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31 août 2013

Méfions-nous de tante Agathe

On s’y attendait. Je n’étais pas le seul à l’avoir prévu. Le bon nationalisme wallon de Demotte par rapport au mauvais nationalisme flamand, c’était une manière de meubler « l’écume d’une actualité vide ». C’est bien aimable à lui d’aider la presse à boucler ses éditions. Ce qu’il a voulu dire concerne le civisme des wallons qui laisse à désirer. En voilà encore un qui remercie l’électeur qui l’a élu en l’engueulant ! Demotte a sans doute du civisme à revendre. Ce qu’il n’a pas, c’est de la reconnaissance.
C’est bien le propre d’une classe politique amoureuse des grands Américains que d’avoir appelé leurs petites popotes intérieures « plan Marshall ».
On ne se refait pas. Le plan du général Marshall en 47 était destiné à « sauver du communisme » l’Europe occidentale détruite par la guerre, Allemagne comprise. Serions-nous à ce point détruit par nos dirigeants successifs que nous ayons besoin de cette référence ?
En 2013, le plan Marshall est censé nous sauver de l’extrême droite, dont on redoute une percée en mai 2014. Reste que le plan américain est resté dans les esprits comme une opération de sauvetage. Di Rupo est l’inventeur de l’idée de meubler « l’écume d’une actualité vide » de l’époque, puisque c’est notre Grand montois qui nous a servi « le plan Marshal » avec plus d’effets, faut-il le souligner, que son autre plan : « le plan B », qui aurait pu s’appeler « roue de rechange ».
Comparer le plan Marshall wallon à une opération marketing de Truman, ce n’est pas très flatteur pour les Wallons.
La dernière mouture, le plan Marshall 2022, m’a tout l’air d’être le magnificat de ses prédécesseurs ! Demotte nous y assure que l’enseignement sera au cœur du programme !
Voilà cinquante ans qu’on entend la même chose ! Cinquante ans que l’enseignement dégringole les escaliers, d’année en année, jour après jour, sans que les autorités n’en aient pris conscience. Et voilà que le plan Marshall va changer la face du monde de l’enseignement ! Non, franchement, on rigole ?...
Le paragraphe suivant, on a compris "Le Plan 2022 est l'occasion unique de créer un lien indéfectible entre l'école et l'entreprise", nous susurre la petite nouvelle, Marie-Martine Schyns, la chouchoute de Lutgen.
Du coup on a compris, il ne s’agit pas de rendre l’autorité et le prestige perdu du maître d’école, de lui assurer avec les égards, un salaire décent, il s’agit tout simplement de faire coller la demande des employeurs pour certaines branches de leurs activités à une offre adaptée de l’école.
Si bien que si on a besoin de couvreurs ou de techniciens de laboratoire, on va en sortir à tour de bras des écoles. Mais, un enseignement qui retrouve de la couleur, c’est avec le respect des maîtres, il va de soi qu’il faut respecter aussi l’élève : l’élever, le grandir, lui donner les moyens d’accéder à son épanouissement, et non pas en faire à toute force des couvreurs ou des techniciens de laboratoire et l’année suivante, des électroniciens et des soudeurs en chaudronnerie.
Tout le secondaire doit être revu prioritairement pour renouer avec ce qu’on appelait dans le temps « faire ses humanités ».
En vérité, ce gouvernement wallon, comme ses prédécesseurs, n’a pas de politique, il survit en calquant sa conduite sur un monstre : l’économie mondialisée, le tout dans une seule règle de conduite, un révoltant empirisme au jour le jour. Cette adaptation aux circonstances ne prévoit rien, n’élabore aucun plan, si ce n’est celui de la réclame et de la dépense de l’argent des administrés.
Comme Marcourt, Nollet aux énergies renouvelables et la transition énergétique fera ce que les circonstances lui commanderont.
Cependant une chose dont on est sûre, en matière économique, nous dit-on, le gouvernement wallon ambitionne de mobiliser l'épargne des citoyens dans le cadre d'un système d'obligations afin de renforcer le financement des PME. Celles-ci bénéficieraient du système "Tante Agathe", soit des prêts subordonnés accompagnés d'avantages fiscaux.

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Alors là, c’est le seul point dans lequel ils excellent : trouver de nouveaux moyens de piquer la part de votre oseille qui n’aura pas été confisquée au préalable par les impôts.

30 août 2013

Médiété (1).

Par rappel à l’ordre et aux bonnes mœurs du comité de soutien à Richard III, celui-ci a immédiatement annulé la chronique qu’il vous destinait. Il espère qu’avec le texte de remplacement, il pourra postuler au Petit Séminaire ou faire grouillot à la rédaction du Soir.

Dans son Éthique à Nicomaque, Aristote fait l’éloge du centrisme pour atteindre à la vertu. Cela fait immédiatement penser à la situation des partis au pouvoir, qui se veulent tous du centre, croient-ils. Cependant, c’est là une grande confusion des genres. Le centre voulu par Di Rupo, n’est pas celui d’Aristote.
Il en est même très éloigné.
La preuve, nul n’oserait affirmer que les partis du centre sont vertueux, parce qu’ils sont du centre, comme s’il suffisait de dire « je suis du centre » pour être vertueux ! Chez Aristote, il s’agit d’un cheminement. Après avoir parcouru les extrêmes et avoir acquis de l’expérience en passant d’un bord à l’autre, celui qui recherche la vertu ne peut que revenir au centre.
Voilà la pensée d’Aristote à l’opposé de ce que les chefs des partis ont vécu. Car, tout est dans l’expérience. Que je sache, ni Milquet, ni le fils Michel, ni surtout Di Rupo n’ont vécu des extrêmes. On dirait qu’ils ont été dès le berceau préparés à être ce qu’ils sont : nés pour être du centre !
La médiété du sage, l’est par défaut entre deux vices, l’un par excès et l’autre par défaut (2)
Depuis quand sort-on des écoles sans avoir l’expérience de l’un et l’autre ? Si ce n’est dans celle du pouvoir – toujours extrême - que l’on conquiert « par la voie naturelle de ceux qui sont sages avant de savoir ce que c’est, ni ce qu’ils font » !
Aristote le sait le premier « C’est tout un travail que d’être vertueux ». Un travail qui ne porte pas sur un comportement maîtrisé, mais sur une application sur soi des préceptes de la vertu. Autrement dit, les centristes actuels ne sont rien d’autres que des caricatures de vertu, en un mot, ce sont des imposteurs. Ils sont avant tout dans la recherche d’un excès (le pouvoir) avec la résolution de le conserver pour soi, en dépit de tous les autres (vice majeur).

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On pourrait étendre une réflexion personnelle sur la médiété par interpréter la pensée d’Aristote des deux vices « l’un par excès, l’autre par défaut », qui viendrait à la conclusion que le centre est un cas de figure que nul n’atteint puisque saisit entre l’excès et le défaut, le candidat à la sagesse devrait s’arrêter au centre du cercle et en faire son séjour, tenu dans l’immobilité par la force physique de deux puissances identiques et contraires. Comment trouver le centre d’un cercle après avoir balayé tous les possibles de la circonférence, quand on est soi-même un élément du cercle ? Et comment établir l’équilibre entre les forces contradictoires par sa seule volonté ?
Citoyen moderne, en arrivant devant l’urne, pour qui Aristote aurait-il voté ?
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1. Désigne une théorie des mathématiciens grecs relative aux rapports des proportions.
2. Aristote, règles pratiques pour atteindre la vertu.

29 août 2013

Ça va cogner dur !

Mais qu’ont-ils fichu pendant deux mois, nos parangons wallons des vertus politiques ?
Le gouvernement régional est de retour jeudi, et les journaux disent quasiment d’une même voix que rien ne va plus. La moitié du gouvernement fait la gueule à l’autre moitié !
Ambiance !... Notre engeance dominante, pas encore au charbon, se cannibalise !
Ces caves vont devoir boucler d'importants dossiers et ouvrir des perspectives d'avenir. Demotte, Antoine et Marcourt au haut de la balustrade, s’observent en surplace et, malgré la cloche des sprints, s’arc-boutent sur les pédales. Le public du vélodrome les voit de dos et en collant. Leurs pauvres anatomies sont enduites du mauvais suint. Ils sont stressés !
Quand on repasse un examen en septembre, on ne court pas les plages, ni les clubs mondains en août. On prend ses dossiers et on bloque chez soi. Sinon on ferme sa gueule sur ses malheurs.
L’Olivier sudiste (PS-Ecolo-cdH) est en passe de faire comme aux States : battu par les Nordistes !
Le budget 2014 les angoisse. Et nous alors, qu’est-ce qu’on doit dire qui attendons la facture ?
C’est l’Antoine qui les met au chagrin avec un budget critiqué à l’avance par l’Europe.
Je l’ai toujours dit, puisqu’on a exclu pratiquement les terrassiers de toute vie politique, on devrait en faire autant des avocats. Ainsi, il y aurait équilibre entre les professions manuelles et intellectuelles. Ou alors les alterner. On verrait deux façons de voir les choses : l’une modeste et sérieuse, l’autre avec manchettes et envolées.

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Le public pourrait juger.
Je ne suis pas sûr que le barreau trouverait son apothéose lyrique à Namur.
L’autre ahuri (Demotte) avec son Horizon 2022, fait penser à Hollande avec son résultat en… 2017.
Ils ont le temps d’attendre, nous pas. Le travailleur moyen avec ses 1500 € le mois n’a pas cette faculté. Ses grands projets d’avenir : c’est la fin du mois, la rentrée scolaire et madame qui a besoin d’une nouvelle paire de chaussure.
C’est ça, banane, l’Horizon 2022 pour le gros des électeurs wallons !
Et que font-ils nos ravissants phénomènes ? Ils vont vers une deuxième lecture de leurs embarras et nous faire savoir avant la fin de la législature combien ça va coûter !
Et pas que pour le budget au repêchage en deuxième lecture, vrai aussi pour le Code de développement territorial. Philippe Henry s’agite avec ses grandes manières et ses grands objectifs. Tout à fait écolo : grande concertation, grands discours, personne n’est d’accord, mais l’assemblée vote quand même la confiance.
A eux les grands espaces, à nous les 65 m² d’entresol à 600 € charges non comprises.
Mais ce n’est pas tout.
Nos gazetiers s’amusent à nous plomber la soirée sur Canal. Septembre sera la saison d’implantation des éoliennes ou ne sera pas.
Faites gaffe qu’un soir, rentrant du turbin, vous ne tombiez sur une éolienne au bout des 20 m² du jardin !
Avec une caméra de surveillance au-dessus du moulin, il vaut mieux d’éteindre aux étages avant de lutiner madame, à moins qu’on ne touche des royalties sur le casting d’un porno.
On a même un type qui s’appelle Di Antonio du CDH (ce n’est pas le père de Bérurier) chargé de réduire les objectifs éoliens au profit de la récolte du pet des vaches pour nous éclairer au méthane ! D’ici à ce qu’on sorte les becs de gaz des caves des administrations, Rudy y pense depuis son PC de Tournai.
Une bonne nouvelle quand même, la Région wallonne n’enverra pas d’avion pour punir le despote syrien et pour cause, l’aviation de Jean-Marie Happart est commerciale. Les loopings vengeurs, c’est pour le Fédéral.
Cependant, ne vous tracassez pas, triomphe ou déboire, c’est vous qui paierez les vols et les missiles, par contre, réussite ou échec, c’est Di Rupo qui boira le champagne à l’OTAN, à notre santé bien entendu.

28 août 2013

Suicide collectif.

Les syndicats paient aujourd’hui :
1) la disparition d’une ambition, celle de construire un monde plus juste :
2) le manque de visibilité des structures, presque toutes rémunérées et quasiment non électives ou trop en connivence avec les partis pour l’être réellement ;
3) les convergences politiques d’une vision fausse d’un monde économique avec lequel les syndicats se sont réconciliés.
Les populations pensent que les syndicats sont dirigés par une pseudo élite recrutée dans un monde universitaire réduit à l’avocat et à l’économiste, malgré quelques exceptions. L’espérance d’une société débarrassée des conquêtes et des pouvoirs de l’argent n’existent plus. On s’affilie au syndicat pour des raisons de tranquillité ou dans la crainte de perdre son emploi. Le syndicat est devenu l’appendice des Administrations officielles, une assurance qui se dit « tout risque » et qui, en finale, ne protège de rien. La réconciliation de l’économie et du social est tous les jours contredites par l’âpreté d’une vie sans espoir, frôlant la misère et en perpétuelle inquiétude. Le travailleur a l’impression d’être seul à se débattre devant les employeurs, les politiques qui le méprisent en le trompant sciemment et même devant les guichets de son syndicat qui lui laissent l’impression de n’être qu’une succursale du FOREM.
L’exemple de la FGTB de la place Saint-Paul à Liège est exemplaire. Ce n’est pas sans un certain serrement au cœur que les militants, jeunes et vieux, voient le produit de leurs cotisations finir dans l’immobilier et les rétributions des cadres, plutôt que dans les luttes syndicales.
Que le syndicat socialiste FGTB soit à son plus bas niveau depuis 1958 selon le CRISP n’étonne personne. On peut même augurer que la descente n’est pas finie, que les cadres, dont aucun ne sait ce qu’est une journée de travail, ont du souci à se faire.
Que la CSC ait dépassé en affiliés la FGTB et que la CGSLB (syndicat libre) n’a cessé de progresser ne signifie pas grand-chose, si ce n’est un glissement général vers un centre mou fataliste, un découragement qui voit le jour et un cynisme aggravé par ceux qui jure dorénavant par « on ne me la fait plus ». Ce glissement est en rapport avec le regroupement au centre des partis politiques et le dégoût profond qui s’installe dans la population qui, sans savoir qu’elle peut autre chose, commence par stagner sur place, avant de s’écarter d’un univers qu’elle suspecte de ne la conduire nulle part.

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Ce long cheminement vers le dégoût absolu est parti de la fin des Trente glorieuses et a trouvé à s’alimenter de la crise de 2008 qui a fait de tels dégâts en profondeur qu’on peut dire, sans grande chance d’être contredit, que la société capitaliste ne s’en relèvera pas.
Le rôle des syndicats qui aurait dû être grand, sera au contraire infime, voire inexistant, en cela en harmonie avec les partis politiques actuels.
Le vide sous nos pieds a quelque chose d’effrayant. Le monde qui s’effondre n’est pas remplacé par un autre qui se crée. On voit poindre un océan d’incertitude fait de misères et de guerres.
La poussée des partis de droite et d’extrême droite annonce un désastre. On assiste en direct à la fin des illusions sur la démocratie. La modération des décisions de ceux qui détiennent l’argent et les pouvoirs qui l’accompagnent relève des illusions du passé.
Plus les fortunes sont vertigineuses et plus certains hommes empochent des millions d’euros, plus la catastrophe se rapproche et bien malin pourra dire d’où elle nous tombera dessus et jusqu’où elle ira.
C’est que nous ne sommes plus seuls à gérer ce qui reste à défendre de justice sociale sur cette planète. La rapidité des transports, le nombre de personnes qui se déplacent, d’évidence nous avons aussi à régler les problèmes de plus pauvres que nous et qui nous submergeront parce qu’ils ne peuvent faire autrement et que nous n’aurons rien fait pour les aider.
Davantage victimes que nous d’un système en déshérence, ils s’étonnent que nous ayons encore plus de pain qu’eux et ils jugent ce qui nous reste de privilège, comme étant encore trop, par rapport à eux qui n’ont rien, par un réflexe de survie que nous ne saurions leur reprocher.
Voilà donc le prolétariat européen assailli de deux côtés, par les riches et par les pauvres d’entre les pauvres.
Dérisoires et ridicules deviennent alors les syndicats et les partis qui agitent leurs petits bras en s’enfonçant dans une sorte de néant effrayant.
N’avons-nous pour demain aucune autre perspective que celle de l’extrême droite ? Sommes-nous aveuglés à ce point ? Comment reprendre en main et refaire fonctionner les syndicats et l’espérance qu’ils véhiculaient jadis ?
Voilà ce à quoi nous devons penser aujourd’hui. Il semble que tendre une perche à ceux qui se noient chez nous et dans le monde soit au-dessus de la tâche des syndicats et de la gauche en général. Alors qu’ils disparaissent, nous nous noierons bien sans eux, lestés du plomb de l’extrême droite, nous coulerons plus vite et mieux.

