute indépendance leur mission démocratique. »
Voilà, c’est El Pognone qui est trop bien payé, de sorte que les subventions de l’État à la presse ne descendent pas jusqu’aux modestes tâcherons. C’est le drame, ils ne peuvent même plus remplir le réservoir de leurs stylos ! Il y a un peu de vrai dans les fake news que le vacancier du Var balance à l’Écho.
Question de l’accueil des étrangers, son fils est pour une grande politique d’ouverture. Il veut intégrer des personnalités issues de la classe moyenne d’origine étrangère qui ne se sentent pas attirées par nous. Docteurs de toute discipline, ingénieurs, pharmaciens, avocats, les Michel s’engagent à les attendre sur le quai de la gare à l’arrivée du train et de porter leurs valises jusqu’à l’avenue Louise où des appartements sont retenus, les autres, les vendeurs de merguez, les pêcheurs sans bateau et les femmes enceintes non accompagnées sont priés de rester glander chez eux, s’ils ne veulent pas être reconduits à la frontière avec le pied au cul de Francken.

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Surtout, El Pognone se dit effaré de voir comment Charles, son talentueux fils, est traité par la presse dans ses rapports avec l’Europe, alors que Juncker c’est un second père pour lui. Il n’a jamais été question d’un blâme de la Commission à propos du budget de la Belgique.
Or, la presse francophone écrit ses chroniques au gaz sarin quand il est question de Charles.
Et quand El Pognone lit dans la presse que c’est la cata, le sinistré du Var nous livre de mémoire une réflexion qu’il a étudiée devant son miroir : "La création d’emplois. 219.000 emplois créés, c’est énorme. Le chômage n’a jamais été aussi bas or c’est devenu anecdotique. Non! C’est historique. Je demande des faits! La Belgique compte 4,8 millions de jobs et ça va encore aller en augmentant! Nos résultats sont exceptionnels et en plus, c’est créé par des entreprises privées. Allez, qu’on ne fasse pas croire que la création d’emplois, c’est anecdotique. Mais enfin, où va-t-on ici?"
El Pognone est à bout. Il s’assied, il s’éponge. On croit qu’il va faire un malaise. Non, c’est étudié. On dirait qu’il sort d’une école de scoop, prof Brigitte Macron.
Autre terrain glissant, la Justice. Loulou s’en prend à l’indépendance des magistrats. Là, il est fort imprudent. On classe déjà ses déclarations dans les dossiers d’affaires en cours et notamment la gestion de l’argent Libyen, des milliards, dont les bénéfices se sont envolés, on ne sait dans quelle poche. Reynders était ministre des finances à l’époque.
Bref pour Louis Michel, le pouvoir d’achat a augmenté avec les pensions, le pays est en pleine forme, le libéralisme est par essence social. Tout baigne. El Pognone rengaine son 45, il a tiré toutes ses cartouches. Dommage, il aurait dû s’en garder une !

11 novembre 2018

Ne rien s’interdire…

Cette pratique du monde des affaires est connue : le produit est d’abord gratuit, puis progressivement payant, dès que l’utilisation se généralise.
Il y a des variantes, une semaine gratuite d’essai de restauration pour maigrir, le prix plein vient après. Les services bancaires pour rien ou presque au départ, un peu plus tard, la banque fiche à la porte la moitié du personnel, puisque nous faisons les opérations bancaires nous-mêmes avec notre propre courant sur notre ordinateur, au lieu de nous rétribuer, en foi de quoi on augmente les frais bancaires !
C’est de bonne guerre disent les spécialistes du marketing, sauf que le public ne s’y fait pas et comme il est moins sot qu’il en a l’air, il paie puisqu’il ne peut pas faire autrement, mais il fait la gueule, il a compris.
C’est ainsi qu’il y a deux camps, le monde du business qui souligne le trait de génie d’une arnaque comme un haut fait moral, avec le personnel politique libéral, centriste et socialiste compris, tous convaincus que tout profit est sain et tout déficit malsain et de l‘autre côté du Styx, les arnaqués, les levés-tôt, les ahuris du 3 x 8, les boutonneux de l’ULg, les chômeurs et les pensionnés, tout le monde enfin !... enragés de l’avoir bien profond, sans trouver la faille pour « distroyer » ce jeu maléfique.
Les pouvoirs publics sont de mèche dans ce mauvais polar. Faut-il que le commissaire soit bon-enfant pour ne pas s’en apercevoir ?
La plus massive, celle qui fait mal malgré la vaseline, c’est l’affaire des centrales nucléaires, ce fleuron scientifique que les socialistes ont appelé de leurs vœux en chorale avec le monde du business, tous au deal fabuleux de l’électricité quasi gratuite. Matin gratuit, midi gratuit, soir gratuit, comme dans la pub, mais pas pour une semaine, pour toujours, grâce à la matière immortelle, celle qui met trois cents ans pour refroidir et dix mille ans pour redevenir un petit caillou avec lequel l’enfant joue aux billes !
Sauf qu’en 1960, on a laissé le soin à la génération suivante de résoudre des problèmes très simples, ridiculement faciles, mais qu’on n’a pas encore résolus et qui tiennent à la radioactivité des objets irradiants et de leur environnement irradié tout pareil et au passage, comment stocker l’uranium « usé » devenu inutilisable pour chauffer la marmite ?
Ces problèmes là, bien sûr, existaient en 1960, mieux ils existent depuis Marie Curie ! Mais comment résister au paquet d’or en 1960 (en 2018 aussi d’ailleurs) ?
Comment un socialiste peut-il résister à la Rolls qui l’attend dans son garage ? Comment un jeune bourgeois élevé par des parents exquis et parfumé, délicats et aimants, peut-il résister au monde des affaires qui a contribué au bonheur de sa famille ?
Selon un rapport fait pour Greenpeace, les coûts de démantèlement des centrales et de gestion des déchets nucléaires ne sont pas correctement provisionnés. "Le risque que le citoyen doive régler la facture est élevé. » On pourrait dire même plus, ce risque est certain.

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Nous en sommes à ce stade particulier où le monde politique oublie ce qu’il a raconté pour faire gober la chose. Le monde bancaire qui a financé le projet et perçu les royalties ne veut pas financer sa destruction.
C’est bandant non ?
"Le rapport montre qu'il n'est aujourd'hui pas possible de connaître le montant final nécessaire pour ces opérations et de garantir que cet argent sera disponible", souligne Greenpeace.
C’est impossible de transporter la centrale au Bangladesh pour que des femmes et des enfants la démantèlent à mains nues. Non pas que ça gênerait le beau monde, mais le transport est impossible.
Sans quoi, on vendait des paniers d’osier à ces travailleurs et on comptait leur salaire aux paniers remplis, à balancer dans une décharge derrière leurs gourbis.
Madame Merghem est formelle « qui a branché sa cafetière sur l’électricité nucléaire ? ». Tous les électeurs MR sont formels : les pauvres ! (Eux ont fait ça par altruisme)
On peut rêver divers scénarios de démolition, Engie-Electrabel en a cinquante en réserve, mais pas question de déposer l'argent dans le Fonds prévu à cet effet.
En juillet dernier, L'Echo et De Tijd révélaient que le dossier des provisions nucléaires faisait l'objet de négociations discrètes entre Engie, maison-mère d'Electrabel, et le gouvernement fédéral.
Après la gueulante sur les estrades, les démocrates dont vous n’êtes pas, ni moi non plus, se réunissent dans un petit local à l’écart du bruit et de la fureur, et entre initiés, discrètement, on coupe la « méchante centrale » en morceaux suivant les appétits de chacun et un mode de répartition très équilibré, quasiment primitif en quelque sorte. Et on distribue déjà les salaires des autorités chargées de « réfléchir » à la destruction des centrales, entamant ainsi les fonds propres sans même avoir donné un premier coup de pioche !
C’est beau et généreux la démocratie ! Ne rien s’interdire… c’est fait.

