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22 septembre 2017

Légitime/illégitime ?

Qu’est-ce que la légitimité en démocratie ?
Depuis que les pouvoirs se diluent dans des Institutions régionales et afin de maintenir si possible les Flamands dans une Belgique multiformes, la légitimité devient « des légitimités » qui ne sont malheureusement pas complémentaires. Parfois, ce qui est légitime au fédéral ne l’est plus en région flamande.
Dans le système libéral qui pousse à la braderie d’activités qui touchent à l’état, l’économie s’adjuge de grandes parts de la légitimité, autrefois gérées démocratiquement. Ainsi les distributions d’énergie, la poste et bientôt les chemins de fer vendus au privé, prendront à leur compte des activités de surveillance de la population allégeant les coûts collectifs, mais donnant des pouvoirs à des organisations industrielles en dehors de toutes charges et tous devoirs dans une démocratie ordinaire.
Quand un gouvernement est légitime à lui tout seul, il y a moins de fraudeurs et moins d’interprétation malveillante du pouvoir économique.
La question actuelle de l’État libéral n’est plus de savoir comment on acquiert de la légitimité et comment faire pour la conserver, mais le contraire : comment s’en débarrasser ?
Mais attention, il n’est pas question de se défaire de quelque chose sans contrepartie. L’état belge entend bien conserver toutes ses prérogatives dans le fonctionnement de ses six gouvernements dans le paiement des ministres et des fonctionnaires, comme s’ils possédaient encore l’ensemble des responsabilités et des tâches de l’État.
Pour cela, il conserve la Justice et la Police, les deux fers de lance du maintien de l’ordre d’une certaine idée qui n’est plus tout à fait la démocratie et pas encore une ploutocratie autoritaire. En attendant que les sociétés de surveillance et de gardiennage obtiennent plus de concessions, des auxiliaires de police de sociétés privées relèvent des infractions de parking et on pense à privatiser les radars.
Le paradoxe de la légitimité tient dans les droits des citoyens. Plus ils sont faibles, plus grandes sont les obligations de l’État, dans ce sens que les gouvernants sont tenus de promettre plus qu’ils ne tiendront jamais, pour arrêter dans l’œuf tout désir de révolte.
En Belgique, la légitimité de la forme bizarroïde de l’Etat n’est pas contestée pour le moment. Les Belges vivent toujours dans l’illusion de la transformation nécessaire.
En réalité, cette « modernité » célébrée dans les discours de ces messieurs, est le chant du cygne de la démocratie, puisque cette « transformation nécessaire » n’est rien d’autre que les effets d’une augmentation du pouvoir économique sur le pouvoir politique.

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Ce qui fait une démocratie tient dans une phrase de « L’Esprit des Lois » de Montesquieu : plus libre est un pays au plan politique, plus élevé doit être le prélèvement de l’État.
À cela deux ou trois précisions qui tiennent sur la progression des prélèvements et la rigueur avec lesquelles ils sont prélevés, de l’honnêteté scrupuleuse des mandatés, des rapports détaillés sur les répartitions justes de ces prélèvements et leur utilité.
Évidemment les libéraux tomberont de leur chaise en criant au communisme même s’il s’agit de la pensée de Montesquieu.
Et pourtant la démocratie idéale est bien toute là-dedans !
L’État protège ses citoyens, relève les pauvres de leur pauvreté et assure les riches de la nécessaire solidarité. C’est la vision de Montesquieu. Ce n’est pas celle de Charles Michel.
Cet État est possible sans tomber dans le rousseauisme. L’allocation universelle, par exemple, était déjà une idée intéressante pour tendre à ce but. Il n’en reste pas moins que l’adversaire le plus résolu à la remise en question du système est le libéralisme dans toutes ses outrances et ses dérives actuelles (1).
Ce qui retient le libéralisme de procéder à la braderie finale de l’État au plus offrant, tient dans les définitions d’un Holcombe et d’un Kelsen, à savoir que même dictatorial, tout État doit être un État de droit. Même le régime nazi était lié par certaines procédures, ne divergeant, mais c’est une divergence de taille, que sur la qualification d’assassin, de saboteurs, de fraudeurs, etc.
Quand elle est ou se croit attaquée la démocratie prend vite des dispositions qui ne l’éloigne guère d’une dictature. Après l’intégrisme musulman, le système économique libéral pourrait conserver les procédures accélérées et la justice à la louche, si la « démocratie » ne protégeait plus assez la liberté de dépouiller les gens dans les règles du commerce libéral.
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1. Le revenu universel vu par le système libéral est l’attrape-nigaud à cause duquel la gauche s’est désintéressée de ce vieux rêve. Évidemment, on ne parle pas de la même chose.

21 septembre 2017

Une économie binaire !

La noble pensée chrétienne (SMNC) de l’université catho de Louvain met le doigt sur le fin du fin de la sociologie de pointe du système libéral.
En croyant faire une étude commanditée par la CSC sur un nouvel aperçu de l’inventivité de l’économie moderne, il a juste jeté un pavé dans la mare où coasse le MR satisfait.
On ne sait pas comment va le prendre madame Ska, chargée de la stratégie du syndicat pieu, mais de fait, n’importe quel délégué syndical de la plus infime entreprise pourrait en faire ses choux gras.
Il y aurait un demi-million d'indépendants d’un genre particulier en Belgique.
En effet, ils ont pour caractéristique de travailler seul, mais sont pourtant considérés comme indépendants… tout en ayant un employeur dont ils dépendent pour du travail.
Ce n’est pas si compliqué que cela. En réalité, pour exécuter la prestation pour laquelle ils sont rétribués, ils n’ont ni sécurité sociale, ni sécurité d’emploi, ni aucune garantie d’indemnité pour quoi que ce soit.
C’est beau, non ?... comme trouvaille du système !
Ce sont des gérants… d’eux-mêmes en quelque sorte.
Il paraît que c’est ça l’emploi de demain et l’idée géniale qui va sortir l’économie du marasme dans lequel elle se complaît.
Jusqu’à présent les secteurs les plus concernés par ces indépendants d’un genre particulier sont la construction, l’Horeca et les professions intellectuelles. Bien entendu le caractère tout à fait intéressant de ce nouveau profil sera demain étendu à tous les secteurs. Aller en-dessous de ces conditions déjà extrêmes, ce serait faire du travail un bénévolat complet. Cela viendra plus tard, quand on sera dans une dictature économique complète, c’est-à-dire quand l’État sera conduit directement par les conseils d’administration les plus représentatifs des démocraties concernées.
Que les chefs du MR se rassurent, pour eux rien ne changera. Ils seront toujours payés recta, comme d’habitude, plus un petit bonus, s’ils continuent à la fermer.
En attendant, nos pionniers du genre sont déjà un bon demi-million selon l’UCL.
Puisqu’ils n’ont droit à rien qu’à bosser et ramasser leur monnaie au coup par coup, un vrai problème taraude les méninges de madame Ska. Comment syndiquer un gérant de soi-même, puisqu’il n’a aucun droit à défendre !
Peut-être y a-t-il à fouiller dans la forme de subordination de l’indépendant-solo pour le convaincre d’adhérer quand même à un collectif. Enfin, si l’on peut considérer qu’il puisse exister un contrat entre ceux qui gèrent une société et l’indépendant-solo qui y collabore occasionnellement.
En effet, l’engagement est tactile, comme les maquignons jadis qui se tapaient dans les mains à l’achat d’une bête sur un marché aux bestiaux. Sauf que le maquignon respectait la parole donnée. Ce qui, apparemment, a été perdu dans l’économie moderne.
À ce demi million de personnes ouvrant la voie au libéralisme avancé, s’ajoutent les cent mille et quelques ayant un deuxième ou un troisième emploi d’indépendant sans droit, bien entendu.
Ça fait du monde dans la borsufication de la francophonie, en seconde main du libéralisme belgicain, grâce au duo d’enfer De Wever – Michel.
Notre voisin Macron voit plus grand. Il s’attaque à l’ancien Code du travail, pour faire du salarié un travailleur plus aisément jetable.

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C’est un point de vue. Connaissant notre bon Charles, brûlant de l’envie de marquer son temps, avec son équipe de pointe Denis Ducarme et le petit Châtel, il pourrait, au nom du libéralisme militant, marié le système Macron « l’employé jetable » au gérant-sans-droit, « le travailleur fantôme ».
Voilà qui ferait de la Belgique un leader de l’Europe de demain !
Ainsi, tout serait ramené à une gestion plus rapide des affaires de l’État, en mettant à profit les techniques de la banque. Le principe est simple : chaque citoyen est dorénavant classé comme « actif » ou « passif » financier. Avec l’un vous traiter des affaires, avec l’autre vous appelez la police.
C’est le système binaire de votre ordinateur. C’est chouette, non ? Héros ou crapule !
En réalité, nous assistons à la poursuite d’une puissance économique qui monte en gamme par rapport à l’État démocratique qui en descend par compensation (toujours le binaire). Plus l’une s’élève, plus l’autre descend. C’est un jeu de bielles, comme un moteur, sauf que c’est un moteur dont on craint l’explosion. Seule l’explosion est hors cadre, c’est-à-dire non binaire. Le « grand boum » est obsolète, comme le syndicat de madame Ska.
Mais, il ne faut pas désespérer, un moteur électrique est à la portée de l’économie libérale. L’effort deviendra bientôt silencieux. Le bonheur pour l’élite !
En vrai la régression sociale se poursuit. C’est une régression historique sans précédent.
Il faudra à nos avocats, travailleurs assidus du parlementarisme alimentaire, beaucoup d’effets de manchette pour nous convaincre de l’excellence du système binaire.

20 septembre 2017

Sondages.

J’ai toujours eu l’intime conviction que la Wallonie était un petit bout de France arraché à la mère patrie par des manipulations politiciennes à la chute de l’Empire.
C’est tellement vrai que nous pouvons dire sans trop nous tromper qu’en parlant des Flamands « nous ne raisonnons pas comme eux ». Ceci n’a rien de méprisant, au contraire, nos voisins forment une Nation forte, avec ses spécificités qui ne sont pas les nôtres, voilà tout.
En ce sens, Bart De Wever a absolument raison de mettre un terme à l’association disparate que nous formons malgré nous et malgré eux, avec la Flandre.
Les prises de position du leader flamand nous heurtent si fort, alors qu’elles ravissent tant le Nord du pays, que nous en sommes tous les jours irrités.
Nous ne réagissons avec colère sur les propos des membres de la N-VA que parce qu’ils sont insultants et que cette droite là, à laquelle tend à ressembler le MR, nous prend à contre-pied dans ce que nous sommes et dans ce que nous ressentons profondément.
Aussi, quand un sondage établi sur plus d’un millier de personnes nous vient de France, on peut considérer que c’était comme s’il avait été conçu entre Liège et Charleroi, dans les mêmes conditions.
Le tout dernier est un sondage réalisé par Viavoice et publié ce lundi 18 septembre par Libération sur 1.027 personnes. Il est criant de vérité pour les Wallons, il leur va comme un gant.
Plus d'un Français sur deux estiment que la politique économique de l'exécutif bénéficie "aux plus aisés".
On ne peut mieux dire. Derrière Macron, on voit se profiler Charles Michel et Bacquelaine, pas la peine d’évoquer les autres, ceux du Nord et leur mentalité différente.
La politique économique du président de la République et du gouvernement (remplaçons les par Charles Michel et ses ministres) vise à aider en priorité les catégories les plus aisées à 53 % des sondés. 43% estiment que la politique économique du gouvernement est actuellement de "droite" et 6% "de gauche".
La réforme du Code du travail "favorisera les licenciements" à 68 % et 65% pensent qu'elle "affaiblira le rôle des syndicats". Pour 60% d'entre elles, la réforme va "accroître la précarité des salariés". Les sondés, à 55%, jugent aujourd'hui le droit du travail "pas assez protecteur". Un pourcentage en progression de sept points en deux ans", relève Libération.
Les Français déplorent le manque d'unité des syndicats face au gouvernement
Ce sondage qui aurait beaucoup d’analogie avec celui qu’on pourrait réaliser en Wallonie, nous fait craindre le pire quand avec un seul siège de majorité, le gouvernement régional wallon essentiellement libéral, le CDH étant complètement avalé, manœuvre déjà pour nous arrimer à la politique fédérale pro-flamande de Charles Michel.

