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30 septembre 2015

Débats sur Europe 1 !

Rien de tel d’écouter Jean-Marc Morandini sur Europe 1 pour mal commencer la journée. Le match qui séparait deux opinions différentes arbitré par l’animateur portait sur « la fraude de certains chômeurs » en France.
C’est un débat qui nous avons eu l’année passée. Bien des journalistes s’y sont distingués par leur méconnaissance complète du problème social. Ils ont opté pour le slogan du belge qui n’a rien à cacher, qu’un fraudeur au chômage est plus coupable qu’un Kubla ou qu’un De Decker, que la crise économique est la faute de l’oisif (pas la grande oisiveté sur yacht et château, la petite dans les taudis) et que le chômeur aurait immédiatement un boulot convenable, s’il cherchait un peu.
Certains sont même persuadés que les dénoncer est un devoir civique !
Eh bien oui ! les Français nous ont refait le coup. À croire que dans chaque auditeur d’Europe 1, il y a un Belge du type Emmanuelle Praet qui sommeille.
Il faut dire qu’au micro de la chaîne, des deux débatteurs, la championne de gauche manquait, non pas d’arguments, mais de tonus vocal pour contrer son contradicteur de droite.
Le comble a été le choix de la station de présélectionner pour Morandi les intervenants les plus abscons, à croire que les « fidèles » de cette radio, une des plus écoutées de France, sont franchement stupides ou alors que les secrétaires-filtres de la station sont toutes de la belle et forte droite classique, vissées dans leurs convictions sarkoziennes. (Si un jour Emmanuelle Praet se fait virer de son emploi de torche-merde en Belgique, elle peut toujours y faire une belle carrière.)

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Ce n’était pratiquement qu’un défilé de repentis d’avoir « triché », de fatalistes au fond du trou et de jobards du bon côté des rails.
Mais comment… comment ces gens qui tapent sur les chômeurs n’ont pas honte de se conduire de la sorte ? Mieux, qui en profitent pour jeter un discrédit sur l’ensemble des sans-travail en amalgamant insidieusement la fraude au chômage et au refus d’un emploi, avec l’argument « Qui est chômeur, le veut bien » ! Généralement celui qui parle ainsi, finit par l’éloge de sa petite personne, en vantant ses capacités de rebond.
J’ai tant de fois évoqué ce problème en long et en large, j’en ai tellement marre d’entendre le bourgeoisisme récurrent de cette faune « classe moyenne », que tant qu’un décideur, un journaliste ou un imbécile heureux de ses soixante heures semaine n’aura pas fait l’expérience de vivre six mois avec moins de mille euros par mois et sans aide aucune de personne, je renonce à écouter ses doléances ne serait-ce qu'une seconde.
J’en ai plus qu’assez des demeurés qui se prennent pour des penseurs, de les voir faire la roue parmi les médias, sachant qu’à la fin du mois, ils courent tendre la main à l’électeur, quand ils sont élus et aux élus pour obtenir places et faveurs. On les suppose le dos rond à saisir l’enveloppe d’un patron de presse ou d’une chaîne de télé, et ronronner de bonheur à la moindre distinction.
Même si certains sont de réels fraudeurs du fisc, ils sont avant tout des fraudeurs de l’esprit, des falsificateurs de la réalité. Sans le savoir (ils sont trop peu sensibles pour ça) ils tendent la main bien plus ignominieusement que le plus aviné des fraudeurs du FOREM et empochent bien plus indûment leur salaire à trafiquer les événements, que n’importe quel chômeur de longue durée.
Ces négriers poussent au destin le plus ignoble une telle quantité de personnes, qu’on se demande s’il ne vaudrait pas mieux se couler de la cire dans les oreilles ou se faire attacher comme Ulysse à un mât pour ne pas être tenté par le chant des sirènes de ce prêt-à-porter de la pensée unique !
Non seulement, ils disent les pires conneries, mais on leur permet de les dire en grand, sur tous les tons et sur tous les toits. On les y invite même ! Et au nom de quoi ? D’une société dont la finalité n’est pas le travail bien fait et respecté, mais le fric, où le plus malin fait semblant de bosser afin que le moins « adapté » bosse pour les deux, où travailler recouvre tellement de choses différentes, qu’on salue un Didier Reynders qui visite le Taj Mahal avec sa rombière comme un travail bien fait, alors qu’on engueule à mort un manœuvre aux pièces parce qu’il n’a pas fini sa série dans les délais !
Ainsi, ils tiennent les gens par les couilles en les forçant à dire que les fraudeurs du chômage sont des salauds, en tous cas des malhonnêtes !
Je l’écris et l’écrirai partout s’il le faut : il n’y a pas de mal qu’un chômeur triche sur son statut ou sur celui de sa compagne. C’est un moyen d’autodéfense. Il prend le risque d’être découvert par des fonctionnaires qui font un métier que je ne voudrais pas faire.
Je me souviens d’une interview de Kubla qui disait le contraire. Il parlait des millions indûment payés aux chômeurs abusifs avec une gourmandise, aujourd’hui on peut bien le dire, qui n’avait rien à voir avec la morale.
Et que les bien-douillets bien-pensants aillent se faire foutre !

29 septembre 2015

Das Bordell !

…chaque époque à ses danseuses. Nous, le corps de ballet s’appelle l’Europe.
L’idée européenne, il n’y a plus que les Commissions pour y croire avec quelques nervis.
Les antieuropéens jouent sur du velours ? Non sur du taffetas (TAFTA ou TTIP en anglais Traité de commerce transatlantique).
On nous a vendu le produit en grand et en large sur nos gazettes et nos télés, c’était juste avant l’afflux des réfugiés. La négociation entre les USA et l’Europe accoucherait d’un traité au poil capable de faire repartir la machine des deux côtés de l’Atlantique.
Il paraît que les négociations sont toujours en cours et que la zone de libre-échange, c’est comme si c’était fait. En attendant, silence « on tourne », dans un manque total de transparence, ce qui pose un problème démocratique, dit le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl,
Coma profond du parlement européen ? Pas tout à fait, puisque du Front de Gauche au Front National en passant par les écologistes, on assiste à de nombreuses montées au créneau de l’opposition. Le magma central s’est endormi sur le dossier.
En réalité, les bruxellogues sont embarrassés. Certains États membres ont découvert des clauses qui ne seraient que des grosses ficelles de la part des Américains qui pourraient accabler l’Europe de mille maux supplémentaires, notamment les fameux tribunaux civils compétents au-dessus des États.
Mais les tenants classiques de l’Europe essaient d’avoir raison à l’esbroufe avec comme slogan « L’Europe n’avance que par crise ». Dans ce dossier, une fois de plus, le citoyen européen est pris pour moins que rien. Les « cerveaux » du Rond-point Schumann pensent pour nous.
Le bazar est tel que l’Europe est devenue la fédération la plus complexe jamais mise sur pied au monde. Plus personne n’y comprend rien. Il faut croire que le pays hôte, la Belgique, avec ses cinq gouvernements a déteint sur ses Institutions. Seul bénéfice, le bidule crée des emplois de fonctionnaires très bien rémunérés, merci.
Les négociations ont démarré en juillet 2013, 850 millions de consommateurs sont concernés et les palabres se font entre une vingtaine de personnes sans que rien ne transpire des réunions. Que voilà des champions de la démocratie d’un nouveau genre ! Il ne manque plus qu’Alain Gerlache jette son anathème sur les populistes qui osent trouver le temps long sans nouvelle.
La France marque son impatience et pourrait faire capoter le traité. Quant à Charles Michel, il est bien trop concerné et américanolâtre pour montrer qu’il lui arrive d’avoir de l’autorité. Maintenant que Bart De Wever a la tête en Catalogne, ce serait peut-être l’occasion ?

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Comme pour les fruits, quand il y en a un de gâté, par contact il faut se méfier des autres, c’est tout l’espace Schengen que Madame Merkel en rétablissant le contrôle à ses frontières est en train d’abandonner. Mais comme elle domine l’Europe du poids de son commerce extérieur, on fait comme si la souveraineté nationale nouveau style berlinois n’était pas une violation des procédures communautaires.
La suppression des frontières était un des fondements de la politique européenne. Hélas ! c’était avant l’afflux massif des réfugiés syriens. C’est après les grands bras ouverts de mamy Merkel, qu’on s’est aperçu au Bundestag que tous les demandeurs d’asile ne sont pas syriens et qu’ils ne sont pas tous médecins ou ingénieurs.
Cet échec s’ajoutant à l’autre, voilà bien deux raisons d’accompagner la troisième : l’absence d’une politique sociale commune.
Reste un espoir, celui d’un Poutine capable de rassembler la haine de tous les Européens sur son nom et, en même temps, la capacité avec Obama de supprimer Daech de la planète en danger.
C’est à y réfléchir à deux fois, puisqu’on n’arrive pas à fédérer par la raison, fédérons par nécessité !
Daech éliminé (ce n’est pas pour tout de suite), on pourrait cesser d’agir par trouille pour notre sécurité et renvoyer à leurs foyers les journalistes apeurés du genre d’Emmanuelle Praet, subventionnée par le Soir et sponsorisée par RTL, pour « sécuriser » les gares en nous faisant passer par des portiques une gare sur deux, ce qui laisse quand même de la marge à Daech.

28 septembre 2015

Le col romain de Reynders !

Il y a des dimanches comme ça. L’actu n’emballe pas, on est disposé soi-même à n’être que médiocrement intéressé. À vrai dire il se passe des choses, mais en faisceaux. La difficulté c’est de tomber sur l’oignon pourri dans la botte. Les médias retiennent surtout les derniers coups de menton mussoliniens de Bart De Wever.
Chez les Décodeurs, Gerlache a tranché : Bart De Wever est triste par nature. Il parle en expert. On peut lui faire confiance.
Et que nous dit le triste Anversois ? Bah ! que les réfugiés sont des boulets, enfin pas en ces termes mais c’est pour faire court. Hervé Hasquin, le grand mémorialiste de la trop courte vie de Jean Gol, nous rassure : Bart De Wever n’est pas xénophobe. « C’est un démocrate très conservateur et le discours qu’il tient n’est pas tellement différent de celui de partis ou de présidents de partis très démocratiques d’autres grands pays qui nous entourent". Voilà les libéraux rassurés, mais quand même, Hervé Hasquin est un grand surréaliste. Le modèle de Bart De Wever ne serait-il pas Orbán Viktor ? C’est ce que pense Olivier Maingain. Il est vrai que pour Hervé Hasquin, Olivier Maingain n’est pas un président de parti respectable.
Pour être sincère, la RTBF a des malheurs avec ses micros. Ce midi, on a fait le coup à la charmante Florence Hainaut ou plutôt à son « client ». Elle ne s’est pas démontée pour autant. Voilà une petite qui a du charme, qui n’est pas bête et qui montre d’heureuses dispositions pour une carrière prometteuse. C’est très mauvais d’avoir d’emblée de belles qualités. Qu’elle ne traîne pas trop dans les couloirs de la RTBF après son job ! Depuis que la police américaine abat des paraplégiques en fauteuil roulant, tous les espoirs sont permis pour des tireurs improvisés sur nos lucarnes fonctionnarisées.
Le vis-à-vis de la charmante justement enfonçait quelques portes ouvertes sur l’amour fou des occidentaux pour l’Arabie Saoudite, pays qui exécute à tour de sabre le moindre esprit critique dans sa population, mais qui le fait légalement et à la suite d’un jugement, ce qui le différencie de Daech.
Le reste de ce midi dimanche a été fourni par monsieur Gerlache sur le thème de VW (dire véwé).
Une fois Florence disparue du plateau, l’intérêt fiche le camp très rapidement.
Est-ce l’effet Bart De Wever, mais Gerlache a l’air de plus en plus triste aussi. Il doit rouler en véwé cet homme là ! La preuve, il n’en avait que pour la fermeture de l’usine Renault qui mit jadis sur le carreau une bonne flopée de chômeurs. Le rapport me direz-vous ? La question portait sur l’oubli rapide des acheteurs de bagnoles. Si véwé faisait courir le bruit qu’il a calmé l’ordi de ses puissantes machines, pour que les propriétaires aient des chevaux « non déclarés » en plus sous le capot, il décuplerait les ventes !
Pour le reste, on a béni les Smartphones à Beauraing.
Pourquoi pas ? La concurrence fait jeter des pierres contre des murs, les curés font preuve d’initiative et de modernité, en misant sur l’électronique.
Le pape François devrait louer un espace sur Canal+ et TF1, avec le slogan « La religion catholique à une modernité d’avance ».

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C’est une tradition, tous les dimanches sur une de nos deux chaînes, nous avons droit à la minute Reynders. On n’y a pas coupé. Vous avez remarqué comme moi, mais où notre ministre des affaires étrangères fait-il couper les cols de ses chemises ? Les pointes ont disparu ! Son tour de cou ressemble de plus en plus à celui d’un pasteur ceint d’un col romain ! Bernard-Henry Lévi avait ses chemises très échancrées sur un torse épilé et très plat. Très pudique, Reynders cache encore ses mamelons. Il n’a pas besoin de les montrer pour vivre la prochaine législature sur notre poche.
Son impresario a compensé par autre chose.
La politique est une chose trop sérieuse pour être confiée aux partis.
C’est l’évidence même !

27 septembre 2015

Un système parfait.

Tellement parfait qu’oser une critique semble déjà une atteinte à son orthodoxie !
S’il faut en croire les économistes, les gouvernements et les oppositions, il n’y a pas d’autre alternative que la mondialisation du marché et la libre concurrence des hommes et des biens. Dit ainsi, cela peut paraître très bien, progressif en diable et promettant un monde merveilleux de résultats. Depuis dix ans qu’on s’y essaie, cela se saurait. Il y a quelque chose d’intrinsèquement pourri dans ce système depuis le début : le pouvoir par l’argent, au lieu de la capacité et l’altruisme.
L’ambition et la créativité se limitent à cette seule dominante. L’Europe fut créée sur ce consensus et il n’y a pas moyen de s’y soustraire, nous disent nos universitaires démocrates.
Des économistes comme Élie Cohen se chargent de nous expliquer que puisque nul ne peut échapper à ce destin, nous n’avons rien de mieux à faire que nous adapter et devenir les meilleurs.
Des partis alternativement au pouvoir, seul le parti socialiste résistait à cet enfermement d’un seul concept, afin de ne pas mécontenter sa base obstinément accrochée à l’État providence, opposant le système social en cours à une économie de concurrence en devenir.
Aujourd’hui, bas les masques, ce parti est passé de la social-démocratie au social-libéralisme. On pense qu’à sa prochaine participation au pouvoir fédéral, il sera libéral tout court, comme le MR, au même titre que les autres partis politiques, au nom du réalisme.
Les partis qui ne sont pas preneurs de ce consensus sont marginalisés, des partis de droite, aux petits partis d’extrême gauche obsédés de leurs particularités, comme Lutte Ouvrière en France.
Si c’est une vision réaliste de brosser le tableau d’une Europe sous ces auspices, c’est, par contre, pure hypothèse de penser que les populations enfermées dans ce système vont finir par s’y plier.
Et c’est là que les économistes et les politiques se fourrent le doigt dans l’œil.
Les systèmes à une seule issue, dans lesquels il est impossible de se soustraire au sens de la flèche sont des systèmes clos. On ne canalise pas l’espoir. On le laisse divaguer jusqu’à ce qu’il trouve une autre sortie pour s’échapper. Ce système dit de la liberté d’entreprendre et de circuler est en réalité celui de ne pouvoir aller nulle part et de bosser en silence, quand vous avez la chance d’avoir un job.

