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31 décembre 2007

Les nouveaux Juifs.

Avec le retour en force de la Droite, la France est revenue à ses anciens errements. La mondialisation de l’économie est pareil à un régime fort dans la main d’un tyran. Pour y avoir jadis révélé une âme de domestique, le Maréchal Pétain montra qu’il avait l’échine souple. Aujourd’hui, c’est la France du Président Sarkozy. L’un avait à subir Adolphe Hitler, l’autre s’efforce d’accommoder sa population laborieuse aux efforts sans compensation de l’économie mondiale.
Dans les deux cas, l’action de la droite est simple : soumission !
Depuis la Restauration de 1815, la droite française n’a jamais fait autre chose que plier la population aux circonstances. Que ce soit Bismarck ou les maîtres de forge, il s’est toujours trouvé un Thiers ou un Paul Deschanel pour appliquer aux Français une politique qui préfère la vassalisation aux troubles qu’apporte le désir de justice sociale.
La Droite joue ainsi avec la peur de l’électeur troublé par les remous sociaux qu’il ne comprend pas. Elle monnaie alors « sa » paix qu’elle propose par des contraintes, des ségrégations ou des persécutions nouvelles.
Voilà ce qu’est le pétainisme, celui de 41, comme celui de 2007.
Evidemment, le cas de Pétain est exemplaire, vu les circonstances.
Avec lui, vient au pouvoir une droite qui se ressouvenait de la terrible peur que le front populaire de 36 lui avait faite et qui en toute logique bourgeoise préféra l’occupation allemande à la résistance.
Sarkozy est devenu le potentiel président de la République lorsqu’en qualité de ministre de l’intérieur il a fait croire aux Français qu’il était le seul recours aux violences.
Il a réveillé dans le cœur de la majorité le spectre de la guerre civile, même s’il n’a jamais employé ce mot.
Il s’est bien gardé de produire la vraie photographie de la France au moment de son ascension. Il a fait croire que la France avait besoin de lui pour éviter le retour de la violence. En réalité, la violence est là depuis fort longtemps, puisque c’est la société elle-même qui l’est. Et cette violence ne peut se résorber par la répression, mais par la réforme en profondeur de la société.
Les statistiques le prouvent, le facteur essentiel de la violence, c’est la montée des inégalités.
La société française, à l’image de la société européenne, n’est nullement pacifique. A l’extérieur de l’Union, le monde l’est encore moins. Il y a des guerres partout sur le continent africain, en Irak, en Afghanistan, etc... On ne peut pas gérer l’Etat « en bon père de famille », quand le budget du ménage est sans cesse remis en question et convoité par des gens qui ont du pouvoir sur lui, alors que l’Etat n’en a aucun sur eux.
La seule force que les gens peuvent opposer à la logique pétainiste c’est celle de leur organisation et de leur discipline. Or, en France, mais encore en Belgique, les leaders des organisations populaires ont rejoint la droite sur à peu près tous les points. Le discours de Ségolène Royal est bien plus en adéquation avec le discours de Nicolas Sarkozy qu’avec celui d’Olivier Besancenot. Au pouvoir, les Socialistes français, comme l’Union pour la Majorité Présidentielle n’auraient rien changé de la société capitaliste de violence.
Peut-être auraient-ils raboté les excès, les cadeaux par trop visibles aux sponsors de la démocratie sarkozyenne ? Cela aurait-il changé fondamentalement la violence du pouvoir ?

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L’Europe dans laquelle la France est incluse, est un agglomérat de moyens et de petits pays. Les puissances beaucoup plus fortes, la Chine, les Etats-Unis dictent du fait de leur puissance, la conduite des autres. Par conséquent l’avenir non seulement de l’Europe, mais de la France est incertain. Personne ne sait de quoi il sera fait.
De cette incertitude, un sentiment de peur est né, fait de repli sur soi. Comme ils s’étaient adressés au Maréchal Pétain, figurant « le père », les électeurs de Sarkozy ont la même démarche.
Ils ne savent pas comme les protecteurs sont avides et prêchent le faux pour durer.
Dans la République pétainiste, l’Occupant était sur place et exigeait des gages. Il se payait directement sur la bête. En le faisant, il s’exposait aux réactions dont il ne pouvait maîtriser les effets, le sentiment d’être privé de liberté et de la nécessaire résistance.
La République de Sarkozy n’a pas d’occupants visibles. Seuls s’y voient leurs intermédiaires, les banques, les multinationales et le personnel politique. Les gens y sont pareillement enchaînés, mais ils n’en ont pas le sentiment. Ceux qui le savent sont minoritaires. Pour Sarkozy, ce sont les ennemis de la France.
Parmi les révoltés il y a les enfants perdus qui sentent confusément les choses sans pouvoir les exprimer autrement que par des déprédations, des incendies et des brutalités aveugles. Il y en a même qui ne sont en révolte que parce qu’ils n’ont pas la chance d’adhérer au pétainisme de par leur origine, c’est à dire ceux qui n’ont pas de papiers, pas d’argent, dont le travail est dur et ingrat, des étrangers venus chercher fortune. Et voilà le nouveau Pétain qui les fiche, leur impose des règlements nouveaux, les soumet à des lois oppressives.
Ce sont les nouveaux Juifs, à la différence qu’en banlieue, les camps de concentration n’ont pas de miradors.
Que les pétainistes se rassurent, avec Sarkozy, cela viendra.

30 décembre 2007

En avant ensemble

Les récents événements d’Islamabad ont occulté l’actualité de l’Irak…
On dirait en information qu’un clou chasse l’autre. On fonctionne au sensationnel, l’œil sur l’audimat ou les exemplaires vendus.
Pourtant, il s’en passe des choses ailleurs qu’au Pakistan.
A peine les généraux américains à Bagdad s’enorgueillissaient de l’amélioration sensible de la sécurité en Irak, qu’une bombe de fort calibre faisait 20 morts.
Cependant les cercueils des GI ne remplissent plus les Boeing pour le retour définitif. Que s’est-il passé ? Le djihad sélectionnerait-il ses cibles au point d’abandonner celles du Grand Satan ? Non. C’est une idée qui traînait dans l’air et qui devient prépondérante chez les fins stratèges du Pentagone. Puisque l’armée irakienne n’est pas plus efficace qu’elle ne l’était sous Saddam Hussein et que l’on ne peut pas compter sur elle, pourquoi ne pas faire appel à des mercenaires internationaux pour les sales besognes, les personnalités à protéger et les tours de garde aux endroits exposés ?
Auparavant, Washington avait lancé le bruit que la violence avait diminué de moitié à Bagdad grâce à l'opération « En avant ensemble » préparée et exécutée par les forces irakiennes en vue de sécuriser les quartiers dangereux de la ville.
L’effet d’annonce de cette pénultième propagande avait cédé le pas à la triste réalité : une guerre civile larvée entre sunnites et chiites et il s’en faudrait d’un cheveu pour qu’après s’être copieusement entrégorgés les rivaux de toujours ne s’accordent sur les moyens de se faire un ou l’autre occupant américain.
C’est le dernier gadget de la Maison Blanche. Le général Petraeus a remis les mercenaires à l’honneur sous la vague appellation de société de gardiennage et fait diminuer le nombre de morts de l’Armée. C’est tout ce que demandait Dobeliou.
David Petraeus n’en est pas resté là. Sur sa lancée et puisque d’autres américains, mais aussi des Européens, enfin des aventuriers de toute la planète, affrontent les religieux, le commandant des forces US à Bagdad a préparé un plan consistant à transformer Bagdad en une gigantesque prison, enfermant le tiers des quartiers de la ville dans des clôtures, et où les personnes seraient rigoureusement contrôlées. Le plan prévoit également le déploiement de cinq brigades mécanisées, soit 40 000 hommes, aux alentours de la capitale. Le tout c’est d’éviter « le contact avec l’ennemi ». Les troupes sont en appui logistique et ce sont les sociétés de gardiennage qui vont aux premières lignes. C’est simple, il fallait y penser.
Un général qui tue le temps et voilà ce qui arrive : Bagdad est sur le point de devenir le plus vaste camp de concentration de toute l’histoire !
La sociétés de gardiennage de sécurité privée Blackwater, est particulièrement active.
Parfois une fusillade éclate, et c’est dix ou douze morts irakiens fauchés dans la rue. C’est que les gars de Blackwater sont armés jusqu’aux dents, mieux même que les Marines. On se demande même si ceux-ci ne revendent par leurs « surplus » aux Blackwater. Jouer aux cartes dans les cantonnements est quand même plus sûr et exige moins d’armes.
Depuis l’année dernière, Blackwater a été impliqué dans près de 200 incidents en Irak. Au Congrès des sénateurs font semblant de se plaindre qu’on a laissé les sociétés de gardiennage sans beaucoup de surveillance. C‘est dire l’hypocrisie…

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A chaque pétard, Erik Prince, fondateur de Blackwater, ancien nageur de combat de l'armée américaine, dépose à peu près dans les mêmes termes, à savoir que son personnel a agi de manière "appropriée" dans un contexte difficile.
Prince peut facilement jouer sur le « pas vu pas pris » puisque sa société n’est pas la seule à « protéger » l’honnête citoyen.
On s’étonne que c’est seulement ces derniers mois que le système américain se soit ému de l’arrivée à Bagdad d’une nouvelle armée de métiers composée de civils !
C’est d’autant plus étonnant que depuis 2001, Blackwater a conclu des accords avec le gouvernement américain d'une valeur estimée à plus d'un milliard de dollars !
Bush n’est-il pas en train d’appliquer sur le terrain la boutade de Clemenceau qui affirmait que la guerre est trop importante pour la confier aux militaires ?

29 décembre 2007

L’hallali des fous.

La Belgique est un vieux cerf cerné par les chiens de meute de trois ou quatre gros châtelains flamingants.
Les lionceaux de Flandre sont d’accord pour partager la dépouille. Mais, ils se chamaillent pour les bois de l’animal. C’est à qui accrochera le trophée au manteau de la cheminé du salon.
Le plus important douaire est celui d’Yves Leterme. Il possède le plus de rabatteurs et de chiens courants. Il aura surtout l’honneur de servir l’animal.
Son hoir est le plus vaste. Ses menins, ses hommes liges et ses barons le soutiennent par respect pour le système féodal, mais c’est un parvenu.
Leterme est de ceux qui ne mesurent pas leurs paroles à l’aune de la réflexion et de la prudence.
Dans un sens, s’il nous avait dissimulé ses positions partisanes, peut-être serions-nous déjà sous la coupe d’un hypocrite mandat que nous subirions à nos dépens.
Tout autre est le sieur Reynders qui n’a de Liège que le titre domiciliaire. Depuis que sa meute s’est étoffée de trois ratiers de plus que l’ancien chef piqueur à la cocarde rose, son ambition n’a plus de borne. A défaut des bois du cerf Belgique, il verrait bien quelques pièces de la carcasse faisander dans son saloir.
Bref, le temps est moyenâgeux et les baronnies ont plus fait pour le séparatisme que Monsieur Gendebien en dix ans de fronde dans les Ardennes.
Le vieil empereur dans son castel du Belvédère ne peut plus compter sur les gonfaloniers du pape depuis que le cardinal est, comme le premier ministre, toujours Flamand.
Le CD&V, ancien parti de cagots thiois s’est donné pour spadassin Bart De Wever. Le dôme du Vatican que conçut Michel-ange est moins important à leurs yeux que la Tour de l’Yser. Aussi, l’eau qui ondoie les CD&V n’est plus bénite.
Voilà pourquoi la courre aux cerfs Belgique n’est plus cette joute épique dont les manants raffolaient. Les équipages sont aussi rutilants que par le passé, les belles dames et les beaux messieurs depuis leurs voitures envoient des baisers à madame Houart et aux autres de la plèbe ; mais le ressort est cassé. Le charme n’y est plus. On ne les voit plus comme les séraphins que nous offrons au monde, mais comme les factures d’un coûteux manège. Les Joyeuses entrées sont toujours gantoises. Albert a remplacé Isabelle par Paola. Hélas ! celui-ci n’est pas le fils de Maximilien II.
On boude le spectacle, le vieux cerf est lent à mourir. Les nobles et les moins nobles ont perdu la main.