10 novembre 2018

Georges-Louis.

Chaque parti politique a les leaders qu’il mérite. Le MR parti « du pays qui va bien » est mal barré dans un pays qui va mal. Il lui faut donc trouver des forts en thème capables de prouver l’improuvable, des VRP chargés de vendre Bacquelaine aux pensionnés et de liquider les invendus de Richard Miller aux lecteurs de Richard3.com. Le parti doit séduire des « jeunes », aptes à paraître au bonneteau du dimanche de Deborsu, disponibles jusque dans le corridor au fond de la cour de Sudpresse.
Les « vieux jeunes » du style chenu, genre Borsus, on en a soupé. Les dames « grands bonnets » du comité de soutien de Louis Michel en ont assez de la guerre d’égo avec les rombières du clan Reynders à la cuisse héronnière, à propos de l’âge réel du petit Chastel.
Ce n’est pas facile de critiquer le MR par le MR sous prétexte qu’il a partagé le pouvoir avec ses autres compères pendant cinquante ans.
Il faut du neuf. Ce n’est pas Gérard Deprez qui dirait le contraire, lui qui est resté parmi les jeunes jusqu’à soixante ans ! Il a bien senti le Gérard à ses articulations que ployer le genou devant les Michel commence à être au-dessus de ses articulations.
Seulement voilà, les assis se méfient des debout. Dans l’arrière boutique MR à « la Toison d’Or », quand il faut dérouler des pièces de drap sur le comptoir pour la prochaine collection, les teigneux, les Michel, les Reynders, les Ducarme, les Miller, sont vite sur le cul quand un jeune annonce des couleurs audacieuses !
Jean Gol l’a échappé belle en mourant de mort naturelle, comme le président Faure ! La jeunesse d’alors allait le plomber « accident de chasse », à faire attendre leurs riches natures qui se languissaient au sein du vieux parti requinqué.
Mutatis mutandis ! ils ont trouvé la relève : un psittaciformes au bec crochu, une taille importante, des couleurs vives et qui est doué pour l'imitation des sons ou de la parole, avec une barbe qui lui donne l’allure de Tariq Ramadan avant son coming out LGBTQ : Georges-Louis Bouchez !
Georges-Louis plaît à l’haut lieu, aux dames, il plaît partout. Il plaît à la direction du MR, car on le pense beau-parleur, mais un peu sot, ce qui rassure tout le parc animalier. On croit avoir les moyens de le calmer ou de l’exciter à volonté, puis le remettre dans son étui jusqu’à la course suivante. Qu’il s’essaie les crocs à Mons plaît aussi. Mons est à Charleroi, ce que la barbe-à-papa est au lacquemant à la Foire d’Octobre, un sous-dérivé tranquille.

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On a prévu son itinéraire des dix prochaines années. Il va ferrailler à Mons tant que Di Rupo n’y aura pas eu ses obsèques nationales. Comme l’Haut-Lieu ne croit pas à un strike du MR au bowling de « Mon Mons », il y aura pour Georges-Louis une montée à Bruxelles, en remplacement de Miller aux messes du Musée Jean Gol, en réserve du parti pour quand Reynders sera grillé. Georges-Louis, sera la transition naturelle, un passage de relai entre Charles Michel et sa progéniture toujours en bas-âge, gouverneur des enfants du ministre…
Voilà pourquoi Charles Michel et ce « vieux-jeune » de Chastel, sont favorables à l’atterrissage à terme de Georges-Louis en terre bruxelloise.
Et si Georges-Louis était moins con que son cursus universitaire ne le laisse supposer ?
Le gouvernement Charles Michel a vécu. Un vultueux barbu, même « veritas est in puten » au fond du puits, pourrait jouer un rôle dans les dix prochaines années. Et pas intendant des plaisirs, mais comme un prétendant à l’occupation des ondes, un Reynders bis, lifté et agréable.
Georges-Louis Bouchez, en attendant la promo, innove. À « Mon Mons » il oppose "Mons en Mieux" et annonce la constitution d'un collège de l'opposition dont les membres contrôleront entre autres, le travail des bourgmestres et échevins, un cabinet fantôme à l’anglaise. La répartition des compétences entre ses membres sera présentée le 3 décembre, en marge de la prestation de serment de la nouvelle majorité montoise PS-Ecolo conduite par le bourgmestre Nicolas Martin.
Reste à trouver les personnalités marquantes du MR que les Montois ont eu le front de ne pas élire aux postes convoités. Là, on a du mal. Georges-Louis en leader du shadow Cabinet, va encore, mais les autres ?... tous des défroqués, des parias, des jean-foutre et des crétins !
Les échevins pour rire, c’est une trouvaille de Georges-Louis. Quant au contrôle de leurs homologues « pour de vrai », c’est Di Rupo qui garde tous les documents du Conseil dans les tiroirs de son secrétaire. Le pauvre Martin ne sait pas cinq minutes avant le Conseil de quoi est fait l’ordre du jour. Il paraît que c’est toujours ainsi que ça se passe au PS à Mons !

9 novembre 2018

Harceleur !