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Par le passé, Borsus, MR et chef du gouvernement wallon, nous a servi une politique poujadiste dénuée de toute réalité wallonne et francophone. Dopé par la connerie du CDH, il ne peut pas changer et ses propos et son action, pour nous offrir un Borsus qui tiendrait compte de la réalité de la Région. Il n’est pas assez intelligent pour opérer cela, d’autant qu’il est soutenu par un autre spécimen à l’identique : Olivier Chastel.
Lutgen a poussé à l’erreur, les deux autres pousseront au drame !
La façon de claironner partout que le MR va « redresser » la Wallonie en commençant par les finances, est un signe de « macronisation » qui va faire des dégâts. Borsus et Crucke, ministre du Budget et de l'Énergie, sont appelés à s’encourager mutuellement à faire des bêtises. Ils sont doués pour ça. C’est leur seconde nature.
Dans quelques années quand le confédéralisme sera une réalité, la Wallonie et la Flandre poursuivront leur voyage en asymptote (1). L’histoire contemporaine retiendra sans doute la politique désastreuse de Charles Michel qui aura conduit à livrer les clés de la Belgique au nationalisme flamand et qui ne se sera jamais départi d’un discours du temps de la guerre froide à l’égard des « communistes staliniens » wallons. Borsus aura droit à la partie régionale du désastre annoncé. L’Histoire retiendra qu’ils n’auront jamais réfléchi à une autre politique, que l’actuelle, source même de la création libérale des extrêmes.
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1. Une droite convergeant vers une autre mais ne la recoupant pas.

19 septembre 2017

Fêtes de Wallonie !

Les responsables - ministre-président et président du parlement - ont salué samedi le changement de majorité à la tête de la Région. Auparavant, c’était Maxime Prévôt, bourgmestre CDH de Namur, qui nous donnait une recette du bonheur en cinq points !
L’euphorie était de circonstance, même le PS disent les gazettes donnait à voir au peuple des visages réjouis avec une délégation pas rancunière pour un sou. Grâce à cet admirable et fin politique de Benoît Lutgen, le CDH est définitivement scotché à la libérale attitude de Charles Michel, comme la mouche sur le tue-insecte électronique.
Il est vrai que le martyr de ses dévoués du CDH ne le sera plus longtemps. D’ici les élections prochaines, il n’y aura plus grand monde. Merci Benoît !...
Madame Ska, la pétulante patronne du syndicat chrétien n’est pas d’accord avec son collègue Rollin qu’elle a remplacé. Pour elle, Lutgen est admirable. J’en connais au syndicat chrétien qui vont devoir faire des efforts pour blairer Charles Michel, quasiment vice-président du CDH à vie… enfin dans moins de deux ans !
Et de nous montrer leurs pauvres petites gueules à bouffer des bananes en largeur.
Bref, pas de quoi perdre le chat du père Michel, puisque toute la mise-en-scène tournait autour d’un seul thème « rattraper le retard inouï de la Wallonie sur tous les plans ».
Il paraît que notre Région n’a jamais été pratiquement bien administrée depuis cinquante ans au moins. Pourtant, comme le souligne tous les jours le petit Châtel, le MR a souvent participé au pouvoir. Il paraît que ses idées à lui Châtel n’ont jamais été mises en pratique, et pour cause, il n’était pas né ! Par contre Reynders, l’ennemie intime du précédent Christine Defraigne et Loulou Michel, l’étaient. Dans le passé, trop de mauvaises volontés de la part des partenaires, dont parfois le PSC, aujourd’hui rebaptisé CDH, dirigés par des prêtres pas très catholiques, alors le PS… surtout le PS, Châtel en suffoque encore, les pires dévaliseurs des caisses.

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Qu’ont-ils fichu avec notre pognon pendant cinquante ans, alors ?
Parce que d’après le journal La Meuse, notre argent a bel et bien disparu ! Châtel a raison, les caisses sont à sec. Le haut personnel a toujours été payé réglo tous les mois, faut bien le dire, et le sera encore, mais pour le reste, les autres ?
Bien sûr ce n’est pas pendant un jour de fête qu’on met le livre de compte sur la table, alors que Borsus – heureusement qu’il a maintenant un chauffeur pour rentrer dans son château – fait sauter les bouchons de champagne et est déjà pompette.
On a retrouvé des hiéroglyphes dans la tombe d’un pharaon de la dixième dynastie qu’on a traduit dans les termes suivant "Notre Région se doit d'amplifier ses efforts de recherche, d'innovation, de soutenir sa digitalisation, de miser sur son internationalisation. Nous devons aussi travailler en profondeur, les éléments d'attractivité de la Wallonie pour y attirer ou y générer des investissements durables, porteurs de plus-values mais aussi de valeurs sociétales"!
On se demande si Willy Borsus n’a pas imité madame Trump qui elle-même avait recopié un texte de Michèle Obama ? La cérémonie officielle des Fêtes de Wallonie battait son plein et on pouvait craindre le coma dépassé pour Borsus.
C’est André Antoine, président de l’Élysette, qui a gagné le grand prix de l’Académie de Houte-si-ploût. On aurait traduit pour lui un texte découvert gravé entre les bisons de la grotte de Vallon-Pont-D’arc !
J’ai envie de faire une pétition pour qu’il soit lu dans les écoles.
"Notre Région ne trouvera son salut que dans la recherche du progrès et dans la conjugaison de toutes ses forces vives. Les idéologies périmées et les manichéismes partisans ne sont qu'illusions. Alors à ceux qui réaniment les recettes dogmatiques qui ont conduit plusieurs pays dans l'impasse, opposons la confiance dans l'innovation et l'action".
Il y a de tout là-dedans : forces-vives, idéologies périmées, dogmatismes, manichéismes, action, etc. C’est une somme condensée de ce qu’il ne faut pas écrire afin de ne pas passer pour un con.
À la fin du fin, je crois comme Prévôt qu’on est sauvés ! Juste encore un effort, un dernier coup de rein et c’est la victoire : plus personne n’entendra parler d’eux !
Seul petit bémol, je trouve que Christine Defraigne a beaucoup forci ces derniers temps.
Sa silhouette de belle Espagnole est passée de l’Alhambra à la région de Cáceres, flamenco deuxième catégorie, moins touristique, en plus, elle n’a pas chanté l’air de Carmen, les 14° de la boisson pétillante, sans doute ?

18 septembre 2017

Manu, la grève, Laurette, l’amour…

Dimanche de politique maussade, avec des personnels de télévision terrorisés par la vague de licenciement à RTL.
Est-ce une raison pour qu’en attendant « C’est pas tous les jours dimanche », le concurrent, la RTBF, ait diffusé une émission de pure propagande libérale sur ses antennes, avec les walibistes du MR en pleine euphorie de conquête de la Région wallonne ?
Le principe a de quoi surprendre, le parti bleu envoie sa clé USB ou peut-être pire encore, une équipe de la RTBF aux petits soins suit les pointures libérales, et le public a droit à une émission genre UFA (Universum Film AG, organisme d'État sous le régime nazi).
C’est proprement scandaleux !
Si la peur d’être fichu à la porte est présente à la RTBF que dire à RTL-TVI !
J’en suis resté scié dans mon fauteuil, incapable de faire le noir sur ces traumatisés !
Je passe sur tous les débats très rapidement. Mathilde Vandorpe et ses quinze mandats (elle n’était pas venue pour ça), mais en qualité d’échevine du bourgmestre de Mouscron, Alfred Gadenne, assassiné par un pauvre jeune homme de 18 ans. Comme quoi, il est toujours bon de se renseigner avant d’ôter la vie à quelqu’un sur sa responsabilité d’un licenciement, en l’occurrence celui du père du meurtrier (mobile du crime).
Ce qui a précédé le drame ne saurait être que l’illustration de la faillite du système. Il faudrait pour désactiver la logique expéditive du jeune garçon, aller jusqu’au bout du raisonnement et assassiner tout qui participe à cette lente macération de cette société qui tourne à la pourriture généralisée.
On voit bien que cela n’est pas possible. Et qu’il faut supporter les mines outragées et les superlatifs de madame Vandorpe, si l’on ne veut pas passer pour un malotru qui n’a aucun respect pour la victime.

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Nous avons eu aussi Marc Moens, président de l’Association des médecins, sur la politique désastreuse du recrutement des médecins en Wallonie. Ceux qui sont allés jusque là avant de tourner le bouton, auront remarqué que Marc Moens souhaiterait faire passer des examens de langue, soit en français, soit en néerlandais, aux médecins étrangers, alors que lui-même Flamand à 100 %, s’exprime en français en commettant une faute de langue toutes les trente secondes, cependant il officie dans les deux langues, sans donner des preuves de compétence linguistique !
On nous disait le débat Jeholet, ministre de l’emploi MR, et Bodson, carte au PS et responsable en chef de la FGTB, tout à fait explosif.
L’annonce était usurpée. Le débat sur la grève de la CGSP fit du studio l’endroit où les dames d’œuvre du Vestiaire Libéral tricoteraient dans le ronron des voix égales.
On a compris le MR abomine le droit de grève et « Manu » (le diminutif dont Christophe Deborsu a affublé sa partenaire de plateau) partage cette aversion. Et alors ? Les travailleurs qui en ont marre n’ont jamais demandé un avis aux libéraux, alors pourquoi ces deux là ? Bodson aurait-il besoin de leur accord pour ouvrir le dialogue entre le PS et les « communistes » ? Non. Eh bien ! la grève c’est pareil.
On n’y peut rien, si ce n’est pas Manu et Jeholet, c’est RTL TVI qui raffole qu’on dise que le PTB c’est tous communistes, ramassis de fainéants et de chômeurs heureux du chôme-system. Toutes les occasions sont bonnes. On l’a vu à propos de la CGSP en projet de grève.
Ce que j’avais pensé écrire en deux lignes, s’est transformé en chronique complète !
L’intro, c’était avant l’access Laurette Onkelinx (Access est un mot anglais qui désigne différents produits). N’en est-elle pas un du PS ?
Si physiquement elle a pu être une femme agréable, ce serait entre elle et moi l’absolue impossibilité de communiquer. Malgré ses airs, son attachement viscéral – dit-elle – à la cause du peuple, je reprends à mon compte les propos de Jean Vilar « cette femme est triste parce qu’on ne lui a jamais donné à penser que le fric ». Ce qu’elle a voulu être, c’est raté, car elle ne le sera jamais.
Sa profession de foi, elle l’a répété à deux reprises ce dimanche : « mon métier », en parlant de ses députations et de ses mandats.
Non, madame Onkelinx, représenter le peuple n’est pas un métier !
Je sais bien que c’est l’économie libérale qui le veut, pour eux c’est un job comme un autre. C’est même une des raisons que tout va finir dans le caniveau, capitalisme et démocratie !
On vous sent satisfaite de votre « carrière », du reste Deborsu vous a asticotée sur les pensions diverses et fructueuses que vous toucheriez si vous jetiez le gant.
Vous avez donc, dès le départ, pensé métier !
Et c’est la raison principale, Madame Onkelinx, que nous ne pourrions nous entendre, même sur des choses légères et éloignées du « métier ».

17 septembre 2017

Liberté, liberté falsifiée, liberté fictive.

L’économie semble avoir pris le pas sur l’État dans les décisions qu’il prend aux noms des citoyens. « Semble » est approprié. En réalité la bourgeoisie mélangée à la noblesse a toujours été présente, dans la conduite de l’Etat. La mondialisation a rendu les choses plus claires. L’invisible est devenu visible par la diffusion des nouvelles de la planète entière.
L’économie s’est organisée non sans des rapports de force en son sein. Aguerrie, elle est plus redoutable pour les États depuis ses derniers déboires. À égalité avec la légitimité démocratique, elle entend adapter la démocratie à ses méthodes de travail.
Et ça marche ! Les dirigeants de l’Europe en attestent. De Charles Michel à Emmanuel Macron en passant par Angela Merkel, tous tiennent le même discours.
Les personnels doivent s’adapter aux nouvelles normes et aux nouvelles techniques et non l’inverse !
En France, voici le premier rapport de Force entre Macron et les travailleurs. En Allemagne, il semble que Madame Merkel puisse compter sur la discipline allemande. En Belgique, une véritable croisade menée par De Wever et Michel est partie d’Anvers contre les chômeurs et les fainéants.
Le consensus des Trente Glorieuses – je travaille, tu me paies – se métamorphose en obligation de produire, bientôt les entreprises ressembleront en camps de travail. Encore un peu plus de résistance et le capitalisme montrera son vrai visage, la loi est avec lui, intérimaires, boulots à cinq euros de l’heure, abaissement des droits, et ce n’est pas fini. Ce système est capable de susciter des grèves lui-même, afin de passer à la phase répressive.

