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28 janvier 2021

Crime d’État !

Le motif altruiste de l’acte d’accusation que Zola publia dans un journal pour défendre Dreyfus, est simple « Puisqu’ils ont osé, j’oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j’ai promis de la dire, si la justice, régulièrement saisie, ne la faisait pas, pleine et entière. Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. »
Aujourd’hui, 28 janvier 2021, je ne veux pas être complice non plus !
Les coupables sont faciles à désigner. Ce sont tous les chefs de gouvernements, les partis politiques et tous ceux qui, en général, tirent profit, de la situation désastreuse dans laquelle se trouve ce pays. Et la victime, c’est le peuple, courageux qui travaille en baissant la tête, trop attentif à son travail pour saisir ce qu’il se passe.
Les coupables sont facilement reconnaissables à la facilité avec laquelle ils adhèrent au néolibéralisme. Ils ont converti les règles en programme politique, trahissant par là la démocratie dont l’unique objet devrait être le bonheur des peuples.
D’une manière générale le libéralisme englobe dans sa totalité toutes les dérives actuelles dont se rendent coupables tous les jours ceux qui commandent l’action à ce pays.
Le discours libéral n’est pas un discours comme les autres. A la manière psychiatrique, c’est un discours fort. Il a pour lui toutes les forces d’un monde de rapports de forces en orientant les choix économiques de ceux qui dominent vers une négation même de la démocratie, dans un programme de destruction méthodique des collectifs.
Les acteurs politiques sont les agents actifs du programme libéral qui tire justement sa force politico-économique de ceux dont il exprime les intérêts – actionnaires, opérateur financiers, industriels, conservateurs ou sociaux-démocrates convertis aux lois du marché, hauts fonctionnaires des finances (d’autant plus acharnés à imposer une politique prônant leur propre dépérissement que, à la différence des cadres des entreprises, ils ne courent aucun risques) – toutes ces personnes tendent à favoriser la coupure entre l’économie et les réalités sociales, et à construire dans la réalité, un système économique conforme à la théorie libérale, c’est-à-dire une machine logique, qui se présente comme une sorte de contrainte entraînant les agents économiques.
En termes juridiques, par rapport à la poursuite du bien social commun qu’est la démocratie, cela s’appelle de la haute trahison.

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Ainsi, ils ont instauré le règne absolu de la flexibilité, avec les recrutements sous contrats à durée déterminée une exigence d’autocontrôle qui étend l’implication des salariés selon les techniques du management participatif à un surinvestissement dans le travail non rémunéré, contraire au groupe social le plus important, servant à affaiblir ou à abolir sciemment les repères et les solidarités collectives.
On a vu ainsi se renforcer une utopie libérale qui tend à insérer dans le quotidien une sorte de machine infernale, dont la nécessité s’impose aux dominants eux-mêmes, comme par exemple les hauts fonctionnaires et les politiciens qui sacralisent le pouvoir des marchés au nom de l’efficacité économique, qui exigent la levée des barrières administratives ou politiques capables de gêner les détenteurs de capitaux, dans la volonté de maximaliser le profit individuel.
La subordination des États dans l’Union européenne aux exigences de la liberté économique, avec la suppression de toutes les règles sur le marché, à commencer par le marché du travail, la privatisation généralisée des services publics et la réduction des dépenses publiques et sociales, sont les preuves de la collusion des dirigeants politiques aux intérêts particuliers.
Les économistes et les médias sont partie intégrante de cette association de malfaiteurs. Leur formation intellectuelle, le plus souvent purement abstraite, livresque du monde économique et social, confond « les chose de la logique avec la logique des choses (Pierre Bourdieu) ». Ils collaborent aux bouleversements sociaux actuels.
Les résultats de ce délit social est visible. On assiste à l’accroissement extraordinaire des différences entre les revenus, la disparition progressive des univers de production culturelle, cinéma, théâtre, édition, etc, par l’imposition intrusive des valeurs commerciales dans le culte du winner et la destruction de toutes les instances collectives capables de contrecarrer le néolibéralisme. Cela s’appelle un crime en association !
Ce passage forcé au libéralisme s’accomplit de manière insensible, donc imperceptible à la population. Ces criminels d’État que nous avons élus par naïveté et méconnaissance du but qu’ils poursuivent, auront, tout ou tard, à répondre des crimes prémédités qu’ils commettent.
« Il y a aujourd’hui plus de nazis à Vienne qu’en 1938 », écrivit dans une rage lucide Thomas Bernhard , Autrichien, fin des années quatre-vingts (mort en 89). On peut écrire la même chose des Belges, cinquante ans plus tard, des capitalistes. Plus l’engouement pour ces criminels sera grand, plus terrible sera la fin des illusions de millions de Belges.

27 janvier 2021

Flânerie…

Ma richesse, c’était la flânerie. Dans ma ville, c’était bien mon droit, le seul peut-être en ces temps de grande pénurie affective.
J’observais amicalement les gens. Un solitaire ne parle à personne par définition. Mais entendre les autres se parler m’entrait dans leur compagnie par l’oreille. Ce n’était pas grand-chose, un bruit de fond surtout dans les rues piétonnes le samedi, aux heures d’affluence, ma manière de me trouver au milieu des gens, sans les gêner et sans qu’ils me gênent.
C’était avant mars 2020, une éternité.
Même ça, ils me l’ont enlevé.
« Ils » c’est le pouvoir d’une élite arrogante. Celle qui a fait entrer « la bête » dans les bagages Vuitton, les colis destinés à l’Europe, les containers de la politique néolibérale, par toutes les voies possibles, mais surtout aériennes. Ils comptent sur nous pour la vaincre. Peu importe la manière, mais ils sont là par les lois de la démocratie, mauvais gardiens d’une noble cause, entre couvre-feu et fermeture des coiffeurs.
La flânerie sans but, c’est l’incertitude, le hasard parfois d’une rencontre. Parler à quelqu’un qui a bien le temps et qui cherche peut-être la même chose que moi : entendre une autre voix que la mienne. Jadis, c’était un plus, sans l’avoir vraiment cherché, aujourd’hui c’est un rêve inaccessible tout modeste soit-il !
La société contemporaine n’aime que l’acheteur chez le flâneur. Ce n’était pas évidemment mon but. Je faisais partie d’une catégorie de flâneurs modernes qui résistent à la domination des achats compulsifs. Attirés par des grands magasins, je pouvais les traverser, m’arrêter devant quelques rayons, m’intéresser à des étalages et en sortir, sans aucun achat.
Combien je regrette les promenades sans but !
Certains jours, j’étais moins empathique. Je me suis même surpris à préjuger du vide qui devait être le lot du plus grand nombre, une sorte de mort avant la lettre. Comme si j’en savais ! De ces jours là, je retire l’animosité qui était la mienne. En comparaison avec le confinement et la mort sociale d’aujourd’hui, j’aurais dû avoir honte. Mon excuse, je ne connaissais pas l’avenir qui nous attendait.
Cette idée du monde économique libéral, du grand village, est extrêmement dangereuse, la pire de toutes. Les pauvres n’en profitent guère, rivés au sol qui les a vus naître et les verra mourir ou passagers précaires sur des canots à risquer le tout pour le tout. Les riches, par contre, se trouvent à l’aise n’importe où, même dans les bas-fonds dont ils photographient le pittoresque. La misère a un côté esthétique à la lentille d’un Nikon. Ils n’étaient pas à eux seuls une calamité suffisante, ils ont emporté aussi la Covid-19 dans leurs bagages. La seule chose qu’ils partagent. Ces élites ont donné la mort, avant de nous enjoindre de la combatte !

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Les promenades sont finies. Entre résignation et désespoir les vieux restent chez eux en attendant un problématique vaccin. Viendra-t-il à temps ? C’est leur angoisse. Les autres font ce qu’on leur dit de faire : travailler rentrer chez soi et prendre les mêmes risques le lendemain, au nom de la réalité économique du grand village mondial. Les enfants vont à l’école, du moins dans celles qui ne ferment pas, insouciants encore, enfin ceux dont les parents ne sont pas aux abois guettés par les happe-chair de la finance. Ils sentent le désastre familial et en devinent les causes, plus observateurs que les parents le pensent. Ce sont les victimes collatérales de l’économie libérale, de notre légèreté et de nos désastres intimes. Je me demande même si dans ses discours, Georges-Louis Bouchez n’est pas en train de trahir aussi les enfants ?
Les derniers irréductibles flâneurs sont les héros des bandes dessinées de demain. Ils côtoient l’homo oeconomicus qui court au bureau et à l’atelier, attraper de quoi avancer son heure dernière.
Les actes de l’interaction avec le monde extérieur, monde de la connaissance, de la créativité avec les personnes et les lieux, ne peuvent plus se réaliser. Pourront-ils se recréer après, quand le système libéral qui a permis la pandémie, aura trouvé le moyen de nous en débarrasser ? L’Histoire nous apprend que les sociétés qui trébuchent ne se relèvent jamais de la même manière, quand elles se relèvent !
Nous sommes dans un monde global. Les sociétés n’existent plus. Le village est universel et il est capitaliste, c’est-à-dire qu’il doit pousser la machines jusqu’au bout, sans trêve, ni repos, jusqu’à la destruction totale et l’extinction de l’espèce.
Alors, vous pensez, la marche à pied et les rêves du promeneur…

26 janvier 2021

Bravo, les mecs !

À cause de Georges-Louis Bouchez, on s’enfonce un peu plus dans l’égoïsme et le chacun pour soi. A cause de Di Rupo, on tourne autour du pot pour faire avancer les choses dans le mauvais sens. À cause de Bart de Wever, on ne fréquente plus ses voisins. A cause de Charles Michel, on apprend l’art de mordre en jouant les chiens battus. A cause de Theo Francken, on sait comment se défaire des étrangers. A cause de Didier Reynders on apprend l’art de mettre ses fautes sur le dos des autres. A cause de Laurette Onkelinx, on case les siens en faisant semblant d’aimer les gens. A cause de David Clarinval, nous passons tous pour des cons. A cause d’Olivier Chastel, nous méprisons les parlementaires européens en pantoufles. A cause de Maggie De Block nous tuons au hasard, en clamant notre innocence. A cause d’Alexander De Croo, nous jouons au gendre idéal, pour cacher que nous ne valons pas lourd. A cause de Lisbeth Homans, nous cachons mal le côté pute du militant. A cause de Maxime Prévot, nous oublierons vite au pouvoir, les vérités que nous balançons dans l’opposition. A cause de Stéphane Moreau, dès notre première Mercedes, nous oublions d’où nous venons. A cause de Sophie Wilmès, le premier ministre sortant nomme le premier ministre arrivant. A cause d’Alain Mathot, on gagne une villa en Indonésie en trouvant une enveloppe dans les ordures ménagères. A cause de Denis Ducarme, on se coiffe à l’Iroquois pour faire semblant d’aider les coiffeurs. A cause de Paul Magnette, on fait mine d’aller de l’avant, alors qu’on va en arrière. A cause de Mathieu Michel, nous reprochons à nos parents de n’avoir pas des relations utiles. A cause de Jan Jambon, nous croyons qu’être gros et grand suffit pour cacher les autres. A cause de Christine Defraigne, nous savons que le socialisme, c’est du libéralisme à la sauce andalouse. A cause de Willy Demeyer, nous savons que le libéralisme, c’est du socialisme différé. A cause de Filip De Winter, on doute de la mort d’Adolf. A cause d’André Flahaut, on déteste Pieter De Crem sans savoir pourquoi. A cause de Karine Lalieux, les pensionnés sont amers. A cause des écolos, on est fâché de ne connaître que Jean-Marc Nollet, le seul qu’on retienne, alors qu’on ne sait si Zakia Khattabi est une contrée lointaine ou une personne.
A cause de Simon and Garfunkel, on croit que Sinardet et Delwit sont des chanteurs. A cause de Deborsu, on est persuadé que Borsus est de la branche non noble de la famille et on s’étonne qu’il habite un château à Marche. A cause de José Happart, on a perdu définitivement les Fourons, puisqu’il a fait carrière chez les socialistes qui ont voté le rattachement à la Flandre. A cause du virus, on croit que nous avons des experts, parce qu’en Belgique on croit n’importe quoi. A cause qu’ils sont fermés, les théâtres ne sont pas ouverts et cette logique nous plonge dans l’angoisse. A cause des Collignon, on se trompe quand on croit qu’il faut être avocat pour faire de la politique, il faut simplement s’appeler Collignon, comme d’autres s’appellent Michel. A cause de Daniel Bacquelaine, l’idée de raboter les pensions pétille à Chaudfontaine.

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A cause de Jacqueline Galant, la commune de Jurbize passe pour une communauté rurale spécialisée dans l’élevage bovin. A cause de Marie-Christine Marghem, on a cru longtemps que les centrales nucléaires marchaient au gaz naturel. A cause d’Yves Leterme et Guy Verhofstadt, on suppose que les anciens ministres vivent en Amérique du Sud dans d’immenses propriétés, que les nazis leur ont vendues sur leur lit de mort. A cause de Mathilde, on sait que le roi a épousé une fille de Jacques Brel, quand fut « sacrée Mathilde ». A cause de Catherine Fonck, on sait que les sièges au parlement sont inconfortables et que, malgré des douleurs de dos, elle se tient toujours droite. A cause de Dutroux, nous sommes plus connus dans le monde pour nos grands criminels, que pour nos chocolats.
A cause de la pauvreté de la langue flamande, Emile Verhaeren a dû écrire en français. A cause de Leopold Lippens, bourgmestre de Knokke-Le-Zoute, la couleur préférée des bourgeois à la côte est le blond cendré ; les foncées assombrissent les bords de mer. A cause du ministre des finances Vincent Van Peteghem, Koen Geens ne l’est pas, l’absence de douleur nous égare dans ce conflit intime, nous allons le payer cher.
Quant à « A cause de Xi Jin Ping, on n’a pas de vaccin, mais on à son virus », ce sera pour un autre jour.

25 janvier 2021

Du caché au montré…

Nous dépensons tellement d’énergie à combattre le virus et surtout à en parler, que le reste des événements, comme les affaires politiques nous échappent. À peine a-t-on vu l’odieux Trump déguerpir, que déjà son successeur nous parlait de son objectif numéro un : la chasse à la Covid-19.
Ce dimanche, Deborsu sur RTL-TVi a consacré quelques minutes à l’affaire Nethys et les deux CEO de la bande, en préventive à Lantin, pour revenir dare-dare sur la pandémie. Ce grand flandrin libéral, je ne peux plus le voir sans l’imaginer en virus. C’est le pandémicomique de l’info !
Évidemment, pour un Moreau en tôle, mille Moreau s’activent dans la société sous divers aspects, pendant que le badaud à les yeux sur la parade des Covidiens-réunis.
Dans le fait-divers qui suit, oublié comme il se doit, il s’agit d’une transgression bien particulière. L’exemple est américain, mais tout le monde sait qu’il va se répandre aussi vite dans les prochaines années, même s’il met plus de temps que la Covid à franchir l’Atlantique.
En gros, un petit mariole, mais il n’est pas le seul, a profité des caméras de sécurité à l’intérieur des maisons pour espionner et se rincer l’œil sur l’anatomie des plus charmantes clientes de la firme, en sa qualité de technicien à l’ADT, une firme américaine de sécurité.
Cet ancien employé, spécialisé dans la sécurité des maisons, a piraté les caméras de surveillance de plus de 200 personnes pour espionner des femmes nues ou regarder des couples pendant qu’ils avaient des relations sexuelles.
Voici comment, ce concupiscent s’y prenait : après avoir pris notes des clientes les plus attirantes, il se connectait aux comptes de celles-ci en y ajoutant son adresse e-mail personnelle, ce qui lui permettait d'accéder en temps réel aux flux vidéos depuis leur domicile.
Devant le scandale, la société ADT a tenté de «les rembourser en échange de leur silence» via des accords de confidentialité. Une cliente affirme qu'on lui a initialement offert 2.500 dollars. Lorsqu'elle a refusé, la société aurait augmenté l'offre à 50.000 dollars.
Estimant au plus haut leurs images dérobées, certaines victimes ont porté plaintes.
Ce fait-divers en soi est assez banal. Il y aura toujours quelqu’un, quelque part, poussé par ses démons intérieurs, à vouloir connaître des autres ce qu’ils ne veulent pas montrer.
Depuis « Suzanne et les vieillards » de Rubens, la technique a évolué, mais les mœurs sont restées les mêmes si bien qu’aujourd’hui qui peut prétendre être vraiment seul, entouré d’appareils électroniques branchés et communiquant avec l’extérieur ?
La curiosité de Lesage soulevant les toits de Madrid pour satisfaire la curiosité d’Asmodée a fait des émules.