27 août 2013

Les States, mauvais commerçants !

On en est arrivé à l’indignation à l’égard de la Syrie. A ce stade, il faut absolument montrer à l’opinion que l’indignation est l’aboutissement logique des Nations civilisées devant un crime contre l’humanité..
La Russie et la Chine, les deux sceptiques traditionnels s’accrochent aux basques d’Obama, ils sont indignés des indignés.
Mais l’indignation gagne du terrain. Il est vrai que Bachar s’accroche au pouvoir et que depuis l’ouverture de la guerre civile, on en est à deux cent mille morts ! Pour quelqu’un qui est censé lutter contre une poignée de terroristes, cela fait beaucoup !
Depuis un temps, il trainait des histoires sur le gaz sarin. La facilité de s’en procurer (c’est un composé d’herbicides) et la radicalité de son effet est l’arme par excellence des pays pauvres. Interdit en temps de guerre par l’ONU, on se demande pourquoi tous les pays en ont des stocks ? Certainement pas pour désherber les jardins. Cette interdiction peut-elle faire reculer un Régime autoritaire qui perd son autorité ?
Justement, dans la banlieue de Damas, une tuerie a fait 300 morts et un millier de blessés graves, en cause le gaz sarin.
Voilà de quoi renforcer l’indignation et si l’usage de ce gaz est avéré, la Russie et la Chine se trouveront en porte-à-faux pour accuser ceux qui volent au secours des victimes d’un crime contre l’humanité.
Là-dessus on envoie à grands renforts de trompe des experts de l’ONU, afin de saisir éventuellement le Conseil de Sécurité des preuves rapportées.
On leur tire dessus, sans que l’on sache l’origine des snipers. Les effluves du gaz sarin se sont volatilisées, restent les victimes disséminées un peu partout dans ce qui reste des hôpitaux de Damas.
Intervenir dans cette guerre interne ce n’est pas une mince affaire. En face des gouvernementaux, il y a de tout : des salafistes, des laïcs, des partisans du soufisme, des musulmans barbus et non barbus, des Kurdes, des Palestiniens sans compter les espions de toutes les nationalités et quelques militaires US en observation.
Le régime par terre, que va-t-il se passer, sinon la poursuite des massacres entre les vainqueurs pour le pouvoir ?
Les Juifs, les Turcs et même l’Arabie Saoudite veulent en découdre. L’Amérique, l’Europe, l’Otan, le monde occidental, se tâtent. Les Grands se téléphonent « alors, on y va ? ».
Obama fourbit ses armes, envoie des navires en Méditerranée. On dirait que c’est lui le père de l’humanité qui décide d’une intervention partout dans le monde.
Il a une hesitation. .

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On le comprend… d’autant que le gaz sarin, les USA connaissent.
Les dossiers déclassifiés de la CIA démontrent que les Etats-Unis ont permis à Saddam Hussein de venir à bout de l'Iran, en recourant notamment au gaz sarin.
Ils auraient même aidé Saddam en lui fournissant les données satellites, les points faibles de l’armée iranienne et pourquoi pas les bonbonnes de sarin ?
Et les voilà maintenant défenseur des peuples sans défense, prêts à partir en guerre par humanité et amour du prochain.
Les services secrets américains étaient convaincus de l'ignorance des Iraniens de la présence d'armes chimiques, ils ont pressé Saddam pour que l’attaque ait un effet de surprise.
Indignons-nous.
Que la Russie de Poutine ne souligne pas cette duperie nouvelle d’Obama, il doit y avoir quelque chose ? C’est simple, l'Union soviétique avait utilisé du sarin en Afghanistan sans essuyer des critiques.
Alors, on ne sait pas ce qui va se passer.
Pourtant, on aurait tort de se croire sur des charbons ardents. Autant finir sa partie de cartes en buvant des bières, plutôt qu’écouter Darhmouch rameuter l’opinion pour le compte de la bannière étoilée.
Les plus gros producteurs de sarin sont sur le point d’intervenir pour empêcher l’écoulement des stocks de leur production !
C’est pas très commercial tout ça !...

26 août 2013

Un mercato politique.

Comme au foot, les partis payent dorénavant leurs joueurs à des taux se moquant de tout travailleur normal. C’est l’escalade. La démocratie, bonne fille, se laisse plumer sans rien dire. Jusqu’à quand ?
En Belgique, déjà un pavé dans la mare des partis : ils se sucrent sur notre dos !
Ce ne sont plus les partis d’extrême droite qui sont dangereux tout seuls. Il faut compter aussi sur les partis traditionnels qui deviennent des recruteurs de cette extrême droite par un comportement irresponsable.
A part le troupeau de Panurge, trop important pour une démocratie pour qu’elle fonctionne bien, l’électeur clairvoyant ne porte plus d’anathème sur la N-VA et le Vlaams Belang, sans réflexion et non sans avoir pesé le pour et le contre. C’est fini le temps où il suffisait que Michel ou Di Rupo jette l’opprobe sur un parti pour qu’aussitôt les électeurs s’en détournent.
On s’est rendu compte qu’entre deux divagations, ils pouvaient asséner quelques vérités et que parfois des nationalistes obtus pouvaient avoir, par ailleurs, un jugement sain.
Le citoyen n’est pas si enfermé que cela dans la désapprobation de ces partis « qui veulent quitter la Belgique ». Il essaie de comprendre. Ce qu’il entend lui met la puce à l’oreille. Et ce n’est pas à l’avantage des trois formations francophones de la majorité.
Un article du Soir sur la dotation des partis est repris in extenso ci-dessous entre guillemets. Les deux autres journaux nationaux La Dernière Heure et La Libre Belgique disent à peu près la même chose. Aucun n’appuie trop sur les commentaires, dans la crainte de desservir les formations qui défendent l’actuel système.
Ces quelques lignes parlent d’elles-mêmes.
« La N-VA se dit «indignée par le bonus que se sont octroyés les partis traditionnels» dans le cadre des accords de la réforme de l’État. «La réforme du Sénat devrait apporter une économie de 11,5 millions d’euros. Ces économies devaient se répercuter dans les caisses de l’État et donc profiter aux contribuables. Mais à la place, plus de 8 millions d’euros disparaissent dans les caisses des partis», a réagi le député Ben Weyts samedi dans un communiqué. Selon le vice-président de la N-VA, le financement des partis fédéraux augmente pour la première fois dans l’histoire, de 40% (de 20,2 à 28,3 millions d’euros), alors qu’il y aura moins de députés et que les dépenses électorales des partis politiques seront «en forte baisse» vu que les sénateurs ne seront plus élus directement. «Pour une fois qu’on pouvait maintenant réduire les dépenses publiques, l’argent disparaît en grande partie dans la poche des partis politiques. C’est indécent», estime Ben Weyts.
Le Vlaams Belang critique également ce projet de loi sur le financement des partis. «En période de crise économique, avec de sérieux sacrifices demandés auprès de la population, ce marchandage est inouï», réagit le parti d’extrême droite. »
Que dire d’autre, sinon que mis à part les raisonnements nationalistes des deux partis séparatistes flamands, sur cette question bien précise des dotations, ils ont parfaitement raison. Qui pourrait leur donner tort de dénoncer un scandale ?

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Nous assistons à une entreprise de démolition de la Belgique par les partis nationalistes flamands, remarquablement aidés par les autres qui font plus que leur prêter la main.
Avec ce nouveau coup porté à la crédibilité des partis, c’est la démocratie aussi qui est en jeu. On attend le prochain discours de Roublardo sur les efforts que les citoyens doivent accomplir pour boucler le budget de 2014.

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25 août 2013

Ils reviennent !

Pas besoin d’un tour de chauffe, la rentrée est plus qu’entamée. Le Premier était à Mons pour une commémo. Il s’est dit lui-même en superforme.
Les libéraux et les Humanistes se réjouissent du financement des partis via le parlement fédéral qui passe de 20,2 à 28,3 millions d’euros. Ces chiffres ont été établis par les politologues de la KUL Bart Maddens et Jef Wellens et n’ont pas été contestés par les partis. Les socialistes ne disent pas non. Mais la spécificité de leur corps électoral leur recommande la prudence. Huit millions de largesses supplémentaires, quand Élio fait les poches des chômeurs, ça la fout mal. Alors, ils font semblant qu’ils n’y sont pour rien.
Côté libéral, en mal de cotisants, il fallait bien cette bonne nouvelle pour faire oublier l’échec de Sabine Laruelle sur sa politique en faveur des petites entreprises et de l’aide au démarrage des plus modestes. Elle cite à l’envi « ses réussites » à la moindre interview que démentent les statistiques. Méthode Coué, elle les gonfle à l’Élio !
Pourvu que Michel et Reynders trouvent quelque chose pour retenir l’attention des médias, par exemple la guerre en Syrie et la mobilisation de l’US Navy en Méditerranée. Reynders en chef de guerre depuis son ministère des affaires étrangères, voilà qui ferait merveille, on le voit bien sortir la tête de la coupole d’un char, plutôt que s’afficher à côté des militaires sur une estrade, en raison du fameux postérieur qu’il a acquis sur une année de sinécure à son dernier poste. Un militaire avec un gros cul s’appelle un fonctionnaire, dans le langage libéral.
La coprésidente des Verts, Emily Hoyos, interpelle Roublardo : « Vouloir à tout prix l'équilibre budgétaire sans référence à la nécessité d'atteindre d'autres équilibres économiques, sociaux et environnementaux au risque d'entraîner une récession, nous le refusons".
On est bien d’accord avec elle, mais allez donc raisonner un socialiste aujourd’hui pour faire du socialisme ? Emily ne trouvera personne !... De même la Fédération Wallonie-Bruxelles «à l’os», comme on dit du jambon, ici on est à la toile ! Mais c’est surtout à Michel qu’elle en veut et à sa bande libérale qu’elle qualifie de «Dogmatisme périmé, cynisme hallucinant du MR…». C’est presque le traiter de bachibouzouk. Il y a un peu du capitaine Haddock chez les Écolos. Ils brassent l’air, ils crient, ils vocifèrent, puis ils prennent un petit ministère et on est tranquille toute une législature.
Les Verts ne proposent aucune alternative de gauche. Ils font de l’opposition « à part » ; alors que la cohérence serait de rassembler une vraie gauche derrière des objectifs immédiats.

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Roublardo aura beau jeu de poursuivre l’énumération de ses titres de gloire, les Michel de faire des bilans avec Sabine de leur éclatante réussite ! On aurait aimé qu’Emily dise sa réprobation des 8 millions d’impôts supplémentaires que paieront les citoyens pour le financement des partis.
Reste la Milquet qui est sur une défaite en sa qualité de ministre de l’intérieur, par le rejet de sa proposition d’éliminer toutes les armes, même dans les sociétés de tir, chez lesquelles il n’aurait plus été question de tirer qu’avec des pistolets à bouchon.
On en est beaucoup revenu sur son tout sécurité. Elle a désarmé les « honnêtes gens », laissant les malfrats supérieurement équipés qui s’en donnent à cœur joie dans des attaques à main armée en étant presque certain que la victime ne pourra pas sortir un flingue d’un tiroir pour sauver sa peau. De temps en temps un flic pète les plombs et se flingue avec son arme de service. Pour le reste, la violence est toujours là. Les prisons regorgent et les truands se paient des kalachs à 500 euros.
Bref, toutes les fines équipes sont aux manettes des partis. L’échec est patent, général, mais elles espèrent éviter le pire. Pire que la misère généralisée, le chômage, le racket du gouvernement, l’imposition massive et à côté de cela, la prospérité de la classe politique et des grands commis de l’État, me direz-vous ? Pire : Bart De Wever incontournable après les élections !
Il faut des compensations à ce petit monde ? N’est-ce pas un libéral qui voulait jadis supprimer l’État providence ? Heureusement qu’il n’en est plus question. On se contente de rapiner sur les chômeurs, les vieux, les prix, les accises, sinon, que deviendraient les chefs dans un État qui ne serait plus leur providence ? Vous ne les voyez tout de même pas travailler. En dehors de leurs dossiers dans le confort des ministères, ils ne savent rien faire ! Qui aurait payé autrement la maison d’Uccle, pensez-vous ? Vous voyez la plaque sur la façade : « Reynders, avocat, bureau de 10 à 12, sauf le dimanche » ?
A ce propos, Di Rupo le rappelait à Mons à sa commémo, il a fait du vélo et « travaillé » un peu moins pendant ses vacances.
Quand donc l’Académie Française trouvera-t-elle des verbes pour qualifier différemment le travail en usine, du « travail » de ces messieurs ?

24 août 2013

Elio s’affiche.

Tout au moins, selon la Dernière Heure, Di Rupo soigne sa pub.
Il le fait d’une manière injurieuse pour les non-avertis en communication. Le procédé est connu, on fait un tri de l’actualité politique ; puis on garde ce qui est bien pour l’image flatteuse que le public se fait du premier ministre.
Personne parmi les experts n’a vu dans cette pub déguisée, la part de mépris que l’on réserve à ceux que l’on veut séduire, pourtant bien réelle.
En effet, il n’est pas question de convaincre tout qui s’intéresse à l’actualité et qui est, d’une certaine manière, capable de démêler le vrai du faux. Implicitement, les tweets le reconnaissent. Ils semblent vouloir dire « À vous, on ne la fait pas ! Électoralement vous ne comptez pas. Je m’adresse uniquement aux demeurés qui sont, comme vous le savez, faiseurs de rois et faiseurs de partis. »
Le décryptage par des spécialistes pèche par l’absence de ce point de vue. Il est vrai que les spécialistes eux-mêmes prennent souvent le grand public pour une bonne pâte gobe-mouche.
Pour le reste, la com de Roublardo est assez bien décryptée et à travers elle, en filigrane à chaque tweet, se devine la silhouette de l’homme d’État, du fin renard des poulaillers des Maisons du Peuple, du petit caporal des bureaux du PS et du bon communicateur.
Frédéric François nous le chante, Roublardo nous aime à l’italienne.
Son premier décrypteur, chercheur (UCL, CELSA, LASCO), chargé de cours (IHECS), chroniqueur critique (Le Nouvel Observateur, Le Vif/L'Express, nonfiction.fr, Slate.fr), ex-eurocrate, non-politologue, c’est Nicolas Baygert qui n’y va pas par quatre chemins. A la lecture des critiques de Baygert sur d’autres sujets, celui-ci ne s’affiche pas précisément en homme de gauche, néanmoins, il voit juste.
Le staff qui s’occupe de la com de Roublardo n’agit pas d’initiative, le boss est derrière. C’est donc bien de lui qu’il s’agit et non de quelques aventureux stagiaires qui veulent se faire un nom.
« C’est une com résolument positive, proche du storytelling gouvernemental, dit M. Baygert. Il met en avant les success stories. Il crée une atmosphère positive autour de lui, sans hésiter à réécrire l’histoire puisqu’il ne cite pas les moments les plus durs. Il utilise une communication de marque, comme le font Adidas ou Coca-Cola. L’idée est d’assurer une présence globale sur les réseaux, même pendant les vacances. À tout instant, le consommateur est en lien avec sa marque. C’est le même phénomène chez Elio Di Rupo. »

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La Dernière Heure et Nicolas Baygert auraient également pu poser les questions qui viennent inévitablement à l’esprit. Ce staff fonctionne avec combien de personnes ? Comment et par qui sont-elles payées ? Si ce sont des membres du Cabinet du premier ministre, travaillent-ils à la com de Di Rupo en-dehors des heures de bureau ?
La carrière de l’ancien bourgmestre de Saint-Nicolas a été arrêtée à la suite d’une condamnation pour avoir employé des ouvriers communaux à sa propagande pré-électorale, pendant leurs heures de service.
Deuxième invité, Michel Hermans politologue belge à longue penne : licencié en Science politique et Administration publique de l’Université de Liège (1980) et Docteur en Science Politique de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne (1997), professeur un peu partout et quelque chose dans l’audio-visuel et spécialiste des médias.
« Il (Di Rupo) pratique la méthode Coué en répétant que tout va bien. En utilisant les réseaux sociaux, Elio Di Rupo s’adresse directement à la population et évite le filtre des journalistes. Grâce à Twitter, où l’on ne poste que des textes très courts, il a la possibilité de faire ressortir la substantifique moelle de son message. L’ombre de la N-VA pèse sur lui. L’objectif est d’éviter que ce parti ne soit encore davantage mis en avant. Louer comme il le fait des décisions collectives permet de dire : Serrons-nous les coudes et retrouvons-nous ensemble après les élections de 2014 pour former un gouvernement Di Rupo II. Sans la N-VA… »
Quand on fait un tour sur le site de Monsieur de Mons, il est vrai que l’on ne voit que lui posant à côté « du bon peuple qu’il aime tant ».
On n’a pas besoin de sortir de la Sorbonne pour dire avec Hermans que l’Illustre en fait trop, à la manière des anciens albums de photos où l’on ne voit que le grand homme de la famille. Cela fait penser à un député PS de Cointe, le docteur Minet, disparu en 96, qui avait envoyé une circulaire de propagande avec des photos de lui, le représentant à tous les âges de sa vie, à commencer par le premier à six mois, nu sur une peau de mouton !
Le staff de Roublardo devrait y penser !

