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23 septembre 2019

Répression et Gilet Jaune.

Le suffrage universel, délégant le pouvoir du peuple à des minorités « éclairées » que se veulent être les partis, est issu de la révolution de 1789 et s’appelle la « démocratie ».
La révolution de 89 a été possible par le rapport de force, à peu près équivalent, entre la troupe défenderesse de la monarchie et les populations mécontentes. La presse ou plutôt les libelles quasiment tous plus ou moins clandestins, étaient plutôt en faveur des foules et vivaient des exactions réelles ou supposées de la noblesse rapportées par les nobles eux-mêmes, sinon par des membres de la nombreuse domesticité.
Ce qui a découlé de la matrice fondatrice jusqu’à nos jours, après les hiatus des deux empereurs et la restauration de la monarchie, définitivement perdue en 1848, s’est figée dans la démocratie de certains pays d’Europe, dont la Belgique.
La démocratie par délégation est figée dans une forme que nous ne supportons plus. Les défauts se perçoivent. Il a été impossible de les corriger par la pression populaire.
Les quelques centaines de gardes-suisses de la monarchie avec quelques troupes éparses, dont 32 soldats à la Bastille pour protéger le gouverneur, les murs et les prisonniers. Voilà ce qu’il y avait à Paris opposé à plus de 500.000 habitants à l’époque. Même s’il n’y avait que 10 % de la population dans la rue, soit 50.000 personnes et que 10 % des badauds étaient déterminés à en découdre, cela faisait du cinq contre un en faveur du peuple. Chevaliers du guet, exempts, gardes-suisses et troupes royales étaient à peine un millier dans la capitale.
En 2019, le pouvoir dispose d’une police et d’une gendarmerie disproportionnées par rapport à un maintien de l’ordre par temps calme et encore largement suffisante pour réprimer toute velléité de protester dans la rue. Le matériel est incomparable avec les arquebuses et les sabres des débuts. La législation sur les armes n’existait pas en 89. On pouvait voir les nobles, les bourgeois et le peuple se promener armés, un pistolet à la ceinture, une canne-épée à la main, voire une hache en bandoulière.
Le mois dernier un jeune homme a été condamné pour transport d’armes lors d‘une manifestation. Il avait un morceau de bois dans son sac à dos !
La presse après Girardin, inventeur de la presse moderne, a perdu peu à peu ses libellistes et ses pamphlétaires. Rachetées par des gens proches du pouvoir, elle s’est figée dans la contemplation du régime actuel, bien résolue à le défendre. On l’a bien vu avec les Gilets Jaunes. L’historien qui dans un siècle tentera de reprendre leur histoire pour en tirer une leçon, ne devra pas s’informer à la lecture des journaux, il raterait la vérité historique.
Enfin, l’économie est le deuxième pouvoir qui fait la loi par l’argent.
En 1789, on pouvait être riche en spéculant, en exploitant les autres, les propriétaires terriens, essentiellement constitués de la noblesse, menaient grand train grâce au travail de la plèbe. La révolution redistribua les biens, la richesse passa d’une main à l’autre ; mais jamais l’usurier, le spéculateur ne purent influencer le mandataire du peuple de manière aussi flagrante que ce qui se passe aujourd’hui, même s’il y a toujours eu des scandales, dès la Première République, réputée la plus vertueuse.
Comme l’aveugle et le paralytique de la fable, le pouvoir politique et le pouvoir économique ont partie liée au vu et au su de tout le monde. Les libéraux veulent même aller plus loin et réduire le pouvoir politique bien en-dessous du pouvoir économique.

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On voit dans quel piège le peuple est tombé.
Il doit sa condition misérable à cette association monstrueuse.
Lutter avec efficacité contre cette nouvelle forme de dictature est très difficile. Le suffrage universel étant récupéré par les riches, n’en déplaisent à Madame Fresoz du Monde, à MM. Christophe Barbier, Bruno Jeudy et Yves Thréard, il ne reste plus qu’une résistance possible du peuple. La clandestinité, comme sous le régime de Vichy.
Ce dernier samedi a été un tournant historique.
Devant la répression violente des policiers sur des gens désarmés, mais repérables à cause de leurs gilets jaunes, naturellement les manifestants les enlevèrent, pour n’être plus la cible des flash-ball LBD et lacrymo, en somme devenir invisible. À certains barrages de CRS, le gilet fut confisqué par ordre de la préfecture. Mine de rien, c’est un premier pas vers la clandestinité.
Si on avait su en 1794, ce que l’on sait aujourd’hui, peut-être eût-on gardé la tête sur les épaules de Robespierre, ne serait-ce que pour s’épargner le 18 brumaire et la suite, Macron, Castaner, Belloubet et compagnie, Charles Michel et Didier Reynders pour la Belgique, en attendant Marine Le Pen et Bart De Wever, brasser dans le même tonneau des mêmes ferments capitalistes, la boisson des vainqueurs.

22 septembre 2019

Une affaire sans suite…

Où en est l'ouverture d'une information judiciaire à propos de Didier Reynders, annoncée à la trompette par De Tijd et l'Echo ?
Sans être dans le flagrant, bien des justiciables vous le diront, un soupçon plus un témoin et on est bon pour la convocation, la présentation à l’Instruction et la mise au trou pour le week-end, en attendant que le juge réfléchisse.
La Justice a tout dans la main pour une affaire de corruption et de blanchiment. Vous n’allez pas me dire que la justice est à plusieurs vitesses ! Serait-elle sensible à la notoriété au point de jauger dans l’échelle des biens nantis, à quel délai supplémentaire Didier Reynders aurait droit ?
Je suggère l’idée, puisqu’on en est là, de lui attribuer autant de mois de réflexion que ceux que la générosité publique lui a alloués en calculant ses indemnités de sortie de la vie parlementaire.
Comme le type est au maximum, cette « ténébreuse affaire » pourrait n’avoir jamais aucun dénouement judiciaire.
Ce qu’on sait par la gazette tient en quelques lignes, mais elles sont significatives. En avril dernier, un ex-agent de la Sûreté de l'Etat s'est rendu à la police judiciaire fédérale pour lui communiquer une série d'allégations de corruption et de blanchiment à l'encontre du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Défense.
Ce n’est pas rien quand même un témoignage de cette importance. Un haut fonctionnaire au casier vierge qui donne des informations sur des manipulations d’argent importantes, on devrait quand même le prendre au sérieux.
Si c’était Gégène revendeur de shit qui aurait vu Reynders ramasser une enveloppe Kraft mal scellée de laquelle on pouvait distinguer une liasse de billets de cinq cents, on pourrait se poser des questions sur la moralité du témoin, se demander si ce jour-là il n’avait pas trop de blanche dans le nez, mais une pointure habituée à se frotter aux beaux linges, un fonctionnaire irréprochable, un homme intègre qui défend son honneur et l’argent du contribuable ?
Il faut croire que là aussi, c’est un duel entre serviteurs de la Nation à la mentalité irréprochable. Il y en aurait une, Didier Reynders, plus irréprochable que l’autre.
Richard3.com demande quand même à ceux qui commandent à l’appareil judiciaire d’être attentifs à la situation dans laquelle ils placent la réputation déjà fortement entamée de la Justice de ce pays.
Le pouvoir judiciaire dans une réserve extrême attendrait-il que Reynders ait passé son audition auprès des députés européens afin que sa candidature soit définitive ?
Ne vaudrait-il pas mieux instruire au plus vite et ainsi savoir retenir éventuellement l’ambition de l’intéressé, afin d’épargner un scandale de plus à l’Europe ?
Tout ce qu’on sait des déclarations du suspect par témoignage, il ressort que Didier Reynders n’était pas au courant. C’est sibyllin ! Au courant de quoi au juste, du témoignage du fonctionnaire ou des biftons échangés au temps heureux de la collaboration avec les anciennes colonies ?
Parce que même si Reynders n’était pas présent le jour où une main a passé sous la table à une autre main, une grande enveloppe bien épaisse, est-il au moins au courant de ce qui s’était tramé ce jour-là, ne serait-ce qu’en sa qualité de ministre des affaires étrangères, au moins les bruits qui ont couru ?
Serait-il aussi mauvais ministre, fainéant et distrait qu’on le dit à la permanence du MR de la Région bruxelloise ?

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Sa promptitude à prendre un avocat, le pendant bruxellois de Dupont-Moretti, pour "démentir les allégations qui sont diffusées" pourrait tout au moins passer par l’évidence que cette affaire l’inquiète assez ? En réalité les allégations diffusées sont d’une autre nature : c’est un témoignage. Vous savez ce qu’il en coûterait à un ancien fonctionnaire un faux témoignage ?
Le témoin n’est pas masqué, ces « allégations » ont tout lieu d’être crédibles.
C’est quand même incroyable que dans ce pays, un haut fonctionnaire à la retraite veut témoigner pour des faits exceptionnellement graves, qu’il en est conscient, mais néanmoins sûr de lui, au point de donner son nom : Nicolas Ullens de Schooten et qu’on laisse divaguer Didier Reynders devant les caméras sur la politique qu’il entend mener à l’Europe au niveau de la Justice, sans que personne ne mette en doute sa capacité à le faire ?
Serait-ce qu’on attende la nomination dudit pour une conversation « entre collègues » ?
Nicolas Ullens de Schooten a travaillé à la Sûreté de l'Etat de 2007 à 2018. Lors de son audition à la police, celui-ci a fait état de versement de pots de vin à l'occasion de missions et d'achats publics. Il a fait référence, notamment, au déménagement de la police fédérale au Centre administratif de Bruxelles, au Kazakhgate et à une affaire relative aux fonds libyens.
Ce n’est pas rien tout de même !

21 septembre 2019

Sur le banc.

Si tu considères la politique, pas celle des clowns qui rangent les chaises et préparent les amplis, non, la sérieuse, celle qui fait du business, qui va au charbon en faire des braises, les vrais mecs quoi… t’as vraiment le trip parfait de la belle entreprise rentable pour les actionnaires, ceux qui font de la thune sur la dèche des autres.
On était là à discuter sur un banc place du Vingt-Aout, tous plus ou moins sorti de la fac, avec des diplômes à tapisser les murs et que dalle comme métier… à s’arracher les cheveux de n’avoir pas compris qu’à la sortie on aurait dû consulter l’annuaire des partis en pointe et s’affilier au plus offrant, après avoir acheté un petit matériel de cireur de pompes, pour s’ubériser en attendant la reconnaissance.
« Prends Benoît Lutgen du CDH – dit l’avocat à septante euros le pro deo – même en ratant tout, ce mec s’est barré à l’Europe, sur le temps que Jean-Denis Lejeune faisait ses cartons. Avant de se tirer, il fallait qu’il ménage ses arrières, des fois qu’un plouc la trouvant mauvaise, venu de nulle part, se mettrait à la mangeoire des grands. Il y avait quasiment personne, vu le petit estomac qu’est devenu le CDH. T’en avais pourtant un qui pouvait à la fois relever le gant et assurer que le Lutgen ne recevrait pas des tomates au pot des adieux !
Maxime Prévot, gueule du gendre idéal, triphasé : à la commune, à la fédé wallonne et au clergé fédéral, donc archi arcbouté sur les pépètes et pas fou de la fantaisie… Lutgen, c’est p’t’être un con en général, mais question truffe de dépendeur d’andouilles, il est de première. »
Son raisonnement se tient, le plus apte d’entre nous se mit à l’imiter : « …voilà l’homme capable de faire semblant de redresser un parti qui se redressera tout seul ou se cassera la gueule, sans lui, de toute façon. La Fonck, certes, aurait pu prétendre. Fluette, elle n’a pas le physique, par exemple la Greoli en a trop, elle ressemble à sa femme de ménage, ça pardonne pas quand il faut driver le peuple chez les bourges. Elle a pas sa place sur un prie-Dieu du premier rang. Et puis avec Jean-Denis qu’arrête pas de faire ses cartons, elle a l’air de porter une chaise au camion de déménagement, tandis que Lejeune du haut du plateau de la caisse, attend l’objet en lui matant les doudounes. »
Chose n’est pas d’accord, il a fait biologie et postule aux chemins de fer ! « Au MR, c’est top secret. La garniture de la pièce montée a fondu sous le soleil de l’Europe. Les deux cadors se sont dispersés en fourrageurs Rond-point Schuman et Chastel en sort plus d’aider son frangin de façon à ce que tout le monde le sache, ce qui fait mauvais genre à Charleroi. Restent plus que des minables : le rougeaud Ducarme et l’enfoiré Bouchez. En attente sur la touche, t’as La Sophie Wilmès, mais on sait pas d’où sort son guignol ou plutôt on ne le sait que trop. C’est le père Louis, en couple télégénique avec Laurette Onkelinx, qui a repris les affaires. Il a tous les dossiers, les curriculums, vu la faiblesse du sien, il s’en fout un peu. Reste plus qu’un glaviot, son pourcentage. Il sait pas encore, s’il va tenir les 15… ou descendre à 12 !...

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Enfin, je cause à ces impertinents « Curieux, mais le PS a le moins de suspens. Assemblée ou pas, grande réunion ou aux toilettes, faut pas rigoler avec ça, c’est Paul Magnette qui va reprendre la prélature, un point c’est tout. Laurette y a cru un moment. C’est râpé. On se demande même si tout le bazar qu’elle fait à propos des femmes, c’est juste pour pas qu’on l’oublie, du départ de Seraing la Rouge où elle n’avait plus son fonds de voix, à Bruxelles la beige. »
C’est un principe général qu’il faut rappeler. Tout qui est hors catégorie, doit absolument faire savoir qu’il est toujours candidat à la présidence de son parti, quoi qu’il arrive, mais ajouter tout de suite après « Popol a la plus belle paire de couilles des artistes de pointe. Pour la gloire du parti, on s’incline et on se met illico au service du mâle dominant. »
Mais, c’est un exercice qui n’est pas donné à tout le monde. Par exemple au MR, Ducarme et Bouchez ne sont pas crédibles. L’un est trop rustaud et l’autre fait placeur d’aspirateurs.
Vous voyez la différence avec une Wilmès ? Elle a le physique du Procureur. Elle ira loin.
Je reste tout seul, les autres se sont taillés. Pauvre Richard.com, la chronique a pris du retard. C’est un travail quotidien que je me suis infligé à moi-même, une sorte de haire morale.
Je crois qu’on a fait le tour des commerces à remettre.
Un couple passe. J’entends la femme qui dit à l’autre « Ils étaient pas frais les harengs ! »
Pas de panique, ceux qu’on a cités ne l’étaient pas non plus ;

20 septembre 2019

Respect à Francis Delpérée !