Aujourd’hui, on parle presque (1) de tout, à condition de n’impliquer en rien le système-monde (ainsi appelle-t-on l’économie libérale mondialisée). C’est une règle appliquée dans « le harcèlement à l’école » traité par les gazettes.
Le harcèlement scolaire décrit des comportements extrêmes d’élèves.
Richard3.com est d’avis que les violences physiques et verbales sont intemporelles. Elles ont toujours existé entre jeunes gens. Ce qui a changé tient, d’une part, dans l’autorité professorale qui n’existe plus et, d’autre part, dans l’évolution des mœurs confrontées au système économique.
Le Maître en cache-poussière et à manches de lustrine était plus qu’un passeur de connaissances, il avait aussi la mission de faire de l’élève un citoyen responsable. Il exerçait une forte influence sur le groupe. Il connaissait les points forts et les faiblesses de chaque étudiant. Il était respecté et son autorité n’était contestée qu’à bon escient.
Le système économique modèle fortement la société, la famille et l’individu. Il est responsable de la forte augmentation de l’agressivité chez les jeunes, par l’exemple de l’agressivité déployée des adultes relevant du simple fait économique.
Le harcèlement en milieu scolaire se complique du cyber-harcèlement, les enfants harceleurs peuvent poursuivre leurs méfaits hors des murs de l'école, anonymement ou pas. Faut-il lier ce harcèlement accru au progrès des techniques ? Oui, dans la mesure où ce progrès libère un peu plus l’esprit de compétition base même du système-monde, il conviendrait d’en dénoncer les effets pervers. Ce qu’on ne fait évidemment pas.
Le rapport psychanalytique est éclairant sur la responsabilité de « l’esprit » capitaliste dans l’aggravation du harcèlement.
L'agresseur éprouve un fort besoin de domination et cherche à apparaître comme un « dur » aux yeux des autres. Impulsif et hyperactif, l’agresseur est souvent plus costaud que la moyenne, une faible culpabilisation et peu d'empathie complètent le tableau.
C’est exactement ce qu’on demande dans les entreprises aux cadres et contremaîtres.
L’agression est un élément actif de la vente. Dans la société, elle est la conséquence des mauvaises conditions socio-économiques de la famille ou, à l’opposé, le sentiment d’être d’une famille riche, au-dessus de la condition médiocre.
En dehors du harcèlement ordinaire, l’esprit sportif peut développer chez des enfants l’envie de la gagne qui passe par l’envie de se débarrasser des rivaux. Tout comme un marchand de chaussures qui voit s’ouvrir un commerce identique, devant chez lui.
Le pourcentage d'élèves agressifs est le même à tous les niveaux de la société. Le modèle parental valorise l'agressivité. Certains parents, épouvantés de voir l’agressivité à l’école, développent chez leurs enfants, parfois de façon inconsciente, la nécessité d’une agressivité qui les conduit à devenir harceleurs, dans la crainte d’être harcelés.
Cette société marchande fabrique des sujets qui utilisent des mécanismes de violence pour se défendre. En Bourse, on appelle ça des batailles pour des parts de marché. Les harceleurs établis dans la finance présentent des traits de "personnalité narcissique". Ce sont pour la plupart des égocentriques qui ont un besoin constant d’être admirés. Un remarquable exemple sous nos yeux est la personnalité de Trump, président des États-Unis.

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Les harceleurs sont avant tout des caractériels. Ils ont rejeté la morale traditionnelle familiale et communautaire, abandonné leur propension au sacrifice et à l’épargne et sont entrés dans le monde fantasmatique érotisé de la consommation de masse, au nom d’une nouvelle cénesthésie : une « vie personnelle » au-dessus de tous les superlatifs.
Bien sûr, le harceleur de sept ans n’a que les germes d’un devenir posible. Tout n’est pas décidé et tout peut changer. L’omniprésence des pulsions – pulsion orale, anale, exhibitionnisme, narcissisme, orgueil phallique, voyeurisme, sadisme et masochisme, c’est pour plus tard, quand la société économique l’aura marqué ou non de son sceau.
Un constat dans l’immédiat, tient dans la survivance de la bonté et d’amour du prochain dans les couches sociales défavorisées. C’est probablement la conséquence d’une absence d’esprit de compétition, une sorte d’indifférence à se faire valoir par des choses qui ne dépendent ni de soi, ni des autres. Beaucoup de pauvres ont des qualités d’entraides que les riches n’ont pas.
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1. De plus en plus la liberté d’expression fait place à la pensée unique sous le poids des Ligues et des pressions du pouvoir.

8 novembre 2018

Midterms.

Les USA ont voté à mi-mandat du président Trump. C’est le pays pour lequel nos dirigeants ont le plus obsessionnellement le désir de faire ressembler le nôtre. Ces deux raisons sont suffisantes pour que Richard3.com leur dédie cette chronique.
Pollueur, à un point tel que les accords de Paris dépassés, avec un Trump dont l’obsession c’est le business, on peut considérer que la lutte contre le réchauffement climatique, c’est fichu. C’est un premier rapport direct avant tout, que nous avons avec ce pays.
Le Miroir aux alouettes reste inchangé. Les libéraux sont avides de consommations à l’américaine. C’est une passion. Grâce à ce culte des USA du MR et des partis flamands, il n’a pas été difficile de conclure le marché des F35 américains, avions soit dit en passant qui n’ont jamais volé, dans la version à laquelle on nous les a vendus.
Pour le reste, je ne vais pas faire des commentaires sur des élections américaines dont le moins qu’on puisse dire, c’est que la vague populiste qui a porté Trump à la présidence ne s’est pas démentie.
En gros, les démocrates s'emparent de la Chambre des représentants tandis que les républicains renforcent leur contrôle du Sénat, avec de chaque côté des batailles locales de personnalités, comme on les aime dans les États de l’Union.
Si on veut arrêter le psychopathe président ou, tout au moins, freiner ses ardeurs, le fait que les démocrates soient vainqueurs à la Chambre est une bonne chose.
Ça n’a pas l’air d’embarrasser Trump qui considère la bataille des médias plus importante. Il a déjà trouvé la parade. Selon lui, il n’a fait campagne que pour le sénat où les Républicains ont conforté leur majorité en prenant quatre sièges aux Démocrates. Autrement dit, s’il avait eu le don d’ubiquité, il aurait à lui tout seul conservé la majorité dans les deux chambres.
Les Belges sont plus impliqués qu’ils le croient dans la politique américaine de part la nature des relations des USA avec l’Europe et de la grande vénération que les milieux libéraux leur portent. C’est ainsi que nous avons dans ce pays des gens comme Charles Michel et Didier Reynders qui nous font des discours sur le développement nécessaire de l’Europe et militent pour la cause européenne, alors qu’ils sont des adorateurs inconditionnels de la manière dont les Américains font de l’économie, pour finir par signer des contrats avec eux qui contredisent leur souci de promulguer l’Europe.
Il faut aussi s’inquiéter des électeurs américains qui ont porté Trump au pouvoir. Qui sont-ils ? Ont-ils une ressemblance avec l’extrême droite européenne ? Doit-on compter sur eux dorénavant pour décrypter la politique américaine ou bien sont-ils éphémères ?

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La gauche est victime en Europe de cette passion de l’Amérique due principalement à la volonté de la droite dirigeante et à l’engouement des médias, de qualifier l’économie américaine de prodigieuse.
Pour s’en sortir sans critiquer l’économie libérale, les médias sont parvenus à faire croire que les causes du malaise actuel ne sont pas directement liées à la gestion libérale, mais aux populations menaçantes à nos frontières.
Et voilà que les masses crédules se sont précipitées sur cette affabulation et qu’il n’y a plus grand espoir de les raisonner.
On a pu encore vérifier cette politique sur TV 5 française, dans le Talk-show de C à vous, dans la séquence réservée à Mélenchon, qualifié par Michel Cymes de caractériel, la suite à l’avenant dans une complète mauvaise foi journalistique.
On en déduit que les médias préfèrent ces masses incontrôlées formées à leur écoute qu’une gauche avec des propositions menées par des militants honnêtes et compétents.
C’est la même chose aux USA.
On devine tout de suite pourquoi. Sur le temps que ces régimes forts occupent le terrain avec des enjeux nationalistes, l’économie libérale continue tranquillement ses actions les plus profitables dans l’impunité la plus complète, tant du point de vue des inégalités que de la destruction de la planète.
Trump même combat que Macron, Michel et les autres ? C’est évident.

7 novembre 2018

Le marché de l’emploi est ouvert !