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On dirait qu’ils acquièrent des manières de maître de forge, depuis qu’ils fricotent avec les PDG. Afin d’assurer leurs rentes et brevets que le suffrage universel à la bonté inépuisable leur conférait, ils y ont joint la pratique de l’industrie et l’amitié bancaire.
C’est ainsi que le vulgaire a déteint sur la noblesse. En démocratie, les poux sautent d’une tête à l’autre.
L’avenir est au verbe scinder.
Il faudra donc scinder, quoique les couronnes coupées en deux deviennent des diadèmes. La couronne de Belgique dont on disait la beauté, si le devant reste magnifique, le revers en est plus fruste. Leterme se verrait bien paré du côté brillant, comme l’empereur Auguste. Le Liégeois Reynders se contenterait de la face arrière. Elle est encore en or, non ? La dame Milquet et le baron Rouge de Mons n’en disent pas avec tant d’enthousiasme. Ils chevauchent désormais botte à botte. Ils veulent toujours du vieil empereur, mais se demandent comment le conserver en vie ?
Ils pensent à un zoo royal où le bon public pourrait venir le dimanche avec des ballonnets et des drapeaux que les enfants en bas âge agiteraient depuis leur poussette. Madame Houart marcherait en tête et c’est elle qui donnerait le signal du lâcher devant le palais royal.
Heureusement la trêve des confiseurs est là. Le carnaval de mars se profile. Quand l’élite, ses piqueurs et ses féaux seront sous les masques, noyés dans la foule, des fous parmi des fous, on ne s’apercevra de rien. Encore faudra-t-il tenir jusque là !
Toujours est-il que les Flamands ont bien joué dans ce gouvernement Verhofstadt. Ils en ont pris les meilleures places. Les tabourets qui restent sont pour nos bouffons de cour. Mais, nos Triboulets sont tellement heureux d’en être que l’on dirait qu’être ministre de l’air ambiant ou des énergies renouvelables, est plus important qu’être aux affaires extérieures et intérieures, aux armées et que sais-je encore !
Pauvres fantoches wallons, pauvres guignols francophones, pauvres… pauvres couillons !

28 décembre 2007

Des meilleurs vœux de gros calibre.

Extrait du Journal Le Monde : « L'ancienne première ministre pakistanaise, Benazir Bhutto, est morte, jeudi 27 décembre, des suites de ses blessures après un attentat-suicide qui a visé un de ses meetings, organisé dans un parc public dans la banlieue d'Islamabad, à deux semaines des élections législatives prévues le 8 janvier. »
Un commentaire à chaud sur un attentat et sans autres nouvelles que celles des journaux est affaire de journaliste.
C’est donc pour une autre considération qui n’est pas d’actualité, que je me sers de l’information.
L’acte terroriste, comme il s’en commet aujourd’hui, commandité par Al-Qaida, Pervez Musharraf , Nawaz Sharif, les talibans ou par une organisation terroriste inconnue, devrait desservir les assassins et finalement faire un grand tort à la cause au nom de laquelle l’acte a été commis. Cela est valable pour tous les attentats : au Caire, à Alger, à Islamabad, à Londres, à Madrid, etc qui déchiquettent sans discernement la femme, l’enfant et le policier, quelle que soit la confession, chiite, sunnite, maronite, musulmane, chrétienne ou agnostique.
Cela devrait exclure à jamais l’auteur et les instigateurs d’une connivence avec les populations. Les gens devraient fuir de telles monstruosités.
Or, les organisations terroristes n’ont pas de problème de recrutement !
Même en Europe, on professe l’assassinat comme un acte de foi. Des imams font du prosélytisme, des recruteurs sillonnent les pays. D’aucuns mettent en parallèles attentats et études coraniques, alors qu’aucune religion au monde, même si certaines s’y sont abandonnées jadis, telle la religion catholique au temps de l’inquisition, ne prône la violence comme moyen de recruter de nouveaux adhérents.
Quel genre de discours peut-on tenir pour convaincre un homme ou une femme ordinaire d’assassiner son semblable ?
Comment en 2007 peut-on faire croire à des gens qu’ils partent en croisade pour plaire à dieu ?
Il y a là-dessous deux destins asymptotes : le premier, c’est celui du recruteur qui se met au niveau du recruté et contrefaisant la morale, monte de toute pièce une morale inventée et justificatrice ; le second tient à la personnalité du candidat kamikaze. Il doit bien y avoir une faille quelque part dans son raisonnement, pour tout autant qu’il en ait un ? Peut-être est-il terriblement frustré ou alors, n’est-ce qu’un faible d’esprit « embobiné » par plus retord ? Enfin, peut-être est-il un profond mystique que Nietzsche assimilait à une espèce de fous dangereux, et le philosophe savait de quoi il parlait…
De l'assassinat considéré comme un des beaux-arts de T. de Quincey, est bien contemporain de l’attentat politique « à l’ancienne » : l’assassinat de Sadi Carnot, de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, de Trotski, de Kennedy et de quelques autres. Les dégâts collatéraux n’y avaient aucune commune mesure avec les carnages que font les kamikazes modernes.
L’assassin « vieux modèle », même instrumentalisé, agit seul ou avec quelques rares complices. L’organisation dont il est issu est une composante anarchiste ou maoïste, comme les Brigadistes en Italie (excepté à la gare de Milan), une antenne du KGB, un groupuscule d’extrême droite, parfois l’illumination d’un mystique individualiste. La cible est unique et le crime ne s’accompagne pas d’un bain de sang général.

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Plus rien de tel, depuis un certain 11 septembre à New York. Mieux encore, les mosquées sont visées, les marchés publics, les rues de grand passage, tout cela sans aucune considération humaine, dans une véritable folie sanguinaire, une boucherie sans nom.
Comment se fait-il, malgré une réprobation quasi unanime, que ces attentats aveugles se poursuivent, que le recrutement va bon train et qu’on se demande jusqu’où iront ces folies destructrices ?
N’y aurait-il pas deux écoles :
la démocratie, faux semblant, confisquée, manipulée, dépouillée de son vrai sens, mais école quand même de liberté, ouverte à la critique, d’une certaine laïcité mais lâche et bouffonne, monstrueusement égoïste finalement ; mais, sans commune mesure et hautement préférable à une société dirigée par des prêtres, condamnant l’égalité entre les sexes, interdisant une pensée libre, imposant des ukases revendicateurs, fondant leur puissance sur un enseignement mensonger de l’Histore.
Ce ne serait pas choisir entre la peste et le choléra, le choix reviendrait à opposer un moindre mal à la peste et le choléra assemblés pour une magistrale pandémie.
Le seul point commun est la perversion des propagandistes des deux bords. Mais s’il fallait choisir entre les maladresses du monde occidental et l’assassinat comme moyen d’atteindre le pouvoir, quel est l’homme honnête qui hésiterait ?
On a dit que l’attentat aveugle est l’arme des faibles. On a tort. C’est seulement l’arme des lâches.
Antoine Sfeir, écrivain et rédacteur en chef des Cahiers de l'Orient, comme on lui demandait la réaction américaine si Al-Qaida s’emparait de l’Etat pakistanais et de l’arme atomique, a répondu sans hésitation qu’à son avis le Pakistan serait vitrifié à la minute suivante.
160 millions de morts d’un coup, c’est ça qui soufflerait la première place dans le livre des records de l’horreur à Oussama ben Laden.

27 décembre 2007

Traité de philosophie pratique

Comme on voit les agités du bocal anglo-saxons suivre les lois économiques de Rawls et Nozick, se mordre au sang pour définir l’impossibilité du théorème d’Arrow, on se demande si avec Sarko au Sud et nos Flamands au Nord, nous ne sommes pas définitivement coincés en Wallonie ?
Mais, ils veulent notre peau ces cinglés du travailler plus pour gagner plus !
Ils les adorent les glorieux de la clé à mollette, les fondus des soixante heures !
Ils oublient une chose ces Germains en puissance : la philosophie analytique anglo-saxonne ne s’occupe que de questions futiles, comme les béhavioristes ne s’enthousiasment que de nos muscles et la façon dont nous saisissons le boulon qui doit passer par la gauche pour se visser à droite, afin que la chaîne gagne deux secondes.
Les champions du PIB se cantonnent aux aspects de la logique, du langage et de l’épistémologie, because le rapport des coûts de l’esclave et le rapport au tiroir-caisse.
Sarko, parce qu’il a vidé la cagnotte made in France et les Flamands parce qu’ils veulent remplir la leur (Je me demande si ce n’est pas la même chose ?) s’échinent à couper nos dimanches en quatre, à nous réduire à deux seules alternatives : bosser à un rythme accru ou crever de faim.
Comment elle va pouvoir suivre la Rosette des Iles, quand après sa prestation chez LDL, elle refait six heures pour les soins à Auguste et la sustentation nécessaire à une bonne fin de semaine de son ours ?
Car, il leur en faut six jours d’affilées chez ces brutes, de la belle caissière avenante et souriante.
Le travail propre du philosophe n’est-il pas de dénoncer les négriers modernes, plutôt que s’envoyer les discours de Sarkozy sur la belle ouvrage ?
Mais qu’il nous explique enfin ce que veulent les utilitaristes : le stakhanoviste président, d’accord avec nos Flamands de nous empêcher à tout prix d’être heureux à la pêche à la ligne ?
Pourquoi aucun des discours recruteurs ne nous parle de la façon dont les utilitaristes entendent maximiser la somme des utilités ?