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La question de l’État s’est posée dès la fin du règne de Louis XVI.
Diderot, dans l’Encyclopédie, posait la question de l’obéissance des citoyens à l’État. Pourquoi obéissent-ils, puis n’obéissent-ils plus ?
Un fait nouveau, suite à l’élévation en puissance du système économique à côté du système politique, ce n’est pas la liberté que nous chérissons le plus au XXIme siècle, mais « le bien-être ».
On s’applique à voir une quelconque adaptation à un bien-être qui pourrait surprendre « en le méritant » par des formes honteuses d’exploitation du travailleur. Le loisir, fortement recommandé comme le sport, est un dérivatif à la pénibilité et au stress.
On abandonne sa liberté contre son ersatz.
Les gens de pouvoir, par souci de coller à ce qu’ils découvrent de la réalité économique, ne tiennent plus leurs promesses électorales. Tout tourne, dans ce lambeau de démocratie, autour du droit de propriété. Les grands services publics sont la cible. Ils ne doivent pas réussir pour être plus facilement dépecés et vendus.
Il n’y a rien de plus contestable que le droit de propriété qui fait de l’industriel un monarque absolu et de son actionnaire, l’empereur invisible du vivant et du sol. Droit impérieux qui fait toute la doctrine du monde libéral. Les suppôts de cet absolutisme prospèrent sous l’étiquette libérale avec la collaboration du personnel politique et l’assentiment d’une majorité de citoyens. De cette collaboration, élus et citoyens cèdent une partie de leurs prérogatives démocratiques au pouvoir économique moyennant finance, perçue par taxe et imposition, aussi par pots-de-vin, prévarications et concussions, la plupart des ces derniers méfaits étant requalifiés sous forme de mécénat et adaptation des lois en matière de fiscalité.
On comprend pourquoi le monde libéral a tant tenu à enterrer la lutte des classes, comme s’éclairent les discours des compères Charles Michel et Bart De Wever sur la hantise du communisme et des partageux, relayés par Di Rupo, quand il était premier ministre.
Pourtant, le droit de propriété n’a rien de naturel. Déjà Thomas d’Aquin le faisait savoir, bien avant Marx.
Nous sommes peut-être à la veille de le remettre en cause, tant les perspectives qu’offre l’économie actuelle sont inquiétantes. Voilà la raison majeure de l’offensive libérale en cette période de grands doutes. Les libéraux soulignent plus que jamais que le droit de propriété est un « droit naturel ». Alors qu’eux-mêmes ont fait le contraire pour renflouer les banques après 2009,avec l’abandon de toute procédure faisant obligation d’appliquer les lois du commerce sur les faillites.
Pourquoi ne serait-il plus la saison de le faire, quand les salaires sont si bas, le chômage si grand, la misère si menaçante ?
On touche à deux caractéristiques de l’État : il règne par l’usage de la force selon Max Weber, les citoyens acceptent cette violence de l’état en échange de la sécurité et de la protection (les citoyens n’ont pas vraiment le choix).
Qu’en est-il quand une puissance non élective accompagne le citoyen et l’État ?
Réponse de Hegel «…l’État est donc la ruse qui en laissant libre les individus parvient toutefois à se réaliser dans le jeu même de leurs libertés ».
La question est : y a-t-il des limites au pouvoir à partir du moment où c’est son émanation qui définit ses propres limites, en transférant une partie non connue de son droit, à une vague entité non représentative des citoyens ?

16 septembre 2017

Bodson Super Glue du PS ?

L’appel à dépasser la logique de l'action commune de Thierry Bodson, secrétaire général de la FGTB wallonne, pourrait n’être qu’une manœuvre du PS pour ne pas sortir du jeu des gauches.
En tous les cas, elle arrive à point nommé !
Les imbrications parti, syndicat, mutuelle, sont telles, qu’il est quasiment impossible, même à un personnage influent du syndicat de s’en affranchir, sous peine de se voir vidé de son emploi à brève échéance.
Du passé lointain au passé récent, les exemples fourmillent du jeu de pouvoir des permanents des étages, tous dûment adoubés par la place Saint-Véronique (siège du PS local).
Certes, voilà qui n’enlève rien à leur pugnacité, ni à leurs convictions syndicales. Mais, il suffit de lire quelques pages de l’histoire du mouvement ouvrier à Liège, pour se garder de trop d’enthousiasme aux propos de Thierry Bodson.
Sans vouloir faire parler les morts, je pense sincèrement qu’il suffit de parcourir la vie politique et l’engagement de Jacques Yerna pour comprendre comment, après s’être débattu dans l’exercice de ses mandats, le parti a finalement eu le dernier mot sur toute velléité d’indépendance. Sa résistance fut édifiante et douloureuse, depuis la fin du MPW (mouvement populaire wallon), jusqu’aux derniers combats, comme je l’entendis me dire à l’enterrement d’Urbain Destrée le 4 mars 2003, lui-même mourant sept jours plus tard.
En réalité, Thierry Bodson considère toujours que le PS reste un parti populaire de gauche et plaide pour une sorte de nouvelle entrevue « Du Drap d’Or ». Qui est François 1er et qui est Henri VIII, sinon Elio Di Rupo et Raoul Hedebouw !
Les deux luttant par jeu ne surent se départager dit la chronique. C’est exactement ce que suggère Thierry Bodson. Le match nul mettant les deux héros à égalité, c’est tout simplement le PS qui réintègre le combat social où il avait perdu sa place à force de compromission avec les milieux libéraux. C’est oublier qu’aujourd’hui le PTB est le premier parti de gauche en Wallonie !

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En jouant habilement du programme du syndicat à prendre ou à laisser, Thierry Bodson sait bien que le PS n’a plus rien à perdre et qu’il adhèrerait à n’importe quoi, pour qu’on lui refasse une belle place à la table des gauches.
On sait bien qu’Ecolo n’est pas en mesure de jouer les fines bouches et qu’il ne fera pas le jeu délétère du CDH en préférant « la droite » de la gauche (le PS) à la gauche de la gauche (le PTB).
D’ailleurs, selon les habitudes prises au PS, Thierry Bodson sait bien que les minorités n’ont jamais compté au PS et que le seul objectif est d’entuber le PTB.
Tout cela est profondément regrettable.
On va dire que mon point de vue alimente la division et que c’est la meilleure manière de rester dans l’opposition.
Alors, si Thierry Bodson est sincère, qu’il déclare n’être pas d’accord avec la politique du PS, lorsque Di Rupo dirigeait le gouvernement et qu’il réclame des comptes.
On verrait bien, si le PS tient toujours les fils de ses marionnettes du syndicat.
Ainsi, il ferait un peu comme Claude Rolin (CDH), parlementaire européen et ex syndicaliste CSC, qui condamne l'opération de Benoît Lutgen : "Nous sommes collés à la Super Glue au MR". Il prouverait ainsi que lui aussi n’est pas à la colle.

15 septembre 2017

Sortez les mouchoirs !...

Bien entendu, tous les journaux sont sur le coup ! Madame Onkelinx quitte la politique… en 2019 !
Quelqu’un a fait remarquer que 2019, c’est dans deux ans. D’ici là, pas mal d’eau coulera dans le tuyau de la Senne, y compris les lettres de démission avec les papiers-cul.
Cette annonce émotionnelle de Madame Onkelinx fait penser au sketch de Coluche sur le départ des vedettes. « Nous, on revient toujours ».
Touchée par la trahison de son ami, Yvan Mayeur, elle pouvait cesser ses activités politiques fin d’année, histoire de ne pas partir en même temps et éviter l’amalgame.
L’ennui des annonces de départ, c’est quand on ne part plus. Il faut ensuite faire oublier ce qu’on a dit et s’inventer des raisons aux noms desquelles on reste, sans revenir sur le passé. La connerie de Lutgen offre justement un avenir plein d’imprévus.
La politique, c’est comme fumer. S’en déshabituer, c’est dur. Quand, au lieu de payer un paquet de clopes, on touche en un mois ce qu’un ouvrier gagne en un an, c’est encore plus dur !
On les paie cher pour ne pas qu’ils plongent leurs doigts manucurés dans la caisse publique.
Laurette traîne des poêlons, pas encore des casseroles…
Sauf qu’elle est trop amicale avec des gens qu’on n’aimerait pas croiser au coin d’un bois…. son ex-mari, Abbès Guenned, par exemple. Il lui doit une fière chandelle, toujours en train de faire une connerie et toujours rattrapé par la peau du dos par son ex. Le voilà, le bagage mince, actuellement Commissaire du Gouvernement à la STIB ! Si elle part à la retraite, je doute qu’Abbès fasse commissaire longtemps, comme voyager au Maroc ou ailleurs.
Manque de pif, obligations de Loge, amitié obligée, affaire de cul, de famille, c’est toujours délicat de mettre un nom sur une relation qui tourne mal. En ce moment, c’est la série !

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La passionaria du drame social est victime de la Loi de Murphy (1). Ses amis, ses partenaires, ses amours, ses parents ont toujours été très discrets, seule la rumeur…
2019, le grand départ ? Il n’y a pas le feu. La nécrologie, qu’on prépare soi-même à l’avance, n’est pas pour demain. À 59 ans l’ex liégeoise, patronne du PS à Bruxelles a encore dix ans de carrière. Nous verrons bien si son « amour des pauvres » et sa conviction d’être une femme de gauche survivront à 2019. Elle a déjà si difficile de nous le faire croire aujourd’hui !
La lettre de son époux, Marc Uyttendaele à qui de droit, afin de calmer le cours publicitaire du Samusocial, l’a fort secouée. Y aurait-il une fatalité qui s’accrocherait à ses partenaires d'alcôve ? Autrement dit, à ce niveau, l’amour est-il interdit aux maladroits ?
On dit Yvan Mayeur, un trop proche ami, pour qu’elle n’ait pas été au courant, et ne soit pas indirectement compromise dans ce pataquès où ceux qui prétendent aider les pauvres, les exploitent sans vergogne. C’est d’autant plus poêlant que la fille de Laurette a fait du stage nourricier à la dite association « philanthropique ». Voilà qui rappelle Pénélope Fillon !
Dans la publication de son CV qui illustre son futur départ, la presse a exagéré en portant à dix le nombre d’années au cours desquelles madame Onkelinx fit le métier d’avocate. Députée à 30 ans, elle aurait débuté dans la plaidoirie à 20 ! Cette précocité serait sue. Le PS regorge de phénomènes, Papa Onkelinx, certes très influent, n’avait pas le pouvoir à Seraing de diplômer son avocate de fille, au sortir de l’athénée. Le PS des Trente Glorieuses n’était pas si influent que ça, tout de même !
Dès sa jeunesse, madame Onkelinx a été une militante par convictions « de famille ».
Complice d’Yvan Mayeur et avant lui d’autres bons socialistes tombés dans l’oubli à la suite d’actes peu reluisants, sans le savoir vraiment, c’est possible. Solidaire sans doute et bonne amie dans les tempêtes, qualité rare dans le milieu de la politique, que ce soit par crédulité ou par insouciance, la voilà indirectement mêlée aux combines maffieuses du PS.
En l’atteignant, on touche au deuxième cercle des galères politiciennes, celui qui savait et qui a laissé faire.
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1. La loi de Murphy en quelques mots : tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal.

14 septembre 2017

Un fou au CDH !

