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26 octobre 2021

Le gouvernement papillon.

Voilà déjà 7 ans que le gouvernement Di Rupo, dit gouvernement papillon, a clôturé une législature et nous en ressentons encore aujourd’hui les effets néfastes.
Avec le recul, il est clair que personne dans la nomenklatura ne voulait des socialistes. À l’époque c’était déjà Di Rupo ou Bart De Wever. Les libéraux ayant deux possibilités, ils allaient exercer un chantage sur un Di Rupo, dont on connaît la fausse modestie cachant un hybris hors du commun de maire du palais à la Pépin Le Bref.
Vous pensez, on n’avait plus eu un premier ministre socialiste après Leburton !
Depuis 500 jours, on allait de palabres en palabres. L’atmosphère était délétère. Le roi Philippe était à bout de combinaisons de partis, mixage linguistique, belle-mère de la FEB et cris d’oiseau des deux partis flamingants. On sait l’attachement à la dynastie, au libéralisme et à l’unité nationale de Di Rupo. Le tout mélangé, on ne pouvait faire qu’un gouvernement de droite, dirigé par un homme de gauche. L’idéal pour cautionner toutes les petites manœuvres délicates qu’un parti homogène de droite n’aurait pas pu accomplir sans mouvements d’une FGTB qui ne galvanise ses troupes que lorsque les socialistes ne sont pas au gouvernement. Et justement, il manquait au démiurge de Mons le graal de la démocratie : devenir premier ministre fédéral.
On ne dira jamais assez le désastre social qu’occasionna le gouvernent Di Rupo, entre le 6 décembre 2011 et le 11 octobre 2014. Pour terminer cette législature maudite à la tête du gouvernement, Di Rupo fut peut-être, dans la collaboration socialiste à l’économie libérale, celui qui fit le plus de concession à une droite déterminée à faire payer aux gens les frasques de la crise financière de 2008/9, par une purge des aides sociales aux sans travail et aux plus démunis, sur le temps qu’il faisait peser une austérité constante sur les salaires.
Cette « coalition papillon » entre socialistes, libéraux et chrétiens-démocrates francophones et flamands n’a pas cessé de faire payer cher sa politique au CDH et au PS, au point que le CDH est aujourd’hui inexistant.
Après trois ans seulement à la fin de la législature, les électeurs dirent clairement au socialiste : Di Rupo, ça suffit. Mais le mal était fait. C’est Charles Michel qui manipulant l’opinion, brisa le plafond de verre et mit en selle la N-VA, tandis qu’il excluait une alliance avec les socialistes et les chrétiens-démocrates.

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Pour rappel, Elio Di Rupo, encore aux affaires aujourd’hui à plus de septante ans, fut le premier à s’attaquer aux pensions en reportant l’âge de la pension anticipée par la loi du 22 décembre 2011, soit 16 jours après la formation du gouvernement.
En 2014, il prend des mesures d’exclusion de plus de 50.000 jeunes des allocations de chômage. En même temps, il resserre la notion de cohabitant dans des normes qui excluent les femmes dans la plupart des cas. Celles-ci sont pourtant les premières victimes de la limitation dans le temps des allocations d'insertion décidée par ce gouvernement socialiste.
Dès l’application des décisions de Di Rupo, des milliers de chômeuses et chômeurs se sont trouvé(e)s sans revenus aucun, sans même un revenu d'intégration au taux cohabitant (complet ou partiel). Certains ménages se sont retrouvés à la rue, des isolés ont fini SDF et le sont encore.
Les pratiques des CPAS, dès cette époque, étaient de prendre en compte des revenus de parents ascendants ou d’enfants. Encore aujourd’hui la référence est toujours datée de Di Rupo, quoique facultative, mais on sait l’appétence des CPAS pour les formules d’exclusion, faussement légales.
Cette disposition a exclu et exclut encore de très nombreux chômeurs et chômeuses en fin de droit de tout revenu.
Pour rappel, aucun gouvernement, de celui de Di Rupo à Alexander De Croo où les socialistes sont présents, ne s'est prononcé pour la suppression du statut de cohabitant
La suite de ce gouvernement de raccroc est terrible.
Charles Michel n’a pratiquement fait qu’appliquer les mesures antisociales en succédant à Elio Di Rupo.
D’habitude, les anciens premiers ministres ont à cœur de défendre leur bilan. Il est à remarquer que pourtant disert à souhait sur tous les sujets où sa gloire est engagée, prompt à dégainer son « communisss » dès qu’il se sent acculé à fournir des arguments, les interviews justificatifs du gouvernement Di Rupo sont rares et finissent par « on ne pouvait pas faire autrement » et « j’ai évité au maximum de trop pénaliser les gens ».
Qui lui disait de les pénaliser ?... sinon, ses bons amis du gouvernement papillon à qui, semblait-il, il ne pouvait rien refuser !

23 octobre 2021

Trahison !

Le grand Charles, ne pas confondre avec le petit, pouvait dire « je vous ai compris », quand quelques cris et quelques bribes de raisonnement montaient du peuple à ses oreilles. Les libéraux modernes (PS-MR) sont bien incapables d’en dire autant. Ils interprètent non plus sur ce qui surnage d’intentions populaires, mais ce qu’ils tirent de leur fonds de commerce politique venant d’eux-mêmes, et ça se voit.
C’est GB Bouchez qui part en croisade contre les chômeurs de longue durée et Di Rupo qui s’en prend aux non-vaccinés comme s’ils étaient des variants du virus. Les journaux brouillant les pistes, personne ne sait quelles sont les préoccupations des gens. Et c’est bien plus grave encore quand tout ou presque du corps électoral s’irrite qu’on le prenne pour un concentré de minus sans importance, en prétendant l’avoir percé à jour.
Qu’on s’étonne que le peuple réponde par un haussement d’épaules et tourne le dos à ce qui est devenu un spectacle sans spectateur où prestent les comédiens d’une troupe sans succès, dont le régisseur est Alexander De Croo.
Le sommet du ridicule a été atteint lorsque Sophie Wilmès s’est mêlée de redorer l’image d’Épinal de l’Amérique après le fiasco d’Afghanistan. Les américanolâtres libéraux (PS-MR) l’ignorent par conviction personnelle, mais les Belges en ont assez des pauses et minauderies de la dame qui calque sa conduite sur l’hystérie militante de son président de parti.
Ils ont percé à jour les intentions des États-Unis qui ne restent jamais humbles longtemps et ont décidé de se refaire une santé sur le dos de l’Europe. Un mois après la déroute afghane, l’ordre impérial est reparti pour la gloire du capitalisme à l’américaine. La gifle que Washington vient d’infliger à Paris en témoigne, les grandes manœuvres pour arrimer l’Europe à la mauvaise querelle avec la Chine battent leur plein.
Ce serait vraiment un comble que, dans la course à l’échalote entre les USA et la Chine pour détenir le trophée du premier État le plus puissant au monde, nous jouions les supporters de l’un en lui servant de béquille, en oubliant notre propre destin, au point d’aider à frapper l’autre.
À peine les talibans s’emparaient-ils de l’aéroport de Kaboul que les néoconservateurs ressortaient de leurs tanières, en déclarant que l’Occident avait « perdu l’Afghanistan », impliquant ainsi l’Europe dans cet échec, en nous en faisant même porter le chapeau dans une certaine presse.
Depuis, on a le sentiment que le camp des « mauvais Belges », c’est-à-dire ceux qui ne pensent pas exactement comme Bouchez et Wilmès sur la politique que l’Europe et la Belgique devraient avoir avec Washington, est devenu définitivement majoritaire.
Le pendant de la politique intérieure, la politique extérieure, ne devrait pas se résumer à un alignement sur les USA.

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Pourquoi l’Europe compte-t-elle si peu dans le monde, quoique étant un mastodonte économique ? Mais parce qu’elle n’a pas de politique personnelle et qu’elle copie, bis repetita, ce que font les USA !
Voilà que ressurgit l’affaire de Formose, cette île chinoise sécessionniste du continent depuis Tchang Kaï-chek. L’occasion pour Washington de réaffirmer qu’il ne reculerait pas devant le prochain combat. « Nous sommes plus en danger qu’avant. Et nous allons devoir investir davantage pour garantir notre sécurité ». « Après avoir répandu le chaos au Proche-Orient, les États-Unis tournent donc leur regard vers le Pacifique et dirigent leur marine contre la Chine ». (Le Monde)
Et l’Europe, et la Belgique, c’est-à-dire nous, dans ce qui se prépare et ressemble à un nouveau casse-pipe, que faisons-nous ? Encore que ce nous, soit un délicieux euphémisme, car on devrait plutôt dire « eux » nos dirigeants, après que le fossé qu’ils ont creusé se soit encore approfondi ?
Voilà ce que c’est d’avoir démissionné et abandonné l’idée d’être une troisième puissance mondiale !
Non pas pour vendre mieux, mais parce que nous sommes dans un monde en transformation très dangereux.
Notre ennemi à tous dans l’expectative de ce que vont faire les USA est intérieur. C’est la coalition libérale (MR-PS) complètement acquise à la politique américaine, assujettie au dollar et complètement sous la coupe de l’armée américaine.
D’elle en ces moments décisifs, nous ne pouvons attendre que trahison à la cause européenne.
Que vont faire ces traitres à la démocratie et à l’éthique du peuple ? La réponse est dans la question.

22 octobre 2021

L’ellébore panacée au Covid-19 ?

C’est quasiment fait, on en est à la quatrième vague du Covid.
Ce que les béotiens ont réussi à la grippe espagnole en 1919, sans vaccins, ni quarantaine, ni même sans avoir des lentilles performantes pour départager ce grain de riz de l’océan : s’en défaire en moins de deux ans, nos illustres et nos experts pataugent encore, après trois ans de galère !
Les vaccins sont efficaces quelques mois. Après trois doses, qu’est-ce qu’on fait ? !
À se demander si après l’Homme, le maître de l’univers ne serait pas le Covid-19 !
Les plus perturbés sont les ministres. Vandenbroucke est à deux doigts d’être colloqué pour raison médicale, condamné aux grains d’ellébore.
Dans sa dernière diatribe sur le fléau chinois. Di Rupo avait la tête des jours où il appelle « communisss » toute opposition, On le sentait sur l’Yser en 14, hurlant sur tout le plat pays « Ils ne passeront pas », en parlant des variants. Di Rupo est un disciple de Henri Queuille (1874-1970). Monsieur de Mons fait une politique du « non faire », selon l’ancien président du Conseil français « il n’est aucun problème, si complexe soit-il, qu’une absence de décision ne puisse résoudre ».
Il faut comprendre que ces messieurs dames de la bonne société, ayant vaincu les petits en falsifiant les règles de la démocratie, n’entendent pas qu’un infiniment petit leur résiste. C’est une question d’amour propre.
En espérant qu’un chercheur mette le doigt sur le graal et qu’un professeur amélioré du type Raoult change sa hydroxychloroquine en lait de jouvence éternel, les victimes sont à la hausse comme les harengs à la criée. On est à la minque de l’événement.
Pas trop anxieuse en Belgique, la bonne société a encore deux ans avant de se faire réélire, en France, c’est urgent pour Macron de se débarrasser de la gueuse. Dans moins de six mois, il doit pouvoir s’inscrire parmi les héros qui ont vaincu la bête venue de Chine !
A défaut de quoi, Zemmour prendrait le relais, que les Français en décident ou pas, vu que, comme en Belgique, la démocratie y est aussi entre parenthèse. Zemmour est-il mieux équipé que l’autre ? il a quand même un avantage, son nom rime avec amour. Vous me direz, c’est mince, mais au temps des vaches maigres, c’est toujours mieux que rien.
Un qui en a sous le capot, c’est Georges-Louis Bouchez. L’augmentation des cas en ce début d’automne était attendue. Vandenbroucke est une sorte de garant socialiste de l’incapacité de faire. Georges-Louis n’en a pas après le virus. Ce qui l’intéresse c’est le chômeur attaché au chômage comme le morpion soudé à la marquise de Brassens. Fly-Tox ou karcher, il est décidé à tout pour en venir à bout. Dans les coulisses de son parti Avenue de la toison d’Or, on raconte que c’est une question personnelle, la crainte qu’un Parlement saisi par un réflexe d’honnêteté rognerait dans ses indemnités de sénateur-coopté.
Mais vous savez, les ragots, Denis Ducarme en sait quelque chose…

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Au fil du temps, les mesures se sont assouplies un peu partout en fonction de la croyance que l’épidémie finirait par s’essouffler d’elle-même, pour laisser place à la politique triomphant du mal.
Le Covid Safe Ticket en application dès le 1er novembre en Wallonie, serait l’arme suprême de Di Rupo.
En Flandre, tout le contraire, c’est la méthode Coué. Est atteint qui veut. Un bon militant nationaliste flamand ne le veut pas. Ceux qui aiment la Flandre sont en bonne santé. Pour le moment, les bons Flamands meurent peu. Mais en cas de malheur, le Vlaams Belang et la N-VA inverseraient l’axiome. Ceux qui meurent, le feraient en héros, la seringue à la main, pour défendre la terre sacrée.
Les deux Régions sont devenues si dissemblables que le virus est comme atteint par les lois linguistiques. Il préfère le français ! D’où une moindre atteinte du mal en Flandre.
Di Rupo, qui n’a jamais manqué d’air, se propose comme une sorte de détecteur humain. À Namur, avant chaque séance à l’Élysette, il ouvre les fenêtres et hume si l’extérieur est convenable. Il prend exemple sur la gare de Mons, sans porte ni fenêtre pour longtemps après lui.
Il a aussi une autre méthode « il crie ‘communisss’ toutes fenêtres ouvertes, si on lui répond « toi de même sale con » il conclut que le peuple n’est pas loin et il donne l’alerte. En effet, une récente étude de Sinardet & Delwit Associés a démontré que le virus est principalement véhiculé par les masses compactes non éclairées.