23 août 2013

Un vilain nationaliste !

Le pauvre Rudy Demotte, lui si insignifiant, choisi par Roublardo justement parce qu’il est bien incapable de lui faire de l’ombre, fourré dans toutes les sociétés bourgeoises, les maçonneries les plus délirantes, discourant jusqu’au club Lorraine, si fermé aux idées de gauche, et cependant un Rudy moins connu qu’un Marcourt ! Et le voilà accusé d’être un nationaliste wallingant par Denis Ducarme, en somme, qui le dénonce dans les gazettes, comme s’il était un propagandiste attardé du MPW et d’André Renard !
Prétendre qu’il y a deux nationalismes et que le sien est un bon nationalisme, au contraire du nationalisme flamand, c’était une maladresse. Son intention était d’adresser un hymne à la Belgique, à l’unité bien bourgeoise, bien ancrée dans le terreau des Léopold, des Albert et aujourd’hui de Philippe.
Même maladroit, son hymne à l’amour était l’opposé d’un hymne à la haine.
Il voulait dire, voyez comme la Belgique est belle, le roi épatant, la reine merveilleuse. En pleine crise, au milieu du pataquès entre les furibards de la N-VA et les gothiques du CD&V, Rudy voulait planter sa petite graine de fils poli de l’ardente civilisation française, sans se douter que sa démesure rejoignait celle de De Wever. A l’instar de son chef Di Rupo, ignorant les souffrances du peuple pour les mondanités du socialisme de collaboration, il aurait pu feindre, exalter le travail, se montrer diplomate enfin, parler d’un avenir d’autant plus réjouissant que le présent est dans la merde !.
Rudy posait un acte de foi dans le Régime. Alors, que personne et surtout pas ses électeurs le lui demandaient. Le peuple réclame toujours un programme de gauche à la place de ce plan Marshall à la gloire du commerce de gros et de l’artisanat, au milieu de l’hécatombe des emplois.
« Les vertus » du passé n’ont jamais été rien d’autres que les chaînes du peuple.
Et voilà que Ducarme, l’enfant chéri des tricoteuses du libéralisme de pointe, tance le pauvre Rudy ! Sentencieux comme monseigneur Léonard le jour d’une masturbation non réussie, Ducarme rugit « Tous les nationalismes sont des venins », comme si le sien en rempart de l’État bourgeois n’était pas le pire !
Et tout ça à cause des Fêtes de Wallonie et du discours de Rudy, pour une fois prononcé ailleurs que dans les cercles BCBG !

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Et Ducarme d’enfoncer le clou, citant Mitterrand, il est vrai si peu socialiste, lui aussi et finir par une estocade : « Qu’un ministre-président wallon porte ce message, c’est plus qu’une maladresse, c’est une faute politique ! On ne peut pas laisser de telles dérives se produire. On ne peut pas banaliser ainsi le message de la N-VA. Le nationalisme, c’est ce qui peut conduire à la fin de notre pays ».
Ah ! s’il pouvait dire vrai et que Rudy Demotte soit l’homme providentiel qui mettrait fin à près de deux siècles d’injustices et de passe-droits !
C’est à cette réflexion que l’on voit bien que le président wallon est tout à fait incapable d’être l’homme dénoncé par le militant libéral.
On ne retiendra sur le théâtre des opérations en Wallonie que le mot théâtre.
En champion des tréteaux, Ducarme dépasse Demotte : prestance, culot, art de la scène, visage expressif surtout dans la colère feinte. Il descend d’une famille d’acteurs, comme les Brasseur ou les Sardou. Le Parlement est son Odéon et le Grognon, sa Comédie française.
Ducarme a tout et Rudy rien, que quelques mots assénés d’une très belle voix pourtant, mais pas de présence, un visage de craie, une taille médiocre, rien de ce qui pourrait faire un grand acteur, de telle manière que l’on se dise après Roublardo « Nous avons trouvé notre Louis Jouvet » !
Alors, le nationalisme de Rudy ?
C’est comme sur la cannebière au temps où les truands ne se canardaient pas dans tout Marseille : – Vé, Denis, tu pointes ou tu tires ? – Ho ! le pitchoun, tu peux pas sortir du jeu ? On te confond avec le cochonnet…

22 août 2013

Patrimons

Ah ! le sournois… Ainsi Elio-la-combine, alors qu’on vilipendait la reine Castagnettes sur ses intentions de pourvoir ses neveux espagnols du fric de sa dotation, Roublardo avait fondé la sienne dans le but d’en faire autant, et ce depuis bien plus longtemps qu’elle !
Sauf que son amour de la famille, Elio le réservait à lui-même !
C’est ainsi que le petit-chimiste-premier-ministre sur un capital initial de 65.000 €, avait empoché nous dit La Dernière Heure, 40.000 € de bénef en 2010, sur lesquels l’État ne lui avait pas même repris 1.000 € d’impôt !
Détail piquant, Roublardo avec 97 % des parts ne concédait que 3 % au reste de sa famille. On le reconnaît bien là !
On peut douter de sa générosité envers ses frères et sœurs, mais pas de ses compétences en matière de gestion de son patrimoine.
C’est ce qui s’appelle faire du socialisme maçonnique. Ah ! il a le style présidentiel, Elio, pour faire valoir sa social-attitude.
La Dernière Heure, renseignements pris, nous dit encore que Monsieur de Mons a abandonné le projet de mettre en exploitation deux taudis en abandonnant l’idée de les transformer en kots d’étudiants.
Elio en tôlier faisant payer ses mètres carrés de literie au prix fort, c’était le comble pour un socialiste.
Probablement que la plomberie allait excéder le prix des taudis et que le Molineux montois (1) avait le sentiment que le jeu n’en valait pas la chandelle.
C’est égal, se faire 40.000 € sur un capital de 65.000 € de départ, c’est une sorte de record dans l’usure, que les usuriers qui votent MR apprécieront, peut-être, par un transfert au PS ?
La société du grand socialiste montois s’appelait Patrimons, comme il se devait. La ville de Mons a toujours porté chance au gaillard, ne serait-ce qu’en lui assurant ses fins de mois.
Le journal termine l’article par un commentaire qui laisse rêveur : « De telles sociétés sont généralement mises en place pour des raisons familiales ou fiscales ». Avec 3 % offerts à la famille, Elio Di Rupo peut être crédité, sans trop d’hésitation, de la dernière hypothèse.

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Les voilà bien dépeints, ces grands commis de l’État toujours indignés des mauvais Belges qui ne jouent pas leur rôle de citoyen, jamais à court d’arguments sur la noblesse qu’il y a de faire son devoir et de payer ses impôts et qui, dès qu’une faille apparaît dans le système pour passer « à côté du devoir sacré », s’engouffrent dedans avec la joie mauvaise de remplir leurs coffres tout en se moquant des imbéciles qui font leur devoir.

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On pourrait s’attendre à quelques réflexions indignées de certains membres du PS frappés par le sordide de la chose. Et si on n’entend rien, ce qui est fort probable, c’est que l’ambition avaricieuse a rongé tout l’appareil, au point de laisser les plus naturellement indignés, par exemple les Moureaux et les Onkelinx, dans l’admiration de qui tire 40.000 € de 65.000 € !
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1. Je ne résiste pas au plaisir d’extraire d’un livre de Balzac (César Birotteau, parfumeur) un extrait du portrait que le génial auteur dresse d’un propriétaire : [...] Dans ce produit bizarre vous eussiez reconnu l'actionnaire par excellence, croyant à toutes les nouvelles que la Presse périodique baptise de son encre, et qui a tout dit en disant : Lisez le journal ! Le bourgeois essentiellement ami de l'ordre, et toujours en révolte morale avec le pouvoir auquel néanmoins il obéit toujours, créature faible en masse et féroce en détail, insensible comme un huissier quand il s'agit de son droit, et donnant du mouron frais aux oiseaux ou des arêtes de poisson à son chat, interrompant une quittance de loyer pour seriner un canari, défiant comme un geôlier, mais apportant son argent pour une mauvaise affaire, et tâchant alors de se rattraper par une crasse avarice. [...]

21 août 2013

Presse à rois, piège à cons !

Le Soir, toujours à l’affut d’un « scoop » en cette période creuse, a frappé début août un grand coup de son sabre de bois dans l’eau des étangs d’Ixelles.
Il nous révèle une info « décisive » vieille de… 37 ans (La Fayette et sa descendance. Collection "Génies et survivances", d’Arnaud Chaffanjon, 1976), le roi Philippe descend du marquis de La Fayette (par ascendance utérine).
Pour une gazette qui se veut dans l’actualité et à l’écoute du monde, c’est plutôt du réchauffé.
Voilà bien une bonne intention – celle de rehausser le prestige du nouveau monarque – qui confine à de la maladresse. Si le récent nommé chef de la rédaction n’était pas pétri de bonnes intentions loyalistes et monarchistes, on aurait pu croire à de la malveillance d’un N-VA embusqué, d’où La Fayette nous voici !
Comme nous le confirme le bulletin mensuel de la Franc-maçonnerie « A l'occasion de la prestation de serment du roi Philippe, on avait bien entendu fait le lien avec son illustre aïeul, Léopold Ier, reçu Franc-maçon par communication. Ce n'est pas le seul Maçon dans son ascendance! Le roi Philippe descend du marquis de La Fayette. 7 générations le séparent de Gilbert du Motier, marquis de La Fayette qui fut notamment membre des Loges. »
On se demande jusqu’où la bêtise va conduire un organe de presse qui, bon an mal an, tombe dans les mains de centaines de milliers de personnes.
Quand on fait la découverte du journal sur la Toile et qu’on s’aperçoit qu’après quelques lignes appâtant le lecteur, il faut lire la suite dans le quotidien papier, on en est presque à remercier le journaliste qui en réserve la primeur à ceux qui paient. En effet, j’aurais été capable de lire jusqu’au bout et j’aurais perdu ainsi quelques minutes supplémentaires !
Les entreprenants généalogistes du Soir jouent avec le feu. Ils devraient se méfier d’autres « grands » aïeux. La liste est exhaustive après Arcadie Claret (Bruxelles 30 mai 1826 – Monheim 13 janvier 1897) et qui fut pendant plus de vingt ans la maîtresse du roi Léopold Ier de Belgique, jusqu’à Sibylle de Sélys-Longchamp et de sa célèbre fille qu’elle eut avec Albert II. Non pas que les rois n’aient pas droit, comme les autres, à une vie privée, mais on devrait toujours se méfier d’ouvrir la malle aux souvenirs, dans le but de n’y voir que les belles histoires des vies illustres. Des esprits mal intentionnés pourraient y jeter un œil aussi et y trouver des ancêtres dont il vaut mieux ne pas trop se souvenir et des cousins qu’il entre dans l’intérêt de Philippe et Mathilde, de ne pas fréquenter.

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Quand on ne fait pas de politique, comme Le Soir, la Dernière Heure et La Libre, on devrait être plus adroit dans le choix des sujets, puisque les vrais, les articles de fond qui concernent les gens, on a pris le pli au nom de la neutralité politique de n’en parler jamais, ou alors, sous forme de statistique, ce qui est une manière détournée de faire de la politique et de la plus haïssable qui soit : celle de faire semblant que tout baigne, alors que l’édifice Belgique n’a jamais été aussi branlant dans sa triple conjoncture : sociale, démocratique et monarchique.
Quant à la politique extérieure, celle de l’Europe et celle du monde, c’est comme si nous étions à peu près isolés sur une île du Pacifique que le reste du monde n’aurait pas encore découverte. On a l’impression que les écoutes des grandes oreilles américaines se font dans l’indifférence générale (à l’exception de l’Allemagne qui a pris l’espionnage américain très au sérieux). Les événements du Maghreb, la Syrie, la Palestine, etc. passent après les températures relevées au raz des vagues à Ostende, et que ce qui intéresse dans ces pays (pas si lointains) sont les nouvelles difficultés des vacanciers belges à se faire photographier au pied des pyramides ou de faire de la plage seins nus à Hammamet, devant une nouvelle génération d’intégristes tunisiens.

20 août 2013

Code à décoder.

Que les bourgeois nous cornaquent sous des noms d’emprunt : oligarques, ploutocrates, c’est égal, ce qui aurait pu devenir une vraie démocratie, avec les intérêts représentés de toutes les classes sociales et de tous les métiers, court vers un monde inconnu de la plupart. L’avenir, on le pressent, sera encombré d’avocats, d’hommes nés pour le pouvoir, spécialisés à la demande dans les branches les plus académiques et les plus pointues, mais incapables de comprendre le reste de la population en-dehors du petit cercle politique qu’ils fréquentent. Le tout sera rattaché plus ou moins directement à une bourgeoisie « de gauche » et l’ancienne de droite, fusionnées par intérêt commun de classe.
Comment caractériser ce phénomène qui prend corps, en-dehors de nous, complètement fermé à ce qui est commun et pour lequel les postulants doivent singulièrement ressembler à un modèle type ? En effet, que ce soit chez Milquet-Lutgen, Di Rupo-Onkelinx ou Michel père et fils, tous les candidats vous le diront, il est impossible de s’imposer dans un parti sans leur accord et sans que ces personnages vous aient adoubé, choisi, préféré.
Cette oligarchie témoigne d’une conscience d’une communauté sociologique solidaire.
Comment expliquer la passivité des électeurs devant le monstre dont ils sont indirectement responsables et qui se crée devant leurs yeux ? Pourquoi y a-t-il si peu d’opposition ?
Pour essayer de comprendre, il faut revenir à l’évolution du capitalisme qui a favorisé une transformation majeure de la culture collective.
L’individualisme qui était à l’origine un égoïsme de classe dominante, s’est répandu partout en même temps que la consommation de masse. Il s’est peu à peu emparé du fond de notre culture, de notre conscience collective, de notre façon d’être, voilà probablement la cause et le facteur déterminant de notre passivité.
L’individualisme fragmente la société de base, tandis qu’avec les mêmes ingrédients, il a rendu solidaire, dans une conscience de classe, tout qui politiquement et économiquement est sorti du troupeau, par exemple dans le choix de vivre dans certains quartiers ou des espaces gardés par des milices privées, le parti pris d’un vocabulaire, d’une manière d’être, dans des cercles et des associations particulières et de s’y retrouver pour des causes communes, sans pour autant céder sur le parti-pris conservé, surtout au niveau financier.

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Ce bourgeoisisme militant nous a rendu aussi bizarrement solidaires de ses peurs notamment en ce qui concerne la sécurité des personnes et des biens. Nous avons été domestiqués par ce pouvoir, dans sa façon de penser la politique. Sinon, comment comprendre autrement que des gens en situation de précarité, à cause justement du poids de cette oligarchie, votent pour elle ?
Un petit pensionné, un chômeur, un travailleur intérimaire, peut aussi bien voter socialiste ou libéral, dans le contexte d’un système politique dont il ne maîtrise plus le sens. Ce qui est positif dans cet effroyable gâchis, c’est à l’aune de l’effritement des militants de base des partis traditionnels que cela se vérifie. La troupe fond avec l’idéal qui disparaît dans la soupe de l’économie. Si l’on pouvait démarcher une statistique sur les motivations des électeurs, à coup sûr ressortirait une indifférence grandissante et une désillusion complète vis-à-vis de la démocratie actuelle.
Pour sortir d’une pensée stéréotypée et nous affranchir d’un conditionnement prégnant des médias, et particulièrement de la télévision, le public a besoin d’un choc pour se ressaisir, sous forme d’une prise de conscience. La crise, si bien interprétée par les puissants, nous permettra peut-être un jour de retrouver nos moyens. L’électeur n’est pas encore assez fou pour ne pas avoir la puce à l’oreille avec les contradictions et les remous que la crise soulève parmi nos suborneurs.
Et puis, il y a l’imprévisibilité des foules. On les a jusqu’à présent convaincues de se protéger contre elles-mêmes.
Imaginez un peu ce qui arriverait, si elles s’émancipaient de la classe dirigeante et se protégeaient de ses prédateurs ?