Que se passe-t-il quand l’opposition citoyenne a plus de bon sens qu’au gouvernement et que les arguments de la majorité sont moins convaincants que ceux de la rue ?
En principe, l’électeur intelligent devrait remplacer le pouvoir en place.
Mais, dans le cas où l’électeur ne brille pas par son jugement et qu’il est prêt de remettre les mêmes en capacité de produire la même chose ?
Enfin, quand la période n’est pas électorale et que l’électeur, aussi brillant soit-il, doit attendre deux ans. Anticiper des élections régionales sans le fédéral est impossible !
Comme l’écrit De Standaard « Le coup d’État à moitié manqué du président du CDH Benoît Lutgen contre le PS a provoqué l’effondrement du modèle belge. Grâce à lui, les six gouvernements que compte notre État sont constitués de partis différents et auront encore plus de mal à résoudre les problèmes. Pour Bart De Wever et la N-VA, cette crise est une aubaine, tant la situation semble désormais inextricable. » (DaarDaar)
Tout est dit. Et ce sont des Flamands qui l’affirment, rien de la sorte dans les journaux francophones, nageant dans le bonheur avec Borsus.
Il n’y a dans la Constitution aucun article qui traite du cas d’un responsable de parti doté d’un esprit battant la campagne !
Ni un autre qui traiterait des suiveurs de ce fou, au point d’aider cet homme dans son entreprise.
Alors oui ! De Standaard a raison, un seul peut provoquer l’effondrement du modèle belge et celui-là on l’a trouvé.
Sans préparation, sans réflexion possible des conséquences, le projet Lutgen ne reposait que sur la légèreté d’un homme qui croit que ce qu’il pense est partagé par tous.
Déjà difficile à expliquer ailleurs, le système belge est devenu incompréhensible par ses propres utilisateurs. Les libéraux du MR ont remplacé le PS en région wallonne. Bon et après ? Certes le PS est discrédité, mais les autres le sont tout autant. Le Ps s’en va avec son lot de casseroles, mais le remplace une nouvelle batterie de cuisine. Par contre, à Bruxelles, en Communauté germanophone et en Communauté française (Fédération Wallonie-Bruxelles), Lutgen au lieu de faire le ménage y a fichu le brol !

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Le MR fête sa victoire à Walibi, il est en terrain amical, mais à Namur, ils ne sont nulle part et parler de redressement (une fois de plus) à propos de ce qu’ils comptent y faire, c’est vraiment tout à fait prendre les Wallons pour des imbéciles.
Pour les autres gouvernements, c’est comme si Lutgen n’avait jamais rien dit. Il a réussi de mettre les gens de son parti en porte-à-faux comme on en a rarement vu.
Soumise au diktat de Lutgen, la ministre bruxelloise et chef de file régionale du cdH Céline Fremault a commis un beau speech d’indépendance à l’égard de son partenaire PS. Tout le monde a cru qu’elle allait démissionner. « une autre coalition - sans le PS - doit être mise en place dans la capitale » a-t-elle dit, avant d’entrer en séance, de serrer les mains de tout le monde et d’ouvrir les dossiers comme si de rien n’était !
Les responsables politiques qui passaient déjà pour de beaux guignols, viennent de mettre une touche finale à quelque chose : le manque de respect de la population à l’égard de ces gens-là est dorénavant absolument justifié.
La voirie à Bruxelles est à repenser, des politiques hardies devraient pouvoir se faire, les accès, les gares, les tunnels sont en piteux état C’est une rupture de canalisation sous la chaussée de Louvain, à cause d’un manque d’entretien du réseau d’égouttage, qui est à l’ordre du jour, hier, c’était les tunnels et demain ?
Yvan Mayeur (PS) revient dans l’actu. Il est encore le président du conseil d’administration de l’intercommunale Vivaqua, dirigée par Laurence Bovy, l’ex cheffe de cabinet de la présidente du PS bruxellois Laurette Onkelinx, tout ça bien amalgamé, bien rémunéré et pas gêné du tout.
Des six gouvernements de ce pays, aucun n’est composé de la même manière.
La sixième réforme de l’État est un fiasco !
Les gouvernements régionaux sont chargés de l’énergie renouvelable et l’énergie nucléaire avec les parcs éoliens offshore dépendent du fédéral. Vous voyez le genre ! Faire une politique de l’énergie dans ces conditions est impossible.
Les correspondances entre la SNCB et De Lijn ont fait naître un conflit permanent entre le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts (N-VA) et François Bellot, ministre fédéral MR.
Zaventem est le sommet d’une lutte politique des trois régions qui asphyxie l’économie belge.
Les industriels qui ont leur siège en Flandre et en Wallonie soupèsent les avantages de rester ou partir dans l’une ou l’autre de ces deux régions, comme on le ferait pour un déménagement en Chine ou en Roumanie !
Un qui jubile, c’est De Wever, son confédéralisme-séparatiste marche sans lui. Le chaos politique produit par Lutgen est comparable à un bâton de dynamite dans le trou du cul du lion de la colonne du congrès.
Si la gauche n’est pas mécontente de voir comment les choses tournent, ce n’est pas tout de même ainsi qu’on y rêve de la fin de la Belgique.

13 septembre 2017

La main invisible.

Tout s’explique !
Pourquoi nos grands politiques, tous adorateurs du pognon, le sont devenus à la lecture de leur idole Adam Smith ? Parce qu’au livre IV des élucubrations de leur grand homme, Adam Smith a eu l’imprudence d’écrire « Je n’ai jamais vu beaucoup de bien fait par ceux qui affectaient de commencer pour le bien public. »
Vous avez compris, qu’en vertu de ce concept « charité ordonnée commence par soi-même » ou encore « quand il pleut sur le curé, il goutte sur le sacristain », il faut prendre extrêmement bien soin de soi avant de s’intéresser aux autres.
Mais alors, pourquoi ces fanatiques du profit personnel se sont-ils tous rués sur l’administration du bien public ? Pour nous faire bouffer des œufs contaminés, crécher dans des endroits sordides pendant qu’ils couchent dans des palaces, nous flanquer dans l’huile des machines jusqu’aux coudes, quand eux font bureau sur de la moquette qui leur monte jusqu’aux roubignolles ?
Mais, non… Charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas par soi-même ? Attendez, petits impatients qu’ils se la soient bien faite et, si vous êtes encore là, peut-être partagerez-vous ce qu’il en reste.
Tous les étudiants sérieux en économie le diront : Adam Smith est un farceur qui s’est moqué du monde. Par contre ses brumeuses réflexions sur l’échange n’ont pas été perdues pour tout le monde.
La division du travail, un chapitre du livre de chevet de Didier Reynders, est sans doute le passage dont il s’est servi pour masquer son peu de connaissance en économie.
Que je vous explique « …chacun dépend du travail des autres, ainsi la productivité ira en augmentant. Les inventions techniques naissent et se répandent, en sorte que le bien général inconsciemment soit le produit automatique des volontés particulières ».
Là-dessus, le libéral lâche le livre de ses belles mains blanches et s’endort.
Il doit bien aimer l’image de la main invisible ! Ni vu, ni connu, hop elle tâte les tissus, frôlent les doublures. Personne ne l’a vue. Les picaillons change de poche. C’est tout !
C’est tellement bien devenu une division implacable de la société, le radotage d’Adam Smith, que le plus clair de l’humanité est contraint au travail de moins en moins rémunéré et considéré, alors que ceux qui sont dans la division du travail première catégorie se font du bon temps.

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Que dire d’avantage, sinon que le seul rapport qu’il y ait entre les catégories (pour ne pas dire classes), c’est le rapport unilatéral de subordination de la plus importante numériquement à la plus faible.
Un curieux bonhomme, le sieur de Mandeville, alors qu’il ne connaissait pas Smith, fit une fable qu’il intitula « La fable des abeilles » en sous-titrant « La ruche mécontente et les coquins devenus honnêtes » (1705). Dans une édition postérieure de 1723, il en remet une couche « Les vices privés font le bien public ».
Son ouvrage fut condamné à être brûlé en 1740 en France.
C’est dire si les grands ancêtres du MR étaient sur les dents pour chasser les mauvais esprits, ils avaient déjà du mal à cohabiter avec la pensée de Smith à l’époque de ses illusions sur l’économie libérale.
Il reste à se demander comment les héritiers spirituels d’Adam Smith ont imposé leur système contre les intérêts du plus grand nombre ?
On avance des hypothèses.
La plus plausible serait que la majorité rêve la nuit qu’elle est riche, afin de supporter de la journée, la réalité d’une vie asservie.

12 septembre 2017

Un duo d’enfer !

Il faudrait le talent de Madame de Sévigné racontant ça à Madame de Grignan, sa fille !
Mais c’est inouï de bêtise confondante, ce que l’exilé des Polders hollandais, Bart De Wever, vient de bonir aux Flamands !
Est-ce que nos compatriotes du Nord sont cons à ce point !
Si oui, alors – roulement de tambour – saluons-les à l’entrée de L’Antwerp-Circus !
Augustus leur chante entre deux couplets du Vlaams Leeuw (je cite texto les gazettes )« L’économie, la sécurité et l’identité seront les trois piliers de la prochaine campagne électorale N-VA, et non le confédéralisme. Notre destin communautaire n’est plus entre nos mains».
C’est ce qui s’appelle être catégorique. Le confédéralisme n’est plus de mise.
Que dit-il réellement ? « Vous les bons bourgeois, contre les chômeurs tous communistes et contre les étrangers tous fanatiques musulmans… », une bonne moitié des Flamands s’y retrouve, « votez massivement pour la N-VA ».
Au couplet suivant, De Wever change d’avis. Ce qui n’est plus entre ses mains l’est à nouveau.
«Nous n’allons pas faire de cadeau à nos adversaires en misant a priori sur le confédéralisme. Nous verrons bien après les élections. Nous ne saurons qu’au soir des élections jusqu’à quel point nous pourrons avancer nos aspirations communautaires.» (Les journaux).
Ceux qui sont contre la séparation et qui auront fait la majorité de la N-VA seront donc des cocus !
C’est normal d’être cocu en démocratie, tout le monde l’est en Belgique. C’est le compromis entre partis pour former un gouvernement qui le veut. Mais jamais, au grand jamais, un politicien même aussi con qu’un Chastel ou un Borsus n’aurait osé le dire à ceux qu’il va tromper !
Bart De Wever, oui… Il lui semble que sa dialectique superfine échappe à l’analyse.
En psychiatrie cela s’appelle de l’histrionisme. Ce comédien est trop sûr de lui, alors forcément, il prend les autres pour des imbéciles. Certes, beaucoup de ses électeurs le sont, mais pas tous et c’est là son erreur.

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Pour le reste ça marche fort à la direction de son parti.
L’admiration est le pire des défauts en politique, ce sentiment irraisonné rend idiot. Malgré tout, c’est le défaut nécessaire pour que le chef soit accepté. Benoît Lutgen et Elio Di Rupo tiennent encore par quelques petits bouts de ficelle d’adulation. Bart de Wever est amarré à la bitte du wharf de l’extase par des grosses cordes de batelier. Il peut braver les statuts du parti le cœur léger et se faire réélire. C’est du gagné d’avance. Il est à l’apogée. Il peut tout et son contraire.
Pourtant, du côté de l’économie, Bart De Wever n’a pas le niveau. Conformiste, il ne peut pas faire autrement que vanter les mérites du MR, puisque Jean Jambon, Theo Francken et quelques autres l’y représentent et que Charles Michel a fait du conformisme économique sa règle absolue.
Même Macron passe pour un révolutionnaire à côté de nos deux stratèges !
L’avocat Michel n’est pas formé pour adopter une stratégie économique propre à la Belgique. Il prend Wall Street pour la Mecque du capitalisme et Frankfort le garant de l’euro.
Si bien que la Belgique est un chien de meute qui tire l’attelage sans savoir où il va.
À vrai dire, le Belge ne s’intéresse à la finance que lorsqu’il a du mal à boucler ses fins de mois. Les travailleurs sont sur la paille depuis longtemps, au centre, le petit commerçant rame inutilement contre les grandes surfaces.
Robespierre était un avocat bien au centre de l’échiquier social, logé chez des commerçants dont il courtisait la fille. Que nos apprentis sorciers fassent gaffe. L’ennemi communiste, comme beuglait Charles Michel à Walibi, pourrait être le petit commerçant qui était encore à Walibi dimanche, l’applaudissant pour soigner ses angoisses.

11 septembre 2017

Le MR à Walibi !

