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17 octobre 2018

Apparition / Disparition.

Requiem pour un ancien élu, Michel Firket (cdH), vient d’apprendre ce que les électeurs ont pensé de lui pendant ses années d’échevinat à Liège. À vrai dire pas que du bien… Idem, son homologue du conseil communal, Michel Peeters du MR, après 18 ans de jetons de présence, ne jetonnera plus. C’est dur de connaître l’intime pensée des citoyens du derrière le rideau IKEA de l’isoloir !
A Awans, Bernard Wesphael saura que 68 personnes pensent à lui de façon favorable. C’était insuffisant pour un suffisant. Au diable, pourra-t-il se consoler si de ces 68, deux ou trois resteront de ses amis pour une table de bridge. Il se pourrait qu’il y fasse le mort avec succès.
Rassurons-les. La faculté des perdants de rebondir en politique est étonnante. La championne du trampoline à Liège est la ministre régionale Greoli. La dame perd la moitié des dévots lutgéniens, mais gracieuse, elle ne regrette rien et nous non plus. Ces jeunes hardis en première ligne étaient déjà grillés sur la ligne de départ.
Bizarres ces carrières qui ne commencent jamais et qui pourtant perdurent, boostées malgré l’opinion, M’ame Greoli est de celle-là. Comme quoi on peut faire ministre sans être élu ! Il suffit d’arriver à point pour l’appoint.
Elle nous susurre câline « si c’était à refaire… je recommencerais» ! Elle oublie que si c’était à refaire Benoît Lutgen ne recommencerait pas. C’est benoît lui-même, qui avait imaginé camoufler la haridelle et les chevaux de retours dans les derniers box de la liste, les yearlings en tête sur l’hippodrome. Hélas ! le coup de canif dans le contrat de Paul Magnette à la Région wallonne était encore dans les esprits. Pourtant comme Greoli avait été populaire aux mutualités chrétiennes, et Josly Piette aux syndicats chrétiens, Benoît pouvait espérer…
Par contre un indestructible gonflé à mort, c’est le sieur Bouchez à Mons ! La gueule en coin, Bouchez, l’homme de Michel et Chastel, pur produit libéral, sorti premier d’une école de vente d’aspirateurs, s’est présenté comme le futur bourgmestre de Mons à défaut de l’être aujourd’hui… en 2024. Il s’est mis cinq ans pour se redessiner une carrière, se fabriquer un destin, tueur de Doudou.
C’est dire la confiance ! Est-ce que l’amour de soi finit par provoquer l’amour des autres à soi ? Vaste question philosophique que celui qui a réponse à tout, redoutable anti Borsus à cause de sa facilité à couper tout le monde. Il y a du Bouchez en Borsus… et du Borsus en Bouchez. C’est évident. Ce sont deux présentateurs qu’on ne présente plus, vu qu’ils se présentent bien eux-mêmes.

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Il faut dire que le Bouchez à la barbe drue et le cheveu encore vif – Charles Michel devrait se méfier. Le gaillard a l’envergure d’un marchand de batterie de cuisine à la sauvette sur le parking d’un grand magasin. C’est un des grands espoirs du libéralisme en marketing, carnet d’adresses dans la poche gauche et bulletins d’adhésion dans la droite. Bouchez pourrait vendre son effigie à un marchand de saucisses ou pour une boisson roborative. Il est né pro !... À côté de lui, Elio Di Rupo fait figure de vieille poupée chinoise. Il est vrai que le remplaçant d’Élio à la commune est plus jeune, que sa démarche n’est pas froufroutante et que son style colle à merveille pour une ordalie future avec l’autre preux chevalier.
On ne peut pas finir un tout petit tour de piste chez les dévissés alpins des cordées politiques, sans parler de Christine Defraigne qui perd un siège, mais pas le sien et qui trouve que cette perte légère est quasiment un triomphe liégeois, si elle considère le malheur qui accable la Greoli. Si Willy Demeyer qui fait semblant de proposer une association avec le PTB échoue, la Carmensita des faubourgs pourrait voir son libéralisme militant récompensé. Pour elle, ce ne serait que justice, après toutes les années de galère que Didier Reynders lui fit subir à Liège, lorsqu’il avait l’ambition de devenir bourgmestre et n’y arrivant pas, il passait ses nerfs sur la malheureuse !
Ce n’est pas que la dame soit une grande oratrice, mais de son métier d’avocat, elle a gardé sa ténacité à tenir le crachoir et a appris de Richard Miller et Bouchez l’art de couper la parole, si bien qu’on a l’impression qu’elle est la seule à avoir un raisonnement.
Toute cette fantasmagorie de positionnement va faire la première page de La Meuse, c’est toujours ça. Puis un jour, Willy Demeyer va présenter sa nouvelle équipe comme la meilleure au monde, glorifier le pacte de législature avec son loyal partenaire, ce qui fait que le CDH pourra regarder ailleurs pendant ce temps-là.
Les verts ardents piaffent déjà.
Et c’est là le côté délicat, comment monter dans la patache en oubliant de faire aussi une politique locale contre le réchauffement climatique, parce que, mine de rien, les socialistes n’en ont rien à foutre du climat, surtout le micro climat de Liège !
Le PTB est dans le cas, mais lui, ce serait plutôt la croissance et l’ordre économique mondial… qui le travaillent. Comme quoi Christine garde toutes ses chances !

16 octobre 2018

L’isoloir à froid.

Les progressions du PTB et d’Écolo (en vert prairie ou en vert ardent, on s’en fout !) partout en Régions francophones sont des signes réconfortants d’une volonté naissante de changer radicalement l’orientation libérale commerçante de la démocratie.
Richard3.com avait même prévenu qu’il voterait Sophie Lecron à Liège. Elle a été élue haut la main sur une liste qui progresse et j’en suis ravi.
Lentement, mais sûrement, les gens prennent conscience de deux éléments incontournables de la politique de demain que les partis au pouvoir font semblant d’ignorer.
1. Le système économique génère une injustice massive qui porte préjudice à une très large majorité de citoyens ;
2. Ce système économique est incompatible avec le contrôle du climat. Des modifications climatiques prochaines vont provoquer des millions de morts et des sans-abri de par le monde.
Si bien que le PTB et les Écolos, sont les deux seules formations porteuses d’avenir, puisque tous les autres partis ont l’intention de poursuivre la destruction de l’environnement suivant les besoins d’un ordre mondial de croissance, comme nous en assure le premier ministre MR, Charles Michel et sa clique de productivistes aveugles.
Voilà qui fait porter sur ces partis une formidable responsabilité !
J’ai rapporté les propos entendus dans les files d’attente de ce dimanche électoral, même si j’ai imaginé en partie les dialogues. La population dans son ensemble n’est pas encore bien informée. Elle ne s’est pas approprié la connaissance des dégâts que cette économie de marché occasionne à la nature.
Dépassé le traité de la COP 21, tandis que l’Amérique de Trump s’en retire, et que les pays signataires dépassent les normes établies, pourtant souples.
L’économie libérale ne peut pas respecter ce traité sans perturber gravement sa philosophie, si l’on peut appeler philosophie, l’appropriation des richesses produites au mépris de l’environnent, par quelques bénéficiaires.
Il n’y a pas d’autre alternative que celle de repenser l’économie libérale dans son ensemble. Les électeurs sont pour la plupart très éloignés d’en être convaincus. Il faudra passer par des dérèglements accélérés, des températures anormales, des tornades, des ouragans en série et des inondations qui feront, hélas, des milliers de morts, pour que l’on se pose la question de la survie sur cette planète. Le système libéral sera très vite balayé, si les gens s’aperçoivent que les pouvoirs démocratiques savaient et qu’ils étaient complices.
Ne serait-il pas plus raisonnable d’ouvrir les débats aujourd’hui, pour s’épargner les souffrances et les morts certaines ? Si on ne fait qu’entendre des discours de Charles Michel sur la croissance et Juncker chouchouter ses paradis fiscaux, nous serons tous perdants !

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Il faut à la fois être pédagogue sans se montrer pédant et fin politique dans les pourparlers qui vont suivre, afin de savoir s’il est utile que le PTB et Écolo entrent dans des majorités « pour y faire quoi, sans y perdre son âme et finalement la confiance de l’électeur » ?
Cette société n’offre aucune perspective de modification dans le sens voulu par la gauche. Il y a des urgences parmi la population qu’on ne peut pas négliger, une pauvreté qui augmente, des logements à créer, des horreurs du monde libéral à dénoncer et à combattre, avec en toile de fond, l’apocalypse !
Je comprends qu’il est tentant de rester en-dehors de la pétaudière Belgique et de ricaner devant les gesticulations du pouvoir libéral. Peut-être faut-il se retrousser les manches et y aller en premier secours à la population qui souffre ? Jadis, les communistes et les socialistes ont connu d’autres difficultés. Les premiers se sont perdus par la faute de l’exemple qu’ils s’étaient donnés d’un État socialiste sombrant dans le stalinisme ; les seconds, les socialistes, n’étaient pas suffisamment tenus au mât par des cordes solides, comme Ulysse. Ils n’ont pas résisté aux chants des sirènes capitalistes, n’hésitant pas d’en faire leur dolce vita en trompant leurs électeurs.
À croire que ceux-ci n’en sont pas encore revenus, puisqu’ils continuent à leur faire confiance.
Des compilateurs habituels de Richard3.com se sont abstenus de publier sa chronique d’hier « L’isoloir à chaud » comme étant un élément de contre-propagande. Je les comprends, mais je n’ai pas pour objectif de faire de ce blog une officine pour des éloges complaisants de quelque parti que ce soit.
Les faits sont plus respectables qu’un lord maire.
C’est à partir des faits exposés qu’on peut tirer des conclusions, une morale… ou des plans sur la comète.

15 octobre 2018

L’isoloir à chaud.