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Il n’est plus besoin aujourd’hui de soulever les tuiles d’un toit pour violer l’intimité des gens.
C’est cela qui inquiète.
Le virus serait-il un prétexte supplémentaire pour assouvir une telle curiosité, quand on sait qu’il n’est plus nécessaire d’exhiber un mandat de perquisition pour pénétrer dans les domiciles, s’il appert que des bruits ou des lumières suspectes s’y perçoivent de la rue ?
Les caméras intérieures branchées, celles que l’on adapte pour trois fois riens sur un écran, une télé, un ordi, peuvent très bien vous faire croire qu’elles son inactivées, puisque vous ne les avez pas branchées, alors qu’elles sont peut-être manipulées à distance pour vous observer !
Évidemment c’est interdit. Mais tout spécialiste, appelé chez vous pour une réparation quelconque, peut déposer une puce dans votre système dont vous ne connaissez pas la fonction et que celle-ci peut être criminelle.
En somme tout progrès est susceptible d’être détourné.
L’État a, le premier, mis le doigt dans l’engrenage. Les écoutes téléphoniques sont vieilles d’un demi-siècle, les caméras de rue relaient dans les dispatchings l’ensemble des rues d’une ville. Les films d’espionnage nous familiarisent avec des pièges placés dans les maisons par des techniciens de haut-vol. Au fur et à mesure des progrès, nous savons aujourd’hui que ce n’est plus de la science fiction.
Les imbéciles heureux qui se vantent de n’avoir rien à cacher, seraient bien surpris d’apprendre que les Autorités pourraient connaître jusqu’à la marque de leurs papiers-toilette.

24 janvier 2021

Jean-Pierre Bacri.

Cette chronique n’a pas l’intention de refaire ciné-revue. Les acteurs de cinéma, lorsqu’ils sont des comédiens venus des planches sont plus connus que leurs confrères restés dans les théâtres et ne sont pas pour autant plus doués que ces derniers, parce qu’ils sont plus connus.
Mais que l’un d’entre eux vienne à disparaître, cet événement suscite évidemment plus de commentaires et fait plus de bruit. Je suis peu sensible à la notoriété qui fait parfois de la réclame à ceux qui ne la méritent pas.
Pour une fois, on peut dire qu’elle a exposé à notre attention, un acteur qu’on estime, non pas seulement pour son jeu de comédien, ni pour son talent de créateur et réalisateur de films en collaboration avec Agnès Jaoui, mais pour son humanité, sa position à la gauche de la société, ce qui n’est pas courant dans ce milieu et son refus de dire des platitudes, un César en mains.
Je veux évidemment parler de Jean-Pierre Bacri.
Maintenant qu’il est mort, on peut bougonner à sa place, conférant à la voix qui l’imite une once de plus-value, en prétendant que « c’est ce qu’il aurait dit ».
Il a d’ailleurs laissé dans des interviews et dans ses films tant de traces, qu’il est facile de faire son « Jean-Pierre Bacri » sans crainte de se tromper.
Il n’aimait pas parler de la mort, parce que cela n’arrangeait pas les vivants et que, comme il en était encore, sachant qu’il passerait comme tout le monde de l’autre côté, il aimait mieux se trouver là où il était, critiquant ce qui n’allait pas. Sur cette question, il était intarissable, trouvant partout des choses à reprendre. Et il avait raison.
Il râlait beaucoup ces temps derniers sur la Covid, comment la crise était gérée, la perte que c’était pour tout le monde de ne plus pouvoir acheter le journal le matin, entrer dans un bistro et boire un café pour commencer la journée.
Il était sensible à cette perte quasi-totale de la liberté, sauf celle d’aller au boulot et ramasser le virus quand même, mais bon, il faut bien que la machine tourne malgré tout.
Comme il était très malade, on ne peut qu’interpréter son point de vue sur la vaccination. Il n’était pas pour. Faire quelque chose que tout le monde ou presque fait avait un côté inquiétant pour lui. Il avait bien conscience que la foule manipulée n’a pas toujours une bonne inspiration. Il n’était pas de Panurge.

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Il suivait la politique, comme on suit à la trace quelqu’un dont on se méfie. Il est mort à l’ouverture du procès Balladur-Liotard, concernant des sommes d’origine inconnue que le premier aurait perçue pour faire campagne contre Chirac. Cela aurait pu être Sarkozy ou le procès Duhamel qui n’aura pas lieu, les riches d’une manière ou d’une autre échappent toujours à la justice. Ils ne vont en prison que par erreur ou inadvertance. La politique le préoccupait, sans parti, mais partisan du bonheur des gens. Peut-être même aurait-il fait un film avec Agnès ?
Il aurait cherché le côté humain dans cette actualité qui en manque tant, soit pour la montrer, soit pour regretter son absence. Il a toujours fait ça avec madame Jaoui : chercher l’humain, montrer la difficulté d’en montrer les sources, plutôt que les paillettes d’imposture d’une fausse empathie. C’est ce qu’il détestait dans les milieux intellectuels parisiens : la mise en équation de la vie, du bonheur, de l’amitié, de l’amour par des philosophes qui prestent trop à la télévision, pour écrire eux-mêmes ce pourquoi on les admire.
Champion du monde des râleurs, Jean-Pierre Bacri l’était par devers lui, né comme ça, c’était sa nature. Son désaccord permanent n’était pas gratuit. Il détestait aussi bien celui qui s’écoute parler et qui a l’esprit à répondre sans écouter ce que disent les autres, que les inégalités crues, comme d’enjamber sur le trottoir nos semblables en pensant à sa digestion difficile au sortir d’un restaurant deux étoiles.
L’injustice, il la voyait dans tout et il n’avait que très rarement tort.
Sa force tenait dans son humour qui nous le faisait supporter, découvrant en nous-mêmes des parts de ce râleur infini.
Quoique les apparences fussent contraires, Jean-Pierre Bacri aimait la vie comme il aimait les gens. C’est parce qu’il les aimait qu’il ne leur passait rien. Dans le fond, c’était un moraliste qui détestait la morale.
« J’ai un côté un peu stoïcien qui me fait faire les deuils à une vitesse supersonique. » a-t-il confié un jour à une journaliste. Ce sera la seule citation de lui – vous aurez noté que je n’ai pas fait du remplissage en citant ses films – et ce sera à cette vitesse que je ferai mon deuil aussi.

23 janvier 2021

Notables à table au PS !

Nethys, Publifin, Mithra, Ethias, etc. toutes ces combinaisons mêlant la Province, la Ville de Liège, les Communes périphériques, les secteurs privé et public, viennent d’une idée d’André Cools, dans les années 80, pour contrer le départ et le désengagement de la métallurgie dans le bassin liégeois.
Meusinvest, qui devient Noshaq, en descend aussi. C’est l’art de mouiller les partis de gouvernement dans la tambouille socialiste. Quand l’échantillon d’un produit « malin » se trouve dans toutes les poches, c’est difficile d’en dénoncer le côté délictueux.
Cette « idée » a créé de l’emploi. Mais, revers de la médaille, elle a permis l’éclosion d’ambitions personnelles, de créer des foires d’empoigne de rivalités non plus fondées sur l’émulation, mais sur l’argent.
Un socialiste galonné à Meusinvest-Noshaq, est un libéral de plus !...
Un dernier coup de torchon de l’OCRC (anti-corruption), vient de permettre à un juge d’instruction de délivrer des mandats d’arrêt à l'encontre de François Fornieri et Pierre Meyers, deux membres du comité de rémunération chez Nethys. Tandis que Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer, sont entendus ce vendredi dans le cadre du dossier Nethys, a indiqué le procureur général du parquet de Liège, Christian De Valkeneer.
Des noms ont été très souvent entendus dans l’affaire Nethys, depuis des années que dure ce feuilleton. Bénédicte Bayer avec 25 mandats et Pol Heyse avec 21 embarrasent la Régionale liégeoise du PS. Quant à Stéphane Moreau, sa toxicité n’est plus à faire. Après avoir été découvert par André Cools, passé par le cabinet de Vanderbiest et bras droit de Michel Daerden, puis de prendre la place de « Papa » à Ans et de poursuivre son envol, CEO des entreprises publiques qu’il transforme en sociétés privées, c’est le plus représentatif des marioles qui font de la politique uniquement par goût de l’enrichissement personnel. .
Cette accélération dans l’affaire centrale Publifin est comme une bombe à fragmentations au local PS de la place Sainte-Véronique. Certains dirigeants connus doivent raser les murs en ce moment, de peur que ceux qui sont en train de tomber ne tentent de se disculper, en suggérant des noms, de sorte que d’autres « grosses légumes » du parti pourraient être mouillées aussi.
Fornieri est à Lantin. Meyers est inculpé mais laissé en liberté. Les autres sont en garde à vue.
L’affaire est tellement complexe que beaucoup, seraient incapables de dévider l’écheveau.
On peut juste marquer le coup et trouver calamiteux que cette corruption massive des dirigeants relève pour beaucoup des affiliés du PS. Certains, comme Stéphane Moreau, y étaient de tout premier plan, frères assidus dans le schmilblick de la pétanque maçonnique, gros bonnets au bureau, avec la clé des étages et l’oreille sur les messes basses.

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Un petit moment comique, c’est quand on apprend que ces gens de pouvoir ne rechignent pas sur de petits bénéfices supplémentaires. Par exemple, le mari de Bénédicte Bayer était le « concierge » du manoir de Cointe « laissé à l'abandon », nommé à cet emploi sans doute lucratif, par son épouse directrice générale du groupe Publifin.
C’est devenu une réalité, des millions gagnés facilement donnent le vertige à ceux qui font de la politique, un métier. Ce n’est pas pour rien que les partis regorgent d’avocats sans cause aux places où l’on se fait du blé plus facile, que dans un prétoire à défendre la veuve et l’orphelin.
Suite à son CEO en tôle, le cours de l’action de la société biotech wallonne Mithra a fortement baissé, ce vendredi matin, à l’ouverture de la bourse.
Tout dans cette affaire Moreau et consort est tellement « gros », qu’on reste bouche bée devant ce qu’on entend. Tout un temps, on ne savait plus où cela en était. On s’était indigné de la manière dont Stéphane Moreau avait racheté sa conduite dans un autre procès, par une amende calculée par le tribunal, au prorata du bénéfice qu’il avait retiré de ses magouilles.
Apparemment c’est reparti et avec des arrestations à la clé.
À propos, a-ton des nouvelles de Marcourt, si flambart, ami pour la vie de Stéphane Moreau ? On n’entend plus parler de rien ! Sa fille a travaillé pour Nethys, serait-ce mauvais signe ?

22 janvier 2021

Un rayonnement wallon bronzant !

Anne-Sophie Charle, ce nom ne vous dit rien ? C’est l’ex-cheffe de cabinet d’Elio Di Rupo, au temps où le grand homme était premier ministre se penchant sur les candidats aux allocations de chômage, trouvant qu’ils étaient trop nombreux et trop gourmands… enfin bref.
Or, Anne-Sophie profite en ce moment d’une pause carrière.
Une pause carrière pour les ploucs est une nébuleuse au cours de laquelle la mise hors circuit n’est rien d’autre que des vacances qui peuvent se prolonger des années, avec l’assurance que lorsqu’on en a marre des marinas ou des montagnes suisses, on retrouve son statut comme si on ne l’avait jamais quitté, sans perdre une roupie, ancienneté et promotions de carrière.
Entre parenthèse, dans une démocratie comme la nôtre, il vaut mieux être de la Maison que Jardinier chez Beausol pour se mêler de politique. Attendu que Beausol n’est pas un altruiste, ni une diva politique.
Anne-Sophie s’était dite, je fais une pause, pas pour saucissonner dans la forêt d’Anlée, mais pour me faire du blé, ce qui ne pourra qu’augmenter celui que les bontés du système m’octroient.
Son ancien patron politique use de produit teintant pour son abondante chevelure, cela fait « tilt » sous celle d’Anne-Sophie. Elle se lancera dans le cosmétique ! Ce sera toujours un client de prestige, pense-t-elle, c’est bon pour la réclame.
Bien renseignée, puisqu’elle est de la Maison, elle introduit illico, une demande de subvention à « Rayonnement Wallonie » qui fait appel à projets ayant traits à la culture. Justement le chef du gouvernement wallon l’a doté de trois millions d’euros prélevés sur les salaires et rognés sur les pensions de tous les Wallons, mais comme c’est pour la bonne cause, on applaudit l’initiative faute d’applaudir dans un vrai théâtre.
Les secteurs culturels et créatifs sont pratiquement à l'arrêt depuis le début de la pandémie. La nouvelle gagne les milieux tellement malheureux aujourd’hui des comédiens sans emploi, des peintres sans tubes à couleur, des chanteurs sans scène et des écrivains sans maison d’édition (mais eux ça ne date pas d’hier).
Un comité est constitué, pour examiner les candidatures sous la haute présidence d’Elio Di Rupo, dont on sait l’intérêt pour les corps de ballet, les musiques endiablées et les jeunes acteurs débutants.

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Les candidatures pleuvent. 659 entrepreneurs se précipitent. Ils ont tous un rapport évident avec l’Art. Ils veulent tous faire repartir la machine.
Elio décide de répartir le fric en bourses allant de 5.000 à 40.000 euros. Elio aime cette idée de bourse, on ignore pourquoi ? Dans la catégorie chère au cœur du Grand Montois : Musique, Jeu vidéo et Cinéma, 458 assoiffés d’art s’étaient présentés.
Qui, croyez-vous obtint, la timbale avec 32.000 € à la clé ?
Mais Anne-Sophie, pardi, avec ses cosmétiques.
Problème qu’est-ce que les cosmétiques ont affaire avec l’Art ? Celui de la chevelure peut-être ? C’est un peu léger, à côté de l’artiste sans théâtre, vivant dans une mansarde.
Ses shampoings et ses teintures seront les produits de la vigne. Pour les bistrots fermés c’est un signe d’encouragement. C’est un peu léger pour toucher à l’art. L’âme militante est une source incomparable d’imagination.
Les flacons de présentation du produit de M’ame-Charle seront la création d’un designer wallon de la verrerie ! Le shampoing fait son entrée dans la culture wallonne, par la petite porte des souffleurs de verre !
Il reste à Elio de faire le speech d’usage et de remettre le chèque à M’ame-Charle, pour sa créativité, son patriotisme wallon et son goût pour les flacons de l’export.
Evidemment, vous connaissez le caractère grincheux des battus. Tous croient à l’injustice, au parti pris, au jury, etc. Ils se posent des questions sur l'attribution "Rayonnement Wallonie."
Un aigri de naissance a même osé déclarer dans un journal « …je vois la liste des lauréats, alors que je sais qu'il y a d'autres bons dossiers qui n'ont pas été retenus. Idéalement, il faudrait plus de transparence. Il faudrait que tout le monde puisse accéder aux dossiers, ça enlèverait les soupçons de favoritisme".
C’est ça le Wallon moyen, un pur idéaliste, avant d’être un parfait imbécile.