21 octobre 2021

Bwana Biden et nous !

La philosophie de l’Europe se reposant sur plus fort qu’elle pour sa défense ne vaut rien. Nous en ferons les frais un jour ou l’autre, quand il sera trop tard. En laissant à la Chine le soin de fabriquer nos ordinateurs et à l’Amérique celui de notre sécurité, nous nous livrons pieds et poings liés à leur bon vouloir.
La mentalité libérale dans le comportement de Georges-Louis bouchez est la même qui prévaut à la direction de l’Europe. La gifle à propos du contrat des sous-marins que la France devait livrer à l’Australie et que les compères anglo-américains lui ont raflé sous le nez, procède de la même idée qui a fait que la Belgique, contre ses propres intérêts financiers, s’est ruée dans les bras d’un constructeur d’avions américain pour renouveler sa flotte de chasse.
Cette démission généralisée de l’Europe est proprement suicidaire.
Nos libéraux sont comme des enfants qui s’émerveillent des facilités d’accès aux gadgets qui embellissent et facilitent leur existence, quand ils oublient qu’ils devront payer toute leur vie ce quart d’heure de bonheur.
Malgré les faits, la méchante tournure de la situation mondiale, la duplicité évidente de nos interlocuteurs anglo-américains, des écervelés autour de Bouchez et de Magnette conservent leur admiration béate pour le « grand frère » qui les a déjà laissés tomber et roulés dans la farine plus d’une fois.
La politique stupide de la Belgique compterait pour pas grand-chose au niveau de l’Europe, si le relais de la même imbécillité ne se voyait comme un nez au milieu de la figure chez Ursula von der Leyen et du président Charles Michel. Ces deux là font pire encore que Bouchez et sa bande…
Notre destin est tracé d’avance. La fin des illusions sur le capitalisme est proche. À force d’avoir brûlé la chandelle par les deux bouts, ce système à mis la nature en piètre état et condamné les prédateurs américains et chinois à trouver de nouveaux moyens pour maintenir leur peuple à un certain niveau, sans lequel, les polices ne répondent plus de la sécurité intérieure.
Quoi de plus tentateur que l’idée de coloniser l’Europe !
Cette Europe qui n’en finit plus de s’agenouiller devant tout le monde, avait alors, en réalité, trois puissants moteurs : l’Angleterre, la France et l’Allemagne. Elle dominait le monde et faisait peur à juste titre. La Chine n’exportait que ses vases et l’Amérique jouait à la prohibition chez elle. L’époque n’était certes pas d’une grande moralité, mais l’Europe avait au moins le bénéfice d’être respectée.
Vache à lait, elle attend aujourd’hui, le pis lourd, qu’on la traie !

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Les Chinois ont avancé quelques pions. Ils sont déjà maître du Pyrée. Les Wallons viennent de leur vendre les bois sciés d’une année de coupe, réduisant les artisans du bois à l’acheter ailleurs. Il ne leur reste plus qu’à racheter le Standard de Liège pour se rendre indispensable, avant qu’ils nous expliquent comment mieux bosser dix heures par jour, samedi compris, sans ouvrir nos grandes gueules. Leur méthode en tant que pays colonisateur : un bol de riz par jour et des pieds au cul.
Mais notre choix, si le colonisé peut en avoir un, reste les États-Unis. Bouchez est formel, il ne veut l’avoir bien profond que des Etats-Unis. Il partage ce vœu avec Magnette. Ils exhibent les preuves en sortant des tas de contrats de libre-échange, de partage de tout, partout et pour toujours.
Boris Johnson est mort de rire. Malgré sa prostate, Jo Biden pisse sur les traités, sa vigoureuse encore active, n’a pris aucune ride.
Les nationalistes flamingants se font tout petits. L’OTAN, l’organisation précoloniale de Washington, fait la remarque que les silos creusés par l’Oncle Sam ne contiennent pas des raisins pour la vendange, mais des ogives nucléaires dont les fruits pourraient être pour nos tronches pourtant bien libérales, en dégustation, au cas où nous ferions des mamours à Poutine. Nous voilà ainsi averti
En attendant notre future négritude, les anglo-saxons vont nous tester sur Formose et le conflit en mer de Chine. La Belgique n’a que des bateaux-mouches et pour la guerre ce n’est pas pratique, mais nous avons de la chair à canon, de cette bonne chair bien chômeuse que Bouchez s’efforçait de faire bosser dans les petits bagnes de proximité de ses amis bourgeois. Même Magnette ne serait pas contre une bonne saignée formosane.
Avant la guerre dans l’Indo-Pacifique, Washington fait pression sur l’Europe. Les propagandistes s’activent. Payés en Euros pour faire sénateur pour rire et en dollars pour vanter les qualités d’une mort rapide en abattoir chinois, les libéraux mènent déjà une guerre potentiellement existentielle dans leurs journaux ! Les décideurs américains doivent faire face à la froide et dure réalité : se battre contre la Chine au sujet de Taïwan sans perdre un seul GI ! Cela risque de coûter cher à l’Europe qui fournirait la pâte humaine à trouer et les autres la ferraille « pucées » depuis le Pentagone.

20 octobre 2021

Perspectives d’un désastre…

Certains l’ont toujours su. Ils portent en eux une absolue vérité : l’impossibilité de l’économie libérale de concilier le profit et le salaire, dans une montée irrésistible d’une association de circonstance qu’ont toujours voulue les bourgeois : le capital et le travail, même si l’un est toujours rémunéré au détriment de l’autre. Ils ne s’attendaient pas à voir le système en situation d’échec si rapidement. La disparition progressive des carburants voit s’effondrer les décors. Derrière, une nature à bout de souffle et une démographie galopante oblitèrent l’avenir de tous ou presque, les riches ne voulant pas perdre une miette de leur prospérité.
Le paysage est en pleine transformation. Avec le déclin de la voiture, tous les grands magasins des périphéries des villes sont menacés. Les petits commerces des centres ont de l’avenir. Mais ils ne le savent pas encore. Ils vivent sur leur réserve et sont à bout de personnel. Les survivants tournent avec un minimum d’employés. Des quincaillers, de l’électro-ménager aux fleuristes, tous ont presque disparus, comme boucher, poissonnier, épicerie…
Le moment venu, il y aura une confusion entre les chômeurs du tertiaire travaillant en périphérie et l’embauche des commerces des centres villes. Les libéraux en seront encore au stade des grands accords intercontinentaux, que l’activité commerciale se sera déportée de l’extérieur vers l’intérieur, dans la cacophonie d’une débâcle qui restera niée le plus longtemps possible.
De ce manège découlera un reflux des profits vers les villes. Ne croyez pas que les riches aideront à ce transfert. Au moment de perdre le pouvoir économique, ils se souviendront qu’ils détiennent toujours le pouvoir politique. Ils feront pression sur l’opinion, par la force s’il le faut, de manière que cette évolution soit inscrite au compte pertes et profits des travailleurs. Ils réinvestiront les centre villes, mais auront pris du retard par rapport aux commerces locaux, quand bien même, les petites entreprises ne sont pas leur fort, malgré leur contrat de gérance et d’autres attrape-nigauds.
La perte de salaire et le chômage avec un Bouchez qui sera encore au pouvoir et qui ne sert que les intérêts patronaux, la tension se durcira. Ce sera peut-être le début d’une guerre civile.
Comment en effet, expliquer les pertes de salaire et les coûts de l’énergie, la stagnation des pensions et les diminutions des indemnités de remplacement à un travail disparu, sinon par le droit des riches à disposer des peuples ?
C’est tout le rêve d’une possibilité d’enrichissement de n’importe qui pourvu qu’il soit industrieux et sans trop de scrupule, qui s’effondre et montre la pauvreté telle qu’elle a toujours existé sans possibilité d’en sortir.

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La nature n’est pas exploitable indéfiniment quand on ne prend pas la précaution d’en prélever autant que l’on puisse replanter ou protéger d’une année sur l’autre. Les mines ne sont pas renouvelables, la dernière roche du fond raclée, les mines n’ont plus aucun intérêt. On est presque à la fin de l’extraction qu’on s’en va déjà prospecter ailleurs. Le pétrole est un exemple. L’assèchement des nappes, quand bien même en trouverait-on encore que la fin est proche. On aura détruit le milieu naturel et on se trouvera démuni après les désillusions du moteur électrique et de tous les palliatifs, à défaut d’inventer le graal d’une énergie quasiment gratuite et infinie.
C’est le deuxième échec du système qui a perdu la course contre la montre et ne pourra poursuivre son expansion faute d’une énergie suffisante.
Enfin, le troisième échec, le plus terrible et le plus irrémédiable, c’est la démographie mondiale galopante et exponentielle dans une équation très simple celle qu’un plus grand nombre se multiplie plus rapidement qu’un petit. La barre franchie des six milliards, vingt années plus tard on frôlera les neuf !
Nous sommes condamnés au phalanstère et à la vie contingentée dans des espaces réduits ou à la guerre portée chez les autres pour voler une part de leurs acquis, selon les lois du système économique actuel, pour tout autant qu’il soit toujours en vigueur.
Ce sera probablement le retour d’une colonisation hors du cadre ancien de l’Afrique ou de l’Amérique du Sud, un asservissement de certains pays mal armés pour résister et frappés plus durement dans leur exploitation que ne le font actuellement l’Amérique et la Chine, l’un poar ses dollars, l’autre par sa productivité et ses coûts bradés. L’Europe pourrait devenir une terre à prendre et à coloniser par la Chine.
Ce ne sont pas des prévisions pessimistes, mais des modifications certaines dans un avenir relativement rapproché, peut-être moins d’une vingtaine d’années.
En considérant que les politiciens au pouvoir sont tous partisans du système libéral, ils devront durcir leur position, vis-à-vis des populations qui seront alors davantage méprisée et condamnée à porter le poids des modifications de l’environnement et subir les nouvelles conditions de vie.

19 octobre 2021

Le pass, on passe !