La connerie c’est de râler que rien ne change et d’avoir voté aux Communales ce dimanche pour ceux qui sont au pouvoir ou dans l’opposition, avec l’option de revenir aux affaires.
Le record de la connerie n’est cependant pas belge. C’est le Pakistan à qui revient la palme. Une mère de famille pakistanaise, Asia Bibi, est condamnée à mort pour avoir bu l’eau d’un puits réservé aux musulmans, alors qu’elle est chrétienne. Voilà neuf ans qu’elle est en prison en attendant d’être pendue ! Charmantes gens, charmant pays !...
Autres variations sur le thème de la connerie, les gens qui ont voté pour le pouvoir en place, mais qui se sont renseignés sur le changement climatique selon les prévisions du GIEC, s’ils sont pour la limitation à 2° de la hausse de la température, auront sans doute compris qu’avec le système économique mondial et les gouvernements au service du fonctionnement de la dite économie, que nous allons vers les 4 à 5 degrés. Ils ont donc voté MR, PS ou CDH, avec un raisonnement comparable à la connerie des premiers, sans atteindre le sommet à la connerie que détient le Pakistan.
Pour le reste, la connerie journalistique était à l’opération élection de Deborsu, sur RTL de 11 h à 13 h.
Un régal !
Comment peut-on tenir l’antenne deux heures quand on n’a rien à dire ?
Les pros de la connerie ont tiré les listes, émietté des voix, Raviart a maximisé Prévôt à Namur, Giltay a dramatisé le combat des Frères Lutgen à Bastogne, Praet a approuvé la reproductions des majorités. Ils ont battu les cartes derrière Deborsu intarissable, en premier de cordée à tirer sur la corde de rappel du « petit devoir » matinal du citoyen.
Ils n’ont même pas souri, ces thons, au petit devoir matinal ! On ne les imagine même plus, sur le pot, le pantalon en tire-bouchon sur les chaussettes, le journal « Les Sports » dépliés sur les résultats du foot.

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Les gens ont déplié d’autres feuilles, à la lecture desquelles ils se croient en démocratie, dans l’illusion de blackbouler des impétrants avides, dans un des pays les plus stables d’Europe électoralement parlant ! C’est-à-dire un pays où il ne se passe rien que de très prévisibles, les contents et les mécontents votant d‘une seule voix pour les mêmes.
Qu’est-ce que ça fait une demi-minute au sommet du pouvoir à décider de tout, pour finalement ne décider de rien ?
Une seule chose devrait quand même mettre la puce à l’oreille de ces intellectuels du show que sont Pascal Delwit et Dave Sinardet, 20 % de Liégeois n’ont pas voté la fois précédente. On est curieux de connaître les chiffres de 2018.
Comment interpréter ce ras la casquette ?
On attend les fines analyses.
Comment voulez-vous que des élus débarrassent le plancher sur lequel ils dansent dessus depuis trente ans, en trente seconde ?
La preuve, Deborsu a pris des nouvelles de Joëlle Milquet ! Consternation, personne n’avait la réponse. C’est bien ainsi que disparaissent les monstres sacrés qui partent sans qu’on sache pourquoi : dans la consternation ! On s’étonne qu’on puisse disparaître alors qu’on pouvait rester, dire et faire n’importe quoi ? Quand on est connu, on est toujours réélu !
Les MR regrettent la disparition de Kubla, déplorent celle de De Decker. Même en prison ils passaient les doigts dans le nez. Oui, pourquoi, alors qu’ils ne sont qu’inculpés, ont-ils démissionné ? Reuter sa remplaçante, n’en revient toujours pas !
L’électeur belge aime les délinquants. Voler l’État, il y a du ragout. On vote pour des aigrefins de haute lignée, par admiration et par l’envie d’être à leur place. Délinquant à ce niveau politique, on est plus qu’intelligent : on est « malin » !
Dans la file d’attente du bureau de vote, des gens disent quelques mots. Personne ne parle de ce qu’on fait là bien entendu. Réserve de mise ou parce qu’on s’en fout ? – J’ai changé de voiture cette année. Oui, j’ai vendu ma diesel. – Si j’avais su, je serais venu à une autre heure. – On a dit qu’il allait pleuvoir ! – Tu as revu Chose, il est changé, tu ne trouves pas ?
Bref, les abonnés des grands partis ne sont pas près de lâcher la rampe !
On n’a rien trouvé de mieux que faire des élections, un semblant de pouvoir qui vient du peuple.
– Duchnoll s’en va. – C’est qui ? – On ne sait pas. – Dans le fond, il ne servait à rien. – Il est remplacé par Duchnoll. – De la même famille ? – Un homonyme ! – Ah ! bon ! – Les bons ne s’en vont jamais !
On croit enfin, que c’est quelqu’un d’un parti. On apprend par la suite que Duchnol, c’est le garagiste des deux bonshommes.
Il n’y a que dans les dictatures qu’on ne vote pas. Ou alors si on vote, quel que soit le nombre de votants le président est réélu à 99,9 % des voix. Le dixième restant s’est abstenu ou a voté contre. Il est recherché activement par la police pour trouble à l’ordre public.
Alors, tout compte fait, il vaut mieux une démocratie avec des rideaux IKEA et des guirlandes au plafond de la salle des fêtes d’une école réquisitionnée pour la circonstance !... croire à quelque chose qui ne finit pas dans l’interdit, que de s’interdire d’adhérer à un truc qui peut conduire l’innocence en prison.
On n’est pas tout à fait con, quand même !
Vous avez dit que la démocratie, c’est la loi du plus grand nombre ?
– Eh bien ! c’est du propre.

14 octobre 2018

On est cuit !

Nos matamores de la croissance absolue par n’importe quel moyen ont évidemment passé sous silence le dernier Nobel de l’économie à deux chercheurs américains. Et pour cause, ceux-ci ont mis au point « des méthodes qui répondent à des défis parmi les plus fondamentaux et pressants de notre temps : conjuguer croissance durable à long terme de l'économie mondiale et bien-être de la population de la planète. » (Académie royale des sciences)
Cette annonce du Nobel pas trop fêtée par nos gazetiers coïncide avec la publication d'un rapport alarmiste des experts onusiens du climat (Giec) qui appelle à des transformations « sans précédent » pour limiter le réchauffement climatique.
Avec notre ancien ministre des finances Reynders qui repeint ses volets et le roi de la combine MR-N-VA Michel II… ça peut attendre.
Le premier de ces deux chercheurs qu’il faut oublier au plus vite s’appelle Paul Romer, ancien économiste en chef de la Banque mondiale, connu pour avoir théorisé « la croissance endogène », à savoir comment l'innovation et le progrès technique participent de manière importante à la croissance, modèle adapté à l'innovation verte et à l'idée d'une croissance durable.
Avec ce crétin de Chastel qui n’a pas encore compris qu’endogène est le contraire d’exogène, on saura que ce n’est pas encore demain que le bureau du MR passera la soirée dessus.
Ces ondulés du chapiteau pensent que la protection de l'environnement est coûteuse au point de rebuter nos « élites » en plein trouble épistémologique. Aussi, les corbeilles à papier de l’Avenue de la Toison regorgent des magazines de Sudoku entrepris et jamais achevés. Ce qui est la façon préférée de ces messieurs d’ignorer le problème.
Le deuxième héros de l’exécration libérale est William Nordhaus, 77 ans, professeur à l'Université de Yale, spécialisé dans la recherche des conséquences économiques du réchauffement climatique. Un type qui n’a aucune chance de faire une carrière à la Maison Blanche sous l’actuel locataire.
Il a, dans les années 90, modélisé le lien entre l'activité économique et le climat en conjuguant les théories et l'expérience tirées de la physique, de la chimie et de l'économie, ce qui a motivé le jury Nobel. Si Richard3.com compte bien, voilà 28 ans que Nordhaus crie casse-cou , sans nul écho parmi les pogonophores les plus sérieux de la « libérale attitude ».

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Ces travaux feraient aujourd'hui autorité, si les ardents du progrès sortaient de leur torpeur.
Paul Ronner ne sait pas qu’il s’adresse à la pire engeance mondiale quand il dit « Nous pouvons vraiment réaliser des progrès substantiels pour protéger l'environnement sans pour autant renoncer à assurer une croissance durable », parce que c’est le genre de croissance qui traitant d’écologie ne produit pas ou presque pas de profit. La preuve, Trump par son lancement du pétrole de schiste s’est aventuré dans l’irréversible destruction des sols d’une grande partie de son pays et une augmentation durable du CO2 pour la terre entière.
Destruction des sous-sols, pollution de la nappe phréatique et consommation du pétrole raffiné en carburant pour l’automobile, c’est-à-dire poursuite de la politique économique néfaste par la production accrue de CO2.
On est parti vers les + 3° en 2050 !
Toute cette génération aura passé l’arme à gauche ou en passe de le faire. Ce sont les suivants qui vont devoir régler la facture.
Si on est toujours dans les mêmes principes de croissance et d’économie, on pourra planter des bananiers en Europe. Quant à l’Afrique et l’Amérique équatoriale, on ne pourra plus rien planter du tout.
On se doute que les populations concernées reflueront sur ce qui reste des terres acceptables pour la vie. Bonsoir les conflits !... La guerre pour l’eau potable et les terres non inondables, c’est de moins en moins une fiction.

13 octobre 2018

Bacq à Chaud… fontaine !