19 août 2013

Cré vingt Dieux !...

Certes, il faut respecter les individus, ne pas les moquer pour leur croyance ; mais, à titre personnel et tout en défendant avec les croyants le droit de croire, avec comme corollaire de les assurer de l’inviolabilité des lieux de culte, permettez quand même d’écrire que toutes les croyances sont de belles conneries. Croire à des fariboles sans fondement et de plus éditées de façon préméditée pour faire effet, par des « conducteurs d’âme », ce serait à mourir de rire, si on ne mourait pas aussi tragiquement à force de croire ou de ne pas croire à ces bêtises.
Pour une fois, délaissons la religion musulmane, tellement exaltée par les uns et tellement méprisée par les autres que cela en devient insupportable, pour nous promener dans la religion de « nos ancêtres » bien obligés de croire avec les bourgeois en leurs fariboles, au risque en cas d’incrédulité affichée, de finir jadis au bûcher et avant-hier de sentir l’humiliation du pied au cul du bourgeois détenteur des emplois et de la répartition de la misère, cela jusqu’à l’approche de la guerre de 14-18.
Qui mieux que Michel Théron, dans son « Petit lexique des hérésies chrétiennes », a démontré l’exceptionnelle diversité des querelles entre chrétiens, faisant malgré lui de son ouvrage, une petite anthologie de la bêtise humaine ?
Au 3me siècle, un schisme faillit même l’emporter qui faisait des cathos les propagandistes du paganisme puisqu’ils honoraient trois Dieux ! Il fallut toutes les entourloupettes des évêques de Rome pour coller les trois en un dans un mystère, belle invention, qui réglait le problème, sinon Jésus lui-même passait dans la catégorie des demi-dieux et on retombait dans la mythologie romaine, culte charmant de tout et de rien, poésie de la croyance et, puisque la majeure partie des gens ont besoin de croire, culte sensible au beau auquel j’eusse adhéré, s’il eût été comminatoire d’en choisir un.
La logique n’étant pas de mise en matière de religion, aujourd’hui encore, les cathos sont en train de perdre une bataille à cause de la désertification des églises, de l’absence de vocation et donc de prêtres, par la règle imbécile du célibat chez les jeunes gens qui ont la vocation.
Dans les faits, les successeurs de Pierre débarquaient à Rome avec femme et enfants. Les prêtres entretenaient des personnes du sexe avec les deniers du culte et des enfants de curé trottaient dans les églises entre les messes.
Dans le « Livre sacré » des cathos : le Nouveau Testament, source d’informations de première main, si l’on peut dire, Saint Paul demande que l’évêque « soit l’homme d’une seule femme ».
Dans toutes les religions, le célibat a toujours constitué une exception et une exception fortement teintée d’hypocrisie.
Dès le IIIme siècle, les cafards de bénitier créditèrent la virginité et l’innocence d’un poids et d’une autorité qui rendirent jaloux les évêques et les prêtres mariés.
Ce qui était regardé comme une outrance de quelques extrémistes, finit par s’imposer.

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Ce n’est que beaucoup plus tard, au XIme siècle, que la connerie des fanatiques triompha. La papauté interdit les mariages de prêtres, un pape les délia du sacrement du mariage. Des prêtres abandonnèrent femme et enfants. Certaines malheureuses finirent comme esclaves des papes.
Pas que des cons chez les prélats, un évêque du curieux nom de Paphnuce mit en garde ces premiers « fous de Dieu ». « La nature bridée arrive généralement à se trouver des compensations occultes et une vie conjugale honnête sera toujours préférable à certaines relations clandestines » (1).
On voit par là que la connerie est ancienne en matière de religion. Il n’y a pas que Morsi à payer cash son envie de pousser le cochonnet en-dehors des huit mètres.
Les cathos d’Europe vivent dans la souffrance le déclin de la foi. Même si la religion se porte mieux là où l’analphabétisme et l’absence d’école réduit le peuple à croire à n’importe quoi par détestation de sa vie de misère, le mariage des prêtres pourrait redonner un second souffle aux dévots, d’autant qu’à la concurrence, ça fornique au nom d’Allah, encouragé par Mohammed qui était, selon la tradition, un sacré luron.
---
1. Jean Mathieu-Rosay, La véritable histoire des papes, in Jacques Grancher éditeur.1991.

18 août 2013

Une naine blanche…

La semaine dernière était dédiée à l’astrophysique, ce serait bien le cas, cette semaine, de voir notre pays en naine blanche, en train d’imploser.
On n’en est pas encore au hold-up de l’Indonésie sur les Papous, avec la complicité des Etats-Unis, et encore moins à la fièvre religieuse qui s’est emparée de la moitié des Égyptiens. Mais on n’est pas loin d’un diktat d’une majorité de Flamand, avec la complicité du gouvernement belge, pour préserver une abstraction appelée Belgique, avec son roi, ses coutumes et ses mœurs bourgeoises.
C’est du moins ce qui ressort de l’État nouvelle version avec le sort des francophones piégés dans des territoires uniquement flamands, comme l’a voulu le législateur, à la merci des partis de Thyl l’Espiègle.
Comme l’objectif n’est plus social, on allie le souci de rembourser la dette et de faire plaisir à la communauté flamande, étant entendu, comme l’a dit le ministre Pieter De Crem que la Flandre n’aime pas trop les socialistes. Ça tombe bien, le PS n’est plus trop « social », mais plutôt « centriste », côté nombril. Pieter De Crem devrait s’en rendre compte.
Ainsi vont les choses : on se fout aujourd’hui de la masse des Francophones piégés et humiliés dans des villages où ils sont majoritaires, mais dont l’organisation est exclusivement flamande.
Pour faire oublier cela et isoler ces Francophones perdus, tous les partis de Belgique se sont arrangés pour les ignorer et le parti qui les représente.
Rares sont devenus les politiciens qui soulèvent ce problème en-dehors du FDF. Pour ceux qui se rappellent le scandale des Fourons, le Mouvement Populaire Wallon et la forte participation des syndicats à cette montée de la défense de la francophonie dans ce pays, la voilà bien, la trahison des partis de notre représentation nationale.
Qu’arrivera-t-il si la N-VA l’emporte en mai 2014 ? Toutes les courbettes et toutes les concessions faites aux nationalistes flamingants n’auraient servi à rien ! Et ces partis francophones qui nous ont trompés, qui ont arrangé les lois en faveur des Flamands et de la flamandisation de Bruxelles, quelle sera leur attitude pour un retour au bercail, n’ayant fait qu’à leur tête et revenant avec une défaite quand même, se présenter à leurs électeurs ?
On a beau se dire que c’est un scénario catastrophe, que les partis flamands qui veulent bien encore du roi et de la Belgique finiront par convaincre leurs compatriotes que ce pays a encore un avenir. Et si, malgré les pronostics de Delwit et des autres, les urnes asseyaient De Wever définitivement avec tous les pouvoirs au parlement flamand ?

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Di Rupo, Michel et Lutgen en chemise et la corde au cou se battant la coulpe devant l’électeur francophone, ou les mêmes tentant de négocier la défaite en faisant davantage de concessions, jusqu’à renier les 500.000 Francophones (1) qui vivent en Flandre, en les considérant définitivement comme perdus, vous voyez d’ici le tableau ?
Déjà montrée du doigt, condamnée par les Instances européennes, la Flandre nationaliste forte des urnes et indifférente aux remontrances, la Flandre serait peut-être tentée de rester dans la forme actuelle du pays pour plus de commodités, dans l’assurance que la représentation francophone déjà si lâche et si veule serait à sa botte, du moment qu’elle percevrait le prix de sa trahison.
Il resterait aux trois partis francophones dits traditionnels le culot de raconter des craques à leurs électeurs et comme on connaît le caractère pusillanime de la majorité de nos concitoyens, il y a de fortes chances pour que les chefs restent les chefs dans le train-train apaisant habituel.
Di Rupo et sa bande, les névrosés du fric du MR et les calotins repentis et convertis en humaniste du CDH, auraient eu chaud, mais conserveraient leur situation.
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1. Les Francophones de Flandre sont repris dans les pourcentages, départageant ainsi à 60 / 40 toutes les responsabilités fédérales en faveur de la Flandre ! Le recensement linguistique étant interdit, pourquoi pas 500.000 francophones en Flandre ?

17 août 2013

Al-Qaïda : le retour ?

L’organisation terroriste Al-Qaïda est-elle sortie définitivement du jeu politique ou bien, est-elle derrière l’organisation des Frères Musulmans, en passe de triompher dans ce qu’elle sait faire de mieux : organiser la violence ?
On comprendrait alors la politique européenne qui réclame l’arrêt des affrontements en Egypte, comme le souhaite les Frères Musulmans, étant entendu que cette « paix des braves » verrait le rétablissement de la majorité déchue et la relaxe de Morsi.
En se posant ainsi entre les Frères et l’armée qui a le soutien des laïcs et des musulmans modérés, l’Union Européenne tente de se concilier les bonnes grâces des « Frères modérés » et éviter des attentats en Europe, des « durs », parmi les opposants au coup de force de l’armée.
C’est une posture diplomatique dont personne n’est dupe. En réalité, l’Europe s’est faite à la raison : espérer la victoire des militaires et des laïcs, sans l’oser pouvoir dire.
Cette politique hypocrite pourrait voir l’Europe s’aliéner l’amitié des deux camps en même temps.
Al-Qaïda aspire à un mouvement de masse des Musulmans dans son concept salafiste par le Djihad. Cela ne l’intéressait nullement de voir les Frères Musulmans au pouvoir en Egypte. Heureusement que Morsi est un piètre dirigeant. Sans le savoir, ses outrances ne servent pas sa cause, mais celle d’Al-Qaïda.
En quelques mois de pouvoir, Morsi a fait la preuve que le parti des Frères Musulmans est essentiellement d’opposition. Il est incapable de gérer un grand pays et pire, incapable de pratiquer une politique amenant en douceur le concept d’une république islamique.
Par contre, il sait manipuler les foules et attaquer les édifices publics, afin d’exposer au monde entier la cause qu’il défend, dès qu’il retrouve son idéologie d’opposant systématique.
Mais son problème, c’est que rares sont les musulmans prêts à embrasser une idéologie aussi rigide, extrémiste et ésotérique. Son emprise sur le peuple ne peut se faire que par brèves périodes, par exemple lors d’une grande crise économique ou d’une crise de foi militante d’intellectuels qui subjuguent les campagnes illettrées.

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En-dessous de toute cette agitation, Al-Qaida est aux aguets. La peur de prendre parti des Européens la sert. Les milieux terroristes expliquent cela par un jeu de dupes et une lâcheté supplémentaire de l’Europe.
Ces effectifs sont minces. Ils sont pour l’essentiel ce que l’organisation a pu sauver du Mali.
A côté des Frères Musulmans qui contrôlent par une milice armée l’ensemble du Sinaï et qui peut compter sur le Hezbollah de Gaza, ce n’est pas grand-chose.
Mais on a vu parfois des retournements inattendus et des basculements se produire, partout dans cette Afrique musulmane.
Le caractère simpliste des idéologies américaine et européenne de la «guerre contre la terreur» est ce qu’espérait Al-Qaïda. Le mouvement djihadiste a tiré profit de l’intérêt commun entre ses menées extrémistes et celles des Frères musulmans, depuis que Morsi a été mis sur la touche par les militaires. Au début d’une guerre civile, al-Qaida a déjà reconquis une bonne partie de son audience.
Le Printemps arabe avaient pourtant permis d’entrevoir la disparition progressive d’Al-Qaïda. Il a fallu des victoires aux urnes des partis religieux pour le relancer et le réintroduire dans des villes comme Tunis et Le Caire, les dictatures d’Alger et de Rabat ayant une forte opposition dont les extrémistes profitent.
Si les révolutions avaient abouti à une transition démocratique réussie, Al-Qaïda ne s’en serait pas relevé. Il se serait replié sur le Pakistan et l’Afghanistan pour un avenir incertain dans la culture du pavot.
La philosophie anti-islamiste de certains intellectuels égyptien depuis le coup d’Etat met sur le même plan les Frères musulmans et Al-Qaïda, en les renvoyant dos à dos sous la même étiquette de terroristes ! Voilà qui supprime le distinguo entre les deux mouvements et les force presque à une association.
Que l’une rejoigne l’autre dans ses crimes et ses exactions, la situation intérieure de l’Égypte s’aggraverait. Cela aurait au moins le mérite de mettre les Européens et les Américains au pied du mur.

16 août 2013

Doublez votre pénis…

…à la portée de toutes les bourses !

Les gazettes, avec le temps de retard nécessaire à ce que l’odeur du fric remonte jusqu’aux conseils d’administration, se sont mises à l’heure de la pub électronique.
Les journaux eux-mêmes se vident peu à peu sur la Toile de tout leur contenu. Exemple « Le Soir » devient une véritable coquille vide ! Il vous appâte par de gros titres, si vous voulez lire le reste, vous devez vous abonner au journal en ligne.
C’est de bonne guerre et peut-être bien que certains utilisateurs du NET finissent par souscrire un abonnement ; mais il n’est pas dit que ce sera un succès.
La preuve, dans la collection de lecture gratuite des magazines et journaux, je saute depuis quelques temps le journal électronique du Soir. Ceux qui n’ont pas encore le bon réflexe peuvent toujours, dans les trois lignes de présentation du sujet, repérer les références qui accompagnent presque toujours l’appât. Il suffit alors de cliquer sur l’auteur ou sur l’événement pour se passer des services du Soir.
Cette astuce ne tient pas quand les rédacteurs du journal sont les créateurs d’une info qui procéderait d’une autre info. Comme la direction se méfie du « lyrisme » de ses collaborateurs, il y a très peu d’articles du genre.
Ces journaux, comme en général la moindre page sur Facebook sont truffés et parfois squattés à leur insu par des publicités qui envahissent le timeline, au point que cela en devient insupportable.
J’ai toujours veillé à ce que Richard III reste en-dehors de la pub. Pour ce faire, je paie pour un site qui pourrait me valoir des rentrées financières. Aujourd’hui, sans que mon hébergeur en soit responsable, une publicité parasite apparaît à gauche de l’écran, quand on clique une deuxième fois, par exemple pour lire une chronique ancienne de Richard III.
Des noms d’hôtels vous renvoient à des dizaines de lieux touristiques. Les chaînes hôtelières paient les petits malins qui parasitent les sites et le tour est joué. Un mariolle se fait du blé sur Richard III comme sur d’autres sites, sans aucun scrupule et sans que cette ingérence soit sanctionnée d’une manière quelconque.

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Il y a pire, comme la pub qui vous promet une incroyable perte de poids en un minimum de temps et d’effort. C’est simple, vous bouffez comme d’habitude et une prise de deux pilules par jour vous fait gagner deux tailles tout de suite à vos pantalons.
Plus loin, un type qui se prénomme Julien veut à toute force vous faire gagner 1.000 euros très facilement. Ne cliquez jamais dessus, malheureux ! Plus coquin, sont les messages qui vous persuadent que vous êtes le plus beau et que des jolies femmes enlèveront leurs vêtements rien que pour vous, moyennant de quoi leur acheter un soutien-gorge.
On se demande comment ça marche et si ça rapporte.
Ces pubs sont des spams, reproduites à des millions d’exemplaires, c’est comme l’histoire de Don Juan ou du pêcheur infatigable. Jetant un nombre incalculable de fois leurs pubs en pâtures aux utilisateurs, il y en aura toujours quelques-uns au bout de la journée que le pêcheur ramènera dans ses filets ou quelques unes que Don Juan collera à son tableau de chasse.
Le mot d’ordre est « persévérance » pour ces emmerdeurs intéressés. «C’est toujours un calcul économique, parce que les cyber criminels veulent être rentables, donc ils vont essayer d’utiliser des médias de diffusion le moins cher possible, avec le meilleur retour possible, pour avoir un retour sur investissement.»
Slate magazine prévient « Les sites de streaming se fichent d’être remplis de pubs moches. Ils fonctionnent au moins en partie gratuitement, donc sur un financement publicitaire. Tant que vous ne vous retrouvez pas avec un virus, vous continuerez à chercher votre série américaine préférée là où vous pouvez la trouver, même si cela exige au moins trois pop-ups publicitaires. Et les sites de streaming continueront à gagner de l’argent en vendant leurs espaces publicitaires. »
Le top aujourd’hui est le faux site d’information qui vous met en confiance : la «journaliste» de service peut être une comédienne ou un porte-manteau vieillissant d’un grand couturier.
Si vous mordez à l’hameçon vous risquez de tomber sur de faux vendeurs qui vous fourgueront une boîte de produits placebos.
Un conseil, renseignez vous plutôt deux fois qu’une, l’autorisation de prélèvement bancaire, c'est l’équivalent d’un paiement par carte bancaire.