21 janvier 2021

Experts !

Le 5 janvier, le gouvernement De Croo a mis en place un nouveau groupe d’experts chargés
de suivre la Covid-19 dans ses différentes mutations et d’informer le gouvernement sur la manière de lutter contre ce virus.
L’infectiologue anversoise Erika Vlieghe reprend la présidence, après avoir démissionné de l’ancien suite à une altercation avec Jan Jambon, président du gouvernement régional flamand. Ce groupe est composé majoritairement d’experts médicaux. Un premier avis sur la possibilité de rouvrir les coiffeurs est attendu. Depuis, il s’est avéré que cet avis est négatif. Voilà ce que vous pouvez lire dans vos gazettes.
Cette pandémie aura permis aux experts et aux savants d’intervenir dans le domaine politique. C’est la première fois que l’implication de gens de savoir est aussi active dans le domaine politique et ça pose problème.
Par exemple, quand des experts controversent entre eux sur une question pointue, si je comprends bien la philosophie du gouvernement, c’est bien lui qui tranche et départage les experts ! C’est donc celui qui n’y connaît rien qui départage ! Et il le fait, en plus, non pas dans l’intérêt de la science, mais dans celui, politique, de son gouvernement !
Dans l’idéal, afin de « penser la politique sans penser politiquement » selon l’expression du sociologue Pierre Bourdieu, les scientifiques et les politiques constituent les deux faces d’un même travail, la différence est assez singulière ; car si une dispute scientifique se règle en laboratoire par l’expérimentation ou dans l’étude des statistiques, une décision politique se règle d’après une autre évaluation qui regarde l’opinion et aux effets de celle-ci sur l’avenir des partis politiques.
On sait comme le libéralisme est inconditionnel de la mondialisation des marchés et comment il recrute ses experts.

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Il est devenu nécessaire dans cette politisation libérale des milieux scientifiques, qu’un certain nombre de chercheurs s’associent au mouvement social, pour tout au moins dénoncer les dérives, afin que cette association scientifiques/politiques ne deviennent un club de copains.
Le marché avec ses deals, ses contrats, ses ententes a des effets pervers y compris dans l’association experts/politiques, encore invisibles pour la plupart des gens ; même si les grands groupes pharmaceutiques produisant les vaccins sont en train de nouer des alliances pour se faire mieux la guerre sur notre dos.
Le chaos qui se développe sous nos yeux n’est pas seulement le résultat des effets d’une politique hésitante, mais aussi produit par les chercheurs et les groupes pharmaceutiques.
C’est une sorte de non-assistance à personnes en danger. Certains scientifiques n’ont-ils pas d’abord le devoir d’intervenir envers des confrères qui s’engagent et portent en-dehors de leur savoir, une influence déterminée par les laboratoires sur les partis ?
Que devrait faire un expert, s’il a la conviction qu’il y a une corrélation entre la politique néolibérale et les taux de mortalité au Covid-19 ? Si cette politique donne tous les signes de ce que Durkheim appelle l’anomie, c’est-à-dire la disparition des valeurs communes ?
Comment, en conscience, rester muet, pour qu’on le lui reproche à l’heure du bilan, alors qu’on aurait dû le féliciter s’il ne s’était pas tût ?
L’expert n’est ni un prophète, ni un maître à penser. Il doit écouter, chercher et inventer, surtout se forger une conviction et résister à la politique néolibérale. En particulier, il doit ne pas être l’instrument involontaire et lutter contre l’effet symbolique qu’exercent d’autres experts engagés auprès des entreprises multinationales.
Il suffit de prendre connaissance du rapport de l’OMC (Organisation mondiale pour le commerce) pour connaître ce qui nous attend, avec ou sans effet pervers de la pandémie. À l’évidence, le monde sera encore plus ouvert qu’il ne l’est à l’invasion de virus jusque là inconnus, et ce dans les toutes prochaines années.
C’est le moment d’inventer des choses, sur base des experts, pour tout autant que ceux-ci soient dégagés de tout rapport d’intérêts particuliers dans les entreprises privées.
Et ça, ce n’est pas certain du tout.

20 janvier 2021

Assaut à la Stielhandgranate.

Décidément les Flamands ne sont pas des gens comme nous !
Le mensuel Newsweek consacré aux 50 ans du parlement flamand, subventionné à la hauteur de 90.000 € par la Région, met à l’honneur deux sympathisants nazis, collaborateurs avec l’occupant allemand, dont un (Borms) les deux guerres mondiales !
C’est comme si le tandem Di Rupo-Borsus montrait la vie de Léon Degrelle dans un dépliant, sous le titre « Un grand Ardennais au service de la Wallonie », dans une commémo, célébrant les Wallons collaborateurs des Allemands en 40-45 !
La majorité régionale flamande, elle, n’y voit pas d’inconvénient.
Voilà donc cette paire de nazis établie pour la postérité et à l’admiration des foules parmi les quatorze personnalités qui « ont contribué à l’émancipation de la langue et du peuple » !
Si la Wehrmacht représentée par leurs deux SS de cœur, De Clerq et Borms, avaient été triomphante, l’incandescente Liesbeth Homans, Jan Jambon et Theo Francken ne seraient pas là pour les célébrer.
Tout au plus Liesbeth, en souris grise, eût été la marraine accueillante d’un village Eros d’Adolphe, de repeuplement de la race aryenne et que les deux autres eussent fait carrière dans la Volkssturm.
Ce fascicule de Newsweek est intéressant à plus d’un titre. Il devrait être traduit en bon langage afin d’être étudié dans nos écoles. Un parlementaire N-VA écrit de la pointe de son
Casque « En tant que député flamand, je me retrouve dorénavant du côté de ceux qui exercent le pouvoir. » Comme quoi le Mauser de la Waffenfabrik du Reich d’Adolf semble avoir façonné à tout jamais l’âme flamande.
Pour le cinquantième anniversaire, Newsweek est en avance puisque ce n’est que le 7 décembre 1971 que l’ancêtre du parlement flamand actuel vit le jour.
C’est même une date funeste pour le reste de la population belge, puisque c’est à partir de cette date que les Flamands vont tirer à eux la couverture, pour écraser les francophones par le nombre, la connerie militante de la frontière linguistique, et mille misères à la francophonie, obligeant les communes à facilités à des simagrées de formulaires. Et je passe sur la honte des Fourons et la confiscation d’autorité du pouvoir extérieur de la Belgique par la Flandre triomphante. Depuis, cette rage « flamandisante » ne s’est jamais éteinte.
Se posant en victimes et en réclamant des actes expiatoires des francophones, les Flamands ont toujours eu satisfaction pour tout, à la seule condition de rester dans la royauté libérale.

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Les réformes de l’État ont accordé un nombre impressionnant de compétences aux entités fédérées, pour aboutir en 1995, à la création d’un parlement directement élu par les citoyens. Et hop, passez muscade, qui dit mieux que l’apothéose lors de la Covid-19, de nos neuf ministres de la santé de l’usine à gaz, célèbre dans le monde entier pour son surréalisme !
Si les bilingues veulent s’instruire en s’emmerdant royalement, ils peuvent lire « L’histoire institutionnelle de la Flandre » de Martine Goossens, un panorama très instructif du mouvement flamand et du nationalisme, flamand de 1788 à 1971.
La N-VA qui contrôle aujourd’hui le parlement flamand avec le CV&P ne sert pas les intérêts du citoyen, c’est un club de comploteurs nationalistes contre la Belgique, se renforçant collectivement par une haine recuite depuis Charles-Quint, qui entre parenthèse parlait français et ne savait pas le flamand, bien que né à Gand.
Newsweek, pour justifier les subsides reçus, déclare que le parlement incarne deux siècles de flamingantisme et de nationalisme flamand et tombe à genoux d’émotion, devant « le développement et l’essor de l’indépendance, de l’identité et de la langue flamandes ».
Le roi est dans ses petits souliers, les francophones baissent la tête en attendant que ça passe. Mais ça ne passe pas. Ce nationalisme là, débordant les frontières est tout simplement en train de nous avaler. L’ancien mariage du MR avec la N-VA sous Charles Michel a été le plus sanglant des paris que la Flandre ait pu faire, en se moquant du « bel ami » qui s’est envolé à l’Europe.
Que font la Flandre et son parlement de leurs compétences ? Sinon un brûlot destiné à cramer la Belgique. Notez, que la Belgique, les francophones n’y tiennent pas tant que ça non plus. Mais arrêter les frais d’un pays qui n’en est vraiment jamais été un de cette manière « flamandisante », c’est prendre les Wallons et les Bruxellois pour des snottebelles !

19 janvier 2021

Commerce à remettre.

Willy Demeyer, Jean-Claude Marcourt, Stéphane Moreau, Alain Mathot et André Gilles, le club des Cinq du temps des jours glorieux, c’est du passé à oublier tout de suite. Moreau et Mathot ont dérapé dans les délices du libéralisme. Marcourt a été retenu par les ronces du ravin qui ont arrêté sa chute. Son brushing s’est défait, sans coiffeur comment surmonter ?
Le PS Liégeois, c’est une baraque de phénomènes de la Foire d’Octobre des années 30. On s’esbaudit à la parade. Ils sont là, tout rutilant. On reconnaît Willy Demeyer, clown blanc, Hupkens, Monsieur Loyal, Gérard Georges, Auguste dévasté, et Marcourt en knikerboker. Mathot junior manque à l’appel, bon… la justice est en général clémente pour ces gens-là. Moreau s’en tire en reversant une partie du pognon qu’il a escroqué à tout le monde.
On entre alléché par l’affiche. Frédéric Daerden, tapi dans la pénombre, remercie de voter pour lui. On voit que c’est un automate. On se retrouve tout con en pleine circulation boulevard d’Avroy !
Ils ne changeront jamais. Deux ou trois candidats au poste de président de la Fédération liégeoise du Parti Socialiste, se devrait être cela la démocrate au PS.
Le candidat unique, ça rappelle la soupe maison. Tout se décide en-dehors des affiliés. Au niveau national, Di Rupo a passé la marotte du bouffon du roi à son apprenti Magnette, à condition d’avoir la présidence du gouvernement wallon. Ce qui fut accompli à la lettre.
Les socialistes liégeois auront Frédéric Daerden, candidat unique, président. Cette élection aura lieu début mars. Elle ne sera qu’une formalité : une salle à l’admiration acquise.
Le fils de Papa se fendra d’un discours rassembleur en vue des élections de 2024 où le PS local risque une claque à le flanquer par terre, par son challenger du PTB.
On va dire que j’exagère, depuis qu’une minorité Mons-Borinage dirige l’ensemble du PS, le tandem Di Rupo-Magnette ne verrait pas d’un mauvais œil la section liégeoise recevoir une rouste de Hedebouw.
La chefferie échappe à Liège depuis trente ans. Les affaires fumantes ont décimé les têtes de gondole. Le PTB en force supplétive au Machiavel de Mons, ce serait de l’inédit.
Cela rabaisserait le caquet de Frédéric Daeden et permettrait à Mon-Mons de prévoir une deuxième élection « Mons-Borinage » d’un homme providentiel capable de remplacer Magnette, au cas où celui-ci partirait vers une autre destinée. C’est même cette absence de chef-en-second qui l’a retenu de prendre le fauteuil de Premier, à la place d’Alexander.

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À Liège, le candidat unique, loin des fourberies montoises, veut épater sa jeune épouse par un beau discours. Qui chaussera les bottes de sept lieues pour saccager le poulailler de Mon-Mons Borinage ? Mais lui, Frédéric !
Le comité liégeois, ce sont deux ou trois personnes qui nomment, puis font fusiller celui qu’ils ont nommé, quand il croit être irremplaçable et qu’il prend des airs staliniens.
Daerden avec le lourd passé de Papa, loser de Stéphane Moreau à Ans, lui-même réviseur d’entreprises donc magouilleur de première, n’est pas encore l’ennemi juré du comité des fêtes place Sainte-Véronique, mais ça viendra.
Frédéric a déjà dévoilé son équipe et ses axes prioritaires, avant d’être nommé. C’est montrer qu’il en veut.
Il a quelques jeunes bourgmestres de la périphérie dans sa manche et fait jeune lui-même, malgré la cinquantaine. De 13.000 membres la régionale est passée à 11.000 en moins de deux ans et le tobogan n’est pas fini. Qui a envie d’adhérer encore à un machin qui n’a plus rien à voir avec la misère et la détresse des gens ? Le parti est à l’image des cadres de la FGTB, tous socialistes du reste, ils se sont détachés de la base et flottent gaillardement vers le libéralisme en se sucrant la gaufre devant tout le monde, sans la moindre gêne.

18 janvier 2021

J’avoue !

Ces chroniques qui ont fait à ce jour 256.0012 lecteurs sur le Blog Richard3.com, font à peine quelques dizaines de lecteurs par parution sur Facebook. C’est peu. Cela est dû en partie au système qui privilégie les sites payant à diffusion plus large. Mais aussi à cause des sujets traités par l’auteur. J’avoue mon inadaptation à l’air du temps, des phrases courtes, sans point virgule et un seul complément d’objet direct, dans un vocabulaire de trois cents mots.
Les photos-montages jouent un rôle essentiel. Le trucage d’une photo de Marylin Monroe au-dessus d’une bouche du métro new-yorkais valut plus de cent visites !... un record.
Les illustrations ne sont qu’un appoint. L’essentiel reste les textes. C’est le plus inquiétant.
La nature des sujets, politiques ou philosophiques, est trop aride, trop spécialisée, trop technique, avec un usage trop fréquent de mots hermétiques de spécialiste. J’avoue encore !
J’avoue donc être une sorte de loser de la publication Facebook. S’essayer à une reconversion étant au-dessus de mes moyens, je prends acte sans aigreur de ce désintéressement.
Aussi écrirais-je, ce soir, sur un sujet qui intéresse les foules : Le look du string féminin qui dépasse du pantalon.
Sujet que Deborsu aurait dû aborder avec Christophe Giltay, s’il n’avait été question de sauver l’honneur de la police belge dans les circonstances du décès d’Ibrahima Barrie, mort à Bruxelles le 9 janvier, menottés dans un commissariat, quoique n’ayant commis aucun délit.