Il fallait s’y attendre. Covid s’installe. Les autorités qui se dénomment elles-mêmes compétentes à défaut que ce soit l’usager qui leur destine ce brevet, gambergent sur le pass. Entre l’abandon des mesures et l’excès de mesures, De Croo et Vandenbroucke ont choisi l’excès, comme de bien entendu. On entre ainsi en dictature, pour que ces messieurs passent pour courageux et compétents. Même si tout ce bazar échoue, on ne les accusera pas de mollesse.
C’est ainsi que, par glissement successif, on troque une démocratie ô combien vacillante, pour une dictature molle que toute rébellion populaire pourrait durcir.
Ces gens qui prétendent nous conduire vers un mieux-être sont passés à côté de la seule chose intelligente qu’ils auraient pu faire : la vaccination obligatoire sauf contre-indication du corps médical.
Avec le pass, on ne voit plus que la prime à la délation et l’internement pour les récalcitrants. On entre dans la culture woke ! Vandenbroucke essaie le spéculum au beurre mou, après des excuses, bien entendu. La délation, fut un temps, une grande spécialité belge. Dame, au moins les effets étaient immédiats. Les Schleus n’avaient plus le temps de plomber les wagons…
Première mesure, le Covid Safe Ticket est entré en vigueur ce vendredi 15 octobre en région de Bruxelles-Capitale. Les Wallons ne perdent rien pour attendre, ce sera leur tour dès le 1er novembre.
D’après la kommandantur de la Région wallonne, le pass sera obligatoire pour entrer dans les restaurants, les bars, les cafeterias, les théâtres, les cinémas et toute manifestation en salle. Même les candaulistes à plus de trois, n’y couperont pas.
Indépendamment de l’acte comminatoire et antidémocratique, c’est toute possibilité d’une reprise d’une vie intellectuelle qui replonge dans le passé, à la Henri Murger : la mansarde et mimi Pinson dans le froid d’une chambre sans feu, attaquée par la tuberculose (vu la hause du mazout). Allez faire de l’art dans pareilles circonstances ?

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L’Italie va plus loin encore. Le pass sanitaire est dorénavant obligatoire pour aller travailler ! Que ce soit dans le secteur privé ou public.
Évidemment, les Italiens se souviennent de Benito et de ses morceaux de bravoure. Ils n’auraient jamais cru possible un retour en arrière. Eh bien, oui ! Cette obligation suscite beaucoup de tension. Des milliers de gens ont manifesté leur opposition ce vendredi. Ils ont bloqué l'entrée des ports ou des entrepôts, sans incidents majeurs à déplorer après les violences du week-end dernier.
Mais que peut-on faire quand la masse molle de la population est pour la rigueur et que le droit des gens est mis entre parenthèse ? On ne s’étonne pas qu’Adolf avec une poignée d’adolphins ait pu botter le cul à 80 millions d’Allemands pendant une dizaine d’années. Il faut croire que l’obéissance est une seconde nature dans une grande partie de la population. Cette obéissance est souvent le fruit d’un manque d’intérêt pour l’information qui se traduit par une confiance aveugle dans les Autorités quoi qu’elles fassent et d’où qu’elles viennent. Sans cela, bien drillés comme le sont les « bons » citoyens, nous serions sous la tutelle des « communisss » disent les bourgeois et Di Rupo.
Le Ouïgour belge, Ahmed Laaouej, sens le « communisss » comme un toutou de la police, la drogue.
Les supposés défenseurs de la liberté sous contrôle, les acharnés de la bannière étoilée et des dollars, peuvent y aller à fond, il courra au-dessus de la foule moutonnante le bruit miraculeusement distribué partout, que « c’est pour notre bien ».
En Italie, ça ne fait pas un pli, l'assurance sociale italienne a vu une hausse de 23% des congés maladie d'un vendredi sur l'autre.
En Belgique, rien de tout cela. La placidité est de rigueur. Il est vraisemblable que si à l’orée de l’hiver, le Covid revient en force, Vandenbroucke copiera l’Italie et augmentera la pression par l’exigence d’un pass sur les lieux de travail.
Un passage sur la foire d’octobre est éclairant. La foule compacte avançait au pas, d’attraction en attraction. Personne n’était masqué, même pas les agents, qui faisait semblant de ne pas s’en apercevoir.
Alors, le pass, évidemment, dans des salles de spectacle, vous me direz le confinement, mais en plein air, une foule massée et compacte, c’est moins dangereux ?

16 octobre 2021

Borsus… Boursus… Boursouflure !

Lire entre les lignes ou deviner ce qui se cache derrière les mots est une condition indispensable pour analyser les comportements des personnels politiques aux affaires.
C’est ainsi que Willy Borsus, ministre wallon de l'Économie, a écrit au commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton pour l'alerter sur la "détresse" des PME wallonnes confrontées à une envolée des prix des matières premières et à des difficultés d'approvisionnement.
En qualité de libéral, il ne pouvait évidemment pas dire autre chose. Peut-être même ne voyait-il pas autre chose ? À savoir la fin d’une classe moyenne de premier niveau, juste au-dessus de la condition ouvrière.
L’approvisionnement n’a évidemment rien à voir dans cette paupérisation des petits commerces et de l’artisanat ; mais tient essentiellement dans la politique libérale favorisant les grandes surfaces commerciales et les entreprises industrielles intercontinentales avec leurs filiales en Europe, contre lesquelles l’épicier du coin et le cordonnier en chambre ne peuvent pas lutter.
Chassés des grandes villes par la concurrence, vous trouverez difficilement un quincailler, un vrai boulanger (la plupart des commerces sont des dépôts de pain), un électricien pour de petites réparations. Ils survivent tant bien que mal dans les campagnes ou dans des villages rassemblant ce qu’il reste d’entreprises sur la place centrale, entre la maison communale et l’église, aussi vide que le café du commerce, fermé depuis que « le train de ne s’arrête plus à « Trou-la-Ville ».
Les enfants de ces derniers marchands-artisans ont déserté le métier et se sont placés comme caissière ou magasinier d’entrepôt dans les supermarchés.
Borsus est donc devenu le ministre d’un artisanat fantôme et d’un commerce de proximité moribond. La plupart de ces entreprises le plus souvent familiales font des marchés publics, comme celui du mercredi à Saint-Nicolas près de Liège, transformant par obligation, leur gagne-pain sédentaire en commerce ambulant.
Alors, lorsqu’il écrit à l’Europe sa complainte du mal aimé : "Le secteur de la construction semble, à ce titre, être un des plus impactés", avec des difficultés d'approvisionnement en métaux, bois, verre, isolants, plaques de plâtre ou ciment », c’est du pipeau ou alors Borsus n’a rien compris et il s’est fait largué, lui aussi. En politique, éternel second, il s’est résigné à loucher sur Bouchez, en pâmoison sur le grandiose, en n’étant plus capable de toucher le sol et vivre au ras des pâquerettes, depuis qu’il se croit le châtelain de Marche-en-Famenne.
« Retards dans les livraisons, arrêts de chantiers, hausse des coûts dans toute la chaîne de valeur : la rupture des approvisionnements en matériaux et les difficultés pour l'acheminement de matériaux en provenance d'autres régions ont un impact économique considérable sur notre économie ouverte ». Diable ! Willy craque !... Ahmed Laaouej va le repérer. Il va se faire traiter de « communisss » !
Il vient juste d’échapper à l’invective du libéral-socialiste en chargeant la Chine de tous les maux, attendu qu’elle vient de rafler tous les bois coupés qui devaient normalement servir à nos industries !
Le muezzin libéral-socialiste là à l’œil ! Borsus n’a pas dit un seul mot sur le martyr musulman des Ouïgours ! Il faudra aussi qu’on s’explique un jour sur la Chine « communisss ». Quand la coalition bourgeoise fait chuter le communisme soviétique, c’est parce que c’est un régime totalitaire en échec économique ; quand un autre pays communiste, est en passe de devenir la première économie mondiale, c’est parce qu’elle ne joue pas le jeu commercial capitaliste. Faudrait savoir ?

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Dans ce même déchirant appel à l’UE, Borsus se perd et devient incompréhensible « je crains cependant que les effets attendus subviennent (sic) trop tardivement dans le contexte d'une relance mondiale. »
Indépendamment de la misère des petits commerçants et de la débâcle de la classe moyenne inférieure à laquelle ils ont appartenu longtemps, c’est tout le système économique mondial qui va se faire bouffer par une Chine richissime des dollars que l’Amérique fabrique à la chaîne pour payer l’extravagance de son armée et le standing trop élevé du citoyen américain. Plus que la Chine, qui ne fait que profiter de son travail, les Américains vivent bien au-dessus de leur puissance de travail, grâce à leur papier-monnaie. Ah ! le dollar… la référence mondiale, soutenue par le travail des autres nations, à défaut d’une Amérique qui se contente d’imprimer.
Voilà qui passe bien au-dessus de la tête de nos petits commerçants qui furent longtemps les adeptes farouches de la machine à décerveler américaine et qui depuis plus de dix ans tombent de haut.
Il y a encore de la marge avant qu’ils se fassent traiter à leur tour par Ahmed Laaouej, de « communisss ». Car, ces métiers indépendants sont encore farouchement convaincus qu’un système socialiste c’est pire encore, confondant la nécessaire réforme de notre usine à gaz, avec le sort des Ouïgours, chers au cœur d’Ahmed, islamo-compatible au social libéralisme.

15 octobre 2021

Un Ouïghour libéral-socialiste !

Partie de pancrace mercredi à la Chambre entre Ahmed Laaouej, socialiste libéral (PS) et Raoul Hedebouw, socialiste à l’ancienne. Le pancrace est un sport de combat grec qui interdit de s’arracher les parties génitales. Ces sportifs en Chambre n’ont pas été jusque-là. Le pugilat, réputé plus violent, ce sera pour plus tard, quand dans un prochain sondage le socialisme libéral aura encore perdu quelques points. On fabrique en haut lieu pour Laaouej des coquilles en carbone inspirées des cadres de vélo de course.
La politique ne changera donc jamais !
Voilà donc le chef des libéraux socialistes qui s’emporte sur une question de l’opposition en traitant son porte-parole de « communisss », évitant ainsi, évidemment, de répondre sur le fond.
Pourtant, socialement parlant, il eût été plus humain de traiter par le raisonnement et la confrontation pacifique des idées, le très douloureux et important problème de la réinsertion des malades de longue durée. Mine de rien et combien même Laaouej aurait raison, ce n’est pas un manque de respect pour le député Hedebouw dont le libéral-socialiste a manqué, mais de mépris pour tous ceux qui se trouvent dans une situation délicate, celle de reprendre le travail après de longs mois d’absence.
L’attaque ad hominem reste la réponse de celui qui acculé et se voyant perdu, se rue sur l’invective pour se tirer d’affaire, croit-il, à moindres frais.
« Communisss », si c’est ça la réponse donnée par Ahmed Laaouej au nom du parti libéral-socialiste (PS), c’est vraiment un pauvre argument. De plus en plus, le public ne s’y trompe pas et juge désormais sévèrement la répartie classique d’un responsable aux abois.
Non seulement cette dérive éloigne du sujet à traiter, mais transporte l’ensemble des députés dont certains auraient quand même bien voulu débattre, dans des règlements de compte personnels. On a compris pour Ahmed, que sa mission n’est plus celle de raisonner sur les projets de la majorité avec les députés libéraux-socialistes à la Chambre, mais d’injurier qui n’est pas de l’avis d’Elio Di Rupo.
De quoi parle-t-on derrière les éclats de voix ? Des réformes du gouvernement qui tend à récupérer une partie des milliards que coûtent 500.000 travailleurs touchés par une incapacité prolongée.
On voit le genre de loi : réaliser des économies en traquant les vrais et les faux malades et convalescents n’ayant pas encore recouvré l’ardeur productiviste chère aux employeurs. Sur l’état de bonne forme et d’appétence des concernés, le mal être des socialistes est visible. Certains sont tout à fait lucides qu’ils vont bouleverser des vies et faire tomber dans la machine à hacher les dépenses, un bon nombre d’accidentés dans leur corps et dans leur vie, dont la loi ne tient pas compte. Pas pour Ahmed, résolument pour la loi, d’où son anathème « communisss » qui clôt le débat.