On est à six mois des législatives. Ça ne dit rien à l’électeur, c’est-à-dire à celui qui pousse un bulletin dans l’urne et qui se voit massacré tout de suite après, par les vainqueurs en situation de lui faire les poches, jusqu’à aller dans celles des pensionnés et des chômeurs. L’électeur compte à peine, dans ce fichu pays d’inégalité « démocratique », il y a l’appareil, la haute administration, des premiers en tout dont Richard3.com vient de célébrer le professionnel Didier Reynders, les hors concours, les opportunistes, les partis, le beau linge, les Institutionnels.
Voilà qui fait du monde, madame !
Réfléchissez, un chômeur, ça bouffe à peine, ça se loge sur quelques mètres carrés, ça se vêt aux puces, ça soigne un rhume perpétuel à défaut de se chauffer, mais un haut administrateur, un conseiller de la cour des comptes, un magistrat, un député, un chef de cabinet, ça fonctionne autrement, ça a des exigences et ces exigences le bon électeur aux 1.500 € le mois, les comprend, la preuve, il étale ses trois biftons d’impôt dans les bureaux de perception et, bonne pomme, remet en selle les vedettes à la législature suivante.
Ils vous le diront tous, à la RTBF et ailleurs, chez Deborsu, s’ils pouvaient l’ouvrir pour dire autre chose que des conneries, six mois avant l’échéance, ils vous diraient que la guerre des postes est ouvertes. Il s’agit que les honorables gardent de la marge et pour garder de la marge, il faut prévoir.
Mais tout est discret, on n’en parle pas, c’est la sidération dans les crèmeries du pouvoir, aux kermesses télévisées, partout, Maleux, Gerlache, même à Droixhe au Marché couvert, c’est le prix de la botte d’oignon qui prime, rien n’est plus difficile à justifier que les nominations politiques.
Un parti qui pousse un collaborateur de cabinet ou un membre de la Chambre (qu’il soit ou non mis sur une voie de garage) vers un poste hautement rémunéré, personne ne croira qu’il fait de l’altruisme, qu’il est économe de l’argent public. On dira que c’est un gros con de pistonné et qu’il va se faire des couilles en or sur le dos des collectivités. C’est vrai, mais vous le savez bien je l’espère, pour vivre vieux dans les fauteuils des hauts niveaux, il faut savoir mentir et à défaut se taire. Silence on tourne, comme au cinéma.
C’est ça le pouvoir politique ordinaire !
DaarDaar magazine évoque la valse des beaux emplois, des gros salaires de nos marioles.
Le gouvernement fédéral a nommé Steven Vanackere (CD&V) au poste de directeur de la Banque nationale de Belgique. Il y remplace Marcia De Wachter, deuxième sur la liste CD&V pour les communales à Overijse, une simple succession, quasiment notariée.
Les partis au pouvoir se tâtent. Les combinards se disent « est-ce que je vais être dans les éligibles ? » Les plus exposés lorgnent un poste. Pour contenter tout le monde, il est utile d’avoir beaucoup de postes à distribuer. La Belgique n’en manque pas. C’est même un bonheur à ce niveau d’emploi, un record en Europe !
Nicolas Bouteca (UGent) nous met au parfum « Si vous pouvez nommer un haut fonctionnaire de votre propre cabinet, vous pouvez peser sur la mise en œuvre de la politique. Ou mettre des bâtons dans les roues si vous n’aimez pas une mesure. Il est également utile d’avoir des antennes pour récolter des informations. Surtout quand on se retrouve dans l’opposition, de telles connexions s’avèrent pratiques. Et c’est une solution élégante pour le personnel politique qui se trouve sur le banc des réserves. Surtout maintenant que les listes doivent être constituées avant mai 2019. »

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Charles Michel est en ce moment le bon ange distributeur. Ah ! que les hauts fonctionnaires et les MR bien placés ont eu raison de voter pour lui ! Le gouvernement fédéral doit proposer de nouveaux candidats au sein de cinq institutions :
1. la Société Fédérale de Participations et d’Investissement (SFPI), salaire du PDG 290.000 euros par an ;
2. Banque nationale de Belgique (BNB), salaire du vice-gouverneur (le plus intéressant) : 391.000 euros par an ;
3. CREG (donne des conseils au gouvernement fédéral en matière du marché de l’énergie et contrôle les distributeurs d’énergie) salaire : le président gagne 250.000 euros par an ;
4. Banque européenne d’investissement (BEI), salaire : équivalent à celui de vice-président de la Commission européenne, c’est-à-dire 276.000 euros par an
5. Bpost, salaire : 20.000 euros de rémunération fixe par an + 1.700 euros par jeton de présence par réunion (c’est le type de boulot dont on raffole en haut-lieu. On n’y fout rien, on vient quand on en a envie, on signe le registre, puis on s’en va baguenauder dans les rues du Centre, jusqu’au soir si on veut. Quand on voit comme le métier de facteur est devenu infernal dans les cadences, on a envie de dégueuler.
Tous les partis dits traditionnels ont le feu aux miquettes pour ces cinq marmites là.
Les partis flamands ont l’avantage du nombre, c’est tout juste si Michel va recaser un ou deux bonshommes. Le PS va faire tintin. Il espère se rattraper à la prochaine… en 2024 ! C’est-y pas beau la démocratie vue sous cet angle ?

6 novembre 2018

Premier !

Il y a des vocations qui datent de l’enfance, celles dont on ne sort jamais. Exemple : Didier Reynders a toujours été « Tête de Liste » !
Le premier partout, toujours, chez lui, dans la rue, dans un parti, à l’école… même le premier à gagner la sortie en cas d’incendie… Il se devait d’être le plus souvent inscrit sur la liste des chroniques de Richard3.com, au titre de tête de gondole, champion hors-catégorie.
Volubile, il n’y a qu’un sujet sur lequel il ne s’est pas laissé aller aux confidences, ses relations avec les femmes !
A-t-il toujours été le premier en amour ? On ne sait pas. Il reste discret là-dessus. Volubile sur tous les sujets, sauf celui-là. On ignore si la chose n’est pas son talon d’Achille ! Expert en marketing, il n’a jamais mis son ménage en avant. Peu importe, il faut à tous les grands une faiblesse qui les rende plus humains, les rapproche de nous, si petits par rapport à eux !