15 août 2013

Tollé d’intolérances.

On reste pétrifié devant les affrontements du Caire, l’armée et une partie de la population contre l’irréductible noyau dur de Morsi, le président déchu par les militaires. Des centaines de morts, dit-on, parmi les partisans de l’instauration de la charia, fabricant pour l’avenir des martyrs à la pelle, exhibés par des fanatiques dans le but d’exciter les foules.
La religion source de tous les crimes collectifs, nous, depuis le moyen-âge on a donné !... Forts de notre expérience, les musulmans auraient pu faire la part des choses, avec les religieux fanatiques, au cul, c’est quasiment impossible. Rien qu’à voir la gueule des barbus qui se promènent en robe de chambre, on a compris.
L’être humain est ainsi fait. Les plus invraisemblables fadaises sont crues et défendues avec acharnement.
Nos politiciens, qui ont la pétoche, sont des laïcs qui vouent un culte à tous les cultes !
Plus c’est con, plus ça en devient magique, aucun pour prévenir qu’il faut se méfier des prêtres de toutes les religions… question morale, notre survie en dépend !
L’Égypte est un chaudron incandescent qui peut exploser. Et dire que nos tour-operators envoient toujours des éberlués de pyramides, sur des charters Ryanair pleins à ras bord !
L’armée – ce n’est pas un cadeau – en renfort des laïcs, est pour le moins une autre manière de ressusciter le pouvoir des militaires et d’un nouveau raïs de droite.
Coincés entre deux pouvoirs jusqu’auboutistes, les Égyptiens sont plutôt mal engagés dans un processus de renouveau qu’ils espéraient.
Cette situation pose la question des terrains favorables à la démocratie sur lesquels la majorité développe sa politique.
Est-ce que le verdict des urnes n’est pas dépassé ?
Pour qu’il y ait un équilibre, dans la perspective d’une alternance, il faudrait que la majorité dispose d’un capital de raison en vue du bien général.
Mais quand le bien général est la croyance majoritaire en un État religieux et qu’une majorité ainsi formée est au pouvoir, peut-on empêcher cette majorité de confisquer la liberté de tous au nom de son Dieu ? La minorité peut-elle accepter que la Constitution soit confisquée pour en imposer une autre, dans le culte absolu d’Allah ?
A la déposition de Morsi, les démocraties occidentales avaient l’approbation discrète. L’intégrisme musulman fait partie des fantasmes de peur de notre société. Trois semaines plus tard, les pays occidentaux s’alarment, dénoncent le bain de sang, réclament le retour de Morsi. Il faudrait savoir ?

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Le sang en moins, du moins pas encore, on pourrait transposer la situation égyptienne à notre pays.
Dans la mesure où Bart De Wever deviendrait majoritaire en Flandre, comment pourrait-il démocratiquement et par la loi changer la destinée d’une forte minorité en Flandre et d’une majorité conséquente opposée dans le reste du pays, et ce d’une façon irréversible, en faisant de la Flandre un pays séparé de la Belgique ?
On voit bien que tout est relatif. Le jeu démocratique se joue tant que cela arrange majorité et opposition. Quand ce jeu devient trouble et injuste, qu’aurait-il lieu de faire ?
C’est toute une philosophie du juste et de l’injuste qu’il conviendrait de revoir. C’est en somme deux siècles de mainmise bourgeoise sur les Institutions et l’existence d’une démocratie parlementaire au mauvais fonctionnement, qui est en question.
Quant aux événements du Caire, il faut admettre que notre démocratie déjà bancale chez nous ne nous permet pas de gloser sur l’organisation de la démocratie chez eux, Les Arabes sont des gens que nous ne comprenons pas.
En général, nous ne comprenons que ceux qui nous ressemblent. Les autres sont des énigmes. Nos Dupont-Lajoie imaginent, puisqu’ils ne vivent pas comme nous et ont d’autres valeurs que notre pur capitalisme imbécile, que ces gens aux mœurs étranges ont une araignée dans le plafond. Je passe sur l’appréciation de nos racistes.
Alors, vouloir en trancher dans l’état des choses, c’est un peu demander à Morsi de comprendre Bart De Wever.

14 août 2013

Un Siegfried gantois.

Comme je l’ai écrit hier et quoique je ne connaisse personne à la N-VA, c’est bien de l’effervescence dont il s’agit, au parti flamand que Marine Le Pen nous envie.
Ce qui tranche à la N-VA avec les autres partis, c’est l’absence de frontière entre le show télévisé et l’exposition du programme.
Les autres n’osent pas montrer leurs partis finir en french-cancan la veille des urnes. A la N-VA, on monte une série auprès de laquelle Dallas, c’est de la gnognotte, avec la mort d’un JR qui ressemble à Di Rupo dans le dernier épisode.
Les Flamands apprennent tout juste que la N-VA lancera en septembre sa campagne électorale par une tournée de l'ancien présentateur de la VRT et député, l’orangiste Siegfried Bracke. Ce dernier parcourra la Flandre pendant un mois afin de débattre de la situation du pays avec des figures locales du parti. Le fera-t-il en train, comme on le voit parfois dans de vieux films américains, en car ou en camion ? En costume d’époque ou en string ? On peut compter sur cet ancien gagman pour éberluer la paysannerie flamande.
Bart De Wever souhaite que ce « roadshow » contredise l’optimisme d’Elio dont les « bonnes » nouvelles pourraient tout aussi bien s’appeler les « mauvaises ».
Reste à savoir si la N-VA peut faire mieux ? Les Flamands en sont persuadés. L’animation les ravit. Ils voient déjà Lady Gaga signer des autographes et Bracke lui faire des gros câlins.
Depuis la décadence des cortèges du premier Mai, le PS a du mal à recruter des pom-pom girls. Les sociétés de gymnastiques du genre « Blé qui lève » ne lèvent plus que quelques rares recrues et les sociétés philharmoniques ont rangé leurs cuivres. Ces « événements » avaient l’avantage d’évacuer les graves questions de société. Au chant de l’Internationale, on s’époumonait en choquant les pintes, le rouge de l’apoplexie remplaçait le rouge des révoltes. On gueulait beaucoup en buvant des bières et puis on retournait chez soi, pour cuver tout l’après-midi, ronflant la gueule ouverte.
C’est probablement cette mascarade que la N-VA ne veut pas.
De ce point de vue, on ne peut pas lui donner tort. Quand on voit la génération de lavettes et de jeanfoutres que ces manifestations du PS ont fabriquée, ce n’est pas mal qu’on tire un trait sur un passé qui finit en peau de zébie.
Les Flamands l’ont compris qui n’exhibent plus les scouts de cinquante ans, les jeux de drapeaux au son des mâles tambours et les mères qui exhibaient fièrement les chemises brunes de leurs fils, trouées par les balles russes du côté de Tcherkassy, cette dernière posture par extinction naturelle, bien entendu.

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Ce serait un coup terrible pour nos avocats francophones que la N-VA instaure un vrai débat des citoyens à l’élu.
Ce n’est pas le Siegfried orangiste et qui prône la fusion de la Flandre avec la Hollande qu’on va accueillir dans les communes flamandes sympathisantes, mais le Siegfried qui n’a pas sa langue dans sa poche. "Je ne bande pas à l'idée de l'indépendance. Notre objectif principal est de maintenir et de développer le bien-être ».
Voilà enfin un parlementaire qui parle d’érection au lieu d’élection. Il tumesce sur le bien-être. Quoi de plus naturel, puisque l’érection est déjà en soi une forme préliminaire de bien-être.
Reste que sa Marina devrait se méfier d’un tel langage. Apparemment, il bande sur une forme du bien-être. Serait-il possible qu’il n’en eût point autant – déjà - pour sa jeune épouse ?
Mariolle comme un singe en rut à la vue d’un régime de bananes, le gagman qu’on s’arrache chez les flamingants ne va pas déballer le programme de Bart. Un programme d’opposition promet en général la lune. Les adversaires pourraient s’en emparer, pire démontrer, par l’absurde et preuves à l’appui que Napoléon avait tout prévu, sauf d’être battu à Waterloo. Aussi fin qu’une mouche volant au-dessus des micros de la VRT, Siegfried fera sa tournée sur les erreurs de Di Rupo et de ses séides du CD&V.
"Nous voulons d'abord montrer ce qui ne va pas", explique le bras droit de Bart De Wever. C’est ainsi qu’en sa qualité du détenteur d’un bras droit, quand on est en érection, Siegfried Bracke va pouvoir branler à l’aise son chef adoré, tandis qu’il réservera le gauche à son usage personnel.
Mais Bracke est imprévisible, son vedettariat à la VRT l’a rendu incontrôlable. Depuis que Friso est mort, un rattachement à la Z-Hollande le placerait directement juste derrière Willem-Alexander, s’il convainquait le maïeur d’Anvers de rester à son poste.
Dans le fond, Bart De Wever n’est qu’un Stathouder de pacotille.

13 août 2013

A trop parler du loup…

Les premiers à rentrer en cette mi-août, se sont les trois partis flamands du gouvernement qui s’inquiètent pour 2014. Les préparatifs pour les grandes manœuvres électorales n’attendront pas septembre. Question de principe ? Non, question de pognon. Par ces temps de crise, les gens en place défendent leur bifteck. Leurs homologues francophones ne sont pas tendus de la même manière. L’électorat y est plus stable, encore groggy debout par la crise. Nos rentiers d’État planchent sur la forme de leur relation avec De Wever en cas de victoire de la N-VA. Voilà ce qu’est devenu le fameux plan B de Rudy Demotte et Paul Magnette !
L’issue du match entre la N-VA et le CD&V est capitale pour le pays. Que le CD&V fasse barrage au nationalisme flamand et stoppe De Wever dans son ambition de rendre la Flandre indépendante, tous nos illustres du parlement wallon sont en phase coopérative avec lui.
De la côte à Gand, les Flamands s’en fichent un peu. C’est le mois des bonnes affaires, le dernier des vacances. Le CD&V s’en trouve probablement gêné dans ses premières manœuvres de séduction. Les attaques francophones contre la N-VA créent un drôle de climat. Il n’est pas sûr que ça aidera le schmilblick à la belge. Les alliés flamands de Di Rupo passent pour n’être pas capables d’inventer leur propre politique.
L’Open VLD, le CD&V, Groen et le SP.A contre la N-VA, fait penser à une ancienne émission de RTL « Seul contre tous » où, finalement, lutter seul conférait une dimension de force et de puissance à laquelle le public est sensible, ce qui pourrait bien arriver à un Bart De Wever rompu aux jeux radiophoniques.
Ce n’est pas la même chose en Wallonie et à Bruxelles où la propagande coalisée des partis francophones a rencontré l’adhésion des électeurs et réussi à diaboliser la N-VA.
Comme les économistes hument l’air pour sentir la brise de la reprise, les politiques sont nez au vent afin de deviner un revirement de l’opinion flamande, ce qui amorcerait une décrue de la N-VA. Sans trop s’avancer on produit des statistiques qui sont tellement favorables au maintien du statuquo, qu’on se demande si elles ne sont pas truquées ?
Aussi bizarre que cela paraisse, la politique de la N-VA qui consiste à faire du chômeur le bouc émissaire idéal pour l’explication de la crise, fait des ravages dans l’opinion flamande. En croyant y répondre par des mesures et des taux dégressifs pénalisant les chômeurs, Di Rupo scie la branche sur laquelle il est assis du côté wallon et avec lui les « révolutionnaires » derrière Onkelinx qui s’insurgent contre les mesures… tout en les appliquant !

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Au SP.A, Johan Vande Lanotte a une autre politique : il ne veut plus parler de la N-VA, mais uniquement de son propre parti et du gouvernement. C’est ridicule, étant entendu qu’ignorer un problème n’empêche pas qu’il existe.
On ignore si la décision de Wouter Beke (CD&V) d’arrêter les surenchères à propos des réformes de l’Etat après 2014 est porteur d’une paix communautaire possible ou si c’est jeter des cendres sur un feu qui couve, sans parvenir à l’étouffer ? Les démocrates-chrétiens flamands ne feront donc pas leur thème favori de la réforme de l’Etat dans la campagne après 2014 pour la formation du gouvernement. Ils espèrent ainsi couper l’herbe sous les pieds de la N-VA, qui a toujours fait son beurre des querelles entre les Régions.
Imperturbable, Bart De Wever relooke ses anciens thèmes de discussions dans lesquels il a excellé, dont le plus porteur est l’argent que la Flandre débourse chaque année pour soutenir une Wallonie dont le défaut est la paresse. En outre, il lui reste un peu moins de dix mois pour dégotter un ou l’autre manquement au sacro saint principe de la primauté du sol dans les accords actuels.
Si l’astéroïde anversois ne faisait que frôler la Place Royale, on reviendrait à la Belgique Joyeuse de l’Expo 58, avec en prime les dentelles de la nouvelle reine et les beaux uniformes de Philippe.
Di Rupo en rêve !
Les chômeurs, la crise, la pauvreté d’un bon tiers de la population, depuis qu’ils sont centristes au PS, c’est moins important que la pérennité du royaume. Milquet a musclé la police, avec les gaz, les chiens et la comparution immédiate, le peuple est moins dangereux que la N-VA.

12 août 2013

La casse à la casse (1)

L’information papier ne survit qu’au prix de trois facteurs conjugués :
1. la publicité ;
2. les subsides de l’État ;
3. les suppressions de personnels et notamment sous la forme de regroupement (Sud-Presse) et de l’usage de plus en plus intensif des Agences de presse et des copié/collé empruntés, parfois sans vergogne, à la presse étrangère et même aux blogueurs.
En 2013, la fonction a perdu de son exclusivité. Les blogs et les tweets sont autant de sources d’information et de communication. Leurs auteurs sont libres de toute contrainte éditoriale. Bien sûr, la plus haute fantaisie et l’inexactitude y règnent. Le public, à raison, n’accorde à ces moyens d’expression que peu de crédibilité, bien que les inexactitudes et les à-peu-près, se retrouvent aussi dans la grande presse, avec en plus un parti-pris évident pour une économie libérale et une démocratie sur un modèle bourgeois conventionnel.
Une information de qualité est-elle possible en Belgique ?
Comment faire pour que les citoyens reprennent confiance dans les médias ?
Voilà à quoi on pourrait réfléchir, en-dehors des lignes éditoriales, réduites à trois courants qui correspondent aux trois partis traditionnels, condamnant du même coup les journalistes à ces trois courants se neutralisant et finissant par se ressembler.
La nécessité de repenser la nature et la fonction de l'information en démocratie, s’impose.
L'échange de données grâce aux nouvelles technologies abolit le lieu et le temps. L’information s’accélère en même temps que sa consommation est rapide. Un événement chasse l’autre et il n’y a plus de suivis.
Roland Cayrol relève une citation d’Edgar Morin : « l'erreur, c'est de penser que l'information, c'est de la connaissance. C'est plutôt un fragment de réalité qui nous interroge. Pour qu'elle devienne de la connaissance, l'information doit être intégrée dans un contexte. Elle n'est pertinente que si elle est contextualisée » (avril 2008).
L’abondance d’articles sur la canicule, les précautions à prendre et les antécédents de fortes chaleurs, posent la question de savoir à quoi la presse peut bien servir ? A chaque canicule, d’année en année, on a les mêmes textes produisant peu d’intérêt, avec un air de déjà vu. Plus intéressant – puisqu’on n’avait que cela pour remplir les gazettes - aurait été des analyses plus fines de climatologues. Les températures sont-elles liées aux « suppositions » de réchauffement de la planète ? Quelles sont les perspectives pour les années futures ? L’action de l’homme est-elle un facteur important du réchauffement, quelles mesures préconise-t-on au niveau local et planétaire, ou, au contraire, s’alarme-t-on à tort ? La presse peut-elle jouer un rôle dans la connaissance des éléments du dossier, etc.