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Déjà, l’ancienne procédure de réintégration des malades de longue durée était une machine à licenciements pour les employeurs, servant à économiser dans les indemnités de maladie et invalidité, bien plus qu'aider les malades de longue durée à reprendre plus vite le chemin du travail.
Par le passé des décisions du médecin du travail déclarant les travailleurs définitivement inaptes à effectuer le travail convenu ainsi que tout autre activité dans l'entreprise, rompaient le contrat de travail pour force majeure médicale. La nouvelle mouture s’occupe de l’amont de ces licenciés involontaires. L’État se charge de dégommer aussi des indemnités des Mutuelles, plaçant le malade dans une catégorie nouvelle celui d’handicapé pris en charge par les CPAS, dans la catégorie de semi-mendiants, chère à l’état libéral, pour l’unique raison que leur coût est moindre.
Voilà le fond du débat que Hedebouw voulait et qui aurait intéressé tous les citoyens.
Au lieu de quoi, second en jactance après Di Rupo - hiérarchie oblige, Ahmed Laaouej a fait descendre le débat bien bas, par des propos que je n’invente pas en les transposant tels quels. "Avec cette réforme, on responsabilise l'employeur. Ça, ce sont des réalités, mais vous ne le dites pas. Le PTB est mal placé pour faire la morale et dire défendre les travailleurs. Nous, ici, au Parlement, avec courage, nous sommes venus dénoncer des camps de travail forcé (d'Ouïghours en Chine, ndlr). Et vous, vous vous couchez, vous avez peur. Quand on défend les travailleurs, c'est ici en Belgique. Mais là-bas, ils sont musulmans, c'est ça votre problème ? Vous, vous êtes sympa, mais les gens qui sont derrière vous n'ont pas renoncé au maoïsme et au stalinisme".
Pour un psy, c’est passionnant cette réplique. En refusant de répondre, Ahmed Laaouej montre sa vraie quête, en mettant l’intégration des musulmans au premier plan, sous les applaudissements de ces imbéciles qui ne voient pas que Laaouej se prend pour un Ouighour mal aimé, mal compris dans la société belge et qui entend bien revenir aux mœurs et coutumes, niqab compris, dans une société belge qu’il entend conquérir au nom de l’islam, même s’il se dit agnostique et parfaitement intégré.
On n’a peut-être pas parlé du mécanisme des sanctions de cette nouvelle loi, mais on a touché un mot sur la condition malheureuse des Ouighours de Belgique que le non-islamisant Ahmed Laaouej voit partout. Et c’est inquiétant !...

14 octobre 2021

La popol-litique…

On sait maintenant pourquoi GL Bouchez a torpillé un gouvernement possible PS-N-VA, juste avant la formation de celui d’Alexander De Croo. Non pas que le causeur-président du MR allait se trouver dans l’opposition, puisqu’il est par tempérament fabricant de chichis, dehors comme dedans, mais parce que Paul Magnette et Bart De Wever étaient sur le point de mettre en place un processus confédéral, une machine nouvelle capable de casser l’autre.
Démonter l’usine à gaz ! Les bourgeois et les cléricaux n’en veulent pas. Ils ont réussi jusqu’à présent à convaincre le public par propagande et matraquage dans les journaux. Le public, complètement perdu dans les méandres des couloirs, n’a pas vu que cette usine à gaz kafkaïenne servait surtout à fabriquer des cons. En effet, soutenir que ce pays est bien géré et que nos ministres sont des héros intègres relève d’une pathologie, une sorte de débilité mentale collective, dont une partie du public est atteint. Ce trauma réjouit le bourgeois et désespèrent ceux qui s’obstinent à penser par eux-mêmes.
Reste que l’amitié entre Bart De Wever et Paul Magnette a fait jaser. Au point que les journaux flamands, comme De Standaard, appellent Popol « l’espoir de Bart De Wever ».
Qui est avide de reconnaissance des foules wallonnes n’a pas envie de passer pour le pygmalion du patron de la N-VA. Vous voyez Elio depuis sa gare de Mons dans le rôle ? Lui le prudent, le royaliste, amoureux de l’ancienne Belgique, épouser la cause séparatiste ?
Puisque l’alliance N-VA-PS ne s’est pas faite, Paul Magnette tente de se débarrasser de l’étiquette. Mieux vaut passer pour un anti, qu’un aficionado de cette formation sortie du plafond de verre par Charles Michel, premier ministre. La perspective des futures élections, alors que le PS se fait ronger les sphincters par le PTB, avant que celui-ci n’investisse la place par le bas, ne donne pas le choix à Magnette, malgré la sympathie réelle entre les deux hommes. Le vieil objet louis-philippard encore président-ministre wallon a pratiquement saboté la future campagne avec sa gare. Magnette doit tout prévoir, y compris une fugue de l’autre phénomène, Laurette Onkelinx.
Sous l’effet de l’anesthésie libérale, le public wallon reste convaincu que la N-VA est son seul ennemi. Cela permet à le mieux terrasser économiquement. Aveuglée par la haine, la majorité ressemble à une troupe de pieds plats, commandée dans la coulisse par Napoléon Bouchez qui ne quitte plus le pont d’Arcole. Magnette doit tout revoir de sa politique.
PTB et Ecolo, les deux outsiders du PS croient fermement à un État fédéral, voire à une Belgique unitaire. Ils veulent réellement plus de Belgique. Pascal Delwit a fait tourner les tables sur RTL pour y voir la raison du recul du PS reflété dans le dernier baromètre.
Obtenir la majorité des deux tiers, quand le PS et la N-VA roucoulaient ensemble relèvait de la gageure. Cent des cent cinquante sièges de l’usine à gaz pour casser le piège à cons Belgique, impliquaient un rapprochement des nationalistes flamands et des belgicains. C’est plus prudent, pour les dix années à venir, de s’atteler là où il y a consensus, la lutte contre le changement climatique.
Au moins la tarte à la crème cache l’impossibilité de réformer une économie libérale en économie non polluante et respectueuse de la Nature. Tout le monde croit cela possible, malgré les objectifs jamais atteints du GIEC, toujours repoussés et transformés en triomphe dès qu’un modeste gain sur l’effet de serre est claironné par les pays capitalistes.

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Magnette, moins usé que Mon-Mons, a trouvé une astuce pour passer la pommade et avoir l’air de bâtir la nouvelle Belgique, tout en faisant semblant de s’en prendre à l’usine à gaz.
A défaut de se confédérer, il cherche à s’attaquer à la fragmentation du pays en une multitude de redondance et de compétences autoritaires dispersées. Comment ? En soutenant l’idée d’une circonscription électorale fédérale et d’un nouveau Sénat composé d’un panel de citoyens tirés au sort, en suggérant la limitation des dépenses des partis en matière de médias sociaux. La N-VA espère que Paul Magnette à la suite de son projet sera de nouveau demandeur de plus de responsabilités pour la Wallonie.
Cela fait sept ans que la N-VA fournit le ministre-président et dix-sept ans que le parti partage les commandes. On n’est jamais si bien servi que par soi-même. Il est temps de sortir les griffes. Voilà un défi pour un parti flamingant, un défi réaliste, qui ne dépend pas de la bonne ou de la mauvaise volonté des francophones, mais des capacités intrinsèques du parti.
Ils ont failli réussir avec Magnette. Il n’est pas sûr que la prochaine tentative soit la bonne. Le PTB est un parti unitaire, comme Écolo. Tout indique qu’ils progresseront encore à la prochaine législature. Mieux, le PS du piteux attelage Magnette-Elio-de-ma-gare pourrait ressembler demain au PS français, avec plus de membres sur l’estrade que dans la salle.

13 octobre 2021

Chez eux… c’est pas « chez nous » !

« Chez nous » est un parti embryonnaire qui se dit d’emblée de droite, avec la prétention de faire un malheur en Wallonie, plus tard, quand l’embryon aura trouvé des cornichons pour le remplacer dans le bocal. Finira-t-il, on le redoute, comme ses prédécesseurs qui se la portèrent tellement à droite, qu’ils attentèrent aux mœurs, au point de ne pas atteindre aux élections législatives ?
Mais attention, ici, « Chez nous » est épinglé par Pascal Delwit, la référence RTL. Sans doute que l’augure des bourgeois a décelé dans « Chez nous » matière à dépasser largement la connerie du MR.
La confrontation des idées est supérieure à l’invective : fasciste côté cour et stalinien côté jardin, on peut tout de même dire poliment qu’on n’est pas d’accord, sans se faire traiter de « communisss » comme Di Rupo le fait d’ailleurs régulièrement.
Pourquoi alors traiter GL Bouchez de petit con ? Ce qui m’est arrivé plus d’une fois. C’est qu’il a épuisé ma patience. Si les cons volaient, doit avoir dit dans un de ses films Jean Gabin, Bouchez serait chef d’escadrille. Qu’est-ce que Bouchez vient faire dans la chronique critique de « Chez nous » ? Rien… mais ce type irrite tellement !...
« Chez nous » est parvenu à se faire inaugurer par le Vlaams Belang et le Rassemblement National de Marine Le Pen. Son chef doit avoir de l’entregent. Si c’est celui qu’on voit sur le prospectus de présentation, il a intérêt à ne pas trop se montrer à moins de profondes retouches. Cela dit, dans son intérêt - surtout pas faire de réunions au début, le soir au coin d’un bois - ce leader, il faut qu’on s’y habitue !...
Notez que c’est vilain comme tout de faire des remarques sur le physique, d’autant que c’est facile. J’en suis conscient. J’essaie depuis toujours de me défaire de cette erreur et de me frapper de mon porteplume chaque fois que ça m’arrive. La dernière fois que j’ai voulu faire un compliment sur le physique, ça ma valu des remarques indignées de quelques utilisateurs de la Toile. C’était à propos de Bacquelaine. Je l’avais pris en pitié finalement et j’avais sorti un truc du genre « en politique, le physique ça compte. Bacquelaine a dû plus travailler que les autres pour se faire admettre. Il faut au moins lui reconnaître ce mérite ». C’était gentil, tout de même, non ? Sans le vouloir, c’était la pire vacherie à lui faire.
Venons à la circulaire de « Chez nous ».
Rédigée vraisemblablement par un homme seul, les poncifs personnels d’un « visionnaire » n’en sont pas moins universels, avec quelques trais d’humour involontaire. Quand le lanceur, en incipit, s’écrie qu’enfin « Une anomalie sur la carte européenne est enfin levée », les autres « anomalies » doivent penser que voilà un collègue de plus dans la particratie et qu’il va falloir faire gaffe que la nouvelle anomalie ne bouffe pas trop des bonnes choses que le public dispose aux anormaux de l’ancienne.
L’intrus est-il Insight ?
Impatient en tous cas, dans l’anaphore tout de suite à la Hollande. Six phrases débutant par « Chez nous ». Et si c’est comme Hollande qui allait bouffer tout le monde, encore un en définitive, si par hasard et inadvertance il était élu, qui ne ferait absolument rien de ses anaphores.
Contre l’immigration massive, islamisation, insécurité, paupérisation, désindustrialisation, désordres climatiques, etc… soit l’horreur des minarets et les babouches sous le niqab, comme tous les partis qui affichent leur nouveau deal, à l’exception du PS en attente d’une conversion officielle d’Elio au cas où les émigrés du Maghreb atteindraient les 15 % du corps électoral.
Par la suite, « Chez nous » fait facilement l’unanimité des lecteurs, lorsqu’il est contre les désordres climatiques. Oui mais voilà, on a beau être contre, la Nature s’en fiche. Voilà qui contrarie déjà fortement les néolibéraux condamnés à la croissance éternelle.

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Les deux anaphores de la fin « Chez nous, on ne rackette pas fiscalement les travailleurs » et « Chez nous, on ne gaspille pas l’argent public, on défend un État efficace. » caractérisent justement la raison définitive et l’injustice profonde de cette démocratie qui taxe massivement les plus pauvres avec la TVA et qui applaudit à la mégalomanie des hommes politiques.
Si « Chez nous » a pris conscience de l’importance de ce qu’il avance, que nous la bâille-t-il, sur les moyens d’en sortir parce que ce constat vieux comme le Pont Neuf, toujours controversé même par les plus dispendieux, n’a jamais trouvé de solution.
Quant à dynamiser les partis wallons ankylosés dans la vaseline libérale, « Chez nous » ne donne pas l’impression de vouloir en sortir, mais plutôt d’y adjoindre un nouveau pot de vaseline.
Inutile de préciser que si ce parti louait un local pour son inauguration, il n’aurait pas besoin de défaire les piles de chaises en général entassées dans le fond de la salle, trois ou quatre seraient largement suffisantes.
Bienvenue dans le club de l’usine à gaz.

12 octobre 2021

Gobseckt, d’Anvers et d’ailleurs !