Par Brahmã, Chaudfontaine la commune la plus américaine de Belgique, va se mettre à l’heure indoue, grâce à son mayor-doctor. Ce sera dorénavant toute la sagesse des Indes qui s’offre dans l’eau pétillante et roborative si bien remise en valeur par le deuxième de la Trimūrti : la divine américaine rebaptisé par le mayor-doctor Khôl Kajal, prononcer Coca-Cola.
Brahmā, dieu créateur-démiurge de l'hindouisme, avec Shiva la guerre et Vishnou la paix, avait besoin d’un Kôl-Kajal pour subventionner son entreprise terrestre. Le mayor-doctor Bacquelaine s’est entremis en bon manager et dorénavant Chaudfontaine aura son exposition Taj-Mahal, avec entrée en euros convertibles immédiatement en dollars.
En effet, la commune trouve plus pratique de vivre directement avec la monnaie de référence en Belgique, plutôt que perdre du temps avec une monnaie étrangère.
L’ancienne exposition avait ce vieil air indo-européen, le mayor-doctor perdait des royalties, au point qu’il avait dû s’exiler dans le ministère des retraités, lui toujours sémillant, pour boucler ses fins de mois. L’exposition sera directement en osmose avec l’Inde revue dans l’imaginaire pré-colombien de Donald Trump.
Un glossaire préviendra à l’entrée que l’eau pétillante Kôl-Kajal s’appelle en langage Trump-Tower, the sparkling water. Et que sortie des cuves elle aura the temperature of 32 degrees.
Sous l’effigie géante du mayor-doctor vous aurez les toilettes à un dollar le pipi pour que The Community puisse rentrer dans ses faux frais.
Brahmâ (diminutif affectif de Bacquelaine) n'est pas mentionné dans les Veda, mais seulement à partir des Brāhmaṇa, sorte de consortium bancaire afin que les fidèles puissent y déposer des fonds. Le Mahābhārata, le Rāmāyaṇa et les Purāṇa, l’État, la Province et les Communes, sont personnifiés par la dernière réincarnation de Brahmâ, en ministre des pensions, mais avant tout très attachés par son carma à Chaudfontaine.
Brahmā intervient seulement de façon occasionnelle dans les affaires des dieux, et encore plus rarement dans celles des mortels, sauf si des intérêts supérieurs l’exigent. Et c’est le cas dans cette exhilaration (revivification) de ce musée permanent du Water Kôl-Kajal.
Brahmâ ministre des pensions est un espoir pour tous les vieux, sa vie dure 36 000 de ses jours, chacun d'eux valant environ 8,64 milliards d'années des mortels. Voilà pourquoi Charles Michel le tient en piètre estime. Encourager le grand âge est une mauvaise politique pour le maître des pensions.
L’année prochaine, il sera sans doute prié de mourir vite fait à Bruxelles et d’aller se réincarner ailleurs.
Outre l’espace consultation à la sortie et entièrement gratuite à tout visiteur ayant ouvert un compte avec un dépôt d’au moins dix mille euros à la banque US Wells Fargo qui affiche le plus gros bénéfice du secteur et double JPMorgan, dit le prospectus, le visiteur entrera dans le monde merveilleux de l’Espace 6 / Le voyage de l'eau.
Le simulateur, très prisé par les visiteurs, vous emmènera dans un voyage en 4D pour vivre en accéléré l’intégralité du périple d’une goutte d’eau depuis les nuages jusqu’à la bouteille de Coca-Cola.

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Un petit film résumera la vie bien remplie du mayor-doctor. Vous le verrez d’abord enfant négociant la vente de son cerceau à un plus jeune que lui qui ne se méfie pas, puis adulte marchandant son entrée au MR au temps où Destenay avait imaginé de faire payer un pas de porte aux commerçants qui voulaient s’adjoindre des revenus sous la forme d’indemnités parlementaires. Il sera nommé FAR(1) FELU (Fédération des Étudiants Libéraux de Liège) en 1937 (à moins que cela ne soit beaucoup plus tard). Ayant obtenu le grade de Piston par Michel Pistor, Bacq entreprit le jeu de fléchettes de la mésothérapie où paraît-il il fait une rose sur deux les yeux bandés.
Enfin, on le voit sillonnant sa commune pour stétoscoper à domicile, avec la courbe montante du prix de ses consultations. Le film se termine dans une série d’activités annexes, peu regardée compte-tenu de la longueur de cette séquence, avec le sommet de la consultation dite à la chaîne dans ses passages éclairs dans les maisons de retraite de la commune.
Revenu à l’air vivifiant après cette tournée dans et sous l’eau et les hospices de Kôl-Kajal et de Brahmā, le visiteur pourra se restaurer chez « Daniel » une friterie sympa et moyennant une adhésion au MR, il aura droit à sa mayonnaise gratuite, et ce jusqu’au 14 octobre inclus.
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1. FAR – First Administrator Republican.

12 octobre 2018

Le MR en grand danger !

En période d’élections communales, le bilan de santé négatif du libéralisme inquiète à l’approche du changement climatique. Nous avons demandé au docteur Sturch-Moll (Sanford Institue et R3.com), son diagnostic sur le MR, en vue d’établir une phylogenèse entre Alexis de Tocqueville et ses arrières descendants spirituels, pour l’élaboration par Richard Miler, d’un tome pour les nuls, dédié à l’économie moderne.
La Schizophrénie nombriliste est un « fractionnement de l’esprit », a dit Sturch-Moll, avec perte de contact de la réalité qui s’observe parmi les membres du MR (réf. R3.com). La pathologie a été observée sur l’ensemble du bureau du parti ou d’un point de vue psychanalytique règne un conflit permanent entre le Moi et la réalité.
C’est une pathologie psychiatrique généralement chronique, qui survient dès le premier mandat électif, difficile à extraire du Moi pour un transfert au Surmoi, quasiment incurable,
Il a été observé chez Didier Reynders une forte augmentation du contentement de soi pouvant aller jusqu’à la crise nerveuse, entre le moment où il décore Nicolas Sarkozy, président français, et celui où ce même président lui remet la Légion d’Honneur, à titre de réciprocité.
Les troubles cognitifs sont souvent les premiers symptômes qui apparaissent chez les mandatés à double personnalité. Dans un premier temps, Charles Michel remercie ceux qui l’ont mandaté, puis il les punit d’avoir été humiliés en sollicitant leurs votes ! Les symptômes annonciateurs débutent dès la première prise de décision. Ce sont ces troubles qui entraînent les difficultés de socialisation chez une personne atteinte.
Le schizophrène prend du temps à répondre aux questions, d’où le syndrome de la langue de bois chez Gérard Miller. Il n’est plus capable de suivre ce qu’on lui dit, dans la concentration constante d’étudier sa réponse qui est en général le contraire d’une option raisonnable.
Quand on place le sujet devant un miroir, il se prend à étudier l’image qu’il a devant lui et perd alors tout contact avec ses interlocuteurs (Olivier Chastel).

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Le schizophrène oublie de faire des tâches de la vie quotidienne, au point que parfois, il ne sait plus qu’il est ministre et pourquoi il est là, exemple Bacquelaine, aggravé d’une sénilité précoce ! C’est alors qu’insidieusement des facteurs secondaires prennent des formes diverses, allant jusqu’à une surprotection de sa famille. Le sujet voit des enveloppes imaginaires, en sollicite dans des endroits où il n’apparaît jamais. Il a de la difficulté à dissocier son métier de médecin généraliste, de son mandat. Sa mémoire autobiographique est affectée. Il oublie des épisodes de son histoire personnelle, ses notes de frais et ses émoluments anciens. Sa mémoire fonctionne difficilement. Il est incapable d’effectuer plusieurs tâches en même temps en oubliant ce qu’il en est dans chacune d’elles.
Les fonctions exécutives de Denis Ducarme sont essentielles en sa qualité de chef de groupe libéral à la Chambre. Tout comportement dirigé, autonome et adapté, comme préparer une réunion, fait surgir chez le malade une fureur rentrée, comme chez Michel il voit des communistes partout.
Le chef de cabinet de Charles Michel écrit ses discours. Si bien que lorsqu’il trébuche sur les mots, ce n’est pas qu’il les cherche, mais il a des difficultés de comprendre ce qu’il lit, dans une sorte d’aphasie. Le schizophrène du type Bourgeois, candidat à l’hôtel de ville de Bruxelles, a de la difficulté à conceptualiser les gestes nécessaires à la réalisation d’une tâche, à anticiper les conséquences, lorsqu’il disjoncte ses gestes deviennent familiers et ses mains par effets nerveux furètent en quête de rotondités basses. Il manque de flexibilité, de discernement, de vérification, d’autocritique, qualités absentes dont il ne voit pas qu’elles sont avant tout une conséquence de son état préoccupant.
Les hallucinations sont des perturbations des perceptions le plus souvent auditives fréquentes au MR (le schizophrène entend une voix qui fait des commentaires ou profère des insultes, des menaces). Parfois en téléphonant à des patrons de presse, l’hallucination cesse par les assurances de ses interlocuteurs qu’ils vont y remédier.
Le schizophrène s’imagine que la personne qui le regarde dans l’autobus ou qui le croise dans la rue va voter pour lui, alors que le schizophrène est parfaitement inconnu. Il est convaincu d’avoir le pouvoir d’influencer les évènements dans le monde et qu’il contrôle tout, alors qu’il ne contrôle rien. Il fait du populisme sans le savoir en actualisant les textes de Jean Gol.
On l’a bien vu au dernier conseil des ministres, le schizophrène peut dire des phrases sans suite ou incompréhensibles et inventer des mots. Il fait fermer les stores de son ministère par crainte d’être espionné, il collectionne les photos où on le voit recevoir des chefs d’État qui sont tous ses amis et à qui il aimerait déclarer la guerre, il met des bouteilles dans sa corbeille à papier et s’enferme dans son cabinet pour lire « On a marché sur la lune » d’Hergé.
Chez Louis Michel, père du premier ministre, les symptômes déficitaires héréditaires s’observent par un manque ou une absence de comportements spontanés, rédhibitoire à l’éloignement des affaires. Il perd plaisir à ses activités de golfeur. Il se déguise en pow-wow pour faire des prophéties dans les radios Il délaisse ses amis, s’isole, menace de s’inscrire à Defi, devient irritable, si on tente de l’approcher. Il se coupe de la réalité.
Enfin saisi d’alogie, il ne trouve plus ses mots, donne des réponses brèves et évasives et ne réussit plus à communiquer ses idées ou ses émotions.
Bref, le parti est en danger. Que l’économie parte à vau-l’eau et le voilà emporté par la première vaguelette !

11 octobre 2018

Le fatum au féminin.