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En brousse, on le voit très bien la machette à la main tailler le chemin pour les autres. Il n’y a pas de saison pour la défloraison. Il est comme César : je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu.
Sauf, qu’il s’est fait avoir comme un bleu parmi les Bleus de son parti, le jour où le duo d’enfer des Michel l’a proprement dézingué de la première place au MR, lui le premier en tout, l’audace !... On peut lui faire confiance, il n’oubliera pas de sitôt.
Depuis, il rumine une revanche de son poste de ministre des affaires étrangères. Quel est l’emploi qui manque à sa collection de premiers ? Premier ministre ! Ça le travaille. Le premier partout n’a pas dit son dernier mot !
Une belle occasion dans le championnat des élections de 2019 lui donne l’espoir d’un nouveau podium. Les Michel connaissant son amour de la première place auraient voulu le voir jouer un rôle à la Région bruxelloise ou à l'Europe. On se souvient de la peau de banane que Charles avait mise sous ses pieds pour l’Europe où il aurait pu être Commissaire européen et donc premier dans une fonction de super ministre. Bruxelles, enfin, le pot-au-noir des médiocres, était comme qui dirait le renvoyer sous-préfet de la IIIme République, à faire de la poésie dans un champ de betteraves.
On peut dire ce qu’on veut de Reynders, Richard3.com ne s’en est jamais privé, mais pour ce qui concerne la place de premier, il a le flair d’un Border Terrier anglais.
Coupant à toute discussion de la pétaudière du bureau du MR, c’est-à-dire là où il n’est plus premier, derrière les Michel et même le petit Chastel, il a choisi la Première de la RTBF pour claironner qu'il comptait bien se maintenir tête de liste à la Chambre, lors des prochaines élections de mai 2019.
Un mot d’abord sur la RTBF, radio nationale à vocation pluraliste ouverte à tous les citoyens. Surtout n’en croyez pas un mot. Vous auriez un scoop surprenant, vous seriez l’inventeur le plus stupéfiant et même le chef d’une association d’intérêt public regroupant un million de personnes, jamais on ne vous inviterait dans l’immédiat à dégoiser vos conneries sur l’antenne ou alors, sur recommandation de Gerlache ou d’au moins un rédacteur de chaque parti du patrimoine historique « Flagey ». Le temps long d’attente, c’est pour les ploucs, pas de saison pour lui. Un coup de fil à la direction – Allô, ici c’est Didier, Jean-Paul est au bureau ?... Oui, bon, passez le moi ! Allô, Philippot ? Ici, c’est Didier…
"Je serai probablement tête de liste à la Chambre, comme je l'ai toujours été. Je compte le rester avec un impact sur la gestion de l'ensemble du pays, et sur la Région si nous venons aux responsabilités"
Voilà comment, un non-événement se transforme en événement avec un bon rapport de 5 % de voix en bonus sur la grille de départ en mai 2019 ! Pool position toujours…
Sur sa lancée, Didier a pris de vitesse le trio d’enfer en dégommant virtuellement le chef de file au parlement régional Vincent De Wolf tête de liste 2014. Reynders, mise plutôt sur un représentant de la nouvelle génération. "Il y a des jeunes qui ont connu des résultats assez remarquables dans plusieurs communes, cela va renouveler le groupe à la Région bruxelloise". Quand on pense que Didier-le-magnifique était, à la manière du ver à bois, à se forer une place de premier à Liège, il n’y a pas dix ans ! Il a suffi d’un déménagement à Uccle pour qu’il soit instantanément premier à Bruxelles, à faire et défaire les candidats MR !
Le Bijou libéral n’a pas digéré de s’être vu traité de fainéant après un manque d'implication dans la campagne des communales, par le bourgmestre d'Uccle Boris Dilliès. Reynders a tout de suite vu qu’il aurait les pires difficultés à être le premier dans le système communal. En cause Bel Armand De Decker dont la fâcheuse réputation a sali son « dauphin ». Son instinct Border Terrier l’a aussitôt déterminé à laisser les Communes aux bouseux du système.
L’éternel premier espère en mai, passer en force et, « Do we ever know ? », être le premier ministre d’un État confédéral en devenir avec son ami Bart De Wever, et les potes du Vlaams Belang, dans la geste de la Flandre éternelle ! Didier aurait alors accompli un deal énorme, bazarder l’avenir de la Wallonie pour la première place de ministre, rejoignant ainsi son rival personnel Charles Michel.

5 novembre 2018

Des emplois à la pelleteuse.

Joseph Alois Schumpeter, né le 8 février 1883 à Triesch en Moravie (Empire d'Autriche-Hongrie), est mort le 8 janvier 1950 à Salisbury. Visionnaire, admirateur de Karl Marx, il fut cependant celui qui le contesta avec pertinence.
Schumpeter, très sceptique quant à l’avenir du capitalisme, diffère de Marx sur l’essentiel. Il ne croit pas à l’avenir du système, qu’il soit libéral ou socialisé, qui conserverait ses méthodes de production, pour en distribuer les fruits de façon équitable.
« Le capitalisme, s’il reste stable économiquement, et même s’il gagne encore en stabilité, crée, en rationalisant l’esprit humain, une mentalité et un style de vie incompatibles avec ses propres conditions fondamentales, avec ses motivations profondes et les institutions sociales nécessaires à sa survie. » (Capitalisme, socialisme et démocratie)
Schumpeter apporte une vision pessimiste de l’évolution économique libérale. Il partage le constat de Marx de la fin du capitalisme. Mais il s’en distingue dans l’identification des causes de l’échec annoncé et de son remède, du point de vue démographique antinomique de la conservation de la Nature, fondement à la vie sur terre.
Marx relève les caractéristiques propres du capitalisme, comme éléments de son remplacement ou sa destruction future. Schumpeter identifie les effets induits par le capitalisme comme causes de sa fin programmée.
Les économistes subventionnés des démocraties envisagent le marché en concurrence pure dans lequel les stratégies d’entreprise n’apparaissent pas (1). Schumpeter démontre que le plus clair des profits provient des stratégies de cartel. Les grandes entreprises n’ont aucun intérêt à mener une guerre économique entre elles, qui menace à terme leurs revenus. Or, leur revenu c’est leur motivation principale, comme Richard3.com le prétend depuis toujours !.
L’apparition des grands conglomérats entraîne la disparition de l’entrepreneur derrière la bureaucratie. L’ambition des startups n’est-elle pas de grandir? La routine remplace la prise de risque, l’innovation est discréditée. C’est l’annonce de la fin du capitalisme. La suite, c’est une bureaucratie centralisée de l’économie propre au socialisme du XXme siècle et non du XXIme siècle.
Autrement dit, le pouvoir libéral ne peut pas redéfinir le futur du capitalisme puisqu’il tire ses revenus d’une entente avec une économie incapable de se réformer, statique par l’égoïsme d’intérêts figés. Le socialisme, dans sa version marxiste, ne le peut pas non plus, puisque son thème majeur est l’appropriation de la collectivité des moyens de production, dans les structures de l’industrialisation du capitalisme.
Selon ce qui précède, les hommes politiques débattent de l'automatisation en cours. Va-t-elle créer ou détruire de l'emploi? Les robots et algorithmes détruiront-ils ce qu’il reste d’illusion de la possibilité d’un travail pour tous ?