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Hein ! sabir agréable, pas quand il s’agit d’interpréter après l’horloge pointeuse ce que cela veut dire. Les Volkswagen de Forest en savent un brin. Ils sont à peine rénovés que l’Audi les surprend par sa fine technique de montage. L’apnée est de rigueur, par le temps de respirer… Tant pis, c’est pour Rosette, pour pas qu’elle finisse chez LDL.
En final, personne finira chez personne.
Ce n’est pas Parker qui le dit, l’alternative n’est plus qu’entre le chômedu et l’hosto !
Tu parles d’une alternative !
Ah ! on s’étonne plus de l’intérêt des politiques pour la politique et des notaires pour le notariat. Ils ont foutu le camp les lâches des bureaux et de la fabrique !...
C’est fou leur attachement pour la causette… six mois qu’elle a duré et ils n’en ont pas marre. Au contraire, si on les écoutait on ferait des rôles de discussion comme des équipes à Chertal. D’ailleurs, ils espèrent remettre ça le 23 mars !
-T’es de quelle équipe ?
-De celle de six.
-Tu crois qu’Albert va s’arrêter à Verhofstadt 3 ?
-T’es fou ? On ferait quoi après ?
C’est comme ça, eux ont Verhofstadt, Sarkozy ou nos Flamands, les autres l’œuvre de Rawls à mettre en pratique, sans avoir lu la théorie dans les cabinets.
L’ouvrier, l’employé, c’est plus de technique qu’on lui demande, c’est de l’instinct !
Ainsi, il n’a plus besoin de réfléchir.
Réfléchir pour ce que ça a donné avant !
Tandis que l’instinct, c’est à la fois vieux et moderne.
Alors méfiance, si l’ergonome se pointe pour vous proposer une sphère d’autonomie individuelle, foutez le camp, c’est de l’arnaque.
Chipotez pas non plus avec Nozick. Si le patron glose sur les bienfaits configurationnels (paterned) en langage salopette selon que les débiles de la chaîne sont ou ne sont pas « finaux » (end-state), c’est l’instinct qu’on appréciait chez vous qui va prendre un coup.
Quant à tringler Rosette le samedi soir, avec ce que vous allez déguster en semaine, vaudrait mieux qu’elle loge chez LDL, pour ne pas être trop chlass le lundi matin.

26 décembre 2007

Fin des idéologies.

Avant l’actuelle traversée du désert de la pensée socialiste, la “critique sociale” s’était nourrie aux philosophes et aux leaders ouvriers, jusqu’aux années de l’après-guerre, dont mai 68 fut une date clé en France et les grèves de 70-71 en Belgique.
Trois sources de courants d’idées partageaient les opinions de gauche, sans compter les opinions extrémistes : le courant socialiste, le courant communiste et le courant syndicaliste, parfois s’interférant, se superposant ou se complétant.
La récente crise de 190 jours a permis de vérifier qu’il n’y a plus de place pour l’idéologie sociale. Le nationalisme flamand ne porte aucun idéal collectif transcendant, en dehors du droit germanique du sol. La particularité de cette crise réside dans l’identité de vue des deux Communautés : aucune ne possède un mouvement social important.
C’est la fin d’un certain engouement pour le social où l’utopie et l’espoir étaient le vrai défit des peuples, baume des humiliations, des injustices et des souffrances infligées.
Que reste-t-il du discours social ?
C’est dans le syndicalisme que se déclarèrent les premiers symptômes de la fin des grandes critiques sociales, des grands remèdes et des grandes illusions du militantisme moderne : désertion des réunions, disparition des collectifs, effacement du militantisme et du bénévolat, mise en place d’un personnel permanent, Josly Piette en est un pur produit, une « tête de gondole », s’il faut employer le seul langage que l’on comprenne encore : celui de marketing.
Les partis étaient moins pressés d’en finir avec l’idéologie. Les intentions des déclarations de principe avaient encore un effet d’entraînement. Les uns élaboraient des plans de sortie du capitalisme, les autres réfutaient les arguments marxistes pour aménager « un nouveau capitalisme » au profit des travailleurs.
Les syndicats montrèrent la voie collaborationniste, les autres se rendirent à l’évidence.
On ne peut s’insurger que lorsque la politique imposée révolte l’individu.
Certes, aujourd’hui encore, des discours franchement généreux viennent des bases du syndicalisme et du socialisme. Mais ils ne sont pas relayés et surtout ne trouvent pas parmi les permanents et les politiques, les porte-parole qui leur conviendraient.
Ce n’est pas une trahison, puisque les discours économiques dissidents sont minoritaires. C’est le signe d’une nouvelle perception de l’ordre des choses. Cette efficacité qu’il serait temps de définir, n’est en réalité qu’une démission déguisée, une reddition complète aux thèses capitalistes. Elle a le même effet que l’ancien « opium des peuples ». L’idéal s’est mué en une certitude d’impuissance hors des lois économiques et de la mondialisation du commerce.
Le terrain s’est vidé de ses occupants légitimes : les vrais défenseurs des travailleurs.
Le socialisme, le mouvement ouvrier, l’étude des grandes idéologies ne sont plus à la mode. Une lassitude a gagné la vie publique.
Les derniers idéologues vivent à contretemps et ne convainquent plus que quelques disciples. Mais, c’est important. Ainsi rien ne meurt, tout est en sommeil. Nul ne sait quand le réveil se fera, s’il se faisait jamais un jour…

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Il reste à déchiffrer l’immense matériau de l’imprimé socialiste, les doctrines successives et les propagandes qui subsistent du passé, afin de trouver les causes du lent déclin idéologique.
Sur ce vingtième siècle de vastes questions n’ont jamais été posées. Par exemple, comment a-t-on pu pervertir les buts du socialisme et du syndicalisme au point de dissoudre l’argent des cotisations – le nerf de la guerre – dans le paiement des salaires des permanents et l’achat d’immeubles de « standing » ? Comment a-t-on pu réduire l’action mutualiste à la seule ambition de payer les factures des « ayants droits », en dénaturant le caractère social égalitaire par des assurances complémentaires ?
L’étude du processus de désagrégation de la lutte ouvrière dans le fade consensus actuel serait facteur de surprises !
Dans une société qui a intérêt à l’amnésie, le devoir de chacun n’est-il pas de conjurer l’oubli d’un «passé qui ne passe pas». Il est clair que le syndicat FGTB de la place Saint-Paul à Liège ne se servira pas de son outil « La Fondation Renard » pour une entreprise de cette nature, comme les autres Fondations non plus d’ailleurs, qu’elles soient à Mons ou à Charleroi.
La conjoncture intellectuelle réduit les chercheurs à renoncer à l’ambition de comprendre. Elle est prompte à la censure des idées téméraires. Jamais le conformisme n’a été aussi efficace à étouffer les critiques. Pourtant dans une société où le travail est moins rémunéré que le capital, où des slogans comme « travailler plus pour gagner plus » n’auraient jamais été lancés il y a seulement dix ans sans provoquer des émeutes, il serait bien utile de se demander pourquoi ?
Ne sommes-nous pas enfermés dans une rationalité restreinte aux discours officiels du PS ? N’avons-nous pas forclos les questionnements critiques et les démarches téméraires pour ne légitimer que l’insignifiant ?
Aux troubles nationalistes et aux revendications du sol d’une Flandre de droite, si nous opposions une logique retrouvée d’un socialiste humaniste et conquérant ?

25 décembre 2007

Sun City ! (1)

Mais, qu’est-ce qu’on leur en veut, aux vieux !
C’est pas assez chiant comme ça de souffler à chaque rue montante, d’être en équilibre instable au moindre petit pas, il faut encore qu’on les descende à coups de latte, ces vulnérables, pour leur piquer les trois sous de leur pension.
Vous vous êtes déjà glissé dans la peau d’un plus de 80 berges ? Imaginez que vous ayez le double de votre âge ! Oui, je sais. C’est pas drôle…
Vous savez ce qu’elles vous disent à l’âge venu, les minettes ? Il n’est même plus question d’être droopy à bander foulard, transparents qu’ils sont les vénérables, au point que les charmantes savent même plus qu’ils existent. Elles passeraient à travers de l’abstraction si ce n’était la liquette qui signale qu’il y a des os animés derrière.
Parfois, un gus à 80 piges boquillonne sans ses cannes (plus rare que le cèpe de Bordeaux à Cointe) aussitôt, il se fait piéger par la centenaire qui mouille encore, alors qu’il ne rêvait qu’à de l’épanouie hors de ses prix. Vous pensez, un valide fin de parcours pour la rosière de Corneille, si elles en savent le carat, les gourmandes des asiles.
Bref, le Buffalo Bill du retour d’âge quoi qu’il fasse, est aussi mal barré que le perclus qui entame son dixième infarctus.
Il ne faut pas croire que le gouvernement s’est formé rien que pour l’urgence de la clinique et de l’usine à ploucs, les premiers nécessiteux : nos élites ! C’est pas demain, qu’au profit de la boursette du petit vieux, les socialistes mondains animeront le bal de la maison du Peuple, en faisant danser la mémère qui votait déjà Mathot en 62 !
Charles-le-chauve, le parent honteux, se rend pas compte que médiéval, il ferait de l’humus depuis longtemps.
Les vieux ont pas la mémoire du prix du timbre poste, alors le Moyen-Âge !
Ce qui dépasse tout en connerie, c’est le quadra qui pense à rien quand il convole avec une mignonne de 20 ! Il se voit pas racorni 25 ans plus tard. Dorian Gray à perpète…
Recruter des paillasses au temps de l’âge mûr, c’est s’inoculer une étrange maladie qui met 25, 30 ans à se développer.
Qui c’est-y qui vient après la performance ? Bander flanelle n’a jamais ravi la juste cause. Alors, les temps deviennent pénibles. L’instruction se reconnaît plus quand faut brosser la pratique en fin de théorie. Faut l’assaisonner la tortore…
Sauf, si le vieux à un magot et que Mimi cherche à se le farcir. C’est colombine au carnaval.
Loi de la jungle, univers impitoyable, le godemiché remplace pas tout…