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Au lieu de la petite culotte en fil de soie torsadée, on a eu droit au délégué syndical des flics et à l’homélie bien sulpicienne de Giltay, pilier de la démocratie vue par RTL, après avoir eu soin, bien entendu de placer l’avocat de la famille Barrie, en début des commentaires pour mieux jeter la couverture sur les flammes et pour que puisse être mis à rien le témoignage de l’avocat.
Quid de Christina Aguilera, Britney Spears ? On se souvient, Paris Hilton avait lancé la mode du slip dès les années 2000 ! Étions-nous à ce point oublieux de ce charmant événement surgissant de nulle part, et passer sous silence des rondeurs d’anthologie ?
Il faut que vous le sachiez ô vous mes dernières lectrices, le string dépassant du pantalon basse taille et du décolleté dans le dos, fait son grand retour.
Les reines du jour prennent le relais des reines du passé. Beyoncé, Kim Kardashian, Dua lipa et d’autres moins bellissimes ont décidé de montrer les prémices de leurs fondements. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Comment montrer son cul tout en ne le montrant pas ? À côté de cette nouvelle philosophie, la Critique de la raison pure de Kant passe pour des enfantillages.
Ah ! ces robes à dos nu qui laissent apparaître le sous-vêtement sacré, qu’on ne voyait que dans les castings de Marc Dorsel, désormais la mode les imposera partout ! Finies les blagues sur la couleur du slip à sentir le petit doigt de l’ingénue, dorénavant tout le monde saura que Magdelon porte en rose, Cathos en bleu et Marotte en noir !
Je devine l’effet d’une telle mode sur les quelques amies qui me restent sur FB, et particulièrement l’une d’entre elle qui m’est particulièrement chère, et à laquelle, au grand jamais, je n’ai osé lui demander la couleur de celle du jour !
Belle d’entre les belles, Kim Kardashian est la plus impressionnante. Elle est tellement proéminente du fessier que son string semble sortir d’une crevasse insondable pour s’aplatir sur une sorte de plateforme où plus d’un spéléologue a dû bivouaquer !
Evidemment, Les it-girls jouent le jeu sur les réseaux sociaux. Chacune se doit de célébrer ce nouvel insigne de la modernité, à ces torsades de soie sorties de nulle part et qui remontent bien au-dessus des hanches !
J’incite mes lectrices dont les compagnons s’essoufflent au moindre mouvement nocturne, de recourir à cette ficelle du métier pour les prendre au lasso.
À l’heure des luttes féminines pour l’égalité des sexes, il se pourrait que le string, jusque là anonyme, joue un mauvais tour à nos sœurs plates du fessier et pour lesquelles s’asseoir, sans le secours d’un coussin, était une douleur insupportable. Faire passer un cordonnet au milieu d’un coussin des « Trois Suisses », glissé sous la jupe, paraît un exercice difficile.

17 janvier 2021

Ravage & Caravage

C’est plus qu’un malaise, c’est une profonde divergence entre les élus et les citoyens. Le pouvoir n’assume pas ses échecs : l’État-Régions, usine à gaz éparpillant les pouvoirs sans efficacité, et la lutte contre la pandémie, ratée depuis le début, avec Maggie.
Nos Institutions datent du déluge, ultra replâtrées. Des nouvelles fissures sont apparues à la lutte contre la Covid-19. Les conditions d’un débat démocratique ne sont pas réunies. La réelle opposition d’une large majorité des citoyens ne se retrouve pas dans les temps de paroles que devrait lui laisser la majorité libéralo-socialiste.
Cela va au-delà de la politique au sens strict. Le privé fait chorus. L’économie libérale est propriétaire des vecteurs de tout ce qui peut se dire et se voir d’expressions critiques. Celles qui échappent à la censure ne sont que des louanges déguisées en un doux murmure qui ne demandent qu’à être convaincues, rien à côté de ce que l’opinion a sur le cœur.
L’enseignement, la laïcité, les relations avec l’islam, les lois et usages des rapports hommes/femmes, le réchauffement climatique, la fin du nucléaire, la culture sous pesticides, les grandes questions de la cause animale et enfin nos relations internationales sous la tutelle américaine avec Wilmès, tout, mais vraiment tout, est à revoir à l’aune du citoyen. La classe-sociale la moins représentée, pourtant la plus nombreuse, celle des travailleurs, des artisans et des chômeurs victimes de la crise économique, n’existe pas.
Les gens de pouvoir en prennent à leur aise, s’auto-augmentant en rémunérations et en nombre, sans se référer aux salaires et aux emplois de référence des électeurs. Ils se constituent en classe intermédiaire indépendante, entre les hauts revenus et les petits contribuables. Ils caricaturent l’opposition en la qualifiant d’extrême. Si bien que même les points de vue modérés et nuancés sont assimilés par amalgame, comme le pratique un G-L Bouchez.
C’est l’arrogance intellectuelle du président du MR. Le flop de la ministre Lalieux, les 1500 euros nets de pension complète ne passe pas inaperçus. Alexander De Croo ne répond pas aux questions de l’opposition au parlement. C’est David Clarinval (Nathalie pour les intimes) qui va de Conseil en Conseil, pour ne produire que gâchis et retards dans la vaccination.

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Le MR a l’exclusion-réflexe du PTB, en dénigrant ses délégués « non-sachants ». Comme si avoir usé ses fonds de culotte dans un auditorium conférait l’exclusivité du savoir et l’intelligence des autorités académiques !
Le raisonnement par amalgame, alors que le haut-lieu entend prouver l’inexistence de la lutte des classes, fait la preuve du contraire et, ce faisant démontre la bêtise des démagogues.
Ce siècle est-il déjà accompli dès ses premiers vagissements ? On est entré dans une logique manichéenne avec la politique libérale de marché. On se demande si c’est encore la peine d’en vouloir contester les effets dévastateurs et en présenter une de rechange ? Il n’y a pas de choix. On est soit totalement pour ou totalement contre. Sauf que dans ce cas, ce n’est pas la peine d’exposer des arguments, le pouvoir entend ne rien savoir de « ces conneries ».
La dichotomie est partout, haute considération pour le camp des convaincus, perte complète d’intérêts pour les autres. C’est le tout ou rien, ignorant l’autre, comme s’il n’existait pas. Et cela par peur d’introduire le doute dans l’esprit de ceux qui ne doivent pas en avoir. La presse d’opinion modélise ce que le lecteur doit savoir
Le pouvoir ne distingue plus le citoyen fait de chair et d’os exprimer avec émotions, ses convictions, ses contradictions, mais la machine d’un système.
Évidemment cette attitude exaspère les critiques et les réseaux sociaux. Le passage à la violence est à craindre. Le pouvoir, en attendant, renforce sa police dan l’hypothèse d’un deuxième mouvement des Gilets jaunes.
Les gens voient des lobbies derrière n’importe quelle décision politique. Les élites s’embourbent dans la récusation de ces accusations, sans qu’elles aient l’intelligence suffisante pour se dégager de ce soupçon en punissant ceux des siens qui ont fauté. Stéphane Moreau, Alain Mathot, Serge Kubla et même Reynders dans le dossier du milliardaire Patokh Chodiev se tirent de tout à bon compte. Et ça fait beaucoup.
Les conditions d’un débat démocratique n’étant plus réunies, c’est une période aventureuse qui commence.

16 janvier 2021

Quand les libéraux ont tout faux !

Qu’est-ce que la propriété privée ? On peut se le demander. Cela va du lopin de terre sur lequel vous avez une maison dont vous avez hérité ou que vous avez fait bâtir en la payant de vos efforts, à monsieur Mittal, un Indien, qui transforme le fer, enfin transforme… fait transformer le fer par une centaine de milliers de personnes qui travaillent pour lui partout dans le monde. Il y possède un peu partout des usines, des terrains, des mines, voire un chemin de fer. Et encore, il y a plus gros que Mittal, beaucoup plus gros !...
Voilà qui déjà interroge sur ce qu’est une propriété privée, un monde de différence entre posséder ses meubles et ses quatre murs ou des usines, des bois, des châteaux, etc.
Cependant, il n’y a pas de distinction entre jouir d’un bien acquis par son travail ou acquis par le travail des autres. En droit, c’est pareil. C’est même le fondement de la démocratie de type capitaliste. La propriété privée est considérée, dans notre système politique, comme une condition sine qua non de l’économie libérale.
L’anglais John Locke en a imaginé les principaux fondements dans son Traité de philosophie « du gouvernement civil » publié en 1690. Depuis, tous les riches et les laissés-pour-compte ont amélioré la donne en fonction de leurs intérêts, mais en gros la recette reste la même.
Ceux qui sont à la conduite des affaires s’émancipent de toutes les règles, quand il est question de sauver les beaux meubles et les belles propriétés.
John Locke se range derrière le droit naturel des choses grâce au travail de leur propriétaire. Il a quand même hésité, se doutant bien que des gros malins allaient se farcir les crédules. Il a donc ajouté une petite clause que les économistes ont appelée « clause lockéenne ». Elle tient en peu de mots, mais qui changent tout « toute appropriation doit être juste ». Vu d’un XVIIme siècle, Locke signifiait par là qu’un propriétaire, du fait d’être le maître de ses biens, ne doit pas engendrer de privation outrancière vis-à-vis des tiers. »
Le grand bavard montois Bouchez ne connaît rien en casuistique, la conscience se résume chez lui à l’observation de son nombril, mais c’est tout de même une sacrée différence, entre l’économie libérale actuelle et la clause lockéenne.

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Est-ce juste de prendre un loyer de deux mille euros par mois à un commerçant qui dégage à peine 2.450 euros de bénéfices ? Est-ce normal de payer un ouvrier dix euros de l’heure dans une affaire qui rapporte 100 millions ?
Devant la montée des inégalités, on repense immédiatement à tous ceux qui, depuis Jean-Jacques Rousseau ont sécher sur la clause lockéenne.
Pas de doute les libéraux sont des crétins. Ces vieux machins des Michel, ce bouffon de Reynders ne connaissent pas bien Locke, encore moins John Commons. Les droits résiduels de John Commons, seulement apprécié de Keynes et qui pourtant mérite mieux, voilà le livre de chevet qui manque aux économistes. Commons y explique de façon implacable que l'erreur des économistes a été d'ignorer l'importance de l'action collective, en se focalisant uniquement sur les actions individuelles. Après ça, on peut passer sur Leibniz ou les compensations financières de Thomas Paine, qui n’est pas que le dispensateur des proverbes que les usagers de Facebook connaissent bien, sur la société propriétaire et la dette sociale ou encore la conception du contrat social de Rousseau, selon lquel la propriété repose sur un pacte social qui ne peut être abusivement désavantageux envers l’une des parties, ni inconciliable avec le bien commun.
Le penseur libertarien Robert Nozick, mort en 2002, qui aurait certainement approuvé Donald Trump, pense le contraire. C’est son droit. Mais il est facilement réfutable quand il juge les inégalités normales, puisqu’elles reposent selon lui sur des mécanismes de marché acceptés de tous. Il oublie les abus de droit, pense le revenu de base comme un dividende sur le patrimoine commun, oppose le handicap, l’éducation ou la génétique au seul mérite personnel, tous ces éléments de la composante économique qui viennent à l’esprit dès qu’on réfléchit à Locke et son appréciation de ce qui doit être juste.
Les dix-sept années de chroniques de Richard3.com se sont enrichies au fil du temps des lectures de Locke, Nozick, Rawls et combien d’autres, qui font que cette époque s’est fermée à tout progrès.
La liberté et la justice sont incompatibles avec la propriété absolue, le laisser-faire est souvent extrêmement favorable aux rentiers et aux spéculateurs, très peu aux salariés et aux populations vulnérables. Le propriétaire prend trop de place au sein des écosystèmes sociaux.
La génération qui vient devrait mettre en place un accès universel gratuit aux biens, en démocratisant l’accès des objets par le partage, en redistribuant les profits de quelques-uns par un revenu universel pour tous.

15 janvier 2021

Les schaamhaar de Kaat bollen.

“Bedek die borst die ik niet kan zien”, entre “kan zien” et “ne saurait voir” il n’y a pas photo. Molière en flamand, c’est Theo Francken expliquant Cornelius Castoriadis aux Sœurs du couvent des Carmes déchaux à Gand.
Les mouchoirs de la Commission des psychologues flamands pleuvent sur le sein de leur confrère Kaat Bollen. Kaat a la mamelle généreusement offerte aux regards concupiscents de ses patients, impatientés par des turgescences intempestives et difficilement contenues lors des consultations. Cela ne gêne personne, sauf les autorités.
Nouveaux Tartuffe
""Couvrez ce sein, que je ne saurais voir.
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées."
Le Tartuffe, III, 2
La Commission des psychologues rappelle à l’ordre Kaat Bollen sur ses tenues vestimentaires. Il paraît que ses décolletés vertigineux secouent les milieux pudibonds.
Est-ce que oui ou non la citoyenne flamande a le droit de s’habiller comme elle le veut, du moment qu’elle ne montre pas les parties du corps qui, exposées sur la place publique, entraîneraient une atteinte aux bonnes mœurs et une condamnation au pénal, si le constat en était dressé ? (Pas que le constat d'ailleurs !)... Autrement dit en langage vulgaire « tant qu’elle ne montre pas son cul dans la rue, qu’est-ce que ça peut foutre ? ».
Que la Commission des psychologues se méfie. Monseigneur Dupanloup , après qu’il se fut établi dans l’horreur de voir siéger Renan et Littré à l’Académie Française, se vit affliger d’une comptine « Bali Balo » qui s’enrichit encore de nos jours de couplets nouveaux, de plus en plus scabreux. Et Bali Balo la bite en arc de cercle, pour ouvrir tous les couvercles, traduit en flamand, c’est pire…

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« Il va de soi que Kaat Bollen peut porter ce que bon lui semble, mais il est faux de dire que toutes les tenues – du pantalon au soutien-gorge pointu – se valent », estiment les journalistes toutes heureuses de sortir des infos de la Covid-19, dans lesquelles patinent depuis un an leurs homologues à braguettes boutonnées par la droite.
Un pré flamand doit avoir sa fleur. Cette aimable psychologue de 35 ans, a fait don du plaisir de la découverte de son corps à ses patients. C’est une Marguerite qu’on n’effeuille pas, mais qui s’effeuille. C’est une bénédiction pour tous les confinés solitaires qui peuvent voir sans toucher et aimeraient tant pouvoir toucher sans voir, l’étape suivante, s’il n’y avait pas les Femen à l’affût.
Les gazettes se délectent sur son CV « À la KU Leuven, son mémoire de master avait déjà suscité quelques froncements de sourcils. Le sujet ? Les poils pubiens (schaamhaar en néerlandais, soit littéralement les poils de la honte) ». Je ne sais si elle a sur sa lancée parlé du morpion, ce pou suceur consacré par des chants dans les amphithéâtres et repris en canon, par les étudiants en guindaille.
Comme l’écrivit presque Victor Hugo après que le coup fut passé si près que le cheval fit un bond en arrière « Donne-lui quand même à VOIR, dit mon père », elle obtint quand même le droit de « psychologiser » les foules puisqu’elle sortit de Leuven, la tête haute et le téton déjà provocateur.
Des photos jugées trop sexy publiées sur les réseaux sociaux allaient ravir tout le monde, sauf le panel au-dessus du lot, celui des intellectuels collets montés, de la bonne société coincée.
Le dilemme du décolleté profond est décrit par le Soir « les femmes doivent-elles se plier – ou pas – aux attentes vestimentaires de la société ? Une question à laquelle nous, femmes, sommes régulièrement confrontées. Jusqu’où pouvons-nous ouvrir notre blouse ? On peut laisser un bouton ouvert, oui, mais pas deux, au risque d’aguicher le passant. »
Bien des affaires sentimentales ne tinrent qu’à un bouton de plus ou de moins dans les relations, c’est bien connu. Tous les hommes vous le diront. Il est plus facile de faire le premier pas, comme c’est l’usage, quand la partie en face déboutonne. Quitte à ce que vous soyez remis à votre place, si vous interprétez mal ce qui devait être un signal et qui n’en était pas un. Les femmes doivent-elles se plier – ou pas – aux attentes vestimentaires de la société ? Courteline avait tranché en prétendant que la vraie pudeur, c’est de cacher ce qui n’est pas beau de faire voir. Comme tout est beau chez madame Bollen, où est le problème ?
Waar is het probleem ?

14 janvier 2021

Défense de rire !.