« Adieu à toi, Francis, je ne t’aimais pas, mais tu as prouvé qu’on peut ne pas être aimé et se conduire en brave et honnête citoyen ! Tu vas me laisser, alors que j’avais médit de toi et qu’à présent le remord me vient !
Dis que tu me pardonnes, Francis… Après ton geste généreux, je l’attends de toi. Je sais que ta retraite sera studieuse et que tu n’abandonneras pas tes livres de droit constitutionnel au pilon qui déchiquète tout ce qui dépasse la compréhension populaire, c’est-à-dire l’ensemble de ce que tu as lu et écrit !
Adieu, Francis que ta retraite te soit légère, longue et douce. Que tous ceux qui ont poigné sans vergogne dans la caisse presque vide de la Belgique des indemnités de luxe soient maudits ! »
Voilà à peu près le speech que j’aurais prononcé au pot de départ à la retraite de Francis Delpérée, sénateur CDH et ardent coupeur de cheveux en quatre d’une Constitution qui l’était déjà en huit.
« Ton dernier geste est le plus beau », aurais-je dit entre sourire et larmes, pour conclure.
Tous les autres sans exception qui ne se sont pas représentés ou n’ont pas été réélus au parlement fédéral ont réclamé leurs indemnités de sortie.
Et c’est croquignolet, comme les chers élus se sont voté des pépètes pour se les taper au moment où les mêmes ont restreint par des lois le droit au chômage et revu à la baisse le viatique qui empêche des familles dans le malheur à crever de faim.
Oui, oui, même les recasés dans le business, les charmeurs historiques, les Reynders, Michel, Onkelinx ont fait la file, inquiets comme des poux qui voient leur terrain de jeux entrer chez le coiffeur, des fois que le guichet se fermerait juste devant eux en raison du tiroir à sec.
Ah ! mais, les piliers de nos institutions, les bâtisseurs de nos six gouvernements y ont légalement droit.
Vous connaissez un chômeur qui ramassant dans la rue une enveloppe kraft bourrée des 48 mois d’indemnité d’une légende qu’est Laurette Onkelinx, prendrait le train à ses frais, puis le bus, pour venir la glisser dans la boîte aux lettres à Lasnes, hameau où la pasionaria du prêt-à-voter confortable se recueille à la lecture de Harpo Marx ?
Le Soir rappelle que ces députés avaient affirmé l’an passé “ne pas savoir” s’ils la réclameraient.
Oui, mais c’était l’an passé, en pleine période électorale !
Laurette vous aurait même promis davantage. Qu’elle fût encore consommable, elle tenait salon gare du Nord pour s’adjuger vite fait quelques énergumènes priapiques et électeurs !

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Seconde partie de cette chronique quotidienne, tant de fois recopiée, jamais remerciée, pillée, ravagée par des gougnafiers du porter à droite et même à gauche (surtout), je sais que je vais vous faire mal en exhibant le double des factures de ce monde avide de votre fric et de vos suffrages.
Les picaillons de la reconnaissance de la Nation aux bâtisseurs hardis de nos six gouvernements s’élèvent à deux mois de salaire par année passée au Parlement, avec un minimum de 4 mois et un maximum de 24 (depuis 2014). Richard Miller (MR), honte à lui dirait Jean Gol, touchera ainsi son salaire pendant 30 mois et Laurette Onkelinx, championne du genre entre dans le Guinness-Book avec 48 mois.
70 députés parmi nos purs héros, se sont précipités au guichet, sauf un, notre Francis que j’embrasse.
Tous en sont revenus galvanisés et convaincus qu’une Belgique prospère aurait pu faire plus encore !
C’est vrai après tout, avec les déficits que Charles nous a laissés, un milliard de plus ou de moins, n’a plus aucune importance.
Il me reste à trouver la liste des 70 héros de la Belgique nouvelle pour la publier. Il est quand même bon à savoir pour qui nous avons voté, pour ne pas recommencer la même connerie avec les loustics qui leur succèdent.
On peut acheter cette liste autrement introuvable, en versant 10 € à l’Association des laissés pour compte des six gouvernements, en déposant votre numéraire dans une enveloppe. Les chèques ne seront pas acceptés. Un bénévole passera juste avant la tournée du facteur. Merci à l’avance.

19 septembre 2019

Les Américains se japonisent.

Suite aux recherches sur Nethys et le plan Marshal de Di Rupo pour les arguments des chroniques précédentes, je me suis intéressé aux Fonds de pension américains. J’ai compris qu’ils sont en déficit structurel, fragiles et peu crédibles dans leurs intentions de développer les biens qu’ils achètent, tant ils sont obsédés par la rentabilité pour leur actionnariat.
Richard3.com s’étonne, dès lors, qu’une société belge à montage mixte ou public puisse considérer qu’un quelconque Fonds de pension, venu renifler en Europe des affaires prospères, soit un interlocuteur crédible.
Si la confidentialité est compréhensible là où il y a concurrence, par contre dans le cas de Voo, c’est préoccupant, d’autant que les administrateurs du monde politique font souvent preuve de concupiscence, sinon de légèreté et d’inexpérience.
De fil en aiguille, en remontant à la source des difficultés des Fonds de pension américains, on découvre combien aux USA la conjoncture pourrait déboucher sur une récession sévère d’ici la fin de l’année, début de la suivante.
Je précise à tous ceux qui republient ces chroniques sur leur support Facebook, parfois en s’en attribuant la paternité (1), de prendre en compte l’inversion de la courbe des taux d’intérêt actuellement en train de s’emballer à Wall Street, de la même manière qu’en 2008 à la crise financière précédente.
Pour les lecteurs peu intéressés par l’économie, une petite explication est nécessaire.
En temps normal, les emprunts à court terme ont un intérêt supérieur aux emprunts à long terme. Cela correspond à une logique compréhensible. L’inversion signifie que les emprunts à court terme rapportent moins d’intérêt que les longs termes. Ce non sens est l’effet d’une méfiance sur le court terme, autrement dit les spéculateurs sentent venir une crise profonde et ils le font sentir en plaçant plus dans le long que dans le court, d’où l’inversion.
Depuis longtemps, les statistiques sur l’emploi et l’expansion des entreprises nous présentent les USA au beau fixe. Les économistes européens consultants des médias, ne s’intéressent pas de la manière dont les données sont récoltées. Ils le devraient ! Aux USA, le thermomètre de l’économie fonctionne aux sondages ! C’est-à-dire qu’emplois, créations d’entreprises et expansion de leur rentabilité qui font le bilan d’un pays, se mesurent par les impressions des abonnés sur les bottins des grandes villes américaines !

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D’après l’économiste Dany Lang (2), c’est un « véritable foutage de gueule » ! L’Administration Trump bénéficie d’une opinion mondiale enthousiaste sur l’état de l’économie américaine, par sondage téléphonique, l’équivalent des pitreries d’un Deborsu !
On devine pourquoi cette euphorie est entretenue dans les gazettes. Les Bourses marchent à l’impression qu’ont les boursicoteurs de l’économie. L’opinion est déterminante. Trump pour sa réélection va faire durer ce mythe le plus longtemps possible.
Tout indique le contraire, à commencer par l’inversion des taux d’intérêt.
Les USA sont ligotés par un stock hallucinant de dettes d’État et privées. Ce qui explique qu’on n’augmente pas les taux anormalement bas. Les Américains se japonisent !
Les emplois créés sont de très mauvaise qualité. Ceux qui se lancent dans l’entreprenariat par ubérisation entrent définitivement dans la galère et la pauvreté. L’ensemble ne parviendra à relancer la machine, qu’en l’alimentant par du travail bien rémunéré.
L’économie américaine diffuse son cancer partout dans le monde. On pourrait passer de la dépression à une récession, aux effets incalculables en Europe. Les banques centrales se sont endettées. Des milliards s’engloutissent dans des reprises de dettes sans garantie, en tous points comme en 2008-2009.
Actuellement, les retraités américains perçoivent leurs pensions par points, à la manière dont Macron veut refonder celles des Français. La plupart ont perdu leur retraite par ce système et la privatisation. Les entreprises ont déposé leur bilan et cesser d’alimenter leur Fonds de pension. Il est devenu commun de voir un retraité de 75 ans, plongeur dans une pizzeria !
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1. J’avais déjà écrit dans une chronique de 2004 sur la propriété intellectuelle, enrichi d’un extrait des Caractères de La Bruyère « Se faire valoir par des choses qui ne dépendent point des autres, mais de soi seul, ou renoncer à se faire valoir : maxime inestimable et d’une ressource infinie dans la pratique, utile aux faibles, aux vertueux, à ceux qui ont de l’esprit, qu’elle rend maîtres de leur fortune ou de leur repos… » etc.
2. Une crise approche selon l’économiste et maître de conférences, Paris-Sorbonne, Dany Lang. Un “méga crash” interviendra dans les 3 à 6 mois. En mai dernier, il publiait un article dans Libération sur les économies zombifiées par la dette privée.

18 septembre 2019

Nethys : association de malfaiteurs ?

C’est par une initiative socialiste dite « plan Marshall pour la Wallonie » que Di Rupo a initié en 1999 un plan de redressement qui consiste à créer ou développer des entreprises avec l’argent public, puis les plâtres essuyés, de choisir l’industriel qui profitera de l’effort collectif pour son seul intérêt.
Contrairement à ce qui a été prétendu, la philosophie de cette économie montée avec l’argent des citoyens n’est nullement sociale ou socialiste. Elle n’est qu’un moyen de créer des entreprises avec un risque encouru par les collectivités, pour en faire bénéficier des particuliers. C’est un mélange entre personnel politique et administrateur privé générateur de corruptions et de prises d’intérêts discutables, quant à leur nature réelle.
Les socialistes avancent le chiffre de 50.660 emplois "créés ou prévus à terme" grâce au Plan Marshall depuis 2006, sans que l'on puisse savoir si ce chiffre y est lié. Même Sinardet et Delwit, pourtant très empressés auprès du pouvoir, n’en savent rien.
Comparé à la Flandre, le PIB wallon serait en fin de décrochage, sans savoir si le Plan y est pour quelque chose où s’il y avait décrochage, sinon dans un PIB dont on sait combien la répartition en financement des six dixièmes profite à la Flandre.
Du plan Marshal, di Rupo en a été le commissaire-priseur. Nethys, son produit le plus fini, met aux enchères des filiales. C’est le principe d’une salle de vente. L’acheteur proteste de l’estimation jugée excessive du commissaire-priseur. Une fois propriétaire, si vous voulez le lui racheter, sa valeur monte à dix quinze fois ce qu’il valait avant la mise à l’encan. C’est « affaire conclue » en plus discret, entre des gens qui se connaissent.
Avec quoi croyez-vous que Stéphane Moreau roule en BMW dernier modèle ?
C’est ça le commerce. Et c’est ce dont le public qui s’en aperçoit, s’en étonne et s’inquiète.
Les syndicats (sans que les cotisants aient donné leur avis) se réjouissent avec le patronat du plan Marshal socialiste.
Dans la série « les criminels qui nous dirigent » Richard3.com rappelle que céder un bien public à un complice du privé finit toujours par être dommageable à l’ensemble de la population, la nature du privé étant seulement aiguillonnée par le profit.
Les lois de cette société fondée sur les critères de l’économie de marché sont très strictes en matière de propriété. La propriété du pauvre a un caractère dérisoire dont tout le monde se fiche et parfois s’approprie sans vergogne, à commencer par la justice et le fisc. La propriété du riche est hyper protégée. On peut indéfiniment sursoir à une condamnation pour fraude fiscale, évasion des capitaux, pots-de-vin et forfaitures diverses, quand l’affaire ne s’enterre pas avant les prétoires.
L’application des idées libérales par MM les socialistes et les libéraux en 2019 est obsolète. Elle est devenue une véritable escroquerie, une criminalité, dont les citoyens sont victimes !

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Ecolo qui, mine-de-rien, a toujours prêté la main à ces criminels, craint de voir s'affaiblir l'alliance emploi-environnement dans le recentrage opéré par la nouvelle coalition.
L’aventure avec un fonds d’investissement américain pour la vente de filiales de Nethys est vraiment le comble de ce que ces sociétés publiques se plaisent à faire, dans l’absolue méconnaissance d’avec quoi désormais s’achète tout : le dollar.
L’Amérique vit au-dessus des performances de ces entreprises grâce au dollar monnaie mondiale de référence, qui ne vaut pas le quart du pouvoir qu’il représente. De cette aberration du papier-monnaie est née la puissance d’un pays qui fait travailler le monde entier à son profit, même les plus pauvres, surtout les plus pauvres dirions-nous.
En privilégiant cette monnaie de singe, nous travaillons contre nous-mêmes ! Nous courons des risques : délocalisation, revente par morceaux, etc. Ces sociétés se parjurent et s’en fichent à la manière de Donald Trump. Ils ont des avocats bien meilleurs que les nôtres.
Et c’est un organisme public, organisé en notre nom, qui gère et revend avec notre argent, une entreprise dans laquelle certains d’entre nous seront salariés, percevront un maigre salaire pour une productivité que ces énergumènes se chargeront de pousser au maximum !
Qu’est-ce qu’on s’en fout qu’une fois la privatisation de Nethys terminée, l'administrateur délégué Stéphane Moreau quitte la holding, ne la quitte pas ou fait semblant de la quitter pour mieux revenir. Comme on n’en a rien à cirer que François Fornieri, président d'Ardentia, rachète les filiales Win et Elicio ou ne les rachète pas.
Que sommes-nous là-dedans : du bétail !
Le nouveau ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet (MR), a reproché mardi à Nethys “l’opacité” avec laquelle elle agit parfois, tout en se disant ravi que ses principaux dirigeants aient désormais “clarifié les choses”. Voilà, ils sont contents, ces gens-là, nous aurions mauvaise grâce à ne pas l’être aussi. C’est grave ce qui se passe en Wallonie et ailleurs dans des pays chloroformés au dollar. Tous les indicateurs sont au rouge, les meilleurs économistes voient le crash du système économique et que font ceux que nous avons élus ? Ils jouent au Monopoly avec la pire engeance qui soit, détestable dernier acte d’une braderie générale avant le sauve-qui-peut !