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Si avant de trouver l’adresse charitable, le bon placement, Mimi respecte encore, c’est qu’elle s’est tapée en douce tous les vaillants de l’entrejambe. Evidemment si le vieux en sait rien… en plus s’il a des absences pour oublier que Léontine est, elle aussi absente, entre 16 et 18 h…
Donc, voilà le vieux tricard, placé fissa « la belle époque » maison de retraite.
Les parents lui font la gueule.
Les parents font toujours la gueule quand la génération d’en-dessous doit compléter la pension du pépé.
On va plus voir son vieux, quand les chèques rendent visite.
On téléphone de temps en temps à Maryse, la diaconesse du « Gay mouroir », le truc au grand air qui chauffe pas beaucoup ce qui est bon pour les bronchites. D’ailleurs rien qu’avec son cul, Maryse chauffe tout le rez-de-chaussée.
A 82 ans on s’étonne du phénomène. « papa Auguste, qu’a tant fumé, tant bu, même qu’il ne nous a rien laissé, qu’a enterré sa pauvre femme, notre mère, ils s’engueulaient du matin au soir, comment ça se fait qu’il vit toujours ?
On peut pas clôturer l’année en beauté ? Les infirmières sont pas payées pour ça ?
Maryse, la dirlo entend ça dix heures par jour.
Personne pour le finir, l’artiste ? La vie chevillée au corps, façon artisanale ?
Maryse a la sève qui monte entre les jambes, c’est Noël, elle se ferait bien une petite gâterie. Elle s’en fout d’Auguste, chambre 123. Les infirmières s’en méfient. Auguste pelote. C’est dire la santé. Elles ne veulent plus faire la toilette du soir. Elles délèguent la stagiaire, se massent derrière la porte, pouffent de rire quand Auguste rugit « prends la donc ! ».
Allez dire au téléphone au fils effondré qu’Auguste pète la santé ! Maryse sent qu’il va passer un mauvais Noël. C’est lui qui paie. Elle respecte le client.
-Il a passé une mauvaise nuit, le médecin est venu…
Ça veut rien dire, le médecin passe pour son petit cacheton, la routine… La vieillesse, c’est le diagnostic facile…
Parfois, le rejeton a des idées de meurtre.
Si on descendait au « Gay mouroir » façon commando pour l’étendre pour le compte, l’Auguste ?
C’est pas des charitables dans les asiles. Pour un mort, dix vieux en liste d’attente, comme à Saint- Bar ! Si on proposait une petite prime à la femme d’ouvrage ?
- Tu sais, minaude Chérie, la femme du fils d’Auguste, t’as des infirmiers humains, quand même ! A Gand, au cottage Camille Huysmans, l’infirmier chef a avoué l’assassinat de 4 pensionnaires par overdose d’insuline. T’en as qui prennent leur responsabilité, quand même !
C’est pas Maryse qui rendrait le service.T’es sûr qu’on peut pas transférer Auguste à Gand ?
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1. Sun City, une ville réservée au plus de 55 ans.

24 décembre 2007

Un Noël d’enfer !

Ils n’auraient pas osé poursuivre indéfiniment leurs conneries sans nous doter d’un gouvernement fédéral à la couleur des élections de juin. La chèvre de Monsieur Verhofstadt a fini par répondre à l’appel du loup…
Les réveillons au secours de la démocratie mondaine, c’est une première.
Mais que madame Houart ne baisse pas les bras, personne n’est d’accord sur rien et ceux qui incarnent la Belgique ont besoin de ses porteurs de cocarde. Ne serait-ce que pour préserver leur emploi.
Enfin, ce que j’en dis, les drapeaux et moi, on est fâchés depuis belle.
Les saluts aux trois couleurs ne font que commencer.
Déjà le concert de Noël chez le roi, le premier rang semblait sortir d’une visite de Ground Zero !
Après que nous nous soyons rués sur les foies gras, les champagnes en discount, un château Petrus à dix euros au night shop, les cérémonies des bons vœux et des baisers sous le sapin, quand nous aurons bien dégueulé notre sottise dans les toilettes des restaurants et les salles de bain des amis, il restera moins de trois mois avant que recommencent les éclats de voix, et les portes qui claquent, la figure en motte fondante de Reynders, Leterme en Sirius ricanant, et Di Rupo en Spice girls, nos rois mages repartis pour l’apocalypse.
Qu’ils se démerdent, nos délégués, comme on ne nous demande notre avis sur rien... Heureusement qu’ils nous l’ont confisquée, la démocratie… sinon, quelle responsabilité nous aurions !
La politique relève d’une curiosité de cabinet, comme on l’entendait au XVIIIme siècle. L’objet le moins rare que l’on projetait de jeter à la poubelle, se révèle soudain la pièce anatomique exceptionnelle. Ainsi Verhofstadt, battu aux élections, donne le « la » au vainqueur !
Aurons-nous le temps de nous farcir la dinde ?
On aurait tort d’oublier que c’est justement parce qu’il a mis au frigo tout ce qui aurait pu fâcher les Communautés, qu’on descend aux abris quand la N-VA passe dans la rue.
Leterme va s’en apercevoir à ses dépens, lui qui devra faire la preuve de sa compétence sur les nuisances sonores de Zaventem, avant la fin mars.
Zaventem est un conflit communautaire qui tout en étant mineur par rapport à BHV préfigure le meeting aérien du 23 mars. Le Vlaams Belang prépare ses fusées longue portée…
Pour l’heure, les Flamands ne veulent pas que leur aéroport soit fédéralisé. On se souvient de la mauvaise querelle faite aux chauffeurs de taxi bruxellois, coupables d’être en voiture francophone sur un sol flamand. Par contre, ils veulent bien rétrocéder gracieusement le bruit flamand qui s’échappe des avions qui décollent ou atterrissent sur le sol sacré, aux francophones.
On voit le genre de débat.

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Comment répartir équitablement le bruit sur l’ensemble des communes périphériques ? Isabelle Durand a été éjectée du premier gouvernement Verhofstadt pour avoir réclamé la parité sonore. A l’époque le problème a étouffé les Bruxellois sous le coussin de Laurette Onkelinx, gendarmette de service.
Puis ce fut Bert Anciaux, Flamand pur sucre, à s’embourber dans des plans afin de mettre en découpage linguistique les bruits des réacteurs. Si on totalise les plaintes des Bruxellois et les amendes qui sont toujours en instance au passif du personnage, on peut dire que c’est un ministre qui coûte cher à la Belgique.
On saura très vite si Leterme est toujours le pète sec président de la Région flamande ou s’il a conscience qu’être premier ministre inclura au mois de mars le respect des Francophones.
Nos rigolos feraient bien au lieu de s’éprendre des jouvenceaux de Berkeley et de Harvard, d’écouter les francophiles qui en ce moment ont la cote.
Que nous disent-ils, ces coqs gaulois ? (madame Houart n’aime que les chapons)
Qu’une Wallonie, sans être avalée par la France, pourrait nous valoir un statut intéressant, un peu à l’image du Luxembourg, si nous demandions son protectorat. La Wallonie, Région d’Europe, serait débarrassée du statut de puissance première, donc sans armée, sans une bureaucratie excessive, sans représentation internationale trop onéreuse, avec seulement un accord de représentation belgo-français. Une Région autonome où il ne serait plus question d’accorder le cœur à gauche avec la mentalité à droite, sans donneur de leçon, sans l’ukase d’apprendre une langue flamande quasi morte et dans le concert des nations fort inutile. Une Région qui ne se verrait plus combattue en tout par son contraire et qui pourrait parler d’une seule voix.
Pensons-y, plutôt que nous plier à coup de contorsions à une mentalité qui ne nous convient pas, à écouter des discours qui nous donnent des hauts le cœur, à vivre une situation de frontière linguistique qui donne l’impression d’une terre étrangère.
Mais bon, on en est à pêcher des petits ambitieux puisés au curriculum des économies politiques. On trouve malin de leur mettre le pied à l’étrier, eux qui ne vivent que dans l’espoir d’en ramasser dans une Belgique conformiste, vivier des athlètes du cumul des mandats.
On se demande s’il ne faut pas souhaiter pour 2008 que Di Rupo, Reynders, Milquet et consort se perdent à jamais dans le canal de Bruges à Gand, à vouloir convaincre Marieke…
Et que le populaire se retrouve résolu à liquider la Belgique !

Clinton ou Barack ?

Tandis que nous nous gobergeons de la venue d’un gouvernement après six mois d’attente – à ce propos, ce n’est pas en un trimestre avec Verhofstadt que l’on va régler un semestre de faux pas de Leterme – on en est au pugilat ou presque dans les primaires aux Etats-Unis.
On se demande où les candidats démocrates ont appris l’invective ?
D’habitude, chez les Républicains, comme chez les Démocrates, c’était celui qui avait derrière lui les sponsors les plus fortunés qui enlevait le morceau.
Quand on voit le spectacle qu’offre la candidate Hillary Clinton perdant son sang-froid à mesure que son avantage se réduit face à son rival Barack Obama, on se demande où l’ex first-lady a recruté ses conseillers ?
On n’a pas encore tenté le coup en Belgique, mais aux States c’est très poussé, on fouille le passé de l’adversaire et si on y retrouve quelques péchés de jeunesse, comme d’avoir fumé un joint ou d’avoir été contrôlé fin saoul au volant d’une voiture, c’est du pain béni pour l’adversaire.
Hillary en est à critiquer "l'ambition dévorante" de son rival, après que son équipe de campagne eut retrouvé un texte écrit à l'école primaire dans lequel Barack Obama se voit président. La dame oublie que son mari, le beau Bill, avait eu la même « pulsion » pour la présidence le jour où le président Kennedy lui avait serré la main quand il était étudiant.
Comme l’adversaire est noir et qu’il faut se garder quand on est une femme blanche de la moindre allusion qui pourrait faire crier la partie adverse au racisme, il ne reste plus qu’à faire le rapprochement en douceur de la couleur de peau avec l’islam. Ce n’est pas « tous les Noirs sont musulmans », mais le grand-père de Barack Obama était musulman, et enfant, il a suivi les cours d'une école coranique en Indonésie.
L'équipe Clinton puise dans le livre de souvenirs que l’imprudent Barack avait publié en 1995, et il y a matière…
Le camp du sénateur de l’Illinois reproche le bourgeoisisme de Hillary et son conformisme quand elle avait approuvé l’invasion de l’Irak par l’armée américaine. Les allusions au temps où Hillary était à la Maison Blanche, la femme au foyer, tandis que l’homme se faisait faire des gâteries dans le bureau à côté par des bénévoles, se font jour à quelques semaines du début des votes pour le choix démocrate. Là aussi, c’est d’un emploi dangereux, quand on veut mettre dans sa poche le suffrage de toutes les ménagères américaines qui ont pardonné les incartades de leurs infidèles compagnons. L’accusation de sexisme n’est pas loin.
Et dire que ces deux-là sont du même parti !

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De l’autre côté, les candidats républicains sentent qu’après la piètre prestation de Dobeliou, ils n’ont plus guère de chance. Le vote religieux y est déterminant. L’ambiance n’est pas à la joie, mais à la componction… La foi n’arrête pas la foire d'empoigne. Ce n’est pas que l’on croie encore à une quelconque chance qu’un Républicain succédât à un autre Républicain, mais le seul fait d’avoir été un candidat « élu » par le parti, est déjà une sorte de victoire personnelle, d’où la lutte pour l’honneur… Pour l’anecdote, celui qui a la cote est l'ancien pasteur baptiste Mike Huckabee, contre Mitt Romney, de confession mormone.
On ne sait pas l’effet que fera sur les foules un type qui est pasteur baptiste et qui s’appelle en plus Huckabee !
Barack, le démocrate, étudiant d’une école coranique en Indonésie, n’aurait eu aucune chance face à une Hillary Clinton, s’ils avaient été tous les deux républicains !
Ce qui prouve que les Démocrates sont bien plus ouverts à la couleur et au parcours atypique que les Républicains.
Il serait donc bénéfique pour la démocratie qu’une ou un Démocrate gagnât la présidence.
Sans couverture sociale, sans pension légale ou si peu, le citoyen américain est en même temps le promoteur d’un capitalisme anglo-saxon barbare et sa victime.
Ce système ayant généré plus de misère que d’aisance, il est vraisemblable que le/la président(e) qui succédera à Bush tentera d’insuffler un courant social dans la politique intérieure des Etats-Unis, sur le temps qu’en Europe, on essaie par tous les moyens de s’en défaire !
Il sera intéressant de voir dans les années à venir si les majorités qui vivent misérablement dans le capitalisme ambiant auront la force de réagir collectivement à ce qui est en passe d’éteindre par sa nuisance notre civilisation.
Peut-être même que l ‘Amérique éclairant le monde, pourrait nous ménager dans l’avenir quelques surprises.
De toute manière, Clinton et Barack n’en seront pas le détonateur.