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Le Forum économique mondial (WEF), comme toujours très optimiste, estime que d'ici 2022, les nouvelles technologies vont créer plus d'emplois qu'en détruire, soit 58 millions de plus !
Mais en réalité, ces créations d’emplois sont un leurre parce qu’elles concernent des emplois dont il n’existe encore aucun référent et donc pas de potentiel humain en attente !
Les chercheurs du WEF, en bons petits soldats de l’économie classique, ont réalisé des projections, d'ici 2022.
On y retrouve la théorie de "destruction créatrice" de Schumpeter « On détruit de l’ancien à tout prix, pour faire du neuf coûte que coûte » !
L'intelligence artificielle, l'internet mobile, l'analyse des données (big data) et le stockage d'information en ligne (cloud) vont entraîner les plus gros transferts, avec l'adoption massive de robots pour plus d'un quart des sociétés.
Ces technologies impliquent l’automatisation de tâches effectuées par du personnel technique, et partant, augurant des suppressions de postes, dans des domaines comme la communication, le management ou la prise de décision.
75 millions d'emplois pourraient être supprimés. Mais cette automatisation permettrait 133 millions d’emplois, d’où un gain de 58 millions.
Le calcul est simpliste : les postes créés par l'automatisation ne seront pas dévolus en priorité aux employés dont les postes auront été supprimés. Les emplois les plus demandés de demain auront trait aux développeurs d'applications, managers de l'innovation, spécialistes de l'intelligence artificielle, ingénieur blockchain, roboticien... On connaît la liste à la Prévert de Charles Michel qui se régale des emplois non pourvus, en commis du patronat ! C’est dire que l’on va aggraver cette pénurie, sur le temps que des milliers de travailleurs perdront leur emploi, sans espoir d’en retrouver un autre.
54% des employés auront besoin de requalification. La majorité des entreprises proposeront des formations. "En d'autres termes, les personnes en quête d’emplois qui auraient le plus besoin de formation et de requalification seront les moins susceptibles d'en recevoir".
84% des employeurs engageront du nouveau personnel, disposant des compétences requises 81% automatiseront le travail. Tout cela promet une nouvelle confusion et un beau gâchis !
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1. On a bien vu comme les règles volèrent en éclat en 2008, quand il fut question de secourir les banques qui auraient dû, en toute logique, déposer leur bilan.

4 novembre 2018

Les Jardins d’Adonis !

Érasme décrit les « jardins d’Adonis » comme des lieux frivoles, en souvenir de l’amant de Vénus, Adonis, enlevé à la fleur de l’âge et changé en fleur. Édité en 1500, ce texte prévoyait des chanteurs, des poètes badins, des pâtissiers, etc. dans ces lieux qui attiraient les sots. Le philosophe ignorait – et pour cause – les badins modernes de la frivolité, les médias, les économistes, les singes savants Delwit (1) et Miller, Patrick Bruel, Kim Kardashian, Cyril Hanouna, thuriféraires de la bêtise souveraine qui surgirent plus de cinq siècles après lui, pour nous pourrir la vie, sous prétexte de l’égayer !
Si bien que certains se posent la question : est-ce qu’on ne vivrait pas en 2018, la pire période de l’histoire ? Richard3.com pose la question autrement. Ne vit-on pas une période merveilleuse en comparaison de celle qui nous attend ?
Vue sous cet angle, la question est plus inquiétante que la précédente, mais je la crois plus pertinente ainsi, puisque si nous vivions en 2018 la pire période de l’histoire, la suivante ne pourrait qu’être meilleure !
Demain serait plus fleuri d’Adonis dans les jardins qu’aujourd’hui, dit Richard3.com, à considérer que nous n’ayons encore rien vu !
Au niveau de nos petites vies, ça gaze pas fort. Et si la période la plus pourrie que j’aie vécue n’était rien à côté de celle qui vient !
Attention, qu’on se projette bien dans l’histoire nationale et internationale ! On parle de crimes à la Dutroux, d’élections à la Charles Michel, rien que de la bouse bien belge, de la fumante d’étables non bio, et pas de l’heure fatale personnelle, de l’insignifiance d’alcôve, des situations pour « s’applaquer » au XV août (voir la chronique précédente), non, j’insiste… l’événement surgissant foudroyant. Par exemple la réélection de Charles Michel dans la perspective d’un confédéralisme. On le sent tellement amoureux des places qu’il est capable de rempiler s’enduisant d’une couche d’infamie supplémentaire.
Ici Richard3 pense au plus défavorisé. Il y a dix ans, on allait vers le progrès social qui collait avec le progrès technique, les inventions, les super productivités de nos élites. Les femmes voyaient leurs droits légaux reconnus. Sans Theo Francken, à l’époque garde-du-corps à la N-VA, les immigrés pouvaient nourrir l’espoir que leurs enfants auraient une plus belle vie. Il y eut bien la crise économique et la montée de la N-VA, mais on croyait bien avoir été mariole en attirant Bart De Wever pour la législature (il était gros alors et l’air débonnaire).
Plus en arrière encore, les années avant l’an 2000, c’était tranquille sans barbus. Les croyants bouffaient du coran, mais ils n’emmerdaient les autres que chez eux, nous, on n’était pas sur place, Bagdad, Tripoli, Damas, on savait à peine où c’était. On commençait même à se faire sacrément chier dans l’attente de quelque chose d’heureux, sans savoir qu’on était au maximum du bonheur !

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Je me demande si ce n’est pas la collection de petits roquets flamands premiers ministres qui ont attiré la scoumoune, bien avant nos premiers déboires. Comme dans une œuvre de Ghelderode, Richard3 cite Tindemans, Martens, Eyskens, Dehaene, non, c’est trop…
Pour le présent la presse nous évite des récidives comme cette image terrible du petit Aylan, le visage dans l’eau que je porte comme une honte en moi en ma qualité d’Européen ! Pourtant, il doit y avoir des horreurs à foison. On ne les montre plus, des fois que le populo redeviendrait normal, moins stupidement nationaliste.
Question salaire, bouffe et pension, le système nous a bien eux. La situation économique florissante, ce n’est pas pour demain. Les inégalités sont reparties à la hausse, le 1% des plus riches est de plus en plus riche. Et on n’a encore rien vu. Il faut croire que localement nos élites politiques ont la tête ailleurs, ils se félicitent en se tapant sur la bedaine, en jurant que c’est la merveille, cette économie. Les gens commencent à se rendre compte que cette merveille est en train de détruire notre propre environnement. Les enfants naissent sans bras dans une région bien déterminée en France. On n’a pas l’air d’en rechercher la cause. La tentation de choisir un pouvoir autoritaire asticote les débiles légers. On ne sait pas si les bébés cesseront de naître sans bras quand le Vlaams Belang sera rue de la Loi. Cette affaire ne concerne pas la Flandre, ni même la Belgique, alors ? Que voulez-vous qu’on fasse, sans glyphosate ? Le peuple mourrait de faim, à ce qu’on dit !
Dans trente ans ? Mais ce sera pire ! Tous les jobs seront précaires, de contrat à contrat déterminé. Toutes les pensions seront en-dessous du seuil de pauvreté.
Les plus optimistes ont leurs nouveaux jardins d’Adonis. Pour arrêter la dévastation de la planète et l’expansion de la race humaine, une explosion majeure à l’échelle d’un continent est possible. Le parc de Yellowstone aux USA recèle un gigantesque magma, et notre Eiffel à 60 kilomètres de Liège, un machin à rayer la Belgique de la carte, sans compter les plaques tectoniques vagabondes, tandis qu’à San-Francisco surgirait un nouvel Himalaya !
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1. J'ai cité Delwit à la demande expresse d'un lecteur qui en raffole.

3 novembre 2018

Les nouveaux applaqués (1).