17 septembre 2019

Des criminels à la Région.

Le silence des gens de pouvoir sur le système économique de plus en plus défaillant, est accablant !
On fait comme si, par des mesures adaptées aux circonstances tout pouvait repartir comme « avant ». Dans un consensus qu’ils espèrent général, « avant » serait une période mythique qui n’a jamais existé, mais qui pourrait correspondre aux Trente Glorieuses.
Or, tout le monde sent ce qu’espèrent les gens de pouvoir : une baisse du niveau de vie de la population largement consentie, un recul calculé régenté par des gestionnaires quasiment inamovibles. On les verrait fatalistes quant aux conséquences terribles pour les plus pauvres, redoutant seulement des émeutes et des violences. Il se pourrait alors dans ce cas, que leur progression financière dans les six gouvernements soient quelque peu ralentie, c’est, dans le fond, leur véritable inquiétude.
Di Rupo s’est acoquiné avec Borsus dans le cadre de ce qui précède, pour atténuer par des aménagements la pilule amère en "possibilités sociales " dans une économie inadaptée à cela. Ce n'est pas gratuit. Il pense à l'électeur.
Ces gens de pouvoir ne sont pas naïfs. Ils savent très bien que leur succès ou leur échec tient à des conjonctures artificielles, des cotations boursières et des décisions d’émirs ombrageux. Ils devraient normalement s’en inquiéter avant d’insulter la gauche qui est la seule consciente des enjeux qui tiennent à deux facteurs irréversibles : l’impossibilité d’une économie libérale de planifier un plan cohérent face à l’accroissement de la population mondiale et l’échéance climatique jointe à l’effondrement des milieux naturels surexploités.
Les gens de pouvoir ne posent jamais leurs équations à la suite de ces deux facteurs, mais en fonction des accords économiques internationaux organisant un gâchis des productions. Ils sont à la manœuvre l’œil rivé sur les foucades de Donald Trump et les parades de Xi Jinping.
Dans leur genre, puisqu’il faut récuser l’excuse d’une naïveté généralisée, les gens de pouvoir sont tout bêtement et simplement des criminels, avec la circonstance aggravante qu’ils tirent profit de leur impuissance à changer la donne. À se demander si leur politique ne serait pas toute autre, s’ils étaient payés en ouvrier qualifié, plutôt qu’en CEO ?
Un exemple de leur feinte impuissance à contrôler l’économie pour l’engager dans une autre voie, est l’incroyable maladresse qu’ils ont toujours eue quand, par des circonstances particulières, ils se trouvent à gérer une partie importante de l’industrie.
On a toujours en mémoire le redressement spectaculaire de Cockerill-Sambre par Jean Gandois qui met en place un plan permettant d'assurer la survie de l’entreprise sous l’égide de la Région wallonne. Aussitôt l’affaire rétablie, les gens de pouvoir n’eurent qu’un objectif, s’en débarrasser. C’était immoral, puisqu’ils cédaient les profits futurs à des industriels en frustrant les investisseurs, en l’occurrence les contribuables, de tout profit !

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On est aujourd’hui bien au fait du fiasco d’Usinor à Mittal et de la manière dont on a gaspillé l’argent public en jetant des subsides par poignées à des gens qui ont ramassé tout ce qu’ils ont pu, laissant des chômeurs et des ruines derrière eux, pour s’en aller faire la même chose ailleurs.
Toujours avec l’argent du contribuable, la Région est aujourd’hui en train de faire la démonstration avec Meusinvest qu’elle produit des administrateurs qui ne sont talentueux que pour toucher des indemnités, multiplier les filiales conduites par un bon management surtout intéressés à ce que l’affaire soit bonne, pour s’en remplir les poches. Et tout cela produit du cash en revendant à des fonds de pension américains ou à des fortunes internationales en guise de placement, un peu à la manière dont a été fourgué Cockerill-Sambre.
L’histoire de Nethys vaut le détour.
Créée en 1999 sous le nom d'Eurociel par Michèle Lempereur (actuelle épouse de Willy Demeyer) et Guy Mathot, elle est renommée Compagnie Liégeoise de Radiodiffusion (CLR) en 2009, puis Tecteo Services en 2011, Tecteo Services Group en 2012 et enfin Nethys en 2013, après le rachat des éditions de l'Avenir. Fin mai 2019, Resa quitte le giron de Nethys et devient une filiale d'Enodia (ex Publifin). En septembre 2019, il est révélé que Nethys a passé un accord de vente de Voo au fonds d'investissement américain Providence, sans en avertir les administrateurs d'Enodia.
D’autres certainement mieux renseignés que Richard3.com sur les scandales à répétition de ces entreprises chargées au départ de dynamiser la Région et d’en faire profiter les citoyens, vous feront un historique plus fouillé que je ne le saurais faire.
Pour en revenir à l’idée initiale de cette chronique, ces péripéties avec l’argent public démontrent bien que les gens de pouvoir ne veulent pas changer l’économie dominante pour au moins tenter de sauver ce qui bientôt ne se pourra plus : du travail pour tous dans des définitions d’utilité publique, dans la priorité d’en finir avec la pauvreté, en respectant, aux noms de nos enfants, un avenir respectueux de l’environnement.
Avec les criminels au pouvoir à la Région wallonne et demain au Fédéral, il ne faut pas trop y compter.

16 septembre 2019

Le cordon sanitaire.

Des raisons essentiellement politiques ont poussé Charles Michel à intriguer pour sortir la N-VA du cordon sanitaire, afin de trouver une solution à la crise de 2014.
On ne peut pas voir la chose différemment, quand on compare les paroles définitives et agressives qu’il a eues envers Bart De Wever avant les élections et celles que tout le monde a entendues, fraternelles et chaleureuses au même, lorsqu’il fut question de former un gouvernement avec la N-VA.
Le consensus non écrit des partis à propos du cordon sanitaire a volé en éclat, devant la nécessité de faire passer la N-VA du bon côté, celui de la démocratie.
541 jours de crise, ce n’est pas rien. On ignore toujours les gages que la N-VA aurait donnés pour apparaître soudain un parti comme les autres ; jusque là Bart De Wever, Jan Jambon, Theo Francken, Liesbeth Homans et quelques autres n’avaient cessé de réclamer le confédéralisme dernier palier avant l’indépendance, les frasques des dirigeants ne se comptaient plus, comme les provocations, des réunions avec des anciens SS et des présences dans des assemblées de Flamands rabiques d’extrême droite.
Cela prouve bien que la morale et la politique sont deux choses différentes. Alors, pourquoi tant de déclarations sur la vertu du parler vrai, de la morale et de l’honnêteté brandies à tout propos, sinon pour conforter l’image d’une gouvernance irréprochable et éthique en toute circonstance, aux yeux du peuple. Comme si celui-ci n’avait pas percé à jour la duplicité et l’opportunisme des gens de pouvoir. Comme s’il ne savait pas que la mascarade est en spectacle permanent, que les journaux à ce propos ne nous disent pas la vérité.
Mais ce n’est pas tout. Selon le dernier sondage en Flandre, le Vlaams Belang serait en passe de doubler la N-VA et de devenir le premier parti de Flandre !
D’où la question, n’aurait-il pas mieux valu dédouaner le Vlaams Belang, plutôt que la N-VA ? Ou les deux partis, tant qu’à faire, cela aurait au moins permis de faire croire aux gens que la politique du cordon sanitaire était elle-même une action antidémocratique.
Devant la nécessité, « de sauver le roi » ces opportunistes ont été jusqu’à enrôler les têtes de gondoles socialistes, lorsqu’il fut déclaré que la N-VA n’était plus infréquentable et qu’elle avait donné des gages permettant de penser à sa compatibilité avec la démocratie.
Les gages, on les attend toujours. Tout est évidemment bidon.
De cet instant, les journaux francophones ne décausèrent plus trop la N-VA. Sinardet et Delwit délivrèrent un certificat de démocratie à Bart De Wever et Charles Michel commença en coulisse ses manœuvres de séduction, afin de sortir de la crise qui avait duré quand même 541 jours.

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Jusque là Bart De Wever Jan Jambon, Theo Francken, Liesbeth Homans et quelques autres n’avaient cessé de réclamer le confédéralisme dernier palier avant l’indépendance.
Benjamin Biard, docteur en sciences politiques et chercheur au CRISP et Marc Swyngedouw, professeur de sciences sociales à la KULeuven ont abordé lors d’une émission télévisée la montée du Vlaams Belang. Le parti de Tom Van Grieken semble s’être réinventé, en tout cas c’est ce que certains pensent, au point de remettre en question le cordon sanitaire.
Et nous voilà arriver au dernier sondage en Flandre qui fait passer le Vlaams Belang devant la N-VA lors d’une consultation par téléphone sur les intentions de vote.
Catastrophe tous les pétrisseurs de la démocratie qui en faisaient du bon pain, vont devoir ajouter du son et de l’épeautre et mettre de l’eau dans leur vin.
Voilà le Royaume à nouveau en danger, autour du trône les six gouvernements en tremblent faisant vaciller la chaise royale.
Qu’est-ce qu’un parti d’extrême droite ? On se tourne du côté de Richard Miller, le gourou de la bien pensance libérale bourgeoise. Est-ce que le VB est un parti inégalitaire ? En clair, un « fransquillon » vaut-il un Flamand ? C’est comme sur l’échelle de Richter, le nationalisme du VB est-il fort, assez fort ou modéré ? Le parti est-il violent et antidémocratiques, c’est-à-dire capable d’arriver au pouvoir, comme Adolphe en 33, tout sourire et la moustache cirée, pour ouvrir des camps de « redressement » cinq ans plus tard ?
Que ne feraient pas nos élites pour rester au pouvoir. Tous se précipitent et s’adjugent le titre suprême de « béquilles du roi ».
Déjà on entend que le Vlaams Belang a changé de style, on ne parle plus du programme de 70 points qui abordait la question migratoire, même s’il est encore discriminant à propos de l’Islam.
Tom van Grieken, le président actuel, est moins sectaire que Filip Dewinter, et plus nuancé, sur le devenir de la Belgique. (voir sur le blog Richard3.com les chroniques anciennes)
Ce sondage arrive au moment où Charles Michel part à l’Europe sur ses chaussettes laissant le MR meurtri des récents déboires, en quête d’un nouveau baron, alors que Michel ne s’est pas fait faute de mettre ses pions qui lui doivent presque tout à des postes clés. Ils appelleront au culte de l’idole momentanément absente. Quant à Reynders, plus âgé, tout le monde espère qu’il finira son gâtisme à l’Europe et qu’on ne le verra plus qu’à ses obsèques nationales.

15 septembre 2019

Au courant de rien.

Didier Reynders n’est pas au courant, il ne lit pas les journaux, d’une éventuelle corruption dont il aurait tiré profit en Afrique ! Il faut le faire ! C’est comme s’il ne se souvenait pas d’être passé aux toilettes le matin.
Faut-il s’en étonner ? Pour rester en piste aussi longtemps dans un système aussi corrompu que la démocratie par délégation, il faut quand même avoir des qualités de surfeur et prendre la vague au bon moment, nier des allégations gênantes et en inventer d’autres, en contrefeu.
Déjà, avec Armand De Decker, il avait frôlé l’inculpation. Sauvé par le décès opportun, avec hommage national et tout le tralala de son grand ami, lui qui était monté à Uccle pour prendre la succession de bel Armand, n’aurait-il plus la baraqua ?
A-t-il assez gratté, comme un noyé la pierre du quai, pour entrer à l’Europe, ce qui pourrait vouloir dire s’enfuir de Belgique, tout en restant à Bruxelles ?
Enfin, l’y voilà presque, la bouée « Europa » autour du cou, encore une formalité en octobre : le feu roulant des questions des députés européens, duquel il espère s’en sortir sans même que son pantalon ait été roussi par les flammes.
– Avez-vous touché un pot-de-vin de l’entrepreneur pour la construction de l’ambassade de Belgique à Kinshasa ?
– Non, bien tendu.
Après, c’est « on efface tout et on recommence une autre vie », quarante ans de dénis et purification par l’ascèse nouvelle : qui dit mieux ?
Reste l’information judiciaire ouverte, une série d'allégations de corruption et de blanchiment.
Cette fois, il y a un témoignage. On escamote moins vite un être humain que des mots prononcés entre deux portes, une main sur la bouche, pour qu’on ne puisse lire à distance des échanges hasardeux.
Un ex-agent de la Sûreté de l'État pointe une série de marchés publics et d'achats de l'État, tels que la construction de l'ambassade belge à Kinshasa, pour lesquels des pots-de-vin ont été versés, selon lui. Il cite également des corrupteurs, comme des marchands d'armes, et un candidat à l'élection présidentielle congolaise.
Le remake Reynders tombe au moment du verdict de l’affaire Balkany et les quatre ans de réflexion en tôle de Patrick. Quoique, ce serait le diable qu’il ne soit pas libéré pour Noël !
Vente à prix surfaits d’œuvre d’art pour Reynders, questionne le journal ?
L'agent décrit les méthodes que Reynders et son homme de confiance auraient utilisées pour recevoir de l'argent et le blanchir. Il y est question notamment de vente à des prix surfaits d'œuvres d'art et d'antiquités sans grande valeur. Des transactions immobilières suspectes et l'utilisation de sociétés-écrans sont également citées.
« Au terme de l'enquête préliminaire, le parquet devra décider si les indices contre Reynders sont suffisants et si le dossier doit être transmis ou non au parquet général de Bruxelles, compte tenu de la qualité de ministre de Reynders. », dixit le journal.
Gaffeur ce journaliste qui écrit que le parquet hésite « compte tenu de la qualité de ministre » pour inculpé Reynders ! Quel aveu de partialité de la justice belge, si c’est le cas ! Quelle honte que cette hésitation qui fait pencher la balance vers « les gros », afin de mieux se farcir les « faibles » !
L’onguent « Deborsu » s’appliquera-t-il dimanche pour soulager Reynders de la douleur qu’il ressent de l’outrage de « l’homme malveillant », à moins qu’il n’en souffle mot. Who knows ?
John Hendrix, porte-parole du ministre, s’emporte "Il s'agit sans doute à nouveau d'un montage émanant du même homme malveillant qui tente sans cesse de nuire".
Pour nuire, en effet, si le témoin était pris au sérieux, cela nuirait fortement à celui qui prétend être démocrate, européen et honnête.