Un pénultième scandale dans les paradis fiscaux implique les fortunes belges.
L’indignation à répétitions finit par passer inaperçue. Et puis les journaux font plus de recettes au faux pas d’un chômeur, qu’à celui d’un « honnête » oisif, qui place ses excédents dans des pays encore plus indulgents que le nôtre, en matière de dépôts bancaires.
Le petit délinquant des rues nourrit le fait-divers sordide. Le grand s’illustre ailleurs, dans des endroits chics, du genre Westin Europa & Regina entre autres, où se croisent l’Académie, la Politique et la Banque. Closer et Purepeople l’accueillent pour d’autres raisons. On n’y parle même pas du tout de délinquance. Mendier son pain est déjà un crime pour ces grands libéraux, que dire si, à défaut de le mendier, les pauvres le volaient !
Après avoir dénoncé l’immonde chômeur, Bouchez s’attaque à l’évasion fiscale mais en partant d’un autre raisonnement, afin que les plus fortunés ne soient plus soumis à la tentation de l’émigration économique. Afin que le fric de qualité supérieure reste chez nous, il plaide en louchébèm la diminution de la pression fiscale !
Oh ! ça ne se chante pas sur tous les toits, mais dans des cabinets ministériels et des réunions entre gens bien. L’entre-soi favorise la compréhension, c’est une question de niveau.
Comme ils sont tous au top-sommet, Georges-Louis compris et Elio de la gare de Mons, les idées avancent plus vite en bonne compagnie.
Mine de rien, en plaçant la taxe sur la consommation d’électricité à 21 %, Charles Michel en cadeau de départ savait ce qu’il faisait. Diminuer la pression fiscale en augmentant la TVA, payées aux trois quarts par les ploucs, voilà une belle et grande mesure libérale !
Un porte-cierges d’un des partis associés au gouvernement, en a sorti une bien bonne. On ne peut pas augmenter les taxes sur la fortune parce que tous les riches tricheraient et que l’entente des surtaxés engendreraient une tempête financière.
On pourrait poursuivre ce raisonnement par « si tous les chômeurs trichaient, il deviendrait évident qu’on ne pourrait plus rien leur reprendre ».

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Rien ne dit que détaxer les gens fortunés leur donnerait plus de civisme et de vertu. On ne redistribue plus par l’impôt le fric excédentaire des plus riches sur les plus pauvres. L’État providence n’existe plus depuis 1980. L’orientation néolibérale est en passe de détruire ce qu’il en reste. En haut-lieu, on calcule au plus juste pour éviter l’émeute. Alors autant admirer le nombre en progrès constant par an des grosses fortunes.
En Belgique, ceux qui vivent de leur capital s’en sortent mieux que ceux qui vivent de leur travail. Nous sommes parmi les bons élèves du « tout pour moi et rien pour les autres » formule-clé du succès prodigieux d’un parti libéral qui innove en la matière.
Les socialistes ne sont pas en reste. Eux pensent la même chose, mais le disent autrement. La Belgique n’est pas une île. Le contrôle et la punition de l’évasion fiscale ne peut fonctionner qu’à une échelle internationale. Dans le domaine, nos élites ne sont pas chaudes. Quand on est voisin des grands paradis du flouze, Hollande et Luxembourg, il n’échappe à personne que le fisc belge happe au passage des miettes, qui font les successeurs libéraux d’Armand De Decker heureux.
Le cri du cœur vaguement socialiste « c’est tout le monde ou c’est personne » ravit les placiers jusqu’en Irlande ! étant entendu que nos poses de justiciers, c’est de la frime pour faire plaisir au peuple, histoire de couper la chique au PTB.
« Les lois sont des toiles d’araignée à travers lesquelles passent les grosses mouches et où restent les petites. » avait déjà remarqué Balzac dans « La Maison Nucingen ».
Besoin pour les uns, argent pour les autres.
Les Totos du tout pour le fric, jusqu’à la destruction de l’environnement sont bien tous dans cette majorité gouvernementale. Il y a dans cette passion de l’or quelque chose de monstrueux.
En voyant Di Rupo se moquant des gens au parlement wallon à propos de sa gare fichant en l’air le principe d’économie de l’État, même si c’est la SNCB qui signe les chèques, on sait bien que c’est nous qui payons, On avait devant nous le type de politicien se réclamant du peuple et agissant contre lui. Et on ne pouvait s’empêcher de penser à cette réflexion de Balzac à propos de Gobseckt (page 625) « Quelques fois, ses victimes criaient beaucoup, s’emportaient puis, après, il se faisait un grand silence comme dans une cuisine où on égorge un canard.
Oui, ces gens nous égorgent au profit de leurs compères les riches, falsifiant les comptes, dénaturent la démocratie et assurent pourtant les plus débiles d’entre nous de leur honnêteté et de leur désintéressement.

10 octobre 2021

La gare de… Monstrueuse !

L’autre qui croyait laisser son nom à la gare, histoire qu’on dise encore dans cent ans « sans Elio Mons ne serait nulle part ! », marche sur des œufs devant l’accumulation des scandales autour de cette machine de guerre qu’on construit à la place d’un simple projet de passerelle de 37 millions d’euros !... De combines en rallonges, d’ajout en ajout, la voix de plus en plus haut perchée, fluette à l’extrême, l’âme damnée de ce cirque aura quand même sa Calatrava qui ressemble à l’autre, la rivale, la perfide, la Liégeoise pour tout dire.
Mais à quel prix et dans des contorsions inouïes qu’en France, au lieu que ce soit la Belgique socialiste, Di Rupo aurait été mis en examen depuis au moins un an.
La gare de Mons, ce n’est plus déjà une gare, c’est une machination ! Une improvisation dès le départ, sous l’impulsion alors du ministre-président, pas empêché du tout au moment de la folie du coup de tête, mais bel et bien bourgmestre de Mons, à l’époque !
Coulissier dans l’âme, Di Rupo jure sur ce qu’il a de plus cher, c’est-dire lui, qu’il n’est pour rien dans l’escalade, que les coulisses ce n’est pas son fort, etc.
Dorénavant, quand on l’interpelle à la Région, il répond comme la Noblesse au Tiers-état, il demande du respect. Ainsi la pauvre députée PTB avait beau revenir sur les « Monsieur le ministre » comme le bras, Élio ne pouvait pas répondre, suffoqué que la « communisss » manquant à ce point de respect, qu’il en étouffait. Hedebouw avait reçu le mêle accueil à la Chambre, devant un parterre rigolard, complice, se fichant outrageusement de lui.
L’Autorité de contrôle est partie à la pêche. Di Rupo en tôle, vous voyez le scandale ! Le mariole a d’autres fusibles qui sauteront avant lui, notamment à la SNCB ! A-t-on déjà vu une gare pareille dans une villette ? Une gare dont le coût aurait pu remettre d’aplomb cent petites gares abandonnées qui seraient les bienvenues avec la fin de la bagnole bon marché !
Travaux sans soumission, rallonge pour adjonction supplémentaire hors plan, Calatrava a dû se régaler et les entrepreneurs empiler les zéros sur les factures.
Prévue pour 2015, le bijou devrait finalement être inauguré en 2023, à moins que sa seigneurerie n’inclue un trottoir de plus, un ascenseur supplémentaire. Reste qu’une partie du toit est toujours en fabrication, comme elle est nécessaire pour la suite des travaux, les entreprises attendent, les factures pas, mieux, elles galopent, être sans toiture les arrange !
324 millions d’euros au lieu des 37 millions prévus, même à Bogota on va en tôle pour moins.
Indéniablement lié à la carrière politique d’Elio Di Rupo, le joyau signera son apogée, avec son départ en wagon privé, sur la plate-forme arrière, comme dans les westerns ! On voit la fête que ce sera…

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La garomania d’Élio commence en 2006, sa pyramide en somme. Il a sans doute pensé à son mausolée sous la station, avec visite des écoles chaque année. La proue du Titanic au centre face au quartier historique, pour la vocation maritime de l’enfant, quand Di Rupo jouait par temps de pluie avec de petits bateaux, dans les caniveaux de la dèche. Avant sa crise pharaonique, c’était juste un mini projet de la SNCB, une passerelle reliant deux quartiers de la ville, par-dessus les rails.
La SNCB organise un concours pour désigner l’architecte qui construira la passerelle. Le projet prévoit aussi une couverture des quais de la gare et la construction d’un parking de 800 places. C’est ça qui a mis Di Rupo en appétit. La couverture, le parking, mais c’est bien sûr ! Instillé le projet d’une gare améliorée fut aussitôt en tractations diverses, rendez-vous souterrains et Chant feutré des partisans à point pour le poing levé. Le rêve de l’illustre se concrétisait !...
A l’époque, six candidats sont sélectionnés dans l’anonymat. Encore que Calatrava ne passe pas facilement inaperçu. Et le président du jury, c’est le bourgmestre de Mons, Elio Di Rupo ! Le maestro a sa petite idée. Santiago Calatrava participe au concours ! On joue les cœurs purs, mais c’est quand même l’Espagnol qui rafle la mise. C’était totalement anonyme, bien sûr.
Les cinq candidats gros-jean font la gueule. On se demande si le chef suprême a seulement déplié les plans, regardé les simulations des refusés. Calatrava n’a même pas besoin de présenter un dossier, il dessine une ébauche, sur un coin de nappe d’un restaurant, c’est tout.
Joël Renaud, architecte, est formel. Le concours était loin d’être anonyme.
C’est Elio Di Rupo qui a commandé les travaux, il faut être clair, dit-on à la SNCB.
Di Rupo aurait forcé la main des responsables des chemins de fer et plaidé pour une gare à la hauteur d’une grande ville. Mais, bien entendu le vade-mecum de l’embrouille, c’est le contrat du maquignon. On se tape dans les mains. Pas besoin de signer, d’annoncer… la confiance !
François Collette, conseiller communal "Mons en Mieux" dans l’opposition, est persuadé, qu’au départ il y avait « une volonté délibérée des politiques de construire cette nouvelle gare. C’était doter Mons d’un bâtiment prestigieux signé par un architecte prestigieux. » La folie d’un mégalomane, c’est clair.

9 octobre 2021

Vous avez-dit démocratie ?

Depuis des années, la Pologne, sous la présidence d’Andrzej Dudail, un libéral à col raide de droite, a une idée tout à fait personnelle de la liberté des Polonais. Depuis qu’il a pris sa carte du parti conservateur « Droit et justice (PiS) », des frères Kaczyński, Dudail conduit son pays dans des chemins de traverses qui ne plaisent pas à l’UE et notamment à Reynders, commissaire européen et touche à tout politique.
Notamment, l'Union européenne est "préoccupée" par la décision de la plus haute juridiction polonaise jugeant des articles des traités de l'UE incompatibles avec la Constitution de la Pologne et "utilisera tous les outils" à sa disposition pour protéger la primauté du droit européen, a déclaré jeudi le commissaire européen Didier Reynders.
La Pologne est en conflit depuis plusieurs années avec Bruxelles à propos de ses réformes judiciaires, accusée de saper l'indépendance des juges. Ces réformes ont valu à Varsovie plusieurs condamnations de la Cour de justice de l'UE.
La Pologne n'est pour l'instant pas parvenue à faire valider son plan de relance par la Commission européenne en raison de ces mêmes problèmes liés à l'Etat de droit.
La Commission s'est par ailleurs engagée à utiliser dans les semaines qui viennent un nouveau mécanisme susceptible de suspendre les versements de fonds européens à un pays membre qui enfreint l'Etat de droit.
Pourquoi le torchon brûle-t-il entre cet État membre et l’Europe ? La Pologne projette de mettre dans la poche de son gouvernement, l’appareil judiciaire tout entier, plaçant ainsi les juges sous l’œil du tandem Dudail-Kaczyński, faisant de l’État de Droit un État de droite. Ces joyeusetés fascisantes ouvriraient éventuellement à la possibilité d’intenter des procès politiques et de fermer le bec à la presse au cas où des textes ne plairaient pas à la bien-pensance droitière et catholique.
Ce n’est pas pour dénoncer les intentions des Polonais, même si celles-ci sont peu avouables, ni pour donner raison à l’Europe qui semble pourtant défendre un bon dossier, mais pour porter l’attention sur les principes de primauté du droit européen sur le droit national et du caractère contraignant des décisions de la justice européenne, dont semble se délecter Didier Reynders.
Ainsi, la Belgique pourrait prendre, par exemple, une décision ayant obtenu la majorité des deux tiers qu’exige un changement de la Constitution et passer d’une Fédération à une Confédération, comme le souhaite les partis nationalistes flamands.
Or, une Fédération suppose des Régions sous la responsabilité d’un seul État, c’est ainsi que la Belgique fait partie des 27 pays de l’UE. Une Confédération, la souveraineté des membres d'une fédération cesse d'exister avec sa formation, tandis que les membres d'une confédération conservent leur pouvoir souverain même après la formation de la confédération, donc deux États.
Par conséquent, la fédération fait généralement partie des sous-régions d'un État, tandis que la confédération regroupe plusieurs États. Fédération et confédération sont des concepts et systèmes politiques distincts qui se concentrent sur le système administratif entre les États.