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C’est un système processionnaire du genre des chenilles du même nom.
Les politiciens, aussi bien formés soient-ils dans les écoles adaptées aux fusions intercontinentales, ne sont que des laxistes voués à l’obéissance des grandes décisions de la finance, au-dessus des peuples. Ils ne nous gouvernent qu’en qualité d’intermédiaires de Big Brother.
Élie Cohen se trompe quand il croit que les gens sont sans mémoire et qu’ils vont suivre leurs dirigeants, ces derniers aux ordres du diktat mondialiste.
On aura beau dire les temps changent. Il va falloir s’y plier, dit-on. Convaincre quelqu’un de ne plus pouvoir vendre son travail au prix d’il y a vingt ans, alors que les moyens en sa possession ont développé par dix sa productivité, est impossible. Il y a dans cette logique quelque chose qui échappe à l’entendement.
D’esprit brillant, dialecticien hors-pair, Élie Cohen croit pouvoir y arriver. Il se plie aux événements d’une manière pragmatique. Mieux, il les anticipe et se conduit en conséquence, ce qui lui permet d’exister. Il en va autrement des masses qui n’ont pas sa natoriété et qui ont le sentiment qu’elles ne comptent pour rien.
Le refrain d’Élie Cohen, c’est celui que Charles Michel nous chante tous les jours sur tous les tons.
Les bases populaires ne suivent un système, qu’en mesurant les progrès qu’elles en tirent. Malgré cela, elles sont déjà en état de méfiance. Que dire quand elles y perdent plus qu’elles ne gagnent !
Le rejet du « réalisme » politico-économique gagne du terrain.
Jusqu’à présent, il ne se voit que sous un jour malheureux. C’est celui du FN en France et des N-VA et Vlaams Belang en Belgique. La pointe de l’iceberg est un rassembleur qui effraie par son nationalisme. Mais, outre les soupçons de démagogie aux fins fascisantes, ce racisme omniprésent insupportable même quand il est non-dit, sous des dehors de fanfarons de village, qu’est-ce qui touche les adhérents de ces partis : c’est le discours de transgression des institutions européennes, ces institutions qui livrent les populations à la merci de l’économie mondiale. Même si ce que l’extrême droite propose est une autre utopie, le seul fait qu’elle soit différente de l’officielle l’a fait aimer par contraste par un paquet d’électeurs.
C’est très aléatoire d’obliger les gens à vivre d’une manière qu’ils n’aiment pas. Les dirigeants devraient le savoir. S’ils avaient fréquentés assidument les populations qu’ils sont censés défendre, ils le sauraient.
Faire une politique du résultat, sans résultat, c’est ce que les électeurs ne veulent plus.

26 septembre 2015

J’en appelle au…

Quand on n’en appelle qu'au singulier, cela signifie « le Peuple » ! En agitant le drapeau dans sa prestation de jeudi sur FR 2, Manuel Valls l’a fait en maître. Quant à être sincère, il ne manquerait plus qu’il ne le fût pas, avec le salaire « temps plein » que les Français lui allouent.
Il est facile d’en appeler au peuple, plus difficile est d’en préciser les mobiles. Cette réflexion, qui ne l’a pas faite au tournant d’une conversation sur la question « on parle de qui et de quoi en s’adressant au peuple ? »
Avec le bilan qui est le sien : chômage + 20.000 en septembre, au lieu de « plus de nouvelles taxes en 2015 » juré par Hollande, une taxe foncière recalculée à la hausse va toucher jusqu’aux propriétaires de leur seul logement, son mobile est clair : Valls souhaite rassembler par incantation à la Patrie.
Parler à tous ou au nom de tous signifierait que la masse fût homogène et qu’il y aurait une demande unique, d’un seul élan et pratiquement d’une seule voix.
Quand on voit les pertes du PS lors des élections précédentes, le rassemblement de Valls ressemblerait à une déroute défendue par une arrière-garde de sacrifiés..
Les gens sont loin d’avoir le même profil et le même degré de naïveté face au drame social. Il y a certes, parmi eux, des gens parfaitement satisfaits du système, la diversité en politique de la gauche à la droite en est la preuve. Ce à quoi on assiste est surtout l’inquiétant transfert des voix du PS et du PC à Marine Le Pen.
Quand les voix s’évaporent, il y a bien une raison.
Chez Valls, ce constat ne l’amène pas à changer de politique. Il rassemblerait, seul en plein Sahara, cet homme là !
L’idée de rassemblement pousse à en appeler au Peuple, puisque la multitude détient le plus grand gisement de voix. Elle est éminemment politique. Le populisme serait alors le lien fictif au nombre dans la rhétorique de tribune qu’affectionnent les politiciens baptisés par leurs adversaires populistes et inversement. Si bien que tout le monde l’est.
Le débat final entre Fillon et Valls mettait en face à face deux populistes « sans le peuple ». Ce genre pourrait s’appeler du populisme courtois.
Et toujours cette rhétorique : « je travaille pour la France » (sous-entendu le Peuple).
La démocratie est la loi du plus grand nombre. La logique veut donc qu’on en appelle au Peuple, quoique le pouvoir lui fasse jouer la pièce qu’il veut. Cette manière de faire à la mérite d’isoler l’adversaire, car si je me réfère au Peuple, l’autre est de jure le porte-parole d’une minorité.
Valls de se point de vue est plus « mariolle » qu’un Fillon qui a un programme plus saignant.
Depuis que le système conduit à l’abîme par l’exaltation de l’individu au détriment des individus, à chaque fois qu’on en appelle au peuple, c’est pour faire passer des modifications qui touchent à la vie sociale ou laborieuse. Par exemple des augmentations de la TVA, puisque les sommes récoltées de cette manière sont presque entièrement prélevée sur les revenus des plus pauvres.
La forme élitiste de la démocratie française sautait aux yeux, ce jeudi.
Il n’y a pas de recours du peuple contre le pouvoir qui prend des mesures qui vont à l’encontre des intérêts de celui-ci. Qui croit vraiment le pouvoir lorsqu’il nous dit que « les mesures impopulaires » sont nécessaires, qu’elles vont aider à rétablir la croissance et que l’effort sera récompensé ?
Personne.

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Le Peuple est souvent mis en minorité sans qu’il ait l’occasion de se défendre, pour la bonne raison qu’il est divisé. Par conséquent, les élections ne le représentent pas non plus. Un gouvernement propose souvent des mesures « impopulaires », donc contre ceux qui l’ont élu !
Le Peuple n’est plus depuis longtemps cette unité homogène qui souffre tout d’un bloc et de manière constante, dans la société qu’il construit pour une part essentielle.
La fracture ethnique des classes populaires subdivise celles-ci en sous-classes. Dans ce système, les derniers arrivés ont les plus mauvaises places. Les banlieues à problèmes sont des tours de Babel où tout le monde se méfie de tout le monde. Pour tout dire, la religion musulmane est le lien qui fédère encore entre eux les plus pauvres. Alors, que la laïcité est le seul moyen de mettre tout le monde sur le même pied, on dirait que les religions ont la cote des gouvernements, parce qu’elles sont de magnifiques machines à diviser les gens, donc à pérenniser le pouvoir. Ce moyen de s’accrocher au pouvoir est le pire. Il engendrera des catastrophes !
Le peuple s’est gonflé depuis une décennie de la présence des classes moyennes déchues de leur pouvoir d’achat. Mais, orgueil et préjugé, cet apport de voix n’a pas fortifié la notion du plus grand nombre. Avec ce qu’en sociologie on appelle « les petits blancs », c’est-à-dire les travailleurs de souche pauvres, ils votent de plus en plus Marine Le Pen, et pas l’ombre d’une explication de Valls. Maïtena Biraben sur Canal+ a été plus franche en posant la question « Pourquoi le FN est-il si populaire ? » à un avocat. Les journalistes de FR 2 n’ont pas osé !

25 septembre 2015

Bousculade (rouflôde)

Les religions qui n’en ratent jamais une pour la pratique de leurs manifestations collectives ont depuis des temps immémoriaux inventés des lieux sacrés, fruits d’engagements mystiques d’une catégorie de croyants à qui on ne l’a fait pas et qui voient ce que personne ne voit. Elles ont encore frappé à Mina, près de la Mecque avec 717 morts et 805 blessés au tableau, par délégation des pouvoirs à celle qui est à la mode, en tous cas à celle dont on parle le plus aujourd’hui, la religion musulmane.
Le tableau de chasse s’allonge ainsi avec les frasques de la petite dernière.
Les anciennes n’étaient pas en reste. On n’a pas les statistiques de la vénération dévolue à Baal, elle a cependant laissé des souvenirs impérissables de tortures massacrantes dont les récits furent recueillis par des érudits et qui donnent encore froid dans le dos.
Puis vinrent les dulcinées mythologiques avec cigüe et grands spectacles de crucifiement. Suivies immédiatement par les admirables hécatombes qui de Montségur à Jérusalem perpétuèrent la tradition.
On pourrait dire que le meurtre en offrande à dieu a des cycles comme la lune à la terre, avec périgée et apogée. C’est ainsi que chez le pape François, les cathos sont au périgée et que chez Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l'organisation de l’Etat islamique, on pense atteindre bientôt l’apogée. Par conséquent les uns sont aux chuchotements et palabres de paix, tel François qui veut réconcilier tout le monde et le leader de Daech qui se place directement dans la succession de Mahomet, grand massacreur et homme de foi.
Les cathos jadis eurent leurs antipapes, les croyants de la religion en pointe ont différentes versions de la pensée divine qu’ils débattent à coups de kalachnikov.
Passons sur les échauffourées et les exactions comme fatalités incontournables généralement à l’extérieur des villes saintes, il y a bien par-ci par-là quelques morts à des réunions mystiques surtout lors du pèlerinage annuel de La Mecque.
L’Arabie Saoudite a drôlement foiré cette fois ci, à Mina pour le rituel de la lapidation de Satan.
Aux dernières nouvelles, il va bien merci. Il n’était pas parmi les morts.

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Le rite rejoint celui de Jésus qui mettait au défi de lancer la première pierre. Ici on en jette 49 que chaque croyant prélève à Muzdalifah. Peut-être le prophète y avait-il là-bas un terrain pierreux qu’il souhait valoriser ? Toujours est-il qu’y vendre des cailloux est un métier lucratif. À raison d’une centaine de grammes par projectile, voilà cinq bons kilos de pierre dans les poches. Faites l’expérience de deux kilos et demi de pierrailles dans chaque poche du pantalon et marchez huit kilomètres avec ça, vous me direz des nouvelles de l’état de vos testicules !
Aussi lourdement chargés, étonnons-nous qu’il y ait des bousculades avant les lancés, sans oublier les souffrances infernales dans les parties sensibles…
Voilà tous les ingrédients réunis pour une catastrophe religieuse comme l’Occident en eut sa part jadis, quand les Espagnols s’étaient mis en tête de convertir tout qui respirait encore sur le nouveau continent après le passage des conquistadores.
Manque de bol pour les sabreurs saoudites, la chute d’une grue sur la grande mosquée de La Mecque avait déjà un peu déblayé le terrain.
Bien entendu, nos jésuites vont compatir et nos religieux dans l’âme que sont devenus nos Frères Supérieurs laïcs vont discourir sur la foi qui soulève des montagnes et ces fichus cantonniers saoudiens qui bloquent une issue sur trois en raison de travaux de voirie, à l’endroit précis où les croyants jettent leurs cailloux sur le mur symbole.
Ma grand’mère me disait déjà il y a longtemps que jeter des pierres, c’était vilain.
Voilà ce que c’est d’écouter Mahomet plutôt que sa grand’mère.
C’est tellement peu sérieux de finir comme ça étouffé par les autres dans la niaiserie d’une coutume imaginée par des mystiques un peu fêlés, qu’on se demande si les descendants d’Averroès connaissent encore le principe de l’entonnoir ?
Reste la compassion pour ces pères de familles, ces gens d’habitude sérieux, mourir ainsi c’est tout à fait horrible et, en même temps, cela ne fait pas sérieux.

24 septembre 2015

Paroles… paroles… paroles…

L’étonnant n’est pas dans le discours de Bart De Wever, il serait du côté des journalistes et des membres du MR qui tressent des couronnes à Charles Michel, depuis qu’au sortir des élections après une charge contre la N-VA, il s’est empressé de former un gouvernement avec… la N-VA !
Béatrice Delvaux résume bien ce qui se fait de mieux dans le genre de réalisme politique. L’éditorialiste en chef du journal « Le Soir » a choisi la critique frontale de Bart De Wever, en ignorant que la N-VA fait partie du gouvernement Michel. « Pourquoi fermer les frontières, réduire les conditions d’accueil et – soyons fous – revoir la Convention de Genève? Parce que ces «gens» ne sont pas de vrais réfugiés politiques? Parce qu’ils vont prendre notre travail? Parce qu’ils vont vivre mieux que nos grands-parents qui végètent en maison de repos? Parce qu’il y a, dans ces arrivants, des musulmans dont la pression culturelle sur notre société menace les valeurs des Lumières, provoque du gay bashing et fait que des femmes veulent porter un burkini dans les bassins de natation? C’est ce résumé à la hache du discours de Bart De Wever à Gand qui va rester dans les têtes. Car, comme le tweetait le professeur Carl Devos: «On peut penser ce qu’on veut des idées défendues par Bart De Wever, mais il dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.»
Il aurait quand même été plus judicieux de la part de la journaliste de s’inquiéter de ce curieux attelage Michel/De Wever, si l’on prend en compte le silence du premier ministre et, quand il est pressé de questions, les faux fuyants qu’il emploie pour « oublier » l’attitude de ses ministres qui viennent de la N-VA.
Non. Vous préférez vous divertir sous cape, tout en vous voulant indignée des formules du Bourgmestre d’Anvers «Bruxelles-Bagdad Express» - « la «grand-mère qui ferait mieux d’être demandeuse d’asile» ou ces hommes arrivés chez nous «qui ne resteront pas seuls longtemps» –, ou ces petits malins qui «ont marché des milliers de kilomètres à pied jusque Bruxelles mais ne trouvent pas la porte du WTC?».
Évidemment, monsieur Gerlache, journaliste à la RTBF ne vous donnera pas tort, lorsque vous traitez Bart De Wever de populiste. Vous rejoignez la troupe des bien-pensants dont la spécialité maligne consiste à faire l’amalgame du fascisme avec ceux qui parlent de la détresse des gens de la rue.
Non, madame, Bart De Wever n’utilise pas l’imagination du peuple dans son discours imagé, il parle à sa clientèle fascisante dans l’intention de relancer « la fracture » entre les nationalistes flamands et les royalistes francophones.
…A moins que vous ne considériez l’apathie en Wallonie comme étant une forme de populisme de la francophonie ?

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Au fil de la lecture de votre éditorial, vous laissez percer un doute sur votre intention de stipendier le leader flamand : « Ce n’est pas le manque d’argumentation ou de talent, voire même de vérités, qui suscite un malaise à l’écoute du discours du leader nationaliste. Car oui, tous les réfugiés ne sont pas des Syriens intellectuels et oui, tous ne sont pas réfugiés de guerre, et oui, personne à ce stade ne connaît parfaitement l’historique du petit Aylan. »
Faire une distinction entre ceux qui fuient la guerre et les bombes et ceux qui fuient la misère dans un moment où l’afflux des uns se grossit de l’afflux des autres, serait logique, s’il ne perçait dans vos propos une discrimination à propos du malheur.
Quand vous faites don d’une pièce de monnaie à quelqu’un dans la rue, vous ne lui demandez pas s’il est un réfugié ou un émigré et si c’est pour acheter un pain ou un joint ?
Je vous vois bien sur la Toile de Jéricho « le radeau de la Méduse » attachée au mât et défendant à coups de talon aiguille l’accès à votre carré de VIP.
Le monde va mal, madame Delvaux, la société belge se délite, le système capitaliste sans entrave est mauvais pour les peuples, le gouvernement marie la carpe et le lapin, Charles Michel « fait ce qu’il peut » c’est-à-dire pas grand-chose, il ne contrôle rien et est le prisonnier consentant de la N-VA.
De deux choses l’une, ou vous ignorez cela, ou vous le savez, dans les deux cas vous ne faites pas votre métier. Certes, vous n’êtes pas la seule. Il en va ainsi dans les sociétés sur le point de disparaître. Les intellectuels sont presque toujours à côté de la plaque. Ils n’écoutent pas les gens !
Je vous concède que l’écriture est facile quand on n’a pas d’employeur et que le vôtre ne doit pas être accommodant en dehors de la sauvegarde du conservatisme bourgeois.

23 septembre 2015

Les canards boiteux…

…ne sont pas qu’en papier !

