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18 octobre 2019

Le foulard et moi.

On en parle trop, pour que je n’en écrive pas.
De quoi ? Mais du foulard pardi !... porter ou non un foulard, sauf quand il pleut, devient quasiment une affaire d’État !
Suis-je pour ou contre le foulard à connotation religieuse ? C’est bien de cela qu’il s’agit.
Notre société a supporté les antoinistes, secte religieuse du père Antoine. Ils se promenaient en redingote et haut-de-forme, genre buse de poêle, de noir vêtus, les femmes portaient des tenues de duègne du temps de Molière. Les gens se retournaient par curiosité. Quelques uns s’en moquaient, mais gentiment. On s’y serait habitué, comme aux soutanes de curé, si le mouvement avait pris.
À Anvers, gare centrale vous êtes dans le quartier juif. Il n’est pas rare de voir des croyants en chapeau noir genre quaker et à papillotes, comme Rabbi Jacob, cela ne gêne personne.
Ma façon de penser n’a pas changé. Chacun s’habille comme il veut. Je m’en fous, même si profitant du tohu-bohu autour du foulard, certaines musulmanes font du prosélytisme. Certaines ont compris l’intérêt de pousser le truc à fond, histoire de faire mousser les guerriers de Mahomet. Celles-là en général le portent noir.
Ce qu’on déteste justement, c’est la couleur préférée des salafistes.
Comment se fait-il qu’un imam n’ait jamais fait porter le foulard à une croyante sans cheveu en chimiothérapie? S’arranger pour qu’un bouffon d’extrême droite en fasse une remarque en public ; c’est le scandale garanti avec une audience du tonnerre le lendemain : Laurence Ferrari en pleine hystérie, interviewant un succube de Marine Le Pen !
Sans ouvrir un débat sur la question et respectueux de leur choix, je ne comprends pas l’attitude de certaines femmes qui arborent en public des insignes de leur vassalité au sein de leur famille et de leur soumission au mâle dominant : le père ou le mari. Fût-il le roi des cons, le musulman ainsi suivi, hissé sur le pavois, élu d’entre les élus, ferait évidemment de la résistance si sa mousmé privatisée, jetait son foulard par-dessus les moulins, lui tirant la barbe avant d’aller voir ailleurs.

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Ces croyantes encapuchonnées font de la pub pour une foutaise qu’est la religion musulmane. Les religions le sont toutes. Celle-ci ne dépare en rien le faisceau de conneries des deux autres monothéistes.
Pour tout dire, je veux bien admettre que pour beaucoup d’infirmes du ciboulot parmi lesquels on compte des savants, des élites diverses, des artistes, des putes et des ministres, que la religion qui incite à l’amour du prochain et plus rarement à l’indulgence envers les libertins, a une bonne influence sur la paix dans les rues et dans les ménages.
Mais, hélas ! les religions ont toutes eu ou auront leur Saint Barthélemy. Passe encore qu’aujourd’hui, les croyants se jettent la tête au mur, qu’ils jeûnent, se prosternent, récitent les mêmes fadaises à longueur de journée. Pour autant que cela les occupe paisiblement, je leur garantis ma neutralité. À vrai dire, je m’en fiche. On compte tellement de sorte d’abrutis dans la société que celle-là ne dépareille en rien les autres.
Je ne voudrais en aucun cas, troubler leur cérémonie, les insulter, voire les empêcher de vivre leur religion au maximum, à condition que l’on ne m’empêche pas de trouver cela absurde, ni de pouvoir le dire si on demande mon avis.
Mais qu’ils viennent mettre leur nez dans mes affaires, à me commander sur mes heures de liberté, me dire de m’enturbanner et me laisser pousser la barbe et que, non content de cela, ils fomentent de petits attentats à la va comme je te place la bombe, alors là, comme dans le film, le cave se rebiffe ! Ce n’est pas encore le cas. D’après Houellebecq, on en a encore pour cinq, six ans par là… peut-être la sortie de tôle de Tariq Ramadan ?
Le politicien fait gaffe. Il voit bien que la religion musulmane embobine un tas d’électeurs agnostiques, et pour une fois, les plus enthousiastes sont de gauche !
Pour l’instant le politique compose… il composera jusqu’au jour où emberlificoté dans son désir de pouvoir et ses électeurs de plus en plus pressant, il se mettra même le berlingot divin d’Abou dans le cul, pour être réélu !
« Ils ont détruit ma vie », s’est lamentée la mère de famille qui avait été sommée de retirer son voile noir lors d’une sortie scolaire au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté.
Je sens que déjà cette histoire pourrit la mienne !... Et ça, tout le monde s’en fout.
En Occident, on a connu les Croisades et l’Inquisition. En conneries religieuses, on est servi !
Ah ! la maman voilée du voile noir salafiste, humiliée devant son fils en pleurs, c’est un loukoum pour Abou Bakr al-Baghdadi !

17 octobre 2019

Socialisme pas mort ?

Désolidarisation ! Trump a, non pas inauguré le procédé, il existait bien avant lui, mais amplifié sa résonance dans une société qui n’a jamais été tant pourvues de moyens.
Emmanuel Macron a surpris en critiquant une "Europe ultralibérale qui ne permet plus aux classes moyennes de bien vivre". Une manière de retourner un reproche que ses opposants lui opposent depuis son élection à la présidence de la République en mai 2017.
Pour peu qu’on pousse un peu les libéraux, ils affirmeront n’avoir jamais été ultralibéraux ! Alors qu’au pouvoir, ils détricotent le maillage social qui depuis 1919 a été patiemment tissé par des syndicalistes et des mutuellistes.
La disparition des liens sociaux entre les citoyens, par la faillite volontaire de l’État dans les domaines des communications, des soins de santé et bientôt, des aides aux chômeurs, aux handicapés et aux retraités, s’observe partout en Europe.
« L’État providence » est en cause. Les libéraux veulent sa peau ! Comme si la Nation, « la mère de nous tous » pouvait être quelque chose d’autre !
Et par quoi la remplacer ?
Par un libéralisme donnant à la réussite personnelle et à l’égoïsme le droit de renverser tout ce qui fait obstacle, pour n’en faire qu’une lutte entre gens avides, dépourvus d’empathie, en faisant exploser les liens familiaux entre les générations, et mettre les humains en concurrence.
Voilà ce que Macron vend aux Français et Michel aux Belges. Quoique, maintenant qu’on n’intéresse plus ce dernier, va-t-il jouer à l’Europe « L’homme qui aime les gens en les étranglant » !
Au nom du « progrès », de la prospérité et que sais-je encore, du plein emploi, de la paix éternelle, du bien-vivre ensemble, etc., tout ce qu’on peut aligner de sentiments vertueux et de progrès magnifiques, n’auront jamais que le but de faire passer l’austérité.

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C’est-à-dire que l’on vous ment, sciemment, délibérément. Ceux qui le font ne procèdent ainsi que parce qu’ils ont un avantage sur nous. Ils sont à l’abri, blindés contre tout coup du sort ! Ils ont pour eux les moyens de diffusion de la fausse bonne nouvelle et les moyens d’user du bâton et de la carotte qui poussent à se lever tôt matin et courir à l’usine mendier son pain.
Les gens qui expliquent ce qu’est le« bien », nous les payons pour qu’ils tiennent ce discours !
Seulement voilà, tel est pris qui croyait prendre.
La lutte féroce dans les entreprises conduit à l’inhumain, la production destructrice comme l’économiste Schumpeter l’a prédit, met la planète sur les genoux, le vivant et le minéral fondent, disparaissent en créations, inutiles souvent, utiles parfois.
Ainsi le discours libéral commande de « réparer » la planète. Nous en serions les démolisseurs, d’où ceinture généralisée et pour quel destin ce sacrifice ? Pour de nouveaux contrats de travail, de nouvelles restrictions en matière de chômage et de sécurité sociale.
– Vous vous moquez dit l’honnête homme ! – Non, répondent Macron et Michel, c’est pour que vous puissiez survivre dans une Europe « attaquée » de toute part.
Et ici un nouvel argument : la vassalité de l’Europe à l’Amérique pourrait nous mettre sur la paille, comme si nous étions les adorateurs des USA, comme s’ils n’avaient pas été les premiers à copier « la grande » démocratie, qu’ils ne tenaient pas au gros business, comme s’ils n’avaient pas fait en sorte que nous produisions comme les Américains, à la chaîne, par contrats déterminés et en toute précarité !
Si nous ne renversons pas ce système, ce système nous mettra plus bas que nous sommes.
Le socialisme n’est pas mort, fort heureusement. Il est pour l’instant étouffé par un autre mensonge, celui d’un parti qui s’est emparé du mot, pour en faire aussi un instrument du libéralisme, des fois que l’officiel – le MR bleu azur – viendrait à flancher.

16 octobre 2019

L’Europe en liquidation.

L’Europe s’est, peu à peu, rendue insupportable pour les gens qui n’y font pas carrière.
Les vingt-sept pays adhérents n’y parlent pas d’une seule voix. Les plus puissants dictent leur loi aux autres. Et pour quel résultat ?
L’Europe puissance industrielle est un nain militaire qui ne peut même pas intimer l’ordre à Erdogan de cesser sa guerre de conquête en Syrie, sans faire rire dans le monde entier.
Mieux encore, de par les traités qu’elle a signés à l’OTAN, elle devrait aider le dictateur turc dans ses projets, puisque celui-ci plaide la légitime défense contre les Kurdes !
Depuis le 20 juillet 1974, la République de Chypre faisant partie de l’UE a été envahie par l’armée turque qui occupe la partie nord depuis, sans que jamais Bruxelles n’ait jamais pu faire entendre raison à la Turquie.
Le contentieux avec ce pays belliqueux s’alourdit. Erdogan ne menace-t-il pas d’ouvrir ses camps de refugiés syriens afin qu’ils demandent asile à l’Europe ? Et devant cet ukase, Bruxelles baisse la tête et regarde ailleurs.
C’est qu’il y a deux armées qui comptent à l’OTAN, celle des États-Unis et celle de la Turquie ; des autres, la France est le seul pays d’Europe à posséder une armée mais qui est loin de valoir en hommes et en matériel la puissante armée turque.
Le Brexit est un fiasco complet tant du point de vue britannique, que celui de l’UE. Personne, même parmi les spécialistes, n’est capable d’expliquer le plan européen dans ses grandes lignes. Michel Barnier semble s’être aventuré seul avec ses conseillers dans une bataille juridique que, même si un accord était trouvé avec Boris Johnson fin de semaine, il est préférable pour tous, afin que cela reste perceptible, à ne s’en tenir qu’au cas de la frontière entre l’Irlande, pays de l’UE et celle du Nord, relié à la Couronne britannique.
Il faut dire à la décharge de Barnier que le camp d’en face navigue aussi dans le flou artistique. Il n’est même pas dit que si un accord est enfin trouvé, qu’on ne sera pas sur le terrain dans l’impossibilité de l’appliquer.