22 décembre 2007

Paul Magnette, la solution marketing !

Di Rupo voulait dépoussiérer le PS après le sinistre qui dévasta le socialisme militant de Charleroi et lui fit perdre les élections de juin. Imitant en cela Sarkozy, il adouba une nouvelle personnalité sur les lieux du drame, en contre-feu à son « ami » Van Cau : Paul Magnette, cadre débutant et apolitique.
C’est un jeune loup de 36 ans, sans passé de gauche. Les porteurs assidus de serviettes des Comités y voient un grand risque et une menace de déséquilibrer le parti.
Faisant confiance à son instinct plus qu’aux hommes, le Président ouvrait la voie à une belle carrière.
Du coup Paul Magnette s’est dit qu’on pouvait en ramasser autant dans un parti que dans les entreprises, et il se mit en devoir de séduire « le patron ».
Après les écuries d’Augias au Karcher, Paul Magnette s’affilia et se mit en devoir de comprendre le socialisme de Di Rupo, sans tenir compte des radotages orthodoxes de Philippe Moureaux.
On connaît la suite, ministre wallon de l'Action sociale en juillet, voici Magnette ministre fédéral en décembre. L’ascension est fulgurante. Bien que les électeurs ne le connaissent pas, on trouvera bien une commune du Borinage pour le triomphe du jeune prodige aux Régionales de 2009.
Pour plaire à Elio Di Rupo, la non-pensée des temps modernes est de mise. C’est l’efficacité par le vide. Magnette a compris. Il est glamour. Elio le regarde d’un œil attendri. Il dit bien les choses sans importances ou convenues, celles que l’on attend de lui.
Elles marquent la fin du militantisme qui s’apprenait dans les usines, dans la rue, dans les comités là où la gauche a ses racines.
Aujourd’hui, le métier s’apprend dans les universités, à manier les statistiques et à faire de la profession politique un challenge l‘œil rivé sur les sondages. Il ne s’agit plus de prendre le pouls des populations et de se mettre à leur service, mais de plier celles-ci à des politiques dont le fin du fin consiste à prendre des mandats juteux et à se placer dans le système. Exactement comme le fait depuis toujours le rival libéral.
L’ennui, ce sont les élections de proximité, les Communales, où ces grands flandrins frais émoulus paraissent empruntés et tiennent des discours aux antipodes des préoccupations des gens. Mais, noyés en bonne place dans une section de complaisance, ils intègrent la masse et passent les barrages de la culture populaire qu’ils dédaignent. Dans les Cités naïves, on pardonne à leur langue de bois considérée comme une preuve de capacité.
Le parti socialiste est passé en 25 ans des mains des travailleurs aux affairistes mondains. Pour Elio Di Rupo, les travailleurs sont incapables de dire ce qui est bon ou mauvais, ils doivent faire confiance à des « esprits supérieurs » venus d’ailleurs, qui pensent pour eux. Les grandes écoles leur confèrent une plus-value irrésistible, dirait gros QI, lui-même issu du même grenier à farine.
On avait déjà un avant-goût avec la chiée d’avocats qui envahit le parti depuis 20 ans, voilà le temps des ingénieurs en communication, des licenciés en sciences politiques et en politique européenne.
Cette politique universitaire de l’aigle de Mons serait peut-être moins haïssable, s’il puisait dans les gisements des autres sections que celles du Borinage, les grosse têtes qui désormais y sont foisons. Par les temps de chômage qui courent, passer par Cambridge ou Berkeley, est devenu nécessaire pour atteindre l’échelle des salaires la plus élevée ! C’est fini le temps où l’humble marchand de pommes sortait de son Fouron natal pour conquérir Namur !...

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Charleroi convalescent, sans Liège, le PS de Di Rupo n’est plus qu’une enveloppe vide.
En ignorant le duel à la Violette entre Didier Reynders, président du MR et Willy Demeyer, bourgmestre, il déforce ce dernier en ne distinguant pas avec l’accord du PS liégeois, une relève capable d’opposer un ou des ministres fédéraux à l’intrigant libéral.
Le Parti socialiste est bien désormais une affaire du Centre, avec Mons et Charleroi en référence. Pour un parti qui se veut désormais au centre, évidemment, tout est dans le symbole.
Il est même à craindre que le Montois, dans sa mégalomanie, ne s’attaque après Charleroi à la régionale de Liège pour l’affaiblir en raison de certaines inimitiés personnelles et aussi afin d’y placer des hommes à lui.
Au PS, pour faire un « homme-à-soi » c’est très simple.
Vous prenez un loustic qui a beaucoup de diplômes et beaucoup d’ambition, les convictions socialistes étant sans importance, vous lui mettez le marché en main : « Tu fais ça pour moi et tu gagnes tant… ». Vous le lâchez dans la nature et vous le récompensez au résultat.
Il n’y a qu’un danger, c’est que le loustic prenne goût au pouvoir, qu’il l’associe à l’argent qu’il peut se faire et que son ambition le pousse au-delà de ce qu’il lui était permis d’espérer.
C’est ça la politique de Di Rupo. Une politique dangereuse qui corrompt ce qui reste d’idéologie d’un parti qui devrait en avoir plus que d’autres et qui en a un grave déficit.
Quant à Paul Magnette, dans la bonne tradition des faux culs, il s'est déclaré très surpris par sa désignation au fédéral. Il n’a pas encore intégré la phraséologie Dirupienne ; car, il aurait dû ajouter, « en toute humilité ». Ça viendra. Ce type apprend vite.
A moins, à moins, autre hypothèse… amour quand tu nous tiens… Mais cela relève de la vie privée et comme diraient les Inconnus : « Cela ne nous regarde pas » !

21 décembre 2007

On a notre héros !

Ouf ! On en a un… c'est encore un Guy !
Ainsi fait, il monte un vieux cheval panard, mais il va l’amble. Tiendra-t-il jusqu’à la saint Turibio (le saint calendrier du 23 mars 2008) quand Leterme le montera seul, sans le jockey que les turfistes apprécient ?
On ne sait pas.
Le 23 mars, c’est aussi la mort en 1650 du grammairien Vaugelas, prémonition pour les Francophones ? On verra bien.
Tout le monde loue son propriétaire, l’éleveur-jockey Verhofstadt.
Les temps sont à l’action, pour l’heure les adieux sont encore lointains.
Emballé et pesé le schmilblick va passer à la Chambre et recevoir l’onction du roi.
Malgré les 190 jours de discussion, on ne connaît pas le programme. Peut-être n’en a-t-il pas, ce gouvernement réduit aux acquêts de la dernière chance !
Hier, plein feu sur les « héros » qui pour l’interview n’ont pas toujours réussi à cacher leur sacré caractère.
C’était après le couplet Di Rupo « en toute humilité, il faut tourner la page », tous font : « et allez hop, va pour cette fois… ». C’est qu’ils l’adorent ce pays, après l’avoir tellement secoué que le roi a failli tomber d’une branche…
Pour Didier-l’amer, le PS et le CDH sont en cartel. Ils ont fait échouer l’orange bleue à cause d’un accord préélectoral… Mais oublions les malentendus. Tandis qu’il parlait en souriant, on entendait les dents de Didier Reynders crisser au micro.
Vachement content, le Didier, pourvu qu’il ne nous fasse pas un ulcère avant le 23 mars…
Il est vrai que la coalition asymétrique est bizarroïde. Ça promet des soirées à forte émotion…
Comme on débute dans l’impro, il ne se passera pas une semaine sans qu’un loustic sorte une connerie. Verhofstadt va avoir du boulot.
Question apaisement, de l’autre côté de la frontière, les pointus ne sont pas mal non plus.
Leterme ne pourra jamais pardonner à Verhofstadt d’avoir bricolé un gouvernement en 15 jours, tandis que lui en six mois et deux démissions a mis le pays dans une merde noire.
Une seule unanimité : l’apparition d’un unique CDH dans la galère, Josly Piette, en qualité de ministre du travail.
Méfions-nous de l’unanimité. L’ami Piette est un syndicaliste mondain qui vit sur un grand pied grâce au dévouement des camarades. On sent qu’il n’a pas beaucoup souffert. Il fait partie de ces spécialistes de la condition ouvrière sans en avoir aucune idée, quoique ayant débuté dans le cambouis, mais juste le temps de représenter les camarades.
Il est vrai que les gens de ce petit monde vivent tellement détachés, qu’on se demande s’ils sont de la même planète que nous. Josly est tout le portrait du type qui vient de passer deux heures dans un restaurant huppé, puis qui file en Mercedes déposer sa note de frais à la comptable du syndicat.
Les miraculés de la majorité font déjà la gueule. Dimanche, ils vont écouter le patron ânonner dans les deux langues, un discours de politique générale, sans politique générale. Ce sera une répétition pour le 23 mars.
Réaliser le budget 2008 en équilibre, avec Didier de Liège, l’as du suffrage wallon au Finance, flanqué de son nouveau jouet le carolorégien Olivier Chastel, on est paré. On a bien renfloué le bateau de Brel. A ce qu’on en a vu, la Belgique ne peut pas être pire…
Entre parenthèse, Reynders aurait bien voulu voir le tueur de Rouges du Conseil communal de Charleroi à la tête d’un vrai ministère, c’est le fils Michel qui n’a pas voulu. Ambiance.
Reste que le bon peuple ne la fermera que si le tandem saupoudre les pensions, les allocations sociales et les bas salaires. Ce n’est pas dit. Le croc à Phynances belge donne dix euros à un pauvre, aussitôt il en récupère six ! Le père Ubu n’est pas loin, merdre !...
D’ici la saint Turibio, on aura encore le temps d’entonner quelques couplets patriotiques.
Reste que le cartel PS-CDH n’est pas qu’une caricature. Le MR a quelques raisons…
Il y a du sentimental, là-dessous, Joëlle et Elio… un acte manqué d’amours impossibles.
-Je ne peux pas t’aimer, ma chérie… je suis différent !
Et puis avec les hydres de Mars reviendra Leterme associé à Didier de Liège, exit Verhofstadt…
A moins que les Michel n’assassinent Didier, rival de toujours. Alors, ils pourront dire dans l’étroit couloir des toilettes du Lambermont : « Il est encore plus grand mort que vivant » ou une connerie du genre...