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On voit nettement ce que pourrait être la presse et ce qu’elle n’est pas.
« Plus on a d'informations » et « mieux on comprend » ou est-ce le contraire ?
Tout tient dans la qualité de l’information, plutôt que son abondance.
Dans ses premiers âges, l'information servait à éclairer les citoyens et enrichissait le débat démocratique, en donnant le choix à chacun de façonner sa liberté de penser et d'agir.
Jean-Luc Martin Lagardette propose une définition : l'information de presse est la description ou l'explication d'un fait d'actualité, puisé dans le présent ou ayant une signification pour le temps présent. Ce fait d'intérêt général sera recherché au nom du public et de son droit de savoir. Il sera sélectionné et mis en forme par une conscience honnête, libre, formée à la démarche d'objectivité ainsi qu'au respect de la vérité. (Un collectif de recherche)
Comment intégrer cela dans nos moeurs, quand la presse belge enlève peu à peu les moyens d’assurer l’indépendance des personnels au seul profit d’une ligne éditoriale dont les seuls intérêts sont fixés par les éditeurs de journaux et non par la rédaction ; quand certains journalistes « vedettes » sont partagés entre des shows télévisés et la presse écrite ; quand, enfin, les amuseurs publics sont davantage appréciés que des informateurs professionnels ?
La balance ne penche pas en faveur de l'intérêt public.
Qui parle au nom de qui et dans quel but ? Qui donne des informations à qui? Selon quelles procédures? L'objectif et les méthodes sont-ils assumés et transparents? L'indéniable liberté offerte par les nouvelles possibilités d'expression induit-elle naturellement des responsabilités? Comment la démocratie médiatique est-elle dorénavant servie? (2)
C’est parce que la presse belge ne répond pas à ces interrogations, qu’il apparaît nécessaire à ceux qui le peuvent, de dire leur désapprobation envers elle, non pas pour la vouloir plus bas qu’elle n’est, mais pour la relever un jour en la débarrassant des affairistes qui la polluent.
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1. La casse est un tiroir partagé en différents compartiments appelés cassetins dans lesquels les caractères et les signes en plomb attendent d’entrer dans un composteur, grâce à l’habileté d’un typographe.
2. Ces interrogations sont de Nathalie Dollé.

11 août 2013

Les partis se préparent.

Nous entrons dans la période de désignation en interne, des candidats des partis.
Pour ceux qui dirigent ce pays, la recette est simple. Les grands chefs sont à leur place et y restent, le nouveau Brutus n’est pas encore trouvé à droite comme à gauche. Ce sont eux qui désignent les places donnant droit à des tickets d’entrée pour le Parlement, même si le public imagine que des bureaux, des assemblées et des congrès sortiront les nouveaux maîtres du royaume.
Parfois, un loustic trop drôle pour être oublié ou victime volontaire d’un incident qui le rend populaire, comme s’afficher fin saoul après une victoire du Standard, force pour ainsi dire la main de son chef de parti par ses voix présumées de préférence. La chose est rare et résulte souvent du plus grand des hasards. Les chefs, alors, se résignent à accepter l’ombre que leur fait ce drôle, eu égard aux voix de préférence que recueille aussi le parti. Ce fut le cas de José Happart au temps homérique des Fourons changés en Clochemerle et de « Papa » Daerden, bête de scène en gaucher contrarié et poivrot de réputation.
Protégés par la « vox populi » ils prospèrent, entourés de la rancœur et de la haine de leurs confrères, jusqu’à ce que la faveur du peuple s’épuise ou se transporte sur un autre phénomène.
Ce sont les seuls cas où le peuple contraint les chefs à s’incliner. Il faut dire que cette vraie et fugace démocratie n’est pas plus heureuse dans ses choix, que la désignation arbitraire habituelle.
La vie d’un notable de parti qui aura réussi à se faire adouber par son chef est quelque chose de paradoxal. Il doit se montrer humble aux yeux du public, tout entier à son écoute et convaincre qu’il lui sera fidèle, alors qu’il sait bien que c’est impossible. Une fois rentré chez lui avec une promesse d’écharpe il doit conquérir les instances du parti et surtout poursuivre son œuvre de séduction du chef, par son talent à jouer des coudes. Il atterrira sur une chaise de la première rangée, à écouter religieusement son oracle de président. Commence une longue liste de corvées et de services à rendre au chef.
C’est ainsi que les anciens électeurs se rappellent les débuts de Louis Michel et de Didier Reynders qui se disputaient la faveur de porter la serviette de Jean Gol. Leur rivalité faisait les chroniques des gazettes. Le lancement de leur carrière est proprement dû à la médiatisation de deux ambitions, dans deux âmes serviles.
Depuis, devenus chefs à leur tour, ils s’ingénièrent à masquer les débuts laborieux et firent tout pour en effacer les traces. Il faut voir dans la sourde hostilité de Didier Reynders à Christine Defraigne, la connaissance qu’elle a des dossiers des débuts, en partie grâce à son père Jean qui en connaissait un bout.
Cette fausseté des mœurs n’échappe plus à l’électeur averti qui va voter sans illusion.
Cette rentrée est donc très particulière.

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Dès septembre, les chefs vont arbitrer entre les prétendants, abaisser les uns, satisfaire les autres. Métier délicat qui n’est pas sans risque, pas tant du côté du PS que des deux autres partis francophone de gouvernement. Lutgen pour le CDH et le fils Michel pour le MR ne sont pas autant aguerris que leurs prédécesseurs. Ils sont à leur tour de chauffe dans un moment particulièrement délicat de la politique belge.
Les Écolos, malgré l’apparence, ont aussi leurs chefs et leurs coutumes guère éloignées des autres ; la différence est dans la nature des débats plus ouverts et dans des assemblées plus brouillonnes. Enfin, ils ont deux présidents en exercice, l’un contrôlant l’autre.
Le parti qui ressemble le plus à une armée - la grande muette - est le parti socialiste. Les courants sont inexistants ou confidentiels. Les chefs des grandes sections sont autant d’adjudants qui obéissent à leur général sans murmurer. L’idéologie est partie, mais l’enthousiasme est resté. C’est inexplicable, mais c’est ainsi !
Bref, le parti est déjà en ordre de bataille. S’il y a des ambitieux, ils ne sont pas connus, comme au temps des Terwagne et des Mathot (Guy).
Le hic, le parti n’a pas de programme, sinon celui du gouvernement qui est indéfendable en période électorale.
Comment faire admettre aux électeurs que toutes les mesures prises par Di Rupo font partie d’un plan de sauvetage des travailleurs et que le socialisme n’est pas mort ?
Voilà pourquoi les élections prochaines seront un test sans égal sur l’évolution du plouc de base. Un centrisme apeuré des perspectives économiques ou un début de révolte contre les cadres du parti en train d’entuber le monde du travail, avec la complicité du syndicat, jusqu’à présent le PS semble stable. Mais l’usure est profonde et l’électeur fatigué.

10 août 2013

L’État organise la pauvreté !

Le mythe de la Belgique « où il fait bon vivre » est en train de sombrer dans les restrictions et les taxes insidieuses qui assaillent de partout du plus petit au plus grand, tous les citoyens, avec, bien entendu, une atteinte plus cruelle pour les petits.
Le petit Chastel est aux anges. On est sur la bonne voie !... L’État organise la pauvreté.
C’est un vice bien connu de nos élites gouvernantes, les plus sales coups se font en été, en pleine saison de vacances, sur le temps que les commerçants postés aux endroits stratégiques poussent les étiquettes en espérant conserver en septembre, les marges de juillet et d’août, tandis que le contribuable qui le peut, fiche le camp au moins quinze jours pour oublier la gueule du patron, l’insidieux discours de Di Rupo et l’avenir qui commence à taper dur sur les portemonnaies.
C’est le temps où libéraux et socialistes se concertent sur les rafles à tenter, sans prévenir que cela va chier.
C’est classique.
Cela va du raclage des fonds de poche des vieux (36 € l’abonnement x 3 pour un abonnement sur l’ensemble du réseau des bus et tramways des 3 régions), l’accise des bières et spiritueux qui prend quelques dégrés et dès septembre (mois de la rentrée scolaire !) au moins 15% des familles de salariés verront une réduction de leurs allocations familiales.
Tout ça pour respecter un programme d’allègement du déficit sur le PIB, selon les critères de l’Europe, mais dont la réussite n’est pas certaine.
Certes le dégraissage des allocations se fera en douceur, selon une technique mise au point par les socialistes qui pourront ainsi se vanter de freiner l’appétit des libéraux, comme ce fut le cas des allocations de chômage. Cette réduction sera dans la plupart des cas de 6,09 euros par mois, soit 73,08 euros par an, a précisé l’Union des Classes Moyennes, qu’on s’étonne, par ailleurs, de voir monter aux créneaux, alors que la ministre Sabine Laruelle est à la manœuvre au gouvernement.
La catégorie la plus touchée des familles sera celle qui se sera saignée aux quatre veines pour payer des cours à l’université des enfants.
Qu’en pense la remplaçante de Madame Simonet, à l’Instruction publique ?

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Ainsi, des vieux aux buveurs de bière, en passant par les familles avec enfants et les sans emploi, on aura touché tout le monde, ce qui risque de mécontenter un paquet de personnes.
Mais ce n’est pas tout. A la rentrée, il restera un bon trimestre pour des soustractions nouvelles des poches des électeurs. Après, à partir du 31 décembre, on sera dans une période de pré-élection, ô combien importante. Temps idéal pour souffler un peu et nous faire croire que nos gouvernants veillent sur nos sous, comme si c’était leur propre fric.
Quand on pense à l’économie dérisoire que les mesures sur les allocations familiales rapporteront – on parle de 2,65 millions d’€ – on est frappé que cette somme si nécessaire pour les familles ne soit pas trouvée sur les revenus et les traitements importants des ministres, parlementaires et hauts cadres de l’administration, beaucoup plus facilement et sans douleur que sur les pauvres et les bas salaires.
La voilà dans toute sa visibilité, cette Belgique coupée en deux, ce hold-up permanent des gens de pouvoir sur ceux qui n’en ont pas ou sous forme de délégation, ce qui revient au même.
Quand donc le peuple se décidera-t-il à remettre au pas l’engeance discourant qu’il a créée et qui s’enorgueillit à tort du titre de démocrate ?

9 août 2013

Ilse et Els

Les Internautes sont perplexes, surtout ceux qui communiquent à n’importe qui leurs plus secrètes pensées sur la politique et le monde en devenir.
Doivent-ils sacrifier au goût du jour et faire de l’audience en dévoilant les stupres et les fornications de notre petite classe de privilégiées ?
Ou bien sont-ils condamnés à leur quarteron de lecteurs qui trouverait mauvais de s’abaisser au niveau des magazines people ?
Grave dilemme qui vient de resurgir à propos de Ilse et Els, deux vaillantes de la droite flamande, la chrétienne et la libérale, stars de deux films pornos tournés à l’insu de leur plein gré, comme disait jadis Virenque, héros du Tour de France.
Ceux qui plaident pour le respect de la vie privée affrontent ceux qui pensent qu’en politique on ne s’appartient plus et que l’électeur est roi.
Mais la chose ne peut être tranchée de cette façon. Il y a un fond d’esprit voyeur qui sommeille de chaque côté de la barrière des mœurs. Je ne serais pas étonné que les respectueux éprouvent autant de secret plaisir que les irrespectueux.
L’embêtant, quand on se mêle de faire des variations sur l’éthique, c’est de mettre le lecteur au courant des réalités.
On se souvient d’Els Uytterhoeven filmée au haut d’une tour en Espagne, en train de se faire enfiler par son époux. Voilà sa consœur libérale, Ilse Uyttersprot, surprise à travers la vitre d’une fenêtre de l’hôtel de ville de Hoeilaart dans la pose d’une femme au comble de l’excitation et que son partenaire est sur le point d’honorer. L’indiscrétion montre les préliminaires d’un baisage debout ou à moitié basculé sur le bureau même de l’échevine (openVLD).
Voilà pour le moins un endroit qui rappellera des souvenirs heureux. Sauf que le mâle n’est pas son conjoint et que la chose est plus délicate à négocier que ne l’était la passe espagnole d’Els. (Liberté de choix, dirait Charles Michel)
Dépassant les effervescences émulsives de nos deux élues, un scientifique pourrait se demander si la Femme flamande élue n’est pas plus prompte et plus propice à l’amour que la Femme francophone distinguée par les siens ?

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A ma connaissance, nous n’avons jamais rien appris sur la geste explosive d’Anne-Marie Lizin, ni sur Christine Defraigne. Elles nous apparaissent plus prudentes, certes, mais cette prudence doit-elle être mise sur le compte d’une belle maturité politique ou sur une inappétence inquiétante ?
Le caractère explosif de la Flamande est-il à la base d’une forte natalité de pointus ou est-ce une légende ? N’est-ce pas parce que la vie sexuelle a été trop longtemps brimée en Flandre par un clergé omniprésent, qu’elle explose aujourd’hui ?
Les réponses à ces questions pourraient aider Pascal Delwit à faire des réflexions sur RTL, à propos de la carte du Tendre de la périphérie bruxelloise, plus proche du cache-sexe que du drame linguistique.
La solution de cette compétition au féminin pourrait se trouver dans le témoignage de Laurette Onkelinx, titulaire par son bilinguisme d’un tempérament métissé.
Que ne découvriraient nos scientifiques chasseurs d’images en feuilletant les vieux albums, dans les greniers qu’ils pratiquent, des clichés pris aux encoignures propices, des fenêtres ouvertes sur la nature et les bois de Lasnes ou, remontant dans le temps, des souvenirs d’Ougrée et des matins chauds de Seraing, afin d’obtenir des éléments de comparaison, ouvrant de nouvelles perspectives sur les réputations sulfureuses ou les frigidités héréditaires.
Pour ma gouverne et après expérience, la palme reviendrait aux femmes de l’île Maurice, dont le caractère impétueux y est nécessaire, afin de supporter le grand état de pauvreté dans lequel les plonge le système capitaliste.
Mais, c’est une réflexion tout à fait personnelle et qui n’engage que moi.
Pour le week-end qui s’annonce vide d’infos, on pourrait suggérer à RTL et à Marianne Belgique de reprendre une information du Soir de ce jeudi. « L’homosexualité est de plus en plus invoquée pour introduire une demande d'asile en Belgique. » On voit tout de suite le parti que pourraient en tirer le MR et l’Open-VLD, en rapprochant cette nouvelle de l’attrait des gays persécutés pour notre chef de l’exécutif. On n’ose imaginer ce que Bart De Wever tirerait de malveillance gratuite sur des histoires de petits chameliers du désert, telles que le rapporta jadis André Gide, avec infiniment plus de talent que Pascal Vrebos.

8 août 2013

Marianne n’a pas la frite.

Peut-être Vrebos en prendra-t-il conscience ?
En deux mois à peine « Marianne Belgique », a vidé de tout intérêt, le crédit que lui avait légué « Marianne France » !
Editorial convenu, retour à des anciens dossiers et absence de nouveaux, Vrebos tient le lecteur belge pour plus con qu’il n’est. Qu’a-t-il pu raconter à la direction française pour obtenir une édition « spéciale » Belgique ?
C’est ainsi que cette semaine, trou fatal du mois d’août, le numéro revient sur Papa Daerden décédé il y a un an ! Deuxième article qui prend beaucoup de pages : énumération des châteaux de France à visiter !
Est-ce qu’il n’y a personne à la rédaction de Marianne Belgique pour crier casse-cou ? Il est vrai qu’ils ne sont pas nombreux et que les belles plumes y sont rares.
La comparaison est cruelle entre les chroniqueurs français et les nôtres.
Le journalisme belge souffre d’une absence de flair et du manque de volonté d’en finir avec le super correct. Ajoutez à cela la pénurie de causticité – alors que nos humoristes dès qu’ils arrivent à Paris n’en manquent pas – on aura fait le tour des tares les plus visibles. L’école de journalisme est à la base de tout le désastre. S’il faut ajouter la lenteur naturelle dont la nature a doté nos Roule-ta-bille en herbe, on saura pourquoi le char de la presse en Belgique avance sur des roues carrées.
Mais rendez nous les Français !
Quelle mouche a piqué Marianne France de « sacrifier » ses lecteurs belges dans une version bruxelloise du magazine, au point de nous abandonner à un face à face tragique avec Vrebos et ses ersatz !
C’est en regrettant de ne plus le lire qu’on retrouve des billets de Jean-François Kahn dans le Huffington Post, comme ce cher Maurice Szafran, aux éditoriaux si justes et si limpides, dont on est sans nouvelle !
Les habitants de la frontière franco-belge ont bien de la chance, ils traversent la rue et achètent la version française. Mais nous ? Comment lire le vrai Marianne ?