Charline Vanhoenacker, le 8 septembre sur France Inter, a quelque peu malmené Vincent Bolloré le patron de Canal+. Les dernières modifications des programmes et des personnes auraient fait disparaître « l’esprit canal ».
À la fin de la saison (juin), je ne regardais plus que Les Guignols de l’info. Comme ils sont passés à la trappe et n’apparaissent plus qu’en crypté, comme pas mal de téléspectateurs, Bolloré ira vendre ses salades à quelqu’un d’autre, plus à moi, en tout cas.
L’esprit canal n’a jamais existé. Cette chaîne avait mis le paquet pour faire un show de l’actu. Elle y réussit quelques années. À présent, les meilleurs peuvent y aller, c’est fichu. Canal+ est passé de mode et Bolloré va y laisser des plumes. Le Grand Journal est définitivement ringard. Seul le Petit Journal tient encore la boîte !
Ce non-événement parisien n’aurait aucun intérêt d’être relevé dans des tribunes comme la mienne, si l’histoire de cette station ne méritait pas qu’on s’y arrête.
L'interventionnisme de Vincent Bolloré dans le recrutement et la production des contenus chez Canal+ a toujours été monnaie courante dans ce milieu, la seule différence tient dans la manière qu’ont les propriétaires de mettre le nez dans les affaires courantes. Tout en laissant une grande part au show et aux paillettes, Canal et les autres n’en sont pas moins des entreprises d’information du public. C’est même une des deux choses qui intéressent les propriétaires des chaînes : influencer le public sur ses choix politiques, la seconde étant de faire du fric avec la publicité, alliant ainsi l’utile à l’agréable.
Suite aux nombreuses révélations dans la presse, nous savons que le fameux Esprit Canal est désormais frappé de censures sur des sujets sensibles. On sait que Bolloré est le grand ami de Sarkozy. On dirait que le milliardaire s’est donné dix-huit mois pour revoir Sarko à l’Élysée. Il en donne l’impression par son management qui consiste à placer au sein de la chaîne des personnes correspondant à ses valeurs et à ses opinions.
Il faut bien le dire, la liberté d’opinion n’existe pas dans la presse écrite non plus, sauf à quelques rares exceptions et de façon épisodique. Il a suffi que « Libération » et même « Le monde » aient été repris par des magnats qui n’avaient pas tous la vocation d’informer, pour s’en convaincre en France. Quant à la Belgique, sous couvert d’informer sans couleur politique, la presse pue l’opinion bourgeoise, soi-disant modérée. Sous prétexte de « neutralité », elle n’a jamais rien fait d’autre.
Qu’on arrête donc l’hypocrisie.

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Une entreprise de divertissement comme Canal qui se pique de faire quotidiennement le point sur la politique, n’était déjà pas neutre au temps de De Caunes, mais ça ne se voyait pas trop. Exactement comme les journaux belges papier et télé confondus. Ils sont neutres, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour avoir une opinion sans l’oser pouvoir chanter sur tous les toits.
À présent, avec Bolloré, les plus naïfs ont compris.
Qu’une des vieilles familles de presse de Belgique, il n’y en a pas trop, ramasse ses billes et passe la main, il est possible que nous touchions le même format que Bolloré. C’est-à-dire un nouveau riche qui dit tout haut, la politique que les familles font tout bas depuis toujours.

22 septembre 2015

Joyeusetés droitières en Grèce.

Dans la presse de lundi, on n’en a plus que pour Syriza, le parti d’Alexis Tsipras aux législatives de ce dimanche en Grèce.
Quoique 35 % à peu près des électeurs se soient déplacés, ce n’en est pas moins une victoire étonnante. Quoi, voilà un parti qui présente en moins d’un an deux programmes totalement différents et qui, entre les deux, vire ses leaders les plus à gauche, pour proposer un programme de droite et, malgré cela, il emporte les élections !
Ah ! Alexis Tsipras est très fort ou alors, c’est la plus vieille démocratie du monde qui a pété les plombs !
François Hollande et Elio Di Rupo devraient y regarder à deux fois avant d’applaudir au succès de Tsipras. C’est quand même Syriza qui a pratiquement éliminé le Pasok de la scène politique grecque. Que je sache, le Pasok était encore jusqu’à hier le parti socialiste grec.
Un représentant de l’IRSE (Institut Robert Schuman) voit en Tsipras, l’homme politique de gauche qui s’incline devant la réalité politique ! Si la réalité politique c’est de faire une politique de droite, on pourrait tout aussi bien inventer une démocratie à parti unique !
Le plus inquiétant tient encore dans ce qui va se passer en Grèce où la purge voulue par les créanciers n’a encore touché que les salaires, les pensions et les indemnités diverses. Tsipras pour accéder au prêt consenti par l’Europe a accepté que des commissaires européens supervisent l‘avancée des réformes à accomplir. Dans un délai très court, il devra ébaucher un cadastre, inexistant en Grèce, taxer l’église et les armateurs, faire pression sur les agriculteurs pour qu’ils jouent le jeu, casser les monopoles d’État et prendre des mesures contre le travail en noir et les commissions occultes.

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François Hollande croit que la Grèce « va connaître une période de stabilité avec une majorité solide". On sait pourquoi le quinquennat va si mal en France… le président a si peu de jugement.
Les frondeurs sont privés de représentation au Parlement. Alexis Tsipras a désormais les coudées franches pour diriger le pays avec son ancien allié Anel (droite souverainiste). L’exclusion du Parlement grec des frondeurs de Syriza, rappelle assez douloureusement les frondeurs du PS de Cambadélis, Benoît Hamon, Aurélie Filippetti, Arnaud Montebourg, etc. Hollande doit savourer la victoire de Syriza comme la sienne propre. Reste à les virer du parti en France aussi.
Il faudrait savoir pourquoi quand ils assurent le pouvoir, les partis de gauche pratiquent une politique de droite ? C’est valable non seulement pour la Grèce, mais pour la France et la Belgique avec le calamiteux gouvernement de Di Rupo et la capitulation du PS devant la volonté libérale.
Chez nous, à la gauche des socialistes personne ne souhaitait la défaite de Tsipras. Syriza est même pour le PTB un pis allé contre le retour de la droite au pouvoir en Grèce.
Il n’en reste pas moins, si l’on transpose en Belgique le dilemme de Syriza, avec un corps électoral qui continue de voter au centre quoi qu’il arrive, que le PS a senti le vent tourner et a choisi l’électeur, quitte à lui sacrifier l’idéal socialiste. Nous verrons bien si ce parti aura toujours raison au fil de l’aggravation de la crise.
Voilà le parti socialiste grec laminé, tandis que la gauche radicale n’est pas parvenue à faire son entrée au Parlement. C’est un revers important pour Varoufakis et tous ceux qui dénoncent l'accord entre le gouvernement grec et les créanciers.
Désormais Alexis Tsipras va diriger le pays avec Anel (anti européen)… pour faire une politique que souhaitent les créanciers, c’est-à-dire frénétiquement libérale et européenne !...
Les Grecs pourraient encore tomber plus bas qu’ils ne sont dans les prochaines années.
La lutte antilibérale est remise aux calendes qui sont grecques, comme chacun sait. Si Alexis Tsipras respecte le mémorandum comme il s'y est engagé, il ne pourra tenir aucune promesse, se console la gauche d’opposition, maigre consolation que spéculer sur un échec.
Les choreutes ont encore de l’avenir dans la tragédie grecque.

21 septembre 2015

La planète des dingues.

Le Dr Nathalie Cabrol de l'Institut SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence), après vingt ans de recherche a fait un constat sans appel : Les humains ne sont pas assez intelligents pour lire les messages extraterrestres !
Cette humilité ne peut être que celle d’une personne de bon sens. On s’en doutait un peu. Elle est américaine, évidemment. Ce type de savant n’existe pas en Belgique. L’art de se faire passer pour plus intelligent qu’on est, même par ceux qui confondent la droite de la gauche, nous empêche d’être humbles, Maggy De Block n’est-elle pas la deuxième personne la plus populaire de Wallonie ?
Nathalie Cabrol imagine « une civilisation qui aurait seulement 1000 ans de plus que la nôtre; qui peut savoir quel type de communication et la technologie qu'elle emploierait pour parler avec nous ?».
À voir la situation de notre monde et ce que nous préparons pour l’avenir, 1000 ans c’est exagéré. Il ne faudrait pas une minute de réflexion à une civilisation de pithécanthropes extraterrestres, pour comprendre que l’espèce dominante sur cette planète n’a plus de cerveau.
Vous en voulez la preuve ? Faites donc lire une page de Flaubert à un rhétoricien pour voir s’il y comprend encore quelque chose ? Pourtant Flaubert… ce n’est pas Lacan !
Les extraterrestres verraient bien le vivant d’ici animé de réflexes, de pulsions, d’instinct, capables de bruits parce que possédant un larynx. Comment trouver une parcelle de raisonnement à monsieur Mischaël Modrikamen afin de couvrir les cris d’autres spécimens de l’espèce à Mise au Point de la RTBF ? Peut-on parler de civilisation devant les spectacles que nous donnons à l’univers ?
La scientifique américaine se rend parfaitement compte que « Nous ne faisons ici que gratter la surface. Nous cherchons des choses dans l'univers depuis notre propre point de vue. Nous avons tendance à poser des questions dans la façon dont nous le faisons nous-mêmes. Mais quel genre de processus de pensée une civilisation extraterrestre peut avoir, nous ne le savons pas vraiment ».
C’est d’autant plus vrai que la politique tant américaine qu’européenne reste obscure et enveloppée de mystère, qu’une intelligence extraterrestre pourrait trouver aberrante et conduite par des déments. Un robot descendant sur terre et venant gratter notre surface serait bien en peine de trouver quelque chose dessous. Vous le voyez explorant Didier Reynders, Elio Di Rupo ? Quelle déconvenue au tableau de commande d’un PC à six milliards d’années lumière de nous !
– Le robot RX21 a gratté la surface de la chose mobile que vous voyez sur l’écran !
– Oui. Et Alors ?
– La réponse de EX21 est formelle. Il n’y a rien en-dessous !
– Je le vois bien. Comment expliquer cela ?
– L’intelligence H.A.W.K.I.N.G dit que c’est un trou noir.
– Coupez-lui le courant dès ce soir. Je ne veux plus entendre parler de ce fumiste et de ses trous noirs. Il n’y a rien en-dessous parce que la chose est vide. Vous avez gratté une enveloppe !...
Où Nathalie a parfaitement raison, c’est lorsqu’elle prétend qu’à force de titiller l’univers, si par hasard nous mettons la main sur un extraterrestre « Nous risquerions même de passer pour nuisibles et détruits séance tenante. » Ce qui serait dommage pour le prochain dimanche sans voiture, puisqu’il n’y aurait même plus de Bruxellois à vélo.

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Il avait semblé que le Dr Cabrol, tout américaine fût-elle, développait quand même une certaine intelligence dont les extraterrestres eussent fait grand cas, s’ils avaient été plus attentifs. Las !... c’était sans avoir lu sa conclusion "nous devons compter en ce moment un peu sur notre imagination pour comprendre ce que les extraterrestres sont en train de faire, et ne pas avoir peur de développer de nouvelles méthodes de recherches en conséquence". Comme si les hommes avaient le pouvoir de comprendre les extraterrestres, alors qu’ils ne se comprennent pas eux-mêmes !
Pourquoi ne pas demander à Bart De Wever de financer une production de canots en caoutchouc à expédier d’urgence sur les côtes turques !
Ah ! ces Américaines…
Enfin la preuve sans appel que Nathalie Cabrol attendait de la bêtise humaine, est toute contenue dans celle d’un milliardaire russe, supporté par Stephen Hawking, qui s’est fait soutirer 100 millions d'euros pour détecter des signaux provenant d'une civilisation extraterrestre...
Surtout quand on sait que 100 millions d’euros peuvent sauver la vie de 10 millions d’enfants.

20 septembre 2015

Statistiques et suppositions.

On le sait, les statistiques sur la consistance des partis politiques entre deux élections sont peu représentatives du vote réel à l’heure des urnes. Trop de facteurs, souvent anodins, changent la donne et font des élections une loterie. Parfois un mot, une attitude, une interprétation mal/bienveillante de la presse à quelques jours du verdict et voilà quelques milliers d’électeurs qui changent d’avis à la dernière minute.
Les statistiques ne servent qu’à faire peur ou rassurer les partis. Elles intéressent peu les futurs votants. Ce tableau de l’instant n’influence que les bureaux politiques sur leur stratégie.
S’il était besoin de faire la preuve qu’il existe un fond passif et stable dans l’opinion, c’est bien l’apport massif des voix pour les socialistes en Wallonie et pour les libéraux à Bruxelles.
La politique, quelle politique ? Rien n’y fait.
On le voit bien dans l’actuelle direction du pays.
Qu’y font au juste les libéraux ? Si ce n’est, au jour le jour, émettre des avis favorables aux demandes des patrons pour un allégement des charges et rester imperméables aux réclamations du monde du travail qui voit fondre ses économies et disparaître ses conquêtes sociales.
À ce jour, on ne voit aucun plan d’avenir, aucune politique agressive de recouvrement d’une situation meilleure pour l’ensemble de la population.
Au contraire, cette politique dessèche ce pays. Et pourtant…
En Wallonie, le PS reste à la première place avec 29,7% des intentions, suivi du MR avec 24,2% et à Bruxelles, le MR est premier avec 22,2%, suivi du PS avec 20,2%.
Cette immobilité du corps électoral relevé par les intentions de vote vaut le détour d’une réflexion.
Que le PS défende dorénavant plus le boutiquier que l’ouvrier et le MR soit plus à droite que jamais, ne changent rien à ce chassé-croisé éternel, qui n’alimente que la nostalgie du « c’était mieux hier », ce qui nous fait une belle jambe et ne veut rien dire.
Est-ce que l’électeur dans un clivage vieux de trente ans est victime d’un blocage ?
Quoi qu’il arrive en serons-nous toujours au spectacle des mêmes se passant le relais tous les cinq ans ? Se pourrait-il qu’étant aussi mauvais l’un que l’autre, ces deux partis soient soudés, quoi qu’ils fassent ?
On peut imaginer la lassitude et le découragement du public devant de si mauvais acteurs.
Les projections statistiques fourmillent de commentaires qui ne sont qu’un ramassis de clichés ressassés depuis la nuit des temps.
Vu de la Wallonie, la Flandre paraît plus dynamique dans la défense de sa langue, alors que nous dormons sur les lauriers académiques du passé de la nôtre.
Jusqu’où les travailleurs, les petits commerçants et artisans voteront pour un MR qui conduit la population à la ruine d’abord, à la misère ensuite ? Et leurs homologues qui font confiance au PS, quand s’apercevront-ils que le PS va dans le mur depuis que les chefs se sont ralliés au libéralisme « social » ?
Et patati et patata…
La statistique a le mérite de nous faire savoir que le réveil devant les urnes, ce ne sera pas encore aux prochaines élections.
Pourquoi ce gouvernement qui s’était promis de ne pas ouvrir un chapitre nouveau sur la querelle du fédéralisme et du confédéralisme, ne fait que ça depuis le début ?
Mais parce que la N-VA en fait partie et que ce parti tire son fonds de commerce de ce conflit.
La N-VA est à 27,5% des intentions de vote, contre un score de 32,4% aux élections de mai 2014. Il aurait perdu 5 % sur un an et quelques mois.

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Les autres partis flamand espéraient et espèrent toujours que la N-VA va s’essouffler, comme eux se sont éteints, sur les mêmes échecs du social et de l’économie en panne.
Charles Michel prône la croissance et le redémarrage de l’économie, alors que c’est ce qu’il redoute le plus, par rapport à la N-VA qui pourrait faire valoir un bilan économique favorable, grâce à la bonne gestion de ses ministres !
Le Vlaams Belang recueille 9,7% des intentions de vote. Avec un bilan économique favorable, la N-Va n’a pas besoin d’en rajouter pour attirer à lui quelques électeurs extrémistes. Dans la perspective contraire, il va falloir s’attendre à ce que l’affaire du bourgmestre non nommé de Linkebeek ne soit que le prélude à une offensive sur le plan communautaire. Les 5 % de perte d’audience est un signe que le bilan économique n’est pas favorable et que la N-VA n’a pas été à la hauteur de son programme électoral.
Au milieu du gué, c’est le moment d’y aller pour Bart De Wever. On le saura très bientôt.

19 septembre 2015

BDSM à la flamande.