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De toute façon, on sera dans une nouvelle tourmente avec Leterme, le gaffeur ! A moins que Verhofstadt IV rempile ?
Si madame Houart nous refaisait une petite pétition afin de recueillir les cendres de Verhofstadt dans la crypte de Laeken au jour de ses funérailles ?

20 décembre 2007

TF1 et la majorité présidentielle.

Une certaine polémique semble s’être installée entre les téléspectateurs à propos de la liaison de Sarkozy avec la chanteuse Carla Bruni. Ce différend a trouvé à s’alimenter du silence de Patrick Poivre d’Arvor au journal du soir de TF1, qui s’est tu sur la sortie du couple à Eurodisney.
Renaud Revel a même été jusqu’à comparer TF1 à Radio Moscou !
Fallait-il ou ne fallait-il pas publier les images et les commenter ?
Cela revient à se demander ce qu’est la vie privée ?
La vie privée du président de la république est-elle si privée que cela ? (On se souvient des efforts de Sarkozy pour people-iser son entourage, femme, enfants, parents)
D’autre part, comme c’est lui qui samedi dernier a mis en scène sa visite à EuroDisney en compagnie de la charmante gazouilleuse, on peut se poser la question de savoir si publier là-dessus n’est pas ce qu’il cherche ?
On peut trouver dans la carrière de Sarkozy les événements qu’il a savamment mis en scène et qui ont servi sa politique.
Cécilia, au temps où son mari vantait ses qualités et ne pouvait pas s’en passer, a eu un bureau contigu au sien lorsqu’il était ministre de l’intérieur. C’est elle qui a organisé la campagne électorale de son mari, composé la liste des ministrables avec lui. Cette liste, elle l’a modifiée, poussé ses relations à y entrer, et notamment l’intrigante Dati, ministre de la justice. Bref, elle en est autant responsable que lui. Puis ce fut le rôle semi-officiel de l’épouse du président dans l’affaire des infirmières bulgares. Des zones d’ombre sont restées attachées à ce fait-divers d’Etat, au point que quelques élus socialistes s’étaient mis en tête d’interpeller le gouvernement, pour que Cécilia vienne s’expliquer, jusqu’à ce que des constitutionnalistes aussi nombreux que des corbeaux sur un champ, découvrent quelque vice de procédure.
Dans son voyage en Chine, Sarkozy était accompagné de sa mère.
Dans de telles conditions, au vu de l’importance des femmes dans la vie du président qui a dit s’être senti « poisseux » après son divorce, Renaud Revel, journaliste à l’Express et auteur du scoop Sarkozy/Bruni, a eu raison de soumettre cette information – car c’en est une – à l’appréciation des lecteurs.
Il écrit notamment au sujet de la polémique :
« Un argument de pacotille (NDLR : le respect de la vie privée) qui jette une fois de plus le discrédit sur la ligne éditoriale de journaux devenus le bulletin officiel de l’Elysée. Consternant Jean-Pierre Pernaut qui nous abreuve de sujets abscons et poujadistes, le tout en donnant des leçons de journalisme à la terre entière. Désolant Patrick Poivre d'Arvor qui fait commerce de sa vie privée, depuis des lustres, en s’épanchant, à longueur de livres et d’articles de journaux, mais qui se garde d’aborder, même du bout des lèvres, une affaire qui dépasse largement le simple cadre de la vie privée du chef de l‘Etat. Cette bunkerisation de l’info de TF1 et son alignement systématique sur la pensée élyséenne a quelque chose d’archaïque. »
La chaîne de Bouygues a-t-elle mal interprété la signification de la visite à Euro Disney en ignorant cette info sous prétexte que TF1 n’est pas « Voici », ou est-ce un excès « d’amitié » ou de zèle de Poivre d’Arvor qui aurait contrarié ainsi « son » président sans le savoir ?

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C’est le problème des hommes et des femmes privilégiés par la relation dans la société mondaine dont Sarkozy est un des fleurons. Quand l’ordre n’est pas précisément donné d’en haut, la retenue est de mise.
D’Arvor se serait-il trop retenu ?
On note déjà qu’il ne l’était guère quand il a parlé de la séparation Hollande-Royal.
C’est embêtant pour lui, mais à force de ne savoir que faire pour contenter l’Elysée, il se pourrait que pour cette fois, il ait manqué d’odorat.
TF1, radio Moscou ?
Oui, mais alors du temps de Leonid Brezhnev, quand on risquait dix ans de goulag pour une information déplaisante au pouvoir – en France, c’est le placard – et non pas l’ère Poutine, où là on se fait carrément assassiné.

19 décembre 2007

Reynders à qui perd gagne.

Côté francophone, le voile vient de se déchirer sur l’origine des nouvelles obstructions. C’est le Mouvement Réformateur qui en est le seul responsable ! C’est une question de répartition des portefeuilles. Il veut le gros morceau du gâteau et le reste au partenaire. S’il a deux partenaires, le MR perd des plumes, donc des revenus, des amis à pourvoir, des ambitions, tout quoi...
Didier Reynders, dans la paranoïa de celui qui a gagné les élections, ne veut pas d’une union des francophones dans le gouvernement transitoire, parce que cela diluerait ses mérites. Et il s’en gargarise, le drôle, depuis plus de six mois !
Qu’il ne vienne pas nous balancer ses fausses raisons, telle l’inefficacité d’un front uni francophone ou pire, celle qui consiste à dire que ce sont les Flamands qui sont demandeurs des réformes des Institutions et que ce n’est pas aux Francophones de leur fournir une majorité des deux tiers.
Tout cela est du vent et ne tient pas la route. Les Francophones peuvent toujours bloquer les demandes flamandes, s’ils ne sont pas d’accord… tandis que le MR seul avec un petit parti d’appoint, il n’est pas dit.
Où sont les beaux discours sur l’urgence d’un nouveau gouvernement afin d’aider les citoyens qui souffrent ? Il est vrai que c’était du temps de l’orange bleue, même qu’au tout début, il y a six mois, Reynders se voyait déjà au haut de l’affiche..
Que le MR perde de son importance, est secondaire, voire est escamoté ! Mais qu’est-ce qu’être « efficace » aujourd’hui 19 décembre 2007 ? N’est-ce pas d’arrêter le processus inflationniste, de redonner un peu de sang aux pensions, aux salaires, de plonger de suite dans un gouvernement pouvant régler ce qui est possible sans faire monter la sauce linguistique ?
Ah ! il est beau le sens de l’Etat chez les Libéraux !
Même le fils Michel était embarrassé à débattre dimanche lors du débat sur RTL, du rôle pervers de son patron dans la crise.
Disons le franchement, Reynders veut à tout pris concrétiser des avantages grâce aux 3 députés qu’il a en plus que le PS, depuis les élections de juin. Certes, Di Rupo à sa place en eût fait tout autant, mais d’une autre manière et l’orange sanguine aurait sans doute réussi, là où la bleue a échoué.
Même provisoirement, Reynders tient à ses maroquins. Il en espère tout, à défaut d’être lui-même un Verhofstadt wallon et un Leterme, à 800.000 voix de préférence.
La Belgique peut sombrer dans le chaos, les pauvres se trouver aux réveillons encore plus pauvres, mieux, les patrons grogner et même dans les troupes du MR compter des rebelles, Kubla dire publiquement qu’il faut un gouvernement tout de suite, Reynders tient bon, reste sourd à toute raison.

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Le dégonflage de la tête du libéral liégeois est nécessaire.
Les échecs successifs après six mois de palabres, fâcheries et chuchotements sont des faits qui touchent dix millions de Belges, moins UN : Didier Reynders, parce que la coalition ratée met fin à ses ambitions, annule la victoire électorale et, pire, le place, lui le vainqueur, à la file des vaincus.
A cause de ses volte faces, d’avoir voulu jouer au plus fin, Reynders est devenu le dindon de sa propre farce.
Alors, l’homme rechigne. Nous ne valons quelque chose que parce que lui le vaut bien. Voilà celui qui a gagné les élections, un pur égoïste…
Ne l’a-t-il pas assez dit du temps de l’orange bleue, qu’il faut du courage et de la bonne volonté ? Que n’en montre-t-il au moment où il le faut !
Qu’est-ce que les autres en peuvent si elle a échoué, son orange bleue ? Aurait-il fallu aller jusqu’à se ruer sur les propositions de Leterme et accepter les exigences du N-VA ?
Au nom de quoi ? Au nom du fait que le MR a gagné les élections ?
C’est un peu court.
Et quand aujourd’hui Reynders tient le raisonnement que les Wallons ne sont pas demandeurs et qu’ils n’ont pas à fournir une majorité aux revendications flamandes, il oublie de préciser qu’il était l’homme du consensus pour ouvrir des discussions sur ces revendications, quand il se voyait déjà vice-ministre en mettant le CDH à sa botte et en distribuant les portefeuilles.
Après l’ukase contre le PS, l’ukase contre le CDH ?
Reynders est bien coincé.
Il avait posé un piège à cons pour prendre Di Rupo et voilà que c’est lui qui se fait prendre !
Ce serait par trop drôle, si ce n’était tragique… D’ores et déjà, les libéraux viennent de perdre leur président et la Belgique, un homme d’Etat.

18 décembre 2007

191 jours sans gracieuse !

Pour moins que nous, la politique en France est devenue people !
Après avoir reçu Kadhafi, le président a senti qu’il fallait faire quelque chose.
Il a pensé à Carla Bruni, le contre-feu idéal, une artiste au palmarès édifiant. Juste ce qu’il fallait… une Cécilia à la puissance V³² !
D’ici à ce qu’elle aille chercher Ingrid Betancourt dans la jungle de Colombie, il n’y a qu’à attendre le feu vert de Kouchner parti en éclaireur… Le temps de prendre sa guitare, elle en serine une à Rodrigo Granda qui ne peut pas résister…
Pourquoi Leterme, Reynders et maintenant Verhofstadt n’ont-ils pas pensé à ça ?
191 jours de disette, c’est long. Le bon peuple n’aurait pas trop rechigné à la qualité de la plastique de l’impétrante.
Par exemple une liaison avec une rédactrice en chef, un collage avec une star du 4 X 100 mètres dames ? Kim Gevaert élue sportive belge la plus sexy dans les bras de van Rompuy ! Vous voyez l’effet ?
Pendant 15 jours, ils étaient tranquilles pour le former enfin, ce p… de gouvernement.
Au lieu de ce froufrou à la une, on voit la gueule de Reynders expliquer qu’il n’a pas gagné les élections pour n’avoir qu’un fauteuil ou deux dans le futur gouvernement.
Pourquoi nos flèches ne pourraient pas imiter Sarko ? D’autant qu’en Belgique on en a besoin comme du bon pain de la starlette avant les fêtes !
Certes si nous ne manquons pas de célébrités cérébrales, par contre, nous pouvons poser nos candidatures en import question plastique…
Adriana Karembeu née Adriana Sklenaříková à Brezno, si on lui demandait ? Elle a montré comme elle était dévouée à la Croix Rouge, elle pourrait prendre ça comme un sauvetage, un bouche à bouche exceptionnel ! Et puis elle a une sœur, moins célèbre qu’elle, mais qui pourrait faire l’affaire aussi. Et si on ne trouve pas dans la famille, on retournerait tout le village de Brezno. En Prince avec pantoufle de vair et carnet de chèque, Bart De Wever, ce serait bien le diable s’il ne tombe pas sur une nationaliste !
Il y a une Slovaque qui attend son heure, nous en sommes certains.
C’est de la faute des journaux aussi.
Les familles buse de poêle existent partout.
Et pas la moindre partouze ? Rien à signaler au Soir, à la Libre ?
Ils ne seraient intéressés qu’à notre pognon du côté de Charleroi et ailleurs, nos grands responsables ?