Bouchez et Prévôt : le petit prodige de Mons soutient Alexander De Croo, l’autre est dans l’opposition avec le CDH, ont un point commun : ils paient Facebook pour une plus large diffusion sur les réseaux sociaux. L’un confond la défense du gouvernement avec sa propre mise en valeur, l’autre moins histrionique, attaque tout ce qui bouge, pourvu que le lapin sorte du terrier de la rue de la Loi.
Ce genre de communication politique peut-elle être assimilée à de la propagande ?
La propagande n’a rien de péjoratif quand elle a pour mission de présenter des projets et des réalisations. À cela s’ajoute une forme d’éducation populaire pour les partis de gauche à l’ancienne mode. Ainsi se sont formés par le passé de grands militants de l’entre-deux guerres, la propagande visait à sortir les théoriciens et les idéalistes de leur anonymat de classe, pour toucher les gens sur leur aliénation en leur révélant les ressorts de l’oppression capitaliste.
C’était plutôt une tendance à égaliser les chances en ces temps-là. Mais aujourd’hui, l’abondance des moyens et des techniques a fait tomber le plateau de la balance du côté des riches. La disparition des quotidiens politiques de gauche a fait le reste.
Dans le passé, ça a mal tourné aussi. L’accession au pouvoir des régimes d’opposition au système capitaliste a déclenché une guerre de propagande entre les deux visions économiques, l’une libérale, l’autre socialiste. Après 45, des pratiques de communication manipulatoires se sont développées sur les expériences de guerre et ne se sont pas arrêtées même après l’épisode de la guerre froide.
Le plus bel exemple fut les « fausses preuves » utilisées par l’administration Bush pour persuader les citoyens américains de la nécessité de la guerre en Irak.
Entretemps le camp bourgeois résolument capitaliste s’était emparé de la presse d’opinion pour la réduire au silence et pour vanter les qualités de l’économie libérale au service de la démocratie, qui n’était tout compte fait que « leur » démocratie. Propagande dont nous subissons toujours les effets dévastateurs, puisqu’elle a réussi à enlever la forme critique de toute étude de l’enseignement, pour en faire une école d’apprentissage multifonctionnelle aux métiers, selon la formule « vous ne resterez pas toute votre vie dans la même discipline ». Et là-dessus, pas l’once d’un cours critique.
Pour en arriver à cette passivité de la population, la question de l’influence des médias, essentielle en sciences de l’information et de la communication, joue un rôle majeur. Les propriétaires des médias contrôlent à peu près tous les sujets, ludique, culturel ou politique. La place accordée à la pandémie étouffe toute autre information, si bien que le citoyen n’est guère associé aux décisions. Il perd complètement pied en politique. Les pays européens n’ont jamais eu autant les coudées franches qu’aujourd’hui, grâce au Covid.
La connivence des journalistes avec les hommes politiques et les propriétaires de presse pose problème. Entretenir des liens étroits avec le milieu politique pourrait permettre aux journalistes d’élaborer leurs articles sur la base de sources solides, sans sortir des clous. Mais, la vertu en matière journalistique n’est pas d’ici-bas et cette promiscuité a produit le triste spectacle des rédactions, ces groupies du pouvoir !

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Les initiatives critiques sont toutes ou presque contrées par de nombreux organes de régulation, ligues, confréries, associations. Ce consortium, d’alliés occasionnels, fait pression sur un pouvoir qui ne demande pas mieux de serrer la vis, au nom de la bienséance, de la morale antiraciste et du bien dire. Il aide le pouvoir à contrôler toute opposition qui contreviendrait aux ukases du monde capitaliste.
Au fil des années, les débats politiques à la télévision se sont érigés en étapes incontournables des élections. Malgré une préparation des candidats, ils représentent un « exercice délicat ». C’est notamment le cas lors des primaires en France : les affrontements au sein d’un même parti risquent d’affaiblir le candidat face au rival du parti adverse. La Belgique ne connaît pas cet affrontement, parce que c’est une monarchie héréditaire et d’autre part, les débatteurs francophones de Belgique sont loin de manier la langue comme les Français, ce que constatent immédiatement les téléphages qui remarquent tout. Le comble est évidemment le Flamand d’origine qui débat en français, quoique le téléspectateur tienne compte de cela et montre de l’indulgence, mais ricane au tutoiement et aux fautes de genre et de temps. En cause, l’abandon de l’étude du français en Flandre, pour des raisons politiques.
C’est que le ridicule tue en politique. C’est même la seule arme qui reste au service de la gauche. Le système n’a pas encore réussi à empêcher le rire. C’est heureux.

13 janvier 2021

Trump, loser à jamais !

Après l’épisode Deborsu-la-Covid dimanche, on a eu droit au numéro de Wilmès en séduction de Pascal Vrebos.
Sophie, c’est tout à fait Didier, même envie d’enfiler des phrases rondelettes qui tombent en crêpe Suzette sur la moumoute minimaliste de l’enjôleur des ondes.
Ah ! la mission de la nouvelle ministre des affaires étrangères, ce tortillement du buste quand Vrebos lui demande ce qu’elle pense de Trump ! La ministre sait que l’Artaban en a encore jusqu’au 20 janvier. Elle emploie la langue de bois, parle de Trump comme un prof indulgent le serait d’un élève en progrès. Elle le rend même charmant envers les dames et Vrebos, peu curieux, ne s’étonne pas, « oui, oui, bien sûr »…
Donald Trump, encore à la Maison Blanche, malgré l’assaut du Capitole par ses troupes. Trump pas apte à gouverner ? Allons donc ! La preuve, il était prêt à signer, bis repetita, pour quatre ans !
Alors, ce type, ce loser, il est dingue ou quoi ? Interrogent les journaux aux experts du bulbe.
Et eux de faire des embarras, le devoir de réserve du psy… vous pensez bien que.
Et non justement, ce dingue pourrait pousser sur le bouton rouge faire exploser le Kremlin, souffler toutes les voiles des femmes soumises de Téhéran, d’un seul coup. Il suffirait juste que son ami Netanyahou vienne pleurer dans sa casquette rouge, ou que Kim Jong-Un caquette sur le dos Xi Ping, que les Chinois vont l’envahir.
Mais les experts restent sur leur position. Non, non, aucun signe, rien à faire, comme Wilmès, ils n’ont pas constaté de crise, au contraire « rare intelligence ».
Pourtant, d’après un diagnostic d’écolier de cinquième primaire, Trump émet des signaux, son cerveau est un poste à galènes des années trente, tellement ancien que les GAFA n’ont plus l’article, même pas dans les poubelles.
Cet homme vivait un rêve. Il avait tout, pensait-il, le succès, la force, la beauté, sans empathie pour personne, sauf peut-être pour Wotan, l’homme aux cornes de Bison, hélas tombé dans les filets de la police.

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Or, c’est cet histrion, moqueur, truqueur, aux mimiques mussoliniennes, qui se vante de ses défauts… que la population admire ! Ceux qui aiment Trump ne voient pas sa pathologie, parce qu’ils la partagent, tout simplement.
Pensez, un homme qui prend les désirs des petits blancs en compte, des pulsions plus fortes que la science et qui tient pour secondaires des réalités climatiques et pandémiques, ne peut qu’aimer les faiblesse, pour tout autant qu’elles soient chez ses admirateurs .
C’est ce duo d’amour entre le loser et la partie de la population séduite qui devrait être sous la loupe des experts.
Hélas ! l’expert qui aurait à traiter des pathologies collectives de la démocratie américaine et, osons le mot, des autres démocraties à l’image de la plus grande de toute, n’est pas encore trouvé.
Qui oserait traiter du délire des chefs et l’imbécillité de la foule crédule, en même temps ?
L’autoritarisme du loser et le panurgisme de ceux qui voient en lui un gagnant, ne se peuvent se soigner sur le champ de bataille.
Il faudra attendre le 20 avant de crier au fou ! C’est ça le pouvoir, jusqu’à la dernière minute on le craint, d’autant que les fous sont imprévisibles. C’est un peu la raison qui a fait que la Wilmès se tortillait sur sa chaise, quand Vrebos lui posait la question de l’intelligence de Trump. La question était prématurée.
Mais comme tous ceux que l’on craignait, dès que l’histrion sera par terre, il doit craindre la fureur du camp adverse qui retenait ses coups, par peur d’en recevoir !
Il est fort possible que Trump aille en prison quelques temps, juste pour que Joe Biden le fasse sortir, nouveau Néron magnanime et que l’ancien président réalise enfin qu’il est le pire loser que les États-Unis aient eu. S’il n’y va pas, ce serait comme un dernier camouflet à l’Endormi et un mauvais début pour Joe.

12 janvier 2021

Une réunion masturbatoire.

Le SARS-CoV-2 existe indépendamment des structures mondialisées de l’économie. Il est même possible qu’il ait été dans les sociétés anciennes un agent destructeur au même titre que la peste ou le choléra et qu’il n’ait pas été le virus mutant entre une chauve-souris, un pangolin et un Chinois de Wanhu friand de viandes sauvages. On n’en sait rien.
Mais ce qu’on sait et là, chaque citoyen en devrait prendre conscience, c’est que la Covid-19 s’est installée à demeure sur la planète entière à cause du système économique capitaliste global, qu’elle soit de Wanhu ou de l’âge des cavernes, la bêbête est là.
Ce qu’on ne vous dit pas, c’est qu’avec la globalisation, on assiste depuis quelques années à une multiplication des maladies infectieuses et notamment au grand retour de la tuberculose et de la syphilis, infections qui avaient presque complètement disparus en Europe. Il y a même d’incurables racistes qui vous susurrent à la Trump et dans nos journaux, que ces saloperies, c’est la faute aux immigrés.
L’économie telle que la conçoivent les dirigeants et notamment madame von der Leyen et la Commission de Bruxelles, c’est le commerce très actif et la production industrielle intensive extra-muros, d’un capitalisme qu’adulent nos partis au pouvoir, MR et PS unis.
Le capitalisme, qui fait des crises sanitaires un phénomène extérieur à lui-même, vous ment. Les centaines de milliers de morts, peut-être plusieurs millions au bilan de cette pandémie à travers le monde doivent lui être imputés. Il est directement responsable !
Pour comprendre le lien qui existe entre l’activité des virus et les processus économiques en cours, un petit exemple ignoré par tout le monde est saisissant. Il concerne la Guinée deux seuls chiffres. En 1960 ce pays comptait 14 millions d’hectares de forêt, en 2021, il en compte à peine 700.000. Cette déforestation massive est totalement ignorée par le système capitaliste, par contre l’OMS s’en inquiète et accuse cette déforestation du retour des épidémies et notamment, évidemment, du petit dernier, le virus du Covid.
De cela ressort l’absurdité du caractère national des virus, puisque ceux-ci sont liés au dynamisme de l’économie capitaliste qui leur offre un boulevard à coups de machettes et de bâtons de dynamite.

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Les épidémiologistes sont formels, il existe un lien direct entre ces déforestations et les épidémies. Ce n’est pas le seul, évidemment, puisque sur ces terres débarrassées de toute végétation, des esclaves y creusent des mines à la recherche des minéraux pour les GAFA, des aérodromes sont créés et ainsi les voies transmissibles des virus sont ouvertes. Vous savez pourquoi nous n’avons pas encore Ebola en Belgique et ailleurs ? Ce virus est tellement foudroyant, que la victime n’a pas le temps de le transmettre avant de mourir !
L’étalement urbain aggrave la déforestation et multiplie les risques de zoonoses.
Pourquoi Bouchez et ses pareils ne répondent pas aux extrémistes ? Mais que voulez-vous qu’ils répondent au fait que le capital favorise la production des virus en exploitant les ressources naturelles qui détruit les équilibres géo-écologiques ? Ce voyou sort à peine de son école de Mons, où on ne lui a jamais parlé d’équilibre, mais de destructions créatrices à la Schumpeter !
Sommes-nous assez bêtes de confier nos vies à ces incompétents qui nous conduisent vers des abîmes ! Vous avez lu quelque part dans leurs gazettes, que cette pandémie était directement liée à la déforestation et aux échanges commerciaux accélérés ?
Un exemple du commerce irrationnel. Deux avions se croisent sur la piste de Liège-Air-Port. L’un amène des fraises d’Amérique du Sud, l’autre s’envole avec des fraises de Wépion pour Dubaï. Vous voyez le genre d’échange ? Une qualité supérieure que nous produisons enchante le palais des émirs, pour nous c’est de la qualité moyenne, bien fait pour nos gueules ! De cette absurdité une autre conséquence, ces va-et-vient de magasins aériens. Ces deux oiseaux là ne transportent pas que des fraises.
Le risque pandémique est non seulement écologique, mais il est aussi et surtout d’ordre capitalistique.
Sans sombrer dans une rhétorique apocalyptique, ces imbéciles instruits qui nous cornaquent nous entrainent vers l’abîme. Au moment où les méthodes intensives d’élevage se généralisent, le commerce mondial explose et la déforestation s’accélère ! Je devrais dire merci à ce gouvernement de malades mentaux, d’obsédés de la croissance ?
Les crises sanitaires répondent aux mêmes logiques que l’expansion mondiale du commerce. Les graphiques et les statistiques sont les mêmes.
Une dernière fois, le système capitaliste est incapable de gérer cette pandémie. Du peuple devrait sortir un Comité de Salut Public, comme au printemps 1793, à Paris.
Et tout le reste, mais alors tout le reste, n’est qu’une réunion masturbatoire entre les experts et nos éminences de la rue de la Loi.

11 janvier 2021

The divine Market !

Oser dire que les gens qui ne pensent pas comme eux sont des extrémistes ! Le premier extrémiste, n’est-ce pas celui qui refuse le dialogue ? S’il y a une explication à cela, elle est éducative sur le fond et pratique sur la forme. En refusant le débat, comme ils sont majoritaires et souvent complices, sinon propriétaires des médias, c’est une manière de couper le micro à l’opposition et le droit de celle-ci d’expliquer pourquoi elle s’oppose.
Sur le fond :
Les libéraux ne s’en cachent pas, ils sont pour l’adhésion massive de toute la population à la cause d’une société économique libérale. C’est aussi faire preuve d’extrémisme de refuser le point de vue d’une partie de celle-ci, qui ne se retrouve pas dans ce mode de vie.
L’attitude libérale est nette et bien tranchée. Elle est omniprésente dans l’éducation que l’on donne dans nos écoles, sans que les pédagogues officiels ne se posent la question du genre d’éducation morale qu’il faudrait pour former les citoyens !
Tout qui est de bonne foi voit que l’éducation actuelle toute acquise à la compétition et au profit, est en opposition directe avec celle qui prônerait une éducation tournée vers la coopération et la démocratie.
Où on les plaint, c’est qu’ils ont reçu eux-mêmes cette éducation et qu’ainsi leur base éducative a été amputée de l’enseignement aristotélicien des vertus, par l’absence de formation de l’esprit critique, ouvrant sur une culture démocratique qu’ils n’ont pas. Ce sont des diplômés de hautes écoles, Wilmès administrative et Bouchez de droit, qui ont une formation scolaire incomplète dans les matières les plus significatives.
Ces extrémistes au pouvoir sont les propres dupes de leur système !
Il leur manque la capacité de se préoccuper de la vie des autres autrement que par les slogans de la politique et qui ne débouchent sur rien de concret, la capacité de voir ensuite son propre pays imbriqué dans l’ordre mondial, qu’ils ne considèrent que du point de vue capitaliste, sous forme d’accords commerciaux.