Sans doute à la faveur du remue ménage médiatique à propos de l’afflux de réfugiés, la Brunehilde anversoise, Liesbeth Homans, a décidé d’arrêter le carrousel de Linkebeek mis en mouvement par les Flamands eux-mêmes qui s’obstinaient à ne pas vouloir Damien Thiéry comme bourgmestre. On croyait le manège animé d’un mouvement perpétuel. Il aura quand même tenu le coup dix ans. Encore dix ans de plus et Bastien Thiéry était à la retraite…
Liesbeth, la beauté froide, celle qui pourrait gagner une fortune en se spécialisant dans les fessées aux ministres francophones (Bacquelaine serait capable de se ruiner) vient de désigner unilatéralement et en contradiction à la majorité du Conseil communal majoritairement francophone, Yves Ghequiere, bourgmestre de Linkebeek !
Pour un qui voulait une législature entièrement tournée vers l’économique, le chèvrechoutiste Charles Michel est servi.
Que va faire ce faux grand homme ?
Mais rien, madame, qu’est-ce que vous croyez ?
Et dire que Bastien Thiéry avait prudemment quitté le FDF de Maingain, trop marqué à la culotte par la redoutable Liesbeth, pour se réfugier au MR, parti qui lui semblait plus en phase avec les pointus anversois.
Reste à savoir si l’appelé de Brunehilde, Yves Ghequiere, jouera Siegfried ou sera Yves le franchouillard ? Les Linkebeekois pensent qu’il refusera le poste.
D’autant que M. Ghequiere avait été élu lors du scrutin communal d'octobre 2012 sur la liste de M. Thiéry, qui dispose d'une majorité de treize sièges sur quinze. Il avait obtenu le deuxième score en voix de préférence. Le Conseil communal délibérera sous peu.
Le gouvernement flamand a l'intention de faire prêter serment rapidement au nouveau bourgmestre, emballé, c’est pesé !
Ils sont comme ça les Flamands. Dès qu’ils ont fait un pas dans la fabrique de porcelaine linguistique, ils se figent en statues. Charles Michel se retourne alors, et comme personne ne bouge, rien ne se passe. C’est un petit jeu auquel nous avons tous joué à la maternelle.

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La Wallonie s’était étranglée de colère pour moins que ça, jadis… C’était à l’histoire des Fourons. Depuis le PS a abandonné tout espoir d’arriver à un accord avec les pointus. La population wallonne a retrouvé son bac à sable et son petit parcours classe moyenne dans les Villages fleuris.
Cette intrusion dans la popote communale est grave. C’est un sérieux coup au principe d’indépendance des plus petits élus et porte atteinte aux libertés.
On n’est plus là-dessus ! Vous pensez, la démocratie, les libertés, l’honneur, la dignité, la fierté de parler une langue magnifique et l’obligation de la défendre contre la bêtise et la barbarie, foutaises quand on ne croit plus qu’au pognon et l’absence d’intérêt pour tout ce qui n’amène pas du fric à la maison. Alors qu’on soit Russe, Tchétchène, Moldave ou Flamand, qu’est ce que ça peut foutre ?
De toute manière, la Wallonie est à vendre. Tout est au rabais. Même les eunuques que nous avons élus sont sur le marché. Nous aurons difficile à les fourguer.
Le seul qui fulmine un peu, c’est Maingain. Il fulmine mais avec une envie de rire. Thiéry a quitté le FDF, non ? Il s’est cru à l’abri au MR. Le pauvre, il n’était pas au courant de la manière dont les Flamands ont attrapé le plus orgueilleux des Michel et comme le père en a pleuré de joie à la vue de son fils si haut perché. À Anvers Liesbeth et Bart se tordent de rire.
Plus on le fesse, plus l’homme hurle de plaisir. Il va finir par nous faire in micro ce que des laboratoires viennent de réussir in vitro !
Qu’importe, on l’aime au club Lorraine. Les patrons se l’arrachent. Le roi en raffole. Mathilde en suinte de contentement. Après Di Rupo, c’est le sauveur de la Belgique. La Cour réfléchit à son blason « une table de ping-pong barrée d’or, trois fleurs de lys sur champ de gueule ».
Charles aurait dû refuser Bastien. Maintenant que c’est Chastel au grand bureau, on ne sait comment lui dire qu’on va déchirer sa carte, que c’était un faux MR, une taupe… ou alors, on charge Didjé de régler l’affaire. Si ça foire, c’est lui qui passera pour un con.
La nomination par la ministre N-VA Liesbeth Homans d’"un bourgmestre imposé est la preuve que la N-VA n’entend nullement respecter une trêve communautaire", tempête Maingain.
Á quoi cela sert-il d’avoir raison, Olivier ?
Il se fait du mal pour rien !
Tout le monde attend la suite de « Game of Thrones ». Il paraît que c’est dans six mois ! C’est long…

18 septembre 2015

Avalanche de drames.

Selon une annonce officielle, 11.260 nouvelles demandes d’aide au CPAS ont été enregistrées à Liège Ville, en grande partie dues aux exclusions du chômage. À ce chiffre s’ajoutent les exclus qui ont été « absorbés » par les familles. Toutes ne sont pas aisées et cette nouvelle dépense va en précariser plus d’une, sinon réduire singulièrement le niveau de vie.
Il ne faudrait quand même pas que ce gouvernement s’en tire en se cachant derrière le drame des réfugiés qui accapare l’attention, au point que le CD&V traite Bart De Wever d’Orban flamand et que, selon son habitude, Charles Michel tente de concilier ses partenaires en expert chèvrechoutiste.
Si les guerres de religion que se livrent les musulmans viennent jusqu’à nous au point de nous intégrer dans leur querelle de minarets, ajoutant entre deux tapis de prière toute la souffrance des réfugiés, d’autres « douleurs » à l’échelle d’un petit pays ont une antériorité respectable.
Ce n’est pas lorsque nous serons emportés dans un maelstrom mondial de haine religieuse, que nous reverrons la copie d’une démocratie soudée à un pouvoir économique qui lui va comme un gant.
Parler des inégalités sociales avant d’aller au front défendre « les valeurs » occidentales, ça la ficherait plutôt mal. Nos bourgeois-patriotes auraient l’occasion belle de fusiller quelques « fortes têtes », pour manque d’enthousiasme patriotique !
La querelle n’est pas close, malgré la désertion du PS, entre le capital et le travail.
Les définitions différentes d’une démocratie sont le cœur du problème. Doit-on « moduler » la suprématie du peuple ou au contraire laisser tout le pouvoir à « l’élite » ?
C’est bien long cinq ans de blanc-seing accordé à un homme ! S’il faisait le con tout de suite, voyez le temps qu’il faudrait le supporter et quel gâchis cela ferait.
Dilemme qui, en réalité, recouvre tout le fonctionnement de nos institutions, de la mission des parlementaires, jusqu’aux fonctions gouvernementales.
Jusqu’à présent, la politique du compromis n’a conduit les administrés qu’à subir une politique de droite, grâce à la magie du « ce n’est pas moi, c’est l’autre », facile à sortir du chapeau dans une coalition. À concilier le chaud et le froid, on n’a jamais produit que du tiède.
Un paradoxe saute aux yeux : puisque le peuple – théoriquement – a toujours raison en démocratie, pourquoi les dirigeants sont-ils rarement de son avis ? Et encore, lorsqu’ils le sont, le sont-ils après propagande, fausses nouvelles, apparitions nombreuses à la télé privée, admonestations indirectes des journalistes soi-disant neutres. Ces derniers le sont si peu, qu’à peine connus ils s’empressent de se pointer sur une liste électorale, après avoir négocié une place d’éligibilité certaine.
Toute la manière dont nous considérons la démocratie est à revoir de A à Z !
La première difficulté est déjà une barrière difficile à franchir. Celle d’une classe politique bien décidée à conserver ce que l’électeur lui a concédé peu à peu par paresse et négligence.
Le premier obstacle c’est le parlementaire lui-même, encristé dans ses statuts.

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C’est tout de même fort de café que le citoyen au lieu de se sentir représenté, compris et soutenu, doive au nom d’une majorité invisible dont il ne fait jamais partie, s’incliner devant des ukases sur lesquels il n’est pas d’accord !
Et le comble, l’élite voit du populisme dans la moindre rouspétance ! Alors que c’est au nom du suffrage universel qu’elle prend des mesures impopulaires !
Le système est arrivé au bout du rouleau. Il est urgent de trouver une autre manière de conduire l’État.
Deach, les réfugiés, la guerre entre musulmans, les atrocités, les populations qui fuient éperdument les massacres, la Syrie en ruine, Palmyre détruite après deux mille ans de vaillance, pierre sur pierre, oui, oui, parlons-en, agissons si nous le pouvons, mais, bon sang de bon soir ! sous ces avalanches de malheurs, n’enfouissons pas les nôtres, au point de ne plus savoir qu’on en a !

17 septembre 2015

Kit pour réfugiés.

J’entends bien les discours de ceux qui disent aux émigrés économiques de rester chez eux, qu’ici la vie, si elle est meilleure que la leur, n’en est pas moins mauvaise avec un capitalisme carnassier et à bout de souffle. Il y a des arguments solides à ce discours et il est respectable dans la mesure où il fait comprendre que le mal est avant tout dans l’organisation du pays que l’on abandonne et que c’est une tâche qui incombe à ceux qui partent. Ils peuvent toujours faire demi-tour.
Malgré cela, l’Europe a accepté des flux migratoires sans précédent, d’abord sous l’influence des industriels afin de faire pression sur les travailleurs locaux, ensuite par laxisme et peur d’y mettre de l’ordre estimant qu’il était trop tard.
Ceci étant, on peut comprendre les émigrants économiques. Le réflexe de « tirer son épingle du jeu » est aussi instinctif que venir au secours de son prochain.
Être refugié est un tout autre postulat.
Saisir la différence ? Apparemment, la nuance échappe à pas mal de monde.
Disputer la vie des gens qui fuient la guerre comme une place de parking, est absolument déplacé et honteux. Ceux qui tiennent ce langage sont pareils à des passants qui voient quelqu’un tomber à l’eau sans tenter de le secourir.
Bien sûr, il est révoltant que l’Europe fasse en partie ce qu’il faut et que les pays du Golfe avec quelques autres du Moyen-Orient restent les bras croisés.
Est-ce parce que certains sont insensibles qu’il faut tirer prétexte à ne rien faire ?
La conscience dans les grandes tragédies est, avant toutes les manifestations de groupe, une affaire personnelle qui nous touche d’abord et personne avant nous.
Les discours tendant à se placer derrière la raison d’État servent à se trouver bonne conscience à peu de frais. À ceux-là, on pourrait dire que leurs griefs tombent mal. Que n’ont-ils rouspété davantage afin de pousser les responsables à changer les choses ! On pense, par exemple, à l’exclusion des chômeurs programmés par Di Rupo et le parti socialiste lorsqu’ils étaient au pouvoir et à certaines positions à l’encontre des pensionnés et des malades, sans qu’il y ait eu une politique agressive de logements et leur construction, sans qu’on ait pensé qu’on pouvait taxer les riches et annuler la dette par un simple tour de passe-passe et que le socialisme avait encore ce désir là, au siècle dernier ! Qu’en pense Serge Reynders ?
Ce n’est pas au moment où notre prochain se noie qu’il faut se poser ces questions. C’était bien avant.
Eh oui ! ce monde est mal fichu. Ses inégalités sont profondes et le fossé se creuse entre ceux qui ont la responsabilité des dettes, c’est-à-dire nous, et ceux qui en perçoivent les intérêts (moins de 10 % des Belges).
Cela n’empêche pas le commerce et les bonnes petites affaires. Passeur est devenu un métier qui rapporte plus que dealer. Les commerçants des bords de mer bien placés vendent des kits de survie en mer. À l’intérieur des terres, des cartes de l’Allemagne et de la Scandinavie, avec boussole, souliers de montagne, cisailles et masque antilacrymo, sont vendus par d’autres.

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Nul doute que des fortunes nouvelles se nourrissent déjà de l’infortune.
Dans ce nouvel exode massif, certains perdent tout quand d’autres s’emplissent les poches. Partout, quoique nous fassions, l’art de se faire du fric ne perd pas ses droits. Bien avant Deach, l’homme a inventé le capitalisme et celui-ci, est bien plus coriace que celui-là.
Ce n’est pas le moment de mêler les genres.
Il y a temps pour tout.
Il faut parer au plus pressé.

16 septembre 2015

Il y a Reynders et Reynders.

Reynders, pas Didjé, l’autre… Serge est conseiller PS au CPAS de Saint-Nicolas en province de Liège.
Il n’y a là rien de bien extraordinaire, un petit cacheton, ça aide toujours. Eh bien ! le bougre, risque de faire tintin à l’avenir. Ses déclarations font désordre !
Saint-Nicolas est une petite commune tranquille, toute en à-pics. Au sommet de la coline, c’est Saint-Gilles, dernier quartier liégeois. L‘autre versant descend la pente vers la Meuse et Tilleur, s’y accrochent les maisons principalement occupées par de braves gens, puisqu’ils travaillent sans rechigner à la fortune des autres. Mais, c’est une Commune « spéciale » faite de beaucoup de Belges d’origine italienne.
On ne s’attendait pas à ce que ce Reynders là, fourré au CPAS et le nez dans toutes les misères du monde, socialiste de surcroît, sombrât dans la mélancolie furieuse du Vlaams Belang, version francophone, à déverser sa haine des réfugiés sur son compte Facebook!
Quand on n’est pas un MR à sang bleu comme son distingué homonyme et qu’on s’est inscrit au PS pour redresser les torts et les inégalités que son grand homonyme néglige, on ne tombe pas dans les vices de l’exclusion, ce que l’autre, plus malin et plus « politique » n’eût pas fait.
La gazette locale relève quelques perles de cet opportuniste qui espère rassembler sous son étiquette les mécontents, les mal-informés, les illettrés et les racistes, espérant sans doute un beau paquet de voix pour les prochaines communales, puisque les cyniques pensent que la majorité du corps électoral est là. C’est donc un gisement de voix à exploiter.
« Les migrants ne paieront pas vos retraites, mais vous allez payer leur chômage, leur logement et leurs mosquées », « Je rêve d’une Belgique qui s’occupe de ses citoyens d’abord », ou encore « Il n’y a pas d’argent pour les écoles, les hôpitaux, pour augmenter les petits salaires, pour les personnes âgées, pour les handicapés mais il y a de l’argent pour les guerres, les migrants, etc. ».
L’emmerdant, c’est que la partie critique de l’État et la Région sur le chômage, le logement, les précautions à prendre sur l’islam sont exacts. Reynders a fait l’amalgame avec les réfugiés. Voilà la faute ! C’est curieux, car si la commune de Saint-Nicolas est encore active et peut construire des logements sociaux, c’est grâce aux mineurs et aux sidérurgistes italiens qui s’y sont installés avant et après la guerre de 40-45.
Et les enfants de ces immigrés voteraient pour le PS de cet homme là ?

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Les réfugiés que l’on a tant de mal à bien accueillir sont les éléments de la survie sinon de la richesse future de ce fichu pays. Ils ont cette supériorité que n’avaient pas les premiers émigrés Polonais, Italiens, Grecs et qui pourtant firent longtemps la fortune de nos charbonnages et de nos industries, la plupart sont allés à l’école, ont des métiers et feront tout pour nous comprendre et peut-être accommoderont leur mode de vie et leur religion au quotidien de leur pays d’accueil. Et si nous ne les recevons pas dignement, ils retourneront dès que possible chez eux pour dire tout le mal qu’ils pensent de nous et ils auront raison. Sinon, ils s’accrocheront à des versants incultes de nos collines pour y faire de nouveaux Saint-Nicolas et nous rendre au centuple ce que nous leur avons donné.
Madame Merkel l’a compris et elle est bien plus politique et plus subtile que tous les imbéciles heureux qui sont nés quelque part et qui n’en démordront pas de leur devise « tout pour moi et rien pour les autres », alors qu’ils sont misérables et dépouillés depuis belle lurette par un système qui les prive autrement que la tartine et le toit qu’ils concéderont à plus malheureux qu’eux.
À l’échelon supérieur, lundi à Bruxelles, les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne ne sont pas parvenus à un accord sur la répartition de 120.000 réfugiés supplémentaires. Ils ont remis la parlotte au 8 octobre. Et c’est tout à fait lamentable des responsables, quand même un peu plus lettrés que Serge Reynders. Il est vrai que sur ce chapitre, appartenir au niveau le plus élevé n’a jamais conféré un brevet d’intelligence.
Même Gérard Deprez du MR, qui sous des allures du type à qui on ne la fait pas, se fait parfois purger devant les instances de son parti sans enlever son pantalon, même lui et son bourgeoisisme congénital, pense que La Hongrie est en voie de fascisation sous régendat Orban, parmi les pays récalcitrants aux gestes élémentaires à faire pour se dire un homme.
Quant à l’Europe tiroir-caisse, dont Gérard parle dans son interview, j’espère que s’il y a puisé son gagne-pain en qualité de député européen, il y amènera aussi sa part contributive.
Reynders n’est pas tout seul, qu’il se rassure. Des copies existent dans tous les partis. Ils se taisent par prudence. C’est tout.
Heureusement les bénévoles, les Associations, les particuliers, aident les réfugiés avec les moyens du bord. Ils empêchent la Belgique de se déshonorer complètement.

15 septembre 2015

Un peu d’humanité, bordel !