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C’est ici que l’UE pourrait intervenir comme elle intervient en Pologne. Cet autre cas de figure consisterait à interdire au nom du droit constitutionnel européen, qu’un État se divise en deux États distincts !
"Nous allons utiliser tous les outils à notre disposition pour faire en sorte que les principes fondateurs de l'Union soient respectés", a déclaré Reynders, au cours d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion à Luxembourg des ministres de la Justice des Etats membres, au cours de laquelle la situation de la Justice en Pologne a été évoquée.
Ce sont les mêmes outils qui pourraient clore le débat ouvert depuis les premières lois linguistiques en Belgique, en faveur de deux États distincts.
Ce qui importe au-dessus de ces deux cas concerne plus précisément les citoyens.
En s’instituant autorité supérieure à l’autorité issue des élections légales d’un pays membres, l’Union Européenne se substitue à la démocratie en annulant de fait une décision du peuple, qui, dès lors, n’est plus souverain !
Cela signifie en clair que l’élection ne valant déjà plus grand-chose par la médiocrité des élus, la démocratie perd son dernier intérêt dans le suffrage universel.
Qu’un pays décide de sortir de l’OTAN ou de rompre avec les accords internationaux signés au niveau européen, il ne le peut plus. Qu’il décide que la politique proaméricaine déterminée par l’Europe n’est plus son affaire et qu’un rapprochement avec la Russie au niveau commercial et des échanges culturels, lui semble plus approprié, il ne le peut plus.
Que reste-t-il de la volonté populaire dans cette Europe qui allait nous rendre libres et prospères ? Réponse : rien !...

8 octobre 2021

Secouer le cocotier.

Même si l’on a envie de traiter de noms d’oiseaux un adversaire politique, au point où en est la démocratie, il serait quand même temps de se conduire en adulte et de se demander pourquoi il y a tant d’abstentions lors d’un vote en France, ce qui se traduit en Belgique par des votes nuls et une parfaite indifférence de ceux qui satisfont à une corvée.
Les gens en ont assez des partis politiques formateurs alternatifs des majorités, qui ont adopté le politiquement correct en ostracisant les partis exclus de la famille, empêchant un dialogue avec l’opposition.
Ces partis se sont coupés de leur propre base à tel point qu’ils sont incapables en période électorale de trouver des équipes de colleurs d’affiches bénévoles. Sans programme original, on se demande s’ils ne se sont pas coupés aussi de leurs propres électeurs, ces derniers réagissant comme des automates reproducteurs du vote précédent.
Deux exemples de cette majorité constante, intemporelle aux programmes indissolubles sur l’Europe, l’économie et la géopolitique : Georges-Louis Bouchez et Elio Di Rupo. Ce sont les deux faces d’un même scénario écrit à l’avance. D’accord sur tout, ils font semblant de n’être d’accord sur rien, mais surtout ils utilisent la même rhétorique. Incapables d’argumenter sinon en traitant l’adversaire ou de nazi ou de communiste, ils sont pile et face de la même médaille !
Les gens ne sont pas idiots. La vie de tous les jours leur démontre qu’on ne peut pas toujours avoir raison, mais que l’on risque en persistant, de toujours avoir tort.
Ce qui enrage la foule, c’est qu’elle ne compte pas vraiment, quoique le pouvoir en parle sans arrêt comme s’il suivait à la lettre les recommandations du plus grand nombre, sans que jamais on en sache le contenu. Les médias prêtent la main à ce simulacre d’intérêt. La « famille » n’accueille pas, mais alors pas du tout, l’intellectuel anonyme dont on se garde bien d’exposer à l’attention du public ses dires et son physique. La « famille » aurait bien trop à craindre d’un anonyme parlant d’or et suscitant l’intérêt des masses. À la place on lui préfère le passant pris au piège d’une question le plaçant d’emblée dans les trouducs, alors qu’il entrait dans une épicerie pour s’acheter un fromage à cent lieues de se focaliser sur ce que mijotait le journaliste. Il est classé « bon client résumant la pensée commune de la majorité silencieuse ».
C’est dire que l’intrusion d’un OVNI en France en la personne d’Eric Zemmour secoue le landerneau. Encore que, intellectuel avant d’être journaliste (il y a tant de ses confrères qui ne sont ni l’un ni l’autre), ce n’est pas non plus le héros sanctifié par le hasard.
Il a écrit des livres, s’est illustré dans l’audiovisuel et tenu des chroniques sur CNews qui l’ont révélé au grand public.
Tout de suite on a vu la même réaction de l’extrême gauche à l’extrême droite, sans oublier le centre macronien, pour les uns, c’est un nazi, un raciste, pour les autres un antisystème fasciste sur les bords, pour tous un nationaliste obtus, antiféministes, pétainistes et surtout anti islamiste farouche.
Avant de proférer de telles accusations qui vaudraient pour beaucoup une condamnation en correctionnelle si la justice était logique avec elle-même, il aurait été logique d’entendre ce qu’il dit.

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Si la « famille » ne le fait pas, cela signifie que nous sommes tous placardisés, mis sous l’étiquette populiste, tendance nazie ou stalinienne, au choix.
C’est ce qui s’est révélé aux yeux du public et qui fait aujourd’hui l’extraordinaire audience de cet homme seul.
Ces attaques commencent sérieusement à troubler la vie des partis. Chez Marine Le Pen les cadres se rebiffent, dans la macronie un député REM veut qu’on retire son nom de la liste des imprécateurs traitant Zemmour de nazi. Au PS, la maire de Paris, balaie les questions de Zemmour d’un grand effet de manche, questions que le peuple pose depuis plus de trente ans, sans qu’une réponse lui soit donnée !
Et ça fait mal ! La pratique de la pensée unique dans la novlangue de la « famille » est pour la première fois récusée dans les statistiques qui viennent de placer Zemmour juste devant Marine Le Pen pour affronter Jupiter au second tour !
Tant que les « élites » ou la « famille » comme on veut, ne répondront pas clairement aux questions qui concerne le destin des peuples européens dans l’entité européenne, tant qu’on n’aura pas défini la politique d’émigration et remis la loi de la république dans les quartiers islamisés, tant que la politique des alliances pro américaine et anti russe, ainsi que l’appartenance de l’Europe à l’OTAN totalement américanisé ne sera pas remise en question, Eric Zemmour sera légitime en demandant des comptes.
Le cocotier avait besoin d’être secoué. Il l’est. C’est une bonne chose.

7 octobre 2021

Satan dénoncé.

On reste sans voix devant le dernier rapport sur la pédophilie mettant en cause des prêtres catholiques. Les pédophiles récidivistes qui officiaient dans des paroisses, sans « officiellement » attirer l’attention des autorités religieuses et des parents de leur petites victimes, en dit long sur l’hypocrisie qui régna durant des siècles, dans les évêchés français, auxquels nous pouvons associer les nôtres.
On peut parler d’omerta entre trois autorités, celle de l’église, celle du prêtre et celle des parents.
Les « non-dit » ont toujours relié les bourgeois entre eux. Les premiers, bien avant les Rose-croix, sous couvert de la foi, aidèrent à mettre à bas l’Ancien Régime, dès la Régence.
Ils le firent en voyant la manière « indécente » dont se comportaient les nobles licencieux touchés par le libre arbitre et l’encyclopédie, sans faire le rapprochement une seule seconde des manières dépravées des curés de paroisse, déjà pris par les guignons de la chair, comme l’écrivit Rabelais bien avant les libertins, et pour sauver l’honneur desquels ces bourgeois calottaient leur progéniture, quand celle-ci se risquait à faire des confidences, qu’ils ne voulaient pas entendre.
En Wallonie des dizaines de légendes ont couru et courent encore de prêtres quasi ouvertement pédophiles et que les évêchés déplacent de loin en loin, pour diluer le scandale sur une grande échelle !
Ces rumeurs étaient de « seconde main », les bruits rapportés par des domestiques, les confidences parfois maladroites chez le légumier du coin, souvent involontaires, des dames de la bourgeoisie à propos de leurs mouflets abusés. Jamais, on ne vit aucune de ces grandes âmes qui payaient deux sous de l’heure un ouvrier, déclamer ouvertement contre leurs prêtres, préférant traiter le peuple de racaille sans mœurs.
C’est aujourd’hui tout à l’honneur des autorités de l’église de dénoncer les errances d’un contingent de prêtres indignes, mais qui laisse supposer, qu’il en était ainsi depuis la nuit des temps. Sans doute depuis qu’une bulle papale, en 1123, mit fin à la paillardise des tonsurés, avec la défense de prendre femme. Réduit à la séduction de proximité, il devenait évident que la jeunesse dont le prêtre avait mission de former et d’instruire, allait devenir un objet de plaisir.
Les rares mises en accusation l’étaient surtout pour blasphèmes et offense à Dieu, ce qui laisserait supposer que l’offense à Dieu fut en partie celle des petites victimes.
On sait par l’expérience de la démocratie que les pouvoirs qui échappent au contrôle des citoyens peuvent déraper. On le voit en politique, comme les emplois de dirigeants se sont multipliés à l’infini dès lors qu’ils supposaient l’accompagnement d’une rente. Les religions moins touchées par l’argent devaient compenser par d’autres abus.

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La mode actuelle commande l’Européen à se couvrir de terre et à présenter ses excuses. Le pot-aux-roses était l’occasion au pape de faire son mea culpa, sacrifiant ainsi à la Woke attitude.
Sauf qu’ici, certains officiants sont toujours en activité, alors que le Woke actuel revendique de prendre à son compte la punition des crimes de Léopold II, de Napoléon, etc. !
Que va faire le pape du troupeau de brebis égarées ? Est-ce que l’omerta reprendra le dessus, quand la vogue Woke sera une mode dépassée ?
Béatrice Delvaux, Editorialiste en chef au journal Le Soir, a traité du même sujet. « Ce n’est pas le procès des prêtres que fait le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise en France, c’est celui de l’Eglise catholique. L’énoncé des chiffres des victimes d’actes pédophiles commis par un prêtre, un diacre ou un religieux est infamant : 216.000 personnes, ou 330.000 si l’on ajoute les faits commis par les non-prêtres ou religieux liés à l’Eglise. Mais la partie la plus noire du rapport « Sauvé » est sa dénonciation d’un « phénomène systémique ». Les membres de la Commission émettent une comparaison destructrice pour une institution protectrice des plus faibles : l’Eglise catholique serait en France, hormis les cercles familiaux et amicaux, le milieu où la prévalence des violences sexuelles est la plus élevée. Et d’ajouter : « L’institution ecclésiale n’a clairement pas su prévenir ces violences, ni simplement les voir, et encore moins les traiter avec la détermination et la justesse requises. »
Les prêtres pédophiles que désignent madame Delvaux sont, selon elles, limités à une sorte de kyste dans les communautés religieuses, qu’une courageuse église tente d’extraire. L’éditorialiste en chef ne veut pas voir la responsabilité de la bourgeoisie qui savait et s’est tue. À l’avenir, la bourgeoisie en couvrira bien d’autres. C’est dans sa nature, à la fois moralisatrice et profondément perverse, que madame Delvaux s’empresse d’ignorer…

6 octobre 2021

Un sondage bien profond !