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Qualités en vrac, auxquelles ils prétendent tous, et pas qu’au MR, un paquet de démocrates, européens et honnêtes au PS sont dans le cas.
Tout en n’étant au courant de rien, le futur commissaire européen a quand même chargé son avocat de « défendre ses droits ».
Dans la foulée, il s’est empressé de démentir les allégations des journaux L’Echo et De Tijd à l’Agence Belga.
Il est évident que puisqu’il n’est au courant de rien, pour la suite de sa carrière européenne, il est capital que les députés européens soient comme lui au courant de rien.
Nos hommes politiques devraient établir des formulaires « au courant de rien » qui démentirait à l’avance tout témoignage vrai ou faux pouvant nuire à une carrière prestigieuse. La liste des carriéristes prestigieux serait au verso du formulaire, ceci afin d’éviter à la justice et aux journalistes de commettre des impairs.
Tout le monde gagnerait du temps, avant de tomber de haut, le jour où quelqu’un oserait incarcérer des hauts personnages, plutôt que s’en tenir aux voleurs de pommes.

14 septembre 2019

Cent mille fois « oui » !

Avec les samedis Gilets Jaunes, tout le gratin a été embêté, même en Belgique où on s’attendait que cela fasse tache d’huile ! Mais c’est loin d’être terminé comme les gazettes voudraient nous le faire croire. Et pourquoi cela le serait-il ? La vie de la population aurait-elle changé à ce point ? Macron soigne sa pub et remonte dans les sondages, Di Rupo refait surface en attelage avec Borsus, pour une politique libérale. Qu’est-ce qui change ?
L’initiative pour la pension minimale à 1500 € est une belle idée du PTB. Qu’elle réussisse ou échoue – toute la gauche souhaite qu’elle réussisse – il en restera tout de même quelque chose : la difficulté qu’a le peuple de faire entendre sa voix dans une démocratie confisquée !
La crise de la démocratie a remis à l'ordre du jour le référendum. Les citoyens seraient invités à se prononcer en lieu et place de leurs députés. Vous pensez la honte de ces derniers ! Un référendum se veut l’expression d’une démocratie directe et souveraine. Mais, ayant dit cela, principe et réalité cohabitent difficilement.
En France, ça s’est vu à l’occasion d’un référendum que les électeurs ont emporté contre les « élites ». Les raffinés ont tourné la difficulté. En définitive, ce fut Di Rupo qui évita l’écueil – il est vrai que le référendum n’existe pas en Belgique – Sarko remettait les pendules à l’heure… c’était en 2005, comme le temps passe et pourtant comme on s’y croirait encore ! Nicolas Sarkozy, une fois élu, fit voter par le Congrès, le traité de Lisbonne, contre l’opinion majoritaire. Et hop, passez muscade !
C’est ça la démocratie par délégation, même quand elle prend un tour référendaire.
Cet essais malheureux a réveillé les désirs des Français de réclamer un référendum d'initiative citoyenne (RIC), à l'image des « votations » suisses, oubliant les raffinés qui, vexés, ont eux aussi leur petite idée.
Pas moins de neuf référendums seront organisés sous la Ve République. Ils seront tous plus ou moins adoptés, sauf celui du Grand Charles et le dernier, celui de 2005, rattrapé par un autre bout de la Constitution..
Ce qui changerait dans le RIC, c’est qu’il ne viendrait pas des raffinés, mais du peuple. Ce qui change tout. Bien entendu, les raffinés ne veulent pas en entendre parler, l’initiative populaire entamerait ce qu’il leur reste de prestige ! Et si ce RIC était dirigé contre leurs prérogatives, ils se trouveraient bien capables d’en refuser les effets, sous peine de perdre tout.
On le voit le RIC est loin d’être gagné. C’est le genre de conquête qui ne se quémande pas, mais qui se prend.
On n’en est pas là en Belgique. L’escroquerie à la démocratie est au maximum. L’électeur est le bourricot qui prend tout sur le dos, conduit à bon port, revient au départ cinq ans plus tard pour une nouvelle charge, sans savoir ce qu’il transporte, puisque les professions de foi de ceux qu’il peine à porter ne sont jamais réalisées en raison de ce qu’on appelle « un compromis à la belge ». Les élus entrent en séance habillés de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et ils sortent tous en costume gris foncé trois pièces, employés de banque.
En Belgique, la pension minimale à 1500 € le mois est plus que raisonnable. Le PTB récolte des signatures. En avoir100.000 ne sera qu’une simple formalité. Cela forcera le parlement fédéral à débattre d'une loi d'initiative citoyenne.
Ce qui peut arriver, c’est que le paquet des signatures sur le bureau du président de la Chambre aille directement à la corbeille à papier, par un vote bâclé d’un rejet pur et simple des partis majoritaires. Les 100.000 signatures ne serviraient qu’à souligner combien les acteurs de cette démocratie à six gouvernements jouent dans une mauvaise pièce huée par les spectateurs.

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On pourrait même à l’occasion faire remarquer que la démocratie à la belge est une pure et simple démission de l’électeur qui remet à ceux qu’il élit la propriété réelle du pays.
Les constitutionnalistes nous disent la bouche en coin, « on a décidé de cette forme de démocratie ». On voudrait seulement savoir qui est « on » et depuis combien de temps « on » fonctionne et règle nos destinées, si c’est définitif ou bien si le peuple a une chance de sortir d’une démocratie qui tourne à l’oligarchie par droit de succession ?
Les parlements régionaux francophones viennent d’accoucher des gouvernements idoines. On se demande pourquoi on a voté ! On retrouve les mêmes à quelques-uns près, même si certains passent d’une crèmerie à l’autre. C’est le cas de Borsus. Di Rupo on l’a déjà vu quelque part, et ainsi de suite. On prend de l’ancien pour faire du neuf. Le comble, c’est qu’à tour de rôle, ils nous assurent que ça va changer…

13 septembre 2019

Charles, Didier et les autres contre Maximilien.

Robespierriste… Richard3 l’est depuis toujours. Les erreurs du Conventionnel ne sont qu’un aléa de son action. Cependant, ses ennemis se sont acharnés sur lui, jusqu’à nos jours.
Que nous le voulions ou non, nous sommes les descendants d’une dispute entre les Nobles et le Tiers État. Le système capitaliste, ayant pris le relai de la noblesse, il est devenu bourgeois. Notre condition sociale nous place dans la dynamique d’une multitude qui ne baisse pas les bras, même si individuellement, un esprit curieux voit autour de lui, bien des bras s’abaisser.
L’antagonisme entre une petite communauté d’intérêt et le peuple existait bien avant la Révolution de 89 et n’est pas près de s’éteindre. Le capitalisme a, de toute évidence, fondé ses espoirs de survie sur les classes moyennes. Elles ne jouent plus leur rôle de maquerelles entre le pouvoir et la population laborieuse. Subordonnées à la clase possédante, elles tendent à disparaître sur le fumier de nos six gouvernements.
La classe intermédiaire est un leurre. Il l’a toujours été, même pendant les Trente Glorieuses, cent septante années après le Neuf Thermidor et la mort d’un génie.
Robespierre a commis des maladresses dans sa quête de justice sociale à une époque où elle n’était que balbutiement. Mais il n’a jamais détourné sa pensée du bien public et c’est en cela que tous les à-demi corrompus lui en veulent et le jugent mal.
Ennemi des accapareurs, il n’a jamais cessé d’être le paria. Toutes recherches intellectuelles d’histoire, d’économie politique et de droit étant aux mains de la classe dirigeante, Robespierre aurait dû côtoyer Hitler et Staline dans le grand livre des contes pour enfants sages. Quoique il y eut des tentatives pour cet affront ultime, la gauche heureusement a des Mélenchon, des Nathalie Artaud, des Hedebouw et des Besancenot pour témoigner du contraire et avant eux il y eut Proudhon, Bakounine, Marx, Jaurès. Il survit grâce aux lecteurs, les érudits et les jeunes universitaires, comme Cécile Obligi qui s’est faite une opinion sur l’homme, non pas d’après ses détracteurs, mais d’après des pièces d’archives et les témoignages du temps.
L’erreur fatale de Robespierre fut son discours sur l’être suprême. Ses partisans s’emparèrent de l’idée, pour en faire un show qui le couvrit de ridicule pour les plus fins et d’une admiration sans borne pour les moins avisés, friands des jeux du cirque, comparables aux thuriféraires de Donald Trump.

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Ainsi fut la fête à l’Être suprême !
À côté de la liesse, se voyait l’incongru de l’idée de l’être suprême. Celui qui l’incarnait deviendra le symbole de l’absolutisme, comme Anna Arendt l’a soutenu, dans ses commentaires sur Robespierre.
Ce jour-là, les participants se rassemblèrent autour du bassin rond du jardin des Tuileries. Sur ce bassin, une pyramide représentait un monstre, l'Athéisme entouré de l'Ambition, l'Égoïsme et la fausse Simplicité.
Pour l’ambition, l’égoïsme et la fausse simplicité, c’est tout Charles Michel et Didier Reynders, mais l’Athéisme !... Je vous demande dans quoi Robespierre mettait les pieds !
Entraîné par cette connerie dans le but de se requinquer avec les prêtres très remontés contre la Révolution, le voilà en train de pourfendre une philosophie très ancienne, celle de ne croire à rien et pour une autre improuvée et somnambulique, réduite aux hypothèses en 2019 !
Pour cela, Robespierre revêt un habit bleu céleste serré d'une écharpe tricolore, un bouquet de fleurs et d'épis à la main. Un acolyte de Louis David, le maître d’œuvre, lui tend une torche et il met le feu au monstre qui révèle en se consumant une statue de la Sagesse.
Il prend la tête du cortège jusqu’au Champ-de-Mars, tandis que l'hymne à l'Être suprême, écrit par Théodore Desorgues, est chanté par la foule, sur une musique de Gossec.
Déjà, dans la foule, des députés de la Convention se moquent. On bavarde, on refuse de marcher au pas. Le culte de l'Être suprême, loin de créer l'unité morale entre les révolutionnaires, devait susciter, peu après son instauration, une crise politique au sein du gouvernement révolutionnaire.
Avant l’arrestation et l’exécution quelques semaines plus tard, Maximilien subira l’affaire Catherine Théot. Une vieille femme déséquilibrée qui déclare être la mère de Dieu. Elle déclame forces prophéties et annonce la venue du Messie. Tout le monde y voit Robespierre !
Bientôt circule des bruits selon lesquels ce serait Maximilien de Robespierre lui-même qui aurait manipulé le groupe constitué autour de la visionnaire.
Quand on voit aujourd’hui les simagrées de nos deux phénomènes qui partent à la conquête du rond-point Schumann, le tour grotesque que prend la politique en Belgique avec ses six gouvernements, on est saisi d’un rapprochement.
Robespierre a perdu son pari d’émanciper le peuple. Les riches qui se pavanent aujourd’hui et qui n’arrivent pas à la cheville de ce grand homme sombrent, eux aussi, dans le ridicule mais pour des projets bien moins élevés.

12 septembre 2019

Adjugé 1500 sans les frais.

Madame Ursula von der Leyen devra son élection à la présidence de la Commission européenne, acquise avec une majorité de seulement neuf voix, à une coalition hétéroclite comprenant les treize parlementaires hongrois fidèles à M. Orbán ainsi que les quatorze eurodéputés « populistes » du Mouvement 5 étoiles, à l’époque alliés à M. Salvini.
Est-ce que ce maintien du cap à droite de l’Europe n’est pas en train d’influencer les socialistes, dans leurs pourparlers à la Région, pour nous mettre à nouveau sur le dos Willy Borsus ?
C’est probablement un argument du MR. Que le PS y vienne aussi, n’est-ce pas à cause de s’être coupé de tout dialogue avec le PTB, qu’il en est ainsi ?
Le programme de cette alliance PS, MR, Écolo n’est pas encore connu, mais tiraillé par les libéraux pour que la politique régionale colle avec celle de l’Europe, tiré par le veston afin que Di Rupo et Borsus n’oublient pas l’écologie, il est vraisemblable que les travailleurs, les pensionnés et les sans-emploi n’auront rien à attendre de ce gouvernement wallon.
Encore faut-il espérer de ne pas être pris par surprise sur quelques modifications de la TVA. Reste en mémoire l’histoire de la taxe sur l’électricité que sa sérénissime grandeur Michel s’est empressé de nous faire avoir, en guise de cadeau de bienvenue dans le gouvernement qui finit si misérablement décembre dernier.
Le PTB vient de lancer une pétition pour établir à 1500 € la pension pleine minimum. Ce n’est pas exagéré, c’est même un peu juste. Compte tenu de l’ambiance générale, c’est un objectif raisonnable. À tous les arguments avancés qui concernent principalement les pensions généralement plus importantes chez nos voisins, viennent s’y ajouter les prix beaucoup plus lourds en Belgique et notamment des médicaments, dont certains sont vendus jusqu’à 60 % de plus qu’en France !
Comment le PS va-t-il vendre les renoncements de ses programmes électoraux, pour faire croire qu’il est toujours aussi attentif à l’écoute des pauvres de ce pays ?
Que va devenir cette pétition portée d’un cœur généreux par toute la gauche, ou presque ?
Parce qu’aussi curieusement que cela puisse paraître, c’est le parti perdant du gouvernement sortant qui semble dicter sa loi, sans surprise puisque c’est la même perspective du MR-CDH, sauf que le CDH est remplacé par le PS, c’est tout !