Deux mille militants (selon les gazettes alors que le parc sature à quinze cents) dimanche au parc d'attractions Walibi à Wavre se pressaient pour entendre leur leader à la gueulante sentimentale devant « Le Palais du génie ». .
C’est presque fait ! Charles Michel a fichu la trouille à ces chauds partisans en sortant un discours de derrière les fagots de la guerre froide, les communistes sont à nos portes ! Mieux encore, a chuchoté le champion immodéré du capitalisme, « ils sont parmi nous », en montant dans le Pulsar, sans doute pour leur échapper.
Sa spécialité, c’est d’exprimer la crainte. Il le fit si bien, qu’il va finir par se prendre au sérieux et un jour, il fera dans son froc devant tout le monde.
Si je comprends bien sa diatribe, il ressuscite Staline, pour nous faire croire que c’est sa politique : baisse des salaires, destruction des pensions, chômage honteux et exclus satisfaits contre les tanks de l’Armée Rouge et le petit fils de Nikita Sergueïevitch Khrouchtchev, général de l’Armée d’occupation.
Évidemment vu ainsi, même Hedebouw hésiterait.
Ce qui ne les a pas empêchés de rigoler comme des bossus sur les montagnes russes !
La direction du parc d’attraction avait réservé ce dimanche – habituellement le jour des enfants – tout l’espace aux grands enfants du MR.
Pour le public « circulez, y a rien à voir ! ».
Ce qui à mon sens montre bien que Walibi fait plus de cas de la politique libérale que des loisirs de la jeunesse.
On discerne mal les craintes de Charles Michel de voir les communistes, tels qu’il les rêve encore, s’être glissés parmi ses supporters dans le but d’envahir les manèges et les jeux, puisque la direction de Walibi les avait exclus avec le reste de la population.
Le libéral avait auréolé son alopécie de la prise de pouvoir en Wallonie au détriment du PS. Borsus en était tout fiérot et décontracté, comme tous les autres du reste. Même Reynders avait laissé sa cravate dans le petit casier de l’entrée d’habitude réservé aux mères de famille qui y déposent les langes d’appoint des enfants.
Tous se fendaient la poire non pas à cause de bons résultats (ils sont mauvais) mais parce qu’ils avaient joué un bon tour au PS et au CDH, puisqu’ils avaient dégommé le PS et que Benoît Lutgen plongeait dans les sondages suite à sa connerie.
Est-ce bien productif de montrer la gueule enfarinée des chefs, à un peuple atterré par l’absence de résultat et victime de la situation ubuesque belgo-flamande de ce gouvernement ?
On aurait dit que les employés de la Firme étaient récompensés d’un jour de vacances grâce à l’accroissement des dividendes !

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La "force tranquille" aux chevaux de bois du dimanche se dorait la pilule d’un sondage – fort suggestif – qui semblait accréditer une opinion sacrificatrice des anciennes victoires syndicales, en agitant l’épouvantail d’un communisme tardif.
Reynders jauni par l’envie semblait revenir d’une réunion de propagande de Kim Jong-Un !
On ne peut pas dire que les 135.000 emplois créés de ce gouvernement aient été le miracle qu’on attendait. Le chômage des jeunes tournent autour de 20 % des Régions une dans l’autre. Le nombre de demandeurs d’emplois que Michel n’indemnise plus est, avec les jeunes qui entrent sur le marché du travail, de très loin supérieur aux 135.000 emplois dont il n’est pas sûr qu’ils aient effectivement été créés, tant les fraudes, les erreurs et les oublis dans ce genre de statistique arrangent le gouvernement Michel et aussi celui du brigadier-chef Borsus.
Les MR ont vécu un dimanche quasiment à l’œil, repas compris, aux frais des contribuables, puisque nous payons les libéralités que l’État accorde aux partis politiques en Belgique.
Il fallait au discours du chef, le discours du sous-chef. Le petit Châtel sortit sa rhétorique alors que Reynders devenait de plus en plus jaune, avant de cacher ses larmes dans la maison du « Bling Bling Madness ».
S’il est vrai que le MR réussit encore à convaincre les gens, c’est qu’il doit y avoir chez les Belges, une sorte de blocage intellectuel dès qu’on leur parle de politique. Le MR, c’est la démonstration en politique de la Loi de Murphy.
Personnellement, je crois qu’ils sont cuits et qu’il leur est impossible de revenir en arrière.

10 septembre 2017

RTL en procédure Renault

Il ne s’agit pas de la nouvelle Mégane offerte à tout le personnel de la magique lanterne, mais d’un projet de virer du monde des petits écrans.
Mais n’allons pas si vite. Maingain d’abord.
Depuis qu’il n’a pas voulu entrer dans la combine de Benoît Lutgen, Olivier Maingain est devenu « montrable » à gauche.
Sans oublier son libéralisme pur et dur qu’il s’efforce d’assouplir parce que les temps l’imposent, Maingain, outre de faire des phrases d’avocat qui nous change du bilinguisme flamendo-français des politiques, passe de l’antipathie à la sympathie d’une majorité de francophone, ce qu’un sondage confirme.
Il aurait en effet refusé de marier deux candidats de la « nouvelle téléréalité de RTL-TVI » dans sa commune de Woluwé-Saint-Lambert
La bouffonnerie à la ramasse de la chaîne privée« Mariés au premier regard » consiste à appareiller deux profils psychologiques pour faire un couple. Tout serait bidon, à consommer avec un bac de Jupiler à côté du divan après un repas chargé, si les tourtereaux artificiels n’allaient jusqu’à convoler « pour de vrai », but suprême de la mise-en-scène.
Le bourgmestre Maingain n’a pas voulu entrer dans cette pantalonnade et a refusé de jouer les officiers d’état-civil d’opérette.
Le geste est suffisamment rare venant d’un libéral pour que cela soit mis à son crédit.
Créer un couple sur la base de tests scientifiques et se voir pour la première fois à la maison communale, ce ne sera pas à Woluwe-Saint-Lambert.
Que la chaîne se rassure, elle trouvera quelque part un bourgmestre sensible à la pub « hénaurme » dans toutes les gazettes après la téloche.
Le tout est de savoir si ce coup de pouce sera suffisant pour se faire réélire aux prochaines élections. La démocratie au point zéro où elle est tombée, ce n’est pas impossible.

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« Secret Story 11 », sur Plug-RTL-TVi, c’est une autre nouvelle série à la course au « broute minou » qui remplit la caisse, comme une deuxième cartouche qui passe d’un fusil à l’autre, des fois que les mariés par surprise feraient un bide.
L'allusion très coquine de Tanya, la cougar de 67 ans à Alain, le beauf de 32, qu'elle doit séduire « J’aime les bananes, j’en avale de toute sorte. » est en passe de devenir la phrase culte. Audiard s’en pourlèche les os dans sa tombe !
Christophe Deborsu dans « C’est pas tous les jours dimanche » devrait demander à Emmanuelle Prat de féminiser le manspreading en womenspreading face à la caméra pour nous redire cette future phrase culte à la manière de Sharon Stone, histoire de refaire monter la cote à RTL.
Car cette chaîne en a bien besoin, si j’en juge au plan de licenciement qui va tomber sur le personnel. Cette information jusqu’à aujourd’hui dans le « Campus des Secrets », selon L'Echo « RTL Belgium a l'intention de supprimer 100 à 110 emplois », en plein transgenre "Evolve" (une autre lubie à renflouer les caisses).
« Evolve » ne mange pas toutes sortes de bananes. L’opus se contente de proposer un régime dans l’oignon des sortants. C’est osé, ce n’est plus drôle. C’est du porno capitaliste.
Stéphane Rosenblatt, le directeur des programmes de RTL-TVI, va adorer « Evolve ». Imaginons un Deborsu jouant avec ses chroniqueurs aux chaises musicales, le besogneux qui n’a pas la sienne est licencié sur le champ ! Ce serait le triomphe, l’émission phare !
L’ennui, c’est qu’on ne pourrait la faire qu’une fois. Michel Henrion, le plus fragile actuellement, après le grand pardon à Emmanuelle Prat un moment sur la bascule, pourrait rater sa chaise, faire une fausse sortie et revenir pour une deuxième manche.
D’après le magazine 7/7 « un licenciement collectif était attendu… 100 à 110 collaborateurs quittent l'entreprise, un chiffre que la direction de RTL Belgium n'a pas voulu commenter, cela correspondrait à la suppression d'environ un emploi sur 8 au sein de l'entreprise. »
Là, c’est moins drôle. C’est le petit personnel qui va trinquer. Je n’ai évidemment réservé mon ironie qu’à ceux qui nous taraudent la cervelle par des informations tendancieuses et des jeux pour les semi-comateux des services éducatifs de consommation courante.
Profond respect pour les autres. Ils font ce qu’ils peuvent pour nourrir leur famille dans une société qui sent le pognon, comme les urinoirs sentent la merde.

9 septembre 2017

Comme un avion sans aile.

Ce n’est pas un succès de Charles-Elie Couture, mais des acrobaties aériennes d’un certain Steven Vandeput, le héros de l’air N-VA du très flamandisé gouvernement de Charles Michel.
Voilà quelques années qu’on mijote de remplacer les F-16 à bout de souffle réactif, par de nouveaux engins vrombissant.
Si j’écris quelques lignes là-dessus, c’est que ce truc sent l’arnaque et depuis longtemps.
En effet le marché est de 3,5 milliards d’euros, avec comme chacun sait, des petites pincées de piécettes de-ci, de-là, très discrètes parce que rigoureusement interdites.
Mais, il n’y a pas que ça. Ce grand marché est aussi l’occasion d’une grande rivalité des Régions, le rôle linguistique et les efforts des partis flamingants – officiellement la N-VA ne l’est pas ou plus – pour tirer la couverture un peu plus à soi.
L’état-major belge bien flamandisé comme il se doit depuis longtemps, les ministres de la défense (les deux derniers sont Flamands), un Charles Michel complètement assimilé à la Région flamande, ont concocté un cahier des charges pour les nouveaux appareils tout à fait conforme au F-35 américain qui a toujours eu les faveurs depuis Pieter De Crem, de tout l’aréopage (j’ai failli écrire « l’aéropage ». Je ne sais pas si le jeu de mot eût été apprécié.) de ces messieurs de la prudhommie bourgeoise et financière.
Ce choix s’explique pour des raisons apparentes et d’autres obscures.
Ces raisons sont anciennes. Elles sont en partie la cause de la rivalité d’André Flahaut, dernier ministre de la défense francophone et de Pieter De Crem sont successeur à l’époque dans ce ministère.
Outre les « pourboires » dont nous ne saurons jamais rien, le F-35 est déjà en service chez les Néerlandais. On sait que des tentations de lier notre flotte aérienne à celle de nos voisins du Nord est à la mode en Région flamande. Il est question d’un aéroport militaire en Flandre qui remplacerait Florennes ou Beauvechain, peut-être même les deux, le tout sous prétexte d’économie. Ce serait évidemment l’idéal avec un type d’appareil identique, de jumeler notre flotte avec l’autre, déjà qu’avec la N-VA le Nord est batave à cœur ouvert !
Comme par hasard les normes du F-35 ont été prises en considération depuis longtemps pour établir des plans d’action à l’Etat-major de l’OTAN. On le sait, l’OTAN est un copié-collé des us et coutumes de l’US Air Force en matière de défense aérienne. Ça tombe bien pour la N-VA qui aurait en horreur de voir les pilotes flamands se coltiner dans un appareil dans lequel se verraient quelques inscriptions en français, à côté du script tout en américain.
Le malheur pour nos stratèges du moedertaal, c’est que le Rafale – plus cher – est incomparablement meilleur dans tous les domaines que le F-35. C’est la Rolls de l’aviation de combat.

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Pour Bart De Wever, son principal inconvénient est le rapprochement inévitable d’entretien et de réparation avec la France. C’est tout à fait étrange que le F-35 ait ses constructeurs à plusieurs milliers de kilomètres de nos bases et que c’est justement un argument, alors que l’autre ne l’est pas.
Personnellement, l’aviation de guerre, je m’en fous. Par contre les 3,5 milliards d’€, il faut bien qu’ils viennent de quelque part, de nos vies austères et de nos salaires depuis l’économie mondialisée par exemple, et puisqu’il y a en plus un problème communautaire autant savoir pourquoi ?
Coup de théâtre. La France vient de bousculer la compétition pour la fourniture d'avions de combat de la Belgique, en retirant le Rafale de l'appel d'offres que lance Bruxelles pour le remplacement de ses vieux F-16. Le motif est clair: Paris juge l'appel d'offres calibré pour le F-35 américain, et n'a aucune intention de jouer les lièvres.
Que vont faire les flamingants, Charles Michel et Bart De Wever ont dû se concerter en secret, pour faire semblant d’avoir beaucoup réfléchi avant l’achat du F-35 ?
La décoration à un grade supérieur de la Légion d’Honneur, à titre étranger, par le président de la république Emmanuel Macron à Charles Michel est dans les conditions actuelles, sérieusement compromise.