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Ces handicapés de l’esprit ne peuvent concevoir que la continuité d’un système auquel ils adhèrent en confondant leur conviction personnelle avec ce qu’on leur a inculqué dès leur plus jeune âge.
Un bon enseignement devrait s’inscrire dans une théorie plus large, d’Aristote à Adam Smith et Jean-Jacques Rousseau. L’enseignement actuel oublie volontairement le rôle des émotions dans les relations morales à autrui. Il agit comme un administrateur qui règle d’un trait de plume le destin de centaines de personnes, pour augmenter des profits dans une entreprise dont il n’est même pas certain du résultat de son initiative castratrice.
La lecture d’« Éthique à Nicomaque » d’Aristote, montre les rapports de l’Homme à ses propres passions. L’enseignement devrait inscrire cette lecture d’éducation morale dans les cours supérieurs. Aujourd’hui, seuls quelques philosophes pourraient en dire quelques mots ; alors que tout bachelier devrait avoir à la fin de ses études une vision large du détournement de la passion fondamentale de l’être humain qui est l’amour de soi, l’amour propre et de leur conséquence sociale : la vanité, l’esprit de domination, la cupidité et le mensonge, en des fins d’accaparement des richesses en appauvrissant ceux qui les créent.
Voilà pourquoi Morinval et les autres sont des voyous. Ils n’ont été formés qu’en fonction d’un système économique qui ne tient pas compte des gens, pour n’en privilégier que quelques-uns. En réalité, ce sont des perroquets qui n’ont la responsabilité que du volatile.
La difficulté d’aujourd’hui est d’évidence d’assurer le début d’un enseignement qui est un combat contre les forces qui tendent à la hiérarchie, à l’agressivité collective de contrôler et de dominer, qui commencent par le plus facile, à savoir de dénigrer les minorités. Ce que Wilmès et Bouchez font sans s’en apercevoir puisqu’ils sont assis sur l’assurance qu’une majorité de l’à-peu-près, soutient le système économique libéral.
Le choc des civilisations passe à l’intérieur de chaque société. Cela se passe bien quand les individus sont prêts à vivre avec les autres dans le respect mutuel et la réciprocité. Hélas ! les responsables actuels en Belgique, panel large qui englobe tous les extrémismes résumés par le libéralisme, n’ont pas d’autres objectifs que le confort personnel et la domination des autres.

10 janvier 2021

Mofettes en Magonie.

Tous les milieux ont des avis sérieux sur des événements passés, qui s’avèrent avoir été, à l’expérience, de fameuses conneries. Par leur notoriété actuelle, les élites multiplient les occasions d’en dire d’aussi redoutables. Elles sont proférées par des gens parfaitement diplômés, c’est-à-dire capable de les diffuser en si grande quantités, que parfois, elles passent pour des vérités.
On en produit autant sur les réseaux sociaux, sauf qu’elles sont limitées à quelques curieux, donc moins nuisibles. Il y a même des cas où chaque usager a « son idée », c’est-à-dire se moque éperdument de la connerie des autres, exclusivement préoccupé de la sienne. C’est sur Facebook.
On s’y répand comme une grand-mère qui tricote la même chaussette depuis vingt ans, si bien que la jambe est tellement longue que ses héritiers s’en servent pour conserver la chaleur des tuyaux du calorifère.
Dans un sens, c’est pratique. On peut y affirmer qu’Hitler n’est pas mort et qu’à l’âge de 131 ans, il se serait remarié avec une native du Mato-Grosso de cent-dix ans sa cadette, sans pour autant susciter une quelconque réaction.
C’est donc tout à fait l’aise que je me permets d’affirmer que la fin de la démocratie en Amérique est une foutaise, attendu qu’elle n’a jamais existé et qu’en réalité on célèbre aujourd’hui la fin « De la démocratie en Amérique » d’Alexis de Tocqueville, le livre qui restera célèbre pour avoir été publié en 1840, à une époque où la démocratie était encore moins existante qu’aujourd’hui.
Nous voilà au cœur du sujet, sur la manière dont les démocraties sous le coup des inégalités, de la corruption et du mensonge se défont, attendu que Trump n’a rien gâché du tout, puisqu’elle n’a jamais existé, en tous cas sous la forme rêvée qu’on lui prête et que la corruption, les inégalités et le mensonge étaient bien réels. Ce Président n’a fait que les enrichir de son expérience personnelle dans la filouterie, la concupiscence et son adresse à attraper les femmes par la chatte, selon sa propre expression.
Le raisonnement se tient, si l’Amérique avait été une démocratie au moment de l’élection de Trump, cette élection n’aurait jamais eu lieu.
Pourtant, le malaise démocratique contemporain existe bel et bien. Cette légende de la démocratie est utile aux masses. Leurs rêves de justice sont canalisés et réduits à cette utopie.

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Comment améliorer un système qui n’existe pas ? On revient à la mystification de départ.
L’actuel président Trump a incité ses soutiens à se rebeller contre une élection qu’il prétend volée. En réalité, cette élection c’était déjà du bidon qui consistait à faire croire que les citoyens avaient vraiment des représentants à eux qui s’affrontaient pour diriger le pays démocratiquement. Quand on sait la manière dont on est candidat au poste suprême aux USA, c’est tout à fait se ficher des gens en leur demandant de choisir entre Donald Trump et Joe Biden. Le vainqueur ne sera absolument pas leur candidat élu. Il est tout ce qu’on veut, à la tête d’une machine que la plèbe ne contrôle pas et où elle n’a pas son mot à dire, mais il n’est pas le président élu par le peuple.
Démocratie ou pas, on est d’accord sur un point : l’événement va laisser des traces.
Trump a l’intention de modifier l’oligarchie actuelle (c’est le vrai nom de la démocratie aux USA) en une autocratie en exil dans laquelle il serait leader, président et secrétaire général, avant de se nommer trésorier au cas où son affaire marcherait du tonnerre et apporterait des dollars de donateurs énamourés.
À moins que Biden ne le gracie, l’exil de Trump pourrait être de courte durée, puisque le moindre de ses méfaits pourrait lui valoir 125 ans de prison pour commencer. De sorte qu’il pourrait rester à l’État, mais dans les services pénitentiaires.
Si vous voulez encore une preuve selon laquelle les Américains ne sont surtout pas le phare de la démocratie éclairant le monde : l’effondrement écologique, la crise sanitaire, les attentats terroristes, les nouveaux populismes, l’assassinat par la police de Noirs innocents n’auraient pas été possible en démocratie.

9 janvier 2021

Les nouveaux convulsionnaires.

Les médias se sont emparés avec gourmandise de l’envahissement du Capitole à Washington par des partisans de Donald Trump. Le président les avait surexcités quelques heures auparavant par des propos vengeurs revendiquant sa victoire à l’élection présidentielle.
Les images baroques des partisans de Trump montraient des « émeutiers» plus que des « insurgés », foulant de leurs baskets le temple sacré de la démocratie. Ailleurs, les médias soulignaient que la démocratie américaine était la grande perdante.
Mais les gens en sont revenus depuis longtemps de cette « grande perdante », en réalité une oligarchie entre les mains des milliardaires. Ce qu’ils ont vu n’était pas une sédition susceptible de conduire au pouvoir des révolutionnaires, mais une bande de paumés, embarrassés de leur présence dans des lieux hautement symboliques.
Le clou du spectacle fut un homme se voulant proche des divinités scandinave, vêtu comme un viking, s’asseyant sur le fauteuil de président de la Haute assemblée.
Cette farce hautement médiatisée fait penser aux convulsionnaires dans les premiers spectacles du genre au XVIIIme siècle, des individus atteints de troubles mentaux qui, lors de transes mystico-religieuses ont des gesticulations et des contorsions physiques irrépressibles. Au terme d’un long voyage et en traversant les continents, de nouveaux convulsionnaires prennent leurs aises en défendant une cause qui relève plus de la psychiatrie et de l’ésotérisme, que du droit et de la démocratie : celle des petits blancs fondateurs de l’empire américains, qui dans dix ans seront minoritaires dans leur pays conquis sur le génocide des Indiens et qui font un baroud d’honneur.
C’était le Far-West, tout l’ouest américain venait compter sous le chapiteau-dôme du capitole, le nombre de bisons abattus par Buffalo Bill. Un peu comme les convulsionnaires apparaissaient une dernière fois en exhibition sur la tombe du chanoine Pâris, avant l’Ordonnance de Louis XV l’interdisant.
Les convulsions parisiennes contribuèrent à l’enrichissement de la nosographie autour de cette pathologie que Charcot décrira fin XIXme siècle Comme les convulsionnaires trumpiens écrivirent en cette journée du mercredi, tout un nouveau chapitre pour le futur DSM de psychiatrie.
Voici comment est dépeint par les journalistes, le plus filmé des convulsionnaires américains, QShaman, en réalité Jake Angeli, comédien.

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« Sur le torse nu, il arbore des tatouages sous la forme d’un entrelacement de triangles, symbole du wotanisme, un mouvement identitaire néo-paganiste dont la divinité principale n’est autre que Wotan, aussi appelé Odin, sur le ventre un marteau de Thor, le fils d’Odin. Ces symboles sont utilisés dans les milieux néopaïens, paganistes et néonazis. »
L’extrême droite s’est réapproprié ces symboles. Lors du massacre d’Utoya, en Norvège, en 2011, Anders Breivik avait utilisé deux armes sur lesquelles étaient gravées les inscriptions “Gungnir” et “Mjolnir”, les noms de la lance et du marteau des dieux nordiques Odin et Thor.
Jake Angeli n’était pas le seul à brandir ou afficher une symbolique néonazie par le biais de tatouage ou d’accessoire. On a vu un homme portant un sweat-shirt “Camp Auschwitz, le travail libère”. Des potences furent montées à l’extérieur du Capitole, avec les câbles de caméras volées aux journalistes. Ce dernier symbole “le noose” est aussi appelé par les suprémacistes blancs “Day of the Rope”, le jour de la corde. Enfin d’autres « convulsionnaires » se promenaient avec des drapeaux confédérés.
Donald Trump, plongé dans sa propre névrose, ne se rend pas compte que son mouvement sombre dans le ridicule et va finir dans l’odieux et le discrédit.
La politique quand elle est violente doit bien choisir son heure et ne peut réussir qu’une seule fois. L’opinion, même pro Trump, a en horreur les casseurs. Quand le carnavalesque transparaît, le héros est vite perçu par une large partie de ses fans absolus, comme un guignol. C’est ce qui attend Trump d’évidence. Sauf erreur, la société fait toujours payer très cher le héros qui finit en bouffon. Il va l’apprendre à ses dépens. Il restera dans l’histoire comme un loser teigneux et mauvais perdant.

8 janvier 2021

Barnier a brocanté l’Europe !

Personne ne peut plus dire qu’on ne peut pas juger si l'accord de retrait entre l'UE et le Royaume-Uni, est bon ou mauvais, puisque son intégralité se trouve publiée sur « ec.europa.eu › info › eu-uk-withdrawal-agreement_fr ».
Michel Barnier défend évidemment le résultat final signé par les parties «L’accord de retrait permet d'apporter de la sécurité juridique et de la certitude là où le Brexit crée de l'incertitude.
Il préserve les intérêts de l’Union.» déclarait-il déjà le 17 octobre 2019.
Il n’a pas varié depuis, laissant à Ursula von der Leyen et Charles Michel, le soin de conclure et de signer la chose avec la partie adverse, Boris Johnson.
Je n’ai pas tout lu de ce traité. J’avoue ! Mais j’en ai compris suffisamment pour me faire une opinion. Chacun peut ou plutôt devrait en faire autant. Mine de rien, ce pavé compliqué, c’est la loi qui sera d’application dans les dix prochaines années, entre un pays tiers et nous.
On ne pourra pas dire qu’on n’était pas au courant.
Or, avec les échauffourées au Capitole et Trump partisan plutôt que président, jetant ses dernières forces avec sa haine recuite des Américains qui s’opposent à lui, on a perdu de vue le départ des Anglais de l’UE, dans l’attente du bouquet final le 20 janvier de ce désormais grand loser américain.
L’accord se compose de deux principaux documents : l’accord de retrait, qui s’accompagne d'un protocole sur l’Irlande et l’Irlande du Nord et une déclaration politique fixant le cadre des relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Je me suis borné à la lecture de cette dernière.
J’ai dû relire plus d’une fois les accords frontaliers, les accès et les possibilités d’accès au marché européen de la Grande Bretagne. Il n’y a rien qui différencie la situation d’avant et après le Brexit, entre l’UE et la Grande-Bretagne !
Et comment en aurait-il été autrement puisque l’Europe, malgré les leçons qu’elle devrait tirer de la pandémie, poursuit sa politique de libre échange intercontinentale comme si les graves interrogations à l’encontre du néolibéralisme n’existaient pas !
Ne vient-elle pas de signer un accord majeur avec la Chine que même Xi Jin Ping en est resté comme deux ronds de flanc, pour la poursuite comme avant, des échanges avec toujours toutes les fabrications y compris sanitaires qui resteront en Chine !
Pourquoi l’Angleterre, pays tiers, serait-il plus ostracisé que la Chine ? Il n’y a pas de raison.
Si bien qu’on peut l’écrire, que c’est bel et bien l’Angleterre qui sort de l’UE avec le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière.
Tout le cinéma que les Anglais et Barnier ont fait sur la pêche, ce ridicule marché avec au bout quelques centaines de mariniers qu’on va indemniser, n’était en réalité qu’un dernier cinéma, pour faire croire qu’on a travaillé dur et que l’adversaire dans ce dernier round a perdu des plumes. Le hareng, c’était nous !

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Pouvant donc commercer librement sur tout le continent, l’Angleterre reste de fait le partenaire de proximité que tout le monde adore. La seule différence, c’est que ce pays ne paiera plus de cotisation pour rester dans le « grand » marché européen. Il sera en outre maître dans ses frontières, débarrassé des lourdeurs administratives et des bizarreries conventuelles entre les États sur des normes de l’UE. Tout de suite on flaire, l’attente du feu vert pour la vaccination anti Covid, ce qui a permis à la Grande-Bretagne de prendre quinze jours d’avance pour la vaccination, sur le reste de l’Europe.
À la lumière de ce désastre européen, pourquoi les petits pays ne se feraient pas la malle désormais, dans des conditions aussi avantageuses ?
Les membres de l’UE d’Europe centrale n’y ont pas intérêt, puisqu’ils reçoivent beaucoup plus que leur cotisation et qu’ensuite, ils sont enclavés dans ou a proximité des grands contributeurs. L’Angleterre est une île aux frontières naturelles et qui a, malgré la disparition prochaine de son grand ami Trump, des attaches profondes avec les Etats-Unis.
La donne pourrait changer si l’UE avait d’autres attributions que le commerce et la monnaie. Ce n’est pas demain que cessera la concurrence entre salaire du chauffeur ou du plombier polonais avec celui des Allemands ou des français. Tout reste dans les mains des entrepreneurs du privé, qui n’ont pas du tout envie que ça change, même si des petites entreprises en souffrent. Et là-dessus, les Anglais sont bien d’accords aussi.
Ce n’est pas écrit, mais l’Anglais reste la langue de l’UE, au détriment du français et de l’allemand pourtant langues officielles. Après De Gaulle, tout s’est américanisé, amalgamé, dispersé dans le british, le brouet de l’Europe.
A entendre certains, la City de Londres allait déménager partie à Francfort, partie à Paris. Il n’en est rien. Cette place forte des affaires pourrait nous valoir quelques mécomptes, mettant un point final à nos illusions sur l’Europe.

7 janvier 2021

Retirer à Maggie De Block le droit d'exercer la médecine !

Comment aborder le cas Maggie de Block dans son déni de responsabilité après les débuts désastreux de l’État contre la pandémie Covid-19 ? Sinon en revenant à la théorie de Norbert Elias sur la sociologie des citoyens en possession d’un seul coup dans le jeu d’échec, tandis que la société en face, en possède bien davantage, ce qui ferait du citoyen un éternel vaincu.
Maggie De Block serait donc victime de la classe sociale libérale qui est la sienne, dont elle n’a pas pu ou voulu sortir, jointe à un choix la désignant comme ministre de la santé, au moment où, implicitement, elle désertait la profession pour se lancer dans la politique.
C’est donc son unique coup au jeu d’échec qui l’a conduite à prendre les mauvaises décisions qui furent les siennes. En parallèle au principe de destruction créatrice de Schumpeter, le libéralisme avait décidé de détruire et sans la renouveler, la réserve de masques dont on manqua cruellement par la suite.
On est en plein dans « la trahison des clercs » de Karl Mannheim qui relie la pensée à la politique et, par sa sociologie de l’intelligentsia, tente de montrer que la politique peut exister sous la forme d’une science.
Science contre science, celle de Maggie De block est claire. En adoptant une politique économique mondialiste de l’Open VLD, elle a renoncé à se considérer comme médecin se devant de soigner et prévenir les maladies, pour une quête de popularité électorale qui la fit, paradoxalement dès sa trahison, la comptable des morts par ses imprudentes déclarations.
L’économie libérale est singulièrement dépourvue de moyens pour une politique scientifique dans un monde où domine pourtant la rationalité. Les causes d’un tel retard seraient à rechercher non seulement dans la jeunesse et l’immaturité des sciences sociales, mais aussi dans la spécificité du comportement politique par rapport aux autres genres d’expérience humaine.
C’est probablement le plus grand danger que court l’humanité en ce moment en confiant son avenir dans une économie de l’instant, qui ne prévoit rien contre les dangers qui menacent les hommes.