J’hésite à me lancer sur la question des réfugiés. Usant de mon droit de citoyen, j’ai encore la liberté d’écrire. Faire le point, d’après les informations des infos télé, c’est embrouillamini et contradictions.
Le seul exode resté dans notre histoire contemporaine, c’est celui de mai 1940. Courette générale sur les routes de France, la panique déplaça aux alentours d’un million de personnes.
Il ressort du récit des Anciens, une pagaille immense, un accueil mitigé des pouvoirs publics français dépassés et incompétents, les échos d’une population française traversée de cris comme « sale boche ! », pour saluer la défaite de Léopold III, nazifié sans que nous ne nous en soyons aperçus !
C’est à peu près le même phénomène de fuite aujourd’hui, beaucoup d’initiatives généreuses des citoyens, quelques cris menaçants et une impossibilité d’agir intelligemment des pouvoirs publics, dépassés par la situation inédite.
Mais les causes sont différentes. La fuite vers la France, les soldats du Reich au train, dura environ un mois, avec une semaine de déplacements intenses et un retour étalé sur plusieurs mois. Cet exode là avait pour les fugitifs et la population française d’accueil une limite dans le temps, comme dans le Cid de Corneille « le flux les apporta, le reflux les remporte ». Les réfugiés belges parlaient à peu près tous le français. Les mœurs étaient communes avec les populations traversées. De forts liens sont restés et des contacts de famille à famille existent toujours de cette époque calamiteuse.
Je passe sur les autres exodes en Europe Centrale, de cette fichue guerre de 40-45.
Aujourd’hui, la guerre déchire le monde musulman, les populations fuient l’enfer – on les comprend – contrairement à ce que la plupart des gens imaginent, le gros des réfugiés stationne dans le monde musulman même : au Liban, en Irak, en Turquie et en Égypte.
Pour donner une idée du flux, quatre millions de Syriens auront déserté leur pays, seulement cent mille d’entre eux ont choisi l’Europe (ce dernier chiffre devrait être revu à la hausse d’ici la fin de l’année), avec les autres pays en guerre, cela pourrait faire d’ici 2016, un demi million de réfugiés en Europe. C’est gérable, à condition d’harmoniser les politiques entre les partenaires européens.
Ce serait possible, si les Européens d’une seule voix accueillaient plus malheureux que soi. Quoique le système économique du chacun pour soi poursuit ses dégâts moraux, les citoyens ont encore en eux un fond d’humanité qui ne laisse indifférents que les sans-cœur et les imbéciles.
Mais l’Europe est terriblement divisée. La Hongrie et la Serbie sont des étapes dures à franchir pour ces malheureux. La Pologne craint que Mahomet fasse de l’ombre au pape, tandis que la Grèce et l’Italie sont les victimes de l’abandon de l’Europe qui rechigne à les soulager.
En Belgique, de faux humanistes sèment le doute sur la capacité d’organisation de l’accueil. Un de ceux-là est le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Theo Francken. L’ambigüité n’est pas levée entre un immigrant économique et un réfugié pour faits de guerre.
Ployant sous le nombre, madame Merkel est en train de revenir sur sa générosité. Voilà que l’Allemagne envisage à nouveau des contrôles aux frontières, ce dont rêve Theo Francken.

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Inutile de revenir sur les maladresses des pays occidentaux. Les USA s’y sont distingués par les conneries belliqueuses du président Bush en Irak. C’est de là que tout s’est étendu, Libye, Syrie, etc.
Il est évident que l’embrasement actuel ne se résoudra pas au prorata de la ferveur européenne à venir en aide aux réfugiés ou à les laisser tomber. La paix doit se chercher sur le lieu des crimes en éliminant une fois pour toutes le cancer qui ronge la Syrie et les pays avoisinants.
Vue ainsi, la situation est claire : il faut y aller ! Deach ne peut pas résister à une armée régulière. Cependant, ce n’est pas si simple de monter un corps expéditionnaire. L’Europe n’a pas d’armée intégrée. Seule la France est capable d’aligner des troupes de combat. Elle est engagée dans des maintiens de l’ordre en Afrique et ses effectifs sont limités.
Le conflit actuel est essentiellement arabe et il concerne l’islam. Un islam qui fiche la trouille à deux Européens sur trois. On pourrait se dire : qu’ils règlent cela entre eux. L’Europe est elle-même touchée par ce conflit religieux, victime de son laxisme à l’égard des religions, mais aussi victime du terrorisme d’exportation des fanatiques de l’islam.
Ce n’est quand même pas au moment où l’Europe dans sa grande majorité a fait rentrer la religion catholique dans ses églises et s’est rassurée du pacifisme des pratiquants actuels, qu’il faut faire des salamalecs à la petite dernière qui se présente et prétend grossir sa troupe de muézins par l’appel aux populations déplacées. Basta des religions que les laïcs soient moins couards et mettent les points sur les « i ». La foi personnelle, tant qu’on veut, mais le prosélytisme forcé, pas question. Milquet et son cours de rien est une alliée potentielle de Daech.
Se dégager de toute responsabilité du conflit et accueillir, juste ce qu’il faut pour ne pas passer pour inhumain, est tout à fait irresponsable. En faire trop, en s’en allant guerroyer sans précautions contre Deach et commander un million de tapis de prière avec boussole tournée vers la Mecque pour l’Europe est tout aussi irresponsable.
De grandes consciences et de grands dirigeants manquent à l’Europe. L’absolue incurie des parlementaires et des gouvernements est le point noir de celle-ci. Avoir permis à ces incompétents de confisquer la démocratie, pour leur seul usage, est une faute que nous n’avons pas fini de payer.

14 septembre 2015

Quand le MR cible le pauvre.

Et pendant que ces messieurs causent toujours et n’intéressent presque plus personne, l’action contre le chômage, plutôt contre le chômeur, bat son plein d’exclus.
La démocratie n’aurait pas dû donner aux ministres qui vivent de la généreuse charité publique, de l’autorité sur les chômeurs qui eux vivent très mal le droit de percevoir une indemnité par défaut d’emplois par la déficience du système économique.
C’est comme si on demandait à un brochet d’épargner une truite !
On a les chiffres de l’hécatombe. Sur les 3.470 Bruxellois privés de leurs allocations d’insertion depuis janvier 2015 à la suite des mesures fédérales, 1.386 ont introduit jusqu’ici une demande d’aide auprès d’un CPAS. Au total, 40 % des exclus du chômage se sont ainsi tournés vers un conseil de l’action sociale. Et le nombre ne devrait pas cesser d’augmenter. La tendance est pareille à Liège et à Charleroi.
Et les 60 % restant que sont-ils devenus ?
Fort peu ont miraculeusement retrouvé du travail. Le plus grand nombre d’exclus s’est retrouvé aidé par la famille, les parents, l’épouse… la solidarité familiale a appauvri l’ensemble des parents concernés. Enfin, quelques-uns sont devenus SDF et dorment sous les porches et vident les poubelles.
Bel exemple de solidarité des Belges que cette loi d’appauvrissement des plus fragilisés d’entre nous. Il y a de quoi faire réfléchir les réfugiés deux fois avant de demander l’asile à ce pays incapable de secourir ses propres ressortissants en détresse !
Dorénavant les chiffres du chômage, déjà fortement suspectés de manipulation, sont à présent complètement dénaturés à la rubrique demandeurs d’emploi indemnisés, puisque les exclus sont rayés des listes.

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Les CPAS ont raison de reprocher au gouvernement fédéral de se décharger de ses responsabilités sur les communes, dont certaines vont se retrouver dans le rouge. Même si, globalement, une « économie » du budget fédéral compensera les débours communaux, avec même un léger bonus. Les sommes épargnées sont infimes dans le budget. Elles ne changeront rien aux folles dépenses de cinq gouvernements et aux hauts traitements alloués qui, avec les indemnités gouvernementales et parlementaires paraissent être une montagne à côté de ce qu’on va récupérer chez nos concitoyens les plus pauvres.
C’est ainsi pourtant que l’État fonctionne aujourd’hui dans le cynisme et la désinvolture des responsables d’une démocratie qui se comporte comme une société anonyme dont les priorités vont aux actionnaires.

13 septembre 2015

La technique des chats.

Avec le déroulement des événements dans lesquels ce gouvernement est plongé, on voit bien qu’il n’a été conçu que pour deux buts complémentaires. Le premier consiste à reconduire la société bourgeoise dans ses droits d’appropriation des richesses produites en Belgique. Le second consiste à « user » la N-VA, comme les grains entre les meules d’un moulin, dont Charles Michel serait le meunier ; de sorte que l’opinion nationaliste flamande reconsidérerait son adhésion à la N-VA, parti à ses yeux devenus plus capitaliste que nationaliste.
De ce point de vue, on peut penser que Michel junior a jeté le trouble en Flandre.
Cependant, de l’avis du citoyen francophone, le gouvernement Michel est un des plus mauvais que l’on ait eu du point de vue social.
Passons sur la perte de substance de plus en plus conséquente, tant du point de vue social que du point de vue pécuniaire de la classe laborieuse, elle n’est guère contestable.
C’est la politique d’usure de la N-VA qui est la plus délicate à négocier avec l’opinion wallonne. Elle consiste à placer le parti nationaliste flamand devant des responsabilités d’un État qu’il conteste. Pour lui faire avaler la potion, Charles Michel est obligé de suivre la N-VA en économie, dans ce qu’elle a de plus haïssable.
Le premier ministre y va aussi par dispositions naturelles. Michel est un homme profondément de droite et pas social pour un sou, malgré les roucoulades de son père à chaque occasion d’affirmer « le bon cœur » de la famille. Son tempérament s’accorde bien avec le calcul politique. Si au milieu de la législature, Bart De Wever donnait à ses troupes la consigne de se saborder au gouvernement fédéral, ce serait tout le plan de la droite active, royauté et industrie comprises qui serait par terre.
Un qui a compris le manège et est lui en concurrence directe avec la N-VA, c’est Alexandre De Croo.
Sa dernière proposition épidermique, faire évacuer par la troupe les réfugiés qui campent au Parc Maximilien devant l’Office des étrangers est du goût de l’égérie de Bart De Wever, Liesbeth Homans. Il prend la N-VA de court !
Par ailleurs, Yvan Mayeur a raison de souligner que « Mr. De Croo est ministre de la Coopération et du Développement. Si c’est comme ça qu’il traite les réfugiés... ».

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L’absence de mesures administratives d’urgence au secours des réfugiés est symptomatique de ce gouvernement qui traîne les pieds. Jusqu’à présent Michel s’est affranchi de l’opinion wallonne et bruxelloise, mais son petit jeu à ménager la chèvre et le chou ne tiendra pas jusqu’à la fin de la législature. Ou alors, il devra tomber le masque. Approuver l’extrême droite flamande, c’est se ramasser aux prochaines élections, puisqu’il puise sa légitimité chez les francophones. Entrer dans son rôle d’ouverture aux réfugiés et revoir les mesures contre les chômeurs, de même que les petites rapines dont les pensionnés sont les victimes et c’est Bart qui fait sortir ses pions du gouvernement avant de se représenter chez les pointus.
Les prochaines semaines vont être déterminantes pour ce gouvernement, dans une autre affaire, cette fois communautaire !
Lisbeth Homans, la ministre N-VA des Affaires intérieures au Régional flamand, a mis à exécution sa menace de dépêcher un commissaire de gouvernement dans la commune à facilités de Linkebeek pour vérifier si la présentation d'un candidat-bourgmestre a été valablement déposée.
Le MR Damien Thiéry a été élu bourgmestre faisant fonction de Linkebeek en 2007. Depuis les élections communales de 2012, le gouvernement flamand a déjà refusé par deux fois sa nomination au poste de bourgmestre de Linkebeek, majoritairement francophone.
Michel ira-t-il jusqu’à sacrifier un bourgmestre de son parti aux flamingants pour empêcher les ministres N-VA de sortir de la coalition ?
La politique de la méduse (transparence quasiment irréelle) sauvera-t-elle la Belgique, le fils de papa Louis, le trône et la Belgique franc-maçonne industrielle ?
On le saura vite.

12 septembre 2015

Trahison, indécence et sans-gêne.

La croissance est la tarte à la crème des mondialistes. Ils y greffent diverses théories, qui ont toutes un point commun : la croyance qu’il n’y a pas d’autres alternatives que le système économique en cours, admiré par l’ensemble de la classe politique, si l’on excepte l’extrême gauche.
Par contre, les philosophes et les naturalistes sont convaincus depuis toujours que la croissance, ne peut être éternelle, cette idée même d’éternité allant à rebours de la raison et de la nature.
À les entendre, la croissance est donc un élément passager dans le paysage économique. Personne ne sait au juste quelles seraient les fréquences de passage et surtout ce qui surviendrait dans les plus ou moins longs intervalles sans croissance, qu’on pourrait appeler des crises ou des stagnations prolongées. Comme par exemple celle que nous traversons.
Le cycle n’est donc pas régulé. Ce qui l’actionne est inconnu, sinon interprété de façon extravagante. Son mécanisme donne lieu à des disputes d’école.
À l’heure où l’on n’entend que « croissance » dans la bouche des hommes de pouvoir, ceux-ci tentent de nous persuader que la croissance règlera finalement les problèmes de la dette et du chômage, sans en être convaincus eux-mêmes ! Voilà bien les politiques pris au piège. Une relance de l’économie profiterait à leur réélection, puisqu’ils n’ont pas d’autre plan que celui-là pour se faire réélire. C’est donc la panacée du PS au MR : ramener la prospérité et le réembauchage grâce à la croissance !.
Une thèse agite le monde de l’économie, suffisamment argumentée pour être prise au sérieux : et si la stagnation était durable, voire séculaire ? Des économistes, avec des points de départ différents, se sont retrouvés d’accord sur des conclusions à peu de choses près identiques : la croissance mondiale sera faible, voire nulle, pendant longtemps.
La croissance rétablie aux États-Unis ne peut pas servir de référence aux autres pays, parce qu’elle n’est qu’un regain dû au gaz de schiste, au détriment d’une destruction des sous-sols qui oblitère l’avenir de la génération suivante. La croissance chinoise se dégonfle. L’Inde se replie sur elle-même et construit une barrière à la frontière du Bangladesh.
En Europe, à deux exceptions près, pas de croissance. On n’y peut compter que sur une avancée significative des découvertes et des technologies.
Que va-t-il rester de la tendance d’une social-démocratie qui abandonne le socialisme pour un centrisme libéral, en France comme en Belgique ? Si le PS ne peut rien offrir d’autres que l’austérité et le chômage à ses électeurs de gauche, à défaut de pêcher suffisamment des voix au centre et celles de gauche faisant défaut, il pourrait disparaître !
Comment aménager ce nouvel espace stagnant d’une économie qui n’en aurait plus que pour le capital et qui offrirait de moins en moins de chance au travail ?
À moins d’un bouleversement produit par ces forces contradictoires que sont la banque dominante et l’usine aléatoire, la conciliation des deux par un PS rallié au libéralisme absolu semble avoir fait long feu. Le temps n’est plus lointain où ce socialisme là devra faire un choix.

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Les grandes innovations du numérique sont à leurs débuts. C’est un changement majeur qui améliore les techniques, en diminue les coûts sans créer de croissance, comparée à celle qu’a connue le siècle précédent avec la machine à vapeur, le moteur à explosion et l’invention du téléphone, grands consommateurs de main-d’œuvre.
Les plus pessimistes pensent que nous sommes entrés dans une phase de déflation à durée illimitée. On le constate d’après les taux d’intérêt qui n’ont jamais été aussi bas qui ne permettent pas, malgré cela, à revigorer les entreprises. Mieux, les innovations par le numérique rationalisent les fonctionnements, maîtrisent à moindre coût les rythmes de production, donc font licencier plus qu’embaucher !
La croissance, dite endogène, qui génère le progrès technique, serait possible sans le facteur essentiel de l’économie libérale : le profit. Ce serait même le seul moyen de faire monter en puissance les solutions industrielles aux problèmes écologiques. Mais, il ne faut pas rêver : le riche est puissant, il préférera crever sur son tas d’or, plutôt que le convertir en un travail utile pour la planète et les hommes, il entraînera dans sa perte les partis de pouvoir, ralliés à sa cause. L’utilisation par nos illustres des termes société «postmoderne» ou «postindustrielle» ne prouvent qu’une chose, l’abus des mots pour une situation future dont ils n’ont aucune idée.
Quand on sait les difficultés de l’Europe à s’accorder sur l’asile des réfugiés des pays en guerre, alors qu’elle devrait être sans limite, on se demande comment la reconversion à une société postindustrielle qui doit justement laisser plus de place à l’humain est possible. La conférence de Paris fin d’année sur le climat procède de la même incapacité, redoublée en ce cas parce qu’il ne s’agit plus de l’Europe, mais du monde !
Alors, messieurs de la politique, détenteurs d’un messianique message ou non, un peu de retenue, s’il-vous-plaît. Cessez de prendre vos électeurs pour des imbéciles heureux.