8 septembre 2017

Mélenchon-bashing sur la 5.

Vendredi 1er septembre, l’émission « C dans l’air », sur Francs 5, présentée par Bruce Toussaint, avait pour thème « Mélenchon ne lâche rien ». Très vite, les journalistes sur le plateau quittèrent le sujet qui était de traiter la pugnacité et l’inventivité du groupe les Insoumis dont Mélenchon est le leader, pour se livrer à un Mélenchon-bashing comme on a rarement vu sur cette chaîne, même lors des interviews de Jean-Marie Le Pen du temps de son « détail de l’histoire » pour désigner les fours crématoires d’Adolphe.
Sur le moment, j’en avais été choqué par le manque de pluralisme des invités de Toussaint. Puis, cela m’était sorti de la mémoire. Tout compte fait, on sait bien que pour écrire dans la presse papier-télé aujourd’hui et y gagner sa vie, il vaut mieux ne pas être de gauche et absolument pas d’extrême gauche. C’est valable en France comme en Belgique.
Puis, j’ai lu un article de Marianne cette semaine sur ce désormais « C dans l’air » suspect. Je partage entièrement les propos du journaliste Matthieu Croissandeau.
Je pense comme lui « Il n’y a pas de débat quand tout le monde est d’accord et que la contradiction est absente. »
Il me plaît de citer la bande des quatre, coupable d’avoir renoncé à débattre d’un sujet pour vider sur la place publique un sac d’inimitié, de rancune et d’opinions convenues. Ça sentait la réunion centre-droit, par les quelques liches à Macron et les œillades au parti Les Républicains, au point que cela est tout de suite devenu gênant.
Présentateur Bruce Toussaint, Bruno Jeudy de Paris Match, Nathalie Saint-Cricq de France 2, et Matthieu Croissandeau de l'Obs, auxquels s'ajoutait le sondeur Jérôme Fourquet (IFOP) pas en reste.
On comprend les gestes de mauvaises humeurs et les paroles parfois blessantes de Mélenchon à l’encontre de Patrick Cohen, de Daniel Cohn-Bendit, d’Apathie et de quelques autres centristes, voire de droite, dans l’exercice de leur profession, aussi à sens unique que la bande des quatre.
Ce vendredi noir va allonger la liste de journalistes spécialisés dans le foutage de gueule de tout qui n’est pas du centre et de son annexe droitière, y compris Laurent Wauquier, qu’ils ne blairent pas au même titre que Mélenchon.
On aurait quand même bien voulu entendre un débat sur la stratégie du leader de la France insoumise dans le pot-bouille de l’hémicycle des députés d'Emmanuel Macron et son avis sur la réforme du Code du travail.

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Le meneur de jeu ne m’a pas paru un seul instant vouloir remettre le sujet sur les rails. Il y avait chez Bruce Toussaint à la fois de la résignation et un contentement mal dissimulé, lui aussi se voulant du même bord que les quatre.
L’effet de propagande est évident, lorsqu’on fait une émission-débat et que tout le monde est d’accord sur une ligne bien libérale et centriste, cette unanimité a un effet immédiat et influence grandement et durablement l’opinion. Si c’était ce but qui était recherché, on peut dire que c’est gagné, sauf que la démocratie y a perdu. La critique de Jean-Luc Mélenchon a viré à la caricature la plus grossière, décrédibilisant tout le plateau pour les seuls téléspectateurs avertis, renforçant les autres dans une opinion qui n’est peut-être pas la leur et c’est bien là où cette dérive fait mal.
C’était d’autant plus minable que j’ai toujours entendu ces journalistes dénoncer le populisme dont Mélenchon était l’emblème, sauf que vendredi, les seuls populistes étaient tous bien groupés sous la houlette de Bruce Toussaint.
Tout ce beau monde, même marqué à la culotte par les patrons, devrait partager avec le citoyen, la liberté de parole. Le mauvais choix de « C dans l’air » était peut-être causé par la difficulté de trouver la bonne personne en ces derniers jours de vacances.
S’il est vrai que c’est quasi impossible de nos jours d’équilibrer le plateau avec de véritables journalistes indépendants, que l’on fasse appel à des personnes qui ont des qualités pour débattre, sans avoir pour autant une carte de presse.
Des plus à blâmer dans l’affaire était encore Nathalie Saint-Cricq, Responsable du service politique de France 2 (service public) et Bruce Toussaint, joker de caroline Roux dans l’émission (service public également), pour les autres ramant dans le privé, je sais les temps sont durs, la lâcheté aide à vivre… Quand même, ce n’était pas glorieux.

7 septembre 2017

La bombe H sur Bruxelles !

Il y en a qui ne perdent pas leur temps. Ils introduisent des fiches et des paramètres dans leur ordi pour nous en sortir des vertes et des pas mûres sur la connerie humaine, comme si nous n’en étions pas archi convaincus par expérience personnelle sur le cobaye le plus à proximité que nous ayons : nous-mêmes !
Le site Nukemap permet de visualiser l'impact d'une bombe H, pile poil sur la Grand-Place de Bruxelles. Que ça n’empêche personne d’aller manger des frites chez Léon.
Les dégâts sont autre chose que la bombinette Bacquelaine détruisant les pauvres dans un rayon pourtant plus vaste, depuis sa maison de Chaudfontaine.
Evidemment, comme la propagande ne perd pas ses droits (1), l’expert américain Alex Wellerstein, l’auteur de cette étude chez Nukemap, tient à faire savoir qu’il a passé quelques nuits blanches en subtils calculs d’estimation. Il part du principe qu’il s’agit de la bombe H du Joufflu de Corée du Nord, dont les Japonais ont calculé la puissance grâce à leurs sismographes ultra perfectionnés.
La bombe à Trump est incomparable. Si elle tombait au centre de la Grand-Place à la place de celle du Joufflu, la Belgique serait pratiquement réduite à l’état de terrain vague. Ce qui pourrait peut-être enthousiasmer quelques promoteurs immobiliers pour l’achat de terrains à bâtir.
Alex Wallerstein est d’une précision exceptionnelle, quant au nombre de victimes bruxelloises, 305.290 morts et plus de 351.510 blessés. « Tout serait détruit dans un rayon de 800 mètres, l'envergure de la boule de feu provoquée par l'explosion. Dans la zone verte (dont Saint-Josse et Ixelles), le taux de mortalité varierait entre 50 et 90%, notamment en raison de l'exposition immédiate à de très fortes radiations. Enfin, dans la zone orange, jusqu'à près de 3 kilomètres de l'épicentre, à Saint-Gilles, Etterbeek et aux portes de Schaerbeek ou Anderlecht, les habitants subiraient de graves brûlures au troisième degré. » (La Meuse)
On admire les 90 morts et les 10 blessés de la comptée de Wallerstein. Il n’a pas voulu de chiffres ronds pour ne pas laisser penser que cela pourrait être une allusion aux rondeurs de Kim Jong-Un, afin de préserver la possibilité d’un dialogue constructif après la tragédie.
Bart De Wever pourrait être intéressé par le projet du Joufflu, tous les francophones de la capitale seraient pratiquement éliminés et par conséquent la ville reconstruite pourrait être peuplée d’un surplus flamand d’un littoral bientôt envahi par les eaux.
Cela n’a l’air de rien mais Bruxelles reconquise, il n’y aurait plus aucun obstacle à la fin de la Belgique. En cela, Bart De Wever est complètement d’accord avec Kim Jong-Un, Philippe et Mathilde.
Le roi à Quaregnon, il resterait à recaser les ministres francophones du gouvernement fédéral, car vous pensez bien, la bombe du joufflu aurait épargné le beau monde. Prévenus en qualité de VIP, on les aurait retrouvés atterrés, mais bien vivants, en pantoufles dans leurs maisons de campagne, à préparer dans la hâte un discours à la population.
On sait que le ministre Bacquelaine n’entretient pas de bonnes relations avec le leader du PTB, monsieur Hedebouw, or comme celui-ci serait alors – toujours dans la projection de Wellerstein – en compétition avec Philippe pour la présidence de la nouvelle nation de l’Europe, le problème serait de recaser Bacquelaine, dans une activité qui ne lui ferait perdre aucun des avantages financiers de la précédente.
Évidemment, pour l’ONEM, Bacquelaine est un cas difficile. Incapable d’un travail manuel, diminué psychiquement par le poids des ans, il n’aurait que l’alternative de l’atelier protégé ou le chômage honteux. Serait-il assez courageux pour entreprendre une nouvelle carrière, parmi des travailleurs bien plus intelligents et mieux armés que lui pour surmonter les épreuves de la vie ? Le ministre n’en a aucune idée.

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À défaut d’un emploi adapté, on pourrait bâtir un home géant pour personnes âgées, son domaine préféré. Près des eaux thermales de Chaudfontaine, le ministre serait chargé d’un programme établissant les calories de survie minimales afin d’établir des repas plus en équilibre avec le budget, qu’avec la santé des pensionnaires.
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1. NUKEMAP3D, présente des images modélisées en 3D et à l'échelle de nuages en champignon du plus saisissant effet.

6 septembre 2017

Le triomphe de Bacquelaine.

Les ministres de mauvais augure foisonnent dans ce gouvernement. L’un d’entre eux, Monsieur Bacquelaine, sort tout droit de la Comédie Humaine de Balzac, à la fois Girard, usurier (Gobseck) et Molineux, propriétaire (César Birotteau, parfumeur).
Avec la complicité de Charles Michel, il vient de perpétrer un nouveau forfait contre les pensions des travailleurs qui, n’ayant pas retrouvé du travail les dernières années précédant l’âge de la retraite, verront leur pension réduite.
Il faut faire des réformes dans ce domaine, mais pas celles qui retirent le pain de la bouche des plus misérables.
Pour l’anecdote, certaines pensions ne seront pas touchées par les scélératesses de ceux qui nous gouvernent. Les cumulards de la gent parlementaire et ministérielle trouveront grâce. Certains magistrats poursuivront des jours heureux indépendamment de la sciatique ou d’autres malheurs de l’âge, avec des plafonds à 5.788 euros brut par mois, soit six fois plus que le travailleur pensionné moyen et 8 fois plus qu'un indépendant. Les généraux et leurs équivalents dans la marine s’en tireront avec 5.000 euros bruts par mois.
On s’arrête là. L’État est dans de telles mains qu’ils peuvent dormir au calme, leur ministre ne sabrera pas dans leurs revenus.
La Belgique est le pays d’Europe occidentale qui respecte le plus mal ses vieux en leur allouant une des pensions parmi les plus basses, par rapport à ses voisins.
Il aurait été logique d’imaginer un rattrapage de nos basses pensions, compensé en partie par la suppression des générosités de Bacquelaine à ses pareils.
Hélas ! cette politique n’est pas prévue dans le tandem MR-N-VA, mais une autre qui rabote en-dessous, pour mieux fournir au-dessus.
D’après un autre expert, Charles Michel, les réformes libérales vont dans le bon sens.
On ignore si c’est grâce au plan Bacquelaine, mais d’après les gazettes, certains travailleurs devenus chômeurs en fin de carrière pourraient perdre des sous à concurrence de 140 euros par mois.
Gwendolyn Rutten de l'Open Vld a bien essayé de démentir. C’est Bacquelaine lui-même qui s’est chargé de confirmer le hold-up social de ses services, très fier de lui sans doute, comme d’habitude.
C’était un vœu de la N-VA de revoir le régime de pension des chômeurs âgés. C’est fait.
Les textes sont au Conseil d’État, de gredins à gredins, cela ne fera pas un pli, dès 2019 le déjà fort contingent de pauvres dans la rue va prendre de l’ampleur.