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Le Brexit pouvait être une bonne chose pour l’UE. L’Angleterre n’a vraiment jamais adhéré à l’idée européenne et même maintenant, alors que tout le monde voit bien que les accords commerciaux mondiaux, avec des transports favorisant le meilleur prix, est une farce sinistre qui ne tient pas compte du coût réel d’un transport par avion. Des fraises du Pérou sur le marché bruxellois, pas plus que l’olive andalouse voyageant de même pour le Mexique, n’ont aucun avenir, dans un monde au bord d’une double crise, celle de l’économie et celle du climat. Alors que c’est sur les promesses bilatérales avec un Donald Trump aussi sûr qu’un crotale au pied d’un voyageur, que Boris Johnson s’est cru libéré d’un poids vexatoire et contraignant, alors qu’il s’apprête à en supporter un autre, plus contraignant encore.
De ce micmac profond, les députés européens se sentent écartés, comme le peuple que certains représentent vraiment. Tout n’est qu’un jeu entre les puissants mondiaux et les puissants locaux où seul finit par triompher le rapport des forces militaires en appui des objectifs économiques de leurs nationaux, les industriels.
C’est un coup dur pour les pacifistes. Le rameau d’olivier entre les dents n’a jamais effrayé personne. Et on sait très bien qui les foules auraient tendance à suivre en priorité, tandis que les gauches espèrent que le courant qui pousse vers la droite, finira bien un jour par s’inverser.
C’est ainsi que les pays majoritairement à droite veulent rouler des mécaniques, alors que justement l’Europe en est dépourvue.
Est-ce un bien, est-ce un mal ?
Socialement, il n’est pas mauvais d’être un nain militaire. En géopolitique, c’est le contraire, cela tourne à un chemin de croix.
Le nouveau gouvernement européen sera opérationnel dans un mois. Aucun membre de cette équipe dirigée par madame Von Leyen n’a été élu pour la fonction de commissaire, ils ont été désignés par les chefs d’État ou de gouvernement des vingt-sept. C’est-à-dire qu’ils sont commissionnés par leur gouvernement pour faire une politique particulière à l’État d’où ils proviennent.
Voilà qui promet très peu d’avancée sociale et encore moins un bon renom de l’Europe à travers le monde.

15 octobre 2019

3 h 10 pour Yuma.

Le Huffington-Post publie une vidéo parodique d’un habile montage montrant Donald Trump en train de poignarder ou tirer sur des personnages médiatiques et des opposants politiques. Cette publicité extrême a été présentée durant une conférence des partisans de Trump à Miami. Cette vidéo a fait l’objet d’un article du New York Times, de ce dimanche 13 octobre.
On savait la clientèle de Trump très proche et admirative d’un savoir faire agressif qui est la manière du président de répondre à des sujets qui le dépassent, comme le font tous les jours des voyous de rue. Mais on ignorait que cette brutalité fut cautionnée par le comité pour sa réélection. Maintenant, on a compris. L’État le plus puissant du monde est administré par un voyou, soutenu par d’autres voyous, des connaisseurs !
Pire, ce voyou est encensé par une presque moitié des électeurs américains !
Voilà qui jette une ombre sur ce que l’on croyait du pouvoir majoritaire des églises méthodistes poussant les instances dirigeantes à une rigueur moralisatrice.
Ainsi, ce grand pays sur lequel délire d’admiration béate quasiment l’ensemble des partis de pouvoir belges est, en réalité, un agrégat des poncifs qui abondent dans les westerns : une violence justifiée par le sentiment de propriété contre tout qui est à portée du colt quand le vis-à-vis n’est pas reconnu blanc de « souche ! », mais voisin pauvre ou inconnu de couleur, assisté de l’État social et respectueux suspect du climat et de la planète.
Trump explique en partie aussi l’embarras du MR, quand Ducarme ou Bouchez agite le drapeau américain au nom de la liberté et du bel exemple d’un pays qui ne compte que 5 % de chômeurs.
Cette vidéo s’intitule « American Priority », montage d’un massacre dans “l’église des fake news”.

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Donald Trump repousse des fidèles et s’attaque au défunt sénateur John McCain, au sénateur Bernie Sanders ―l’un de ses rivaux démocrates pour la prochaine présidentielle― ou au sénateur républicain Mitt Romney ainsi qu’à l’ancien président Barack Obama.
“American Priority” donne le ton dans lequel on verra la campagne des Républicains selon l’organisateur de l’événement. Celui-ci est venu tout fiérot projeter la chose la semaine dernière dans le club de golf de Donald Trump à Miami. Le clip a aussi été montré dans le cadre d’une “exposition sur les mèmes (1) internet. Le New York Times précise que plusieurs proches de Trump - dont son fils, son ancienne porte-parole Sarah Huckabee Sanders et le gouverneur de la Floride, Ron DeSantis - devaient prendre la parole lors de cette conférence de trois jours, organisée par un groupe pro-Trump au Trump National Doral Miami.
Ce n’est pas la première fois que les partisans du président se lâchent en faisant la promotion de la violence contre les médias, dans une vidéo qui amuse les bas-fonds des cuisines électorales du New-Yorkais devenu président.
La chaîne de télévision CNN a estimé que Trump, la Maison Blanche et son équipe de campagne devaient dénoncer ce clip faute de quoi cela pourrait ”être considéré comme un soutien tacite à la violence”. L’association des correspondants à la Maison Blanche a également appelé le président américain à dénoncer ce mème (1).
Le président Trump est resté muet jusqu’à présent sur le sujet, lui qui est d’habitude si prolixe sur Twitter.
Si c’est le cas, si Trump avalise cette publicité ou pire en a décidé la parution, il fait quand même un pas de plus vers une dérive de la démocratie américaine où c’est la première fois qu’un homme d’affaire prenant le pouvoir confonde l’État avec un conseil d’administration !
Et si l’Amérique c’était ça, après tout ?
Si ce grand État était devant le gouffre béant d’une économie folle à lier, et qu’il persisterait dans sa course à la croissance, dont on voir bien que l’issue est la mort !
Quand on est allé aussi loin dans ce type d’économie libérale, il est quasiment impossible de revenir en arrière sans se détruire soi-même et donner des armes à des gens qui ont une vision différente qu’on a toujours combattue.
Alors, oui, sans rétro pédalage, le président Trump est le voyou qu’il faut à cette Amérique-là.
Trump encourage régulièrement la foule à huer des journalistes venus sur place, les désignant ennemis du peuple. Le tout est de savoir si le peuple, c’est celui des électeurs de Trump ou s’il est seulement l’ivraie du bon grain ? Enfin que l’autre, le « bon » vire ce voyou qui fait honte à la Nation !
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1. Mème : de l’anglais « meme », élément culturel, imitation du comportement d’un individu par d’autres individus.

14 octobre 2019

Messe eucharistique MR sur RTL !

Ce dimanche, crédo de quelques scripturaires d’Alexis de Tocqueville qui tentent leur chance à l’élection de la présidence du MR. Pas de programme, pas de perspective à la montre des idolâtres de la farfouille libérale, ils étaient cinq à pérorer ce dimanche face à un Deborsu ricanant.
C’est terrible de n’avoir rien à dire et de le dire quand même !
Certes, la fin du monde n’est pas pour demain. Pourtant, ces accélérateurs du processus de la fin de l’espèce, nous donnaient des raisons d’avoir peur, en les découvrant le verbe haut et la mine assurée, dans le stupide entêtement de ce qu’ils sont, sans moyen d’en sortir.
Ces gens quelconques ouverts à ce qu’il ne faudrait pas faire et qui le font avec la conviction que c’est la bonne direction, annoncent un chaos prochain par leur seule présence. Puisqu’ils n’ont pas idée de ce qui les attend, de ce qui nous attend, ils vont à l’abattoir l’âme sereine !
La dévotion est le propre des commerçants imbéciles qui vendent leurs saloperies comme des nectars et qui se vantent de s’empoisonner eux-mêmes en consommant leurs produits.
Cet amour du système reste le bon moyen de capter les envies, souvent au détriment de la réflexion, dans le bal des débiles qu’ouvre le couple Bouchez-Defraigne, lui toutes dents dehors, elle maquillée comme pour lever la jambe dans un french-cancan.
Avec eux nous n’aurons pas de réponse sur la démographie, avec tout ce qu’elle a de révélateur pour comprendre le passé, mais aussi pour prévoir l’avenir.
On voit d’ici leur château de cartes soufflé par dix milliards de bouches à nourrir d’ici la fin du siècle, selon une autre prévision que la leur, foutrement plus réaliste et quasiment certaine, balayant l’homme libéral, super-prédateur, qui croyait imposer sa doctrine à tous les vivants de la planète.
Tous ceux qui naissent aujourd’hui atteindront cette fin de siècle, enfin si les circonstances le leur permettent. De ce nombre, ceux qui, à la veille d’être engloutis par la marée humaine, auront voté une dernière fois, pour le petit fils de l’actuel Ducarme, seront à jamais figés dans l’histoire, comme les derniers vestiges de ce qu’on pourrait appeler les résidus de la connerie militante libérale. On voyait dimanche Denis Ducarme, si confiant dans la nature exceptionnelle des marchés mondiaux que son visage se rétrécissait autour de deux petits yeux de naja, par conviction. L’évidence absolue réduisait aussi son cerveau, comme s’il était tombé dans la marmite des Jivaros.