11 septembre 2015

Question de principe.

Les gueulantes sur le social du Mouvement Réformateur, depuis que leur leader est chef du gouvernement flamando-belge, seront-elles encore longtemps acclamées par les pensionnés de ce fichu pays ?
N’y a-t-il pas une limite à l’excès de confiance à partir de laquelle cela devient du gâtisme ?
Si l’on en excepte les dignitaires du royaume touchés par l’âge et qui baignent dans le confortable, les fameuses mesures sociales de Charles et Louis acclamées à Pairi Daiza font pschhhhit !
Les 2 % de rabiot pour les plus misérables d’entre les pauvres pensionnés, le 1 % de « rattrapage pour les anciens retraités d’avant 95 – qu’entre parenthèse toucheront aussi les gros calibres – répandus au mégaphone, bramés comme les cerfs les jours d’accouplement, par le Bruce Willis de la politique de Bart, seront largement bouffés par la nouvelle TVA de l’électricité qui passe à 21 %, plus quelques bricoles, de-ci, de-là sur les accises et autres gisements, juste de quoi relancer le pot.
Faut-il encore rappeler les mille et une petites manières de fouiller dans les poches des plus pauvres ? Ce gouvernement est de la pire espèce, le genre qui donne peu d’un côté, pour reprendre beaucoup de l’autre. Et dire que la presse unanime ironisait sur le gouvernement kamikaze, il y a juste un an! Voilà qu’elle n’en dort plus de bonheur ! C’est louche, non ?
La politique se mène tambour battant comme une pub de poudre à lessiver. Les bébés de Séguéla déboulent dans nos chaumières. Ils savent comment vendre ce qu’ils ne veulent pour eux à aucun prix.
La fatuité d’un Bacquelaine pour mettre le « petit vieux » par terre et on aura fait le tour des nouveautés.
On reste stupéfait devant l’imposition de base des petits salaires et des petites pensions. Le public sait-il que le pensionné entre mille et mille deux cents euros le mois est déjà fiscalement ratiboisé de cent euros d’imposition tous les mois ? Autrement dit, on lui prélève chaque année un mois environ de pension, vérifiable facilement Tour du Midi !
Une mission de la vraie gauche : porter la bonne parole dans les homes. Pas dans les maisons de retraite à 2.000 tout compris, dans les mouroirs du CPAS, là où l’Administration rafle carrément les petites pensions pour assurer un dernier toit à la misère. Même eux doivent ristourner à l’État. Le va-et-vient du fric des pauvres est d’un grotesque !

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Compteraient-ils ces vampires, sur la faiblesse des personnes âgées physiquement et mentalement, pour qu’elles soient compréhensives à leur égard ?
L’emmerdant c’est que le cri poussé par l’injustice ne passe pas.
Qu’importe les plaisirs, dit le travailleur après le turbin, mais dans cette vie merdique il faut se délasser coûte que coûte et n’importe comment.
Ainsi va pensant l’électeur excédé « qui n’a rien à se reprocher ».
Voilà pourquoi, dirait Molière, votre fille est muette et que les « révoltés » le resteront à leur compte et à leurs corps défendant.
Nous sommes des emmerdeurs, autrement dit des populistes !
D’accord. À choisir son camp, je préfère m’adjoindre aux emmerdeurs qu’aux salauds.
C’est une façon de voir ?
Non. C’est une question de principe !

10 septembre 2015

Klérotèrion.

C’est lent à venir, mais ça vient : la représentation populaire par tirage au sort !
Ce n’est pas une idée neuve, elle est même très ancienne.
Athènes quatre siècles avant JC et 2400 ans avant Benoît Poelvoorde (Dieu bis) avait inventé le Klérotèrion (κληρωτήριον), visible au musée d’Athènes. C’est une machine à tirage au sort utilisée dans la démocratie athénienne antique pour choisir les jurés parmi les citoyens athéniens. Cet instrument témoigne ainsi d'une implication effective des citoyens aux affaires de la Cité. Dans la première démocratie connue, la démocratie athénienne, le tirage au sort était prépondérant pour toutes les institutions exécutives et juridiques. Il est resté quelques écrits (apocryphes ?) d’Aristote à ce sujet. Plus tardivement, la Suisse et l’Italie ont étendu ce système à la représentation populaire, abandonné de nos jours. En politique et en droit, le tirage au sort permet de désigner des mandataires par le hasard parmi un ensemble de candidats ou parmi l'ensemble des membres d'un groupe.
Il me semble avoir consacré quelques lignes dans une chronique précédente, tant il est vrai que le tirage au sort des décideurs est considéré par des politologues sérieux, comme un acte capable de rendre de la force à une démocratie en perte de vitesse.
Tout ce préambule pour rendre hommage (une fois de temps à autre n’est pas de la flagornerie) à Laurette Onkelinx qui a remis l’idée sur le tapis, pour la simple raison qu’il ne faut pas être un grand clerc pour s’apercevoir que le système est verrouillé et que la population se détourne du spectacle qu’il offre. Évidemment les médias y aident par l’insistance à nous exposer les « grosses » pointures qui rabâchent leurs leçons à longueur d’année.
Madame Onkelinx propose de transformer le Sénat en une assemblée où siégeraient des politiques, mais aussi, « pour une large part, la moitié des élus au moins, des citoyens, sur la base d’un tirage au sort dans la population ». C’est timide, pas encore tout à fait ça, mais c’est un début.
Reste à savoir si les principaux intéressés, les sénateurs, sont prêts à se tirer une balle dans le pied. Et tout le drame est là ! Comment convaincre un aréopage omnipotent de se démettre sous prétexte de démocratie, alors que ses membres se croient de parfaits démocrates, et peut-être le sont-ils pour la plupart ? Il faudrait pour cela qu’ils soient convaincus qu’ils sont au sommet d’une machine qui ne fonctionne plus et qu’ils font de la démocratie en circuit et à guichet fermé.
Convaincre de cela Christine Defraigne, Armand De Decker ou encore Alain Desthexe, c’est impossible.

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Les gens intégrés dès leur sortie des écoles dans la politique à titre représentatif ou administratif font valoir des arguments aussi anciens que l’idée. Comment établir des Commissions regroupant des compétences adéquates par tirage au sort, sans faire déjà de l’élitisme en appelant à élire dans des professions spécifiques, sachant qu’il y a dans la foule anonyme des citoyens aussi compétents sans diplômes, mais aussi des abrutis incultes ? Idem sur la question élective proprement dite de représentation. Faudra-t-il produire un certificat de mœurs, une carte de patriote ou subir un examen oral, avant d’être éligible ?
Si l’on veut avancer dans l’idée de rendre la politique au peuple, il serait raisonnable à tout le moins que le citoyen fasse acte de candidature pour le tirage au sort en envoyant quelque part une lettre de présentation, qu’il certifierait écrite de sa main et pensée par lui.
Enfin, un grand merci à Madame Onkelinx d’y avoir pensé.

9 septembre 2015

Le MR tellement en avance…

…que le futur, c’est déjà du passé !

Les esprits critiques ont compris le côté pernicieux du système économique, le fondement même de son succès et la source de sa perte. Le principe est transparent : la vente par la flatterie des instincts et une entrée en jouissance immédiate.
Un exemple simple, celui d’un gourmand qui peut manger autant de cornets de crème glacée qu’il veut, pour tout autant qu’il ait les ressources financières correspondantes à son appétit. Il n’a pas les moyens de se ruer chez un glacier tous les jours ? Si après avoir pesé le pour et le contre, on trouvait qu’il rembourserait un prêt, plus un petit supplément pour le risque, on lui délivrera de nouveaux moyens pour satisfaire son vice préféré.
Ce système peut paraître idéal. L’être raisonnable saura mesurer son appétit selon ses besoins (ce qui est faux dans 80 % des cas). Ce moyen donne à chacun la liberté de consommer s’il le souhaite.
Sauf, s’il n’avait pas de quoi payer sa consommation, après l’avis d’un banquier qui mesurerait le risque trop élevé.
On peut étendre ce simple principe d’achat et de vente à la physionomie des centres villes où l’on ne voit plus que des magasins de mode et de chaussures, le reste étant concentré dans des supermarchés des zonings périphériques. Ici, c’est le vendeur du produit qui est confronté aux mêmes principes que son client. Les fringues et les godasses sont les deux seuls articles sur lesquels les marges, parfois énormes (2/3 du prix de vente), permettent de payer les loyers exorbitants et les pas de porte inaccessibles. Ce n’est pas dans les moyens de ceux qui vendent des clous ou des poissons dans un lieu de « proximité », d’où disparition des autres commerces.
Cette économie peut fonctionner cahin-caha et à peu près, sans trop regarder à l’éthique de la vie en communauté des citoyens, quand l’activité est soutenue, qu’un pouvoir d’achat persiste même chez les plus précaires et que les perspectives rendent les acheteurs et les vendeurs optimistes.
Ça dérape quand l’offre est toujours aussi abondante, mais le client beaucoup moins.
C’est le cas ces temps-ci.
Les gugusses qui ont bâfré à Pairi Daiza sont bien trop superficiels et, dans le fond, trop imbus d’eux-mêmes, pour avoir réfléchi que ce système est obsolète et qu’il est urgent de trouver autre chose.
Ils ne sont pas les seuls, du reste, en piste dans le Circus libéral, les socialistes n’y sont pas mauvais non plus.

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Dernière ligne droite et derniers feux de Bengale de cette société finissante, malgré les drames internes et externes, nos libéraux réformateurs (en fait ils n’ont jamais rien réformé) ont une nouvelle formule. Ils nous intiment l’ordre d’être heureux ! D’après eux nous sommes moroses, parce que nous ne sommes pas optimistes. La crise n’existe que parce que nous croyons qu’elle est là. Imaginons qu’elle n’y soit pas et le tour est joué. Nous redevenons heureux, aussi pauvres qu’avant, mais heureux ! Formidable, non ?
Cela s’appelle décerveler le public. Il faut à tout prix que les derniers résistants ne réfléchissent plus !
Ainsi, dans une société d’idiots heureux qui n’ont rien à cacher, qui admirent ceux qui leur « donnent » du travail, qui sont contents de leurs dirigeants, la démocratie retrouvera le lustre qu’elle a perdu (pour autant qu’elle en ait jamais eu un).
Place au roman populaire nouvelle formule. Ils sont jeunes, ils sont beaux, mais ils leur manquent quelque chose quand ils font l’amour : la satisfaction d’être dans un pays merveilleux, entourés de gens courageux et bons. À la fin du « feel good book » tout s’arrangera, évidemment, et les disputes tourneront désormais sur la grandeur du drapeau à acheter au « good market », pour la fête nationale ! Ils ont compris que les vicissitudes de la vie se dimensionnent au degré d’optimisme. Dans ces livres magiques de recettes, on le sait dès l’incipit.
Ils ont découvert la nouvelle recette du bonheur. Et grâce à qui ? Saint Séguéla, l’homme qui persuade l’achat de ce dont on n’a pas besoin.
Vu son grand âge, il est question de prier Séguéla de mourir à l’étranger, avec le plus de discrétion possible. Le personnage représente tellement la réussite, le savoir-faire et le bonheur, qu’on lui a dit plusieurs fois de mettre une perruque quand il se produit en public, son image dégradée par le poids des ans pourrait faire préjudice à la vente du bonheur. S’il venait à mourir, des audacieux négocieraient son image sur son lit de mort à Gala ou à Fortunes ! La gueule des lecteurs à cette vue !
Dupont de Ligonnès est le parfait exemple pour tous les publicistes. L’assassin présumé de toute sa famille a disparu. On ne sait s’il est mort ou vif !
C’est un peu de cela que Louis Michel a parlé à Pairi Daiza, mais en métaphores, ellipses, soupirs, litotes et discrets renvois. Si bien que Chastel n’a rien compris. Il est encore si jeune, que le vieux est presque triste de l’entuber si facilement.

8 septembre 2015

Méfiez-vous d’eux !

Nul ne peut nier que le monde du travail subit un sacré revers dans ce pays. La situation politique est loin d’être limpide : déséquilibre au Fédéral entre les représentations flamande et francophone, avec Bart De Wever en belle-mère du gouvernement ! La situation économique, n’en parlons pas : chômeurs radiés, pensionnés misérables… croissance quasiment nulle. Seule consolation : les prises de bénéfice et les bonus des directions.
Et pourtant lorsqu’on entend les soupirs d’aise des MR à Pairi Daiza !
Les fans du feuilleton de la famille Michel font semblant que tout ce qui arrive est inéluctable, que ce n’est pas de la faute des dirigeants actuels. Certains prétendent même que c’est Di Rupo qui a mis les finances en piteux état. Heureusement qu’on a relevé la TVA. Enfin un impôt que les pauvres acquittent à 90 %.
Il m’arrive parfois, devant les bruyantes agapes de ces repus satisfaits, de me demander si le décalage entre les raisons de s’alarmer et leur joie de vivre existait vraiment. Si ce n’était pas un fantasme causé par mon manque de discernement ?
Les MR à Pairi Daiza donnent l’image du Belge moyen en train de basculer dans la satisfaction de soi. Le monde bourgeois gagne du terrain. Ils n’auraient quand même pas le culot de s’en mettre plein la tronche à l’heure des réfugiés et des sans abris ! Je dois mal lire les journaux ?
Le plus troublant, ils ne sont pas les seuls. Les redondants prétentieux, avocats de métier, qui squattent les premières places du parti socialiste et sans doute des autres partis francophones, ont déserté en masse les assemblées d’indignés et les cafés où se rêvaient d’autres destins que la médiocrité commerçante du libéralisme haussmannien. Ils ont rejoint les Pairidaizistes, comme tous ceux qui n’ayant pas de bilan à présenter aux prochaines élections, font dans le contentement.
Voilà le mot de l’histoire : nous retournons à la société de Napoléon III, avec Badinguet premier ministre, pas encore président.
Seule chose rassurante, c’est d’entendre Louis Michel tresser des couronnes à Olivier Chastel. Ces deux là réunis, il n’est pas possible que leur vision de la morale soit la bonne ! Là, je retrouve « raison garder ».
Ils ne voient pas la grande fracture qui sépare deux mondes que tout oppose, une infime minorité ayant les moyens financiers et l’intelligence du cabaretier qui sait retenir la clientèle, et les autres, clients ou non.
Non, mille fois non, ce pays n’est pas démocratique, il n’en porte que l’habit et le semblant. L’égalité des chances n’y existe pas. Certains ont tout au départ, une maison agréable des parents instruits et imbus d’une culture libérale. Toute la parentèle a un sentiment de légitimité. Il leur semble que c’est normal qu’on bosse pour eux et que des lampistes de la presse caressent leur prostate par leur trou du cul parfumé aux essences des bois. Le mythe de la réussite personnelle n’est qu’une figure de style. La majeure partie des Belges travaillent dur pour n’arriver à rien. Ils le savent, mais c’est leur grand secret. C’est tabou à Pairi Daiza ou ailleurs.

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Trop peu d’économistes se penchent sur les inégalités de départ qui déterminent tout le reste. Le sujet n’intéresse pas le monde établi et on comprend pourquoi. Les courageux de la discipline vivent en marge et des journalistes comme Gerlache les traitent de populistes. On s’aperçoit même qu’à l’accroissement des inégalités, ces économistes deviennent de vrais parias.
La politique de croissance n’est pas le remède ni a la pauvreté, ni aux inégalités.
La taille du gâteau à partager n’a aucune influence sur la réduction de la pauvreté et des inégalités.
Je crois comme Stiglitz que s’il y avait moins d’inégalité, nous serions tous en meilleure posture.
Et par commencer les inégalités des salaires du domaine politique, par rapport à la grande masse des contribuables, touchent directement la démocratie. Plus nous resserrerons les liens entre les citoyens, mieux se portera la démocratie.
Le modèle économique actuel va dans le sens opposé.
C’est un axiome : l’inégalité économique produit davantage d’inégalité politique.
Nous y voilà, les représentants de la majorité des citoyens ne traduisent pas par des actes, les promesses qu’ils ont faites pour être élus.
La foule de Pairi-Daiza n’en avait pas conscience dimanche dernier. Elle était sous le charme des enchanteurs. Non, votre Errol Flynn n’est pas Robin des Bois. Il ne combat pas pour le peuple. Et son père n’est pas l’incarnation de Mélusine, mais de Carabosse.
Eux s’en tirent toujours, mais nous ? Par quoi les remplacer quand ils auront tout saccagé ? L’abaissement est général. La culture est par terre. Il faut dire que Laanan avait commencé la démolition.
J’en arrive à me demander s’il faut encore considérer Charles Michel comme une personne normale !
Et dans la presse, rien que des interviews à la con à Pairi Daiza, personne n’a demandé aux orangs outans ce qu’ils en pensaient !