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Intéressant serait d’établir un ratio (coefficient entre deux comptes) entre le salaire d’un député soit 6.000 € net par mois et on tient pour rien d’autres avantages comme des indemnités de déplacement et de perte de la députation, sous forme de fortes indemnités conséquentes, avec une retraite de 1.500 €, soit 25 % du salaire du député, avec comme objectif 30 % du salaire soit 1.800 €, pension pleine en France, la législature suivante.
Ainsi, le député en aurait fini de s’augmenter en douce pendant les vacances. Et le pensionné aurait enfin un pécule lui permettant de finir ses vieux jours dans une maison de retraite où le prix minimum par mois est d’environ 1700 €.
Évidemment Bacquelaine qui palpe plus qu’un député comme ministre et qui n’a pas lâché pour autant ses sinécures médicales, n’est pas d’accord. Il pense même qu’une diminution des pensions serait la bienvenue, mais cela il ne nous le dira pas. Il se contente pour le moment de rêver à un prolongement du travail, pourquoi pas au-delà de 65 ans (ce qui revient quand même à une diminution globale des pensions, donc à une perte de chacun).
Malgré ce côté raisonnable de la proposition du PTB à 1500 € la pension pleine, la pétition a peu de chance d’être entendue. Pourtant recueillir les signatures requises aura été faite sans difficulté, Richard3.com en met sa main au feu. C’est que le pays ne s’est pas engagé du tout dans une politique sociale. Il y a toujours ces dix milliards que nous payons en plus que les Hollandais pour faire fonctionner nos six gouvernements qui plombent tout projet d’avenir.
Les bourgeois socialement irrécupérables sont à la manœuvre, plus proches des positions flamingantes de la N-VA que la position du PS, très libérale certes, mais suspectée de double jeu par sa base, ce qui l’arrête encore pour conclure un accord au fédéral.
Alors oui, à fond pour les 1.500 €, mais quid des travailleurs nombreux qui ne gagnent pas 1.500 € par mois et notamment les femmes ? Comment faire un rattrapage et échelonner sur combien de mois, voire d’années, tout qui perçoit 1.000 € de pension aujourd’hui ?
Si j’en écris de la sorte, c’est que les arguments pour démolir cette juste revendication sont quelque part dans une farde rouge de Di Rupo, dame, il faudra bien qu’il trouve à dire quelque chose pour la rejeter.
Enfin, il n’est pas interdit de rêver !

11 septembre 2019

Une sextuple kleptocratie.

Il y a des chiffres qui sont imparables, pas de ces gadgets de statistiques sur le nombre de personnes qui mâchent du chewing-gum ou qui ne se brossent jamais les dents, non, mille fois, ce ne sont pas des chiffres d’interprétation dont il s’agit.
Ceux-ci le pouvoir les redoute, ils sont irréfutables.
Démonstrations : les Pays-Bas comptent environ 17 millions d’habitants et la Belgique un plus d’onze. Comment se fait-il que chiffres en main l’exercice de la démocratie coûte, bon an mal an, dix milliards de plus chaque année en Belgique que chez ses voisins néerlandais, pourtant plus nombreux ? Dix milliards, c’est justement ce que Sophie Wilmès espère trouver dans nos poches quand elle sera première ministre.
La corruption est-elle plus grande en Belgique, qu’en Hollande ?
On n’a pas de données précises sur la question. Quand on est en belle position pour voler l’État, sauf à être découvert, on ne s’en vante pas.
On pourrait dire que dans nos Kleptocratie (1) la corruption s’équilibre selon des données d’une thèse universitaire (2). Corrompus et corrupteurs des deux pays se sont toujours entendus à merveille.
D’où vient alors ce prodigieux décalage ?
Suite aux réformes successives de l'État, la Belgique est un patchwork de plusieurs niveaux politiques et d'institutions, beaucoup en doublons. Le pays compte six gouvernements et six parlements ! Limiter le nombre de parlementaires est une revendication qui semble n’avoir jamais effleuré la vision de nos représentants.
Il y aurait 61 postes dans les différents gouvernements et 795 sièges de parlementaires ! Des hauts fonctionnaires, n’en parlons pas. On vient d’en inventer un pour Olivier Maingain. Il serait chargé de la liaison entre le Gouvernement Wallon et l’entité Wallonie-Bruxelles. Si j’ai bien compris, c’est pour étudier les moyens de rationaliser l’usine à gaz, et réduire les frais de fonctionnement. Et que fait-on d’abord ? On crée un nouvel emploi !
On croyait l’affaire conclue. C’est plus compliqué que cela. Reynders a été catapulté à la Commission, les socialistes ont un peu râlé pour la forme. Ils ont probablement obtenu l’emploi que Maingain escomptait, lors des pourparlers pour le gouvernement Régional avec le MR, et c’est donc le MR qui est monté aux créneaux pour savonner la planche du pauvre Maingain. Quant au suffisant Reynders, Ursula von der Leyen lui donne la justice ! Lui, le copain en coups fourrés de feu Armand De Decker, sous prétexte des compétences qu’il aurait ! Il fallait le voir se rengorger devant les journalistes, pour se rendre compte qu’on peut faire du n’importe quoi… mais dans la bonne direction, bien bourgeoise, bien libérale !

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Dans cette armée mexicaine de la Belgique aux affaires de la démocratie, il y a 50 à 60 cumulards indéfectibles ce qui fait qu’entre les chiffres absolus de fonctionnement et ceux qui sont publiés, le déficit est explicable par le cumul.
Bruxelles détient le pompon de la complication. Les parlementaires bruxellois siègent simultanément au parlement, au conseil de la Commission communautaire flamande ou française et siègent aussi tous ensemble à la Commission communautaire commune.
Aux 726 millions d'euros pour l'ensemble des parlements et des gouvernements du pays, il faut ajouter la Cour des comptes (49 millions d'euros par an), le Bureau du plan et les Comités I ou P, les autorités locales, les provinces et les communes, enfin les 814 000 fonctionnaires.
Cette organisation démente est le fruit des tapages linguistiques et du flamingantisme d’un bon rapport qualité coût aux élections. Ce qui ne veut pas dire que seule la partie flamande avec ses exigences est plus dépensière que la partie francophone.
Le système est dépensier sans mesure. Il est inefficace. Seuls les habitués du pouvoir des partis traditionnels en tirent profit.
Incorporer la reforme de l’État dans le programme de la prochaine législature, paraît urgent. Non pas pour créer des emplois de mandataires, mais pour faire marcher cette lourde mécanique de façon moins onéreuse.
Les Pays-Bas font fonctionner leur démocratie avec moins de dix milliards d’euros que nous, pourquoi sommes-nous incapables d’en faire autant ?
L’électeur belge est victime de la cupidité de ses mandataires. C’est lui qui paie la facture pour les fauteurs de désordres administratifs. Ils sont incapables tout au moins de contenir leurs appétits. En Kleptocratie, leur aveuglement est devenu, à la longue, criminel.
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1. Une kleptocratie désigne un système politique où se pratique la corruption de façon endémique et parfois massive.
2. « La corruption institutionnalisée » Anastassiya Zagainova.

10 septembre 2019

Deborsu me les brise menus.

Je ne voulais plus commenter le Deborsu du dimanche. Cette émission n’est plus regardable – l’a-t-elle jamais été ? – parce qu’on ne traite pas les sujets au grand galop. Pressé par le temps, Deborsu coupe le sifflet à tout le monde. Les deux débiles légers qui remplacent Michel Henrion et Alain Raviar (les anciens chroniqueurs centristes) n’améliorent pas le brouet dominical de la Station. Surtout enfin, parce que cette émission n’est pas politique. C’est une prise d’antenne de la bourgeoisie dominante, une bande d’irresponsables, quand on sait ce que l’économie libérale fait de la Terre, notre domicile à tous.
On saura vite l’impartialité de la nouvelle chaîne politique en continu LN24 qui débute ce lundi. Si c’est le cas, Deborsu pourra tenter sa chance dans le parlementarisme bleu à visage découvert, quand Philippe Delusinne l’aura déprogrammé. Sinon, sur la Foire d’Octobre à Liège, il pourrait animer une attraction.
Il y a autant de raisons de participer ou de ne pas participer à ce plateau du dimanche, quand on est de gauche. Je m’en explique dans ce qui suit.
Deborsu et la production ont vu les dissidents du PTB avant l’émission. Ce n’est qu’après concertation que RTL invite les responsables du parti à défendre leur point de vue. Se pose alors un dilemme. S’ils n’y vont pas, Deborsu daubera sur les absents et se délectera au récit catastrophe que ses interlocuteurs ne manqueront pas d’avoir. S’ils y vont, il faut s’attendre à ce que Bourdieu appelait un « présupposé » et qui s’appelle l’opinion déjà faite, sur l’ensemble du plateau. Elle ostracise systématiquement les représentants de la gauche, sauf ceux qui en imposent par l’art du boomerang. Mais ceux-là, Deborsu ne les invitera pas.
J’écris cette chronique que je ne voulais pas écrire sur ce programme de RTL du dimanche, pour mettre en garde la gauche contre les techniques de ces maltôtiers de l’information.
Je ne suis pas membre du PTB, quoique je partage un certain nombre de ses valeurs. L’avis que je donne ne regarde que moi.
La méthode de Mélenchon me paraît valable. Elle devrait faire école.
Deborsu à deux micros épinglés aux revers de son veston, les invités n’en ont qu’un seul. Si j’avais été Anouk Vandevoorde, j’aurais signalé cette inégalité d’où découle le reste.
Ensuite, profitant du brouhaha de cette inattendue entrée en matière, haussant le ton, j’aurais rappelé les valeurs qui distinguent ce parti des autres et que l’économie libérale n’a plus beaucoup de temps pour réfléchir à la crise environnementales et sociétales. Nous allons vite affronter, de par la seule incohérence du système, l’absurdité de la croissance coûte que coûte et les techniques s’employant à supprimer les mains-d’œuvre, du manœuvre léger à la profession libérale ! Sous nos yeux, le premier degré de la classe moyenne a déjà été éliminé.

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En conséquence, adhérer à un parti de gauche aujourd’hui, ce n’est plus fréquenter une crèmerie pour s’approprier des avantages, mais pour en partager ce que demain on devra partager, avec ou sans Deborsu : les salaires et les revenus, jusqu’au pain, au cas où il en manquerait.
Je vois d’ici la gueule de l’assistance, les rires gras et les mines contrites, mais quand on est sûr de son fait, qu’est-ce qu’apportent de plus ces guignols à l’opinion, même abêtie par leur propagande ? Tandis que rester serin et calme devant la bronca, impressionne favorablement.
Puis j’aborderais le cas des deux apostats, plus minables que méchants, toujours rattachés à la société de consommation et amoureux des privilèges des classes supérieures, plutôt qu’en qualité de membres d’un parti de gauche à en revendiquer une part équitable pour le collectif.
Le débat n’aurait pas pris la direction qu’il a prise. Les représentants du PTB n’avaient pas à présenter des arguments contre les arguments de la partie adverse. C’est le piège mortel où on attend la gauche. Elle n’a pas à s’expliquer, ni à s’excuser. Elle agit en régime capitaliste, plus assez crédible pour qu’on lui fasse don de nos sacrifices, afin qu’il clopine encore un peu.
Finalement, ce n’est pas le débat PTB contre Patricia Van Muylder, mais le débat de deux visions de la société qu’il faut avoir contre ces ennemis de classe.
Je sais bien que de pareils propos pourraient « effrayer » le vulgum pecus, mais je vois que La France Insoumise n’en souffre pas, d’autant qu’il n’est plus question de suivre un Karl Marx, obsolète dans son analyse du XIX siècle industriel, quand on vit au XXIme siècle. Mais par contre, toujours aussi pertinent sur l’association capital-travail, le premier devant être subordonné au second, dans la partie encore lisible de « Das Kapital ».
L’erreur de ce parti ne sera pas même abordée sur ce plateau, c’est celle d’avoir adoubé Van Muylder conseillère provinciale, car elle n’en était pas digne.
Mais ça, c’est une autre histoire, sinon celle d’un parti jeune, qui se cherche et qui commettra encore bien des erreurs avant de placer “ A man just in the right place“, dans ses castings.

9 septembre 2019

Les adieux de Montchenu.

Les allées du pouvoir sont bénéfiques à quelques uns et maléfiques à tous les autres. C’est une question d’adaptation à l’hélium. Certains l’absorbent sans problème. Leurs pieds ne touchent plus le sol. Ils s’élèvent. Ils planent au-dessus de la multitude. Ils atteignent le plafond.
C’est leur graal, leur sommet. Ils ne peuvent plus descendre sans déchoir. Ils sont à la fois comblés et brusquement sans ambition, puisqu’ils ont atteint le point le plus haut. Il leur semble impossible de regarder sous eux afin de prendre un autre emploi, plus tard, quand ils auront terminé leur mandat.
C’est le cas de messieurs les libéraux Charles Michel et Didier Reynders. L’un président de l’Union Européenne, l’autre commissaire proposé au budget de l’UE, par le seul piston MR.
Gonflés comme des ballons, le plafond des grands bureaux, seul, les retient. Ils y resteront coincés dans les moulures, accrochés aux gorges de plâtre, agrippés à la tige métallique qui relie les lustres à la voûte, à la vue de tous.
Les autres évolueront à ras du sol, sur les parquets, et les épaisses moquettes de laine.
Tremplins de ces glorieux, ce seront les fonctionnaires de l’UE, les gazetiers et les roitelets des petits États qui devront lever les yeux et baisser la tête en signe de soumission, exercice difficile, risque de cervicalgie, sans lequel placet, requête et demande ne seront pas acceptés.
Tandis qu’eux-mêmes entourés d’autres « suprêmes » gonflés comme eux à l’hélium, les Macron, les Merkel et les Fanfaroni italiens, feront des parties infinies de whist, guettés par les valets de pied, journalistes par essence. Ils relateront les mains des partenaires, l’annonce du trou ou de passe la grande, beau jeu en trèfles et grande misère à carreau. Ceux qui resteront en bas, juchés sur les chaises des meetings, après la stupeur, la délivrance emplira les grands vides de nouvelles flaques prétentieuses, prêtes aux bouffées délirantes d’hélium.
Sa Grandeur, quittera la scène politique belge le premier décembre, pour devenir président du Conseil européen. Déjà gonflé à pression le 18 février, le petit Olivier Chastel avait ployé le genou pour qu’en plus de la fonction de Premier ministre, celui qu’on ne nomme plus que les yeux baissés reprenne la présidence du Mouvement Réformateur. Ce qu’il avait condescendu en ondoyant son féal de propos aimables.
Personne n’avait observé que le grand homme, une fois dans les cintres, la vue derrière lui offrirait l’image du désert de Mojave. Deux ou trois cactus épars, celui de Miss Australia Wilmès, du baron de Marche, Borsus tel qu’en lui-même, et le marchand de cravates montois, le sieur Bouchez, deuxième gâchette, espérant hériter d’une crotte laissée par Didier.
Voilà à quoi servent les baudruches, gonflées elles prennent tout l’espace. Disparues, on ne voit que des chaises vides, des MR pris de vin et Ducarme, sanguin, au comptoir du bar, essuyant les verres par réflexe, tandis que les derniers clients s’égaient.