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La conduite des affaires publiques s’inscrit dans un processus dont chaque moment crée une situation unique caractérisée par un flot continu de forces, la compétition sans contrôle et la domination par la loi des marchés constamment en mouvement.
Serait-ce que nos années soient comptées dans ce cadre délétère ? Elles le sont en effet, aussi fatalement que le volcan de Yellowstone explosera un jour plongeant l’humanité dans une demi-obscurité et un froid intense pendant un temps suffisamment long pour tuer plus des trois-quarts de la population mondiale.
Tout comme Maggie De block se défendant en assurant qu’elle avait tout prévu sauf l’imprévisible, les responsables des États sombrant dans l’apocalypse d’un retour à la période glacière, se trouveront dans la même position qu’elle en arguant de l’imprévisibilité.
Or, la conduite des affaires politiques suppose que l’on se dégage de ce flot d’imprévisibilité, pour assurer une pensée longue, plutôt qu’une période brève constituée en seconde partie de mandat, d’une politique de marketing pour se faire réélire. Et sur quoi ? Pas sur l’explosion probable du volcan de Yellowstone, mais sur l’augmentation du timbre poste ou la descente à 30 Km heures la vitesse autorisée des automobiles dans les grandes villes. Ces politiques cachant celle, magistrale cependant, d’une démocratie ayant remis les clés de son succès à quelques habitués de conseil d’administration, commencent à se savoir chez les citoyens.
À en croire Mannheim, à partir de son étude de la pensée conservatrice, deux modes de pensée animent les gestionnaires politiques de nos vies : le conservatisme bureaucratique et la pensée bourgeoise libérale. De la pensée socialiste-communiste et le fascisme, seule cette dernière découle des deux principales.
Maggie De block relève des deux : du conservatisme bureaucratique et de la pensée bourgeoise libérale. Quoique médecin, mais on a vu plus haut qu’elle en avait abandonné le principe, elle ne nie pas la possibilité d’une politique scientifique, mais en fait, en réalité, l’équivalent d’une doctrine administrative.
Elle trouve son assise sociale dans les couches bourgeoises de l’intelligentsia. Pour elle, l’histoire est simplement propre à aiguiser l’instinct politique.
Elle ne peut pas mesurer dans la position qu’elle occupe le degré d’accaparement de l’économie sur le politique et le sort des milliers de morts, dont elle aura la responsabilité, et qui seront tout autant, les victimes d’une réelle absence d’autonomie politique de nos démocraties.
Par conséquent, Maggie De Block devrait être interdite d’exercer la médecine.

6 janvier 2021

Trump, mauvais perdant.

Les élections n’en finissent plus de rebondir aux USA à cause de l’obstination de Trump de ne pas reconnaître sa défaite. Ce type fait penser à ce célèbre criminel montant à l’échafaud, donnant un dernier conseil à ses pairs en truanderie « n’avouez jamais » ! Depuis, un bataillon de la mauvaise foi dans le crime organisé et en politique s’est répandu sur la planète et fait des ravages partout, laissant les gens de bonne foi, sans voix !
La malhonnêteté ne serait-elle pas en train de payer, et mettre dans l’embarras ceux qui, dans ce système du « pousse-toi de là que je m’y mette », veulent gagner des galons ?
Lorsque Biden veut concilier la chèvre et le chou, ne dit-il pas qu’il sera l’élu de tous les Américains, y compris les malfaisants, les roublards et les fous ! Si l’on excepte les dérangés du cerveau, les fans de Trump vouent un culte à ses manigances et ses magouilles, parfois sur la place publique, comme ce dernier coup de fil en Géorgie à un républicain pour qu’il « lui trouve » onze mille voix supplémentaires !
Le sommet de la condescendance pour le milliardaire teigneux serait que Biden lui accordât la grâce présidentielle et que l’autre, muni de ce blanc-seing, aille le reste de sa vie se goberger qu’on lui a volé l’élection, sur tous les terrains de golf de la planète. Cela serait le comble qui prouverait que le sans-gêne mené tambour battant, prémunit de tous tribunaux et les lois et qu’à partir d’un certain rang, tout est permis.
Ainsi, en laissant tranquillement Trump développer sa stratégie et pourrir jusqu’au dernier jour le climat postélectoral, la démocratie prend un coup dont on se demande si elle s’en relèvera.
La saga bizarroïde de l’élection présidentielle aux États-Unis est loin d’être close !
Franchement, est-ce une manière de gouverner des démocrates, à s’excuser chaque fois qu’ils gagnent ? Est-ce malin de dire aux Républicains, oublions le passé, soyons amis, nous vous comprenons, rien que pour « séduire » une petite poignée de sénateurs d’extrême-droite afin d’avoir leurs suffrages, pour gagner sur des petites choses qui n’ont rien à voir avec ce qui avait été promis, et tout ça pour ne pas passer pour « socialiste », le mot imprécatoire qu’il ne faut surtout pas prononcer aux USA !
À part Sanders qui avait eu le courage de prendre le taureau par les cornes, tous les démocrates en sont là !
Voilà pourquoi la droite radicale progresse, même quand elle perd !

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L’enjeu aux USA est clair. Est-ce que, oui ou non, les émigrants anglais et européens qui ont peuplé l’Amérique au détriment des peuplades installées bien avant eux, sont définitivement propriétaires du pays, malgré une importante importation d’Africains venus de force et une poussée de naissances excédentaires en Amérique du Sud ?
Car le voilà l’enjeu. Il n’est pas démocratique. Il est uniquement l’enjeu du « premier » occupant, si l’on excepte les autochtones exterminés.
C’est dans ces petits blancs bientôt minoritaires que Trump puise ses forces et si bien sûr ils ont des droits comme tout le monde, ce qu’ils veulent n’est pas dans le domaine de la démocratie, mais bien dans celui de contraindre une majorité à obéir à une minorité.
Ces gens, ouvertement raciste et misogyne, qui font la majorité de Trump, même s’ils sont le reflet d’un sérieux mécontentement, ne sont jamais présenté pour ce qu’ils sont : racistes et misogynes. Que dire de ce fort contingent de sénateurs républicains, une centaine, dit-on, qui serait toujours officiellement convaincus que Trump a été spolié dans l’élection qu’il l’aurait gagnée !
En Europe aussi, le fossé entre gauche et droite, entre progressistes et conservateurs et entre solidarité et intérêts personnels est plus grand que jamais.
Le pauvre Biden, en croyant représenter un centre libéral en ouvrant les bras à tous, c’est du bois de rallonge avant l’heure de vérité. Il se trompe aussi sur le système en ne dénonçant pas plus que ça les manières de la droite et son mauvais génie. Selon la logique des mauvais garçons et des affranchis, jamais coupables, Biden « l’endormi » devient leur complice !

5 janvier 2021

La déclaration d'Henrietta

Il faut lever le nez au-dessus du guidon. Les virtuoses des réélections, leurs électeurs et les obnubilés de la pandémie n’en sont pas là. On dirait que le monde pour eux s’est circonscrit à la trouille de finir entre quatre planches, après une intubation inutile.
Ils ont de larges circonstances atténuantes. Toute l’information est intubée aussi. Pour voir ce qui se passe ailleurs, il faut débroussailler autour du Covid, se frayer un passage sur l’actualité chaude pour tomber sur d’autres informations que celles du vaccin et des rave-parties.
Le prochain dimanche, on craint la rentrée du jacassant Deborsu sur RTL, en blouse blanche. Intubé du bulbe depuis toujours, l’athlète de la glose nous livrera en paquet de douze, les toutes dernières sur la Covid-19.
Merde ! L’Europe n’est pas que ce gros tas d’effarouchés. Ils se mettent à vingt-sept afin de mieux pleurer sur eux-mêmes !
Vous n’avez pas d’excuse. D’un clic sur Twitter, Facebook ou LinkedIn vous êtes au parfum. Cessez de compter les jours qui vous resteraient à vivre si vous attrapiez le petit besogneux de Wanhu et ouvrez vos esgourdes.
La déclaration d'Henrietta Fore, directrice générale d'UNICEF, vaut plus que cinquante Deborsu en grande forme de lamentations dominicales.
« La situation au Yémen est la pire crise humanitaire du monde. Et le fardeau retombe cruellement sur les enfants. » https://www.unicef.fr/article/la-situation-au-yemen-est-la-pire-crise-humanitaire-du-monde.
J’avoue, j’étais comme vous, voilà pourquoi j’ai le droit de vous engueuler, parce qu’en vous engueulant, je retourne l’engueulade contre moi.
Quatre années se sont écoulées depuis le début du conflit au Yémen. La situation des populations devient de plus en plus difficile à mesure que le conflit perdure.
En bref, le conflit vieux de 4 ans au Yémen, oppose la coalition des pays du Golfe et le gouvernement du Yémen aux Houthis. Les populations vivent de terribles souffrances dans ce pays qui compte 30,5 millions d’habitants.
Vous me direz « c’est pas mes oignons. »

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Oh ! que si « c’est vos oignons ». En-dehors du sujet culte et des seringues, nous ne vivons pas que de Covid et d’eau fraîche. De ce micmac suinte le bouillonnant d’une religion conquérante, c’est de ce micmac que peu à peu les pays « sûrs » deviennent des pays où manger une date dans un oasis touristique pourrait vous faire exploser. C’est dans ces charniers bourrés de civils que vos héros libéraux écoulent leurs fabrications derniers cris, leurs camelotes meurtrières, marchands d’armes belges compris.
Les morts ne s’y comptent plus. Évidemment les premières à payer un max sont les femmes, incluant les viols et les agressions sexuelles.
Tandis que sans que cela soit encore expliqué, les belges se ruaient en mai de l’année dernière sur les papiers toilette, dévastant les rayons, tandis que l’insécurité alimentaire augmentait au Yémen. La moitié de la population, soit 14 millions de personnes, fait face à un danger imminent de famine et 400 000 enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë.
Ici, on se fend la poire, parfois à juste titre, des experts, là 19,7 millions de gens n’ont pas accès à des soins de santé de base et 14 millions d’entre eux en ont hautement besoin.
Tout cela est aussi de notre faute, puisque nous avons laissé nos américanolâtres prendre parti pour Donald Trump, Netanyahou en cheville avec le roi d’Arabie Saoudite, pour le carnage.
Malgré tout, le hachoir de nos armes automatiques n’a pas broyé la rébellion, nous assistons même à un fiasco de grande ampleur.
L’Arabie saoudite est soutenue par les puissances occidentales, pourtant, la rébellion houthiste accroît son emprise sur le Yémen. La rivalité irano-saoudienne et l’émergence des Émirats arabes unis en puissance militaire, transforment les équilibres du Proche-Orient et du Golfe.
Au départ, en 2015, ce fut une partie de poker menteur entre l’opinion internationale et l’Arabie saoudite. Dans la nuit du 25 au 26 mars 2015, l’aviation saoudienne lançait ses premières bombes sur les positions houthistes à Sanaa, la capitale du Yémen. Elle agissait ainsi comme le bras armé autoproclamé de la « communauté internationale ».
Depuis, Israël se sentant poussé des ailes, grâce au bon monsieur Trump, attise le feu et prolonge la guerre en encourageant l’Arabie par des envois massifs d’armes.
Le blocus imposé par une coalition du Golfe est rapidement devenu choquant, la « pire crise humanitaire depuis des décennies ». Les puissances occidentales, impliquées notamment par leurs contrats de vente d’armes, se retrouvent associées à une entreprise guerrière aussi déshonorante qu’inefficace. Allez, si le cœur vous en dit, allez-y, il y a encore moyen de se renseigner sur cette petite saloperie occidentalo-israélienne. La censure n’est pas encore dessus.

4 janvier 2021

Il y a des alternatives à l’économie libérale !

Les libéraux imaginent que la pandémie va absorber la crise économique et qu’on va oublier janvier 2020 qui l’annonçait. Ils voient en nos emprunts à taux zéro le saupoudrage sauveur des artisans et des commerçants en grande difficulté. Enfin, ils attendent que l’Europe répartisse des milliards sortis du chapeau de Christine Lagarde pour relancer les investissements.
Comme si tout allait ainsi sur un scénario préparé à l’avance.
Voilà qui ressemble étrangement à 2008, la titrisation des subprimes et la chute de Lehman Brothers, « stoppées » en Belgique par Didier Reynders qui n’a fait que suivre les autres ministres des finances, sans aucune initiative personnelle. D’abord, parce qu’il n’y connaissait rien et qu’ensuite appauvrir la population, sans pour autant résoudre la question de la dette, le laissait complètement indifférent.
Plus de dix ans plus tard, puisqu’aucune amélioration des finances n’avait été faite, la crise rampante s’est brusquement embrasée aux yeux des experts « surpris ». La pandémie est venue à leur secours et ils s’y sont jetés comme un seul homme, pour assimiler aux fermetures obligatoires, des activités de contact et attribuer l’extraordinaire perte des liberté individuelles au nouveau monstre, qui venait à point pour prendre la place d’un communisme « ennemi héréditaire » pour le moins absent.