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Après fortune faite, il y a bien un ou l’autre qui craque, qui montre son cul à la femme d’un collègue ? Il n’y aurait un manque de sérieux seulement que du côté de la banque et du commerce ?
Si on ne trouve pas, par dérogation spéciale, qu’on laisse fouiller dans les casiers judiciaires des personnels des partis politiques.
Une bonne affaire de mœurs d’un ministre, étouffée par un premier qui voyait embarqué son gouvernement dans la tourmente, on se réchaufferait avec seulement une rumeur, un bruit… un soupçon d’inceste, la photo d’une vedette du hard sur les genoux de Jean-luc Dehaene, au moment où les photographes le surprennent à la grille du belvédère ?
On peut demander à Delpérée si dans les Constitutionnalistes, on n’a pas en tête une brève graveleuse à mi-chemin entre l’Histoire et le règlement ? Un malotru qui aurait arraché une page de la Constitution à défaut de papier hygiénique dans les lavabos du parlement ?
On voit d’ici les gros titres, les autres nouvelles reléguées bas de page…
Et si, malgré tout, rien ne vient, puisque nous sommes trop lourds, il nous reste à débusquer des choses du côté de la dynastie, du pape, et pourquoi pas ? de Dieu !
Encore que l’histoire de Marie-Madeleine qui a eu un fils de Jésus, c’est du réchauffé…
Pourquoi n’ont-ils pas été à l’école de Sarko ?
Pourtant, certains ont payé chers les conseils de Ségala. Quand on sait que la belle Carla dînait chez le publiciste le jour où elle a rencontré Sarko, on se demande ce que nos apprentis séducteurs ont fichu avec notre argent, eux qui vivent pendus à sa sonnette ?
Pour les cadrer sur des affiches, avec le sigle de leur parti comme sur un paquet de lessive, il aurait mieux valu plutôt que donner du fric à cet histrion de Ségala, empêcher Cécile de France de quitter le royaume et avant elle, Marie Gillain, avant qu’elles aient donné du bonheur à Serge Kubla ou à Olivier Maingain.

17 décembre 2007

Un traité déjà fameux

Ils sont forts nos représentants à l’Europe. L’ancienne proposition Giscard-Dehaene de Constitution pour l’Europe ne passant pas la rampe, que faire pour requinquer de l’ancien sous un nouveau look ?
C’est simple : il faut faire du Flaubert à l’envers !
On sait comme écrivait Flaubert, d’une centaine de pages, il n’en retenait que dix ou douze. Les eurocrates ont dit : faisons le contraire. Noyons le poisson dans un océan de formules. Un mot peut en cacher un autre, mais mille mots font tout et son contraire !
Du traité européen de l’académicien Giscard on retrancha les virgules qui fâchent, les fonds de pensée qui irritaient le fabusien discours, puis on demanda aux clercs des universités qui glandaient… d’orner l’inutile, de dissimuler sous les guirlandes ce qui blessa jadis.
La plus belle collection de cuistres qui se pût voir défila Rond-point Schumann.
Le résultat est encore plus grandiose que celui qu’on espérait.
C’est un pavé de 10 kg de papier ramené à un fort volume de 250 pages qui arrête net le lecteur dès le préambule.
Il est impossible de présenter un tel monstre en débat public.
Comment organiser un référendum sur une encyclopédie du lieu commun ?
En plus, le pavé de 250 pages n’est pas le document ratifié, il n’en est que le résumé !
Qui peut certifier de l’exactitude de ce qu’il contient et de sa traduction correcte dans toutes les langues de la Communauté ?
Il aurait fallu que chacun entrât en possession d’un exemplaire dans sa langue d’origine avec comme conséquence une possible déforestation pour nourrir les rotatives en papier !
A Lisbonne, un traité a été signé dont nous ne saurons jamais si c’est celui que les Etats signataires vont appliquer !
La démocratie est comme l’univers. Plus elle se dilate, moins elle s’explique.
Quand un journaliste en écrira, posez-vous la question de savoir s’il a lu ce dont il parle ?
Il se pourrait que des éditeurs du genre « Raeder digest » tentassent de faire tenir l’ouvrage en une douzaine de pages à l’usage des écoles. On sait madame Arena partisane de la sélection à outrance… Guerre et Paix sur un timbre poste à la mémoire de Gutenberg.
Quoi que l’on fasse, c’est un échec de la démocratie.
Plus les entités se diversifient, s’amplifient, se complexifient, plus la démocratie perd du sens.
La gauche de la gauche hurle déjà aux loups.
On va vers un hyper capitalisme à l’américaine. L’Europe s’écarte de plus en plus d’un socialisme humaniste dont elle a pourtant bien besoin, si elle ne veut pas courir le risque d’imploser un jour. Tout cela est probablement vrai.

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Certains courageux épouillent le monstre de ses parasites honteux, d’autres désignent les voies royales où le fric est roi.
On n’en sait rien. Pire, les dirigeants non plus !
Les spécialistes qui l’ont rédigé, l’ont écrit, en équipes. Aucune d’entre elles ne maîtrise la somme complète des chapitres de ce traité organisant le futur de 492,3 millions de personnes.
Alors, attendons-nous à ce que surgissent du parlement européen des clauses inattendues, des nominations incongrues et des directives inexplicables.
Sur les protestations des gens que le traité étrangle, nos organisateurs pourront protester de leur parfaite intégrité, et de leur haut sens de leur responsabilité en matière de démocratie.
-Mais, c’était écrit, voyons…
Reste la question de l’après coup de Lisbonne.
Il faudra bien quand même que le Traité, dans son intégralité ou pas, soit mis à la disposition de ceux qui n’achètent pas un chat dans un sac.
Comment va-t-on procéder ?
L’éditer et le distribuer gratuitement ? Le mettre en vente ? Le réduire à deux pages illustrées pour en farcir la tête des 50 millions d’analphabètes ? L’exposer dans les administrations communales sur un lutrin que chacun aurait le devoir d’approcher, pour feuilleter quelques pages de la bible de la nouvelle religion ?
Qu’est-ce qu’ils vont bien pouvoir inventer pour nous persuader que nous ne sommes pas victimes d’une mystification ?
On attend la suite…

16 décembre 2007

Bali…verne !

La conférence de Bali sur le réchauffement de la planète confirme celui de Kyoto : les Etats-Unis d’Amérique sont hostiles à toute modification de leur comportement en matière écologique.
Ils s’inscrivent dans le droit fil de la liberté d’entreprendre et de consommer du plus pur système capitaliste qui soit et qui ira jusqu’au bout du raisonnement, c’est-à-dire jusqu’à la fin d’une civilisation : la nôtre, préférant enterrer l’économie libérale sous les désastres naturels qui nous attendent fin de ce siècle, que de l’amender et d’en faire une quête humaniste.
L’Europe qui s’inscrit à Bali en opposition à ce credo orthodoxe du commerce de libre échange, est paradoxalement reliée à ce concept par ses accords commerciaux mondiaux et sa forte population libérale.
Autrement dit, les Libéraux européens sont à la fois pour le laisser faire et la pollution qui en découle et pour les nouveaux objectifs qu’avec ou sans les Etats-Unis, les participants à la conférence de Bali se sont félicités d’avoir.
Cette position qui pour certains pourraient paraître inconfortable, n’est pas un obstacle à la politique du MR.
Depuis juin, ce parti cumule les paradoxes.
Tout en dénonçant l’extrême droite du Vlaams Belang, il est en passe de l’imiter en réussissant à gagner les élections tout en se faisant exclure ou en s’excluant des centres du pouvoir politique.
Il est contre le réchauffement et pour l’écologie, mais il croit dur comme fer au commerce mondial, au FMI et au cartel de libre échange anglo-américain qui se fichent du réchauffement.
Il assure avec les socialistes wallons qu’il y a urgence de mettre sur pied une politique sociale de revalorisation des salaires et des pensions et des règlementations adaptées aux utilisateurs des produits pétroliers en matière de chauffage en forte augmentation, et il s’insurge contre la déclaration d’Yves Leterme qui est favorable à l’exigence des SP (socialistes flamands) en matière sociale pour faire partie d’un nouveau gouvernement.
En gros, Didier Reynders et les siens se conduisent à peu près comme les Etats-Unis d’Amérique qui voudraient bien à la fois passer pour les champions de l’économie libérale et pour les modérateurs de la dite politique eu égard au drame d’une terre malade.
On est au sommet des incohérences au point que Reynders pourrait à la fois soutenir le discours d’Al Gore et la politique de Bush, sans que les libéraux y voient l’ombre d’une contradiction !
L'objectif principal de la réunion de Bali est de tracer les grandes lignes de négociations, que les ONG veulent ambitieuses, afin de prolonger au-delà de 2012 le protocole de Kyoto, seul outil international pour freiner les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement.
On n’y arrivera pas de la faute des Américains, des Chinois et des Indiens et au système économique qui a fait un outil de propagande de la progression de la consommation dans le monde.

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Le système capitaliste actuel, adversaire de la répartition équitable des biens issus du travail des hommes, ne peut durer qu’en produisant à foison pour un marcher sans loi. Ce faisant, il détruit aussi sans mesure, épuisant les sols et polluant le ciel.
C’est bien la première fois dans le monde qu’un petit nombre d’hommes à la tête des multinationales dominantes parvient à imposer son point de vue à des milliards de gens.
Il ne s’agira plus demain d’évaluer les chances d’équilibre d’une écologie mise à mal, mais comment les pays qui sont directement menacés vont faire pour s’en sortir.
Des projections tout à fait sérieuses montrent sur la carte le progrès de la montée des océans.
Fin de ce siècle, la Hollande selon ce schéma aurait tout à fait disparu. Nos partenaires Flamands retrouveraient le littoral à Bruges, ou même aux alentours de Gand, au pire.
Si les Wallons étaient près de leurs sous et fort peu ouverts comme les Flamands à la solidarité nationale, ils pourraient trouver autant, sinon plus d’intérêt qu’eux à la fin de la Belgique.
Ce serait là l’histoire de l’arroseur arrosé et la gifle flamande retournée fort à propos !
Finalement, c’est au terme d’un psychodrame planétaire que la conférence des Nations unies sur les changements climatiques s’est accordée, ce samedi après-midi. Après une nuit intense de négociations et deux suspensions en séance plénière, la lumière est venue subitement lorsque les Etats-Unis ont laissé entendre qu’ils rejoignaient les autres pays sur le contenu de la feuille de route qui doit conduire la communauté internationale dans la lutte contre le réchauffement. Après avoir hué la secrétaire d’État américaine Paula Dobriansky, la salle plénière s’est alors levée comme un seul homme pour saluer ce pas en avant des Etats-Unis dans la volonté de combattre les changements climatiques.
Mais qu’on ne s’y trompe pas. L’actuel accord ne résorbera pas la pollution de l’air. Tout au plus en freinera-t-il l’accélération.
Le problème reste entier. Les accords de Bali sont bons à prendre… mais, c’était une mauvaise journée pour l’avenir de la terre. Quant à la Chine et l’Inde… d’avoir gagné les Etats-Unis à la juste cause par un mini-accord, c’était assez pour ce jour-là.