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Comme pour les autres décideurs d’empires, rien n'avait été prévu pour remplacer Charles Michel. Personne n’avait osé. Le néolibéralisme, c’est comme Staline, on n’y ouvre pas sa gueule de peur qu’on ne vous la coupe, par décision du dessus.
Le baron Willy Borsus mène pour le MR les négociations en vue de la wilaya de Wallonie. Le gouvernement bruxellois pensait qu’on se porterait mieux sans Reynders, renâclant à faire les chiottes de sa Régionale. Si Laurette Onkelinx avait su qu’il allait se casser à l’Europe, peut-être aurait-elle songé aux libéraux. Comme quoi, Reynders, s’il s’était taillé en janvier pour le Conseil de l’Europe… les MR avaient un ministère régional… À quoi ça tient le destin des multitudes quand même !
La grande question reste : quand Monsieur de Montchenu passera-t-il la main de ses emplois belges ? Il ne va quand même pas faire payer un pas de porte pour la reprise à Miss Wilmès qui dit-on n’est pas sans rien ? Elle irait jusqu’à combien pour faire première ministre et présidente à vie ? Entrer dans le livre des records, ça vaut son prix.
Personne n’a imaginé que les dates de Charles devaient coller aux différentes crèmeries où Monsieur et Madame font leur marché !
Sa sérénissime grandeur ne peut concevoir un mois sans salaire.
Merde !... c’est aussi simple que cela.
Je changerai d’avis sur ces fiottes, quand ils auront le courage de la vérité. On sait qui appuie sur la gâchette pour l’extinction des espèces : l’économie capitaliste.
Le compte à rebours a commencé. Faut être sérieux les mecs !

8 septembre 2019

Vive la corruption et les corrompus !

En Belgique, sortir de la corruption institutionnalisée est impossible, sauf en cas de mort opportune, comme Armand De Decker. Les corrompus s’exportent très bien. Des missions sortent de Belgique. L’Europe est un des hauts carrefours de la corruption, avec des carrières honorables et respectées.
Les corrompus qui restent soulèvent des enjeux structurels. Ils connaissent des résistances de la part d’autres élites corrompues. Non pas qu’une lutte anticorruption soit jamais mise en place en Belgique, mais les positions acquises des uns convoitées par les autres dégénèrent en jalousie et coups de fil anonymes, mettant en cause les plus hautes instances de la politique et de la magistrature. Cela fait désordre dans un pays où la probité et le sacrifice restent les vertus cardinales de la démocratie.
Comment défendre des positions dominantes de la Belgique sur certains marchés et la capacité d’influencer les processus politiques des autres pays avec qui s’engage un dialogue commercial, sans la réputation qui n’est plus à faire d’un pays politiquement corrompu, donc avec qui on peut toujours s’arranger.
Heureusement, la corruption institutionnalisée se renforce à mesure que les réseaux de corruption se développent dans l’économie et la politique, brouillant ainsi les frontières entre les sphères publiques et privées.
Ainsi, c’est une véritable institution parallèle qui se met en place modernisant la démocratie qui s’aligne dorénavant sur la promotion de l’individu qui se fait une place enviable au détriment des autres. Ceux-ci seront condamnés toute leur vie à n’être que des corrompus de seconde zone. Nous citerons au hasard de l’évolution de la corruption, un fonctionnaire de guichet qui accepte un modeste pot-de-vin ; un repris de justice qui entre au ministère de la justice pour y faire régner la loi grâce à une épouse divorcée avec laquelle il a gardé quelques affinités ; un élu local qui monte un jeu dit de la pyramide de Ponzi, inspiré par celle qui supporte le Lion de Waterloo qu’il a sous ses fenêtres ; un demi-frère qui s’inquiète de la précarité de son cadet et qui tente de le placer dans une région d’où il s’était lancé à la conquête de Bruxelles pour y avoir combattu la corruption ; l’époux d’une veuve célèbre qui protège le beau-fils de celle-ci des tentations d’en croquer et qui, voyant qu’il en croquait quand même, tente de jeter les dossiers honteux, dans l’incinérateur de Herstal. Etc.
Nous n’en finirions plus de citer des exemples à ne pas suivre par les seules imprudences, fanfaronnades, défauts d’intelligence, de ces corrompus malheureux, tant ceux qui ont réussi sont, fort heureusement d’une classe très au-dessus. Ils vivent et prospèrent du plateau de Herve aux belles villas d’Uccle. Ils portent bien haut le taux de réussite des corrompus.
Tous sont unanimes, la Justice vieille conseillère et complice des corrompus est admirable en Belgique. Elle préserve le patrimoine culturel de deux siècles d’une friponnerie qui a toujours su se montrer discrète et dont l’électeur ne s’effraie nullement. Au contraire, n’est-ce pas grâce à elle que les Institutions se sont maintenues jusqu’à nos jours, protégeant nos délinquants célèbres qui ne furent jamais inquiétés ?

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On peut citer des noms, tous bien reconnus fripouilles patentées et cependant toujours au sommet, donnant des conseils, avides de reconnaissance, portant beau, assidus aux entretiens de Vrebos à la télévision, goûtant l’humour de l’indicible journaliste avec des petits rires entendus et des mines d’enfant gâté. Tout le monde les connaît et les apprécie.
La corruption célèbre les marlous élus, la justice les protège sans quoi les partis seraient orphelins de leurs plus grosses pointures – juste pourfendues par un quelconque parti d’extrême gauche.
C’est un premier ministre qui pistonne un confrère du même parti à l’Europe, puis qui s’y projette avec un piston français, c’est une ministre du budget qui s’autorise des déclarations alarmistes dans le secret espoir de se faire remarquer et de monter en grade, c’est un bourgeois de Chaudfontaine qui fait la leçon à un chaudronnier fatigué, pour qu’il prolonge son état de subordination ; ce sont tous le autres petits trafics d’influence qui se poursuivent, sous l’œil distrait de l’électeur.
Dans cette magnifique épopée d’une démocratie au zénith de sa forme, les acteurs privés, boostés par les partis, offrent des pots-de vin comme RTL ses montres. Les acteurs publics manipulent en leur faveur la formation des lois et des politiques, l’allocation des subventions ou l’attribution des marchés. La justice se saisit, se dessaisit, annule, diligente et oublie…
C’est beau, grand et noble. Les journaux n’y résistent pas, magnifient la saga, à l’inverse du pauvre Richard3.com qui devra se contenter de ses dix-sept lecteurs non assidus, malgré son bon vouloir, au point de terminer cette chronique par « Vive la corruption ! ».

7 septembre 2019

Dehors les Anglais, vite dit !

Je ne sais pas si vous réagissez comme Richard3.com sur les risques d’un “hard Brexit” pour la Belgique, mais lorsque j’entends le troupeau de bourgeois beugler qu’on va perdre 40.000 emplois et 10 milliards d’euros, un doute m’effleure, d’où ces gens tirent-ils ces chiffres ?
De biens meilleurs pythonisses que MM. Sinardet et Delwit, de sérieux économistes plus convaincants que Sophie Wilmès, sont plus modestes et disent qu’ils n’en savent rien.
Ils ont même des arguments bien plus sérieux que le brain-trust libéralo-socialiste, pour nous assurer du contraire, mais ils ne le font pas par prudence et par honnêteté. Qualité qui n’est pas très répandue dans les milieux d’affaire de la FEB chez lesquels Sophie Wilmès, mais encore ces éminences Michel et Reynders, vont lire le journal tous les matins et en sortent tout ragaillardis imprégnés de la bible du bien penser en économie libérale.
Car, ces personnes qui jouent les compétences internationales n’ont pas été formées pour faire de l’économie, mais pour gueuler dans les prétoires l’innocence de leurs clients, ce qu’ils n’ont jamais fait non plus, d’ailleurs.
Ils tiennent leurs propos alarmistes de la Banque nationale. Ils taisent évidemment que la banque elle-même avoue être le pire scénario imaginé en cas d’un Brexit dur. Sophie Wilmès s’empare donc de la pire des projections de la Banque pour nous faire peur, exactement comme pour la sécurité des personnes : il faut renforcer la technocratie et les flics, pour la ministre du budget il faut à tout prix sauver les meubles de la collaboration de la City avec les gardiens des coffres des banques belges.
On en vient à ce qui préoccupe le plus la roublarde, le fond de son inquiétude en somme “On a déjà pris toute une série de décisions pour réaliser la transition. Les affaires courantes permettent de traiter les affaires urgentes. Mais oui, on serait plus en capacité de réagir avec un gouvernement de plein exercice”. En un mot, elle se rêve ministre des Finances dans la coalition MR-PS et nous le fait savoir.
Les journaux qui s’extasient devant la lucidité de l’intrigante sont tous bien libéraux trempés dans le bleu azur du clan Michel et parfaitement conscients d’influencer ainsi, l’opinion qui ne sait plus que penser, de cette Belgique qui va à vau-l’eau.
L'hypothèse d'un hard Brexit n'est pas si risquée qu'on le croit pour l'Union européenne, estiment William Thay et Alexis Findykian dans les colonnes de Marianne.

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La nomination de Boris Johnson relance le feuilleton du Brexit et l'hypothèse du no deal, malgré les tribulations de l’ami de Trump avec sa majorité et la fronde du parlement britannique. Miss May voulait un accord à tout prix, Johnson veut un Brexit à tout prix. Ce qui ressort aujourd’hui dans l’opinion, c’est que Britanniques et Européens commencent à en avoir marre d’un feuilleton qui s’éternise et dont on voit bien que seuls des intérêts financiers conduisent encore la bourgeoisie dominante de part et d’autre du Chanel, à vouloir n’importe quel accord, même en trahissant celui de l’Europe proposé par Barnier, pourvu qu’on ne touche pas à la rente et aux intérêts privés.
À partir du moment où la proposition européenne a été rejetée, un hard-Brexit offre une perspective claire face à l’incertitude dans laquelle sont plongées la Grande-Bretagne et l’Union européenne depuis mai 2016.
Bojo n’a plus de cartes dans sa manche pour convaincre la Chambre des communes. La convocation d’élections anticipées effraie les députés. La faiblesse de l’opposition de Jeremy Corbyn et son absence de ligne claire à propos du Brexit, enfin, le triomphe du Parti du Brexit de Nigel Farage aux élections européennes, excluent tout nouveau référendum sur le Brexit.
C’est donc le dos au mur que Boris Johnson aborde les ultimes négociations avec l’Union européenne, avant le 31 octobre.
Ce ne sont plus les Anglais qui sont à craindre dans ces négociations de la dernière chance, mais les forces économiques libérales de l’Europe qui n’ont jamais été autre chose que des Holdings apatrides servis par des oligarchies pro américaines.
Cette situation doit conduire les dirigeants européens à faire preuve de courage lors du prochain Conseil européen pour proposer à la Grande-Bretagne de sortir intégralement de l’Union européenne à la date limite du 31 octobre, plutôt que d’accorder de nouveaux délais et des promesses de replâtrage des propositions Barnier, quitte à oublier du traité l’essentiel, ce qui ferait de la Grande-Bretagne un partenaire de l’Europe hors convention et hors des règles du marché commun, dont elle serait pourtant encore membre.
Madame Wilmès, européenne opportuniste, suppôt des intérêts atlantiques de libre échange avec comme grand leader Donald Trump, est pour le maintien anglais à tout prix !
La sortie permettrait d’avancer sur la construction européenne face au risque croissant d’une nouvelle crise économique. Un mécanisme permettant de lutter contre les crises asymétriques ou symétriques au sein du marché unique est nécessaire. Les Anglais ont toujours fait obstruction à ce projet. Sans les Anglais, une nouvelle politique monétaire tournée vers la croissance durable et le plein emploi est possible. Les crises successives des subprimes et des dettes souveraines à travers l’instabilité du système financier pourraient se briser sur une banque forte avec une Lagarde rapatriée des fonds internationaux.
Surtout ne demandez pas ce qu’en pensent Michel et Reynders.
Ursula von der Leyen va hériter d’un Reynders américanolâtre et l’Europe d’un atlantiste pro-biseness, tous les deux d’accord avec Sophie Wilmès.
Un nouveau départ de l’Europe sans les Anglais et l’emprise américaine, ce n’est pas gagné !

6 septembre 2019

Changer, comment ?

Qui prétend que la gauche n’a pas d’alternative à l’économie capitaliste ? Sinon un de ces électeurs du PS qui ne fait aucun effort pour cela, un résigné ou un postulant en attente de bourgeoisie.
Comment sortir le travail des griffes du Capital ?
La question est de prendre l’initiative et de dégager une définition du travail plus équitable que celle de l’employeur libéral qui ne connaît que ce qui produit du profit, dans une sorte de pari de rentabilité du travailleur, au même titre que la machine !
Et si les travailleurs avaient la propriété d’usage du matériel, sans en tirer de revenu ? En cas de vente de l’entreprise, le résultat irait aux organismes d’investissement. Ce sont les salariés propriétaires d’usage de l’outil qui décideraient de l’investissement.
Pour que cela soit possible, il faut en revenir au revenu universel. Le travailleur, ne dépendrait pas de l’entreprise. Il serait libéré de la soumission à une autorité supérieure, parfois sur des décisions qu’il estime mauvaise. Le travailleur aurait des droits avec un salaire et une citoyenneté assortie d’un droit politique.
À 18 ans, tout le monde aurait le premier niveau de qualification, quels que soient cursus et taux de réussites scolaires. Par la suite, le citoyen-travailleur aurait des promotions par des examens de qualification, qui s’ajouteraient au revenu universel de base.
Le système est plus souple qu’il n’y paraît et meilleur que le système capitaliste où la décision, revenant à une autorité hors contrôle, dépend de l’état de santé mental des décideurs. La qualification permettrait de changer le statut de salarié, contre celui d’indépendant, puisqu’on quitterait l’entreprise avec son salaire.
Une grande fluidité des temps sociaux et des ambitions personnelles seraient à portée de tous puisque la précarité serait inexistante. La participation aux décisions verrait des choses étonnantes d’inventivité et d’initiative.
La sécurité sociale qui fonctionne bien et satisfait tout le monde ou presque est le genre d’entreprise qui marche sans capital engagé d’un particulier, mais est la propriété de tout le monde. Et c’est un danger pour les partisans du domaine privé dont la ministre en sursis de la santé, Maggy De Block, se fait la porte-parole libérale. Voilà pourquoi, il n’est pas bon pour les partisans du tout privé que la sécurité sociale fonctionne trop bien.