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Quand on joue dans une pièce avec le mauvais rôle, autant entraîner le plus de monde dans sa déchéance. Bacquelaine ne s’en est pas fait prier puisqu’il entraîne par le fond Elio Di Rupo en soulignant que le gouvernement s'est inscrit dans la voie de son prédécesseur « qui avait déjà accru la dégressivité des allocations de chômage selon trois périodes et décidé d'utiliser le droit minimum pour calculer les droits de pension constitué durant la troisième période (où une indemnité forfaitaire est due) ». Tout cela n’est pas faux, hélas ! Di Rupo a facilité la tâche de Bacquelaine lorsqu’il était premier ministre.
Faut-il le dire ? Ce n’est pas une association de coquins, mais c’est une suite de personnages troubles et néfastes. Dans cette hiérarchie des bas-fonds, Elio Di Rupo ne vaut pas grand-chose, Daniel Bacquelaine vaut encore moins.
Il paraît qu’il y a des plafonds et que les pensions minimales seront épargnées.
Brave Bacquelaine, comme si nous ne savions pas que les réformes passent mieux quand on peut diviser ceux qui en sont atteints. Il va presque faire croire qu’on l’a échappé belle et qu’avec Di Rupo tous les petits pensionnés passaient à la casserole !
Tous les ministres des Régions et du Fédéral vous le diront, monsieur Bacquelaine est capable de dire à une bulle près combien, il y en a dans une bouteille de Chaudfontaine. Une pièce d’un euro qui tombe de la poche d’un passant dans sa rue, le temps de se retourner et de regarder par terre, elle n’y est déjà plus !

5 septembre 2017

Pas de veine !...

Kim Jong-Un les emmerde. C’est le moins qu’on puisse dire. Ils sont fous, mais ils ont trouvé plus fou qu’eux ! Un as de la bombinette qui n’est pas dans le club. Et voilà que ce petit dernier sait aussi faire péter la planète. Ce culot… hors registre de commerce comme ceux qui ont patente et autorisation !
C’est insensé et Donald Trump à la tête d’un pays qui s’enorgueillit des 300.000 morts de Nagasaki et de Hiroshima et qui est donc à ce titre une sorte de gérant du club par référence, la trouve mauvaise et ne veut pas de Kim Jong-Un dans la salle d’écrans de la NASA, pour des réunions de la fraternelle des anciens de la bombe.
C’est donc à Trump que revient la gestion de la crise entre le joufflu Nord-Coréen et le reste du monde. Voilà qui tombe à merveille, Trump aime faire de la muscu devant tout le monde. Melania adore sa zigounette, il est normal qu’il l’exhibe au nom des peuples libres.
– Ça c’est du mâle, ma bonne dame. Le joufflu va se faire déculotter.
Il a d’abord exclu de faire tout commerce avec les pays qui font des affaires avec le joufflu. Du coup il se prend un vent puisque la Chine est à « tu et à toi » sur tous les marchés de la Corée du Nord et que si les USA arrêtaient le business avec la Chine, autant que Wall Street mette la clé sous le paillasson tout de suite et que Trump s’enferme dans sa tour à NY pour entamer une partie de majong qui durerait quatre ans.
La déclaration de fermeté n’était adressée qu’à l’Europe, on l’aura deviné. Les grandes marques de voiture et les banques européennes ayant été taxées à mort et exsangues, il faut bien que Donald trouve de nouvelles ressources pour sauver le monde libre.
Non seulement le joufflu envoie des fusées partout, mais encore, il se vante d’avoir miniaturisé la bombe H à la taille d’un paquet de cornflake !
Comme Trump et Obama ont toujours été très discrets sur le potentiel nucléaire américain, on se demande si le joufflu n’a pas une longueur d’avance sur la bombe H du staff de West-Point et du pentagone ?
Si c’était le cas, il faudrait revoir à la baisse, les salaires des hauts gradés USA.
Qu’un peuple de crève-la-faim ose rivaliser d’intelligence malfaisante avec la grande puissance démocratique, il y a de quoi refaire les théories sur l’alimentation du cerveau par les sucres et protéines alimentaires.
En attendant, nous autres les peuples avec ou sans parapluie atomique, on attend qu’un des deux fous devienne forcené et ne s’entête à avoir raison à tout prix en utilisant l’arme suprême, celle qu’on n’ose pas nommer tellement elle fait peur.
Des historiens pourraient se demander si Attila, Gengis Khan et Jules César avec la bombe en bandoulière auraient osé s’en servir ?
– Sans avion, cela leur aurait péter dans la gueule, hé banane !
– C’est vrai. Mais où avais-je la tête !
Par contre, Adolphe avait la Luftwaffe, heureusement qu’il est mort mazouté dans son bunker.
Cela veut dire que les tyrans modernes oseraient ce que les tyrans anciens n’avaient pas osé ? Probablement, les primitifs n’étaient que des artisans à l’arme blanche, des rustres et des illettrés. L’assassin en série est une invention récente, comme la mitraillette et le Smartphone.
Et puis nous avons la démocratie qui n’existait pas à l’époque de Brutus, défendue aujourd’hui par tous les tyrans libéraux qu’on a et on en a un paquet ! Observez Charles Michel, nous… on ne vaut rien à ses yeux, mais Trump ! il se jetterait sous le feu nucléaire pour sauver cet homme-là !
Avant d’être anéanti un jour par un des membres du club ou par un candidat clubiste, on eut se poser la question à quoi ça sert d’avoir les moyens de détruite la planète trente ou cinquante fois ? Le joufflu part d’un rire, comme seuls les Coréens du Nord en sont capables à ces propos « Et moi, je ne peux la détruire qu’une seule fois, mais ce sera la bonne. »

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Les gens sérieux gardaient leurs bombes au fond d’un tiroir, juste pour qu’on sache qu’ils en avaient une. Kim Jong-Un n’a pas de meuble IKEA et pas de tiroir. Il range la sienne dans le placard à balais. D’ici à ce qu’une femme d’ouvrage la confonde avec un aspirateur…
On aura encore quelques sueurs froides avant la fin de l’année.
Et dire que je mourrai sans doute comme vous vitrifié pas plus tard que demain, sans avoir jamais serré dans mes bras Elisabeth Quin ou Florence Hainaut et qu’elles m’ignoreront pour toujours ! C’est trop injuste.
Désastre ou pas, c’est la seule chose qui me rende vraiment triste.

4 septembre 2017

Rentrée à la belge-téloche.

« C’est pas tous les jours dimanche » est reparti pour une saison, avec un Christophe Deborsu barbu. C’est à peu près toute la nouveauté de cette émission politique qui a battu la RTBF par l’audience, ce qui ne signifie rien d’autre en soi et n’explique pas l’engouement. De même, cela n’entend pas que la télé Reyers soit injustement dépréciée.
Il suffirait d’un type intelligent à la gestion des programmes à la RTBF pour renverser la tendance. Il est vrai que les libéraux n’aiment pas l’État et privilégient le privé. C’est un paradoxe, parce qu’en fin de compte, c’est le public qui paie tout le monde.
Donc, la RTBF bat en retraite. On essaie « Les décodeurs » de 10 à 11.
Dimanche prochain, je m’assurerai que Florence Hainaut retrouve la flamme dès potron-minet qu’elle avait perdue, d’autant que la mienne ne s’est jamais éteinte pour son talent.
Les chroniqueurs d’RTL ne sont pas des cadors du métier, la direction de la RTBF devrait le savoir.
Les débats politiques restent le point faible de nos télévisions. Les quatre palotins du père Ubu Deborsu ont pris un an de plus, c’est tout ce que l’on peut en dire.
Ils sont trop timorés, trop d’accord à l’avance, trop typés dans le panachage politique. On devine sur le champ de quel bord ils sont. Ils sont centriste jusqu’au fond des tripes, comme un Chinois est de Chine, sauf Madame Praet, plus à droite que les trois autres.
On est loin de la culture et du savoir-faire des chroniqueurs français, de la liberté de ton des télévisions anglaises et surtout américaines.

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Ce dimanche encore on a sursauté devant la projection d’un graphique montrant le PTB dépassant largement le PS et, une fois de plus, absent sur le plateau, alors que Écolo et Defi, comme le cdH, étaient largement représentés.
J’ai été agréablement surpris de la prestation d’Élio Di Rupo que les autres essayaient d’enfoncer. Le président du Ps a remis les pendules à l’heure et montré à quel point Benoît Lutgen avait eu une attitude indigne, dans le mépris des engagements du cdH.
Olivier Maingain a dénoncé la démarche peu (ou trop) réfléchie de Benoît Lutgen, ajoutant qu’il mettait sérieusement en difficulté l’ensemble des francophones.
Le journaliste Rik Van Cauwelaert, interrogé par Deborsu, prétend que les vice-premiers ministres flamands du gouvernement fédéral avaient été informés par le MR de l’intention du président du cdH, avant que celui-ci ne procède à son annonce surprise du 19 juin dernier.
C’est le seul scoop, mais c’en est un de taille. Cette info confirme que loin d’être conduit par une soudaine indignation, Lutgen avait pris sa décision froidement, bien avant son coup de bluff.
Dans l’ombre, Lutgen complotait avec le MR un changement de majorité !
Évidemment, la tête sur le blog, il jurera le contraire, comme son nouveau compère Charles Michel ! Mais cela en dit long sur la duplicité de Lutgen et ses calculs bassement électoralistes.
Ce qui fit dire à Maingain dans la seule séquence vraiment intéressante de l’émission :
«…quelle est la finalité de la déclaration de Benoît Lutgen : changer de maître, via le MR, pour être prêt à rejoindre la majorité fédérale avec la N-VA dans les mois et années à venir»,
Dans les nouvelles têtes projetées sur écran, on a vu plusieurs fois Alda Greoli, une créature de Benoît Lutgen, jamais élue, et cependant au four et au moulin. C’est la Pauline Carton du cdH. Tout le monde s’attend à ce qu’elle dise « Madame est servie » !
Pour ce qui est de la seule femme de la bande des quatre, Emmanuelle Praet a gardé toutes les manières qui plaisent tant à un public de droite. Cette fois, elle a encensé son voisin, le libéral Borsus, nouveau ministre-président de la fédération wallonne. C’était tellement énamouré et au bord de l’orgasme que Borsus en a rougi de plaisir, puis de gêne et de confusion.
Libéré de la contrainte du pouvoir, Di Rupo a touché un mot des Belges qui souffrent, de la pauvreté, du chômage, etc. Il m’a agréablement surpris de sa métamorphose. N’aurait-il que le même motif électoral de Lutgen de ne pas trop perdre des plumes aux prochaines élections, cela fait toujours plaisir.
Que dire de plus, peut-être, me hasarderais-je à essayer « Les décodeurs » entre 10 et 11 dimanche prochain, pour « renouer » avec ma chère Florence !

3 septembre 2017

Revenir aux fondamentaux !

Certes, on n’a pas encore imaginé une autre combine d’échange en société moins voyoute, mais que nos artistes répandent le bruit que la liberté d’entreprendre est morale… Ils ont déjà réussi à faire croire que la liberté d’entreprendre, c’est la liberté tout court. Il faudra demander aux milliards d’hommes dans la pauvreté ce qu’ils en pensent, avant le stade suivant que je me hasarde à définir en oxymore, le commerce est un « un délit vertueux ».
La dynamique du commerce est toute dans l’inégalité des valeurs échangées. Ce n’est pas un gauchiste qui le dit, c’est Condillac, un curé de l’Ancien Régime. On ne peut pas suspecter de gauchisme Étienne Bonnot de Condillac, abbé de Mureau, 1714 -1780, philosophe et économiste.
Quand on fait affaire, Il y a au moins deux parties. Une des deux pigeonne l’autre. Et celui qui construit, élève ou plante ce qui se vend, comment pourrait-on le définir ? D’habitude on n’en parle pas. On dit qu’il loue ses services. Il n’est propriétaire de rien. Il exécute. C’est le con de service, complètement escamoté dans le rapport vente/achat. L’entreprise est une dictature, qu’on se le dise depuis les bureaux du FOREM, jusque chez Borsu.
Dans la conception de l’échange, la perte de l’un, c’est le gain de l’autre.
Le bénéfice mutuel, c’est-à-dire qu’aucune des parties n’est refaite par l’autre, est le grand prétexte des libéraux pour trouver une sens moral au fourbi.
Si les parties gagnent à l’échange, d’où viendrait alors le surplus, puisqu’en principe dans l’opération vente/achat, rien n’est produit ?
Il y aurait de cette manière une équivalence de biens échangés.