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Les Écolos l’ont oublié avec les MR, mais le facteur principal qui commande à tout le reste, c’est la démographie. Bien avant l’art d’écouler la marchandise de masse en salopant tout l’environnement, c’est la prolifération de l’humain qui multiplie de façon exponentielle le besoin d’accaparement et donc de saccage et de destruction de tout ce qui nous entoure.
Mettez les dix sagouins de l’émission, seuls ou à peu près sur un continent comme l’Europe, ils auront beau satisfaire leur instinct, piller, saloper, et même copuler sec et faire des petits MR en pagaille, ils ne parviendraient pas à augmenter d’un demi-millième de degré la température ambiante, ni atteindre à la déforestation, encore moins aux grandes tueries à la Buffalo Bill des grands mammifères paisibles, même si Deborsu les équipait chacun d’une mitrailleuse lourde.
À 500 millions en Europe, c’est autre chose… le milliard on n’ose pas y penser.
La première grande multiplication eut lieu au Proche-Orient il y a dix mille ans, suite à l’invention de l’agriculture et de l’élevage. Entre le paléolithique supérieur (XIe millénaire av. J.-C.) et la fin du néolithique (IIe millénaire av. J.-C.), la population de l’Europe a été multipliée par cent ! L’augmentation de la population fut la cause et l’effet de la mutation du système économique, à la fin de la période glaciaire.
Qu’est-ce qu’on me chante de la liberté d’entreprendre n’importe quoi, à condition que la jobardise soit générale pour l’écoulement des stocks.
Vous avez vu comment cela se passe dans une cellule individuelle dans laquelle les prisonniers vivent à cinq ou six ?
Le système libéral pourrait gagner dix, voire vingt ans de plus, par une politique largement ouverte à l’accueil des immigrés, vite scolarisés, embobinés, requinqués en militaires farouches défenseurs de l’Europe à la poussée de leurs congénères malchanceux.
Ils font le contraire. Les MR veulent tout, même devant le péril de tout perdre.
Les Terriens sont passés de 1 milliard en 1800 à 7,7 milliards début 2019. Et ce n’est qu’un début. À cette allure, nous atteindront peut-être les 20 milliards au lieu des dix extrapolés.
Faire encore de l’Adam Smith ou du Galbraith à Stieglitz, avec ce qui nous pend sous le nez, relève de la réflexion de Jean-Baptiste Say dans son cours pratique d’économie « Lorsque les fruits sont à tous et que la terre n'est à personne, la terre ne produit que des bruyères et des forêts. »
Grand dieu… si c’était vrai !

13 octobre 2019

Le pouvoir et le PTB.

La perte de sens dans les trémoussements de la politique libérale au sein du MR est sensible également dans les autres partis, y compris écolo, en dehors du PTB qui est un parti à part. Les autres mélangent les couleurs et affaiblissent le clivage gauche-droite, laissant en marge le PTB défendre les ouvriers et les employés les plus modestes, avec ou sans diplôme, les chômeurs et les « inadaptés », dans un clivage social opposant la catégorie la moins pourvue contre toutes les autres.
Les trois quarts des électeurs constatent que le clivage gauche-droite est en train de disparaître, ce qui conduit à la ressemblance des partis de pouvoir. Leur différence n’existe plus que dans quelques détails sans importance.
On sait que le PS finira par former un gouvernement avec la N-VA et qu’à la législature suivante ce sera avec le Vlaams Belang, si l’électorat en Flandre poursuit sa droitisation.
Cela signifie que si le système économique est en train de perdre la partie dans sa structure libérale actuelle ; il est en train de la gagner dans la gestion des États.
Sous la domination de l’économie libérale, les partis réagissent à l’identique. Le choix est trop réduit dans les marchés libres, pour qu’il en soit autrement.
Comment faut-il interpréter la répulsion-attirance entre Bart De Wever et Paul Magnette ?
Sinon, comme le nouveau clivage progressistes-nationalistes, qui n’a plus rien à voir avec le clivage gauche-droite, puisque la défense de la population la plus vulnérable est dévolue au seul PTB, qu’on exclut expressément pour cela de toute responsabilité !
En effet, le PS s’est détaché des gens les plus fragiles. Il ne s’adresse qu’aux anciennes classes moyennes déchues et aux diplômés dans des salaires de 15 à 20 % au-dessus du salaire de base.

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La situation est nouvelle et assez curieuse. Les enjeux retenus ne concernent plus ceux qui en ont besoin, mais des groupes rangés dans des cases contigües : le corporatisme, le clientélisme, le nationalisme, le mondialisme libéral, sans oublier l’écologie avec ses subdivisions, du végétarisme au conceptualisme du respect intégral de la nature.
Les distances entre ces groupes varient d'un enjeu à l'autre, déterminant des sous classifications. La multiplicité empêche qu'un clivage puisse s'imposer, de sorte que toute politique après avoir fait le tour des possibilités revient à la case départ qui suppose que l’ordre libéral ne peut être transgressé.
L’équilibre finalement se fait toujours par la négation de la catégorie la plus pauvre et donc celle qui aurait le plus besoin qu’on s’intéresse à elle.
La lutte contre le terrorisme fait tendance et crée des alliances, souvent subjectives entre les partis, sur des restrictions de libertés individuelles, donnant le sentiment de ne plus être chez soi comme avant. Ce sont les populations les plus pauvres qui sont au contact des réalités au quotidien et donc les premières intéressées à ce que la lutte contre le terrorisme ne passe pas par l’amalgame entre terrorisme et populations pauvres et/ou émigrées, autrement dit contre souvent un voisin de palier, citoyen irréprochable et intégré que le pouvoir confond facilement avec un dangereux salafiste, pour des suspicions « au faciès » ou à des approximations d’infortune/fortune.
Cette chasse aux terroristes escamote un rééquilibrage social qui consisterait à prendre aux riches pour donner aux pauvres, afin de réduire les inégalités. Par contre les instances dirigeantes n’oublient pas de se servir au mieux, sans oublier l’actionnariat qui donne plus de flexibilité au marché du travail.
L’attitude des partis de pouvoir à l'égard de la mondialisation est identique, de l’ancienne gauche à la droite nationaliste et flamingante, tous la perçoivent comme une opportunité. De même, tous sont favorables au libre-échange et à l'idée que la société va vers plus de progrès.
La mondialisation n’est pas perçue comme un danger. Ce qui hérisse davantage les populations non-défendues par les partis de pouvoir et renforce l’idée de ceux-ci qu’un dialogue avec le PTB est impossible.
La véritable fracture sociale et politique est donc bien entre le peuple non-représenté par les partis traditionnels et les autres catégories sociales, surreprésentées.
La preuve matérielle réside dans l’écart grandissant du salaire minimum et la rémunération des cadres, des probabilités issues des phénomènes de plusieurs événements aléatoires, dans les graphiques de quelques économistes.

12 octobre 2019

Bal des candidats au MR.

Tant que le gentil foutoir a perduré entre Michel et Didier Reynders, le MR passait pour un parti politique. Les familles de Roméo Montaigu et Juliette Capulet, se toisaient. Cela donnait un air martial au chef et une grande noblesse, dans la résignation du vaincu,.
Le MR jouait le parti politique responsable, même si flotter dans le liquide amniotique du capitalisme mondial n’est pas en soi une politique, mais les hourrah du comité des supporters de Wall Street.
Les Capulet et les Montaigu partent se chamailler à l’Europe. À leur départ, on s’aperçoit qu’il n’y a plus que le vent qui pousse la porte va-et-vient de l’immeuble « Toison d’or », telle celle du bar abandonné d’un western où Bronson joue de l’harmonica.
Comment faire revivre la momie présidentielle ? Donner de l’éclat à la faïence des urinoirs et des bureaux ?
Des élites, il ne reste que les dioxines respirées par quelques employés épars, dont on s’étonne qu’ils sont à vaquer sur on ne sait quoi ?
Richard Miller, dame pipi et directeur du centre Jean Gol, habitué des sous-sols, s’émeut à chaque remontée en surface, de la vue exacte de son périscope de plongée.
De Bouchez à Ducarme, une seule passion : nettoyer le temple, faire semblant d’avoir des idées carrées, des idées de rentiers confortables, histoire de refaire du club, un parti !
Il faudra bien voter pour remplir le panel.
Voter ! le gros mot est lâché. Comment faire admettre que si tout le monde va à l’urne, tout le monde n’aura pas l’occasion de se présenter au suffrage libéral. On a retrouvé les statuts fondateurs dans le débarras où Richard Miller dissimule son casse-croûte. Ils sont formels : seul un aréopage, fine fleur d’élite de l’élite, décide qui postulera à la présidence !
Avec Michel, on n’avait pas besoin d’ouvrir le carton. De toute évidence, il incarnait la fonction. Lui disparu, cela change tout !

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On a quand même un indice. Un sage, qui a gardé l’anonymat, a fait entendre à Bacquelaine qu’il devait se rallier ou faire tintin pour les prochains mandats. Le candidat élu sera donc le candidat de l’appareil, ou ne sera pas ! Sera-t-il porte-cierge comme Chastel pour le retour du chef après son mandat à l’Europe ? Sera-t-il novateur au point de le faire oublier, mystère !
L’idéal serait un seul candidat et l’élection par correspondance. Ainsi, la presse ne sera même pas au courant que le parti n’a plus que 198 adhérents en règle de cotisation. Ils voteront tous pour le candidat que les Sages désigneront. Et dire que Denis Ducarme n’a pas de mots assez durs pour dénoncer le manque de démocratie dans les anciens pays communistes !
Si on n’a pas encore un nom, c’est qu’on hésite sur deux ou trois « possibles » ! La technique utilisée pour empêcher de se présenter est au point. Reste à dédommager Christine Defraigne, pour qu’elle n’en soit pas. Les mots magiques calmant Bacquelaine suffiront-ils ?
Qu’on se rassure, le MR a toujours fait l’apologie et poussé aux mandats des gens vénaux.
On trouvera bien quelque chose pour la reine Christine. Pour ajouter de l’images à son image, elle se porte candidate. C’est de la frime. Elle sait l’incompatibilité entre son emploi d’échevine à Liège et la présidence de son parti. Cette situation ne date pas d’hier, elle n’ignorait pas au moment d’entrer en relation avec le PS que les deux rigolos Michel et Reynders fichaient le camp et que la question de la présidence viendrait sur le tapis.
Quant au principal sujet « Pourquoi faut-il être libéral ?». La clientèle votante n’a pas besoin qu’on lui serine quoi que ce soit. Elle est libérale comme on respire, comme son compte en banque, comme les érections de Donald Trump qu’elle admire secrètement, quoiqu’il faille dire « La politique de Reagan était parfaite, celle-ci tout de même est moins nette. Du point de vue humain, voyez ce qu’il a fait aux Kurdes. ».
Les laudateurs « intelligents » du MR, certes peu nombreux, sont inquiets. Leurs glandes ne suffisent pas à l’adoration du libre échange. Ils s’agitent du bocal.
Une banque ne peut pas cacher son encaisse à ses traders. On ne s’est jamais remis de la crise de Wall Street de septembre 2008, quand on a sauvé les banques au détriment des peuples. Voilà dix ans que le Trésor américain fait de la fausse monnaie. Le mois dernier, une manne de plusieurs dizaines de milliards de dollars a été déversée dans les trésoreries à sec.
Cette fausse monnaie s’écoule en dette souveraine. Les États s’endettent, c’est nous qui payons ! Le système économique est dans un état semi comateux. Le plus grand nombre de suicides dans les classes moyennes, la police, l’agriculture et même les travailleurs, la cause en revient au désastre économique, bien visible à l’échelon bas de gamme.
Alors le plan MR, celui qui fait consensus avec n’importe quel trouduc de l’économie libérale, c’est de durer en l’état, sans extravagance ni éclat, mais durer. Ça, n’importe quel président du MR le fera aussi bien que Charles.