15 décembre 2007

Didier contre le cartel PS-CDH…

…ce samedi 15 décembre à Bruxelles.

On va finir par regretter les cocos ! Le bon vieux temps de la concurrence entre capitalisme et communisme…
Enfin, pas tout le monde. L’électeur libéral est comme Janus. Le côté pile a foutrement intérêt à ce que le système continue. Le côté face est un pauvre con qui boucle ses fins de mois dans la douleur et qui pense que la liberté d’entreprendre n’a pas de prix. Quand il se trouvera avec une pension de 436 euros ; ce sera le côté obscur qui lui aura tout piqué.
Il n’y a en barbarie occidentale qu’un seul moyen de faire des économies : on ne peut faire du blé que sur le travail des autres. C’est l’Etat le premier qui montre l’exemple. Il est vrai que c’est pour payer nos cadors, les pauvres suivent ensuite pour ce qui reste…
Les cons qui sont durs de la feuille ne l’ont pas encore compris.
Maxime estimable inutile aux faibles et aux opprimés, utile aux politiques et au riches, comme n’aurait pas dit La Bruyère dans ses caractères.
C’est la dure réalité d’un monde sans humanité.
Finalement être libéral et Belge, c’est un double handicap.
Déjà rien qu’avec la première tare, on est fadé…
Le côté face espère que l'augmentation des prix des supermarchés va s’arrêter. C’est la sous catégorie libérale, celle qu’on montre, dite la belle... C’est la plus enthousiaste, la pire…
Ces MR¹ sont bons pour une cure de Prozac, deux fois l’an.
Le dépeceur de Mons signale qu’il n’est pas MR, ni 1, ni 2, des fois qu’on ferait croire qu’il a fait ça pour de l’argent.
Les fournisseurs, ça va, les consommateurs, non ! Ce serait bien si c’était une fois les uns, puis une fois les autres ; mais non, ça va toujours bien d’un côté et toujours mal de l’autre.
La fédération des porteurs de valises est confrontée à une très forte hausse du marché des matières premières. Les matières politiques ont fortement augmenté aussi. Si encore nous entretenions des danseuses… mais de ces gueules… Kubla en tutu !...
Une importante hausse des prix des céréales, du soja et d'autres produits de base, va se réaliser en même temps que l’adaptation des hauts traitements.
C’est pas de veine.
Le budget des ménages est mal en point à cause de l’hausse (je sais l’H est aspiré, mais je m’en fous) du coût de la vie. Le MR de base a toujours cru en la capacité humaine d’allonger la vie, mais elle a un coût, d’où l’importance de travailler plus pour gagner moins, c’est à quoi s’appliquent les MR. Comme ils ont gagné les élections, c’est à Didier de faire le nécessaire. Mais voilà, Reynders se trouve côté pile, celle qui pense que le système a foutrement intérêt à ce qu’il dure dans sa réalité terrible. Et il se demande si le coté face a bien compris ?
Les prix ne cessent d’augmenter. C’est bon pour le libéralisme des nouvelles pareilles…
Ivox et Belga ont réalisé un sondage auprès de mille partisans du MR, dans la capitale et en Wallonie. Près d’un quart des répondants de la face montrée de Janus, 21,6%, avouent avoir emprunté de l’argent aux MR obscurs, pour boucler les fins de mois. Les mêmes, 35,5%, reconnaissent avoir renoncé à des soins de santé ces derniers mois en raison de leur situation économique ; par contre 68 % des MR² ont avoué avoir fait appel à la chirurgie esthétique. 18 % d’entre eux ont choisi les Etats-Unis pour l’opération.
Pour réduire les dépenses, la moitié des ménages MR¹ a tendance à chauffer moins à cause des prix prohibitifs de l’énergie. C’est sur le budget des vacances et des vêtements que les économies se font pour 33,6% et 25,6% de ces ploucs libéraux.
Les MR² disent ne pas trop souffrir du chaud en hiver grâce au conditionnement d’air, ils se contentent de 28° au salon et 21° dans les chambres. Ce qui est raisonnable. Certains feront en 2008 un tour aux Iles Caïman, histoire de déposer une serviette en liquide. Cependant, ils sont d’accord : partir trois fois l’an en vacances n’est pas suffisant. Ils veulent une quatrième partance pour les îles lointaines. L’atoll est fort demandé. Il préfigure la Flandre en 2050.
C'est dans ce contexte que le MR condamne l’action des syndicats pour une mobilisation ce samedi à la gare du Midi, qui ne ferait qu’attiser la haine des perdants socialistes.
Question du futur gouvernement, le MR ne participera à rien tant que Joëlle Milquet fera du racolage sur la voie publique devant le Ministère des finances.
C’est une question de principe. Et les principes, chez les libéraux, on ne connaît que ça !

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Si l’on compare, le prix des pommes de terre par rapport aux revenus de Didier Reynders, de la période d’août 2000, à août 2007, on s’aperçoit que la pomme de terre a baissé de 68 % !
Et si elle a augmenté de 70 % pour les MR¹, c’est parce qu’en accord avec Joëlle Milquet, Di Rupo veut couper la direction du MR, de sa base !
Il en va de même du prix des carburants. Il est logique que le MR² qui a une bagnole qui bouffe 50 litres au 100 paie moins au litre que celui qui a une C1 qui fait six litres, si vous voyez ce que je veux dire. Toute manière Didier n’est pas concerné, il roule à l’œil… Alors, pour samedi…

14 décembre 2007

La chanson réaliste.

Les roses étaient plus blanches avant. Le chaland glissait silencieusement sur l’eau noire tiré par des haleurs… La cibiche était celle du condamné, avant d’être celle qui condamne…
A l’avoir testé avec des amis, la chanson réaliste partant de la fin du XIXme siècle à l’entre-deux guerres, avait au moins deux mérites, celui d’évoquer des situations sociales difficiles et au service de ce qui précède, développait un texte souvent de qualité, d’une poétique parfois discutable ; mais, comme le sont parfois certains poèmes de quelques bons auteurs…
Nostalgique du temps qui passe, la chanson réaliste a fini par y succomber à force de soupirs à contretemps, l’embaumement a fait le reste.
Au mieux de sa forme à l'entre deux guerre, c’est une chanson populaire "sentimentale" plutôt anarchiste que socialiste, que l’on chante dans les rues.
Souvent interprétée par des femmes, son univers social s’effrita au rythme du jazz, pourtant lui-même une musique d’exclus des années vingt.
La strophe de la chanson avec son refrain recopié à l’identique avait fait son temps.
Aujourd’hui, les nostalgiques doivent fouiller dans les catégories « Folklore musette » pour y repêcher de véritables chef-d’œuvres comme « Le chaland qui passe » ou « Du gris » de Berthe Sylva.
De l’âpreté de la vie à la campagne de Gaston Couté, à l’esthétique de Jules Jouy qui en fit autant pour la ville, de grands interprètes servirent de grands paroliers. Colette, Carco, Eluard, Vallès, Desnos, Van Dongen donnèrent du sens aux voix d’Yvonne George, Damia, Fréhel, Berthe Sylva, Piaf…
A cette esthétique, Aristide Bruant ajouta au Chat Noir fin du siècle, la gouaille dont le principal attrait était le plaisir rare d’engueuler le bourgeois assis aux premières tables.
Le point culminant de la chanson réaliste coïncida avec les progrès du gramophone et de l’enregistrement.
Aujourd’hui écouter Lys Gauty ou Léo Marjane relève de l’exploit réservé aux nostalgiques, les vieux dans les asiles, quelques disquaires spécialisés… D’astucieux paroliers, des mélodistes en panne d’imagination, feuilletteront les vieux albums sans oser en convenir.
C’est un répertoire très hétérogène que celui de la chanson réaliste où le naïf militantisme populaire, cède parfois la place à des drames familiaux qui visent la sensibilité pour n’atteindre, parfois, hélas, que la sensiblerie.

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La crise sociale semblait être l’inspirateur principal. Jusqu’au jour où le cinéma noir et blanc vint à y tempérer les ardeurs républicaines. C’est que l’on commençait à percevoir ce que cet art avait d’impacts qui multipliaient à l’envi les couplets subversifs sur les foules naïves…
La crise sociale demeure et pourtant la chanson réaliste n’existe plus. Il y a bien quelques interprètes qui tentent de moderniser le genre, avec parfois du succès, sans oublier le rap. Rien n’y fera, la page est tournée.
N’y aurait-il pas, outre les attraits de la nouveauté, la crainte des milieux où naissent les modes, d’une trop importante inhibition de la fatalité suite à une désespérance dont la société d’aujourd’hui n’a que faire dans ses projets productifs ?
Parce qu’à tout prendre, notre modernité compte davantage d’interprètes pleurnichardes, d’insanes paroliers et de minables orchestrations pour mépriser le passé.
Culture de l’oubli, du vertige du temps qui passe, les chansons élaborées à partir de plaintes "primitives", évoquent, mine de rien, un "pathétique insoutenable du quotidien", qui ne fait pas du travailleur « le héros joyeux » et fier d’avoir trouvé un emploi, tout dévoué à son patron au grand cœur.
Entre l'oeuvre chantée et le monde social il n’y avait parfois que le temps d’une soirée à la Mutualité ou l’accompagnement des grévistes à la porte des usines. Il suffisait de changer quelques mots, pour faire une arme d’une chanson.
La chanson réaliste a exploré la question des rapports entre art, politique et société par ses deux tendances contradictoires, le naturalisme et l'expressionnisme. Dans la chanson de l'entre-deux guerre, c'est cette seconde tendance qui dominera. Les interprètes au féminin sont les grandes prêtresses d'un tragique suscitant des espoirs et partant à la conquête de nouvelles utopies. On y sent les conquêtes ouvrières de 36 et la semaine de congés payés.
Cette sensibilité reconnue de la chanson réaliste déjà ancienne et pourtant si différente des romances et des bergeries qui l’ont précédées d’à peine un quart de siècle, crée encore de la surprise et de l’émotion aujourd’hui.
J’en veux pour preuve l’extrême émotion d’une amie à son audition, amie à laquelle je dédie ces quelques lignes.