De ces femmes magnifiques qui militent à gauche sans distinction de parti, Richard3.com en a dressé quelques portraits. C’est pur hasard si Sofie Merckx, Sophie Lecron et Mathilde El Bakri sont les voisines de Georges Sand, Nathalie Arthaud, Clémentine Autain, Simone de Beauvoir, Nadia Murad, Simone Weil ou Olympe de Gouges, etc. Le lecteur se doute qu’ayant choisi des têtes de liste d’aujourd’hui et quelques femmes illustres du passé, c’est par un souci de représentation de toutes les autres que Richard3.com a situé au centre du pêle-mêle une jeune militante inconnue.
Pour leur rendre hommage, j’exhume de mes très anciennes lectures, la figure emblématique de La Maheude, femme de Toussaint Maheu, tiré d’un roman de l’œuvre d’Émile Zola, parmi les plus célèbres, Germinal !
Le personnage le plus vrai et le plus fort parmi les grands portraits de Zola, la Maheude est l’archétype de la femme, ouvrière d’usine ou de charbonnage, mère courage, femme derrière son homme dans les combats ouvriers (aujourd’hui Richard3.com dit : à côté de son homme).
Elle résume dans son combat pour sa famille et pour elle-même la progressive et irrésistible attitude du prolétariat en révolte contre le diktat des trois autorités liguées contre lui : le gouvernement, l’église, les industriels. Si la Maheude a évolué avec les siens, le combat reste toujours le même contre ces trois piliers de la démocratie confisquée, encore qu’ils ont été rejoint par un troisième larron, l’économie mondialisée.
Dans Germinal, nous ne voyons d’abord que la ménagère dans son combat pour le pain quotidien, l’amour des siens et sa force dans l’adversité pour faire survivre sa nombreuse famille.
Mais c’est aussi une ouvrière dans son sens plein, car cette femme de mineur était descendue elle-même à la mine dès son enfance, jusqu’à l’âge de vingt ans.
Personnellement, je m’enorgueillis d’avoir eu un aïeul mineur de fond, descendu avec les adultes et ce à l’âge de 10 ans, pour piocher dans les veines trop fines pour un homme fait. Ce départ épouvantable dans la vie ne l’a pas détruit, mais a déterminé son combat anarchiste, dont je porte encore l’esprit, d’une certaine façon, trois générations après !
Hé oui ! les grands-parents de ces beaux messieurs du club Lorraine, ces habitués des honneurs et des beaux discours, sont avant tout, eux aussi, des fils de… et pas de n’importe lesquels, puisqu’ils sont les héritiers des fortunes érigées sur des mineurs souvent femmes et enfants compris, enfouis sous la terre pour leur remplir les poches, et parfois, sous les éboulis pour toujours d’un coup de grisou.

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La Maheude, mère de sept enfants, comme il était fréquent à l’époque, prisonnière au départ de ses préjugés et de son bon sens, se rendra bientôt aux évidences du discours socialiste d’Étienne Lantier, militant syndicaliste.
Dans l’esprit de La Maheude commence alors à naître une espérance de vie meilleure, pour elle, son mari et ses enfants, dont elle en a vus mourant de faim, s’en allant mendier sur les routes.
De la souffrance naît l’indignation. De l’indignation monte une force qui la pousse à vouloir la grève, aidant Maheu à délivrer ses camarades prisonniers de la troupe que les patrons ont lancée contre les grévistes.
Elle devient une combattante acharnée, soutenant le moral des hommes et même, lorsqu’elle voit son mari tomber sous les balles de la troupe massée sur la paire du charbonnage, elle s’insurge contre ceux qui parlent de se rendre.

10 octobre 2018

L’holisme contre la propriété.

La dernière lettre au Général X (le général De Gaulle), écrite par Saint-Exupéry, fut retrouvée sur sa table de travail, après que son avion fut abattu au large de Marseille, au retour d’une mission de reconnaissance, le 31 juillet 1944.
On y lit :
« L’homme robot, l’homme termite, l’homme oscillant du travail à la chaîne : système Bedeau, à la belote. L’homme châtré de tout son pouvoir créateur et qui ne sait même plus, du fond de son village, créer une danse ni une chanson. L’homme que l’on alimente en culture de confection, en culture standard comme on alimente les bœufs en foin. C’est cela l’homme d’aujourd’hui ».
Déjà en 1944… vous vous rendez compte de la prophétie !
Près de septante-cinq années plus tard, la résistance ouvrière s’est organisée, malgré tout !
L’homme a résisté et résiste encore à l’enfermement psychologique dans lequel le monde libéral l’a jeté !
Certes des pans entiers de son autonomie ont été sacrifiés au nom d’une prospérité économique dont il ne perçoit guère les bénéfices, mais il résiste encore, se bat, trébuche, se redresse, malgré les abandons, les lâchetés des partis baptisés trompeusement de gauche et les promesses jamais tenues de la voie libérale dans laquelle se sont engouffrés des socialistes, malgré les clairons libéraux du MR, tous gens de sacs et de cordes, dont on n’apprend plus à se méfier dans les écoles.
Prenons un peu de hauteur, ça changera de cette pestilence.
On a cru qu’au nom des attentats à la dignité des travailleurs, le fascisme était en voie de disparition. On voit qu’il n’en est rien et que le peuple indécis est en train de redonner le pouvoir aux gens qu’il a combattu dans les années quarante !
Les gauches d’Europe font le dos rond. La droite prise de vertige se donne aux néofascistes, du MR à la N-VA sans sourciller face à un Theo Francken qui donne le « la », pour la Belgique, de Viktor Orban, Jaroslaw Kaczynski à Guiseppe Conte, l’Italien, pour l’Europe. Ce n’est que le début d’une notoriété bâtie sur une répulsion des flux migratoires. Quand ces messieurs seront les bottes sur le bureau, une badine à la main, ils pourront rêver aux beaux uniformes noirs avec brassard. Les nostalgiques des dictatures disparues sont seulement à pied d’œuvre au pied de l’échelle, l’œil gourmand sur le Brésil où la pire crapule fasciste est en passe de diriger cet immense pays, avec un Lula en prison pour trois fois rien, prétexte jusqu’après le triomphe de l’extrême droite !
Le dégout qui submerge aujourd’hui les gens de la vraie gauche, on le pressentait déjà en 1944, malgré la victoire contre les adolphins. La veille avant que son avion ne s’écrase, Saint-Exupéry écrivait à un ami « Si je suis descendu, je ne regretterai absolument rien. La termitière future m’épouvante. Je hais leur vertu de robots. Moi, j’étais fait pour être jardinier. »

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Avoir vu si loin et si juste frappe encore l’imagination ! Le pressentiment que l’économie capitaliste n’allait pas en rester là, qu’elle avait encore à assumer la destruction de la planète était omniprésent chez lui. Combien il avait raison !
Quand on y réfléchit, la belle histoire du Petit Prince, celle que l’on raconte aux enfants, pourrait n’être que la sombre parabole du dernier habitant de la terre se prenant à dessiner un mouton, paisible animal décimé par le glyphosate suintant des derniers brins d’herbe !
Comment voulez-vous que je vous parle des gens de pouvoir qui sont au commande des lieux où le hasard me fit naître ?

9 octobre 2018

Les mots pour le dire.

Des dérangés du bocal, Charles Michel, Didier Reynders et Richard Miller portent l’enregistrement des expressions chausse-pied du libéralisme, dans leurs bajoues. Ces énergumènes, que d’autres malades mentaux prennent au sérieux, poursuivent une carrière sublimée par les torche-culs médiatiques. Nul ne verra la fin du cirque et Richard3.com non plus. Ils peuvent gloser et se payer du bon temps sur nos couennes. Après eux, d’autres agités du bocal prononceront un beau discours de leur parcours. La salle sera en larmes. Sur l’estrade, sous les cartons aux effigies des grandes figures de leur passé, dissimulant leurs parties honteuses, il y aura comme une forte érection de contentement symbolique.
Voyageur en Magonie, j’ai collectionné à des fins psychiatriques, les mots que ce trio de pointe nous assène régulièrement.

L’égalité des chances : Je vois la moue goulue de Reynders quand il était aux finances. L’égalité des chances est en réalité « la raison du plus fort ». Les faibles mourront, ce sera de leur faute. Si Reynders n’est pas mort, concluez par vous-mêmes.

Conservatisme : Richard Miller est acquis à la cause libérale par conviction philosophique. Il emploie souvent ce terme, qu’il considère comme un respect outré d’institutions absurdes, périmées, inefficaces et injustes, comme la sécurité sociale d’un autre âge, le code du travail qui empêche l’initiative entrepreneuriale, etc. Le conservatisme est une pesanteur dans la culture, le corporatisme syndical et les lois obsolètes. Miller n’est pas conservateur, il tire du passé des leçons pour l’avenir. Si l’avenir ressemble au passé, ce n’est pas de sa faute.

Le courage : dans la mouvance des Michel, c’est une vertu cardinale pour s’attaquer à la pauvreté, polluée par les pauvres, assistés chroniques, profiteurs et faussement pauvres.

L’Égalitarisme, le trio est viscéralement contre. Les premiers de cordée qui tirent la Nation vers le haut se verraient rétrogradés empêchant d’atteindre le sommet ! Reynders utilise ce mot en se plaçant non du côté de celui qui veut s’élever, mais de celui qui craint qu’on l’abaisse. Il oublie que cet abaissement permettrait aux gens d’avoir un toit et une bonne éducation, pour ne s’effrayer que des joueur de golf qui pourraient être privé de leur parcours favori. « C’est bien beau d’être heureux, encore faut-il que les autres ne le soient pas » est la devise secrète de ce jouisseur envieux et faussement compassionnel.

L’Évolution remplace avantageusement le progrès, dans la bouche de Charles Michel. Le MR est pour des réformes. Personne n’a demandé lesquelles. C’est dommage ! Ces réformes ne concernent pas l’économie de marché, mais les acquis sociaux. Même avec très peu de biens, certains électeurs pauvres sont conservateurs. La "société sans classes" des Michel et autre Élio a fait long feu, mais le trio s’y accroche. Pour démontrer aux « petits » électeurs du MR qu’ils se fourvoient, la gauche espère gagner le pouvoir et changer les institutions, mais pour cela il faut d’abord le conquérir et donc s’y conformer ! On ne sort pas de ce dilemme.