Foi de Richard, tout était plié à l’avance, aux élections communales liégeoises. Le parti socialiste est toujours là. Richard3.com avait écrit sur le PS, il y a 6 ans, un texte qui pourrait être publié tel quel aujourd’hui : le PS liégeois est centriste, en osmose avec le MR.
Par contre, l’électeur liégeois est majoritairement une personne de gauche. Voilà dix ans qu’il vote PS sans approuver, par répulsion du MR. La clé est là pour demain. Le jour où les Liégeois ne voteront plus contre la droite, mais pour la gauche, le PTB aura ses chances.
Ce n’est pas encore le cas, quoique l’on sente des frémissements et des probables succès pour la gauche enfin affirmée. Richard3.com est confiant dans la capacité de la jeunesse diplômée sans emploi ou sous-payée, à comprendre combien le système libéral est dépassé, inégalitaire et même criminel.
Reste qu’à la Violette, le PS et le MR renouent avec la tradition. Faut-il s’en étonner ?
Christine Defraigne et Willy Demeyer sont le Yin et le Yan du marché classe moyenne !
Même avec les ex-curetons Humanistes (CdH), le PS n’a jamais négocié. À aucun moment le PS n'a suggéré une tripartite PS-cdH et Vert Ardent, après éviction du PTB. Il paraît que Demeyer a poussé le cynisme jusqu’à proposer une tripartite PS-MR-cdH, mais sans Firket. Le porte-voix de l’ex-premier échevin, Carine Clotuche, aurait refusé au nom du principe : il n’y a que Dieu pour faire du trois en un, et que le Saint-Esprit, le troisième, c’est Firket en personne ! Oui, le CDH a surpris Willy en plein blasphème…
Le PS liégeois n’a qu’une seule identité, elle est libérale ! Cela s’est vérifié il y a très longtemps, lors du maïorat de Maurice Destenay, 1963-1973, encadré par deux bourgmestres socialistes, le précédant Auguste Buisseret et le suivant Charles Bailly. C’était tellement confus à l’époque qu’on se demande si Buisseret n’était pas plus socialiste que les deux autres ! Depuis, le PS de la place Sainte-Véronique a marié le tablier maçon au goupillon, mais toujours sous l’œil bienveillant du libéralisme le plus orthodoxe du monde.
Pour en finir avec les pourparlers du CDH, une consigne du bureau central, portant sur la trahison de Benoît Lutgen, a influencé Demeyer pour dégommer le parti de Michel Firket.
Pour le PTB, c’est une autre affaire. De la Loge de la rue Fabry, au club fermé sous « l’œil au triangle » place Ste-Véronique, des chuchotements se perçurent selon lesquels « il n’était pas politique d’être cassant avec Sophie Lecron ». L’électorat ne comprendrait pas. Il fut donc claironné que le PS privilégiait une alliance à gauche, donnant enfin une majorité en harmonie avec l’esprit Liégeois.
Dans la coulisse, quelques esprits calculateurs se mirent illico à démolir les propositions du PTB, afin de démontrer leur impossibilité matérielle, et faire passer Sophie Lecron pour une nunuche, téléguidée par Raoul, évitant d’entrer dans les solutions possibles d’un programme commun « raisonnable ».

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C’est au moment où l’air navré, Willy Demeyer disait en substance « vraiment, on a tout essayé avec le PTB, mais franchement, nous courrions vers un désastre économique » que dans la galerie des bourgmestres, Maurice Destenay se prit à sourire dans son cadre. Sa lointaine descendante, accommodait la politique de Trump à Charles Michel, au commerce et classe moyenne de Maggy Yerna, après le coup de fil de Willy. En exclusivité, Richard3 entendait les grosses légumes du PS décider de poursuivre les négociations avec le MR.
Willy Demeyer, Jean-Pierre Hupkens, Maggy Yerna venaient de punir des insolents qui voulaient réduire des indemnités de moitié à Charleroi, en attendant de le faire à Liège!
La majorité sera donc de 27 sièges sur 49, majorité largement suffisante pour nous infliger une mixture politique très ancienne, très commerçante et conservatrice, mais aussi très irresponsable de la volonté populaire de changement, pendant les six prochaines années, sauf évidemment imprévus, comme le confédéralisme qui pourrait mélanger le paquet de cartes et faire une nouvelle donne..
Électeur liégeois, Richard3.com est un électeur parmi les cocus de la gauche, mais moins cocus que certains, puisqu’il s’est bien gardé de voter pour ceux qui sont repartis pour quelques saisons à nous les briser menus.
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1. Applaqués ou applaquîs expression liégeoise signifiant « être ensemble ».

2 novembre 2018

Ruée sur les vibro-masseurs !

L’électeur centriste est-il stupide ? A-t-il de la mémoire ou n’est-il qu’un agent schizoïde d’une résignation libérale à l’hégémonie flamande ?
Richard3.com s’en souvient comme si c’était hier. Charles Michel d’abord remonté comme un coucou face à la N-VA, pour faire un gouvernement avec les amis de Bart De Wever ensuite, au nom de l’intérêt supérieur de la Belgique, fédéraliste tant que l’on veut, mais « nooit » pour le confédéralisme à la sauce flamingante.
Les Wallons minoritaires, quasiment inexistants, le béret incliné des Anciens dans un cliquetis de médailles vers le drapeau, tous socialistes, libéraux, humanistes, bougonnèrent, firent semblant de bouder mais convaincus de payer le tribut qu’il fallait contre les démons nationalistes, acceptèrent que Charles Michel se parjure, comme son père le fit jadis par tradition familiale, et sauve la Belgique.
On allait embringuer De Wever dans le maillage serré d’un commerce endiablé, d’un redressement de la Belgique (voilà 130 ans qu’on cherche à la redresser !) et, cerise sur le gâteau, ce que Bart voulait en restrictions, abaissement des syndicats, hold-up sur les pensions, mystification sur le pouvoir d’achat, Charles Michel le voulait aussi.
Ambiance libérale parfaite pour une société essentiellement vouée à l’économie réelle, c’est-à-dire triomphe du pognon et abaissement du travail, robotisation de l’intellect ouvrier avant son remplacement par la machine pure, le robot à tout faire.
Richard3.com en a plein dans ses cartons de ces sornettes hautement vantées des éditorialistes.
En foi de quoi, la Belgique prospère dans son fédéralisme, allait oublier l’infamie du confédéralisme et communier avec Mathilde et les enfants, au saint succès de la dynastie dignement représentée par Philippe… pardon Filip !
On a voté aux communales, mai prochain verra sa nouvelle provende des voix de la Nation.
Catastrophe ! Le coup-fourré fait pschitt ! Charles Michel s’est parjuré pour rien. Mathile relit la Fuite de Varenne et la mort de Louis XVI. Les classes moyennes ne comprennent plus rien et même Richard Miller touille dans ses anciennes merdes pour de nouveaux arguments.
Les excellents scores de la N-VA en Flandre gonflent plus que jamais les prétentions de Bart.