11 octobre 2019

Double Nul après Double You.

Pour atteindre le sommet dans le biseness ou dans la politique, l’enfant de chœur n’a aucune chance. Les bons sentiments, l’altruisme et l’amour du prochain, tant de fois célébrés par les têtes de gondole du super-market, au parlement, sont des valeurs particulièrement mises en avant, jamais affectives, surtout pas spontanées.
Celui qui dira le contraire est un con de la pire espèce ou un voyou sans scrupule. Qu’importe con ou voyou, un paquet de citoyens votera pour l’un ou l’autre. Rarement, une pépite sort du lot. Elle pousse dans l’urne sa foi et son espérance pour une Belgique grande, aimable, hospitalière à tous les infortunés du monde et il se peut aussi, par un miracle – donc inexplicable par essence – qu’une autre pépite, créature parfaite et complètement désintéressée, sorte de l’autre côté de l’urne et entre dans l’arène pour le combat de sa vie.
Les miracles n’ont pas lieu tous les jours. C’est un athée qui vous le dit.
On serait plutôt à faire gaffe, comme si en se promenant en compagnie de Reynders sur une crête ouvrant sur des précipices, on lui tournait le dos un instant de trop.
De Macron à Michel, en passant par Angela et Bojo, nos élites ont le cuir épais, la vindicte dans l’âme et le coup de feu facile. Cependant, ils ont des manières. Ils n’arrivent pas en basket sur une scène de crime. Ils prennent le plus grand soin de contrôler l’impression qu’ils dégagent. Macron surtout, depuis que Castaner est dans le viseur d’une tueuse, plus à droite. Tous redoutent évidemment de rejouer Scarface. Ils laissent le béret du Ché à Mélenchon.
Comme partout, il y a un gaffeur quelque part, trop con pour s’en apercevoir et faire gaffe comme les autres. Si encore ce zigoto avait été le président d’une république bananière d’Amérique du Sud ! La presse se serait autorisée à dire des gros mots et faire des écarts.
Mais non, horreur !... c’est le représentant de l’état inventeur de l’économie moderne, c’est-à-dire l’arnaqueur suprême, devant lequel il est mal vu de rouscailler, sous peine de se faire poinçonner les roubignolles. (Oui, c’est vulgaire, mais la période l’est aussi.)
Et voilà qu’à la honte générale, attirant avec lui tous les autres subitement déshonorés par sa seule présence, roi et bouffon à la fois, il débite sur ses tweets qui lui servent de conseil des ministres, tout ce que les autres ne veulent pas entendre et qui les horrifie.
Parce que si c’est ça la politique, celle qu’on revendique, qu’on n’a pas honte d’arborer comme les signes de la plus pure réussite, eh bien la démocratie, enfin ce qu’il en reste, ne vaut plus le coup, c’est de la sous-merde dont Kim Jong-Un ne voudrait pas dans les chiottes de son palais.
En foi de quoi, Donald Trump en est fier, puisque c’est de lui qu’il s’agit.

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Il s’en prévaut avec délectation, il s’en revendique dans toutes les réunions où les autres gougnafiers d’importance se bousculent. Il passe le postillon en premier, avec au bras une ancienne et encore belle femme qui s’est mise à quatre pattes un soir, sous un bureau de la Trump Power, pour avoir droit à la nationalité américaine et s’acheter des marques, du cache-sexe au manteau Chanel.
On s’esclaffe des facéties du grand homme. On attend son avis. Quand il ne le donne pas, c’est qu’il ne sait pas ce dont on parle. Il attend d’avoir lu Wikipédia pour prendre une décision.
Aujourd’hui, ce gros garçon extra large a laissé tomber les Kurdes. Le jour avant, il avait eu une conversation au téléphone avec Erdogan, l’ancien vendeur de cravates des bords du Bosphore. Le Turc lui a vendu une combine. L’autre l’a trouvée correcte. Il a dit « top là ».
C’était une connerie. À ce niveau, ce n’en est plus une. Cent cinquante experts de la Maison Blanche vous diront que laisser tomber ses amis, c’est génial. Même Macron, l’Héraclès français, fait gaffe à ne pas froisser la bête. Pourtant, son petit cœur d’artiste embrigitté de music-hall saigne, comme ceux de ses camarades de planches.
Ils ne crient pas tous « il faut sauver l’allié kurde », mais il faut sauver le président Donald de l’affreux malentendu à cause duquel des milliers d’innocents périront.
Quitte même à faire du lèche tartouze « Hilary-la-crapule est une pas grand-chose, Biden est un voyou et l’impeachment, c’est le bâton de merde que la « speaker » du parlement, Nancy Pelousi, suce comme si c’était une régalade de Rocco Siffredi. (Et je ne vous dis pas tout. En américain, c’est pire).
Est-il nécessaire de manquer d’éducation à ce point pour faire fortune ? Un vocabulaire de cent cinquante mots est-il suffisant pour faire président des USA ?
Bullshit ! I don’t give a shit !

10 octobre 2019

Notes prises sur le vif.

L’Hydre de Lerne avait cent têtes. Celle du milieu était immortelle. La comparaison avec ce monstre et l’islamisme radical me semble assez hasardeuse, sauf si Macron se considère comme l’Héraclès des Temps modernes, vainqueur du monstre. Toutefois, Eurysthée refusa de considérer cet exploit comme valable, car Héraclès avait bénéficié de l'aide de Iolaos. On ne peut pas comparer Castaner à Iolaos, donc Macron conserve toutes ses chances pour passer à la postérité comme le vainqueur du salafisme…. ou le vaincu !
Car à la légende de la Grèce Ancienne, il n’est pas opportun d’opposer le nouvel Héraclès victorieux, tant il n’est pas du tout certain que Macron et son ministre de l’intérieur parviennent au bout de leur combat à terrasser la bête.
Les faits prennent même une tournure délicate.
Malgré la défaite de Daech sur le terrain, ces suppôts occupent l’espace médiatique en faits-divers. De ce point de vue, la bataille des autorités est perdue d’avance, puisque sans structure, ni organisation, avec seulement quelques imans et le bouche à oreille des propagandistes, des gens comme Harpon sortent de l’ombre, activés à la fois par des incitateurs proches, mais surtout par des démons intérieurs qui les poussent à tuer.
Les révélations du ministère de l’intérieur français sont accablantes. Il existe une quarantaine de policiers actuellement en service islamisés et estimés comme dangereux. Le cadre juridique pour les licencier fait défaut, puisque la Loi de 1905 assure la liberté de culte. L’État de droit est directement en cause. Ce sont les libertés individuelles qui sont en jeu. Puisqu’on ne peut pas licencier un policier pour ses pratiques religieuses. Le cadre juridique pourrait faire l’objet de modifications, mais lesquelles ?
L’assassinat de quatre policiers par Harpon, lui-même employé à l’État-major de la police, prend toute sa dimension nationale puisque, originaire de Sarcelles-Gonesse, l’iman de la mosquée que Harpon fréquentait avait été l’objet d’un arrêté d’expulsion qui n’a jamais été suivi d’effet.
On voit bien toute la difficulté d’entrer dans des considérations qui finissent par achopper sur l’histoire des religions et la loi de 1905, qui paraît de moins en moins adaptée à une religion sans église et sans hiérarchie, au contraire de la religion catholique.
Selon l’institut de statistiques Montaigne, le terreau sur lequel le terrorisme religieux prend racine en France peut englober un quart des musulmans résidants ou Français, puisque quelques centaines de milliers de croyants pensent que la Charia passe devant les lois de la République !

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Plus de soixante années après la paix et le retrait des Pieds Noirs d’Algérie, la France paie toujours sa dette de la colonisation de l’Algérie par un afflux de musulmans du Maghreb, considérant la France comme leur seconde patrie, et certains, la patrie des tortionnaires de leurs arrières grands parents.
J’ai tiré ce qui précède de notes que j’ai prises au vol d’un débat sur l’affaire Harpon.
Certes, il y eut et il y a encore tous les jours de belles réussites d’intégration. Les conditions économiques ont fait en sorte que les populations émigrées ou françaises soient confinées dans des ghettos, aux périphéries des grands centres urbains au titre de travailleurs pauvres. L’économie libérale tendant à ségréguer les pauvres, en reléguant ces derniers loin de leurs lieux de travail, est probablement la première nuisance rendant impossible l’amalgame des citoyens et les dérives religieuses meurtrières.
On n’insiste jamais sur le côté noir de l’économie libérale, la manière qu’a le système de pousser les gens dans la misère avec comme seul recours une croyance religieuse, en l’occurrence l’Islam. Son côté belliqueux, quoi qu’en disent les pacifistes, convient très bien aux causes désespérées que galvaniserait un dieu dont on fait dire « puisque les infidèles vous infligent souffrance et injustice, vengez-vous au nom de la foi et vous mériterez le ciel. »
En filigrane se profile une possible guerre civile, une sorte de lutte des classes d’une certaine façon, compliquée d’un conflit religieux.
On n’en est pas là. Mais il est certain qu’Éric Zemmour, dont les médias viennent de condamner les propos au congrès des droites de Marion Maréchal-Le Pen, et en délicatesse avec les tribunaux, doit savourer l’embarras de Macron et Castaner.

9 octobre 2019

Nethys : trop fort les mecs !