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Allons-nous devoir acheter « Elle » pour retrouver la signature de Nicolas Bedos, que les lecteurs de Vrebos n’aiment guère et dont je raffolais !
Dans ce nouveau numéro pitoyable, la seule signature qui résiste est encore celle du critique Périco Légasse et c’est naturel, puisqu’il s’occupe de gastronomie et que le Marianne Belgique prend doucement l’allure d’un magazine généraliste du tourisme et du bien manger.
Comme je regrette la pensée si juste et si clairvoyante de Jacques Julliard, le ton de Nicolas Domenach, enfin de toute l’équipe qui s’efface pour deux clowns et trois ringards de la place de Bruxelles, que Vrebos a pêché dans les cadres de RTL et de la RTBF !
Bref, ce numéro d’août sera bien le dernier que j’achèterai, avec ce sentiment de honte pour ce personnel de la place de Bruxelles censé représenter le bon journalisme belge !
Et même si ce nouveau magazine résiste au temps et obtient quelques succès, à la réflexion, ce sera pire que s’il venait à disparaître fin d’année. Cela voudrait dire que le lecteur belge dans sa majorité est définitivement incapable de comprendre la différence entre un vrai magazine critique et une parution d’un Soir Magazine bis.
Vrebos et Compagnie victimes du « gros bon sens à la belge » ou promoteurs d’une presse qui se croit incisive et qui n’est que le produit d’une société qui, malgré tout, admire son nombril ?

7 août 2013

Des statistiques à la con !

Le Belge travaille moins que ses voisins européens.
Depuis ce bouteillon de l’OCDE, Le Soir concocte sa dernière connerie, avec graphiques et statistiques.
Ainsi, les Belges occuperaient la 27e place d’un classement établi à partir des données de l’OCDE. On veut bien le croire, de là à en faire une info…
Les Grecs sont loin devant la Belgique. Ils sont les deuxièmes plus gros travailleurs de l’Europe avec 2.034 heures. Ce qui prouve qu’on peut travailler beaucoup et vivre dans un pays ruiné économiquement.
D’où la question : à quoi sert de travailler beaucoup ? Et pourquoi publier des billevesées pareilles, quand on sait que ce classement ne tient pas compte de la productivité. C’est comme si on comparaît un paysan qui travaille son champ à la fourche, avec un autre qui le fait avec un tracteur.
Ce qui serait plus intéressant, mais cette comparaison là Le Soir ne la fera pas, c’est de mettre en parallèle le nombre record des pertes d’emplois avec la progression de la productivité des travailleurs.
Le progrès, c’est-à-dire la machine, tue l’emploi !
En Belgique, rien que sur les six premiers mois de l’année, 6.720 travailleurs ont perdu leur emploi à la suite de licenciements collectifs, rapportaient pourtant mardi Le Soir et De Standaard.
Voilà qui est intéressant et restera inexploité par les gazettes. Plus on est performant, plus on a des chances de perdre soit même son emploi et en tous cas de favoriser le départ d’autres travailleurs.
Ce serait inutile d’espérer que, fort de ces statistiques, le Soir aille tailler des croupières au monde absurde dans lequel bientôt, il fera faillite.
Qu’est-ce que le progrès, sinon rendre l’humanité satisfaite ?
C’est pourquoi les Grecs travaillent beaucoup pour faire la même chose que nous. Ils ont l’avantage de garder les copains autour d’eux jusqu’à la retraite.
Tout compte fait, ce ne serait pas si mal.
Leur seul défaut ne serait pas dans la productivité, mais dans leur manque de volonté de vouloir prélever des impôts chez les riches et dans le clergé. On ne va tout de même pas pousser l’audace jusqu’à en imputer la faute aux travailleurs ?
Ils ne perdent pas des emplois par le manque de compétitivité, ils perdent des emplois parce que l’État est incapable de réorganiser… l’État !... et qu’il est plus judicieux et rentable de travailler au black plutôt que déclarer son travail et payer des impôts, alors que dans le système qui fleurit en démocratie, seuls les privilégiés ont le droit de le faire.
C’est une façon de voir, si l’on veut, ultra individualiste, qui produit le chômage de masse..

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On peut se moquer l’année durant des gazettes qui publient de pareilles nouvelles, ce serait quand même plus intelligent d’en faire couler tout le suc dans l’esprit du lecteur.
C’est apparemment ce que le nouveau rédacteur en chef du Soir ne doit surtout pas faire, s’il veut conserver son emploi.
Triste jour pour les statistiques imbéciles ? Non. Triste jour pour ceux qui sont payés pour dire qu’elles ne le sont pas.
On peut également se demander à quoi peuvent encore servir des bidules comme l'Organisation de coopération et de développement économiques !
Evidemment, sa première utilité est de recaser des hommes politiques fatigués ou déchus dans des fauteuils de direction. Yves Leterme, notre ancien premier ministre, en est un des « gros » bénéficiaires.
L’économie de marché a-t-elle besoin d’une assemblée purement consultative, comme l’OCDE, pour « dispatcher » ses contrats ?
A la vérité, l’économie de marché génère des profits monstrueux, au lieu de générer une société plus humaine, plus sociale.
L’OCDE fait partie de sa stratégie.
Je ne serais pas étonné que Le Soir en fasse partie aussi, rayon : poudre aux yeux et désinformation complète.

6 août 2013

Présumés innocents !

Rien ne doit entamer la confiance de l’électeur, quand il glisse son bulletin de vote dans l’urne. Le politique le sait.
Contre toute espèce de raisons, il est impératif que l’élu ne perde pas la face. En aucun cas, il ne peut avouer, sous peine de perdre la confiance de son public, la moindre erreur.
C’est ainsi que les procès durent longtemps, de recours en recours, jusqu’à preuve du contraire, ils sont présumés innocents.
Chirac n’a été condamné que lorsqu’il s’est retiré de l’arène politique.
Guy Coëme, condamné à l’inéligibilité momentanée, comme Alain Jupé en France, a toujours nié l’évidence, puis quelques nuances plus tard, a laissé courir le bruit que « son erreur » valait sacrifice pour le parti.
Silvio Berlusconi est à la fin d’un cycle d’appel. Dans certains cas, il vaut mieux ne pas mourir trop vieux. Quand deux ou trois échéances procédurales tombent en même temps, c’est dur à supporter. Il faut croire que l’électeur du cavaliere est un combinard comme lui, puisqu’il ne lui tient pas rigueur d’une vie tout entière de fraude et de tricherie.
On se souvient que Guy Coëme a obtenu des compensations matérielles de la perte de sa situation politique. C’était là un aveu implicite du PS, parti reconnaissant à ses délinquants tombés pour « la bonne cause » et la caisse du parti ; mais, c’est une preuve a contrario, de la complicité de tout le bureau du PS.
C’est donc un climat presque toujours détestable lorsqu’un juge inculpe un personnage politique. Comme des aveux et des regrets sont impossibles, les affaires se déroulent dans des affrontements successifs, lorsque le pouvoir ne peut influencer la Justice ou, qu’au contraire, il a barre sur les juges.
Les avatars du procureur Courroye, arrêtant ostensiblement l’affaire Bettencourt à son plus bas niveau possible de développement est l’exemple type d’interférence entre le pouvoir et la justice, rendant celle-ci complice de celui-là.
Les affaires contredisent les beaux discours moraux, malgré le principe de vertu en démocratie qui n’a pas changé depuis Montesquieu.

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L’alternance française du pouvoir met plus souvent en évidence les manquements et les indélicatesses, que le système belge dans lequel tous les partis, ou presque, s’impliquent dans l’aventure gouvernementale. Si bien qu’un changement de gouvernement ne signifie pas un changement de majorité. L’opacité complice des partis de pouvoir freine ou annule tout simplement les manquements délictueux. Les affaires éclosent moins facilement. Les partis de pouvoir finissent par se rendre de petits services au détriment de la recherche de la vérité qui impliquerait « les collègues ».
Le public n’est pas contre l’inculpation d’un homme politique. Mieux, il en éprouve une certaine satisfaction. On ose s’attaquer à un chef, le sentiment d’égalité triomphe.
En sollicitant l’électeur, le politique fait en quelque sorte un contrat avec lui. Tout manquement à ce contrat est une imposture, puisque ce contrat garantissait la ligne politique de l’élu.
Comme en France, la procédure en Belgique est d’une extrême lenteur. Combien de temps aurait duré le procès de DSK s’il avait eu lieu à Paris, au lieu de New-York ?
La durée excessive d’un procès est de nature à rendre l’opinion méfiante. Les conséquences pour la vie politique ne sont pas à prendre avec légèreté. Il est donc capital pour la survie de celui qui y est impliqué d’occuper le terrain en protestant de son innocence et en contestant, par avance, toute décision qui irait la contredire.
Plus les affaires sont à rebondissement et s’étalent sur plusieurs années, plus elles paraissent mystérieuses. L’idéal pour ces corrompus, serait que plus personne y comprenne quelque chose, au bout d’un an ou deux !
Tous les partis politiques belges de pouvoir traînent des casseroles. On pourrait aller jusqu’à prétendre que plus ils en ont, plus leurs leaders ont à cœur de tenir des discours moraux.
Pas que les socialistes à se cacher derrière, les libéraux pourraient en faire des batteries de cuisine complètes. Joëlle Milquet, ces temps-ci, a un cousin encombrant. Ça tombe pendant la période de vacances, et il n’y a que le magazine Marianne Belgique qui en ait parlé.
Une chance pour la ministre-avocate !

5 août 2013

Crise et reprise

Ils sont partis en vacances dépenser nos sous gagnés à la sueur de nos fronts. Nos champions politiques laissent Pieter De Crem se débrouiller seul dans la boutique. Celle-ci est dans une situation de dépôt de bilan, avec un taux de chômage élevé (plus de 20 % à Bruxelles).
Tant pis. C’est les vacances !... personne ne saurait les retenir. Et puis Pieter De Crem est le type de gardien parfait. C’est comme s’il tenait la barre d’un bateau-attraction à Disneyland. Di Rupo lui a laissé le numéro de téléphone de la mairie de San Valentino, au cas où le chat de la concierge de la rue de la Loi casserait un vase repris dans l’inventaire du mobilier.
Elio est en pension chez une tante, au haut de la rue Pier Paolo Pasolini. Tous les hommes connaissent.
Soleil aidant, nimbé de ses succès, Koen Geens décèle un frémissement de reprise. En vacances, à deux mille kilomètres de chez nous, il affirme que la crise s’est éloignée.
Canicule ou pas, la réalité est un peu moins réconfortante. La Belgique reste plombée par la dette. Le citoyen est sur le billard, on l’opère pour le délester de tout ce que le gouvernement peut ramasser pour alimenter sa caisse. Les dirigeants font comme si le problème était résolu. Et ceux qui partent parmi les citoyens qui le peuvent, ont à cœur de faire des bouchons sur les autoroutes pour faire croire à Hakima Darhmouch que chaque Belge a sa voiture et roule à se payer du bon temps.
Il sera temps à la rentrée de sortir la tête des sables. Heureusement qu’il y a Philippe et Mathilde pour faire diversion. Le roi descend déjà de La Fayette, s’il le faut, on le fera descendre de Charles Quint, et même de l’autobus de l’exil.
Certes il est difficile de préparer l’avenir si l’on ne croit pas que le pays en ait un.
Et pour ça, malgré les joyeux drilles commis à nos divertissements, y aurait-il un François Pirette à chaque coin de rue, les Belges font la gueule.
Les politiques budgétaires sont restrictives et la politique monétaire ne donne pas de grands résultats: les banques ne sont pas en mesure de faire bénéficier l’économie des taux directeurs très bas de la Banque centrale européenne.
2013 sera bien une année de récession.
Ce qui compte d’abord, ce sera une sacrée bonne saison d’été. Marbella est pour rien et les îles grecques sont à portées des retraités moyens.

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Après, on aura le temps de parler des perspectives peu enthousiasmantes, quand il faudra mettre un pull. Les économistes de l’OFCE estiment que l’Europe est en train de boire «le calice de l’austérité jusqu’à la lie», d’autres se félicitent sur RTL du frémissement de reprise qu’ils sentent de leurs narines dilatées des vents des alizés.
Nous sommes «dans le cercle vicieux d’une hausse du chômage, d’une récession qui se prolonge et de doutes croissants quant à l’effort fait sur les finances publiques». Calataÿ n’est pas d’accord. BMW vient de vendre deux voitures de plus que l’année passée à la même date.
Le poids de la dette dans le PIB ne cesse d’augmenter. Dans les prochaines années, selon les calculs des économistes de Natixis, il pourrait atteindre 112% du PIB en Espagne, 126% en Irlande, 135% en Italie, 150% au Portugal, voire 205% en Grèce. Pascal Delwit reste serein pour nous. L’hypothèse est plausible,s’il n’y avait plus de Belgique dans les prochaines années, on pourrait oublier les probabilités propres à notre pays. Il est donc inutile d’accroître les efforts budgétaires.
Il y a bien la solution de l’inflation. A part quelques ministres qui ont investi dans l’immobilier, les autres ont placé leurs capitaux. L’inflation est donc une mauvaise idée pour la majorité d’entre eux.
Les prêteurs qui ont cru en la solvabilité de l’État ne veulent pas tomber dans «l’euthanasie des rentiers» qui fut à la mode dans les années 50. En schématisant, l’inflation est néfaste pour les vieux et les inactifs et favorise les jeunes et les entrepreneurs. Les vieux sont majoritaires en ce pays, Di Rupo ne l’oublie pas. Et puis, il n’est pas maître de l’Euro, c’est Angela Merkel qui l’est. De toute façon, l’inflation ne se décrète pas.
Une solution plus radicale encore serait l’effacement pur et simple d’une partie de la dette, à tout le moins, une mutualisation d’une partie de la dette publique des Etats de la zone euro. Il conviendrait alors de dépenser le plus possible et d’augmenter la dette belge, ainsi on serait parmi les pays les plus endettés et ce serait l’Allemagne qui prendrait nos déficits à sa charge.
Chastel serait prié de jeter l’argent par les fenêtres. On commencerait par aligner les salaires des ministres et députés belges sur les Italiens, au top de l’indécence.
Avant d’être restructuré par l’Europe, on aurait eu du bon temps et on aurait transformé en fête publique permanente la séparation de la Belgique en deux États, Groland au Sud, et Weverland au Nord.
On y verra plus clair le 22 septembre, jour de dégonflage général et des matelas de plage en particulier.

4 août 2013

Queue de pie et décoration.

Lu sur Télépro : le roi a conquis les cœurs !
Méthode Coué qui ne demande l’avis de personne.
C’est quand même fort. Des gens qui ne vous sont rien, qui ne vous disent pas grand-chose et à qui il suffit d’arriver pour conquérir les cœurs !
Il est vrai que le même Télépro recommande d’éviter les coups de foudre.
Il faudrait savoir. S’il faut éviter les coups de foudre, comment peuvent-ils conquérir les cœurs à la vitesse de l’éclair !
Les Rosselliens (depuis qu’ils sont drivés par Patrick Hurbain devraient s’appeler les Hurbainistes) ne sont pas en reste dans le fleuron de ce qui fut jadis des entrepreneurs de presse et qui se sont diversifiés depuis.
Philippe et Mathilde sont les adulés du jour. C’est la consigne : Armer les « patriotes » pour les rendre forts au cas où les élections de 2014 tourneraient à la frénésie Bartienne. L’inconditionnalité dans l’amour de la monarchie est souhaitée.
La direction du Soir met le paquet.
Le 11 juin dernier, une information est passée inaperçue. Elle prend tout son sens depuis l’abdication d’Albert. Elle concernait la nomination au poste de rédacteur en chef du Soir de Christophe Berti.
On voit tout de suite la carrure du mec. Il l’a claironné à l’Agence Belga « consolider la marque et la qualité du quotidien tout en étant plus sélectif dans l'information et en conservant le caractère exclusif du contenu ».
« Plus sélectif », ce terme va à l’encontre de ce qu’on devrait attendre du journalisme moderne. Cela signifie un resserrement sur les valeurs éditoriales, au détriment de la diversité des talents mettant en lecture un large spectre de la politique et de la culture.