Flexibilité : Mot magique par excellence. Comme sa propriété l’indique il se contorsionne à la demande et se plie aisément à toutes les adaptations, à toutes les conditions de travail ou de salaire. Ce tripode du parti conservateur du libéralisme économique en est amoureux. C’est l’exact opposé de l’inflexible trop têtu « pour faire de l’économie intelligente ».

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Idéologique : Un mot horrible. Assurer à chacun un logement décent, des soins de qualité, une éducation correcte est idéologique, a dit un jour Reynders « dans le contexte actuel », comme si un contexte n’était pas toujours actuel, vous n’y pensez pas ! Laisser les pauvres dans des taudis, refuser l’accès aux soins, dispenser une éducation « pratique » au rabais, produire de la télévision débile, pour ces fossiles de la politique, c’est réaliste !

Inéluctable : L’économie de marché est inéluctable, les restrictions et les sacrifices le sont aussi. Il ne sert à rien que le peuple – qui n’y comprend que dalle – s’y oppose. Richard Miller le pense aussi !

Marchés : Sublime et indépassable marché autant cité que le nom de Dieu, mais avec plus de dévotion ! Perdre leur confiance, Charles Michel en tremble ! Le trio associe au mot celui d’investisseurs, leur église c’est la Bourse, leurs prêtres, les détenteurs des fortunes qui y font « piscine » deux jours par semaine. On y entre en ôtant sa casquette pour tremper deux doigts dans la cuvette emplie d’or. On se signe « Au nom du Pèze et du Fric et du Saint-Grisbi ».

Mondialisation : Richard Miller explique pourquoi la richesse maximale doit être concentrée dans un minimum de mains. Dussent (Miller aime parler ainsi) les gens en souffrir, puisque c’est pour la bonne cause. Comme c’est un philosophe abonné au Lalande, il y associe le mot « Pragmatique » pour faire bon poids. Pour lui, pragmatique signifie qu’il ne faut pas se mettre martel en tête quand on a la planque. Exemple, une usine devrait dépolluer pour être propre. Les propriétaires risquent de la transférer vers des sites très pollués, mais où tout le monde s’en fout ! On est donc pragmatique, on ne lui impose rien. Le cancer décime-t-il les travailleurs ? D’autres attendent les places.

Privatisation : Les trois sont très demandeurs de ce mot. C’est la base de leur fortune. Ils la négocient avec gourmandise. La privatisation est un tour de passe-passe magique de biens publics à une propriété privée. Le privé est plus attentionné que personne aux biens publics ! Allez comprendre ? Des gens riches qui refusent l’impôt et qui se dévouent pour le bien public ! C’est à n’y rien comprendre.

Réformes : on glisse sur ces réformes qui permettant aux riches de s’enrichir encore plus au détriment des pauvres avec un autre mot « Responsabiliser » qui revient à la même chose, soit pour traiter du chômage ou de la sécurité sociale.

Au trio de coquins, Bacquelaine s’y associe pour le mot « Retraite ». C’est un attribut accordé à des gens qui ne travaillent pas, scandaleux aux yeux des néolibéraux, puisque payés à ne rien faire. Ce scandale doit cesser. La retraite est donc associée à problème, aveuglement, des expressions comme situation explosive, bombe à retardement, aller droit dans le mur, etc. L’objectif est de reculer l’âge de la retraite sans faire braire les ânes dans le pré. Le pré est ici une image décrivant des halls d’usine pleins de futurs pensionnés.

Transparence : Le plus beau mot des néolibéraux pour rendre opaques les agissements en vue d’enrichissement. À défaut de dissimuler les gains au sommet d’une entreprise où l’ouvrier gagne peu, toute la difficulté consiste à ne pas cumuler avec les biens et les comptes bancaires de sorte que les impôts restent abordables par pièces détachées. Le législateur l’a très bien compris qui dissocie le salaire de la fortune. On peut donc être transparent aux yeux de tous, pour tout autant que les autres restent myopes.

8 octobre 2018

Propos aciculaires.

Ces débats sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire, à une semaine des urnes, commencent à me gonfler.
Les économistes ont raison sur un point : le capital est toujours le produit du travail accumulé, sinon c’est un capital fictif à ranger dans un immense hangar qui servirait à stocker des dollars en papier monnaie qui n’ont jamais fait travailler personne, mais qui ont permis à tout le monde de spéculer. Quant à l’autre capital produisant de l’activité, comme on ne peut pas tout faire, les uns travaillent et les autres accumulent.
Comme cet Alain Courtois, MR et adjoint du bourgmestre de Bruxelles, tiré à quatre épingles chez Deborsu d’RTL, en voilà un qui ne se gêne pas d’accumuler.
Est-ce bien raisonnable que ces personnages politiques de pouvoir, percevant des deniers de l’État de quoi assurer leur subsistance sur un autre pied et avec infiniment plus d’aisance que les chômeurs, diminuent la paie de ceux-ci, sur le temps qu’ils augmentent la leur ?
Les électeurs ont-ils déjà réfléchi à cela ?
Tout ce que Richard3.com a écrit serait-il inutile, repris parfois, déformé souvent par d’autres pour des raisons partisanes, surtout si c’est la vérité, enfin ma vérité… Alors que le monde devient chaque jour plus bête, plus dur, inhumain même !
La semaine dernière j’ai décidé de voter aux Communales pour Sophie Lecron. Pourquoi ? Parce qu’il y a dans cette femme une fragilité qui m’émeut. On sent qu’elle n’est pas faite pour l’arrogance et le débat public. Une femme qui montre sa peur d’être sur une estrade, qui a dans le regard une intention de dire « eh ! bien puisque c’est comme ça, vous pourrez faire sans moi », une femme qui n’a que des ambitions altruistes et le désir d’être au service des autres, mais pas de n’importe lesquels, au service des plus faibles, des plus fragiles comme l’est sa personnalité, et vous pouvez aller vous faire foutre si vous ne me croyez pas, j’aime ça. Quant à la suite de son combat, je ne suis pas là pour en juger, sinon que Deleuze le philosophe Rive Gauche estimait que ce n’était pas à la gauche d’entrer dans un système où elle ne maîtrise pas grand-chose. Je l’ai écrit avant-hier je crois, comment vouloir que les choses changent en commençant par adhérer au système en y entrant ? Le PS s’y est complètement dissout.
Ah ! je sais bien ce qu’on va penser, que je suis un sous-marin secrètement chargé d’envahir Liège par la Meuse, pour le compte d’un parti qui m’entretient.
Je vois bien que ça emmerde les partisans acharnés des causes qu’elles soient perdues ou gagnées de la droite à la gauche, de voir un électeur dire de façon désintéressée et sans qu’on lui demande, non seulement qu’il va voter, mais encore dire pour qui. Même si les élections dans une démocratie Potemkine en décors et trompe-l’œil ne troublent en rien le cours des choses d’une théocratie au dieu dollar !
La franchise ne doit-elle pas s’exercer sur tous les sujets ? Que parfois je sois allé aussi loin dans l’exercice de celle-ci m’étonne, sans avoir reçu un tombereau d’insultes.
Je me demande si je ne suis pas un des derniers à Liège de m’informer sur les partis, les enjeux, les politiques communales, en-dehors des directions de ces dits-partis, et que je fais muezzin du désert. Curieux muezzin quand même, sans religion et quasiment sans patrie, à considérer de près ce territoire ridicule entre deux grandes puissances et occupé par deux ethnies étrangères l’une à l’autre.
De ce fatras quasiment seul dépositaire, j’en conclus que presque tous les protagonistes, dans cette péripétie électorale des plus banales, défendent des intérêts bourgeois.

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Le psychiatre est formel là-dessus, l’individualisme bourgeois est presque toujours l’acquis d’individus présentant un caractère anal égoïste, qui exposent comme une vertu leur incapacité à travailler avec les autres dans un collectif qu’ils ne dirigent pas évidemment.
Et que ceux qui ne sont pas Tartufe voilant le sein de Dorine pour mieux cocufier Orgon, disent le contraire.
Comme l’a si bien écrit Lacan « L’amour, c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas », c’est bien pourquoi, on a le droit de suspecter tous les amoureux de la dernière heure de la population pauvre, quand celle-ci en perçoit le discours mensonger.
Je ne joue pas à l’affichiste électoral, mais je ne pense pas que ma candidate soit dans ce cas.
Voulait-elle réussir, elle aurait été bête et grassement vulgaire comme le personnage que joue Christine Defraigne, elle aurait atteint des cimes, présidente du sénat sans doute.

7 octobre 2018

Le raté de Brett Kavanaugh

Ce qui se passe aux USA est extrêmement grave pour l’avenir de la démocratie.
Le New Yorker titre « Unheard » traduction difficile qui pourrait correspondre à « sans voix » ou mieux appropriée « non entendue », d’un article paru juste après l’audition par la commission judiciaire du Sénat, le 27 septembre, de Christine Blasey Ford, qui accuse le juge Brett Kavanaugh de l’avoir agressée sexuellement en 1982.
Cela conforte mes craintes au sujet d’un suffrage universel qui n’est consulté que pour le placement et le déplacement dans une sorte de jeu de chaises musicales d’une nomenklatura politique invariable, seulement renouvelée dans les mêmes familles au pouvoir par la retraite des vieux et le lancement des jeunes.
Nous avons un beau cas d’école en Belgique avec la famille Michel.
Qu’elle ait beau parler pour les femmes qui n’ont pas de voix, mais l’impudence du pouvoir ne compte plus ses propos désinvoltes et cet espèce de mépris qu’ont ces hauts personnages de l’État pour les femmes, quand un sénateur, interpellé par l’une d’entre elles, répond « essayez de grandir » !
Ainsi donc, malgré les mouvements féministes, les machos convaincus d’attentats divers allant jusqu’au viol et dont la plupart ne seront pas poursuivis, auront finalement été rejoints par l’ancien monde qui fonda une démocratie, qui sombra d’abord dans l’argent et qui coule par le fond en niant la moitié du genre humain !
Oui, Kavanaugh ira siéger à la Cour suprême qui du coup ne sera plus du tout respectée. Oui, Trump sera gagnant pour un tiers des américains et méprisé davantage par les deux autres tiers.