7 septembre 2015

Une télévision pour les nuls, par les nuls !

Match d’audience de la rentrée entre « Les décodeurs » RTBF et « C’est pas tous les jours dimanche » RTL. Titre bien mal choisi pour cette dernière station, quand on sait que l’on peut accoler « heureusement » à cet à-peu-près grammatical (1).
On nous avait dit des deux côtés avec des airs mystérieux : changement de décors, changement de présentateurs, nouvelles formules pour les dimanches midis à la RTBF et à RTL. Bon, d’accord des effets d’ampoules et des trompe-l’œil différents de part et d’autre, mais en gros, pas de nouvelles têtes malgré quelques disparitions, le studio toujours aussi rikiki, etc. Madame Dominique Demoulin, disparue à RTL, mais plus longue prestation de son compagnon, le dessinateur Kroll à la RTBF, ceci compense cela. Exit Emmanuelle Praet, ce qui n’est pas si mal, quoiqu’elle était quand même la représentante de la bourgeoisie la plus butée qui fait florès dans les gazettes et, à ce titre, elle donnait une large idée de la politique belge au pouvoir, qui est en réalité celle du pire, parce que la plus sotte et la plus convenue. Que les électeurs du MR se rassurent, ils la reverront bien assez tôt dans une autre émission.
Une bonne entrée tout de même, celle de la rafraîchissante Florence Hainaut sur le plateau silurien de la RTBF. Quant aux autres… Gerlache le décodeur, dommage que ce ne soit pas le déconneur. Par sa seule présence, c’est le seul animateur qui peut flanquer le bourdon à n’importe quel téléspectateur du dimanche midi. Avec lui, à une heure aussi matinale, on a envie d’aller se recoucher !
Côté RTL, Christophe Deborsu ne fait pas le poids. C’est un faux comique, dont le nom fait trop classe moyenne pour être trop mordant ailleurs que dans les produits de consommation. Il a le physique du vendeur de bagnoles qui va vous mettre une boîte. Et c’est ce qu’il fait pour une prestation très moyenne.

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Dans les jours qui vont venir, cela ne fait pas un pli, on va agiter les statistiques d’audience et consulter en sous-main les « spécialistes » de l’audiovisuel. Rassurez-vous, ils ne sont ni plus futés, ni plus pertinents que vous et moi. La seule différence, tient dans le fait qu’ils en ont fait un métier.
Là, il n’y aura pas photo, ce sera RTL qui va battre la RTBF, non pas que la chaîne privée fait mieux que l’autre, au contraire, mais parce qu’en invitant des vedettes politiques et des vedettes du showbiz, elle est davantage racoleuse et tant qu’à faire, quand on se lève le dimanche avec la journée devant soi, il vaut mieux contempler le visage agréable de Nawel Madani que celui de Gerlache. Il est vrai que « c’est pas tous les jours dimanche » aurait dû éviter « c’est pas tous les jours Reynders », le choc du déjà vu a quand même été amorti par Vrebos après le journal en mettant sur l’autre plateau de la balance, à seule fin de faire équilibre, un autre illustre déjà vu, Elio Di Rupo.
Le seul épisode drôle sur RTL, à part la panne d’images devant illustrer le texte d’Alain Raviart, tient dans l’erreur de calcul de Didier Reynders qui après avoir débiné les normaliens profs de français, s’est montré nul… en mathématique à propos de la séquence réfugiés, à propos de laquelle pour le grand homme d’État que personne nous envie, 1 % de 500 millions d’habitants de l’UE, cela fait un million de réfugiés. Non, cher maître délicat lecteur de romans, mais piètre mathématicien, 1 millions de réfugiés font 0,2 %.
Alors du « Décodeur » à « C’est pas tous les jours dimanche », il n’y a pas de quoi déplacer les montagnes.
Je convie ces essayistes maladroits d’aller voir Caroline Roux sur TV5 France (l’invité était Mélenchon, une autre pointure, il est vrai, que nos besogneux de la chose publique) pour y apprendre ce qu’est vraiment le métier de journaliste, puis, de compléter en semaine leur formation par l’écoute de « C à dire » avec Yves Calvi aux manettes.
J’en excepte encore une fois Florence Hainaut de la RTBF qui, si elle n’était pas muselée par les ronds-de-cuir de la télévision publique, pourrait ajouter à la fraîcheur du ton, une impertinente liberté qui manque à cette société tellement compassée. On sent que madame Hainaut se retient, peur sans doute de se faire haïr des autres. C’est dommage.
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1. Les profs de français « attrapés » par nos puits de science auraient pu rectifier par « Ce n’est pas tous les jours dimanche ».

6 septembre 2015

L’interview fil-à-plomb.

On ne sait si c’est le charme qui opère ou si c’est un sort jeté aux noms des équerres et compas maçons de Belgique, mais après l’interview de Didier Reynders, par ces dames du Soir en pâmoison, la Dernière Heure et La Libre Belgique répliquent avec l’interview de Louis Michel !
Est-ce une nouvelle ère, une coïncidence ? Ils s’y sont mis à deux aussi, François Brabant et Frédéric Chardon, pour cerner le personnage. Reste à « faire » Olivier Chastel, l’étoile montante, pour le tour complet des grandes destinées ! L’intervieweur sera Vers l’avenir, sans doute.
Revenons à François et Frédéric. Tout commence par un conte pour enfants qui aiment avoir peur « Tapi dans son bureau, au neuvième étage du Parlement européen, entouré de boucliers burundais et autres souvenirs d’Afrique, Louis Michel n’a guère changé (1). »
Tout de suite, les futurs prix Pulitzer exhibent la carte de visite de l’illustre « L’ancien commissaire européen, ministre des Affaires étrangères et président du MR reste la bête politique qui a affolé les débats belgo-belges pendant trois décennies. Au cours de l’entretien, il passera des rires (tonitruants) aux larmes (discrètes), de la colère sincère au clin d’œil complice. Alors que les militants libéraux se rassemblent ce week-end, le Jodoignois évoque l’identité du MR, et l’émotion qui l’a submergé lorsque son fils Charles est devenu Premier ministre. »
Inutile d’aller plus loin. La suite n’est que redites et ronds de jambe.
En réalité, le Vieux a chambré les deux caves et leur a fait le numéro qu’il fait depuis plus de trente ans et qui séduisit Jean Gol, au point qu’en quelques semaines, Loulou passa de cireur de pompes à porteur d’attaché-case, déjà en compétition avec Didier Reynders pour saisir en premier la poignée de l’objet.
C’est de l’histoire ancienne que Lou l’Africain n’aime pas qu’on rappelle.
On apprend aussi que les Libéraux se doivent de se faire voir dimanche prochain à Pairi-Daiza, histoire de faire la cour à la famille Michel, les enfants plus Chastel, le fils adoptif, Loulou flattant un panda et serrant les mains.
La question est : Didier Reynders ira-t-il traîner ses grolles à Pairi etc. ? C’est quand même lui le « refait » dans la saga des ambitions montantes jodoigno-libérale.
À propos de Didjé, une anecdote. Aujourd’hui, à Luxembourg à la photo de famille des ministres des affaires étrangères de l’UE, d’abord on voit Reynders sur la troisième marche du grand escalier. On ne sait pas comment, mais à la photo, au moment où le petit oiseau va sortir, il est au premier rang ! Ça rappelle la technique de Sarko au grand défilé des chefs d’État après la tuerie à Charlie Hebdo. Pour faire complet, le grand homme doit être un bon slalomeur !

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Qu’on le sache donc, bonnes gens « Ce dimanche, le MR organise ses rencontres estivales au parc Pairi Daiza. Plus de 10 000 personnes sont inscrites. Du jamais vu, dit-on au siège du MR. ». C’est tout juste si nos artistes de la Libre et de la Dernière ne donnent pas l’horaire des trains et bus pour ce zoo qui accueillera la faune MR d’un jour, le temps d’enrichir les collections un dimanche.
C’est pas tout d’ironiser facile sur ces libéraux que la Belgique adore, encore faut-il savoir ce que le vieux a bonni de bouteillons à ces jeunes plumes. Il s’est vanté d’avoir mobilisé 10.000 fans au Heysel en 1980. Michel junior ne peut pas faire en-dessous de 10.000 à Pairi-Daiza. Puisque Loulou y sera.
Le reste de la panade est un service aux abonnés, soupe comprise.
On peut encore y lire que Chastel est un président remarquable. Sa conception du libéralisme convient tout à fait au grand homme. Le libéralisme est un humanisme et n’a rien à voir avec le capitalisme qui n’est qu’une technique. Etc. Loulou en plein délire onirique entre francs-maçons, conclut, devant les deux autres, bouche bée « J’aime la densité éthique d’Olivier Chastel, je sens ça chez lui, c’est une chose qui lui est chevillée au corps. »
Pauvre gazette ! pauvre Belgique ! Avec ce papier là, si nos lascars avaient été commis pour ce travail au New-York Times, jamais on ne l'aurait publié, comme on n’aurait jamais plus entendu parler de ces deux « grands reporters », descendus grouillots au service expédition, vite fait.
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1. NDLR de RIII : on imagine que les cadeaux plus sérieux ont été rapatriés au domicile de Loulou l’Africain et que seuls les objets de pacotille sont restés au neuvième de l’immeuble de l’Europe et qu’ils ne valent pas un clou au marché du Sablon.

5 septembre 2015

Rien n’est réglé !

La realpolitik et le système économique libéral bien implanté, n’est-ce pas un peu trop demander aux électeurs, même accablés d’impôts et victimes d’une constante injustice, d’envoyer au diable les politiciens qui se prévalent de la politique antisociale actuelle ? La reddition d’Alexis Tsipras à l’Europe a été le signal d’un certain découragement à la gauche de la gauche. La désinvolture avec laquelle le citoyen s’informe conjuguée à la mauvaise foi des informateurs font que les enjeux sont devenus incompréhensibles. Les autorités ont une longueur d’avance pour falsifier décors et programmes, les acteurs du premier cercle ont toujours raison. C’est ce qu’écrivent les journaux et ce qu’ils montrent à la télévision. Le public en est, hélas, convaincu !
Avec les événements qui se précipitent au Moyen-Orient, la guerre imminente n’a jamais été une période idéale pour recouvrer la raison en redonnant la priorité au travail et du sens à l’humain.
Est-ce le moment de remettre en cause la démocratie, aussi défaillante soit-elle, alors que la barbarie est à nos portes ?
Ce sont toutes ses raisons qui font qu’aujourd’hui l’espoir que suscitait une nouvelle gauche est en déshérence. Les gens modestes qui ont gagné les rangs de la droite, voire de l’extrême droite, le parti socialiste glissant vers le gros des électeurs qui se déplacent au centre droit, voilà qui remet aux calendes les espoirs d’une reprise en mains par le peuple, dans une démocratie débarrassée des manieurs d’argent.
Ce n’est même plus une victoire de la gauche que le probable recul du PS et du CDH aux prochaines élections. Le MR et son épouvantable triumvirat Michel, Reynders, Chastel auraient des chances d’en être les bénéficiaires !
Tsipras pose indirectement une question. un système qui ne fonctionne pas, un euro qui est plus un carcan, qu’une soupape de sécurité, une dette dont les intérêts accablent tout un peuple sans espoir de s’en sortir… et accepter le diktat de madame Merkel, le Grec a mis en évidence qu’un débat sur la démocratie au sein d’une Europe ainsi bétonnée est impossible.
L’extrême gauche en est réduite à chercher sa survie, sans ajouter une guerre civile à la guerre future au sein du monde musulman. Du reste, elle ne le peut pas faute de faire descendre les mécontents dans la rue. Parce que s’il y a de plus en plus de râleurs, il y a de moins en moins de citoyens qui mettent un nom sur le mal vivre, qui ne s’en expliquent pas la cause et, même mieux, qui pensent que Charles Michel fait de son mieux et est, quelque part, lui aussi victime de la crise ! Ce qui est un manque total de discernement.
Voilà qui promet des lendemains qui déchantent.

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Comment, sans presque aucun moyen, avec une population résignée et plutôt tournée vers un avenir guerriers plein d’incertitudes, convaincre que ce système est pervers, que son mondialisme est une imposture et que sous prétexte d’écologie, demain, on sera taxé davantage, alors que la destruction de la planète ne s’arrêtera pas ?
Il faudrait que la presse renie ses propriétaires, qu’Internet explose en protestations plutôt qu’en vente d’objets les plus divers, que les parlementaires fassent leur boulot, que les amuseurs publics retrouvent la plume des pamphlétaires de jadis et que les éditeurs éditent les écrivains du peuple, comme on l’entendait du temps de Panaït Istrati et d’Henry Poulaille, écrivains inconnus aujourd’hui dans les lectures populaires, qu’on lisait couramment dans l’entre-deux guerres recommandés par les Instits de la Communale qui n’étaient pas encore les profs de rien de miss Milquet.
On voit bien tout ce qui a été perdu. Les espoirs, les programmes, les projets, sont encore là, mais enfermés dans des boîtes d’archives tenues par des conservateurs de la mémoire ouvrière, si bien qu’ils peuvent tout aussi bien renaître ou disparaître.
L’étonnant, c’est que tous les grands sujets demeurent, qu’ils ne sont pas réglés et que les coquins au pouvoir hier, sont les coquins du pouvoir d’aujourd’hui !

4 septembre 2015

Taïaut…

Cette image bouleversante de ce petit enfant syrien rejeté par la mer sur une plage turque, victime du naufrage d’un gonflable, a fait le tour du monde.
Pourquoi cette image, alors qu’il y en a des milliers d’autres tout aussi bouleversantes, depuis la photo de cette fillette vietnamienne courant nue sur une route, brûlée sur tout le corps par du napalm américain ?
Outre l’émotion, le choc de voir des innocents anéantis par la guerre des adultes, la question est de savoir pourquoi la presse internationale s’est décidée à publier cette photo de l’enfant noyé, plutôt qu’une autre plus ancienne de quinze jours ou de quinze mois ou même celle du 8 juin 1972 prise au Vietnam, qui avait servi à discréditer l’intervention américaine ?
De grands reporters, depuis la guerre d’Irak par Bush, ont déversé dans les rédactions des centaines de photos tout aussi bouleversantes, les propriétaires des gazettes les ont « oubliées», évitant ainsi une émotion générale et une prise de conscience. Pourquoi aujourd’hui ?
Toutes les suppositions sont permises.
Les journaux ont-ils suivi l’opinion des surfeurs sur twitter pour des raisons commerciales ou bien se sont-ils décidés à favoriser une attitude plus guerrière, devant la progression de Daech et l’inertie « souhaitée » de l’Arabie saoudite à ses alliés occidentaux ?
On sait qu’agir en faveur de nobles causes n’est pas le fort des journaux belges.
Devant l’ogre, les grandes consciences se sont-elles réveillées, après les silences du gouvernement Michel ?
On l’espère. Mais ce n’est pas sûr.
Prudente, la presse belge n’a pas publié la photo d’un coup de tête, les rédactions sont allées voir ailleurs et, à part la France, tous les pays occidentaux ont sorti l’image en même temps, certains de façon tronquée, d’autres en plan large. On aurait dit que la presse s’était donné le mot à la suite d’un mystérieux feu vert !
Reste le rapport des politicards avec le totalitarisme islamique. Là-dessus, prudent, notre ministre des affaires étrangères ne s’est pas prononcé, notez que Béatrice Delvaux et Martine Dubuisson ne l’ont pas interviewé pour ça. Hurbain n’aurait pas permis.
C’est que ce petit monde s’affaire à bien séparer les fanatiques, des religieux « ordinaires » de l’islam. Leur obsession, c’est d’éluder toute révélation des liens entre Daech et la religion islamique. Il ne faut surtout pas amalgamer la foi et les assassins, comme si ces derniers pratiquaient une autre religion que nos paisibles musulmans! Sauf que, de temps à autre, un jeune se lève de son sajada et glisse discrètement vers la Turquie pour se familiariser avec la kalachnikov et nous revenir transformé. Certes la famille pleure, les vieux lèvent les bras au ciel, mais le résultat est là.
« C’est pas Allah qui l’a voulu » ! Soit, mais alors, il existerait deux Allah, un pour amuser le tapis (c’est le cas de le dire) et l’autre pour profiter de notre distraction.