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Dans son Éthique à Nicomaque, Aristote nous dit que pour qu’il y ait un échange équitable, il faut que les biens ou les services soient égaux entre eux. En langage moderne cela pourrait être une somme monétaire équivalente.
Tout vient de là. Si je paie 1000 € pour un objet ou un service, il faudrait que le prix soit le même partout dans le pays et que la valeur correspondante à l’objet soit fixée, non pas par une loi ou un règlement, mais par la règle du juste prix.
Le philosophe grec complique encore le problème, puisque pour être juste, l’échange doit impliquer une proportionnelle qui consiste à traiter inégalement des individus inégaux.
Dans l’exemple du prix d’un pain, il faudrait que celui-ci soit proportionnel au revenu de ses acheteurs pour que le duo Vente/Achat soit équilibré. C’est aussi par le même principe qu’une taxe comme la TVA est profondément injuste, puisqu’elle est perçue sans tenir compte des revenus des citoyens.
Il est donc impossible de fixer une règle juste dans une entreprise d’échange, d’achat ou de vente.
Tout le bric-à-brac de lois et de règles tendant à justifier l’injustifiable n’y feront rien. Les échanges commerciaux auront beau être moralisés par des discours et même des prêches en leur faveur par nos élites libérales, la liberté d’entreprendre n’est rien d’autre qu’un privilège de l’arbitraire d’une société incapable de trouver mieux pour le vivre ensemble. Plus l’industrie se complique, plus l’artisanat disparaît, plus les chaînes de production se spécialisent, plus l’injustifiable éprouve des difficultés à se justifier.
Au point qu’aujourd’hui, on fait semblant. Même les Michel pourtant ardemment convaincus officiellement n’y croient plus.
C’est encore Condillac, loin des révolutionnaires abhorrés, qui porte le coup imparable « Il est faux que dans l’échange on donne une valeur égale pour une valeur égale. Au contraire, chacune des parties toujours abandonne une moins grande pour une plus grande valeur ».
Reste à savoir si l’on perd ou si l’on gagne beaucoup dans une vente/achat ?
L’Affaire Cools a soulevé le fameux lièvres des commissions occultes, les magots cachés qu’on a découvert à la SMAP, les pots-de-vin autour de l’achat des hélicoptères Agusta, en 2016, De Decker qui vend ses services au prix fort, prit le relais scandaleux avec l'aisance d'un libéral de bonne famille.
Les journaux rapportent des échos peu flatteurs des dessous de table à l’étranger sur la vente/achat de tout l’attirail de guerre, les bateaux de commerce, des avions jusqu’aux modestes voitures, les prix demandés sont rarement ceux conclus. Cette manie de vieil avaricieux est une spécialité du monde des affaires sous quelque régime que ce soit, mais le plus écœurant est encore celui que l’on nomme démocratie et qui prêche le contraire.
Alors, une seule question : combien coûte réellement les produits mis en vente et achetés après d’âpres négociations, marchandages et pots-de-vin ?
On se demande si le fabricant-vendeur le sait lui-même !
Ce serait pourtant seulement à partir du coût réel que l’on pourrait amorcer des règles commerciales moins grossières pour moins de gaspillage et plus de morale.
Conclusion : L’agir n’a de constance que sous un seul aspect : celui de préférer ce qui a plus de valeur à ce qui en a moins.
Vous avez dit morale ?

2 septembre 2017

Un parti mal parti.

Benoît Lutgen, le président du cdH, devrait recevoir le « Gérard Deprez du copernicien raconté aux foules », pour avoir l’air d’être un fin politique alors qu’il a fichu partout une pagaille noire, s’il y avait un prix Gérard Deprez en Belgique bien entendu, imitant les « Gérard de la télévision » en France.
Devant un acteur de la révolution copernicienne comme Benoît, ceux qui veulent une place utile pour un mandat en 2018 ont intérêt à l’admirer. Les élus cdH risquent d’être peu nombreux à l’issue des élections !
Une ministre doit se faire du souci pour sa réélection à Bruxelles.
Céline Fremault, au gouvernement bruxellois chargée du Logement et de l'Energie, compte bien rester logée à Bruxelles avec les socialistes, jusqu’à expiration d’un contrat que Lutgen a pourtant déchiré en public. C’est la copernicienne de la parole donnée, reprise et redonnée et ainsi de suite, si bien qu’on ne sait pas à l’heure de la sortie de ce blog, si elle est donnée et reprise ou reprise puis redonnée, à nouveau.
D’ailleurs, de l’avis général à Bruxelles, c’est ce qui fait tout son charme et attire les harceleurs de la presse qui voudraient bien savoir si le pied qu’elle a dedans est aussi mignon que celui qu’elle a dehors ?
Cette copernicienne évolutive s’est confiée à La Libre Belgique. Elle le dit tout net : elle entend "continuer avec la même rigueur à remplir son rôle dans cet exécutif ». Le rôle de Céline Fremault a toujours été très effacé, pour tout dire inexistant, le fait qu’elle fasse encore partie d’un gouvernement, malgré les incompatibilités socialistes de son patron, n’a donc aucun impact sur la ferme résolution de rupture de ce dernier.
Les textes adoptés seront votés par le groupe CDH au Parlement", précise-t-elle, à La Libre.
Comme le reconnaît Céline Fremault "Le CDH a toujours été clair par rapport à la N-VA. (...) Je suis N-VA-incompatible". Cette volonté clairement exprimée a de quoi inquiéter. L’air du cdH tourne les têtes. On y dit « non » pour dire « oui » ! Au MR aussi, d’ailleurs…
Il ne faut pas oublier que le cdH, c’est l’ancien parti de Gérard Deprez, qui aurait voulu déménager tout le parti dans les greniers du MR, mais aussi de Joëlle Milquet, l’Anne-Marie Lizin de droite, et du copernicien Lutgen, espérant fusionner bientôt avec le MR, là où Gérard avait échoué.

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La belle Céline nous ouvre son cœur dans la dernière partie de l’interview de la Libre.
Elle distingue "partenariat" du "mariage", à propos de la borsufication des ministres du cdH au parlement régional wallon. "En changeant de partenaire, on ne change pas l'être d'un parti". Si j’étais son mari, je consulterais un avocat.
On ne savait pas que sous l’ère Lutgen, ces dames pouvaient désormais changer de partenaire sans pour cela rompre un contrat de mariage.
Les anciens curés devenus humanistes s’émancipent.
"L'appel du 19 juin a fait bouger les lignes et a redonné une liberté de parole au cdH ». Il faudra surveiller dans les prochains mois la silhouette de Benoît, des fois qu’ayant fait bouger les lignes, il n’ait quelque peu forci.
Pourquoi reprendre et commenter cette interview de Fremault ?
Elle est l’exemple type de l’interview dont on n’attend rien d’autre que se montrer aux lecteurs et de dire « vous voyez, j’existe ».
Les journalistes posent les questions sans entrain. On les sent accablés. Ils n’attendent rien. Ils ne sont pas déçus.
C’est une mascarade.
Nous rentrons de vacances, il y a de la lassitude dans l’air, on pardonnerait. Mais, il n’y a pas d’excuse. C’était comme ça en juin, ce sera pareil en septembre.
Le plus étonnant, c’est qu’il n’a jamais été question du bilan de la ministre, ce pour quoi les citoyens la paient !
Tout le monde se fout des états d’âme de Céline Fremault. On voudrait savoir si son boulot au logement a permis de reloger décemment les Bruxellois, si l’énergie, dont elle a la charge, sert à autre chose qu’à remplacer les ampoules électriques anciennes par des basses tensions dans son ministère, etc.
Mais ça, on peut attendre. Le choc copernicien est ailleurs.

1 septembre 2017

Entretiens cliniques !

Tantôt c’est Bart De Wever qui en a après les syndicats, puis le Premier ministre Charles Michel qui se "réjouit" que la nouvelle majorité à la Région wallonne soit plus cohérente, enfin Benoît Lutgen (cdH) se félicite de sa partie de poker, une paire de sept gagnante et deux parties perdues.
Tous font l’unanimité pour condamner une gauche qui réclamerait une meilleure vie pour les citoyens de ce malheureux pays, en plaidant stricto sensu pour une économie qui va mieux grâce à ceux qui ne vont pas bien.
On se moque de Trump mais on court sur son passage avec de la belle marchandise à lui vendre et des dollars à en espérer. Quand le suffrage universel met la gauche au pouvoir au Venezuela, on hurle à la dictature et le moindre fait de résistance à l’autorité est désigné comme l’héroïsme pur d’un peuple qui se dresse contre la barbarie socialiste. Tandis que le gréviste à Liège ou Charleroi est un casseur dangereux qui s’ignore.
L’analyse des Michel ne laisse pas de doute « c'est le retour du néo communisme, avec tout ce que cela a de rétrograde ».
Dans les milieux de pouvoir, il n’y a jamais la moindre critique, la moindre inquiétude sur la façon dont les gens de grande influence conduisent l’économie mondiale et donc aussi régionale.
Ces nains de la pensée conformiste se rengorgent à l’illusion qu’ils sont les acteurs d’une révolution « copernicienne ». (Je vous demande un peu…)
De leurs bouches, pratiquement divinisées, aucun doute ne descend jusqu’à mes pauvres oreilles !
J’ai cru longtemps que ces personnages de premier plan et qu’on invite assidûment dans les médias jouaient un double jeu et nous méprisaient, non pas parce que nous étions des personnes de condition inférieure, celles qui travaillent sans rechigner et s’excusent de ne pas présenter assez vite le fruit de leur travail à qui en perçoit de droit tous les bienfaits, non, ce n’est pas cela. Je m’étais trompé sur leur compte.
Ils nous méprisent parce que nous n’avons pas leur subtile intelligence pour estimer à sa juste importance l’énorme avantage de vivre dans une économie aussi dynamique et aussi dévoreuse de tout, pour un idéal de croissance, jamais assez important.

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Ces grands du spectacle politique ne voient pas où le système économique nous conduit. Ils sont persuadés que c’est la meilleure manière de tirer son temps sur la terre et transmettre pour les suivants les données sacrées d’une reconduction telle quelle.
Ils sont convaincus que les attaques proférées contre le système sont des monstruosités incompatibles à ce qu’ils croient être le meilleur pour la dignité humaine. Ils pensent avec une conviction profonde que loin de détruire la planète, ils la préservent contre des prédateurs, tous à gauche, qui n’ont qu’un seul but exterminer tout sur leur passage.
Voilà ce que messieurs de la politique pensent en gros et quand ils le disent dans des micros complaisants, dans des éditoriaux faits pour, ils sont sérieux et honnêtes, puisqu’ils pensent ce qu’ils disent.
Leur représentation de la démocratie est quasiment un acte notarié et le support de l’économie telle qu’ils la déterminent. La démocratie n’est possible que dans la confusion des deux libertés, celle de l’individu et celle d’entreprendre. Là-dessus, ils sont encore plus impitoyables que sur tout le reste.
Alors, oui, je me suis trompé, lourdement, ces gens sont honnêtes et parlent selon leur cœur.
Mais, alors, mille fois hélas ! c’est impossible de ne pas conclure autrement :
CES GENS SONT DES DEMEURÉS, débiles légers et certains profonds !
On a tort de les prendre au sérieux, puisqu’ils sont incapables de réfléchir à bon escient. Et le mépris envers nous autres qui ne comprenons pas les hauteurs auxquelles ils ont accès, nous devrions le prendre, comme un infirmier en psychiatrie le prend d’un malade qui se croit l’empereur des Français.
C’est-à-dire que nous devrions retourner le mépris qu’ils nous adressent avec l’infinie pudeur qu’on a devant des malades du cerveau, de pauvres hères qui ne sont dangereux que, parce qu’ils ont le volant en main et que nous sommes engagés sur une route étroite.
On pourrait même faire des sketchs à leurs propos, si les temps n’étaient pas aussi dramatiques. Coluche nous manque.
Rien de plus risible que cette volière piaillant, de ces canards qui cancanent au bord de la mare, et que nous autres, bons fermiers, nourrissons de notre bon grain, des Michel, des Lutgen, des Reynders, des Borsus, des De Wever, des Peeters, mais on en ferait dix pages d’admissibles aux cliniques.