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On se disait que jusqu’à présent, la lutte des classes termine les débats en donnant raison au violeur quand la plaignante est serveuse de bar ou chômeuse. Ce qui montre bien dans quelle société on est. Mais, quand une professeure de psychologie entendue par les sénateurs et plus largement par les Américains, malgré son témoignage jugé “convaincant”, moquée par le président Trump lui-même, est tenue pour quantité négligeable, lors même que son « honorabilité » n’est plus à démontrer, c’est l’autre visage d’une Amérique qui nous rappelle aussi le nôtre par les multiples attitudes de nos polices goguenardes, de nos juges tous ou presque en pantalons plutôt qu’en jupes, qui dit à l’autre moitié du genre humain « grandissez » vous n’êtes pas encore à atteindre notre maturité.
Et ce qui est terrible, cette maturité à atteindre n’est ni plus ni moins que la supériorité du mâle, si bien illustrée dans la religion musulmane, qu’il est inutile de rappeler qu’il n’y a guère, elle était aussi dans la religion chrétienne. Encore qu’elle n’ait pas disparue complètement chez cette dernière. Et cette maturité dite par le sénateur à une femme en colère, il le savait bien, le misérable, comme tous les autres misérables de sa sorte, que les femmes ne l’atteindront jamais.
Il paraît que la nomination de Kavanaugh à la Cour suprême pourrait bien être confirmée rapidement par la chambre haute du Congrès, dès demain.
Cette chronique de Richard3.com est écrite avant le verdict et bien malin qui pourrait dire à l’heure où j’écris ce que feront les Sénateurs, sauf qu’il est probable que Kavanaught sera nommé.
Qu’importe, on imagine le dilemme de Kavanaught qui nie tout en sachant que Madame Blasey Ford a dit la vérité. Il a tranché, il a décidé de ne pas assumer ce péché de jeunesse, de jouer le reste de sa vie un personnage, dont il connaît le mensonge.
Il devra vivre avec !
Il se fût grandi en parlant de son acte comme étant celui d’un jeune de 18 ans et qu’il le regrette profondément. À cette époque, il n’était pas encore dans la peau d’un futur magistrat, il ne connaissait pas sa femme et ignorait tout, de la suite de sa vie.
On aurait compris. Il n’aurait pas eu la place qu’il convoite, peut-être même que sa famille l’aurait méprisé et sa femme lâché, mais c'est à ce moment là qu’il se serait révélé un « honnête homme ».
Ce qu’il ne sera jamais !

6 octobre 2018

La controverse des Invalides.

Après l’hommage national de la France au chanteur Charles Aznavour et le précédent de Johnny Hallyday aux Invalide à Paris, en marge de leur popularité, de leur talent et du rôle qu’ils ont joué dans l’imaginaire non seulement des Français, mais encore des francophones et même au-delà, une question, pas si anodine que cela, brouille les pistes du « spectacle » des hommages : celle de la consécration de deux gros fraudeurs invétérés des contributions.
Il y a ainsi comme un ange qui passe en entendant le président Macron célébrer le caractère festif des deux professionnels de la chanson dans des cérémonies d’hommage où la célébrité et le people jouent autant pour la fascination des foules, qu’une autre notoriété acquise à travers une carrière bien remplie par des millions d’album vendus, celle de l’argent.
Ce n’est pas anodin qu’outre le couplet du « grand français », il s’est quand même trouvé des agents du fisc et des journalistes qui conviennent que des sociétés au Luxembourg, des avoirs en Suisse d’Aznavour, comme des velléités de Johnny d’habiter aux USA, puis de prétendre un retour à la Belgique, non par amour pour le père qui était Belge, mais pour la facilité légendaire de la Belgique à fermer les yeux sur les possédants de gros avoirs, que tout cela enfin rejoint ce goût du riche pour la fraude et cette faculté d’oubli du pouvoir libéral pour le fraudeur fortuné.
Car il faut reconnaître qu’un petit fraudeur ordinaire n’aura droit qu’à l’huissier et à la saisie éventuelle des biens, avec mise à la rue séance tenante, condamnation parfois judiciaire et misère noire.
Les artistes qui ont réussi et qui vivent largement de leur art sont peu nombreux. Les autres parfois de grand talent, on dit même, certains supérieurs à ceux que la réussite financière a consacrés, vivent et meurent dans la misère complète, poursuivis, tracassés, harcelés par les happe-chair du fisc. Mais ceux qui sont honorés et qui reçoivent les honneurs de la République, pourquoi échappent-ils si facilement aux rigueurs de la loi ?
Dans la quête continuelle du pouvoir à trouver des ressources afin de combler les déficits, dans l’inventivité des ministres à pondre des lois afin de vider les poches même des plus pauvres, il devrait pourtant exister une sorte de désir de rendre justice au peuple qui veut voir taxer les plus riches aussi.
Pourquoi le pouvoir ne le fait-il pas ?
Parce qu’un artiste qui a fait fortune entre par la grande porte dans ces privilégiés qui font la République et avec ce double avantage qu’il est à la fois un exemple pour la classe sociale qu’il rejoint et une publicité vivante pour celle-ci par sa popularité auprès des plus humbles.
De fait, toutes les manœuvres illégales pour conserver le plus possible des gains, l’artiste donne au contraire une dimension que le chef d’État reconnaît et admire secrètement.
Quand on y réfléchit bien, et ici le talent de l’artiste n’est pas en cause, ce Régime par ailleurs impitoyable pour les petites gens, ose ostensiblement afficher qu’un riche n’est pas un citoyen ordinaire, mais qu’il est bien au-dessus des lois, au point de lui conférer la Légion d’honneur quasi automatiquement à partir d’un certain chiffre d’albums vendus.

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Et qui le dit ?
Les plus hautes autorités, celles qui le jour suivant, prendront des mesures pour raboter un peu plus les pensions des retraités, limeront au maximum la contribution collective à la survie du chômeur, ne prendront pas en compte les surmenages des infirmières des urgences et trouveront que les allocations pour les handicapés sont beaucoup trop élevées, comme ils ne cessent de dire « qu’on ne sait pas comment dans dix ou vingt ans on paiera les pensions ».
Ce double langage est troublant et il se fait à l’occasion d’un événement dont on respecte l’objet principal, un mort. C‘est-à-dire quelqu’un dont on ne peut dire que du bien et pour lequel il serait malséant de placer des scories dans les déferlements d’hommages.
Le pouvoir compte bien là-dessus pour s’éviter des remarques comme la mienne.
Nous vivons décidément une époque bien curieuse : celle de l’âge d’or d’une société de l’argent qui se montre et qu’on applaudit, quand elle consacre un artiste et achète son œuvre, laissant à celui qu’elle adoube le soin de faire aussi des placements juteux.
Une époque fameuse où un président de la République fait l’éloge d’une fortune en même temps que d’un talent.
Et je me demande si ce grand talent qui s’en va avait été celui d’un homme pauvre, comment aurait été la semaine après son décès ? Une veuve accablée de dettes, un entrepreneur des pompes funèbres avec ses factures, des tracasseries administratives et des chicaneries entre les héritiers, pour un fauteuil et l’alliance enlevée à la dernière minute de l’annulaire du défunt.
Enfin et surtout pas, l’hommage de la Nation dans la grande cour des Invalides.

5 octobre 2018

L’illibéralisme… Lili, tu m' suis ?

Notre démocratie a la particularité de ne pas être démocratique ! Toutes les formations issues des élections aboutissent à faire la même politique. Or s’il y a bien une chose qui définit la démocratie, c’est bien la confrontation de deux camps opposés. Où est donc la voix discordante ? La nuance d’Elio ? Tu charries !
Devant cette évidence, il faut bien trouver un artefact qui tienne lieu d’opposition, ne serait-ce que pour empêcher des partis comme « Les insoumis » en France et le PTB en Belgique d’accéder au pouvoir et d’entreprendre une vraie politique d’opposition à celle qui précède.
Le pouvoir, dans l’incapacité de puiser une opposition « convenable » dans le convenu, a sorti l’«illibéralisme » de la naphtaline, un cas de figure imaginé par Pierre Rosanvallon et Étienne Balibar. C’est une gestion qui amplifie l’autorité de la vision libérale.
L’Europe qui se « droitise » a tendance à l’illibéralisme. L’exemple récent du nouveau gouvernement italien fait référence à la politique de Viktor Orbán, premier ministre hongrois depuis 2010 et du gouvernement polonais de ces dernières années.
Dédouané pour les besoins de la cause bourgeoise en Belgique par Charles Michel, la N-VA fut longtemps illibérale, avant de devenir le grand parti démocrate flamand célébré par Didier Reynders à Bruxelles, pour faire nombre et gouverner.
Cette vision permet aux pouvoirs libéraux classiques de poursuivre sur une ligne de crête la quête des suffrages de la population laborieuse en disant à ces électeurs, « Voyez, nous sommes des démocrates, puisque nous avons sous contrôle des ultras libéraux qui le sont moins », tout en conservant des relations par affinités profondes avec les illibéraux.
Les radicaux de la droite mettent brutalement à nu les ressorts les plus profonds du libéralisme, c’est pourquoi il faut les cacher à tout prix. Cependant, certaines de ces « hontes secrètes » se révèlent payantes dans l’opinion, c’est l’attitude de Theo Francken qui heurte beaucoup de gens mais en contente tout autant, franchement hostiles à l’égard d’une humanité poussée à la transhumance par la guerre et la famine.
La Belgique par sa division linguistique est propice à l’éclosion de l’illibéralisme. L’érosion de la liberté par des compétitions ethniques qui débouchent sur des compétitions commerciales, limitent les libertés constitutionnelles et privent les citoyens des libertés fondamentales.