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Le domaine privé s’implantant dans les hôpitaux publics est en soi un scandale, puisque usant du matériel et des locaux des cotisants, le privé moyennant un droit s’investit dans une médecine de luxe et de confort, considérant l’autre manière de donner des soins comme moins bonne, au nez et à la barbe des mutuellistes.
Le nouveau système serait favorable à ceux qui font des études prolongées et comblerait les inégalités entre les parents fortunés et ceux qui ne le sont pas. Il y a un gâchis de la jeunesse dans l’exploitation de l’étudiant qui travaille pour payer ses études. .
Quand un étudiant échappe à la précarité pendant ses études, sachant qu’il ne faudra pas rembourser par un système de prêt et qu’il n’est pas près d’accepter n’importe quoi au sortir de celles-ci, il va rendre au centuple à la société la confiance qui lui a été accordée !
Quand vous participez à la décision d’une entreprise, c’est autre chose que lorsque vous ne vous y sentez qu’un pion que l’on déplace et qu’on jette à la rue, sans que l’intéressé sache parfois pourquoi. Cela vaut mieux que d’aller au turbin en traînant les pieds faire un truc qui vous emmerde.
Et justement à côté des boulots créatifs, comment pourvoir de la main-d’œuvre dans les métiers pénibles, insalubres, difficiles, sans contrainte et aggraver la pénurie de personnes à des tâches de nuit par exemple, comme dans les hôpitaux ?
On assurerait une promotion plus rapide à ceux qui les accepteraient pour un temps limité. Les tâches aussi essentielles que le ramassage des ordures et l’entretien des villes passeraient dans la catégorie des corvées nécessaires et pourvues d’un statut particulièrement avantageux pour un volontariat par période et par renouvellement. Cette fonction d’intérêt général pourrait être également assurée par un service civil, comme jadis fut le service militaire obligatoire.
Quant aux personnes qui décident de ne rien faire, certains philosophes admettent ne pas y croire, vivre vautré tout au long de la vie est inimaginable pour un jeune aux aptitudes multiples. Dans les conditions du travail équitable, les travailleurs admettent comme normale leur contribution à la production de valeurs économiques.
Bien entendu ce système ne serait possible qu’avec les 27 pays de l’Europe. Un seul État verrait tous les autres lui tomber dessus, puisqu’ils seraient restés libéraux et mondialistes.
Hélas, la bourgeoisie, maîtresse des lieux, ne permet pas de changement. Il faut trouver une participation au pouvoir d’État plus active pour mettre en place un système moins contraignant et injuste que celui qui nous asservit.
Ces initiatives alternatives de production ne relèvent pas de la logique capitaliste, mais il serait grand temps qu’on les examine. L’économie actuelle est dépassée.

5 septembre 2019

Une société de connivence.

Terme vieilli pour le Robert, la connivence est on ne peut plus d’actualité. La complicité consiste à cacher la faute de quelqu’un, dit le dico. Définition incomplète. Le Littré de 1863, en plein second empire sous l’élite de bonapartistes et d’industriels, est plus éclairant : « dessein prémédité de ne pas nuire, de cacher la faute d’un autre // action de prêter les mains à quelque chose de secret ou de coupable. » C’est le trait marquant de la démocratie actuelle.
La corruption et les salaires sans comparaison des élites avec les gens de l’en-dehors du cercle font parties de la connivence 2019.
Cette démocratie de connivence s’est donné pour mission d’assurer un environnement favorable à l’investissement privé. Les concepts de la bonne gouvernance sont pensés comme des instruments de légitimation de la connivence. Depuis longtemps, la corruption est entrée dans la rhétorique politique comme un facteur déterminant de réussite. La corruption est au cœur de tous les discours. C’est un sujet à la mode, plus on en parle comme d’une chose passée, plus elle est présente partout dans la démocratie nouvelle vague.
La corruption atteint un tel degré d’imprégnation que ceux qui la maîtrisent et s’en servent, n’en ont plus conscience ! Le népotisme, la concussion, l’accès aux meilleurs emplois par copinage, proximité de Loges, prévarication allant jusqu’à la forfaiture, sont des dilutions de la connivence et de l’impunité parfois ressentie, dans les groupes et les partis politiques.
Parfois, à l’exposition de faits, la candidature de Reynders, celle du demi-frère de Chastel, des connivences particulières rejoignent la connivence de la démocratie et du busines entremêlés.
De faits-divers, en voilà un qui, n’ayant l’air de rien, dévoile des réseaux de connivence. C’est celui de Yann Moix, romancier et homme de télévision.
L'écrivain vient de publier "Orléans" où il évoque les sévices qu'il aurait subis durant son enfance. Sa version a été contestée par son père et son frère cadet, qui l’accuse d'avoir été son bourreau. Auparavant, l’Express dévoilait un passé douteux de négationniste, niant les chambres à gaz, libelliste haineux, caricaturiste d’un nouveau Juif Süss… enfin la complète.
Et que voit-on ? Bernard-Henri Lévy, fer de lance de la lutte contre l’antisémitisme, pardonnant tout, les termes injurieux, même celui de « youpin » interdit d’emploi, volant au secours de son « ami » repenti. On s’étonne ! Puis on apprend que BHL et Moix sont tous les deux édités par la Maison d’édition Grasset.

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C’est un péché de jeunesse dit BHL. Dieudonné, l’humoriste à l’index de la société, livre un témoignage sur Facebook d’une conversation avec Moix dans les années 2011-12, Moix avait quarante deux ans, toujours emballé par les thèses négationnistes de Robert Faurisson, pro palestinien par haine, plutôt que par raison !
Et le peuple regarde la scène d’un œil rond, lui qu’on envoie vite fait devant un tribunal pour un acte imbécile, certes, mais irréfléchi d’antisémitisme, un mot interdit, une idée ayant effet de condamnation, souvent soufflée par des crétins racistes !
Bien entendu, le témoignage de Dieudonné ne compte pas. Il est hors catégorie et hors connivence, un peu de la même manière que les flics, il n’y a pas si longtemps, récusaient d’office les témoignages des gens de peu et notamment les prostituées, brutalisée, violées impunément.
Hier, nous eûmes sur France 3, « C à dire », le témoignage d’une ancienne star de connivence, Catherine Deneuve, dévouée au sauvetage de Yann Moix et de son péché de jeunesse. Il est vrai que de Rugis complétait le tableau, sorti d’affaires par la même société de connivence, plaisantant même sur les homards et les soupers fins aux frais de l’État.
Pour les uns, tout fini par des chansons et des embrassades, pour les autres : yeux crevés, pieds arrachés et honte publique dans un édito de madame Françoise Fressoz, du Monde.
Comment ne pas réfléchir au spectacle de cette maffia et d’y voir parmi le gratin, une certaine élite juive. Les gens ne sont pas bêtes, ils voient bien que ce monde là est hostile.
Les Juifs y sont à la mode. Ils ne sont ni plus ni moins coupables que les autres. Ce n’est pas un problème juif. C’est un problème dans lequel ils sont impliqués, au même titre que l’élite non-confessionnelle. Une confiscation de la démocratie, en quelque sorte, par une association à but lucratif qui truste les pouvoirs, du président de la république au sous-préfet et du milliardaire magnat de la presse, à Benalla gardien du temple.
On s’étonne de cette persévérance de la pensée antisémite du peuple des quartiers. Cioran en définit la nature « Les juifs font trop parler d’eux, ils sont trop présents, ils ne se font pas oublier, ne serait-ce que par tactique, par habileté. Je me rappelle le mot qu’avait employé à leur sujet le docteur Druard, type de Français modéré, « vieux style » : ils sont encombrants. »
Que les Ligues de la « bien pensance » se rassurent, c’est toute la communauté de connivence qui encombre !

4 septembre 2019

La grivèlerie, vertu bourgeoise !

«Vos erreurs à répétition mettent tous les départements de l’État dans la merde » a dit fin de l’année dernière un député PTB à propos du ministre des finances Van Overtveld. C’était du temps où le gouvernement Michel s’accrochait aux wharfs d’Anvers pour ne pas couler.
Sophie Wilmès, ministre du budget d’alors, vola au secours du ministre N-VA, non pas en tant que collègue, mais en qualité de défenderesse de la politesse que pratique l’élite du MR, quand celle-ci n’est pas à couteau tiré entre compères, pour s’ajouter un bénéfice.
Madame Wilmès défendait la politesse dans sa conception bourgeoise des bars chics qui entourent le carrefour européen de Bruxelles où se gobergent ses collègues et relations et où elle-même y fit son miel langoureux, mais elle avait tort du point de vue sémantique, car Van Overtveld a mis tous les départements de l’État dans la merde.
On ne peut pas trouver un autre mot, pour désigner son travail, puisque cet ancien journaliste à Trends, qui a travaillé pour la Banque Bruxelles Lambert et Shoeconfex, qui est devenu ministre des finances par la grâce de Bart De Wever, avait pour mission de reprendre le département de la lutte contre et non « pour » la fraude fiscale !
Là, on jouait gros ! Le public toujours très naïf, pouvait penser que ce sont les anciens braconniers qui deviennent les meilleurs gardes-chasse. Il ignorait et il ignore toujours que c’est une tradition « chez ces gens là » de naître braconnier de père en fils et qu’on braconne impunément et plus facilement en étant garde-chasse.
Quittons ce monde artificiel dans lequel Sophie Wilmès s’ébat depuis sa jeunesse, sans se rendre compte (enfin je lui fais ce crédit) qu’il est purement artificiel et bien criminel, aux sens du député PTB et du mien. Il ne mérite qu’outrages, gros mots et vulgarités.
Entrons dans le vif du déficit budgétaire qui passera à 11,8 milliards d’euros d’ici la fin de la législature en 2024, ressort-il de nouvelles prévisions à long terme du comité de monitoring que l’Echo et De Tijd ont pu consulter (pourtant des journaux acquis à la noble cause de l’État bourgeois).
Le gouvernement actuellement en affaires courantes ferait filer le déficit, mais il l’a toujours fait à cause de son aveuglement à la fraude fiscale, de sa mauvaise volonté à la traquer et de la réduire, et pour cause, un ministre de droite ne pose tout de même pas la main dans le portefeuille de ses pairs… des gens qu’il aime ! En hôtellerie, cela s’appelle de la grivèlerie. Dans les salons, le fils de la famille qui fait un enfant à la bonne, on dit qu’il a une liaison ancillaire.
Pour les informateurs royaux, les perspectives budgétaires sont sombres. Ils confirment (ils ont lu les journaux) le déficit à 11,38 milliards d’euros en 2024. Tous, madame Wilmès, Van Overtveld, Michel, le gratin et la fine-fleur des forces vives avec en prime Sinardet et Delwit, sont unanimes, le prochain gouvernement va devoir siphonner à fond les pauvres de ce royaume (j’ai failli écrire « de merde » mais je me suis retenu à cause de Sophie Wilmès), si on ne veut pas toucher aux fraudeurs fiscaux : ses amis, ses parents, ses frères libéraux !
« Nous savons d’emblée que les dépenses en pension et en maladie-invalidité afficheront une hausse significative », a indiqué la charmante, qui ne veut pas « hypothéquer les résultats déjà engrangés » !
C’est du Bacquelaine à l’état pur cette femme-là ! On la voit très bien finir sa carrière CEO à Coca-cola Chaudfontaine.

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Voilà, Elio Di Rupo pressé par la gentry, de reprendre l’entraînement pour une bienfaisance nécessaire ! S’il dit « oui » il pourra choisir le meilleur yearling et le préparer pour le jumping d’hiver. C’est madame Wilmès, elle-même, casaque léopard sur tons mauves et bleus, qui lui remettra la coupe ! Un Welfare pourrait même partir de Mons, avec le Rallye des vieilles six cylindres mené tambour battant par Magie De Block !
Mais à quelques conditions : pas touche à l’optimisation des sommes allouées à la recherche des grandes entreprises réduisant les bases d’imposition, promesse de ne pas revoir les défalcations des dépenses allouées à l’innovation et enfin, ficher une paix royale aux sociétés conseils qui réduisent les impôts depuis les paradis fiscaux.
Enfin, domaine de la politique extérieure, là ou Didier survole le lot par sa suffisance, jusqu’à fin septembre en jaquette et chapeau claque, interdiction à Di Rupo d’arrêter les grands signes d’amitié au Luxembourg, à la Hollande, nos chers voisins et par extension à Chypre et à l’Irlande. Enfin, dernière petite chose, réduire si possible le nombre de fonctionnaires chargés de la traque de la fraude fiscale.
Permettez-moi, chère Sophie Wilmès, d’oser à votre égard, la même infâme comparaison que fit Napoléon à son ministre Talleyrand et compléter ainsi ce que le député PTB dit à propos des activités de Van Overtveld, votre collègue, « Vous êtes de la merde dans un bas de soie ».

3 septembre 2019

Les miss porte-manteaux has been ?