Encore un sondage dont on aurait pu se passer. Il en sera tiré des statistiques que déjà de son temps Winston Churchill avait épinglées « Il ne faut se fier qu’aux statistiques truquées par soi-même ».
Celui-ci, orchestré par Kandar, se consacre à ce qu’on croyait savoir « êtes-vous satisfait de la démocratie ?». Seuls sont satisfaits ceux qui y occupent une place prééminente avec quelques rentiers et une poignée de royaliste chrétien, dont Di Rupo, presque chrétien, mais royaliste à coup sûr, disait déjà ma grand-mère qui connut les affres de toutes les occupations, les mal-rétribuées et l’occupation allemande. Les ministres doivent être satisfaits, les auxiliaires de service beaucoup moins. L’amour de la démocratie est dégressif. Il doit être quasiment inconnu chez les SDF. Enfin, on croyait connaître la chanson. On se trompait. On n’avait pas fait le ménage.
Êtes-vous pour le remplacement du système d’une démocratie parlementaire ? Un bon quart des Belges excédés par l’effervescente propagande des ministres en exercice ou espérant y être, ne peuvent plus les sentir.
Ils veulent en finir avec l’usine à gaz. On ne comprend pas qu’ils ne sont que 25 %. Il est vrai que le sondage ne concerne que les gens qui ont le téléphone. Comment sonder ceux qui ne l’ont pas ? Les fervents du remplacement y seraient plus de 25 %.
Où ça dérape : un citoyen - sur trois - estime que notre société serait mieux gérée si le pouvoir était concentré dans les mains d'un seul ! La RTBF a commandé ce sondage. On se doute que Philippot, son PDG, s’est pris pour Winston Churchill.
On n’est plus dans le gag téléphonique. On s’inquiète à raison. Un type qui aurait tous les leviers, tous les pouvoirs ! Vous voyez Georges-Louis dans le rôle du docteur Fol-Amour, habillé à la Goebbels, se fâchant sur le micro comme Chaplin dans « le dictateur » ?

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Un citoyen sur trois se verrait bien sous un nouvel Adolphe ! Les bruits de bottes dans la rue, l’émotion chez le voisin, les violents coups sur la porte… des séraphins chaussant du 45 arrêtant sur dénonciation anonyme, comme pour dénoncer les non-vaccinés que souhaitait Vandenbroucke ?
Enfin, plus de la moitié de la population (56,7% des personnes interrogées) trouvent que notre démocratie parlementaire fonctionne mal mais reste le meilleur système. Le Belge est resté un enfant crédule. Tout petit, on lui disait à peu près la même chose pour l’économie. « Oui, mon fils, c’est moche, c’est injuste, mal fichu et ça ne récompense que les moins scrupuleux, les plus vachards, les plus égoïstes, mais on n’a pas encore trouvé autre chose. La nature de l’homme vicelarde, dangereuse, incompréhensible, pataugeant à l’aise dans le fumier, s’est bien adaptée ! ». Alors l’écolier fait le lien entre économie et démocratie, l’amalgame entre la Belgique, le MR et les USA… !
Ce n’est pas fameux, mais chez les bolchevicks, c’est pire, dit-on à la FEB. Après tout, on ne peut pas voir tous les hommes égaux, sans que la moitié de l’humanité trouve la justice amère !
Le salaire pour qu’il soit décent, la première mesure serait de mettre De Croo au salaire d’un petit cadre d’ArcelorMittal, deux mille euros nets par mois, pas un chouia de privilège en plus. Vous le verriez furieux lutter contre les hauts revenus du privé, sans avoir la carte du PTB.
Restent tout de même les bonnards, ces Belges modèles. Ils pensent à 19,3 % que le système démocratique actuel, permet d'élire de façon équilibrée les représentants de la population. C’est là que nos avocats-députés et le sénateur-coopté Bouchez recrutent leurs supporters, les fêlés du bocal, de la bien-pensance.
La RTBf espère que ce sondage deviendra la matrice d’une future émission, "Bye-Bye, la démocratie ?". Afin de ne pas trop se faire remarquer par les espions du MR de la section politique, le clan des pistonnés du PS essaie de se racheter dans la conclusion.
« Ce sont, note la RTBF, surtout les jeunes, les inactifs, les ouvriers et les personnes avec un diplôme de primaire (sic) ou de secondaire inférieur qui veulent un régime fort. L'un des chiffres marquants de ce sondage est en effet le pourcentage des jeunes de 25 à 34 ans qui approuvent cette affirmation. Près de 47% de ces jeunes sont d'accord ou totalement d'accord. ».
Et si tout bonnement, nos oisillons désiraient un grand leader, botté et burné à la Tapie, rien que pour lui botter les fesses ?
Hélas ! on sait comment ça tourne le bien botté et burné quand on lui laisse le mors aux dents. Il vend à la découpe, prend un max au passage. On voudrait s’en débarrasser. C’est trop tard. Il accède aux pantoufles sous les lits et cocufie tout le monde.
(Ce sondage Kantar a été mené auprès de 1.004 personnes entre le 20 et le 27 septembre derniers. Sa marge d'erreur maximale est de 3,01%.)

5 octobre 2021

Défécation.

Il doit y avoir quelque chose qu’on a manqué. De tous les personnages qui se sont lancés dans la politique, depuis la nuit des temps à nos jours, aucun n’a jamais confessé qu’il s’était trompé, qu’il avait commis une erreur quelque part.
Le bonheur des peuples est tellement évident, les gens sont tellement épanouis… que cela se devrait voir ! La paix et l’harmonie devrait régner et selon Candide « tout serait au mieux dans le meilleur des mondes ». Or, rien de pareil. On prie tous les matins le dieu américain, mais Biden reste sourd, son prédécesseur parlait trop pour le même résultat.
En écrivant ces lignes qui se voulaient, au départ, parfaitement honnêtes et n’ayant pas trouvé ce quelque chose que nous n’avons pas vu à la gloire de la démocratie, nous nous laissons aller à l’ironie, victime de l’observation d’une Belgique des chefs, particulièrement malheureuse, redondante à tous les échelons.
Nous voilà insatisfaits, mais incrédules à l’énoncé des faillites, des incuries déguisées en triomphes, des catastrophes maîtrisées, sinon contrôlées.
Au-delà de la géographie tortueuse, linguistiquement imbuvable de ce malheureux pays, des rendez-vous douteux dans l’usine à gaz de la rue de la Loi, nous avons bien vu comment le politique pouvait dire tout et son contraire, rien qu’au sujet de la pandémie.
Non seulement les vérités péremptoirement annoncées sur le virus sont fausses, mais l’efficacité dans la lutte contre ce danger mortel le fut tout autant. Pour la bonne raison que des scientifiques aux chefs politiques, l’art était de rassurer les populations avec l’accent de la vérité, tout en ne sachant pas grand-chose sur la prophylaxie, les méthodes à employer et les confinements.
Évidemment rassurer les populations, c’était d’abord le moyen de se rassurer soi-même et dans cette confiance jouée, faire croire que tout était sous contrôle, alors que rien ne l’était.
La farce continue aujourd’hui, on sort du tunnel… on va sortir du tunnel, bref la pandémie n’est pas entrée dans le tunnel sous Cointe. Il s’agit d’un tunnel dont on est ou n’est pas sorti, encore.
Quant aux inondations, c’est bien simple, on avait tout prévu, les barrages, les bassins de rétentions des eaux, les stations d’exhausse, sous contrôle depuis 1928, date des grandes eaux.
Comme cela ne le fut pas et que les inondations dépassèrent les prévisions les plus pessimistes, il devenait évident que l’erreur n’était pas dans les estimations « raisonnables » mais dans la faute due à l’exceptionnel, donc imprévisible.
Nous ne pouvons rien contre la nature (discours des journaux et des personnels responsables).
Cela fut dit juste une semaine ou deux, afin de calmer ceux qui pataugeaient dans ce qui avait été leur maison, espérant sauver un souvenir. Ils auraient été infréquentables dans leur détresse. Voyez-vous, en ces temps de barbarie, qu’il s’en révélât des barbares, allant jusqu’à molester les « hauts placés » ?

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Les hautes eaux ont complètement bouleversé la technique de tout magnifiquement contrôlé avec un minimum de dégâts. Ce fut donc un repli stratégique, celui d’en dire le moins possible et de n’aller sur les lieux que dans des endroits sûrs, avec une police discrète en faction éveillée derrière chaque monticule d’appareils électroménagers inutilisables.
Elio Di Rupo passé maître dans le numéro de politicien mondain, se fit une douce violence pour être vu, le chandail sur l’épaule, prendre un air catastrophé, comme s’il venait de perdre son petit ami.
Un qui se croit être au-dessus des politiciens médiocres, c’est Georges-Louis Bouchez. Il ne peut pas s’empêcher de critiquer, de récriminer, de fulminer contre les communistes et même contre les rouges, suivez son regard, puis contre les libéraux, etc.
Ce n’est pas qu’il va se faire des ennemis dans son propre parti, c’est déjà fait.
On serait presque tenté de le mettre au défit tout de suite, tant il est assuré et le seul à avoir une solution pour tout. C’est le monsieur bricolage capable de recoller à la colle de son inventions tous les tuyaux de l’usine à gaz, toutes les conneries de Ducarme à Lallieux, de Magnette à Hedebouw.
Il fatigue depuis une publicité payante sur Facebook où il écrit noir sur blanc, Georges-Louis Bouchez est avec Georges-Louis bouchez.
L’hiver venant, tout va se traduire par une accalmie dans l’invective. La désignation du grand responsable, parmi les pairs de la haute bourgeoisie de direction, se fera au printemps, quand on rouvrira le tunnel sous Cointe grâce à la persévérance de Georges-Louis. Avant cela, on aura Halloween, les réveillons, la foire d’octobre et un briefing pour d’autres éventuelles déconvenues, mauvaises décisions diverses et enterrement de la pension à1500 euros. On parlera peu des déficits de la Région Wallonne, de la connerie coûteuse de la fédération Wallonie-Bruxelles. Peut-être aura-t-on une réflexion sur les selles d’un De Croo, pour que GLB nous parle des siennes ?
Il lira notre avenir dans le moulé et la couleur de ses fèces et le pays sera heureux !

4 octobre 2021

Les Wallons, citoyens français qui s’ignorent !

La semaine dernière un Wallon est venu nous dire, la bouche en cœur, que la Wallonie était viable seule, à condition de travailler 4 heures de plus par semaine sans être payé, si nous voulons ne pas déchoir de notre « standing », sous peine de ressembler à la Grèce.
Tout est dit.
Mais il s’agit d’un « standing » d’un système économique qui montre actuellement des symptômes d’essoufflement et rien ne dit que, demain, toujours empêtrés dans la Belgique fédérale, nous ne soyons contraints quand même de travailler quatre heures de plus par semaine, avec le même salaire.
Il n’y a que deux manières de sortir d’une Belgique que les Flamands ont rendue complexe.
La première, c’est un engouement populaire des Wallons pour une Nation wallonne, comme la Flandre. Il n’en est rien. Les gens d’ici sont satisfaits de leur subordination à un tout belge et une Communauté française inutile, sauf à placer des gens de parti à des emplois profitables. Il y a une région wallonne, mais pas une nation wallonne.
Selon Jules Gazon de l'UL, la Wallonie ne pourrait pas survivre seule, sans l'actuel système solidaire national qui lui permet de percevoir 6 à 7 milliards d'euros par an via la sécurité sociale.
La seconde et la plus probable serait la sortie unilatérale de la Flandre de l’entité Belgique. Devant l’imbroglio politique qui s’en suivrait le statut de la Wallonie en serait bouleversé. L’Europe directement concernée avec la France notre grand voisin dont nous avons fait partie jadis, connaîtraient une période transitoire délicate. Il n’est même pas dit que la France n’annexerait pas d’office ses territoire perdus après Waterloo.
En attendant un statut plus précis, la Wallonie se retrouverait dans la situation de la Grèce en 2009, au début de la crise de la zone euro. Les hésitants rejoindraient les convaincus : ce qui nous arrive est essentiellement dû à l’absence d’hommes politiques à la hauteur.
Interrogés sur une Wallonie indépendante les MR, Reynders, Michel et GL Bouchez, fuient comme des lapins devant la belette. Bouffés par le libéralisme productiviste, des mondialistes comme eux n’ont plus une once d’appartenance à la communauté française. Ils raisonnent comme Trump et vouent un culte à l’Amérique, pourquoi voulez-vous qu’ils abordent même en esprit, l’hypothèse d’une Wallonie indépendante ?
Les socialistes ? Sans être des bouffons de la Stars and Tripes Association, se sont économiquement américanisés aussi. Leurs ascendants ont bradé le MPW et se sont bruyamment dissociés des rattachistes, après la disparition de François Perrin et d’André Renard. L’influence d’Elio Di Rupo depuis plus de dix ans a plombé toute velléité d’une réflexion indépendantiste, puisque l’homme est ouvertement royaliste et patriote de la plus bourgeoise des manières.
Du tango perpétuel des partis qui gèrent la région, il ne faut rien espérer.