J’aurais voulu faire un petit rappel de ce qu’est Nethys-Meusinvest. Même ça, c’est difficile.
Le principe en est pourtant simple et pétri de bonnes intentions. Avec les Intercommunales prodiguant des services aux citoyens, il pouvait être trouvé une capacité industrielle nouvelle grâce à l’argent des contribuables. Deux objectifs étaient assignés : la création d’emplois et des prix modérés des activités et des fournitures, en juste rétribution de l’argent des contribuables.
Aujourd’hui, dans le micmac des sociétés filiales, quand quelqu’un vous dit que même les experts n’y retrouvent pas facilement le droit commercial belge, cela signifie que faire de l’angélisme dans une société de marioles dite capitaliste est une gageure, surtout quand on passe d’échevin au rang d’administrateur délégué.
Quelle que soit la classe dont on provient, le parti, le lieu, les circonstances, on ne peut pas empêcher « ceux qui sont nés dedans ou ceux qui veulent y entrer » de renifler l’argent à cent mètres, de courir à la bonne affaire et de faire tout pour arrondir son bas de laine.
Il faut tout de suite ajouter que les premiers à tenter le diable furent les créateurs des sociétés pataugeant dans le désordre actuel. Tous les partis, les Associations, les ASBL, eurent tout de suite des largesses de grand seigneur : frais, jetons de présences de tout un appareil, CEO, mandataires et gestionnaires à profusion et à titres divers. Tout le monde s’y est servi, au point d’en remontrer aux pilleurs d'épaves qui achètent et vendent dans le privé. Résultat, une Démocratie qui fait peine à voir, des États exsangues et des citoyens de plus en plus pauvres.
Ce mardi, le public est toujours dans l’incertitude sur l’issue de ce combat des chefs. Les filiales de Nethys sont-elles vendues ? À combien ? Est-il raisonnable de laisser Stéphane Moreau vendre des filiales à une entreprise dont il est salarié ? Mais ce dont tous les contribuables sont certains, c’est qu’en jouant aux entrepreneurs, ces Messieurs des partis nous ont pris pour des cons !
À l’heure où j’écris ces lignes aucune assemblée générale n'a encore été convoquée ! Les journaux bruissent de commentaires et de supputations qui compliquent les choses au lieu de les débrouiller pour les lecteurs.

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Le gouvernement wallon "casse" les ventes des filiales de la société Nethys. Le peut-il ? N’est-ce pas trop tard ? Ne va-t-on pas déboucher sur dix ans de procès, dont on sait que cela pourrait coûter des millions d’euros ? A qui ?... mais aux contribuables, ni à Di Rupo, ni à Stéphane Moreau.
Comment la cession de certains actifs de Nethys décidée dans la plus grande discrétion, a-t-elle été possible ?
Ne faudrait-il pas faire de ces sociétés, des entreprises incessibles sans l’avis des citoyens et non pas sur des manœuvres de deux ou trois personnes, parfois d’une seule, des gens qui se vendent pour des enveloppes Kraft bourrées d’euros ?
Ne conviendrait-il pas de signifier à tous les CEO des filiales de Nethys, que leur mission n’est pas de vendre ce qui ne leur appartient pas, mais de faire prospérer les entreprises dont ils ont la gestion ?
Le scandale se précise. Il est évident que les Communes et les citoyens imbriqués malgré eux dans des montages subtils, ont perdu le fil de l‘affaire.
Les journaux en témoignent : « Le conseil d’administration d’Enodia (ex-Publifin), maison-mère de Nethys, se réunit mardi matin à Liège pour se pencher sur la décision de la tutelle wallonne de casser les ventes de Voo, Win et Elicio, filiales de Nethys. La masse des médias a accueilli des administrateurs plutôt remontés, pressés que l’affaire dite « Publifin » arrive enfin à son terme. « Trop, c’est trop », dit le vice-président d’Enodia, plaidant pour que l’on avance rapidement. Le CA d’Enodia aurait pu se tenir lundi déjà mais sa présidente a préféré attendre. »
J’ai essayé jusque fin d’après-midi d’en savoir plus sur cette réunion de mardi. Peine perdue.
Pour rappel, la révélation de ces ventes dans la presse au mois de septembre avait soulevé un vent d’indignation, Nethys ayant conclu des accords en mai, sans en avertir sa maison-mère.
On en est là !
A l’ordre du jour : vérifier la légalité et la valorisation de la vente des actifs commerciaux de Nethys. Et si c’était légal ? Comme Chaudfontaine vendu par Bacquelaine aux Américains de Coca-cola, il ne nous restera plus qu’à connaître l’heureux gagnant, à nous jeter à ses genoux pour le supplier qu’il n’augmente pas tout de suite les fournitures et services que nous avons mises sur pied avec notre argent ; tandis qu’on verrait Stéphane Moreau et ses complices voguer vers des cieux plus beaux entourés de créatures de rêve.

8 octobre 2019

Trump facilitateur de génocide !

Tandis que le parlement européen, calé dans les rocking-chairs à Strasbourg, s’est enthousiasmé d’interdire le port du teeshirt Guevara et de recentrer Staline en bonne place des tyrans légendaires, Donald Trump se rend complice d’un nouveau génocide en laissant la Turquie préparer une offensive en Syrie, afin de décimer les Kurdes syriens !
On ne se méfie pas assez d’Erdogan. Son parti est en déclin et sa popularité en chute libre. Rien de tel qu’un bain de sang pour réchauffer les ardeurs.
Le peuple turc est à un tournant. Son histoire rendrait méfiant n’importe qui, sauf Donald Trump parfaitement ignare et sans goût pour l’histoire. La sienne lui suffit.
Ce peuple, venu des tréfonds d’Asie, s’est installé par les armes sur des territoires arméniens, kurdes et byzantins. Rien de tel pour défendre jusqu’à l’obsession la patrie qu’il s’est créée à coups de cimeterre. Converti à l’Islam, il n’a fait qu’accomplir la volonté de conquête du prophète Mahomet. Le dernier gros coup des Turcs fut la bataille de Vienne du 12 septembre 1683, sur la colline du Kahlenberg, une défaite décisive des Ottomans. Elle mit fin aux ambitions ottomanes en Europe centrale, grâce aux Polonais venus à la rescousse !
On sait la mauvaise foi du régime turc, niant le génocide arménien, prouvé par des milliers de témoignages, photos et récits des survivants.
Ce peuple est à un tournant ai-je écrit. La Nation turque est pacifique dans son ensemble. Ses millions de ressortissants émigrés principalement en Allemagne, en témoignent. Au pays même et particulièrement à Istanbul, la jeunesse a le désir de faire de ce pays une Nation moderne en tournant le dos à l’intégrisme musulman. Mais Erdogan est au pouvoir et il entend le rester, grâce à l’appui de la paysannerie turque assotée d’islamisme farouche.
Cette offensive turque probable en Syrie inquiète les Kurdes syriens qui furent à la pointe du combat contre Daech. Ils ont contribué à la fin d’un monstrueux État religieux. Ils avaient été les partenaires des forces américaines en Syrie. Aujourd’hui, après le lâche abandon de Trump, ils appréhendent d'être assaillis par les militaires de Recep Tayyip Erdogan.
Dimanche 6 octobre, ils ont manifesté à proximité d'une base internationale et des États-Unis.
Le cynisme est à son comble. La Maison Blanche indique que « les troupes américaines stationnées en Syrie se retireront des abords de la frontière turque, car la Turquie va “bientôt” mettre en œuvre une “opération prévue de longue date” dans le nord du pays. »
Ce retrait a débuté ce lundi, d’après des responsables kurdes locaux et des ONG.
On ne peut pas mieux signifier à un dictateur d’ouvrir la chasse aux Kurdes.
Voilà qui devrait pousser le parlement de Strasbourg à interdire des tee-shirts à l’effigie de Trump, pour tout autant qu’il en existe, certainement pas en aussi grand nombre que les tee-shirts du « Che ». Si une telle alternative s’imposait, on verrait Denis Ducarme arboré le sien à RTL avec la gueule enfarinée de Donald, en guise de désaccord.

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Cette « Trumperie » relève d’une complicité pour meurtres. Cela rappelle l’internement des Juifs au Vél’d’Hiv des 16 et 17 juillet 42 par les pétainistes du gouvernement français de la collaboration. Ce n’était pas comparable aux grands génocides dénoncés par les députés de droite, mais quand même. Donald Trump va dans la direction opposée à un prix Nobel de la Paix. Et dire que ce bélître l’espère encore ! Il offre des Kurdes au pouvoir discrétionnaire d’Erdogan, comme Pétain le fit des Juifs pour servir les projets criminels d’Adolphe !
Et l’Europe ? Elle va laisser se perpétrer ce crime sans rien faire, parce qu’Erdogan la tient à la gorge avec des millions de réfugiés parqués dans des camps en Turquie, dont nous assurons, tant bien que mal, la survie.
L’assaut est imminent. Le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlüt Cavusoglu, le dit : « Nous sommes déterminés à protéger notre (...) sécurité en nettoyant cette région des terroristes. ».
Les Kurdes souhaiteraient la protection de la communauté internationale.
Massacrés, éparpillés sur trois États construits sur leurs dépouilles, sacrifiés par des accords monstrueux en 1920, ce peuple va-t-il sombrer une deuxième fois dans l’indifférence ?
Pourquoi ne pas exiger des Nations Unies une zone tampon entre la frontière turque et les zones syriennes contrôlées par les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), anciens combattants contre les djihadistes de l’État islamique, à nos côtés ?
Staline était-il ou non responsable de plus de crimes qu’Adolphe Hitler ? Faut-il placer Toussaint Louverture sur la liste noire avec le Che ? À quoi joue-t-on au Parlement de Strasbourg ? N’y a-t-il pas des sujets plus actuels, moins branchés à droite ?

7 octobre 2019

Werkloze ou Werkzoekende ?

Le gouvernement flamand a été formé la semaine dernière, quoique les titulaires n’aient pas tous un ministère défini. Jean Jambon préside à ces joyeusetés flandriennes.
N-VA, Open Vld et CD&V en sont les acteurs. Ce qui n’augure rien de bon, attendu que le CD&V a depuis longtemps oublié sa base et que le social a été négligé.
L’idée de procéder dorénavant aux votes facultatifs à la Région flamande ne changera pas grand-chose parmi les élites squattant les emplois lucratifs. Le seul impact serait de comptabiliser les abstentions pour créer un parti blanc. Les responsables seraient élus par tirage au sort parmi les abstentionnistes, sans vote délibératif ou décisionnel, à seule fin de témoigner de l’honnêteté des débats et des décisions prises. Mais les élites ne sont pas prêtes à se saborder dans une aventure où elles auraient tout à craindre d’un jugement critique. On se contentera en Flandre d’une mesure qui ne servira à rien, pour une oligarchie qui passe pour démocrate.
Jean Jambon, ayant été à l’école de Charles Michel, parle de « jobs à créer ». On dirait du Macron jetant l’argent par les fenêtres dont il n’a pas le moindre euro.
En bonne procédurière des droites, la Flandre va renforcer l’activation des chômeurs. Les demandeurs d’emploi suivront un parcours d’accompagnement obligatoire dans les 3 mois. Après deux ans sans emploi, le demandeur devra effectuer un "service obligatoire à la communauté". Jean Jambon crée ainsi l’emploi-chômeur.
Concernant l’immigration, les conditions d’accès aux avantages sociaux seront plus sévères pour les nouveaux arrivants. Par exemple, pour accéder à un logement social ou à la caisse de protection sociale flamande, il faudra attester de 10 ans de séjour, dont 5 en continu. Les candidats demandeurs d’asile ne pourront plus bénéficier d’allocations familiales. Les exigences concernant la connaissance du néerlandais seront plus sévères. D’après ce qu’on sait, si Di Rupo demandait l’asile à la Flandre, il échouerait sans doute à l’examen de flamand. Il devrait donc suivre des cours. Le parcours d’intégration deviendra obligatoire. Les cours seront payants. Le minerval de base devrait tourner autour de 350 €, mais Jambon n’est pas encore certain du chiffre.