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Depuis l’invasion de l’Irak par Bush en 2003, l’Occident n’a fait qu’accumuler les erreurs, la déposition de Kadhafi et l’attente de celle de Bachar el-Assad qui tarde trop, la pagaille de nos interventions, principalement américaines, sans une politique de suivi et alimentées par le profond ressentiment du monde arabe à l’encontre de l’implantation des Juifs en Palestine depuis plus de soixante ans, ont abouti à ce désastre à têtes multiples et, les dominant toutes, ce nouvel État islamique qui se renforce de nos faiblesses et se flatte de convertir « nos » propres musulmans au radicalisme religieux.
Ce n’est pas tout de s’apitoyer sur la photo d’un enfant noyé, encore faut-il agir pour qu’il n’y en ait plus d’autres. L’Europe n’a pas d’armée constituée. L’OTAN n’est qu’au service du dollar. Jadis pourtant, grâce à la réprobation générale du régime d’Adolphe, les Nations se sont entendues pour couper le sifflet aux adolphins.
Si nous ne sommes bons qu’à verser des larmes et nous attendrir, autant faire acte d’allégeance à Daech et envoyer nos illustres à Abou Bakr al-Baghdadi pour qu’il leur fasse trancher le cou. Peut-être alors, bien reconvertis au prophète et à son dieu, les hommes enturbannés à l’extrême et les femmes en hidjab de préférence à la burqa, aurons-nous une chance d’échapper au sabre vengeur d’Allah pour les uns et la bite du guerrier échauffée par la violence des combats pour les unes.
Si c’est à ça que se résume l’avenir du système libéral qui nous accable de ses conseils en nous faisant les poches, autant vaut le dire tout de suite.
Jadis, le baron médiéval devait être aussi intransigeant qu’un banquier bruxellois et son prévôt devait avoir la tête de Charles Michel, il rançonnait le peuple, comme aujourd’hui, mais il se jetait à la tête de ses sbires pour défendre les serfs de son domaine. Il mettait ses féaux à la tête de la gueusaille de la terre de noble tenure, pour s’en aller pourfendre le Sarrasin (1).
Si on croit pouvoir arrêter son successeur en se postant à Roncevaux…
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1. Je n'ai pas confondu Vascon et Sarrasin, c'est tout simplement que Roncevaux est à la frontière de la France, tandis que Poitiers...

3 septembre 2015

L’exode, comme en Quarante !

Les infos : « Le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration Theo Francken refuse de faire enregistrer plus de 250 demandes d’asile par jour, malgré les files qui s’allongent devant l’Office des étrangers à Bruxelles, a-t-on indiqué mercredi sur Radio 1 (VRT). »
Ce Francken est bien de la N-VA dont le chef de bande déclare « «Un réfugié qui reçoit une indemnité, c’est difficilement explicable».
Vit-on jamais chose pareille ?
C’est comme si on était au bord de l’océan à recueillir des naufragés et que le chef d’équipe dirait à ses hommes « vous en ramassez jusqu’à midi, après on casse la croûte » !
Pourquoi ce type réglemente-t-il ainsi les appels au secours de nos semblables ? Mais parce qu’il ménage la chèvre et le chou, l’opinion raciste et flamingante propre aux ultras de la N-VA dont Bart De Wever sut si bien en siphonner au Vlaams Belang ne pourrait en supporter plus, tandis que ceux qui ont le cœur sur la main resteront sur leur faim, en se disant que ce n’est pas grand-chose, mais c’est tout de même un geste. Tout cela bien préparé pour que les journaux ne s’indignent pas trop et que ceux qui glandent sur les trottoirs, sous la pluie pour s’en aller dormir là où ils le peuvent avec femmes et enfants, se découragent et fuient un pays aussi peu hospitalier.
Si nous avions des dirigeants à la hauteur, ils tiendraient un discours inverse à celui qu’ils nous servent sous prétexte de refléter l’opinion, sous-entendant par là que le Belge est raciste et veule, au lieu de privilégier ce fond d’humanité que nous possédons tous. Ils retrousseraient leurs manches en appelant à l’aide une population dont je suis persuadé que les trois quarts répondraient « présent », comme en Allemagne !
Ainsi, la Belgique vient encore de s’illustrer à l’égal de la Hongrie sur l’accueil réservé à ceux qui fuient les guerres ! Chez nous, on enregistre, classe, administre et judiciairement fiche à raison de 250 cas de réfugiés, les jours ouvrables seulement, que l’excédent piétine ou, mieux, aille se faire enregistrer ailleurs !
À raison de moins de 200 jours ouvrables, cela fait à peu près 50.000 personnes sur un an, pour une population de 12 millions d’habitants, nos édiles ont fait davantage pour le regroupement familial des seuls émigrés du Maghreb et de Turquie, dont la plupart n’étaient pas dans l’obligation de fuir leur pays, mais dans une situation de convenance. Faut-il penser que cette « générosité » n’était due qu’à l’entregent des édiles publics belges originaires de ces pays ?
Est-ce que le calcul et la politique doivent être dans tous les coups ? Ne peut-on pas, à certains moments qui ressemblent à notre exode massif en 1940 vers la France, abandonner le côté sordide de la démocratie élective, pour ne voir que nos semblables en mauvaise posture et les secourir de n’importe quelle manière, sans à priori et sans calcul !

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Va-t-on cesser de monter en tête d’épingle quelques réfugiés « propres sur eux », attendrissant avec leurs enfants sur les bras et sauvés par le secours catholique parce qu’ils sont chrétiens, même si cela réjouit le cœur de tout le monde de les voir revivre dans de bonnes conditions ? Tout cela pour que les gazetiers admirent les gens sans scrupule qui nous dirigent, ainsi complices de leur double jeu ?
Venir en aide à son prochain n’est pas une affaire sélective et classificatoire. C’est d’ouvrir les bras et d’accueillir tout le monde et surtout pas d’en prélever 250 par jour, comme si ces malheureux étaient des objets qu’on range et dérange à volonté.
Un dernier argument de « précaution » et qui cache son pesant de racisme trouble, est de dire que parmi ceux qui viennent sonner à notre porte, se cachent d’affreux assassins de Daech.
Que je sache, le contingent de voyous et de salafistes qui tente de semer la mort et le trouble en Belgique, est composé de toute évidence de Belges installés sur notre territoire depuis une ou deux générations. Daech n’a pas intérêt à nous faire détester les demandeurs d’asile, la droite s'en charge ! Les assassins sont bien trop heureux de nous montrer racistes et exclusifs comme les Hongrois, pour rallier à leur cause les populations qu’ils terrorisent sur place, sous les effets de leur propagande.
Enfin, les racistes obtus auront peine à le croire, mais les réfugiés qui nous arrivent nous offre une chance énorme de faire repartir le travail et l’industrie. Ce ne sont pas que des illettrés et des paysans obtus et religieux qui nous arrivent, mais souvent des gens cultivés, possédant des diplômes divers et capables de vite s’adapter.
Ce qui est incroyable pour la N-VA, le CD&V et aussi le MR, est vrai pour les économistes de talent et les intellectuels dont ce régime se fout, notre chance de rebondir est d’ouvrir le pays à ces errants perdus. Outre le devoir d’humanité, nous ne le regretterons pas.

2 septembre 2015

Il arrive qu’un pape ait raison !

Tous les historiens de l’époque contemporaine le confirment, le bourgeois qui caractérise les années 1900 reste très semblable à ses arrières petits enfants, sauf que ces derniers se sont débarrassés de la couverture de la religion catholique, pour se consacrer à l’élaboration exclusive de leur fortune en laissant la charité aux œuvres de bienfaisances.
Cela n’est pas anodin, non pas du rapport de l’homme avec la foi, mais du rapport de l’homme avec son prochain.
Sous couvert d’efficacité, le rôle du bourgeois aujourd’hui est passé de la compassion du pauvre, à l’embauche à bas salaire, soi-disant pour lutter contre le chômage.
Cela signifie que la morale universelle dont la chrétienté se réclamait n’est même plus compatible avec le système économique.
On l’entend bien dans les discours libéraux du gouvernement actuel et dans les lois qui en découlent, la modernité n’a que faire de l’attention qu’un humain doit à un autre humain. Ce qui est valable pour un compatriote l’est d’autant plus pour un étranger. Et c’est là que l’on voit la presse se rendre complice de ce fait en justifiant le libéralisme comme facteur de progrès, alors qu’il n’est plus de nos jours qu’un facteur de désordre et de nuisance.
L’effondrement de la citoyenneté, dans l’horreur des guerres de religions et des appétits des chefs de guerre en Afrique et au Moyen-Orient, a poussé des populations de ces contrées vers une Europe plus rassurante de ce point de vue et aussi réputée plus riche.
Et que voyons-nous ? Hommes, femmes et enfants, pêle-mêle, quasiment abandonnés à eux-mêmes dans des parcs publics, secourus par les seuls riverains et voisins de cette détresse au grand jour, tandis que les pouvoirs divers de nos démocraties déclarent faire « ce qu’ils peuvent » en ne faisant pas grand-chose, si ce n’est en Allemagne où pouvoirs et populations se grandissent dans la générosité, tandis que nous nous racrapotons dans la mesquinerie, le racisme larvé et la mauvaise foi.
Pourquoi le bourgeois s’est-il débarrassé de l’image de son trisaïeul en abandonnant ce vernis religieux qui le dédouanait, tout au moins officiellement, du caractère méchant du possédant ?
La dernière encyclique « Laudato si » (Loué sois-tu) du pape François nous en donne la clé.
C’est que le pape (je sais rendre à César, sans être croyant) y a fait œuvre révolutionnaire en dénonçant le saccage de la planète pour les besoins d’une économie aux desseins monstrueux, aux antipodes de toute forme d’humanisme.
Lisez ce texte, tronqué, évacué, interprété mensongèrement pas la presse encore une fois unanime à la protection des « valeurs » capitalistes, pour comprendre ce qu’est une véritable condamnation du système par quelqu’un dont on ne peut nier la haute valeur morale.
Un seul coupable selon François : le profit, ce pourquoi on nous a dit qu’il était le seul capable de nous faire réaliser de grandes choses et après lequel nous courons, sachant aujourd’hui que nous allons à notre perte.

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C’est le pape qui l’écrit « le système mondial actuel, où priment une spéculation et une recherche du revenu financier qui tendent à ignorer tout contexte »… et pas un seul d’entre les laïcs, ni parmi les grands bourgeois jadis chrétiens, personne dans les partis de pouvoir, rien dans une presse trop occupée à la dévotion du dieu Mercure, assez franc de collier pour écrire et dire « Mais ce type, dont je n’aime pas la religion ou dont j’ai aimé la religion, a raison ! ».
Et moi, qui sais que les religions sont à la base des pires abominations de ce monde déjanté, je tire mon, chapeau à cet homme, chef d’une église dont j’ai honte.
Personne pour trouver des mots appropriés à ce paragraphe si singulier que nos éditorialistes – et pourtant combien en avons-nous de volubiles et diserts – font semblant de ne pas connaître « Il ne suffit pas de concilier en un juste milieu la protection de la nature et le profit financier, ou la préservation de l’environnement et le progrès. Sur ces questions, les justes milieux retardent seulement un peu l’effondrement. Il s’agit simplement de redéfinir le progrès ». On voit d’ici ce que va être la conférence de la « dernière chance » sur l’environnement à Paris, sans effet et sans intérêt par avance, parce qu’on n’y définira pas le progrès autrement que par l’intérêt des lobbys.
Comme au gouvernement, chez les MR et les autres, dans les journaux, à Paris et ailleurs, personne ne remettra en cause les intérêts financier. Et, cependant, c’est bien essentiellement de ça qu’il s’agit !

1 septembre 2015

La faute à Wang Xiaolu !

Le point sensible reste le rapport de la presse avec l’argent. À cela deux observations. Les propriétaires de nos gazettes ne sont pas des gauchistes. Ils sont même engagés dans un combat pour la pérennité du système économique en l’état actuel, bien décidés à n’en rien changer. Qu’on ne vienne pas me dire qu’ils embauchent des « progressistes ». Ça se saurait. La seconde, beaucoup de journalistes sont si mal payés que de temps à autre, certains craquent et vont se vendre à plus offrant. La très récente mésaventure de deux journalistes de la presse française en atteste, lorsqu’ils se sont mis à négocier leurs écrits au sultan du Maroc.
La Bourse qui concentre les appétits pour l’argent gagné vite fait, mais aussi perdu aussi rapidement, entre dans le cadre sensible d’une affaire d’État. Aussi, les rédactions y délèguent les plus enthousiastes apologistes de l’économie transcontinentale et des libertariens les plus farouches.
On ne serait pas surpris que les dames d’œuvres du MR qui ont commis un bel article de rentrée sur le ministre des Affaires étrangères, alors qu’il y avait quand même d’autres ministères plus d’actualité à visiter, auraient des qualités évidentes pour cette montée en grade.
Voilà deux semaines que le drame chinois fut perçu par le monde entier comme un fait majeur qui ressemble au départ d’un Krach boursier mondial. Il fallut bien que nos gazettes, la mort dans l’âme, évoquassent un lundi noir, mais si loin de nos beaux pays prospères, que l’importance en fut fortement réduite, quasiment nulle ! Lundi noir pour eux, lundi gris clair pour nous…
Le lundi suivant, nos Bourses, ces vaillantes commerçantes de papiers titres, se redressent, mais faiblement, comme par une petite brise marine réconfortante. Du coup, nos échotiers s’enflamment. Les Chinois vont repartir, une partie des infos était fausse, soupire d’aise, nos chroniqueurs du pognon belge. Et dans cette kermesse du titre, on passa sous silence le peu d’entrain des Bourses en fin de journée.
C’est que l’info est stratégique. Depuis que Charles De Gaulle s’est écrié « on ne fait pas la politique à la Corbeille » bien de l’eau a coulé dans le tuyau de la Senne. Pour tout dire, la politique toute entière se fait à la Corbeille. Nos élites politiques, gauche comme droite, n’ont qu’une seule vision et une seule stratégie : renouer avec la croissance !
Or, et c’est là qu’on voit toute l’étendue de la non-information systématique de la presse belge sur ce sujet brûlant, les rédactions ont été unanimes dans le silence à l'ouverture des Bourses en Europe, de ce lundi 31 août 2015.

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Pourtant, selon Reuters, les principales Bourses européennes ont ouvert en baisse lundi en raison des inquiétudes persistantes au sujet de la Chine et d'un possible relèvement des taux d'intérêt dès septembre aux Etats-Unis. Suivent en détail les principales pertes.
À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,58%, à Francfort, le Dax cède 0,41% et pourrait terminer le mois d'août sur sa pire performance mensuelle en pourcentage depuis quatre ans, avec un recul de 9%. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro est en panne à moins 0,49% et de 9% sur le marché
Les inquiétudes relatives à la santé de l'économie chinoise continuent d'entretenir la volatilité sur les marchés. Le principal indice de la Bourse de Shanghai, qui s'est effondré de plus de 40% depuis mi-juin, a encore cédé 0,8% lundi pour terminer le mois sur un recul de 12,5%.
Je vais m’arrêter là.
Il est quand même stupéfiant qu’on donne une information en Belgique d’un flop mondial, que celui-ci est loin d’être terminé, qu’on salue une performance qui n’en est pas une et qu’enfin on taise la descente qui se poursuit !
La seule info de la suite que vous ayez à lire tient dans cette nouvelle bien chinoise « Un krach boursier tient à peu de chose, surtout en Chine. Dans le cadre des enquêtes qui visent à trouver des responsables à la débâcle boursière de ces dernières semaines, les autorités chinoises ont mis la main sur Wang Xiaolu, journaliste pour le magazine Caijing. »
Ce malheureux dont le compte est bon « …a confessé avoir publié de fausses informations qui ont provoqué une panique et un désordre sur le marché boursier, gravement nui à la confiance du marché et entraîné une perte énorme pour les investisseurs et le pays ».
D’ici à ce que les directions des journaux belges, soudainement maoïstes, exigent une séance d'autocritique, comme en Chine, pour savoir qui a diffusé cette « fausse » nouvelle de la vipère lubrique Wang Xiaolu, il n’y a qu’un pas.
Pourvu que Véronique Lamquin ait un bon alibi.