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De Wever a l’œil de l’amant en lorgnant le Vlaams Belang. Le retour de l’extrême droite est frappant. La N-VA et le Vlaams Belang ne sont pas simplement des vases communicants. En effet, en bien des endroits, les deux partis progressent, ce qui indique une droitisation globale de la Flandre, quoique la réalité soit plus nuancée, surtout pour la N-VA. Cela rabaisse aussi le caquet du MR qui voyait dans la N-VA un parti compatible avec la démocratie ! En couple avec le Vlaams Belang, ça l’est-il toujours ? Si oui… mais alors ?
Voilà donc notre clown du MR-Circus repris par quelques esprits inquiets de sa folle politique d’accueil de la N-VA. Michel ne les a-t-il pas chambré dans un mauvais calcul ?
Le CD&V et l’Open VLD ont atteint les objectifs qu’ils s’étaient fixés. Les démocrates-chrétiens ressentent néanmoins la défaite cuisante de Kris Peeters. Tous les poids lourds libéraux flamands enregistrent de bons résultats, grâce à la politique de Charles Michel qui s’est dépensé sans compter pour eux, au point d’avoir oublié, comme Reynders aussi d’ailleurs, que le MR est un parti francophone !
Le sp.a (socialiste flamand) conserve le leadership à Louvain, Vilvorde, Gand et peut-être Ostende, mais perd du terrain presque partout ailleurs. Le parti semble proche de l’implosion, et l’heure des grandes décisions a sonné pour le président socialiste John Crombez.
La politique de Michel n’a rien donné. Elle a permis l’accouplement de la N-VA avec le Vlaams Belang ! Michel vient de mettre au monde un monstre !
La Suédoise survivra-t-elle en mai prochain ? Avec Charles Michel, ce n’est plus possible. Ce type est trop marqué par la Flandre de droite. Bart De Wever va laisser pourrir la situation après les élections de mai 2019, afin que la Flandre s’imprègne du confédéralisme.
À Laeken, Mathilde a déboutonné son soutien-gorge, elle n’arrivait plus à respirer. Borsus, en visite à Waterloo, a relevé les fautes tactiques de l’Empereur. Il se voit déjà président d’un État wallon. Charles Michel, tout à fait inconscient, élabore avec son père, un discours pour le Michel II. Paul Delwit envisage un déménagement à Anvers et se remet au flamand. Miller pense que le PTB est là-dessous. Reynders se demande si avec six pensions et celle de son épouse, il aura assez pour vivre ?
Les affaires de cet État et de l’Europe n’intéressent plus personne. On attend la facture, c’est tout. Richard3.com prédit un boum sur la vente des sex-toys. Dans cette démocratie des notables, c’est le dernier moyen de se faire du bien.

1 novembre 2018

Les troufions de dieu.

De quelque côté de la planète qu’il vienne, un homme en vaut un autre! Sans avoir besoin de justifier à chaque fois une différence dans les mœurs, dans la justice, dans la société, d’un pays à l’autre, il y a quand même de drôles de loustics, d’étranges lois et d’abominables esprits religieux, chez un grand nombre de branques, prêts à l’assassinat pour un regard de travers sur leurs amulettes, leurs dieux, leurs églises, leurs femmes, leurs habitudes !
Et cette engeance là me pèse plus que tout.
Asia Bibi, mère de cinq enfants, est accusée au Pakistan par une musulmane d’avoir bu de l’eau d’un puits « musulman », alors qu’Asia est chrétienne. Elle prend illico une condamnation à mort, motif blasphème envers le prophète !
Le « puits musulman », aurait pu intéresser Pascal Delwit, le champion de la propriété, dans son hymne aux propriétaires ! À la perspective de la pendaison, Delwit s’est défilé. Heureux d’apprendre qu’on est sorti du moyen-âge en Belgique.
Suivent alors des années de prison, des tombereaux d’insultes d’individus d’apparence normale, comme vous et moi, avant de mettre la corde au cou de Bibi !...
Et pour quoi ? La plus stupide des déraisons, l’histoire abracadabrante d’une religion ne reposant que sur l’industrie perverse des uns et la jobardise universelle des autres.
Toutes les religions se ressemblent. Elles portent sur des ragots, des présupposés, des légendes et des histoires fausses, racontées sous la forme de rodomontades de matamores, d’illuminés inquiétants, de pervers grandguignolesques, pour un public de naïfs, mais alors là, des naïfs par milliards, souvent abrutis de misère, cassés par trop de servitude, décervelés par trop d’escrocs et de propriétaires, incapables de raisonnement et tellement trouillards de claboter dans le péché, qu’ils ne se contrôlent plus, confondant religion et morale.
À des milliers de kilomètres d’Asia, un pervers de Wall-Street mouille son froc de bonheur à mettre un blasphémateur financier sur la paille ! Ce bouffon aussi redoutable que tous les clodos pakistanais, bouffe au même râtelier d’illuminés extatiques. Son dieu, c’est le fric. Il réclame des pendaisons, formant ainsi avec les autres, une communauté de cinglés !

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Ce gigantesque bazar divin n’empêche rien, au contraire, aux crimes exotiques s’ajoutent les crimes démocratiques. Il nous promène en Uchronie ! Là, on se fait briller en 18 carats.
Bref les connards en chef du Pakistan, voyant jusqu’où leur connerie porte préjudice, relaxent Asia Bibi, usant de prétextes pour empêcher que le coran serve de torche-cul à la planète.
Depuis, les islamistes radicaux ne décolèrent pas. On leur a supprimé le plaisir de voir l’infidèle pendue ! Ils n’ont pas encore réfléchi que les juges ont goûté une autre merde que la leur, celle de l’opinion mondiale qui allait leur faire perdre du fric dans les échanges et les hautes considérations entre état.
C’est le dieu Fric qui a blousé l’autre, ce connard de Mahomet dépassé par le dollar, ridiculisé par le Sterling, empapouaté par l’euro.
Le dieu Fric n’est pas plus propre que les autres dieux. Universel, comme eux, il a la même fonction : calmer les abrutis ! C’est le plus nidoreux de tous, en pleine hypostase de la verge à l’échange de la sueur contre des bank-notes, le nerf d’amour flaccide tout de suite après à renifler nos viandes.
De ce point de vue, c’est un boulot. Mais à la différence des autres, le métier du dieu Fric est de canaliser les violences vers de « justes » causes. Les justes causes ne manquent pas. La pauvre Asia Bibi n’est rien qu’une réserviste en attente de bûchers. Son histoire pourrait servir simultanément au dieu Fric et au dieu enturbanné.
L’engeance populaire religieuse pakistanaise ne l’entend pas ainsi. Elle veut faire le ménage. Elle désire une fin horrible à bibi.
Jusqu’à aujourd’hui les juges convertis au dieu Fric ont tenu bon.
"Les adorateurs du Prophète ne reculeront pas", éructent les autres.
Ils n’ont pas encore été séduits par le dieu Fric, ils ne savent pas ce qu’ils perdent d’assassinats, de guerres sauvages, de crimes d’occupants psychopathes, bien supérieurs à l’artisanat imbécile inspiré de Mahomet, diégèse dans l’art d’entuber les foules.
Une petite giclée de Donald Trump dans leur curry, ils la ramèneraient moins sur une femme, alors qu’il y en a tant et plus à violer la fleur au fusil et la bite hors contrôle, dans la parfaite impunité du héros « sauveur de la patrie ».
On devrait leur envoyer Richard Miller pour leur tenir des discours. Si on ne l’écrabouille pas au premier pet, il a une chance de les attirer, de les familiariser au goût de la banque, à la dégustation de la sauce Trump, à la civilisation contemporaine, au coin idéal à la masturbation après une journée de travail. Une seule défense possible, ne jamais lui donner le droit de l’ouvrir, quitte à l’intimider au martinet ! Autrement, grandes gueules mahométanes, vous êtes cuits, ficelés, comme onze millions de Belges aux belles histoires qu’on leur raconte !