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Un nouveau ministère va voir le jour, avec un ministre régional de la justice et de la répression. Il sera chargé d’élaborer une politique de répression "efficace et rentable". Là, le fédéral prend un coup sérieux sur la tête. On se demande ce qui arrivera le jour où un non Flamand ayant commis un délit en Flandre, donc régional, sera jugé à Bruxelles dans un cadre fédéral ? Encourra-t-il les foudres d’un tribunal « moedertaal », si par hasard on l’arrêtait sur le territoire flamand, après sa condamnation ou son acquittement à Bruxelles ?
Sur l’environnement, les émissions de CO2 devraient diminuer de 80% d’ici 2050, ce qui compte-tenu des objectifs de la Flandre du point de vue industriel est une vaste foutaise chargée d’étourdir les amis de Greta Thunberg.
En réalité, ce gouvernement de droite a une trouille bleue des élections de 2024 qui verrait le Vlaams Belang gagner encore des voix, au point que la N-VA deviendrait un petit parti d’appoint pour faire la majorité.
Cette majorité serait poussée par le flamingantisme et le nationalisme – deux mots différents pour dire la même chose – qui entraînerait Bart De Wever et son parti dans une force d’attraction dont ils ne seraient plus les maîtres.
De Wever veut la reconnaissance de l’État Flamand et serait capable de sauter le confédéralisme, à condition que ce soit lui le chef.
La fin de la Belgique d’accord, mais à la manière de la N-VA !
En attendant, ce parti essaie de se débarrasser de son rival par un accord de gouvernement qui en écartant le Vlaams Belang, semble encore appartenir à un pays fédéral.
N-VA, Open Vld et CD&V, eux tentent leur chance, en croisant les doigts pour qu’il n’y ait pas une crise économique d’ici la fin de la législature qui ferait bondir le Vlaams Belang dans les sondages, au point qu’il n’aurait même plus besoin de la N-VA pour liquider la Belgique.

6 octobre 2019

Du Très-Haut au très bas.

La cohabitation de la politique et des religions désavantage aujourd’hui la gauche par rapport à la droite qui ne se prive pas de taper sur un seul clou, devinez lequel ?
L’humanisme universaliste de la gauche empêche de rouvrir un débat anticlérical fort ancien qui avait perdu sa raison d’être, par l’affaiblissement de l’influence de la religion catholique dans toute l’Europe du Sud, ce qui nous concerne directement.
Concentrée sur les défauts du système économique préjudiciables aux travailleurs, la gauche s’était ouverte aux croyants, aux athées et aux agnostiques avec la volonté de ne voir dans les religions, qu’un moyen moral de soutenir celles et ceux qui le souhaitent, dans leur vie laborieuse et difficile.
Aujourd’hui encore, le militantisme de gauche accueille tout qui souhaite des modifications dans la répartition des biens issus du travail, sans s’immiscer dans les consciences.
Il semblerait qu’un souffle plus ample de l’islam, troisième religion monothéiste, en Europe, rende la primauté du spirituel sur le temporel. Voilà qui pourrait remettre au goût du jour, le radicalisme anticlérical de gauche, celui qui tenait les religions pour l’opium des peuples.
Cette réflexion de Marx, que j’ai toujours trouvée pertinente, n’est pas du tout « dépassée », au point de ne plus pouvoir l’exprimer dans des partis, en raison de la pêche aux affiliés tous azimuts, en vue de rassembler.
Oui, les religions distraient les classes pauvres d’un combat permanent contre l’iniquité du système capitaliste.
S’y distingue le radicalisme musulman, issu de la pratique absolue des sourates du coran. Qu’on le veuille ou non, une religion qui secrète un pareil poison risque à chaque instant de corrompre des musulmans paisibles. Il n’est pas dit que la rivale catholique ne se réveille un jour dans les mêmes conditions d’esprit, comme des droites souverainistes espèrent.
La gauche doit réfléchir au temps, pas si éloigné, de la guerre scolaire en Belgique. Des slogans étaient scandés dans des cortèges du Premier Mai, du genre « plus un sou aux curés ».
Ici, il ne s’agit plus du curé assurant le folklore dans sa soutane, mais de fidèles islamisés soudain radicalisés et tuant à l’aveugle autour d’eux des gens parfaitement étrangers aux causes qui conduisent ces fanatiques à des tueries.
Le dernier exemple est celui d’un adjoint administratif employé de catégorie C depuis 2003, au sein de la préfecture de police à Paris, un certain Mickaël Harpon.
Converti depuis seulement dix-huit mois à l’islam, le voilà dans la mouvance du crime « qui plaît à dieu ». Un homme de 45 ans, marié et père de deux enfants, emballés vite fait dans la cause massacrante garantie conforme à l’esprit de la religion, comme endoctrinement rapide c’est réussi !
Suite aux autres cas, on ne peut plus considérer ce dernier assassin, immature, à moitié fou ou complètement cinglé, en dissociant la religion de son geste criminel.

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Reste à trouver un retour argumenté aux sources philosophiques de la gauche.
La gauche doit dénoncer les fantasmagories, les illusions et les sottises des textes et autres sornettes de toutes les religions qui ont été fondées sur l’ésotérisme et le merveilleux. Mais ce faisant, elle doit rester attentive à ce que certaines religions prônent l’égalité et la justice sociale.
Ce discours réfléchi, on ne l’entend jamais. Mieux, les leaders s’accommodent de toutes les fantaisies morales au nom de la liberté de culte et de la liberté tout court. Assez curieusement, les opposants à ce laxisme sont vite exclus des débats et parfois désavoués publiquement au nom de la laïcité ! Tout se fait comme si la laïcité était le monopole des chefs et qu’ils en auraient la garde. Ce serait une sorte d'aubette d’information distribuant des prospectus des religions étalés sur le comptoir !
L’époque n’est pas aux débats contradictoires, c’est vrai, mais au discours unique, à l’usage d’une foule unifiée, robotisée et comme résignée.
Je refuse d’être un copier-coller.

5 octobre 2019

Hypnos et Thanatos.

Bien sûr, cela va énerver certains. Il faut pourtant puiser dans le fabuleux passé des héros imaginaires pour fixer Reynders et Michel dans le grand tableau des dieux disparus.
Ces jumeaux du MR ayant pourri les ambitions de tous les autres au sein du parti, Didier Reynders serait Hypnos, dieu du sommeil, tant il est vrai une fois l’Olympe atteint, il est devenu un poids mort et un cauchemar pour les MR bruxellois par sa fainéantise et l’art d’esquiver les seaux et les pots de colle pour les affichages électoraux. C’était pour lui à chaque période pré législative une obsession, celle de ne plus être vu mêlé au commun du parti, des rouleaux d’affiches sous le bras. Et Charles serait Thanatos, dieu de la mort, tant il a cassé d’ambitions autour de lui, aidé par Érèbe, son père Louis. Hypnos et Thanatos sont issus du Chaos primordial d’un MR, vaste champ de ruines, que ces jumeaux du pire nous cachaient.
Fin des citations irritantes, pédantes diront les détracteurs habituels, sans intérêt concluront les obsédés et les jaloux, par défaut de curiosité classique élémentaire.
Le petit Chastel n’ayant jamais fait le poids, on l’a vu attacher servilement au clan Michel, ramassant le mandat de président au pied de Thanatos, trébuchant à chaque parole sous l’œil du maître, le rendant à l’intéressé au coup de sifflet et cela sans qu’il y ait eu une assemblée délibérative l’élisant, puis le rendant à son obscurité, dès que Michel le voulut.
Les jumeaux disparus, tout au moins pour cinq ans, le grand champ de ruine du MR apparaît. On s’étonne, il n’y a plus aucune pointure !
Si, si… s’exclame Daniel Bacquelaine. Ce type est un calculateur. Il n’a pas la gueule de l’emploi. « Louis et Charles non plus » rétorquait-il à l’image que son miroir lui renvoyait.
Enfin convaincu que son miroir avait raison, son flair pour le business coca-cola lui remontant des tripes, il a choisi le candidat ayant le plus de chances de monter sur l’estrade en la personne de Georges-Louis Bouchez, dans l’espoir qu’il n’aura pas obligé un ingrat.
Miracle ! Dans ses attendus, Bacquelaine donne ses premiers coups d’encensoir, Georges-Louis a un projet politique ( !). Il trouve aux élucubrations du Montois fougue et sagesse. Mais prudent, l’homme des eaux pétillantes désormais américaines, parle déjà dans la presse « de nos qualités respectives » dont la conjugaison lui paraît évidente.
Georges-Louis Bouchez à une belle gueule, c’est vrai. Mais sans sa barbe, on ne sait pas. Tout son avenir en dépend, barbu on dirait le petit frère de Tariq Ramadan ! Toutes les dames du MR s’en émeuvent. Elles le voient en babouche orientant son tapis du côté de la Mecque. Certes le MR n’est pas officiellement un parti nationaliste et sectaire, mais tout de même, beaucoup s’intéressent à la dernière convention de Marion Maréchal-Le Pen, on retrouve même des traces du discours d’Eric Zemmour, à propos de l’Islam, dans la bouche de quelques vieilles bavardes libérales.
Va-t-il relooker ses frusques trois pièces à rayures, se présenter glabre et débarrassé des poils frisés façon MBS (Mohammed Ben Salmane) ou pire Tariq Ramadan ?