Un déclic dans la cervelle d’un « civilisé » ça passe inaperçu. Un million de déclics apportent une masse d’interrogations que les médias ne peuvent pas escamoter.
Dans le collimateur du zéro déchets, la « fashion week » ou la semaine de la mode. L’événement se met en vitrine ces temps-ci, pour ébaubir les badauds que nous sommes. Voilà les grandes maisons de couture en transe, les stylistes à se creuser les méninges pour faire plus « provoquant » que le concurrent.
La haute-couture achalande les foules. Des mannequins défilent avec des robes qu’une femme sur cinq cent mille peut se payer.
Les lieux parés des extravagances du dernier show de Carl Lagerfeld, l’année de sa mort, font encore jaser. Les accessoires, restes de plumes, de soie, lambeaux des peaux de bêtes soi-disant protégées, matériaux nobles, les boutons de nacre dépareillés, les fin de coupons des soies de Nankin, les calicots peints des décors, le lendemain de la « fashion », ne seront plus qu’un tas de déchets remplissant à ras bord les bennes à ordure.
Comment à revenir de tout cela sans y être allé ? Au fait, à quoi ça sert ? À couvrir du prestige des griffes, une star, une poule de luxe, une épouse désœuvrée de milliardaire, une chanteuse qui fait son coming out de l’anonymat.
Merde !... autrement dit ça ne sert à rien, qu’à nous étourdir en se fichant de la planète.
La fashion week n'est qu'un clinquant momentané, une parade de la suffisance, une affiche d’anémiées volontaires montrant des cuisses plus minces encore que celle de Brigitte Macron.
Cette machine à produire des choses dont personne n'a besoin, s’appelle le capitalisme. Dans son impérieuse nécessité de croissance, cette machine poursuit dans l’inutile, le superfétatoire, sous peine de périr. C’est tragique !
Des écologistes parisiens parlent de la haute couture, non pas comme d’un art, mais comme deuxième industrie la plus polluante au monde. Ils veulent alerter l'opinion publique des effets néfastes sur l’environnement. Richard3.com applaudit.
Quand les promoteurs du luxe ostentatoire mettent en avant la générosité des grands philanthropes qui promeuvent l’habit qui fait la femme riche, on devine là-dessous des calculs sordides que La Meuse ou Le Soir ne voient pas. La machine verte « greenwashing» doit faire oublier comme dans le conte de Grimm, les yeux grands comme des assiettes, de la vision de toute la misère du monde, par l’émerveillement produit du « hors-monde ».
Récupérer la cause environnementale pour quelques billets, c’est tout bénéfice. La publicité faite à chaque pas des sveltes marcheuses d’estrade, rembourse la générosité avec usure.

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Sur Instagram, le compte @diet_prada, justicier 2.0 de la mode affiche 1,5 millions d'abonnés. Pour une telle pub, la moitié du personnel de la radio-télé se ferait sodomiser en direct et en public par leurs agents de presse, pour bien moins.
Les suivantes à monter sur le podium après Naomi Campbell, Cindy Crawford et Claudia Schiffer vont-elles en descendre plus tôt que leurs aînées ? Quand il sera à la mode d’être écolo hors gaspi, on n’aura plus de plaisir à voir leurs couteux atours. Elles ne se déhancheront plus, dans une manière d’avancer aussi peu naturelle que malcommode. Le spectacle deviendra ringard.
Recycler la scénographie, la céder à de jeunes créateurs au budget serré et arrêter d’élever des bataillons d’insectes pour détruire des tissus dont le destin n’était que de servir une fois, sera-ce suffisant pour stopper un autre effet de mode : celui de ne plus aimer la mode ?
C’est possible.
Ce que les bourgeois craignent n’est pas d’arrêter le gaspillage autour de la mode, mais de n’avoir pas en réserve une autre fascination des foules, pour la conservation de la société telle qu’elle est. L’extase des pauvres pour le faste des riches, et les riches qui répondent par de la feinte modestie, si le conventionnel fiche le camp, par quoi le remplacer ?
Il y a bien le foot, mais c’est un sport et la population n’est pas encore assez rustaude pour s’y engouffrer en masse, les jeux télés à la contemplation desquels on s’attroupe, le porno pour les générations « libérées ». Le mécano tient par toutes ses composantes. Regardez le MR, vous enlevez deux malfrats et il n’y a plus personne !
Ils ont beau réfléchir, la fashion week a ceci d’utile qu’elle flatte nos vanités, nous projette dans un rêve qui ne sera jamais réalité, tandis que nos libéraux s’évertuent à nous faire admettre qu’en travaillant ferme, tout le monde peut y arriver.

2 septembre 2019

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L’ouverture d’un magasin coopératif Oufticoop, ce mois de septembre, donne l’occasion aux historiens du socialisme de se remémorer l’incroyable mésaventure des Magasins de l’Union Coopérative à Liège, sur les mêmes principes, matérialisant l’idée ancienne de coopérative.
Au Congrès de Londres de la Première Internationale en 1864, Karl Marx émit l’idée d’un regroupement des moyens ouvriers en vue d’établir un marché de première nécessité.
Bien avant lui, en 1808, Charles Fourier jette sous la forme d’un traité dit de l’Association domestique et agricole, les bases d’une réflexion sur une société communautaire. Avec Robert Orwen, il est le précurseur des coopératives.
On ne peut pas dire que cette idée fut bénéfique pour Liège. Le dépérissement des UC socialistes, en pleine activité dans l’entre deux guerres, correspond au dépérissement de l’idéal socialiste avec l’embourgeoisement du PS, à partir des années cinquante.
La montée en puissance des holdings de l’alimentation avec les supermarchés et l’essor de l’automobile eurent raison des derniers bastions de l’UC. L’effondrement de celui de Liège se solda par la fuite à Droixhe, grâce aux capitaux perçus par l’expropriation des bâtiments de la place Saint-Lambert, bien trop providentielle pour être honnête, qui valut aux Liégeois le martyr de trente années avec le « Trou de la place Saint-Lambert ». (Voir sur Richard3.com une chronique sur le scandale de la décision prise par Maurice Destenay, bourgmestre libéral.) Cet homme, encore célébré aujourd’hui par les « forces vives » des deux partis, avait décidé de faire de la place Saint-Lambert, un vaste carrefour autoroutier !
Mais l’idée de coopérative, débarrassée du socialisme de salon, n’est pas morte. Elle a même une chance de renaître, si elle reste en-dehors des combines du PS. Cette forme de marché resurgit à chaque montée de la pauvreté dans le système économique capitaliste. C’est un signal d’autodéfense à l’économie folle et destructrice que la bourgeoisie belge tient toujours comme meilleure, dans l’inconscience de son monstrueux égoïsme.
Peut-on sortir du capitalisme de cette manière ? On ne le pourra que le jour où l’opinion publique sentira majoritairement que l’économie mondialisée de marché condamne l’humanité à son autodestruction. Apparemment l’élite bourgeoise est toujours aux manettes de l’Europe et pense le contraire, même avec une majorité déboussolée, elle est toujours là.
En 2002, un ouvrage réalisé par des chercheurs universitaires a posé la question de l’avenir des coopératives en Belgique et y a répondu sur un ton plutôt positif, tant et si bien, malgré les cafards vichyssois Delwit et Sinardet, qu’il y a de l’avenir pour l’idée.
Richard3.com adhère à la conclusion de l’ouvrage de 2002 « Le génie et la force de la coopérative tiennent sans doute beaucoup à cette étonnante combinaison de réalisme au quotidien et d’utopie qui, de tout temps, a marqué la coopération : entreprise devant assurer sa viabilité au jour le jour, la coopérative est aussi l’expression d’une quête séculaire d’égalité et de solidarité dans la vie économique. »

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Depuis le krach financier de 2008, des alternatives de mises en commun des biens ont été observées en Argentine, en Espagne ou en Grèce. En France, les coopératives sont revenues à la mode, côté production.
L’ouverture en septembre d’un magasin coopératif à Liège n’est pas tout à fait dans la continuité de la « Société des équitables pionniers de Rochdale », pionnière des coopératives et engagée politiquement.
Même si certains des membres fondateurs appartiennent visiblement à la gauche (j’ai failli écrire « la bonne gauche »), il semble que ce mouvement veuille se tenir à carreau de la politique politicienne.
Ce projet de supermarché participatif et collaboratif a rencontré un véritable engouement à Liège, aux vus des inscriptions à la réunion d’information du 7/02 qui ont été clôturées en 2 jours
Les statuts de cette future coopérative à finalité sociale, avec l’agence conseil Step Entreprendre ont été déposés fin juin 2019. Richard3.com n’en ayant pas eu connaissance, la lecture en sera nécessaire pour se faire une idée définitive du projet.
Le local choisi rue Curtius peut convenir aux habitants d’Outremeuse et à toute la rive droite de la Meuse, Bressoux, Amercoeur, etc. C’est sympa. Espérons que cette initiative réussisse !
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1.Le mot a été inventé dans la première moitié du XIXe siècle par le théoricien socialiste britannique Robert Owen pour désigner une forme d’organisation des activités humaines dans le domaine économique, sur un projet qui se distingue de la compétition inhérente au système capitaliste et aux tendances philosophiques qui font de l’homme, selon l’expression archi connue « un loup pour l’homme ».

1 septembre 2019

La corruption au pouvoir.

En Belgique, les affaires de corruption ne sont pas traitées de la même manière que dans la plupart des autres pays de l’UE en raison des dispositions de la procédure judiciaire. Ça tombe bien, la grande presse ne compte pas en faire trop sur la corruption à droite
La Belgique fait partie des mauvais élèves en matière de prévention de la corruption des parlementaires, des juges et des procureurs, ressort-il du rapport annuel 2018 du Greco, le Groupe d'Etats contre la corruption du Conseil de l'Europe.
On se heurte à une volonté de non-suivi, caractéristique de la presse dans les mains de grandes familles bourgeoises. Quand un notable, politique ou économique, est dans le collimateur de la justice, on devine la suite. On est dans l’entre soi. On s’arrange !...
C’est ce qui s’appelle, traiter l’information à des fins partisanes. Tout en étant difficilement prise en défaut dans l’art de traîner les pieds, la presse assurera un service minimum.
Le temps long de la justice entre l’enquête, l’accusation, les conclusions de l’instruction, le procès, les recours, conduit à ce qu’une condamnation ne soit jamais appliquée.
Qui parle encore et qui saurait produire le suivi du scandale des visas refusés au mépris des décisions de justice et de la séparation des pouvoirs, vendus à 10 000 euros par un membre de la N-VA, proche de Theo Francken ?
Et la nébuleuse Duferco où en est-on ? Après l’annonce de l’inculpation de Serge Kubla, l’ex-bourgmestre MR de Waterloo, pour blanchiment d’argent, tout ce que la grande presse nous a donné à lire, c’est l’interview de Florence Reuter, bourgmestre à la place du corrompu.
L’embarras de la presse bourgeoise fut à son comble dans l’affaire du Kazakhgate. Vous pensez Armand De Decker inculpé et ses complices présumés, dont Didier Reynders, convoqués chez le juge d’instruction !
La mort de l’intéressé, avant le deuxième acte du procès, semble avoir arrêté la procédure. C’est ce qui s’appelle une mort bienvenue. On a emballé le type vite fait dans les honneurs et les distinctions qualifiant l’homme de remarquable au service de son pays, etc., puis passer muscade, mise en bière et ouf, adieu, pas trop tôt !
La justice a simplement oublié une chose, les enquêteurs suspectaient d’autres personnages, proches de l’accusé. Ils n’ont quand même pas tous été emballés dans le même suaire sous la dalle commune et avec les hommages de la Nation ? (voir sur Richard3.com précédent)
Armand De Decker (MR) était en effet soupçonné d’avoir téléguidé la modification de la loi belge en faveur de l'oligarque poursuivi. Pas moins. Cette manœuvre ne pouvait être organisée par un homme seul. Il a bénéficié de complicité au sein des personnalités de son parti politique, le MR. Ce n’est quand même pas rien ! Il s’agit de faits gravissimes qui mettent en danger la démocratie. On n’en parle plus.
On célèbre les nominations de Charles Michel et de Didier Reynders, sans savoir s’ils ont été dans la combine ? Avouez, que c’est léger le blanc-seing en leur faveur, avec les soupirs énamourés, les fleurs et l’extase du public devant les belles réussites.
Que sont devenues les sommes importantes que Bel Armand avaient touchées pour s’occuper du dossier Chodiev ? Est-ce qu’elles sont passées dans l’héritage et déjà dans les poches des héritiers ? On voudrait quand même savoir !
Dans un pays où un petit héritier indirect voit son héritage plombé d’au moins 60 % par l’État, on serait quand même heureux d’apprendre, pour une fois, que des magots d’héritages douteux sont confisqués parfois chez les bourgeois.

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La presse, il est vrai se rattrape sur les maffieux du PS. Là, elle ne rate personne.
L’affaire AGUSTA : Guy Spitaels, Guy Mathot, Guy Coeme, Frank Vandenbroecke, Karel Van Miert, tous ministres PS, cerise sur le gâteau : Willy Claes, secrétaire général de l’OTAN ; l’affaire des Mutuelles socialistes entraîne la démission d’Edmond Leburton, premier ministre PS ; l’affaire IBRAMCO, malversations sur la vente et l’achat de pétrole brut, Edmond Leburton et des membres de son équipe ; l’assassinat d’André Cools lié au dossier AGUSTA, impliqués : Alain Van Der Biest, Deferm, Demolin, Richard Taxquet, Léonard, Georges Cywie, Philippe Moureaux ; affaire INUSOP, Merry Hermanus, Philippe Moureaux, Philippe Busquin, Anselme, Urbain ; affaire de l’aéroport de Bierset, blanchiment d’argent, pots-de-vin : José Happart, Jean-Marie Happart, Horst Herman ; affaire Dassault : Fernand Detaille et d’autres membres du PS, faux en écriture, corruption, suite au scandale le général Lefebvre se suicide ; Laurette Onkelinkx empêche l’arrestation de son ex-mari, le Belgo-marocain Guenned, trafic de drogue et association de malfaiteurs, elle lui fournit une place de conseiller au ministère de la Justice (!) ; l’affaire de la SMAP, des élus socialistes bénéficient de « dons politiques », impliqués : Léon Lewalle, Richard Carlier, Dehousse, les frères Happart, Anne-Marie Lizin, Guy Coême, Guy Mathot, Jean-Claude Van Cauwenberg ainsi que la fédération de Liège du PS ; les affaires de Charleroi : 33 personnes du Ps impliquées : 12 condamnées ; l’affaire Publifin, le PS liégeois, le MR et Ecolo.
La corruption a été qualifiée par l'ancien président de la Banque Mondiale James Wolfensohn de «cancer» des sociétés modernes, elle nuit au développement économique et délégitime les gouvernements nationaux. Les estimations des coûts de la corruption, c'est-à-dire de l'argent détourné et/ou perdu dans les pots-de-vin, atteignent des chiffres astronomiques, 5% du PIB mondial, 2,6 bilions de dollars.