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Bon Soir, pour les malheureux inquiets de « trahir » par maladresse, la pensée d’Hurbain. On voit sur les dernières livraisons que le journal se spécialise dans l’infiniment correct et le bourgeoisement lisible. Avec un pareil handicap, faire un objectif de l’augmentation des ventes me paraît aussi hasardeux que photographier Nessie dans son loch d’été.
D’ici la vente d’exclusivités au quotidien, on peaufine au mois d’août quelque chose qui ressemble au « Patriote Illustré », magazine ultra nationaliste mort par extinction des Poilus de la Grande guerre.
Reste à savoir pour Berti, si les Poilus de Mathilde et Philippe attendront une nouvelle grande guerre pour s’éteindre.
Les faits sont plus têtus que les grandes familles de presse qui ont établi leur compte en banque sur des générations de typographes et de journalistes, avant de se ronger les sangs pour trouver de nouvelles formules à faire du fric.
C’est Médiapart en France et Huffington Post version Sinclair qui montrent ce qu’il faut faire pour subsister (Slate magazine, c’est trop pointu pour eux, il ne faut pas qu’ils y songent).
Et ce n’est pas Berti, Hamman avant lui et Béatrice Delvaux disparue puis récupérée, qui enlèveront les mites des vieux smokings et des toilettes 1920 de ces messieurs et dames de la famille Rossel-Hurbain, mais un nouvel esprit dans un business en voie de disparition. Un esprit qui se fout des convenances, qui appelle un chat, un chat, et qui ne montre qu’incidemment et intelligemment qu’il voue un culte à la monarchie (1).
A défaut de quoi, ce qui reste de fric dans ces familles de presse devra s’investir dans d’autres machines à sous : football, hôtellerie, Low Cost, pétrole, gaz de schiste, etc. et surtout, plus jamais dans le papier !
Tout ce qui arrive est un peu leur faute. A force de rendre le lecteur idiot, ils ont fini par y parvenir.
Las ! Ils ont oublié qu’un idiot ne sait pas lire…
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1. C’est peut-être plus faux derche, mais au moins le lecteur ne mettrait plus les voiles.

3 août 2013

Un duce en difficulté.

Silvio Berlusconi après des années de procédure vient d’être condamné à quatre ans, réduits à un an de prison ferme pour malversation et fraude fiscale. A 76 ans, le Cavaliere ne sera pas incarcéré pour raison d’âge.
Voilà qui met fin à une saga politico-judiciaire de près de vingt ans, les prolongations étant dues à des pourvois multiples que seuls des fortunés comme lui peuvent se permettre. Un margoulin plus modeste eût été condamné dans les deux ans du début de la procédure, ruiné et emprisonné. Personne n’en eût parlé et la justice aurait été saluée comme un modèle du genre.
La malhonnêteté quand on est riche étant souvent récompensée par un mandat politique, Silvio ne s’est pas contenté de dominer la presse et les médias. Il a monté un parti politique florissant, ce qui lui a permis de devenir président du Conseil.
Les collègues italiens du Soir et de la Dernière Heure qui encensent Berlusconi me font penser à la façon dont la presse bruxelloise nous entourloupe.
Comme quoi l’opinion en général et l’italienne en particulier n’ont que faire de l’éthique quand on leur jette de la poudre d’or aux yeux.
Cela pose évidemment une question plus large aux citoyens européens sur la fragilité du vote populaire et l’étonnante démocratie que nous vénérons tant, au point que nous osons croire qu’elle est la meilleure discipline pour diriger un État. La plupart des conflits dans lesquels l’Europe et les USA ont partie prenante, c’est toujours au nom de la démocratie et des grands thèmes d’ingérence que nous le faisons, comme si nous avions la mission d’imposer l’oiseau rare au monde !
A voir de près la carrière du Cavaliere, les Italiens peuvent s’estimer heureux que l’idole de la moitié d’entre eux soit un homme âgé de 76 ans. Eût-il eu 20 ans de moins, il n’est pas sûr qu’ils eussent pu éviter une nouvelle aventure mussolinienne : même allure, même prétention à trancher de tout, même origine très modeste, le parallélisme entre les deux hommes frappe dès l’abord. La situation politique aussi : même déliquescence des mœurs, même clivage gauche droite, tout pouvait faire pencher l’histoire contemporaine de la république italienne vers l’aventure d’un nouveau duce. Peut-être bien que l’Union européenne aurait été le dernier frein ?

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Mais la capacité de nuisance de Berlusconi n’est pas close. A 76 ans il lui reste le grand parti de droite qu’il a fondé. Les magistrats qui l’ont condamné pour escroquerie, abus de biens sociaux, détournements, etc, ont renvoyé devant une autre juridiction l’interdiction du condamné de droit commun qu’il est devenu à exercer un mandat politique.
Voilà que le dernier atout du Cavaliere est au centre désormais d’un enjeu politique d’importance.
Bizarrerie du droit italien, même si cette interdiction était confirmée en appel, Silvio ne perdrait pas automatiquement son siège de sénateur... Il reviendrait au Sénat d'entériner d'abord la décision de la Cour, ce qu'il peut faire de longs mois après la décision du tribunal suprême !
Le Peuple de la Liberté (PDL), le parti de Silvio Berlusconi, fait partie de la coalition gauche-droite de l’actuelle majorité.
La non-éligibilité du richissime condamné et voilà tout le laborieux d’une coalition qui ne fonctionnerait plus ! Sans compter que l’homme n’en a pas encore fini avec la justice. En juin, il a été condamné à sept ans de prison et à l'interdiction à vie d'exercer un mandat public pour abus de pouvoir et prostitution de mineure dans l'affaire Rubygate. Il a interjeté appel du jugement. Cela va allonger de quelques années la sentence définitive et donc rendre la non-éligibilité possible, conséquence de sa condamnation ferme actuelle, d’une brûlante actualité.
Cet homme insubmersible, passant à travers tout sans jamais douter de soi, fait penser à son homologue Tapie, quoique ce dernier n’ait pas eu la carrière politique de l’Italien. Il ne fut que le bref ministre de la Ville de François Mitterrand. Même charisme incompréhensible auprès des petites gens, indulgences de ceux qu’ils spolient, carrière glauque à coups de pots de vin et d’entourloupes et surtout facilité des grands personnages de l’État à se laisser corrompre !
On peut dire que ceux qui n’ont « rien à se reprocher » qui élisent de pareils requins, ont au moins celui de permettre à des malfaisants de régner sur leur démocratie ! Les Rosselliens de nos gazettes feraient bien d’y réfléchir, avant d’écrire leurs conneries sur la justice, le pouvoir et la démocratie.

2 août 2013

Les USA flicardisent la planète.

On eût quand même mieux aimé que la presse belge s’intéressât d’un peu plus près aux grandes oreilles américaines qui traînent dans nos téléphones, nos PC et nos rapports électroniques avec le reste du monde.
Au moins, nous étions en droit d’attendre qu’elle pousse nos têtes de gondole à demander des explications plus fournies à Barak Obama.
En lieu de quoi, le président des États-Unis s’est à peine expliqué et a presque dit d’aller nous faire foutre, pour ajouter, tout de suite après, que les travaux sur le renseignement continueraient.
Là-dessus, nos incomparables, toujours en grand habit de cérémonie du sacre, se sont précipités à la commémo des Vingt Ans de la mort d’un touriste à Motril.
Nos journaux se sont engouffrés dans le produit et en ont extrait ce jus d’info, infâme mixture que nous dégustons depuis hier, avec visite des cryptes comprise, flonflon et Brabançonne.
C’est étrange comme les clivages voulus par nos « élites » ne changent pas depuis bientôt un siècle !
Nos indéfectibles amis sont les USA et nos adversaires irréconciliables sont les Russes. En gros, notre camp est celui du droit et l’autre est celui de l’injustice. Les défauts de Poutine deviennent des qualités quand ils passent le détroit de Behring et tombent sur les épaules d’Obama.
Les Alliés d’Obama sont les nôtres et les alliés des Russes sont nos ennemis.
Les gazettes sont les premières à manipuler l’opinion. Elles n’ont plus besoin de suivre nos hommes politiques dans leur détestation et leurs amours. Elles les précèdent même, surfant sur la bonne opinion : Belge de souche, catho d’origine familiale, content du système et royaliste à l’occasion, avec juste un petit relent raciste que Milquet Onkelinx contrôlent très bien.
Je m’enfoutisme complet pour Bradley Manning, ce jeune militaire ayant fourni des indications au peuple américain sur la manière dont l’armée et les services secrets bafouent les lois, accusé de vingt chefs d’accusation, Bradley sera jugé par un tribunal militaire. Le Belge moyen trouve cela très bien. Il admire le « loyalisme » à l’américaine.
Les puceaux de la Dernière Heure et du Soir se sont ébaubis de la bonne centaine d’années de réclusion que Manning encoure. Rien sur le système américain dont nous sommes aussi quelque part les victimes ! Quand sa peine sera annoncée, nous pourrons nous faire une idée de ce que l'armée américaine considère comme un crime grave ou non.

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Sur la lancée de ce procès faussé d’avance, comme l’étaient jadis les procès sous Staline dénoncés avec tant de vigueur par les domestiques de la famille Rossel à l’époque, on vient d’apprendre que l'agence de sécurité nationale américaine (NSA) dispose d'un outil, appelé "XKeyscore", qui permet aux agents du renseignement américain d'accéder à l'historique de navigation et de recherche, aux contenus des courriels, et aux conversations privées sur Facebook, selon des documents publiés le 31 juillet par le Guardian.
Bien tendu, tout le monde le sait, les braves gens n’ont rien à cacher en Belgique, sauf leurs culs qu’ils ne montrent qu’à leurs femmes et leurs médecins (Brassens). Et bien ce n’est pas sûr. Il se pourrait qu’une prostate opérée au CHU du Sart-Tilman et récidivant à Brugmann, devienne connue des Services spéciaux américains, si les radios sont scannées et transmises.
Nos illustres pourraient même se faire traiter de « pédés » (on sait comme les gros mots sont fréquents dans l’intelligentsia américaine, avec le mot « putain » qui revient dix fois dans toute conversation), s’ils achètent de façon immodérée en pharmacie des tubes de vaseline, sachant que les commandes sont transmises par Courriel et les prescriptions comptabilisée sur un logiciel de la Toile.
Voilà qui pourrait bien démontrer que ceux qui n’ont rien à cacher, nous cachent parfois des choses.
C’est dire comme notre passivité à l’égard de ces problèmes d’éthique est criminelle !
Quand je pense que Charles Michel a fichu à la rue, une malheureuse qui s’essayait à un mot d’esprit, et puis le même s’en va se prosterner devant ces Américains libéraux !
Mesdames, sachez que la NASA pourrait calculer à votre place vos menstrues, Messieurs, quand vous pissez des lames de rasoir, la NASA pourrait faire l’état de vos gonocoques, mais puisque vous n’avez rien à cacher, provoquez vous-mêmes vos ménopauses et vos impuissances et tout ainsi restera dans les normes et sera anonyme parmi les milliards d’informations que traitent chaque année les Agences de sécurité made in USA.

1 août 2013

La Belgique enceinte d’un saint !

La quasi-totalité des journaux belges, hier matin, ont fait leurs gros titres sur… le vingtième anniversaire de la mort du roi Baudouin !
C’était le 31 juillet 1993.
On veut bien admettre qu’une bonne centaine de Belges sont encore sous le coup de l’émotion et mouillent de leurs larmes les images qu’ils découvrent en ouvrant le Soir ou la Libre. Mais les onze millions d’autres ?
C’est ce qui s’appelle faire de l’information de remplissage, ciblée ou inutile. Quoique la commémo tragique fait monter la cote des nouveaux souverains. Alors, l’affaire devient une opération de marketing.
Succomber d’un infarctus dans sa résidence de vacances, c’est pas de veine. On devine le couple en slip de bain ou pas de slip du tout au bord de la piscine en train de digérer des tapas, une coupe de Laurent Périer à la main. Tout est calme, parfait. La reine qui réserve jalousement son érotisme à son mari lui fait peut-être une petite gâterie, quitte à s’aller jeter aux pieds de la Vierge de la Cabeza en gravissant les escaliers qui y mènent sur des « coussins spéciaux de genoux dits de Fatima », pour se repentir de la tentation d’avoir voulu avaler le royal produit.
Quand soudain, la coupe échappe des mains de l’Illustre. C’est la tragédie !
Peut-être une réplique de théâtre :
Titus – La coupe est pleine !
Bérénice – Finis ton verre au moins !
C’est dramatique évidemment. Mais, on a vu pire comme heure dernière.
Par exemple, j’ai en mémoire l’histoire du malheureux manœuvre gueulard, ainsi appelé parce qu’à l’entrée de la gueule du four, on l’arme d’un thermomètre pour s’assurer de la température idéale de la coulée. Il n’était pas là pour son plaisir, mais pour nourrir ses enfants. Il trébuche et tombe dans la fonte en fusion ! On n’a même pas retrouvé ses lunettes !
Ce n’était peut-être pas le 31 juillet 1993, mais ce n’était pas loin.
Les dévots monarchistes poussent Léonard à demander la canonisation de Baudouin. N’y aurait-il pas là une forme d’injustice et ne serait-il pas plus grand et plus noble de canoniser le pauvre manœuvre gueulard ?
Tout au moins rechercher sa veuve, ses enfants et leur donner « un petit quelque chose » en souvenir de leur papa, héros anonyme sans le vouloir, mort au travail, la même année du roi, Villa Astrid ?

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Enfin, réserver le 31 juillet à une seule commémo, les journaux belges limitent sérieusement le remplissage des colonnes à un seul événement. On s’attache aux chiffres ronds. Faudra-t-il attendre 2023 pour les trente ans de la perte cruelle ?
Et si les cent derniers amoureux d’Etienne Marcel assassiné le 31 juillet 1358 voulaient, eux aussi, leur commémo ? Un assassinat en pleine rue par un énergumène du nom de Maillard, c’est bien pire qu’une mort à Motril, au bord d’une piscine !
A moins que tout ce cirque ne prépare la béatification ? Première étape : un décret à obtenir de la Curie par piston et insistance de la famille royale. Monsieur de Bien-en-Cour, ambassadeur de Belgique au Vatican devrait s’agiter pour ! De nos jours, le procès de béatification est conduit avec la même rigueur que celui de canonisation, et les deux cérémonies (présidées par le Pape) ne se distinguent plus guère qu'aux yeux des experts. On se demande si l'accroissement numérique des canonisés et béatifiés depuis JP 2 n’est pas en pleine inflation ?
On voit bien les parrains en jaquette : Di Rupo (surtout), les Michel et Lutgen faire une délégation auprès du nonce, appuyés par Léonard, en surplis brodé façon Valencienne et cuculle ajustée. Rien de plus facile de trouver l’un ou l’autre miracle. Sur 43 ans de règne, il s’en est passé des prodiges ! En a-ton avalé des couleuvres ? Vu des apparitions et des disparitions de pognon à l’étranger !
On peut toujours leur suggérer la conversion de Laurette Onkelinx. Depuis qu’elle croit en Dieu, c’est fou comme elle ressemble à Elio ! Sa grande influence au PS pourrait amener les dirigeants socialistes à sortir de la Franc-maçonnerie et fréquenter les messes dominicales, surtout à Schaerbeek où la convertie a besoin des voix des fidèles.
Le second miracle pourrait être la guérison de Bart De Wever qui serait passé de 130 à 80 kilos par l’intercession de Baudouin auprès de Saint Léger.
Mais c’est délicat. Des pointus d’Anvers pourraient avancer l’efficacité de l’aloès et mettre en doute le pouvoir du disparu à toucher les écrouelles. Et puis, l’état de la Belgique ne s’est guère amélioré depuis vingt ans. Ce n’est quand même pas Baudouin qui aurait intercédé auprès de Dieu, pour nous envoyer Di Rupo !