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C’est tout son avenir qu’il joue là, le ticket de Bacquelaine.
Il y a bien le bulldozer Denis Ducarme ! Il a quelques partisans, des chevaliers du Saint-Empire à deux doigts d’évoquer le second siège de Vienne par l'Empire ottoman en 1683. Ils voient en lui un nouveau Jean III Sobieski !
D’autres, plus raffinés diront que ses qualités de fonceur sont reconnues, mais c’est un rustaud. Le libéralisme est matière délicate, ourlée par les dentellières du parti. Louis et Charles développaient des fines stratégies, Chastel mettait puis déblayait la table,Reynders, dans un coin, rongeait son frein. C’était le bon temps du verbe fleuri, de l’apocope et de l’aphérèse. Toute en joliesse, la phrase libérale remplissait les corps caverneux de Delwit, ce qui le ranimait au sommet de ses turgescences, il s’épanchait dans les gazettes qui relevaient des grands moments du parti.
Mais avec Denis Ducarme ! l’anti Richard Miller, avec son physique de tueur d’abattoir public…
On passe sur Sophie Wilmès… enfin on passe, façon de parler, d’une candidate intellectuelle comme les aime Didier Reynders, pourtant jadis fort ingrat et indisposant Christine Defraigne par des remarques acides ! Didier ne serait plus misogyne ?
Pour en venir à la première échevine de Liège, Christine Defraigne dénonce une dérive anti-démocratique au MR à Charles, comme si Charles n’y était pour rien !
Elle fait "les plus expresses réserves sur la procédure électorale interne au MR", dénonce au passage "une confiscation du pouvoir et une dérive anti-démocratique".
Tout ça parce que l’appareil des bleus « …pourrait déclarer ma possible candidature à la présidence du MR irrecevable, au motif que je ne ferais pas partie du Comité général".
Ni membre du comité permanent PRL, du comité du PFF et du parlement du MCC. Elle craint d’être HCL (hors compétition libérale).
"Exiger aujourd'hui d'un candidat qu'il appartienne à ce comité composé de fantômes s'apparente à une confiscation du pouvoir et à une dérive anti-démocratique", concluant par "toute initiative juridique afin de faire invalider un procédé indigne des valeurs" du MR.
On comprend un peu pourquoi Reynders s’engueulait souvent avec l’avocate au temps heureux où il siégeait dans l’opposition à Liège… à moins que la reine Christine songerait à prendre une carte au PS ?

4 octobre 2019

L’éthique et l’étiquette.

À force de vouloir qu’un consensus moral vertueux régisse les traités de commerce, le système économique vient de sombrer définitivement dans le ridicule. Il entraîne les États libéraux dans le dernier dérapage de l'administration Trump qui annonçait de nouveaux droits de douane supplémentaires à partir du 18 octobre.
Et ce à cause d’Air Bus et Boeing, deux constructeurs d’avion subventionnés l’un par l’Europe, l’autre par les USA, alors qu’ils s’en défendent tous les deux.
Depuis ses débuts l’économie libérale est une jungle où le plus gros carnassier dévore l’autre. Elle n’a jamais été que cela, malgré des accords, des traités et des règlements. Puisque le succès du libéralisme tient dans le pari que les vices et l’égoïsme l’emporteront toujours sur l’altruisme et la raison.
Les Etats-Unis et l'Union européenne s'accusent mutuellement depuis 2004 d'aide publique illégale au bénéfice des deux avionneurs. Les poursuites que les deux parties ont engagées ont déjà donné lieu à des milliers de pages de conclusions.
Selon le rapport de l'Organe d'appel de l'OMC, les Etats-Unis n'ont pas mis fin à toutes les subventions quand cela leur a été demandé, ce qui fait écho à une décision antérieure prise à l'encontre de l'UE, permettant à Trump d’enfoncer un coin dans sa guerre contre l’Europe, en taxant des produits de grande consommation en provenance d’Europe : des vins, des fromages, des crustacés, des produits agricoles ou agroalimentaires, comme les yaourts, le beurre, les saucisses de porc, les pêches ou le jus de cerise.
Les avions civils fabriqués par la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Espagne - pays partenaires d'Airbus - seront aussi concernés, cela va de soi.
L'organisation doit se prononcer en début d'année prochaine sur des subventions allouées cette fois à Boeing, ce qui pourrait entraîner une vague de tarifs commerciaux de rétorsion de l'Europe sur des produits américains.
On mesure mieux la distance qui sépare l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et les positions commerciales bien tranchées de ses membres, à une solution intelligente de libre échange qu’on nous propose depuis des lustres et qui ne se réalise jamais, sinon par des traités tissés sur des filouteries et des dessous de table qui se révèlent être des pièges à cons. Ici on sombre dans une logique où deux sanctions loin de s’annuler s’additionnent !
C’est le côté le plus indigeste et difficile à avaler que nos hommes politiques libéraux et socialistes tentent de nous faire ingurgiter de force, depuis qu’ils s’acharnent à nous vendre le commerce et la démocratie, comme deux fleurs superbes sur la même tige !
Ce qui les embête tient dans l’attitude des gens de plus en plus nombreux qui doutent sérieusement de la compatibilité du libéralisme avec la justice sociale, l’écologie et le sens moral que devrait avoir toute démocratie.
Hélas ! l’Europe commence un nouveau cycle avec Von der Leyen remplaçant Juncker sous les auspices d’un libéralisme inconditionnel. Ce n’est pas notre représentation à l’Europe qui changera la donne, attendu que nos deux libéraux Michel et Reynders sont les parfaits contempteurs de ce qu’on a fait de pire dans l’art de faire du profit… du cash diraient-ils en claquant des dents comme l’alligator qui salive à la vue de son futur repas.

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Le système capitaliste est tellement sensible aux remarques que même l’économiste Piketty dans sa tentative de le prolonger par des mesures qui limiteraient la casse, se voit considérer comme un agent communiste !
Va-t-on finir par étendre l’interdiction actuelle de certaines expressions et désignations sous peine d’amendes et de procès, à l’interdiction de critiquer le système capitaliste à toute l’Europe ? Pourquoi pas, après tout, quand on voit ce dont est capable une oligarchie le dos au mur.
Trump a donné des pistes à l’oligarchie européenne en quête d’idées. La procédure d’impeachment lancé par les démocrates contre lui, il en rend responsables ses adversaires en criant à la trahison ! C’est-à-dire qu’il retourne ce qu’on lui reproche sur ses accusateurs, en comptant sur une opinion qu’il croit dominer. Ainsi l’Europe pourrait à l’issue de cette nouvelle législature, si tout va de mal en pis, imputer son échec au mauvais esprit communiste qui persiste dans la tête des gens. En Amérique, la crise qui menace sera la faute des Mexicains qui passent la frontière là où le mur fait défaut.

3 octobre 2019

Outrage à la Résistance !

La résolution du Parlement européen du 19 septembre 2019 sur l’importance de la mémoire européenne (2019/2819(RSP)) est la sottise qui dépasse la Commission Juncker. À se demander, si les commissaires ne sont pas devenus fadas à force de singer les parlementaires.
L’époque est oublieuse du grand drame de l’Histoire, par la prétention d’atteindre la vertu et l’éthique dans la seule Europe, par auto proclamation.
Cette bouffonnerie subventionnée par nos impôts se réfute point par point. Pour ne pas faire long, je ne prendrai que quelques exemples.
Il semble que l’Europe ait la prétention du monopole des droits de l’homme.
Depuis Aristote « éthique à Nicomaque » (on passe sur l’antériorité du cylindre de Sirius) à la référence des temps actuels, bien malin qui pourrait décerner la palme au dictateur le plus sanguinaire de l’Histoire !
« La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen », adoptée par l'Assemblée nationale française le 26 août 1789, par Jean-Jacques Le Barbier, est le référent occidental par excellence. Elle a été le prétexte fondateur de régimes douteux, conduits par des personnages troubles, couvrant quelques crimes d’État retentissants. Avec un bilan social désastreux, une oligarchie prête à tout, cette Assemblée européenne est tombée sur la tête.
La «Journée européenne du souvenir» pour la commémoration des victimes de tous les régimes totalitaires et autoritaires, ne devrait pas qu’honorer les martyrs des génocides modernes. Peut-on raisonnablement condamner Nabuchodonosor aux gémonies au même titre qu’Adolphe Hitler, sans soulever une hilarité générale ? Et pourtant des tyrans, pires criminels, il y en eut depuis l’âge du bronze. Et s’ils ne furent pas capables d’égaler en tueries la capacité criminelle des tyrans modernes, c’est que de la Grèce à la Rome Ancienne, du Moyen-âge au Siècle des Lumières les hommes étaient en petit nombre sur la terre et les premiers canons vraiment efficaces ne tirèrent leurs premiers boulets que du temps d’Henri IV. Depuis on a fait mieux, en démographie et armement, mais l’intention y était !
La résolution 1481 sur la nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires, adoptée par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe le 26 janvier 2006, remise à l’ordre du jour dans le dernier salmigondis du genre, tient pour rien l’historique du communisme dans son contexte de la première guerre mondiale. L’organisation de l’URSS dans un communisme d’État est comparable à l’adaptation de l’Europe au libéralisme marchand, sauf que la première a échoué, avec à son tableau des pertes considérables de vies humaines que n’atteint pas l’Europe à l’heure actuelle par le chômage et les misères humaines accumulées. Elle pourrait faire mieux dans la perspective de la crise économique qui se dessine. Au moins la dictature des Soviets s’est terminée avec Gorbatchev et la chute du mur de Berlin. L’Europe, dans les prochaines années, pourrait rattraper son retard. Voyez déjà comme Macron s’y applique avec la brutalité de sa police sur les Gilets Jaunes. Modeste contribution, certes, infime même… mais ce n’est qu’un début !

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Le comble de l’aveuglement du parlement européen tient dans le considérant « B ».
« …considérant qu’il y a 80 ans, le 23 août 1939, l’Union soviétique communiste et l’Allemagne nazie ont signé un pacte de non-agression, dont les protocoles secrets partageaient l’Europe et les territoires d’États indépendants entre les deux régimes totalitaires selon des sphères d’influence, ouvrant la voie au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale… ».
Quelle mauvaise foi ! Ce pacte ne fut que la conséquence des accords de Munich signés entre l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'Italie par Édouard Daladier et Neville Chamberlain, lors de pourparlers tenus du 29 au 30 septembre 1938. C’est là que s’est décidé le sort de l’Europe qui a commencé par le dépeçage de la Tchécoslovaque. Il est faux de prétendre que c’est le traité germano-soviétique du 28 septembre 1939, un an plus tard, quasiment jour pour jour, qui fut le signal du massacre général.
Sans vouloir aucunement prétendre que Staline était un enfant de chœur, sa politique était la suite logique du lâche abandon par le couple franco-anglais des Européens d’Europe Centrale, pensant ainsi échapper à un conflit. Tous les Historiens en témoignent.
L’inculture du parlement européen est un gouffre abyssal.
Le reste n’est que l’inquiétante divagation d’une droite européenne qui croit s’exprimer au nom de tous, en rabâchant sur les thèses du parti bourgeois actuel. Les pères fondateurs de ces inestimables vertueux qui font la leçon à tout le monde, ont été les collaborateurs assidus des nazis jusque fin 44, pour s’intégrer par la suite dans la résistance où les communistes furent en première ligne et payèrent le prix du sang en défendant nos libertés.