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Ce n’est pas parce qu’on ne peut plus s’exprimer en français dans les administrations communales et dans les milieux pointus et officiels de Flandre que c’est grave, mais parce qu’on pouvait s’y exprimer avant les lois linguistiques sans susciter des réflexions d’un personnel compréhensif et bienveillant. Et là réside un progrès de l’illibéralisme en Belgique.
Le modèle illibéral, visible en Belgique, poursuit sa métastase en Europe avec la coalition gouvernementale italienne Ligue-5 Etoiles et la brutalité verbale de Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur.
Macron qui revendique un pouvoir personnel gère à sa manière un dialogue social qui n’en est vraiment plus un, au vu de la logique autoritaire pour imposer les réformes, celle du code du travail notamment. Le MR tend à cette perversion du libéralisme en discréditant toute alternative au libéralisme économique en l’amalgamant au libéralisme politique. Faire croire que tout projet politique innovant du point de vue économique est suspect d’autoritarisme antidémocratique, mettant ainsi le PTB dans l’en-dehors des possibles, alors qu’à l’inverse l’illibéralisme serait amendable, sous-entendant le « succès » de la conversion de la N-VA, c’est manquer une fois encore l’occasion de relancer la discussion sur l’économie de marché.
Tout cela est clair et les contrevérités n’échappent pas à la clairvoyance des gens dans l’aventure d’une économie classique, qui pourtant visiblement court au désastre.
Personne n’y fera rien, la réussite des uns étant construite sur l’infortune des autres, libérale ou illibérale, cette société ne verra pas l’âge d’or de l’économie.
Depuis l’aube de la révolution industrielle du XIXme siècle, elle s’est construite sur le concept de la lutte des classes et se poursuit par l’inégalité des citoyens sur la rémunération du travail et sur le niveau d’économie qui résulte d’une vie de travail.
Pour rendre l’électeur passif, on a conçu un suffrage universel dont le choix est restreint aux nuances infinitésimales entre la gauche et la droite sur les qualités du marché. Reste la marginalité d’une autre gauche. C’est dans cette marginalité là qu’il faut chercher un motif d’espérance.

4 octobre 2018

TINA

Les citoyens ne le savent pas assez, ce pays est administré par de hauts fonctionnaires. Certains gagnent plus que des ministres. Issus de trois ou quatre universités, ils partagent, l’œil rivé sur les USA, l’« idéal » commun d’une démocratie à l’économie orthodoxe.
Tandis que les ministres découvrent combien ils sont beaux et intelligents, l’administration poursuit son travail, le même depuis toujours, sous quelque couleur que ce soit.
La discrimination à l’embauche au plus haut échelon de l’État, sur la foi d’un diplôme, réduit l’Administration à un camaïeu allant du bleu au rose, donnant aux législatures une conformité bienséante et conservatrice. Afin de se pérenniser, le système s’est doté du noir profond de la N-VA donnant au camaïeu propre à Charles Michel, une couleur bleue nuit au MR.
Autrement dit, cette démocratie est en réalité une chambre d’enregistrement de la droite, excluant l’électeur de gauche de toute décision importante.
Le philosophe Paul Ricœur l’avait dénoncé dans la préface d’un livre "Le danger, aujourd'hui, est que la direction des affaires soit accaparée par des oligarchies de compétents, associées aux puissances d'argent", La Presse, le Pouvoir et l'Argent (Seuil, réédition 2018).
Même posée au niveau des élections communales, les « oligarchies de compétents », associées aux puissances d'argent, ne sont pas sans conséquence.
Le diplôme ad’hoc ne l’est pas pour certaines catégories de citoyens : les avocats et les pistonnés. Le zèle pour la continuité d’un État libéral ne s’en trouve pas gêné, la compétition n’est qu’entre les personnes, puisque les idées à ce niveau se ressemblent toutes.
Le diplôme ne fait rien à l’affaire. Il sert tout au plus à écarter la demande trop nombreuse à l’offre plutôt restrictive. La certitude d’entreprendre « entre nous » reste intacte.
C’est d’ailleurs le système partout pour les apprentissages de haute volée, alors que l’électricien et le plombier-zingueur « bas de gamme » n’ont qu’à se débattre dans le foisonnement des candidatures.
La démocratie se prive ainsi d’une multitude de compétences hors circuit, d’intelligences non assimilables aux formations proposées et condamnées aux petits boulots et au chômage.
Alors qu’en principe tous les citoyens capables de raisonnement devraient accéder aux hautes fonctions, la sélection commence dès l’affiliation à un parti, sur une mise en conformité par d’autres fonctionnaires attachés à la présidence.
Un véritable double hold-up sur le pouvoir se perpètre auquel l’électeur assiste impuissant. Les élus et la haute administration envahissant les cabinets se conjuguent finalement dès la présentation du nouveau gouvernement pour une stabilité politique essentiellement conservatrice.
Au niveau des communes le trip est plus diffus mais néanmoins identique, les quelques initiatives sortant du cadre seront finalement étouffées par les bourgmestres et échevins ou par des échelons supérieurs remontant parfois jusqu’au premier ministre.

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Quelques petites communes emportées par des majorités hors contrôle, menacées de marginalité, ne résistent pas aux fourches caudines des Provinces, elles rentrent tôt ou tard dans le rang sous la risée des gazettes.
Les privatisations viennent directement d’un courant majoritaire tout parti confondu, qui s’autoproclame de « bon sens ». Le libéralisme y fait son beurre, suivant la formule de Benjamin Constant « Servons la bonne cause », qui se plaça aussitôt au service de Napoléon.
Voilà pourquoi en Belgique, mais aussi dans d’autres démocraties, on passe aisément d’administrateur des réseaux de l’État dans des entreprises privées et vice versa. Les fonctionnaires ayant goûté au pouvoir savent que le monde de l’argent à d’autres charmes.
Les privatisations sont dictées par des ambitions personnelles secrètes et des pots-de-vin déguisés. C’est sous le prétexte cent fois démentis de l’efficacité, que des pans entiers des entreprises publiques disparaissent. Outre la performance qui reste à démontrer, l’intérêt secret du pouvoir du-dessus est toujours la disparition des fonctionnaires d’en-dessous, aussitôt mis au pas ou licenciés dans le privé.
La réalité commanderait de réfléchir au rôle destructeur de la politique de marché, de l’abandonner, non pas dans l’immédiat, mais après réflexion et progressivement.
Les forces vives réelles ne sont pas chez les batteurs d’estrade de la Belgique officielle, mais parmi les gens conscients du problème face au refus d’y réfléchir du monde libéral. Ils nous disent, comme s’ils parlaient à des enfants : c’est impossible "There is no alternative" (TINA), ou si l'on préfère "il n'y a qu'une seule politique économique possible", une politique soi-disant réaliste, ni de gauche, ni de droite, mais qui est en fait très exactement celle des cercles dominants de la finance.

3 octobre 2018

Bacquelaine déplafonneur.

Cela apparaît plus qu’une habitude chez les libéraux réformateurs, chaque modification des lois touchant le social devient beaucoup plus qu’une manie, mais une sale habitude de transformer ce qui fonctionnait déjà avec de fortes inégalités, en une nouvelle mouture encore plus injuste et plus inégalitaire !
La règle ne devrait-elle pas être le contraire dans une démocratie ?
On devine que ce qui motive le gouvernement tient en deux points. Le premier : faire des économies (chômage et pension), le second brader au privé tout ce qu’on peut.
La philosophie étant l’appauvrissement de l’État et l’enrichissement des classes sociales supérieures sur le dos des collectivités pauvres.
Cela n’a pas échappé au ministre des pensions. On sait l’aversion de R3.com pour ceux qui nous cornaquent et particulièrement ceux qui s’attaquent aux plus faibles de cette société. Hier c’était Kris Peeters pour les chômeurs. Aujourd’hui, c’est le hardi malfaisant de Chaudfontaine qui s’attaque aux pensions. L’homme a réfléchi à ce qui pourrait être une mesure libérale profitable aux gens de son espèce !
Le Gouvernement s'apprête à réformer le régime de retraite des travailleurs salariés, avec cet objectif.
Le bébé Bacquelaine poussera un peu plus vers des sommets en faisant disparaître le plafond de 1672 euros pour les gros cotisants, en multipliant les embrouilles pour les petits salariés qui vont avoir bien du mal à percevoir la pension « plancher ». Les inégalités, Bacquelaine s’en fout, avec toutes ses embrouilles et ses nombreuses casquettes, ce type s’est arrangé pour que ses réformes profitent aux riches et pénalisent les pauvres.
Le plafond n'a pas contribué à augmenter le risque de pauvreté et d'exclusion sociale de cette catégorie de population. Relever ce plafond ne contribuerait donc que très faiblement à réduire le risque de pauvreté des retraités.
En d'autres termes, la levée du plafond du revenu à 1.672 euros constitue une aberration à l'heure où des coupes drastiques sont effectuées dans les régimes de sécurité sociale. Deux critiques majeures peuvent être formulées. Une première critique a trait aux inégalités entre retraités. Favoriser l'augmentation des retraites du premier pilier pour les salariés ayant des revenus élevés durant leur carrière revient à amplifier les inégalités qui existaient déjà, avant l'âge de la retraite.