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Ce qu’on verra plus tard, à moins que les experts changent de lunettes, c’est la difficulté de relancer une économie quand la pauvreté augmente, puisque cette pauvreté empêche près de 35 % de la population de consommer normalement. Les premiers symptômes de l’abandon des gens de cette politique libérale, est celle de la génération des étudiants ayant terminé leurs études en mai 2020. Ils se retrouvent sans emploi et sans allocation de chômage. Emplois qu’ils ne retrouveront jamais, même s’il y a des embauches en 2022. En cas de reprise, l’employeur engagera plutôt les frais diplômés que les anciens. Ceux-ci auront glandé pendant un an dans la mouise et le chômage et ainsi perdu le goût d’en vouloir, que cette société, américanisée par ses modes d’intégration, adore !
Les économistes sont bien partis pour reproduire l’erreur de 2008 et les politiques qui sont aux ordres se remettront à des calculs de boutiquier pour la réduction des aides sociales aux petites gens, alors que les entreprises auront englouti des milliards pour relancer une économie qui n’aura pas de marché.
On a envie de dire aux partis et aux experts, mais réveillez-vous, le monde a changé. Les vieilles recettes qui n’étaient pas efficaces il y a dix ans, le seront encore moins en 2021. L’idée de mettre l’état au service des marchés était une très mauvaise idée !
Il y a trop d'inégalités, trop de finances qui ne servent à rien, les salaires ne progressent pas assez, alors que les hauts traitements progressent trop. Il faut plus d'investissements publics. Le néolibéralisme touche à sa fin !
Pourquoi Hitler a pu convaincre tous les Allemands, au départ en 1933 de sa sanglante carrière? Parce qu’il a sorti la République de Weimar de la misère. Il s’est lancé dans les grands travaux, a créé les premières autoroutes, même, s’il est vrai que le réarmement de l’Allemagne, qui fut la cause de la guerre de 40, y était pour beaucoup. Ce criminel avait vu clair, pour une fois, pour ainsi dire la seule. Qu’est-ce que les Allemands ont vu ? 35 % de chômeurs avant 1933, zéro ou presque en 1936 !
Et les grands travaux en 2021 ne manquent pas, à commencer par la lutte contre le réchauffement climatique, serrer la vis aux paradis fiscaux et rapatrier de Chine et d’ailleurs les industries qui nous ont affreusement manqué en mars 2020.
Le libéralisme économique a perdu surtout la bataille intellectuelle. Même sérieusement diminué, des imbéciles heureux comme Delwit et Sinardet le verraient, s’ils n’étaient pas trop aux petits soins avec leur serpillère. Le capitalisme qu’ils adorent depuis qu’ils en vivent, est en état de mort cérébrale. L’économie souveraine qui dicte sa loi aux démocraties peut perdre la bataille politique. Il suffirait que les démocrates sortent de leur léthargie !
Une mondialisation régulée est possible, une finance au service de l'économie aussi ; mais pas comme aujourd’hui où tout est intouchable, secret, de sorte que le sort de millions de personnes se joue dans des cabinets de consultation, des conseils d’administration et des salons particuliers. Le grand prétexte souvent évoqué, nous ne pouvons pas prendre des initiatives, l’Europe nous en empêche ! C’est faux, elle n'empêche pas les politiques nationales. La Belgique peut repenser son industrie, faire reculer le chômage, réduire les inégalités, sortir du "tout croissance", sans passer auprès du fossile Charles Michel.
Pour cela il faut y croire. Sinon, l’avenir sera sanglant. On votera pour l’extrême droite, d’abord, avant d’essayer l’extrême gauche. Cela ne se fera pas tout de suite. La propriété privée sera remise en cause, à bon droit.
Les grosses fortunes dégorgeront leur coffre-fort avec le sang des riches sur les trottoirs. L’avarice est leur connerie. À force de vouloir tout garder, ils finiront par tout perdre !

3 janvier 2021

Le monde d’avant ?

Avant la formation du gouvernement De Croo, des politiques et notamment Magnette avait planché sur une commémo, celle du bicentenaire de la Belgique. Ils en sont friands en général pour détourner l’attention de la situation intérieure,
Ils se sont calmés depuis, attendu que ce serait pour 2030 et que cette législature va jusqu’en 2024. Ce serait intéressant de savoir pourquoi un pays artificiellement construit pour servir de tête de pont en Europe aux intérêts anglais, avec des peuples aussi différents que possible par la langue et les mœurs a tenu aussi longtemps ? Un sociologue pourrait se demander d’où vient le patriotisme de la première à la dernière génération ? On nous a menti à propos des légendes du genre « Charlier-Jambe-de-Bois » et tous les wallons derrière. Pourquoi l’État construit sans l’avis des gens et sans affinité particulière de ses composants, tout chancelant qu’il soit, organisé en usine à gaz, ne se disloque-t-il pas de lui-même ?
Une des réponses est la lassitude et l’oubli des gens. Le divorce est consommé entre le pouvoir et le peuple. Le plus bel exemple d’oubli, c’est toute la fureur et la rancune contre le gouvernement Wilmès et de sa ministre Maggie De Block, pour la gestion de mars 2020 de la pandémie à la fin de son intérim, le premier octobre 2020. Depuis De Croo, plus rien ! Tout est retombé après avoir coupé le gaz sous le poêlon du lait.
Que sont devenus les gens qui assuraient qu’ils se souviendraient des morts du Covid et que demain ne serait plus jamais pareil à aujourd’hui ? Les justiciers ont passé les deux Réveillons chez eux en très petit comité en zappant à la télévision, en quête d’un « beau » programme !
Le premier de l’an était couru d’avance : apaisement par la musique au son de la valse viennoise ou du bel canto de l’Opéra de Venise, au choix.
Il ne faut pas confondre apathie et sagesse. Ce peuple n’est pas sage, il est apathique. Et comment pourrait-il en être autrement tant les faiseurs d’opinion le travaillent pour l’endormir aux chants des sirènes d’une économie bourgeoise, réelle et bénéfique pour les oligarques de cette société, mais pas du tout douce et prévenante pour le reste de la population.
À quoi ressemblera l’après-pandémie ? Mais à ce que la vie était avant. Difficile pour les chômeurs, pénibles pour les travailleurs et agréables pour ceux qui commandent et dirigent économiquement et politiquement ce brouillamini.

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La crise sanitaire a eu du bon pour l’économie libérale. Elle a camouflé dans la pandémie une vraie crise économique dont on ne parle plus frontalement. Elle a introduit dans la société l’inquiétude, l’incertitude et la précarité, tous ingrédients réunis pour désincarner les rapports humains.
L’État nous pousse vers le capitalisme numérique. En Europe, Ursula von der Leyen poursuit la mondialisation des fabrications et des services en signant un accord commercial avec la Chine, pays très éloigné des droits de l’Homme. Qu’importe, puisque c’est dans le sens de la mondialisation du commerce qui, il y a six mois était dénoncé comme étant le facteur qui avait contribué à ce que nous étions dépourvus de tout pour attaquer de front la pandémie. Celle-ci n’est même pas terminée que le néocapitalisme repart de plus belle.
2020 avait donné un écho inhabituel aux aspirations latentes d’un « monde d’après ». Les lanceurs d’alertes écolos avaient multiplié les discours sur la « catastrophe » écologique quasiment certaine, si nous ne changions pas du tout au tout nos pratiques commerciales.
De Croo a des écologistes dans son gouvernement. Que croyez-vous qui va arriver de changements, sans lesquels personne ne donne cher de la survie de la planète ?
Mais rien, voyons. La réponse est simple. Nous ne sommes pas les seuls, l’Europe et par-delà les grands États du monde devraient s’accorder sur une politique écologique. Comme on le voit pour l’Europe, le type d’économie avec la croissance seul et unique moteur a besoin de performances en général destructrices de la planète, les autres en font autant. C’est la philosophie du glyphosate. C’est mauvais de poursuivre les épandages, mais si je les arrête le premier, je vais être pris pour un couillon par tous les autres, Donc je ne peux pas arrêter.
Un monde qui ne charrierait pas toutes les nuisances de l’ancien, et qui aurait même quelques vertus, est donc impossible avec le système économique actuel.
L’espoir d’un retour à une vie « normale », c’est-à-dire à la vie « d’avant » a supplanté le reste. Pour les populations qui paient le lourd tribut de l’effondrement économique, ce « retour à la normale » ce serait déjà beaucoup. Le MR qui voyait avec effroi sa clientèle de base, les artisans et les petits commerçants sombrer dans les faillites se rassure en appelant de tous ses vœux la vie « d’avant ».
La tension que décrivait Antonio Gramsci entre un monde ancien qui refuse de mourir et un nouveau qui peine à naître, résume à peu de chose le revenir en arrière. On a déjà oublié qu’hier, avant la pandémie, ce n’était pas fameux non plus.

2 janvier 2021

Qu’est devenu Pascal Delwit ?

Oui, qu’est devenu le Poulidor belge, le toujours second à l’élection pour le poste de recteur de l’ULB, l’expert en politique des télévisions belges : Pascal Delwit ?
Annemie Schaus, nom qui ne vous dit rien, appelée « la petite Schaus » par Pascal Delwit, a devancé celui-ci à l’élection du recteur de l’ULB du 8 septembre 2020. Depuis marqué par le destin, battu déjà en 2010 par le doyen des Lettres, l’éminent libéral et accessoirement professeur de sciences politiques et directeur du Centre d’étude de la vie politique (Cevipol) est plutôt le plus muet des experts.
Ce n’est pas une « grande disparition » comparée au Covid pour les mauvais esprits, mais une disparition momentanée que RTL et RTBF entendent réactiver rapidement.
Vous pensez un type qui écrit un livre « PTB - Nouvelle gauche, vieille recette. » et qui vient de sortir un autre torchon sur le cent soixante-dixième anniversaire du parti libéral, ne pouvait pas faire tapisserie dans l’antichambre du président du MR.
Pour le Poulidor belge, la trajectoire du libéralisme n’a pas bénéficié à ce jour de toute l’attention voulue. La sienne non plus d’ailleurs, car Pascal, comme Jean Gol, a été un communiste militant dans sa jeunesse. Hélas, l’ambition politico-économique a remplacé la foi en un monde meilleur, par la foi en un compte en banque confortable.
Il est devenu le libéral redoutable que vous savez. Hegel affirmait que le peuple ne pouvait se hausser au niveau de la philosophie, Delwit ajoute que le peuple n’est pas capable de se diriger sans une élite, Et c’est justement ce qu’on lui reproche à l’ULB. Il fait de la politique libérale, alors que son rôle serait de reposer le rôle des partis dans l’avenir, de la démocratie à l’oligarchie.

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Comme Ducarme, la venue de Georges-Louis Bouchez à la présidence du MR n’a pas été payante pour notre Poulidor. Même après avoir écrit du MR « l’un des plus anciens partis européens mérite à l’évidence le respect », cela n’a eu aucune influence sur GLB. Celui-ci se devait de respecter son contrat avec Louis, pour caser Mathieu Michel.
Le pari de Pascal est ouvert, qu’a-t-il à perdre en poursuivant l’usage intensif de la brosse à reliure sur tout qui peut l’aider à son ascension académique ?
Ses contradicteurs pleurent son silence. Il suffisait de dire le contraire pour dire des choses sensées.
On aurait aimé entendre ce pleurnichard des ondes passer des louanges à la N-VA du temps où Bart De Wever était le grand copain de Charles, au jugement sans appel d’un parti nationaliste qui veut la ruine du pays.
En ce début d’année, le Vlaams Belang et la N-VA ont 2024 en point de mire pour proclamer l’indépendance de la Flandre. Le Brexit les excite. Les élections fédérales de mai 2019 n’ont pas permis l’avancée vers l’autonomie. D’ici 2024, cela augure que les députés nationalistes vont devoir se remuer dans l’opposition.
On se souvient de la sortie de Pascal contre le PTB «S’ils obtiennent la majorité absolue en Belgique, je déménagerai!», tandis que son homologue flamand Dave Sinardet ne ménageait pas ses efforts pour nous entuber sur la politique flamande. À la télé ils faisaient couple, un peu Alain Souchon-Laurent Voulzy.
Les années prometteuses pour l’autonomie de la Flandre sont plutôt derrière les partis autonomistes. Les mirages qui tenaient le vent en poupe et la voile tendue de Bart de Wever et Filip De Winter sont morts. Il n’y a pas eu de big-bang institutionnel. Le dernier abordage est prévu en 2024.
Comment défendre les intérêts flamands quand le cœur n’y est plus ? Les nationalistes flamands, la seule force politique de l’opposition avec le PTB (le CDH compte pour du beurre) devraient profiter d’être sur la touche pour « embêter » le parlement fédéral. L’horizon 2024 ressemble aux falaises de Douvres vues de France, à la lunette c’est près, à l’œil nu, c’est loin.
Liesbeth Homans (N-VA), la présidente du Parlement flamand, a demandé aux membres de son groupe parlementaire de participer à davantage de séances. Les nationalistes dans l’opposition ont la flemme. Ils sombrent dans les délices du « bien payé pour ne rien faire ». Au Vlaams Belang, c’est pire. On n’a même plus le cœur d’assister en tenue de feldwebel aux bals des nostalgiques des adolphins flamands.
Et sur tout cela, même pas les ombres de Sinardet et de Delwit ! Et si Delwit avais mis sa menace à exécution et était parti au Brésil, servir la soupe à Bolsanoro ?

1 janvier 2021

L’année irrationnelle, comme Pi !

C’est arbitraire de finir l’année au 31 décembre. L’année devrait finir au solstice d’Hiver soit le 20 décembre, quitte à repenser le calendrier.
Nous vivons sur des à-peu-près, qui contrarient notre désir d’exactitude. Rien de tel sur terre et dans le ciel. Un jour complet n’est pas de 24 heures, mais 23 h 56 m 4 s (auxquelles nous devons parfois ajouter ou soustraire quelque millièmes de secondes). Un tour complet autour de notre astre dure 365 jours 5 heures et 48 minutes (environ) ou, en système décimal, 365, 242189 jours à du 107.000 kilomètres à l’heure soit 29,78 kilomètres par seconde.
Cela n’a l’air de rien, mais dans l’impossibilité d’établir un décompte parfait du temps et des kilomètres parcourus, en rapport avec les saisons et l’ensoleillement, nos montres ne sont jamais que des approximations grossières du temps astronomique.
Ainsi, comme le reste, 3,1416 soit Pi, désigné par la lettre grecque π, est aléatoire.
Pourquoi je vous raconte cela ?
Parce que π n’est pas déterminé. Il court à l’infini dans des milliardièmes de milliardième restant indéfiniment inexact. Les chercheurs se sont arrêtés à 12 mille milliards de décimales de Pi. Nul doute que la génération future des ordinateurs ira encore plus loin.
Il en va ainsi de tout ici bas. Nous vivons sur des approximations, donc n’étant pas, par définition, justes. Ainsi des mille euros accordés au personnel soignant, après réflexion et calcul, il n’est resté que 300 euros.
La constante d'Archimède, Pi exerce une fascination sans limite depuis sa découverte dans l'Antiquité. Il est même entré dans la culture populaire, et est célébré le 14 mars aux Etats-Unis (3/14) chaque année. La lettre π a été choisie d'après le nom grec περίμετρος, qui signifie périmètre. Le nombre Pi est défini comme le rapport entre la circonférence d'un cercle et son diamètre. C'est probablement la définition que tout le monde connaît.
Cette définition n'est pas exacte. Ainsi trois autres définitions utilisent des fonctions trigonométriques pour définir π. L'une d'elle veut que π soit le double du plus petit nombre positif x tel que cos(x) = 0, où cos est définie comme la partie réelle de l’exponentielle complexe. Là, je sens que j’entraîne trop loin les littéraires qui me lisent parfois.
Il y a même un type du nom de Simon Newcomb qui en 1881a démontré qu'il suffisait de 10 décimales de Pi pour calculer la circonférence de la Terre et de trente pour obtenir celle de l'univers visible. Si vous connaissez déjà les 15 premières décimales de Pi, vous serez bien plus avancé que la majorité qui planche sur le 3,1416.

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Pourquoi dit-on que Pi est irrationnel ? Cela signifie qu'il est impossible d'écrire π = p/q où p et q seraient des nombres entiers. Je vous passe la fonction tangente de Jean-Henri Lambert et le calcul intégral d’Ivan Niven.
Pi est aussi transcendant, c'est-à-dire qu'il n'est pas algébrique. Il entre de plain-pied dans l’aléatoire et le non démontré comme nous tous, algorithmes vivants, qui finissons toujours par tomber juste… à côté ! Les farfelus et les anarchistes devraient adorer Pi !
Comme nous Pi n'est pas constructible. On ne peut pas construire, uniquement à la règle et au compas, un carré dont l'aire serait égale à celle d'un cercle donné.
Voilà pourquoi les petits marioles de la représentation des autres ont, dans cette démocratie, une profession rentable ; la seule de Belgique qui s’augmente d’elle-même. Ce n’est plus de l’astronomie, ni de Pi, c’est de l’alchimie !
Ce désastre du jamais juste dans les mathématiques, on le retrouve dans l’humain. Cela m’autorise donc à ne pas vous souhaiter des vœux de nouvel an, puisque ce n’est pas le jour. Tout s’arrondit à quelques décimales. Rien ne se répète de la même manière.
Comme l’algorithme, une des pires inventions du bourgeois, finit régulièrement en chiffres arrondis dans ma boîte à lettres sous forme de factures. C’est la seule certitude.