2 octobre 2019

Anastasie pas morte !

Invité à prononcer le discours inaugural de la “convention de la droite”, réunion organisée ce week-end par des amis de Marion Maréchal Le Pen, Éric Zemmour a livré une vision personnelle de l’état de la France.
Les propos du polémiste ont été diffusés dans son intégralité sur LCI en direct.
BFMTV, a aussi montré les premières minutes du discours d’Eric Zemmour... sans pour autant lui donner la parole.
Le tollé qui a suivi la diffusion de LCI, résulte des médias. Il est, du point de vue sociologique, intéressant. BFMTV a été félicité par ses pairs, pour sa retenue.
Voilà pour les faits.
On aura beau dire, 1900 fut le bel âge de la polémique, des pamphlets, de la liberté d’expression, des délires et des rectitudes de sens.
Pourquoi a-t-on dérivé jusqu’à aujourd’hui dans une sorte de pruderie officielle qui interdit même certains mots ? En d’autres termes, pourquoi tout n’est plus de droit « bon à dire » même si c’est une connerie ?
Chacun à sa petite idée là-dessus.
Si l’arrière-grand père d’Éric Zemmour avait tenu les propos de celui-ci en 1900, il lui aurait été répondu avec d’autres arguments, voire les siens retournés. Il y aurait eu des débats et un enrichissement de l’esprit critique et le sentiment d’avoir gagné en liberté d’expression, malgré le bourgeoisisme et les égoïsmes féroces du temps.
Assez paradoxalement, les améliorations notables de l’instruction générale ont été à la base de la nouvelle censure.
Autrement dit, à partir du moment où tout le monde ou presque sait lire et écrire, l’élite ou la supposée telle, appréhende que le peuple se saisisse de certains propos et les interprète mal, c’est-à-dire dans l’en-dehors de ce que l’élite décide ce que doit penser le peuple !

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C’est que l’instruction générale s’est améliorée dans la diffusion d’un savoir élémentaire, mais il n’a pas été jugé utile de doter l’étudiant de ce qu’on peut qualifier de sens critique. L’étudiant n’est pas armé aujourd’hui de la faculté de déceler les failles d’un raisonnement ; d’en proposer un autre, conforme à ce qu’il pense. Cette lacune n’est pas inhérente aux études inférieures, mais touche surtout les études supérieures.
C’est prémédité par les programmes appliqués par tous les ministres de l’instruction publique.
Il faut donner aux gens le savoir technique et scientifique afin d’en faire de bons agents de production. En ce qui concerne la politique, la démocratie, le sens des libertés, nous nous en chargeons pense la bourgeoisie dominante libérale.
Pourquoi la situation était-elle différente avant 1900 ? Les masses étaient délibérément laissées dans l’ignorance. La polémique était affaire de gens instruits, issus de la bourgeoisie. On était entre en soi, même dans l’invective. En principe, le peuple regardait les beaux messieurs d’un œil rond, sans comprendre. Sauf, que ce n’était pas le cas et que des esprits « forts » venus des couches les plus « arriérées » montaient déjà en puissance. Mais, comme il s’agissait d’une minorité, elle était tout simplement intégrée comme fut le socialisme à partir de cette époque, soit préventivement lourdement enchaînée dans un cul de basse-fosse, soit en exil, à Londres, comme Marx.
Aujourd’hui, le peuple aurait dû prendre son destin en main et écouter les discours, même ceux qui ne lui conviennent pas, comme celui d’Éric Zemmour. Il ne le peut pas. L’oligarchie au pouvoir craint que la juste représentation des gens en démocratie ne vienne détruire les écheveaux astucieux du pouvoir pour les remplacer par autre chose où elle ne paraîtrait plus en tant que puissance unique !
La semaine d’enterrement de Jacques Chirac est une démonstration du pouvoir de téléguider les gens à aimer ou haïr. Ici, il s’agissait d’aimer la représentation du bon bourgeois.
Éric Zemmour diffuse un discours que toutes les puissances conquérantes ont toujours tenu. « Je suis le dernier venu sur un territoire peu importe que je l’aie conquis par les armes ou par le nombre, je m’y suis installé. Les populations qui s’y trouvaient avant moi y ont été massacrées ou assimilées. Avec l’expérience que j’ai acquise, je ne supporterai pas qu’une autre nation ou des ethnies rassemblées pour une nouvelle occupation, prennent ma place et me fassent ce que j’ai fait aux autres. »
Voilà en gros le discours de Zemmour. Effectivement, c’est un discours de haine, un racisme indéfini, puisque la nation dominante est faite d’un assemblage aussi baroque que celui contre lequel elle se défend.
Le risque qu’ont pris les bourgeois au pouvoir, c’est de se retrouver seuls devant ce nationalisme radical et d’avoir contre eux le peuple à la fois convaincu que Zemmour et ses détracteurs ont tort tous les deux ou pire, que seul Zemmour ait raison !
C’est une erreur de l’oligarchie bourgeoise au pouvoir. Une de plus.
Il faut laisser la parole à Eric Zemmour, ses thèses et hypothèses enrichissent les miennes. J’y puise des raisons de le contredire et de raffermir mes convictions humanistes.

1 octobre 2019

Didier catégorique : le type est fou !

Gros émoi dans le landerneau de la petite communauté socialo-libérale à la suite de l’apostasie de Nicolas Ullens de Schooten.
Vous pensez un ci-devant noble entré par le haut dans la bonne société, traitant le futur commissaire à la Justice européenne de voyou, oui, oui, Didier Reynders, accusé de faits de corruption et de blanchiment d’argent, laissant sous-entendre qu’il en aurait croqué partout et pas qu’en compagnie de son grand ami Armand De Decker !
Par exemple, au déménagement de la police fédérale au Centre administratif de Bruxelles, au Kazakhgate et à une affaire relative aux fonds libyens.
Réflexion unanime de la bourgeoise connexion : Nicolas Ullens de Schooten est fou !
Le juge d’instruction lui-même a tout de suite refermé un dossier qui pourrait briser vite fait une carrière rien qu’à l’ouvrir !
Un des plus grands de ce royaume, celui que Pascal Vrebos accueille deux fois par mois dans les locaux de RTL avec les égards d’un chef d’État, celui dont on recueille l’avis comme la goutte de rosée sur un pétale de rose, suspecté d’ajouter à ses indemnités d’homme public en démocratie, un courtage entre des personnalités de l’industrie, de la finance et du bâtiment, de la Belgique au Kazakhstan, mais c’est à faire pleurer d’indignation le petit Chastel sur l’épaule de son frère !
Décrété fou à lier, le baron de Schooten court toujours. Il se répand même dans la presse underground, ce qui fait du tort à la presse subventionnée qui ne cache pas son agacement.
Il avance des arguments, déclare fournir des preuves, se dit patriote avec un grand sens civique. C’est, du reste, ce qu’on lui reproche le plus. Quand on est patriote, dans ce milieu-là, la première des qualités c’est de faire confiance aux grands hommes Michel, Reynders, Di Rupo, Bart De Wever. Ils ne peuvent pas fauter. Ce n’est pas possible.
Si c’était le cas, on verrait le monde s’effondrer. Les croyances les plus fortes s’envoler comme sous la bourrasque d’un orgasme de Liesbeth Homans.
Pour la prospérité de la Belgique, cet homme doit être fou, donc, il l’est.
La seule question que la Belgique vertueuse est en droit à se poser, « comment Nicolas Ullens de Schooten n’a-t-il pas encore ceint la camisole de force et rejoint une cellule capitonnée ? Il aurait tout loisir à dire ce qu’il veut aux infirmiers-gardiens, même qu’il est Napoléon et qu’il va destituer Reynders qui a trahi la France !
S’il persiste à porter plainte, c’est une alternative que le juge d’instruction ne manquera pas d’étudier, avant même d’ouvrir un dossier sans dénomination, tant il semble incongru au pouvoir judiciaire d’y inscrire un nom, très honoré, très respecté dans la magistrature, étant donné que la famille Reynders est une famille de robe.
Voilà quinze jours que les bruits circulent, après les bavardages heureusement en flamand dans De Tijd et l’Echo. Sinardet et Delwit n’en dorment plus !

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L’oligarchie s’émeut. La bourgeoisie reste interdite. Seul le prince Laurent se souvient que sa Fondation a planté des millions d’arbres pour Kadhafi et que Reynders et Michel lui ont ri au nez, quand il leur a demandé une pincée de dollars des fonds libyens gelés en Belgique sur la demande de l’ONU. Les hauts personnages du royaume se sont amusés à saupoudrer de poudre d’or quelques tables amies, le pauvre prince était pris pour un moins que rien.
Depuis, ces fonds libyens se sont volatilisés durant l’été, au moment où Didier Reynders repeignait les volets de sa maison de campagne, comme en témoigneraient des témoins dignes de foi, si le juge d’instruction avait eu l’audace de mettre la farde, ne serait-ce que sur son bureau, contenant les déclarations de celui qu’on n’appelle plus désormais que le fou.
Cependant, sur Facebook on peut lire l’interview de ce dernier. L’homme paraît très censé, calme, déclarant n’avoir aucune animosité envers Reynders, s’inquiétant seulement – cela l’honore – qu’un homme élevé à la dignité de Commissaire européen à la justice doit être irréprochable et qu’il conviendrait d’arrêter de prendre les Belges pour des imbéciles, en ne tenant pas compte des preuves dont la justice a été saisie, contre son plein gré dirait Richard Virenque…
Ce premier octobre, l’affaire est sans suite. Reynders plastronne… habitude de plastronner.
Dans l’interview à la gazette que les grands journaux ne supportent pas, Nicolas Ullens de Schooten affirme que sa vie est en danger, il a été menacé par un ancien directeur de sa hiérarchie administrative et par des coups de fil anonymes.
C’est encore une fantasmagorie de fou dit la bourgeoisie.
Le baron ne va quand même pas se suicider d’une balle dans le dos ? Quand on est fou, il paraît que c’est possible, tant on a des gesticulations incroyables. Dix savants en médecine affiliés au MR signeraient le permis d’inhumer sur le champ, si pareille alternative survenait.