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N’aurait-il pas été plus digne d’une démocratie de relever le minimum de retraite, quitte même à baisser à 1500 euros le plafond des pensions des hauts revenus ?
Faites le tour des pensionnés et essayez de trouver un pensionné isolé du privé qui perçoit 1500 € de pension ?
Les salariés ayant des revenus conséquents durant leurs parcours professionnels sont des individus qui, en plus de bénéficier d'une retraite d'entreprise, ont aussi eu l'occasion de cotiser auprès de fonds de pension durant leur carrière professionnelle, les personnes aux revenus moins élevés n'en avaient pas les moyens. De plus, les différences de revenus au cours de la carrière ont produit une accumulation du patrimoine, mobilier ou immobilier. En d'autres termes, la levée du plafond revient à augmenter des revenus qui étaient déjà largement plus élevés que la seule pension de retraite.
En même temps, à la levée du plafond à 1.672 euros, le Gouvernement réduira l'importance, dans le calcul de la pension de retraite, des périodes qualifiées d'assimilées, notamment les périodes de chômage. En d'autres mots, les travailleurs avec des revenus moins élevés, qui sont plus susceptibles que les autres de connaître des périodes de chômage vont voir le montant de leur pension diminuer pour... financer en partie l'augmentation des pensions les plus élevées !
Cette réforme signifie l'augmentation des inégalités qui va conduire les uns à ne pas pouvoir affronter les coûts inhérents aux soins de santé, aux maisons de retraites, à l'aide aux petits enfants ou aux enfants ou encore à la participation à la vie sociale, et les autres, ayant un capital et des revenus plus conséquents, à bénéficier des meilleurs soins de santé, des meilleures maisons de retraite et à transférer ce patrimoine à leurs enfants et à leurs petits-enfants. Et je vous passe les statistiques sur l’espérance de vie entre un haut cadre ayant chauffé ses roubignoles à l’air conditionné des bureaux de direction et le pauvre type qui aura bossé toute sa vie dans un hangar sujet aux courants d’air !
Ce vers quoi l'on tend, dans ce cas de figure, c'est une société duale, augmentant les inégalités entre citoyens.
Dans un sens, Bacquelaine a tort de pousser le bouchon, à force de jouer avec sa chance de réduire le court-bouillon de la poule au pot aux pauvres gens, il prend le risque qu’on le précipite un jour dans la marmite ! Je sais, il prend les travailleurs pour des cons, mais il ne sait pas suivant la formule d’Audiard que les cons, ça osent tout !

2 octobre 2018

L’indolore en politique !

La part importante du mercantilisme dans les démocraties déplace les intérêts des électeurs vers des spéculations qui n’ont plus qu’un lointain rapport avec la solidarité, le social et l’égalité.
Ces critères s’étant distendus, l’habitant d’un taudis qui vote pour un entrepreneur immobilier, un francophone à Bruxelles qui donne son suffrage à la N-VA, ne sont plus des exceptions.
Dans la capitale et aussi en Région, le CDH est un parti vidé de sa substance, comme son président. Des intentions de vote du dernier carré fidèle à Benoît Lutgen, un récent sondage en donnait un certain nombre prêt à se jeter dans les bras de Theo Francken et de Jan Jambon !
Mine de rien, ces deux là se font les chantres de la croissance économique et les gardiens du territoire. Et ça marche !
La N-VA n’est plus perçue par les électeurs francophones comme l’ennemi public numéro un. Les nationalistes flamands en terre francophone, c’est possible et c’est drôle, non ?
La politique étant devenue un métier comme un autre, des francophones bruxellois ont senti qu’il y avait de l’avenir à se présenter sur une liste N-VA.
Charles Michel a préconisé lui-même cette conversion, en convainquant les MR que la N-VA était un parti compatible avec la démocratie. Il aurait pu se repaître à Bruxelles de la dépouille du CDH, c’est l’allié flamand qui va faire la bonne affaire.
Il n’est pas dit que la N-VA se présentant à Liège et Charleroi ne ferait pas quelques milliers de voix, tant le mélange des genres réussit plutôt à l’extrême droite nationaliste.
Alors que le PS voyait dans ses statuts la proclamation de Quaregnon comme une tare, le parti de Bart De Wever revendique, la création d’une République flamande indépendante dans les siens !
Un politologue à l‘ULB, pense que tout relève de la simple logique. La N-VA devient populaire en Wallonie, parce que les partis wallons ne le sont plus. Il jouirait d’une sorte d’occupation du vide, ici comme à Bruxelles, par le dévissage du CDH, mais aussi de la mauvaise gestion de la Région wallonne et de sa politique « indolore » selon le terme employé par le ministre des finances, Crucke.

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La N-VA exprime des idées qu’on entend à peine dans les partis francophones sur l’immigration. En Wallonie, le système économique en fait office. On met constamment en concurrence des travailleurs autochtones en salaires et performances avec l’étranger, le chômage massif fait le reste. Kris Peeters en serrant la vis à l’ONEM, c’est le poison des Borgia en prime.
En rapprochant son parti de la N-VA, Charles Michel n’imaginait pas combien ses électeurs partageraient les positions sectaires à l’encontre des chômeurs et des demandeurs d’asile.
En Wallonie, le PTB et les écolos sont restés clairs sur cette question de solidarité, repoussant le nationalisme flamingant, l’hypocrisie de Francken, les libéraux francophones et l’ambigüité du PS, sur l’immigration. Mais par contagion de proximité, il est devenu indispensable de combattre par la pédagogie, le scepticisme des questions migratoires au sein de la classe ouvrière, traversée par ces courants.
L’immobilisme et les scandales des partis traditionnels font le reste. Les gens en ont mare des têtes d’affiche, ils veulent du changement.
La N-VA en Wallonie, ce n’est pas pour tout de suite à cause du rôle linguistique électoral, créé pour ne pas mélanger les genres, sauf à Bruxelles.
La politique Borsus-Crucke de l’indolore, finance et politique générale confondues, fait des dégâts. Sous des dehors inoffensifs et sous prétexte de neutralité, elle conduit beaucoup de gens à épouser des raisonnements et des conduites qui sont contraires à leur intérêt de classe. La gauche se doit de récupérer ce que l’envahissante politique de droite siphonne des partis défendant réellement les travailleurs. Cela implique beaucoup de souplesse à la question de l’immigration et du devoir d’accueil. Ce n’est pas à R.3.com d’en définir la stratégie, en fournissant des idées pour des récupérations supplémentaires.

1 octobre 2018

Le complexe de Téhéran.

Depuis qu’il est assuré de l’appui inconditionnel des Américains, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a la diasyrme agressive, accusant l'Iran de disposer d'un complexe secret où seraient entreposées 300 tonnes de «matériaux nucléaires». Alors que son pays a bien davantage, mais encore un stock de fusées pour exporter ses bombes. (R3.com)
Cette affaire de la bombe israélienne est tellement connue qu’on n’en parle plus et que tout le monde feint d’oublier qu’elle existe pour s’indigner uniquement contre l’Iran, à tel point que si les alliés des USA avaient mordu dans la combine Trump-Netanyahou, l’Europe partait fleur au fusil derrière son grand allié casser de l’Iranien, d’abord en Syrie et ensuite à la maison mère.
Pourtant en lobbyiste, Benjamin n'avait pas lésiné le 27 septembre dernier dans son discours à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, après que notre glorieux s’y soit lui-même épanché sur le multilatéralisme qu’il souhaite voir fleurir partout dans le monde… sauf en Belgique.
Homme sandwiche, on a vu Netanyahou brandir des panneaux explicatifs, quasiment pris dans la caverne d’Ali Baba, montrant l'Iran stockant ses armes nucléaires dans des complexes secrets pour tout le monde, sauf pour Israël.
À croire que dans la cave à côté, c’est Benjamin qui range ses gâteries citoyennes.
Homme de théâtre, le ministre israélien plus que jamais picrochole pour les besoins du rôle a pris son air indigné pour nous dire « …ceci n'a encore jamais été révélé en public auparavant ». Il manquait un roulement de tambour, mais le ton y était. Alors qu’il avait répété la même scène à Tel-Aviv dès avril de cette année. Et de montrer à l’honorable assistance, la photographie d'un «bâtiment d'apparence innocente», avec le nom de la rue à Téhéran de l’entrepôt contenant pas moins de 300 tonnes de «matériaux nucléaires». C’est tout juste si on n’a pas vu des Pasdarans sentinelles compter devant la caméra, des rials offerts par des agents du Mossad pour prendre la pose.
À titre préventif et sans le dire à personne aux Nations Unies, Tel-Aviv avait commandé un raid de l’armée «Depuis ce bombardement, ils s'échinent à faire place nette dans cet entrepôt atomique : rien que le mois passé, ils ont évacué 15 kilogrammes de matériaux radioactifs» a gloussé Netanyahou en tribune. 15 kilos en un mois, on ne peut pas dire que les Iraniens aient de l’organisation. Ce n’est pas Michel en plein multilatéralisme qui laisserait traîner le déménagement de la marchandise.

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Pire, l'Iran disposerait d'un autre complexe secret à Téhéran.
Les Iraniens seraient eux-mêmes victimes de la radioactivité de ces fûts fatals.
Benjamin Netanyahou plus itératif que jamais, part régulièrement à l'offensive sur le sujet du nucléaire iranien, dans l’intention de couler l'accord de 2015, dont Washington s'est désengagé.
Alors que Donald Trump a livré un discours particulièrement hostile à l'égard de l'Iran le premier jour de cette Assemblée générale, de nombreux pays ont exprimé leurs divergences avec les Etats-Unis sur ce sujet. Prudent, notre perle libérale s’est contentée de faire part de sa métriopathie et de son multilatéralisme convaincu, en choisissant longuement la porte de sortie de l’hémicycle, finissant par adopter celle de son ministre des affaires étrangères.
En 2012, Benjamin avait déjà agité un panneau sur lequel une bombe était dessinée devant l'Assemblée générale des Nations unies. Mieux que le colonel Colin Powell pour l’Irak, «C'est une bombe et voici la mèche», s’était-il sérieusement écrié en faisant mine de l’allumer.
En attendant, le peuple palestinien vit sans droit et sous un occupant plutôt musclé.
Cette pitrerie au lieu de faire sourire aurait dû donner à l’ONU ce qu’il lui manque depuis longtemps, le sens du devoir envers les peuples de la Terre qu’il serait facile de soulager en supprimant quelques grossiers tyrans et quelques règles singulières.
Charles est revenu avec son multilatéralisme de New-York et quelques cadeaux pour les enfants. Empreint de cette néoténie que donnent un crâne glabre et un menton barbu, il avait la satisfaction d’avoir fait un beau voyage, dans une ville fantastique et déclamé un beau discours.
À nouveau dans ce pays minuscule, il a pu mesurer combien nous ne le méritions pas.