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En réalité, du seul point de vue de l’observateur, ces partis n’étant pas crédibles dans ce domaine particulier, seul le rattachement à la France, dotée d'un PIB quatre fois plus élevé que celui de la Wallonie, serait possible, à condition que pendant une période plus ou moins longue, la France reprenne la charge des 6 à 7 milliards que coûte la Wallonie à la Flandre.
Toujours en gardant l’optique du système libéral dans lequel nous baignons, l’homme lucide n'est pas très optimiste pour l'avenir de la région. Si l'éclatement du pays était estimé inévitable à terme, l'incapacité de la Wallonie à rivaliser avec la Flandre sur le terrain économique, entraînerait des répercussions défavorables sur les entreprises et la main d’œuvre wallonnes.
L’Europe, à défaut de la France, pourrait aussi intervenir en soutenant une Région au cœur des 27, capitale pour son avenir, partie prenante de sa fondation.
Reste la réalité que les belgicains ne veulent pas voir, la Belgique n'est pas une nation, c'est un état créé par les puissances coalisées pour affaiblir la France, une barrière pour empêcher la France d'atteindre la rive gauche du Rhin et de posséder Anvers. Lors de la révolution en 1830 les Belges francophiles voulaient le rattachement de leur état à la France ou être au moins dirigés par un prince français, ce qui fut refusé par l'Angleterre et la France qui redoutait une nouvelle coalition contre elle, n'eut-il pas mieux fallu donner la Flandre au Pays-Bas, et la Wallonie à la France ? Peu à peu les élites dirigeantes d'un état francophone et francophile sont devenues francophobes ou défiantes vis à vis de la France, se sentant obligées de justifier via le pirennisme l'existence d'une Belgique soi-disant venue du fond des âges.
Nous avons beaucoup manqué à la France, sur le plan économique. La Wallonie française aurait permis à la France de faire jeu égal avec l’Angleterre et l'Allemagne, mais c'est surtout d'un point de vue stratégique qu'elle aura été fatale à la France en 1940. Sans Léopold III et sa poltronnerie pro-allemande, il y aurait eu une continuité frontalière entre Sedan et La Panne. La ligne Maginot aurait couru jusqu’à la mer du Nord, rendant inopérant les blindés de Guderian et de Rommel.
L’histoire contemporaine en eût été bouleversée. Oui, la Belgique a coûté des centaines de milliers de morts inutiles.

2 octobre 2021

Un mandat de trop ?

Celui de Di Rupo, ministre-président du gouvernement régional wallon.
Le voilà au pied du mur avec le conclave budgétaire et une dette de 21 milliards d’euros. Il aura beau dire que cette dette est imputable à la pandémie et aux inondations, elle est aussi la conséquence d’une politique libérale fort généreuse pour les entreprises et en revanche parcimonieuse, voire restrictive pour les travailleurs et assurés sociaux.
À la création de ce gouvernement wallon, le formateur a offert les postes clés aux libéraux, avec Jean-Luc Crucke et Borsu (MR) aux commandes. On se demande si cette capitulation des socialistes n’était pas un aveu de faiblesse devant un libéralisme triomphant et d’admettre cette emprise, à la condition de laisser le poste de président à Di Rupo ?
Ce que les MR wallons se sont empressés d’approuver, d’autant que si la politique libérale est critiquée, son président, Di Rupo, ferait un parfait bouc émissaire.
Connaissant le caractère présomptueux de l’ancien président du PS, le seul fait d’être le chef de ce gouvernement, le parti maintiendra jusqu’au bout cette coalition, quitte à perdre ce qu’il lui reste de crédits auprès des populations.
Et puis l’âge venant, c’est toute la personnalité de Di Rupo qui fait surface avec ses convictions anciennes d’un pays rêvé et des mamours à la dynastie ! Revient alors avec force sa haine des rattachistes et de tous les souverainistes wallons, à peu près toute l’aile gauche de son parti. Profondément libéral lors de son mandat de Premier ministre fédéral, il a osé jeter les premiers jalons d’une traque aux jeunes chômeurs, ce dont a largement bénéficié son successeur Charles Michel qui a complété le travail.
C’est donc cet homme, déphasé, affaibli intellectuellement, qui va devoir départager au gouvernement régional ce qu’il reste de la pensée socialiste des intérêts libéraux, dans un budget à l’avance acquis à la bourgeoisie et aux industriels locaux.
Les discussions ne sont pas faciles mais elles avancent", assurait jeudi le ministre wallon du Budget, Jean-Luc Crucke, qui ne spécifiait pas pour qui elle n’était pas facile !
Évidemment, pour lui, l’essentiel reste de prendre les mesures nécessaires afin de s'attaquer à la dette tout en n'entravant pas la reprise de la croissance, selon ses propres termes.

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Tout est dit dans cette déclaration du MR, qu’on peut traduire par : il faut laisser revenir du gras sur la couenne commerçante et fabricante de nos membres libéraux en grattant jusqu’à l’os ce qu’il reste à prendre sur les salaires et les indemnités diverses de la population.
Cette manière unilatérale de gérer les affaires est aussi celle du gouvernement De Croo au fédéral. J-L Crucke résume la chose à l’attention des journaux « Il est plus facile de dépenser que de réfléchir à des économies structurelles », sous-entendant par là que tout qui ne pense pas comme lui est un inconscient, extrémiste sans doute, PTB certainement.
Petit clin d’œil à l’intention de Sud-Presse, histoire d’affûter les attaques contre les « complotistes » : "Mais nous avons encore un peu de temps puisque notre épure budgétaire 2022 doit être remise au fédéral pour le 15 octobre".
Pour une Région comme la nôtre, faite de deux grands pôles industriels et le reste partagé entre forêts, pâturages et cultures maraîchères, la dette atteint désormais 21 milliards d'euros, en hausse de 7 milliards par rapport à l'an passé. Il serait facilement démontrable que les 7 milliards de rabiot sont loin de faire le décompte officiel de 4 milliards dévolus à la gestion du covid et 3 milliards aux inondations du mois de juillet. Comment en effet, justifier une dépense de trois milliards supplémentaires sur deux mois entre juillet, mois des inondations et septembre, mois auquel les comptes ont été arrêtés ! Alors, qu’on a pu voir la Région abandonner l’initiative aux ASBL et aux initiatives des populations solidaires aux sinistrés !
Si monsieur Crucke pouvait nous détailler en quoi ces trois milliards ont servi dans l’aide immédiate aux gens ayant tout perdu par les eaux déchaînées, il serait le bienvenu !
Ce qu’on apprend surtout, le prêt fédéral que De Croo nous a concédé ne devra pas être honoré pendant cinq ans. Cela laisse à Di Rupo la faculté de jouer une dernière fois les grands seigneurs, dans son dernier tour de piste.
Je souhaite bien du plaisir au suivant !

1 octobre 2021

Testament de génération.

Non, la situation ne va pas de mal en pis. Elle suit un cours qui semble échapper aux hommes pour la simple raison que chacun vieillit. La phrase qui ouvre le livre de Nizan « Aden Arabie » est restée célèbre, « J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie ». Il ajoutait « Le voyage est une suite de disparitions irréparables ». Ce livre est une attaque contre la bourgeoisie, ses enseignements, sa philosophie et sa culture, ainsi que l'aliénation de l'homme par l'homme. N’est-ce pas se récrier sur son âge et en même temps énoncer tous les combats possibles qui font le sel de la vie ?
Que regrette-t-on dans les années qui ont compté pour nous et qui se sont envolées, sinon le fait d’y avoir eu vingt ans essentiellement ?
Les vieux ne comprennent plus aujourd’hui le temps qui passe, parce que ce n’est déjà plus le leur et comme les mœurs se sont aussi métamorphosées comme la façon de vivre, ils se persuadent qu’avant c’était mieux !
Ce n’est pas une raison d’oublier que l’évolution est rapide et se moque des humains, par le seul fait qu’elle extrapole sur des réalités essentiellement et non pas sur des hypothèses intellectuelles.
L’économie n’est dangereuse parce qu’elle n’est qu’une soif inextinguible de consommation et qu’elle a entamé les réserves que la nature nous offrait. Comment pourrait-elle s’arrêter, puisque tout concourt à ce qu’elle se surpasse d’année en année remettant de l’énergie dans la machine ? Mais tout simplement par rupture d’approvisionnement des sources taries, de pétrole, de terres rares, de charbon de tout enfin, même de l’eau potable, qui par le fait de cette pénurie non organisée à des fins spéculatives, mais produites par l’assèchement des dons de la nature, va nous conduire d’ici une génération à vivre autrement, que Georges-Louis Bouchez le veuille ou non.
Rien que l’automobile, qu’elle soit empêchée de rouler, voire d’être autorisée à un petit nombre de personnes, le bouleversement considérable dans la vie de la cité et des campagnes que cela sera !
Vous voyez bien que la voiture électrique n’a pas d’avenir, qu’elle n’est là que pour rassurer les imbéciles et puis, si ça n’est pas suffisant, on aura le moteur à hydrogène, qui pourrait relancer l’économie libérale pour cinquante années supplémentaires, sauf que les autres problèmes persisteront !
Quand on a raison vingt-quatre heures avant le commun des hommes, on passe pour ne pas avoir le sens commun pendant vingt-quatre heures estime Rivarol.
C’est fou le nombre de personnes déraisonnables aujourd’hui sur le climat autour de Sandrine Rousseau qui auront raison demain, quand ce sera beaucoup trop tard.
Et c’est presque une revanche des vieux, sur ce qui va se passer demain quand ils ne seront plus là !... Quand vous serez dix milliards sur cette terre, rapetissée par la montée des eaux et que cent philosophes vous auront prévenus des siècles plus tôt, nos économistes auront toujours le haut du pavé, pour vous la bailler belle. Vous n’aurez plus que la ressource de leur clouer le bec et plutôt que pleurer sur vous-mêmes d’apprendre à vivre autrement, si c’est encore possible.

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On ne change pas la nature humaine sur un siècle, ni sur mille ans. Elle ne survit que par sa grande capacité d’adaptation, comme elle a prospéré en domestiquant ou en tuant le vivant autour d’elle, sur le temps qu’elle défrichait le biotope pour le bétonner afin que plus jamais rien ne repousse à sa surface.
Oui, mais à dix milliards, quand il n’y aura plus rien à défricher et qu’un sac de pommes de terre vaudra une fortune ?
Je donne à parier qu’on reviendra à l’eugénisme, puis au malthusianisme et à Proudhon quand, évidemment, des peuples pour survivre se feront guerriers sanguinaires pour transformer en temple de la Nation d’autres Sainte-Sophie, peut-être même en reviendra-t-on au cannibalisme ? C’est-à-dire à l’absolue nécessité de satisfaire sa faim et réduire le nombre de vivants.
Peut-on qualifier de génie humain, une intervention magistrale mais qui arrive beaucoup trop tard pour valoir quelque chose ?
C’est tout le régime capitaliste cette interrogation-là. Soit une petite merveille qui arrange bien nos affaires et nous transforme en laborieux plutôt qu’en soldats !
En ce temps-là, la vieillesse était une dignité, aujourd’hui elle est une charge se lamentait Chateaubriand, deux siècles avant que nous nous croyions les premiers à dire la même chose.
Le seul regret quand on touche à la fin de sa vie devrait être d’ignorer pour toujours ce que deviendront les vivants après nous. Non pas par l’envie de savoir et probablement de se réjouir des désastres prédits, mais en raison de la solidarité toujours possible en alternative des guerres et des pillages.